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Accueil > Revue Partage > année 2018

Extraits de la revue
Partage international

Novembre 2018 - N° 363

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire


  • L'article du Maître


  • Point de vue
    • Le bouleversement climatique peut devenir catastrophique
    • Les Aînés appellent à des mesures urgentes


  • Tendances
    • Appel à une nouvelle approche économique
    • Deux Nobels de la paix en lutte contre la violence sexuelle comme arme de guerre Par Julia Conley
    • Les jeunes annoncent un avenir brillant


  • Le respect de la loi
    • La légitimité du système s’effrite Par Charles Eisenstein
    • Le citoyen américain face à la crise


  • Dossier
    • Travailler en tant que mini-hiérarchie (3e partie) Par Michiko Ishikawa


  • La voix des peuples
    • Manifestation à Berlin : #indivisibles contre le fascisme
    • Allemagne : combat autour d’une forêt ancienne


  • Courrier des lecteurs


  • Entretien


  • S.O.P. — Sauvons notre planète
    • Sauver notre planète : des raisons d’espérer
    • Un avertissement face à la déforestation
    • Un tribunal confirme la décision sur les réductions d’émissions de gaz à effet de serre
    • Le mouvement de désinvestissement prend de l’ampleur dans le monde entier


  • Signes des temps




L'article du Maître

Home Les précurseurs

Par le Maître –

par l’entremise de Benjamin Creme

Au sein de l’humanité d’aujourd’hui, des hommes et femmes de plus en plus nombreux s’emploient à présenter les principes sur lesquels sera fondée la nouvelle civilisation. Ils sont à l’œuvre dans tous les pays ou presque, et diffusent des enseignements qui reflètent les qualités de l’ère nouvelle du Verseau. Présents dans chaque secteur d’activité, ils se reconnaissent à leur altruisme et leur empressement à répondre aux besoins humains.

Messagers du futur, ces précurseurs ont été envoyés pour préparer les hommes aux expériences qui caractériseront le nouvel âge. Si quelques-uns d’entre eux ont conscience à la fois de leur mission d’aide à un monde en difficulté et de leur connexion avec la Hiérarchie, la plupart ne font que répondre à l’appel de leur cœur en aidant leurs semblables.

Bientôt, nombre d’entre eux s’apercevront qu’ils forment ensemble un groupe important et bien préparé, dont les idées se répandent en écho à travers le monde. Haut et fort, ils donneront voix au changement que désirent les hommes et aux inévitables conséquences qu’il aura pour la société, car il touche au cœur même du problème actuel : la séparation des hommes comme des nations, et la menace qu’elle fait peser sur la sécurité de la planète. Sans ce changement la survie de l’espèce humaine ne tient qu’à un fil, mise en péril par la course effrénée au profit qui prend possession de tous les aspects de la vie.

Sur le gigantesque échiquier du combat pour l’existence, les hommes font de plus en plus figure de simples pions qu’on sacrifie à la « chasse au dollar ». Confiance mutuelle et cohésion sociale n’ont plus leur place dans ce concours de rapaces, avides de gain à n’importe quel prix. L’humanité ne pourra supporter bien plus longtemps la pression de cette lutte dans laquelle les hommes ont à choisir leur camp : celui de l’amour, ou celui d’une cupidité qui confine à la démence.

Depuis les coulisses, Maitreya et son groupe attisent le feu de ce conflit et de plus en plus, au fil du temps, le chemin des hommes s’éclaire. Avec une volonté qui ne cesse de s’affermir ils clament leur besoin de changement, guidés par les préceptes des hommes et femmes visionnaires qui leur ouvrent la voie.

Ainsi Maitreya œuvre-t-il pour le bien de tous, stimulant le meilleur de ce que les hommes ont à offrir, et montrant le meilleur de ce qu’ils peuvent devenir. D’un œil bienveillant, la Hiérarchie observe ce combat crucial pour l’avenir de l’humanité sans douter un instant de son issue : le triomphe de l’âme humaine sur la cupidité comme sur le désespoir.


Depuis le lancement de la revue Partage international, le Maître de Benjamin Creme a fourni de nombreux articles susceptibles d’être publiés chaque fois que la situation mondiale les rend à nouveau pertinents. A vrai dire, certains semblent encore plus actuels aujourd’hui que lorsqu’ils ont été publiés initialement.
L’article ci-dessous, paru en juillet-août 2012, est consacré à un défi majeur de notre temps : l’impact de la marchandisation, une force à la fois insidieuse et destructrice, combattue par les efforts de ceux qui œuvrent en tous domaines pour établir de nouvelles priorités.
Certains d’entre eux sont conscients d’être en contact avec les Maîtres, tandis que la plupart répondent simplement aux besoins du monde dans un esprit de justice et de bon sens.





Courrier des lecteurs

La rédaction de Partage international a reçu, au fil des années, un grand nombre de « Courriers des lecteurs » qui ont été traités et confirmés comme de véritables rencontres avec des Maîtres ou un « porte-parole » mais qui n’ont pas encore été publiés.
D’autres courriers sont récents. Alors que nous ne pouvons plus confirmer ou indiquer qu’un Maître est impliqué, il se peut que l’expérience soit si forte qu’elle « parle d’elle-même » et apporte espoir, inspiration et réconfort.

Home Une rencontre royale

Dans le taxi me conduisant à l’aéroport d’Amsterdam, pour rentrer aux Etats-Unis, j’eus une longue discussion avec le chauffeur. J’engageai la conversation en lui déclarant que j’avais séjourné aux Pays-Bas pour assister à un séminaire de méditation de transmission organisé par Share International. Je lui expliquai ce qu’étaient Share International et la méditation de transmission, et lui parlai de la réapparition de Maitreya et des Maîtres de Sagesse, de H.P. Blavastky, de A.A. Bailey, de B. Creme, du partage des ressources mondiales, etc. Le chauffeur participait à la conversation, posait des questions, exprimait des commentaires et de l’intérêt.

Nous abordâmes diverses questions d’actualité. A un moment donné, il évoqua les inégalités économiques et sociales, le sort des immigrants et des minorités, etc., et comment les Etats-Unis détenaient la clé du changement mondial dans beaucoup de domaines car ils sont un exemple pour le monde. Il affirma que d’autres nations se tournaient vers les Etats-Unis pour définir leur politique et les imitaient. J’acquiesçai mais ajoutai que chaque nation devait prendre de justes décisions.

Je lui demandai également de quel pays il était originaire. « Du Cachemire », me répondit-il, mais qu’il vivait aux Pays-Bas depuis de nombreuses années.

A propos du partage, j’essayai de me souvenir de cette citation de Gandhi : « Il y a assez de tout dans le monde pour satisfaire aux besoins de l’homme, mais pas assez pour assouvir son avidité. » Il était d’accord et me rappela que ce jour-là, le 2 octobre, c’était l’anniversaire de Gandhi.

Avant de descendre, je lui parlai encore de la Transmission et lui expliquai que son but était le bien du monde. Il ajouta que le monde comprend ceux qui nous entourent, et que lorsque l’on est en paix, celle-ci irradie tel le parfum d’une fleur.

Comme il avait témoigné de l’intérêt, je lui offris un exemplaire d’une brochure en néerlandais sur la méditation de transmission. Il l’accepta bien volontiers.

Je lui demandai son nom. « Imran », répondit-il. « Qu’est-ce qu’il signifie ? » questionnai-je. « Cela veut dire : roi du village », répliqua-t-il. Il me demanda mon nom et déclara qu’il me convenait bien. A ce moment-là, je ne compris pas très bien ce qu’il voulait dire mais en y repensant par la suite, j’ai supposé que cela pouvait être lié à une conversation que je venais d’avoir avec une personne m’expliquant que mon nom signifiait montagne alors que je pensai qu’il voulait dire petite colline.

En sortant du taxi, je lui dis par politesse que nous nous reverrions peut-être, si je revenais un jour à Amsterdam. Il tint à me préciser qu’il m’avait appelé ce matin-là sur mon téléphone portable (pour me dire qu’il était en route) et que donc j’avais son numéro de téléphone. Il a peut-être même répété que j’avais son numéro. Plus tard, en y réfléchissant, je me dis que cela pourrait être lié à une observation faite au cours du séminaire selon laquelle les porte-paroles donnent parfois leur numéro de téléphone.

En définitive, je sortis du taxi, intrigué et inspiré par cette longue conversation avec Imran, « le roi du village ».

M. L., San Francisco, Etats-Unis




Home Tout est dans le nom

En septembre 2018, je participais pour la troisième fois au Séminaire européen de méditation de transmission. En quittant la gare de Kerkrade, je me perdis et arrivai à l’abbaye par le bois qui la jouxte. Je le trouvai à mon goût et me promis d’y revenir aussi souvent que possible, ce que je fis chaque jour.

Le matin du 29 septembre, à la fin de la session matinale dont le thème était « l’ouverture », j’allai me promener dans ce bois. Le soleil brillait et l’atmosphère était à la paix. J’aperçus ce qui me semblait être un vagabond d’environ 50 ans poussant un vélo chargé de sacs plastiques contenant des bouteilles plastiques. Il m’apparut joyeux, rayonnant, heureux de vivre. Modestement vêtu, il portait une casquette. Il émanait de lui quelque chose de magnétique et simple.

Après le « bonjour » local, cet homme me parla dans un français parfait. Il répondit à mes questions sur lui, même celles que je n’avais pas exprimées. Il parcourait la région pour ramasser les bouteilles consignées qui valent 25 cts pièce au recyclage. Il ajouta que, grâce à d’autres revenus, il voyageait beaucoup pour apprendre à connaître les gens et les cultures du monde. Il affirma avoir visité 155 pays. Sa femme l’encourageait à s’absenter pour voyager une année entière. Il s’excusa pour les quelques bouteilles de bières qu’il avait bues.

Il me demanda ce que je faisais ici et après lui avoir expliqué rapidement (conférence, Maitreya, le Christ ...), il me parut satisfait. Ensuite, il me regarda attentivement et déclara que j’avais des origines portugaises (ce qui est vrai) et d’autres affirmations dont je ne connais ni la réalité ni la portée.

Rien dans mon attitude, ma tenue ou mon accent n’aurait pu lui permettre de faire de telles déclarations. Il affirma avoir eu accès à ces connaissance grâce à des lectures sur ces sujets, et à ma demande il ajouta : « Nous venons de la terre et nous retournons à la terre » et précisa quelque chose comme « Il suffit de lire ce qui est écrit, il n’est pas nécessaire d’essayer de lire le ciel ». Cette rencontre serait restée une simple rencontre si ce n’est son nom : Christianus et qu’il déclara habiter rue de Palestine dans une ville des Pays-Bas à quelques kilomètres.

Sachant que j’allais bientôt rentrer en France, il me proposa que l’on se rencontrât à ma prochaine venue au séminaire pour passer un moment ensemble, après son retour d’Afrique du Sud. Il me donna son numéro de téléphone que je m’empressai de noter. Depuis ce jour, il est gravé dans ma mémoire. Cette rencontre s’est déroulée hors du temps. Deux participantes du séminaire étaient présentes pendant une partie de la rencontre avec cet homme. Qui est-il ? Cela reste un mystère et je m’en suis fait une idée. Chacun fera de même.

G. R., Antibes, France




Home Une rencontre française

Au séminaire européen de transmission de Kerkrade, alors que je me promenai avec un collègue dans le bois jouxtant l’abbaye, nous rencontrâmes un couple. L’homme me regarda et me dit : « Bonjour Pascal. » Il était français comme moi Je ne l’avais jamais vu auparavant. Je fus surpris qu’il connût mon nom. Merci.

P. B., Toulouse, France




Home Incognito mais pas inconnu

J’ai rencontré deux personnes qui, selon moi, sont « spéciales ».

Le 3 octobre 2018, dans l’après-midi, je distribuais le journal l’Emergence près de Montparnasse, à Paris. J’étais déguisé avec un nez de clown et un chapeau de carnaval avec le symbole du yin et du yang. L’accueil était particulièrement bon, les gens agréables et ils prenaient facilement le journal. A un moment donné, je ressentis une énergie douce et belle. Quelques minutes plus tard, une dame élégante d’environ 80 ans avec un gros pansement sur l’œil gauche s’approcha de moi. Je lui expliquai le contenu du journal. Elle me déclara : « Vous avez beaucoup de courage de faire cela. Vous sortez de votre zone de confort. Vous ne réalisez pas à quel point vous êtes courageux. Je vous félicite. C’est merveilleux qu’un homme jeune (j’ai 34 ans) le fasse encore » (c’est-à-dire distribuer des journaux dans la rue). Je la questionnai à propos de son gros bandage. Elle m’expliqua qu’elle avait un lymphome cancéreux. Je lui parlai de la « main » de Maitreya et lui donnait une petite image que j’ai toujours dans mon portefeuille. Elle demanda par deux fois si la main pourrait l’aider. Je répondis que c’était possible mais que je ne pouvais pas le prédire. Elle dit en souriant : « Vous ne connaissez pas le résultat. » Puis elle est partie. Elle avait le sens de l’humour et était très bienveillante et très calme.

Quelques minutes plus tard, un homme d’environ 40 ans se dirigea directement vers moi. Sa façon de se déplacer et son allure avaient quelque chose de spécial. Son énergie m’impressionna, il était très dynamique. Il m’a laissé une impression très claire de l’aspect Volonté, tel que je le comprends et je le ressens. Il me posa des questions à propos du journal. Je lui répondis qu’il était relatif à la méditation de transmission. Il voulut me donner de l’argent mais je refusai en lui expliquant que c’était gratuit. Il insista mais je refusai une nouvelle fois. Il me répondit de façon très directe : « Vous avez beaucoup de problèmes. » Je compris qu’il était au courant de mes sérieux problèmes d’argent. La veille, je venais d’apprendre que je devrais payer une grosse somme d’argent pour mes dents et tout au long de l’année j’avais eu également de gros problèmes avec ma voiture. Il ajouta : « Cela aussi, c’est gratuit » (comme le journal, en parlant de l’argent). Il feuilleta le journal. Je lui expliquai qu’il s’agissait de phénomènes inexpliqués et de la présence de l’Instructeur mondial. A nouveau, il s’exprima directement : « Voulez-vous être mon premier disciple ? » Je le regardai, embarrassé mais en souriant, pensant qu’il était peut-être un faux gourou. Il continua : « Parce que c’est moi ! » Et il finit par dire avec la main près de la bouche comme pour me dire un secret : « Mais je suis encore ici incognito. » Et il partit.

M. G., Tours, France




Home Prise de conscience

En septembre 2018, un matin, en me levant, j’eus cette révélation : « En effet Carol, je vais arriver très bientôt. » Pendant des années, j’ai attendu la pleine émergence de Maitreya et trouvé cette expérience-ci si chaleureuse. J’en ai parlé à d’autres personnes qui ont, elles aussi, ressenti la chaleur de ce réconfort, c’est pour cette raison que je vous adresse ce courrier.

C. E., Essex, G.-B.





Entretien

Home A la recherche de sens et de lien (1re partie) [Extraits]

Interview de Jeremy Lent Par Felicity Eliot

Jeremy Lent est un auteur dont les écrits explorent les schémas de pensée qui ont conduit notre civilisation à la crise qui menace aujourd’hui sa survie. Il est le fondateur du Liology Institute, organisation à but non lucratif qui développe une vision du monde qui pourrait permettre à l’humanité de s’épanouir de manière durable. Il a écrit deux livres The Patterning Instinct et Requiem of the Human Soul. Felicity Eliot s’est entretenue avec lui en septembre de cette année.

Partage international : Nos lecteurs vous connaissent déjà après l’article que vous avez écrit dans le numéro de mai, sous le titre Elaborer une nouvelle vision du monde. Vous dites que l’humanité doit changer de direction ; que nous avons peut-être besoin de modifier notre vision de la vie et notre façon de nous définir.
Jeremy Lent : Oui, avec une nuance : je ne pense pas que l’humanité doive changer, mais que nous devons nous reconnecter aux valeurs fondamentales qui font de nous des êtres humains, valeurs que l’évolution de notre civilisation nous a fait oublier.

PI. C’est plus qu’une nuance. Elle est importante et je la retiens. Pouvez-vous développer ?
JL. Notre civilisation repose sur le contraste entre séparation et connexion. Il faut examiner ces notions. Nous avons évolué à partir d’une séparation originelle qui a fait de nous des êtres humains, conscients de leur identité séparée et de leur capacité à formuler des concepts, à développer une culture, une langue, et fabriquer des outils pour commencer à dominer la nature.

Jeremy a poursuivi en décrivant d’autres moments importants de séparation, tels que ceux apparus avec le développement de l’agriculture, qui ont amené les gens à se séparer les uns des autres et de la nature. Mais un changement majeur est survenu dans la Grèce antique : la montée de la pensée dualiste.

JL. Ce fut une étape unique et différente de toutes les autres : la naissance de la pensée dualiste qui considérait la réalité comme divisée : d’un côté un univers éternel, parfait mais dans une autre dimension et, d’autre part, le monde matériel éphémère et transitoire dans lequel nous vivons, où l’on ne peut faire confiance à rien ni personne. Puis avec des penseurs comme Platon est née la notion que les humains aussi sont divisés ; d’un côté l’âme et de l’autre le corps. L’âme immortelle nous relie à la divinité et fait de nous des êtres essentiellement parfaits ; le corps lui, est faible et impur. Quand il meurt, il libère l’âme et lui permet de retourner dans l’éternité. Ce concept implique que nous devrions nous éloigner du corps et perfectionner notre âme.

PI. C’est donc le problème de la séparation qui a un effet polarisant sur tous les aspects de la vie ?
JL. Exactement. Et une fois que vous acceptez cette notion de séparation entre le corps et l’âme, logiquement, vous avez perdu la perception de la divinité du monde matériel. C’est ce qui a conduit à la cosmologie dualiste du christianisme qui voyait le monde comme une sorte d’étape mécanique du drame divin : l’âme cherchant le salut éternel, tandis que le corps nous met face à toutes sortes de tentations. Par la suite, avec la révolution scientifique, Descartes et la pensée cartésienne ont porté la séparation et le dualisme à un niveau encore supérieur.

PI. Ce qui n’a pas été forcément négatif…
JL. C’est vrai. On ne peut pas dire que la révolution scientifique a été mauvaise ; elle nous a permis de faire d’énormes progrès et d’acquérir des connaissances étonnantes. ...

JL. ...  Je considère la science comme une méthodologie pour observer et comprendre le monde. Elle est l’un des grands progrès de l’humanité. Mais la science peut aussi conceptualiser des systèmes complexes, biologiques, sociaux, technologiques afin d’étudier la manière dont les choses sont interconnectées. Ce faisant, nous trouvons une manière très différente de nous relier au monde par rapport à la méthode réductionniste. Nous voyons que la façon dont les choses sont connectées ne peut jamais être parfaitement prédite. Et dans ce scénario, on découvre que l’observateur n’est plus seulement observateur mais acteur de la réalité, une partie intégrante du système observé.

PI. Vous parlez du concept quantique selon lequel le scientifique ou l’observateur influence la réalité observée, je pense ?
JL. C’est ça. Nous sommes des acteurs du système dont nous faisons partie. Comme les choses ne peuvent pas être prédites complètement, cela crée un sentiment d’humilité, et nous devons accepter que nos actions aient une influence plus profonde que ce à quoi on pourrait s’attendre. Cela conduit à une manière très différente de voir l’espèce humaine en faisant soi-même partie de ce grand réseau interconnecté. Lorsque vous mettez ensemble ces différents éléments – l’insatisfaction liée à la dégradation de nos systèmes actuels, la reconnaissance des sagesses anciennes de toutes traditions, et les conclusions de la pensée systémique moderne – vous constatez qu’elles se recoupent et se complètent.
A mon sens, l’une des choses les plus excitantes est la possibilité d’intégrer la compréhension scientifique moderne aux enseignements des sagesses anciennes afin de créer une vision du monde véritablement durable, fondée sur le lien.

JL. ... Si nous tirons du sens de notre interconnexion globale, alors ce que nous choisirons de faire sera basé sur ce sens. Nous pouvons également considérer nos perceptions spirituelles comme la source du lien plus profond que nous avons avec nous-mêmes et avec l’univers.
Lorsqu’une personne a le sentiment que la vie n’a pas de sens, elle ne ressent pas non plus de connexion avec autrui ou avec l’environnement. La connectivité est la source à partir de laquelle nous pouvons donner du sens à la vie. Elle peut également guider les décisions que nous prenons et les valeurs qui guident notre vie, les choix que nous faisons chaque jour, les groupes ou organisations auxquels nous appartenons, les changements que nous essayons de promouvoir dans le monde.


La seconde partie de cet entretien sera publiée dans le numéro de décembre de Partage international.

1. www.youtube.com/watch?v=H0VsHVizM6Y





S.O.P. — Sauvons notre planète

« Hormis la guerre, rien ne compromet aussi gravement l’avenir de l’humanité que la pollution. Constatant qu’il en est ainsi, certains pays ont pris des mesures pour la réduire et pour limiter le réchauffement climatique. D’autres, parfois parmi les plus gros pollueurs, nient la réalité d’un tel réchauffement en dépit des preuves qui s’accumulent. A tout moment, dorénavant, les changements climatiques montrent sans l’ombre d’un doute que la planète est malade, qu’elle a besoin de soins immédiats et attentifs pour retrouver l’équilibre. Le temps nous est compté pour mettre fin aux ravages que subit quotidiennement la planète Terre. Chaque homme, chaque femme, chaque enfant a son rôle à jouer dans sa restauration. Oui, le temps presse. Save Our Planet (S.O.P.), sauvons notre planète ! » [Source : Le Maître de B. Creme, S.O.P. Sauvons notre planète, 8 septembre 2012]

Home Sauver notre planète : des raisons d’espérer


Source : The Guardian, Royaume-Uni

« Nous pouvons réellement aboutir à une meilleure croissance et un meilleur climat. Il est temps de légiférer, d’innover, de gouverner et d’investir de manière décisive pour un monde plus juste, plus sûr et plus durable » – Felipe Calderon, ancien président du Mexique.

Le 8 octobre 2018, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) de l’Onu a publié son rapport quinquennal. Réalisé grâce à la contribution de milliers d’experts en climatologie, ses avertissements sont terribles. C’est un appel à une « action drastique ». Bien que le contexte politique actuel soit peu prometteur – avec le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat, par exemple – il y a quand même des raisons d’être optimiste et d’espérer.

Les signaux d’alarme sont évidents, au vu des événements météorologiques extrêmes que le monde a connus au cours de l’année écoulée : sécheresse, tsunami, températures record, fonte des glaces dans l’Arctique. Il est clair que quelque chose ne va pas du tout. Le changement climatique est en cours et il est dû à l’homme. L’existence de « points de basculement » est particulièrement préoccupante lorsque certains effets du réchauffement climatique deviennent irréversibles. Comme l’a déclaré le secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres : le changement climatique est « la question déterminante de notre temps ». Le monde peut-il contenir le réchauffement de la planète à 1,5°C pour éviter d’autres catastrophes ?

Les scientifiques ont fait leur travail : c’est aux politiciens d’agir et aux citoyens d’exiger qu’ils le fassent. En décembre, la conférence de l’Onu sur les changements climatiques, ou COP24, se réunira en Pologne pour assurer le suivi de l’Accord de Paris avec son ensemble de règles sur la réduction des émissions ; la question sera de savoir s’il existe une volonté politique d’adhérer à ces normes.

A l’opposé du pessimisme ambiant, la Chine a fait de grands progrès en matière d’énergies renouvelables et de réduction des émissions, et l’Inde s’attaque à sa fort nuisible pollution atmosphérique. Le coût des énergies renouvelables dans le monde a chuté de façon spectaculaire et, pour les pays en développement, l’énergie durable est la clé de la prospérité future. Achim Steiner, administrateur du Programme des Nations unies pour le développement, affirme que ces dernières années ont vu des « progrès extraordinaires » dans le domaine de l’énergie à faible teneur en carbone, et que les grands investisseurs dans les pays en développement voient l’avenir à faible teneur en carbone.

Christiana Figueres, qui était à la tête de l’organe de l’Onu sur le climat au moment des pourparlers de Paris, souligne que les moyens techniques pour éviter une catastrophe existent déjà – la question est la volonté politique. Elle écrit :

« J’encourage tous les décideurs politiques à entreprendre un examen approfondi de tout ce qui a été accompli [...] et à avoir le courage de donner des signaux beaucoup plus audacieux, maintenant.

J’encourage les entreprises et les institutions financières à évaluer les risques qu’elles courent en ne décarbonisant pas leurs portefeuilles de produits, de services et de placements.

Et j’encourage toutes les personnes qui ont le privilège et le droit démocratique de voter, à comprendre les preuves présentées aujourd’hui par le Giec, à agir dans leur vie personnelle et à voter, de façon responsable. Nous avons un avenir plus sain et plus prospère à gagner. »





Signes des temps

Les « Signes des temps » présentés dans cette rubrique ont été confirmés par le passé par Benjamin Creme ou s’imposent d’eux-mêmes sur la base de l’espoir et de la foi qu’ils suscitent. Nous les soumettons à votre réflexion.

Home Motifs lumineux sur les murs du Musée d’art moderne de San Francisco



Motifs lumineux sur les murs du Musée d’art moderne de San Francisco, en décembre 2012. Photo prise par M. L., San Francisco (Etats-Unis).




Home L'observatoire héliosphèrique et solaire de la Nasa a photographié un immense objet circulaire lumineux


Source : ufosightingsdaily.com



Le 30 septembre 2018, l’observatoire héliosphèrique et solaire de la Nasa, a photographié un immense objet circulaire lumineux émergeant de la surface du soleil.




Home Trois randonneuses rencontrent miraculeusement « Jésus »


Source : coasttocoastam.com ; azfamily.com

Lors d’une randonnée en montagne, près de Phoenix, Arizona (Etats-Unis), trois étudiantes ont vécu une expérience miraculeuse.

Allisa Miller, Jen Vickman et Kassi Sanchez escaladaient Dreamy Draw Mountain quand elles ont remarqué au sommet un homme à l’allure extraordinaire. A. Miller raconte : « Nous ne voyions que sa silhouette. Il semblait avoir de longs cheveux et il portait une robe. » J. Vickman ajoute : « Je levai les yeux et m’exclamai : « Hé les filles, il ressemble à Jésus ! »

Surprises et curieuses, elles continuèrent à grimper, mais la silhouette avait disparu. Une fois le sommet atteint, elles trouvèrent une enveloppe parmi les rochers sur laquelle était écrit : « Croyez-vous aux anges ? », et à l’intérieur de celle-ci une lettre où se lisait : « Si vous avez trouvé ce cadeau, félicitations. Pour une raison ou une autre vous deviez le trouver. Ce rocher précis où se trouve cette bénédiction exceptionnelle m’est très cher. Je l’appelle mon rocher Jésus. L’Esprit Saint fut très bon avec moi tandis que j’aimais me tenir sur ce rocher et rendre gloire à notre Père qui est aux cieux. C’est un lieu spécial et je suis enthousiaste pour vous qui avez trouvé cet endroit merveilleux et béni. Dieu m’a conduit à ce rocher tout comme il vous y a conduit aujourd’hui. Dieu seul sait à qui cette bénédiction est destinée. Vous pouvez être ou non chrétien. Cependant, il a un merveilleux plan pour votre vie. Je prie de toutes façons que vous soyez bénies d’une manière particulière par ce don car il ne fait nul doute vous fûtes conduites ici, et je sais qu’une graine spéciale sera plantée en vous par Dieu le Père. Tout comme dans la chanson de Cory Asbury Reckless Love, il n’y a aucune ombre qu’il ne va pas illuminer, aucune montagne qu’il ne grimpera pour vous suivre. »

La lettre se termine avec le verset de la Bible, Proverbes 3 : 5-6 : « Confie-toi en l’Eternel de tout ton cœur et ne t’appuie pas sur ton intelligence. Reconnais-le dans toutes tes voies, et il aplanira tes sentiers. »

En plus de cette lettre, elles trouvèrent quelque chose d’autre dans l’enveloppe. « Il y avait trois billets de 100 dollars et nous étions trois, raconte A. Miller. La lettre était signée « J ». Je pense qu’il s’agit d’un miracle, comme si le Seigneur nous parlait tout simplement. »

Cette expérience a été l’une des plus inspirantes de toute leur vie et elles espèrent que cela servira également aux autres.

« J’espère que cela leur donnera de l’espoir. L’espoir qu’il y a de bonnes personnes ici et l’espoir que Dieu travaille pour vous que vous le réalisiez ou non. Des bénédictions peuvent venir à n’importe quel moment, comme pour nous qui n’aurions jamais pensé que cela arriverait au sommet d’une montagne car je n’aime pas randonner, donc qui aurait pu le savoir ? » continue A. Miller.

Quant à l’argent dans l’enveloppe, elles prévoient de le donner « afin de bénir quelqu’un. »




Home Un immense objet sphérique lumineux à Toronto


Source : dailyhive.com



Canada –
La nuit du 6 septembre 2018, à Toronto (Ontario), de nombreux témoins ont observé et filmé un immense objet sphérique lumineux qui clignotait et restait en vol stationnaire à faible altitude au-dessus de la ville. De nombreuses vidéos ont été publiées dans les médias sociaux.




Home Un grand objet en forme de disque au-dessus de Varsovie


Source : mufon.com



Varsovie, Pologne
Le 8 août 2018, un piéton prit une photo du Palais de la Culture de Varsovie. Sur certains clichés, en les examinant par la suite, il découvrit, dans les nuages au-dessus du Palais, un grand objet en forme de disque entouré de lumière.




Home Photo d'un objet en forme d’ange dans le ciel de Manawatu



Nouvelle-Zélande –
Prise par E. S. le 1er octobre 2018, cette photo montre un objet en forme d’ange dans le ciel au-dessus de la mer, près du district de Manawatu.






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