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Accueil > Revue Partage > Archives

Extraits de la revue Partage international
septembre 2003




Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.
La revue existe grâce à ses abonnés, pour soutenir sa parution et la diffusion de ses informations, cliquez ici.



Sommaire (en rouge = sélection du mois)

Le plus bel avenir - par le Maître --, un des membres aînés de la Hiérarchie des Maîtres de Sagesse, dont le nom est bien connu des cercles ésotériques. Pour diverses raisons, son identité n'est pas révélée. Benjamin Creme se trouve en contact télépathique permanent avec ce Maître qui lui dicte ses articles.

POINT DE VUE - Bechtel, et du sang pour de l’eau en Irak - par Vandana Shiva

« La paix est possible et même inévitable » - interview de Dennis Kucinich par Monte Leach

LES PRIORITES DE MAITREYA
Le Rapport mondial sur l’eau

Face au stress, les Européens redéfinissent leurs priorités

Les Nations unies vues de l’intérieur (2e partie) - interview de Federico Mayor  Zaragoza par Carmen Font   

SIGNES DES TEMPS
Apparition du Sacré Cœur de Jésus
Des ovnis à travers le monde
Nouvelles apparitions d’agroglyphes
Nouvelles « empreintes » de mains, - Encore en espagne - Empreinte d’une main droite au Japon

TENDANCES

Injustices sociales en Amérique latine : «Trop c’est trop ! »

Le projet « chaise vide »                                                                                  

Les avantages d’une alimentation biologique

La chute du dollar - par Scott Champion

Al Gore troublé par l’orientation des Etats-Unis

L’histoire de Nazeeh - par Oren Medicks

Courrier des lecteurs - Ouvrir et fermer la porte – Hypnotisée - Paniers-repas - Un témoin oculaire - La bonne direction - Intimidé par la caméra - Un hidalgo ? - D’une pierre deux coups - Apprendre à enseigner

Questions-Réponses - par Benjamin Creme


Conférences de Benjamin Creme

Grande-Bretagne – Londres : conférences le 11 septembre, le 9 octobre, le 6 novembre et le 2 décembre 2003. Ouverture de la salle à 18 h 30. Conférence de 19 h  à 21 h 30. Friends House, 173/177 Euston Road, London NW1 (en face de la station Euston). Entrée libre. Renseignements : Share International, PO Box 3677, London NW5 1RU.  Tél. 00 44 20 7482  1113. Fax 00 44 20 7267 2881.

Pays-Bas – Amsterdam : conférence le 24 septembre 2003. – Kerkrade : 16e rencontres internationales de Transmission, du 27 au 29 septembre 2003. Renseignements : tél. 00 31 20 665 76 10 ou 00 31 20 694 62 62.

Allemagne – Munich : conférence le 18 octobre 2003,  Transmission le 19. Renseignements : tél/fax : 089-123-2522.


Le plus bel avenir

par le Maître —, à travers Benjamin Creme

On est en droit de se demander d’où viendra la vision qui inspirera aux hommes l’abandon des voies du passé – la guerre, la compétition et la destruction de la planète – et qui les conduira sur le chemin du partage, de la justice et de la paix. Pendant combien de temps les hommes devront-ils attendre un signe leur indiquant que ceci est réalisable ? Où les hommes pourraient-ils trouver ne serait-ce qu’une lueur d’espoir ? Nul doute que les événements actuels ne laissent guère de crédibilité, si ce n’est aux yeux des plus convaincus, à l’idée qu’un changement aussi souhaitable est non seulement possible mais certain.

Un avenir assuré

Sur quelle base repose une telle certitude ? De quelle connaissance supérieure émane-t-elle ? Comment, dans ce monde incertain, une telle confiance peut-elle être maintenue ? La réponse à ces questions légitimes réside dans le fait connu de tous les Maîtres de Sagesse (mais pas encore de tous les hommes) que leur chef et leur leader, Maitreya lui-même, est, depuis de nombreuses années déjà, présent dans le monde ; que, de même, nombre de leurs Frères les plus illustres marchent une fois encore parmi les hommes.

Ce fait à lui seul est pratiquement sans précédent. Il présage quelque chose de merveilleux et de nouveau pour les hommes. Pour la première fois, depuis des milliers d’années, ces hommes « sans défauts » vont enseigner aux hommes comment vivre heureux, dans la simplicité et la paix, en établissant des relations justes.

On peut donc dire que l’avenir des hommes est assuré. Ils doivent, cependant, accepter et mettre en place le processus de la paix : en reconnaissant que les hommes sont uns et tous égaux, chacun d’entre eux étant l’expression de la divinité qui imprègne tout Etre. Lorsque ceci sera clairement compris, les hommes rencontreront peu de difficultés à créer les conditions de la paix. Les divins aspects que sont la justice et la liberté gagneront une signification et une importance nouvelles, ils hâteront le jour où le partage des ressources trouvera sa place naturelle et logique en tant que réponse aux dilemmes et aux conflits d’aujourd’hui.

Un exemple héroïque

Jusqu’à présent, de telles idées et de telles manifestations de vie spirituelle ont été l’apanage d’hommes isolés. Lente, en vérité, a été la réponse à leur exemple héroïque. Néanmoins les circonstances exercent actuellement une pression inhabituelle et difficile à supporter – les hommes doivent s’adapter et changer, ou périr.

En cherchant des solutions à leurs problèmes, ils trouveront Maitreya et son groupe de Maîtres prêts à répondre, prêts à les guider loin du danger et d’une folie encore plus grande. Ils ont les réponses qui jusqu’ici ont échappé aux hommes, les réponses qui seules assureront l’avenir, le plus bel avenir qui soit pour la race humaine.


« La paix est possible et même inévitable »

interview du parlementaire américain, Dennis Kucinich, par Monte Leach

Dennis Kucinich, député démocrate de l’Ohio, apparut sur le devant de la scène nationale, en 1977, lorsqu’il fut élu maire de Cleveland, à l’âge de 31 ans ; c’était en effet l’homme le plus jeune jamais élu à la tête d’une grande ville américaine. En 1978, les banques de Cleveland exigèrent qu’il vende la centrale électrique de la municipalité à une société privée, en échange d’un report de crédit accordé aux autorités de la ville.  D. Kucinich refusa et, fait sans précédent dans la politique américaine, les banques de Cleveland placèrent la ville en cessation de paiement pour un simple déficit de 15 millions de dollars. D. Kucinich ne fut pas réélu en 1979, mais quinze ans plus tard, il fut élu au Sénat de l’Ohio en raison de l’expansion de la centrale électrique de Cleveland qui fournit de l’énergie à près de la moitié des habitants de la ville. En 1989, le Conseil municipal de Cleveland l’a félicité pour « avoir eu le courage et la clairvoyance de refuser de vendre les installations électriques de la municipalité. »

En tant que parlementaire, Dennis Kucinich a mené l’opposition du congrès américain   à la guerre contre l’Irak. Dans le cadre  de sa campagne pour la présidence des Etats-Unis, il fait montre d’une volonté politique puissante et d’une conviction spirituelle du lien existant entre les êtres vivants. La conception du monde de D. Kucinich implique un engagement  passionné pour le service public, la paix, les droits de l’homme et l’environnement. Monte Leach l’a interviewé pour Partage international.

Partage international : La paix et la justice sont des éléments majeurs de votre campagne présidentielle et de l’ensemble de votre approche politique. Pourquoi avez-vous choisi de vous concentrer sur ces objectifs ?

Dennis Kucinich : Chacun de nous entretient dans la vie un projet tendant à améliorer la société dans laquelle nous vivons. Chacun le fait à sa manière. Certains deviennent médecins, juristes, architectes, professeurs, mères ou pères de famille, employés municipaux, boulangers, serveurs. Nous avons tous un rôle à jouer et aspirons à réaliser toujours davantage. En ce qui me concerne, j’ai choisi, dès mon plus jeune âge, de m’investir dans le domaine de la justice socio-économique. L’expérience montre que la quête de la paix dans le monde extérieur doit être précédée par la quête de la paix dans notre monde intérieur, et je comprends aujourd’hui que la paix est possible, et même qu’elle est inévitable si nous travaillons dans ce sens.

Partager ce qu’on comprend et ce qu’on a appris, partager notre propre expérience, est une grande joie. Le fait de travailler dans ce sens au sein de nos structures gouvernementales est une grande responsabilité, que j’ai prise, parce que je crois que nous pouvons créer une société plus pacifique, et il est certain que la paix et la justice vont de pair. Mon engagement émane de la compréhension des objectifs et de la croyance qu’une personne peut faire toute la différence, et en effet, chacun de nous peut faire la différence. Chacun devrait réfléchir sérieusement à ce qu’il peut faire, dans sa propre vie, afin d’essayer de développer le potentiel de sa propre humanité. Ce que chacun de nous peut faire dans sa propre existence, c’est aller chaque jour un peu plus loin et accomplir plus de choses, envoyer plus d’amour dans le monde et essayer d’utiliser tous ses talents et ses capacités à tout instant. De telles possibilités de créativité existent dans notre monde. Elles existent en chacun de nous. Nous devons simplement avoir confiance en nous et en notre capacité de changer les choses.

PI. Vous avez mentionné certains d’entre eux, mais y a-t-il d’autres idéaux spirituels ou religieux, ou des principes qui vous guident dans votre approche de la vie et de la politique ?

DK. Ma conception du monde est holistique. Je vois le monde comme  un ensemble dont les éléments sont interdépendants. Toute chose a une manière d’exprimer son identité  à travers une seule réalité puissante et immanente. Chacun de nous fait des choix, et ces choix ont des effets sur le monde. Nous pouvons alors parvenir à réaliser le pouvoir inhérent à chaque individu, ainsi que l’expression et le potentiel de notre
existence. Les principes qui animent ma vie et mon engagement sont liés à cette compréhension de l’interconnexion essentielle de toute l’humanité. C’est pourquoi nous devons être conscients que nos choix ont des conséquences sur les autres, non seulement sur les êtres humains, mais aussi sur les autres espèces. Si bien que nous devons veiller à respecter notre planète  et tous ceux  qui prennent part à la vie de cette planète.

PI. Comment êtes-vous parvenu à une vue aussi profonde du monde ? Est-ce une expérience particulière que vous avez faite, ou cette conception du monde a-t-elle évolué avec le temps ?

DK. Mes vues sont la conséquence  de la manière de penser qui a créé cette nation, les pensées de Thomas Jefferson sur la liberté de l’homme, le Mouvement transcendantal américain, les poètes romantiques anglais et, certainement, mes propres liens avec le catholicisme, mais surtout avec toutes les religions. Tout cela a donné une sorte de synthèse et m’a conduit à une vue globale des possibilités de l’unité de l’humanité  et  du potentiel humain.

PI. Quel est votre avis sur le rôle et l’importance des Nations unies et de ses diverses agences dans le monde actuel ?

DK. Si j’étais élu président, je renforcerais les Nations unies et je travaillerais à assurer la participation des Etats-Unis à toutes les structures prônant un ordre international et une loi internationale. L’Onu a été un puissant vecteur de l’unité humaine et il est très important que les Etats-Unis travaillent à rendre les Nations unies efficaces. Malheureusement, ces dernières années,  notre nation a tenté de détruire le rôle des Nations unies et du Conseil de sécurité  dans la prise de décisions. La guerre contre l’Irak est un exemple criant du rôle destructeur joué par l’actuelle administration, ignorant les préoccupations exprimées par les Nations unies et le travail de ses inspecteurs, et décidant d’une action unilatérale. Je ne pense pas qu’une telle politique soit conforme au rôle d’une grande nation, ni compatible avec la tentative de promouvoir et d’assurer l’unité humaine. En tant que  président des Etats-Unis, je laisserais de côté la politique de préemption et d’unilatéralisme pour créer une politique de coopération  afin d’assurer la sécurité de toutes les nations et de la nôtre en particulier.

PI. Quels changements  devraient  intervenir pour que les Nations unies puissent mettre en œuvre  leur potentiel dans le monde ?

DK. Nous devons examiner ce que les Etats-Unis pourraient  faire. En tant que président, je  demanderais  à l’Onu de travailler avec les Etats-Unis pour favoriser tous les aspects de la loi internationale et les renforcer. Les Etats-Unis pourraient montrer la voie en soutenant  les principes du traité de non prolifération qui demandent l’abolition de tous les armements nucléaires ; en soutenant et en ordonnant un traité interdisant les essais nucléaires ; en abandonnant les projets de défense nationale antimissiles qui sont les prémisses d’une guerre nucléaire ; en protégeant l’espace contre la prolifération des armes ; en participant au traité sur l’espace et en assurant qu’il n’y aura jamais d’armes dans l’espace ; en abandonnant la doctrine du programme Vision 20/20, qui prévoit l’armement de l’espace. Les Etats-Unis peuvent montrer la voie par la coopération internationale afin de garantir que nous pouvons relever le défi du terrorisme. Après le 11 septembre, la communauté internationale était prête à collaborer avec les Etats-Unis à une entreprise ambitieuse combinant les ressources de la communauté mondiale afin de lutter contre le terrorisme et de travailler en collaboration avec les agences de police locale et d’Etat. Les Etats-Unis ont malheureusement décidé de suivre leur propre chemin, préférant les bombes au travail d’enquête. Je  crois  que  nous pouvons montrer le chemin en soutenant  les Nations unies par une coopération internationale sur le terrorisme.

De plus, les Etats-Unis ont besoin de promouvoir au niveau international  le concept  qui est si puissant dans ce pays, l’égalité de tous devant la loi. Le meilleur moyen d’atteindre cet objectif  est de participer à la Cour internationale de Justice. En tant que président, je préconiserais que les Etats-Unis participent à la Cour internationale de Justice. Par ailleurs, je souhaiterais que les Etats-Unis signent une convention sur les armes biologiques et chimiques, qu’ils participent au Traité sur les petites armes et au Traité sur les mines antipersonnel, et, afin de protéger notre environnement, qu’ils participent au Traité de Kyoto sur les changements climatiques, qui implique la nécessité de travailler d’ores et déjà au développement durable. L’ensemble de ces actions irait  dans le sens d’un ordre international, d’une loi internationale et par là-même serait susceptible de renforcer les Nations unies.

PI. Notre magazine s’appelle Partage international parce que nous estimons qu’il faut partager plus équitablement la nourriture et les ressources du monde entre les riches et les pauvres. Quel est votre avis sur ce sujet spécifique, et plus généralement, comment pouvons-nous aider les gens à sortir de la pauvreté, ici aux Etats-Unis et partout  dans  le monde ?

DK. Dans les Evangiles, il y a une histoire qui parle  du Christ mettant le peuple au défi et créant une éthique de conscience sociale lorsqu’il dit : « M’avez-vous donné à manger quand  j’avais faim ? M’avez-vous hébergé quand je n’avais pas de logement ? Et il ajouta : Ce que vous faites au plus petit d’entre vous, c’est à moi que vous le faites. » Il faisait un lien entre le principe spirituel du partage et le besoin essentiel d’une prise de conscience  en tant qu’élément  immanent de réciprocité de l’être. Nous affirmons notre existence en reconnaissant les autres et en partageant nos vies et ce que nous avons avec autrui. Notre capacité  de spiritualiser le monde matériel  dépend de cette reconnaissance.

PI. Etant donné votre longue expérience politique, quel est, selon vous, le meilleur moyen de manifester nos idéaux spirituels dans le monde physique ?

DK. Ce que je fais au niveau du gouvernement, c’est de rechercher des opportunités de créer des emplois afin que les gens soient autonomes ou qu’ils aient l’opportunité de créer pour eux-mêmes la richesse matérielle. Je fais cela en promouvant l’idée  d’un service sanitaire universel grâce auquel chacun dans ce pays pourrait bénéficier de soins de qualité. Je le fais en travaillant à promouvoir la sécurité des retraites en sorte que les gens du troisième âge puissent jouir d’une sécurité économique grâce à un système de sécurité sociale pleinement garanti. Je le fais en promouvant l’éducation, afin que nos enfants aient la possibilité d’élargir leur connaissance du monde et d’eux-mêmes. Chaque jour, je m’occupe de ces vastes sujets.

Mon bureau de Cleveland s’occupe aussi de sujets moins importants qui, dans la vie de certaines personnes, sont primordiaux, en aidant chaque année 10 000 personnes ayant toutes sortes de problèmes et de requêtes. Le travail consistant à gouverner n’existe pas seulement dans le macrocosme ; il existe aussi dans le microcosme. Dans ce pays, il existe des centaines de millions de gens qui souhaitent voir leur vie s’améliorer, qui souhaitent voir les conditions matérielles de leur existence prises en compte, et qui souhaitent participer à une société qui valorise tant les individus que les collectivités. Chaque jour, je cherche à aider quelqu’un. Et chaque jour aussi je cherche à aider le monde entier. Les deux sont intimement et véritablement liés.

[Pour plus d’information : kucinich. us]


Les Nations unies vues de l'intérieur (seconde partie)

interview de Federico Mayor Zaragoza par Carmen Font

Dans cette seconde partie de l’interview qu’il a accordée à Partage international, l’ancien directeur général de l’Unesco, Federico Mayor Zaragoza, expose ses vues sur le rôle de cette organisation dans la solution des grands problèmes actuels, en particulier ceux concernant l’Afrique et le Proche-Orient.

Partage international : Le système des Nations unies a été largement critiqué dans les médias et les cercles politiques, non seulement pour n’avoir pas su empêcher la guerre contre l’Irak, mais aussi pour son incapacité à résoudre les problèmes de la pauvreté endémique et de l’instabilité politique dans de nombreuses parties du monde et notamment en Afrique. Comment ce continent pourrait-il, à votre avis, sortir de sa situation  actuelle ?

Federico Mayor Zaragoza : La première chose dont nous ayons besoin, c’est de lignes directrices morales, applicables à l’ensemble du monde. Nous devons faire en sorte de nous débarrasser des dictatures, à condition que ce soit par le biais de l’Onu. Il faut que les peuples opprimés jouissent d’une libre disposition de leurs propres ressources, afin de pouvoir accéder à un développement durable. Comment ne pas trouver suspect le comportement de certaines nations qui ne s’en prennent qu’aux dictateurs de pays riches en ressources naturelles ?

Vous m’avez posé une question sur l’Afrique. C’est un continent que je connais bien et que j’aime, peut-être plus qu’aucune autre partie du monde. Pendant douze ans, j’y ai passé la moitié de mon temps. J’y ai appris que nous, les Occidentaux, avons beaucoup de connaissances, mais peu de sagesse. Je peux dire que la sagesse d’une Africaine, par exemple, est proprement étonnante. Ce sont des gens qui ont réellement vécu. Nombre de ceux qui habitent dans le quartier prospère du Village planétaire ne vivent pas réellement : ils n’ont pas le temps de penser, ils ne souffrent pas, la masse des informations qui les inonde étouffe une bonne part de leur sensibilité et de leurs capacités de création ; ils n’inventent rien – faute d’avoir la tension vitale nécessaire. Mais cette tension existe en Afrique où l’on rencontre souvent des femmes illettrées mais d’une sagesse merveilleuse parce qu’il leur faut chaque jour, du matin au soir, inventer de nouvelles façons de survivre ; elles ont atteint un stade de maturité humaine extraordinaire.

C’est pourquoi toute arrogance de notre part serait mal venue. D’autant que, dans le passé, nous avons fermé les yeux sur trop de génocides. Personne n’est intervenu quand, de 1975 à 1979, Pol Pot a éliminé deux millions de Cambodgiens. Nous devons appliquer les mêmes règles à tous. Nous ne pouvons nous rendre chez les Africains, comme je l’ai trop souvent vu faire, pour leur dire : « Faites ceci et cela, et prenez garde, car nous savons que vous êtes corrompus. »

Commençons par faire le ménage chez nous, parce que le monde développé n’est pas précisément un modèle de transparence. Certes, la corruption existe en Afrique, chez certains de ses dirigeants et parmi le personnel des grandes sociétés. Mais ce n’est pas le cas de la généralité des personnes. On ne peut pas dire que les Noirs africains soient corrompus. Ce sont les gens qui sont en contact avec les pays appauvris (appauvris, et non pas pauvres), qui le sont. Quant à nous, nous n’avons pas tenu nos promesses d’aide, comme par exemple de consacrer 0,7 % de notre PNB ou d’investir massivement dans des projets de développement. Nous n’avons fait qu’exploiter leurs richesses. Pensez, par exemple, au gaz et aux phosphates que nous, les Espagnols, tirons des pays du Maghreb. Encore une fois, nous ne pouvons dire qu’en Afrique, les gens sont corrompus. C’est nous qui appauvrissons ce continent, en prélevant ses richesses moyennant, dans le meilleur des cas, des compensations ridicules. Il y a quelques années, au Canada, j’ai participé à une réunion qui avait pour but de lancer divers projets en Afrique. Nombre de délégués – qui tous représentaient des pays développés – se plaignaient amèrement du haut degré de corruption qui rendait particulièrement difficile leur action. J’ai fini par leur demander qui possédait les diamants, l’or, les mines, les zones de pêche d’Afrique. Ils ne faisaient tout simplement pas confiance aux citoyens africains.

PI. Nous avons assisté, il y a quelques semaines, au pillage des musées irakiens, où d’inestimables pièces historiques ont été perdues. Peu après, des délégués et des experts de l’Unesco ainsi que de divers grands musées, comme le British Museum, le Louvre, le Musée de l’Hermitage, etc., se sont réunis pour voir comment récupérer et, éventuellement, restaurer ces objets. Si vous aviez été encore directeur général de l’Unesco, auriez-vous convoqué ce genre de réunion, et aussi vite ?

FMZ. Au cours des années que j’ai eu l’honneur de passer à la tête de l’Unesco, je ne m’intéressais pas beaucoup aux musées. Je ne me préoccupais que de l’être humain. Pour dire les choses franchement, je regrette profondément que l’organisation actuelle, qui appartient à un système en voie d’être réduit au silence, n’ait pas plutôt protesté contre le nombre de victimes de cette guerre.

Cette question des musées n’a rien à voir avec le rôle de l’Unesco. Son rôle est « d’élever dans l’esprit des hommes les défenses de la paix ». L’exclure des débats sur les grands problèmes mondiaux actuels est une erreur, comme si ses compétences se limitaient à l’art et aux musées ; c’est une façon de se soulager à bon compte des peurs qui imprègnent les grandes instances internationales.

Les Nations unies ont une conscience, et cette conscience, c’est l’Unesco. Et la mission de l’Unesco, selon les termes mêmes de sa charte, c’est d’établir « la paix sur le fondement de la solidarité intellectuelle
et morale de l’humanité ».
C’est pourquoi, quand j’ai entendu parler des pillages en Irak, ma première réaction a été d’en faire retomber la honte sur les pays envahisseurs, qui ont été incapables de protéger l’entrée des musées. Franchement, le pillage, pour moi, c’est une question technique, et je n’ai jamais accordé beaucoup d’importance à ce genre de choses. Il y a quelques années, à quelqu’un qui me disait : « Federico, le Sphinx de Giseh a une oreille cassée », j’ai répondu : « Bon, ne vous en faites pas, on la réparera  un jour. » On peut réparer les pierres, heureusement, et le résultat final est souvent merveilleux. Mais on ne peut le faire d’une vie humaine perdue. Et c’est cette vie humaine qui doit être la priorité absolue de l’Unesco. En tant que conscience de l’Onu, elle aurait dû critiquer la guerre en Irak, et ne pas attendre le pillage des musées pour faire entendre sa voix.

PI. « Elever les défenses de la paix », ce n’est pas seulement garantir l’absence de guerre. C’est avant tout un état d’être.

FMZ. En un sens, oui. Ce genre de défenses doit s’ancrer à la fois dans l’éducation et dans un ensemble de principes moraux et éthiques, ainsi que le déclare la charte de l’Unesco. Se servir de l’Onu comme d’une simple agence humanitaire, c’est lui faire exécuter des tâches étrangères à sa mission. Et quand l’Unesco se consacre à autre chose que d’assurer la défense de la paix (par la démocratie, l’éducation et le développement), elle fait fausse route.

La charte de l’Unesco constitue l’un des documents les plus instructifs que j’ai jamais lus. C’est pourquoi j’avais coutume de dire à mes collègues du siège, à Paris : « Vous n’avez pas un job, vous avez une mission ! Si vous vous sentez un peu déprimés, lisez le préambule de la charte avant d’aller vous coucher. » Nous avons une fonction purement humaine, qui consiste, entre autres choses, à dire aux responsables politiques et aux simples citoyens : « Ne restez pas inactifs, ne restez pas passifs ; faites connaître vos idées, faites connaître vos désaccords,  vos propositions, parlez, exprimez-vous. » Sans quoi on risque de tomber peu à peu dans le fatalisme.

Ce genre d’attitude tend à marginaliser et à banaliser les grandes fonctions des institutions internationales. L’Onu, c’est l’union des peuples de la Terre. Elle n’appartient donc pas aux Etats-Unis, à la France ou à la Russie. Il faut faire entrer dans les mœurs le principe selon lequel aucun peuple n’est trop important pour apprendre, ni trop petit pour transmettre une leçon aux autres. Je dis souvent que nous sommes dans une période de transition entre la raison par la force et la force de la raison.

PI. Les Etats-Unis se sont retirés de l’Unesco, essentiellement parce qu’ils étaient contre le « Nouvel Ordre de l’Information », proposé dans les années 1980 par votre prédécesseur, le Sénégalais Amadou Mbow – un projet comportant l’introduction d’un droit de censure (très souple) dans l’information publique. Ce retrait était-il justifié ?

FMZ. Sous l’ère Clinton, les Américains se sont aperçus qu’ils avaient eu tort de voir dans l’Unesco une menace pour la liberté de parole. Ils avaient cru que la meilleure façon de discréditer l’Onu, c’était de commencer par s’en prendre à son institution la plus intellectuelle. Ce en quoi ils se sont trompés, parce que l’Unesco est la seule agence qui n’ait pas besoin de dollars –  elle a sa propre force, ses propres  ressources : ses idées et ses idéaux. Ils l’ont donc quittée dans les années 1980, emmenant avec eux les 25 % de budget qu’ils lui allouaient – et entraînant dans leur foulée la Grande-Bretagne de Margaret Thatcher avec 5 % du budget. [Le Royaume-Uni réintégrera l’Organisation en 1997]. Ils s’attendaient à ce que l’Unesco s’effondre. Mais les choses ne tournèrent pas ainsi ; loin de s’écrouler, elle a continué son travail comme avant, et sans dollars. Les Américains s’aperçurent, à leur grande surprise, qu’elle n’était pas un lieu de censure, mais bien au contraire qu’elle garantissait la libre circulation des idées, que ce soit par les mots ou les images. Qu’elle était la gardienne planétaire de la liberté d’expression.

PI. C’est précisément les Etats-Unis qui prétendirent que le Nouvel Ordre de l’Information menaçait leur liberté d’expression, sous prétexte qu’il la limitait.

FMZ. En fait, ce fut une commission de l’Unesco, qui s’est laissée convaincre par les propriétaires de certains groupes de presse, que ce Nouvel Ordre de l’Information mettrait en péril leur liberté d’expression. Quoi qu’il en soit, on ne combat pas les excès de liberté par une restriction des libertés, mais par leur augmentation. Je leur ai
dit : « Ne vous en faites pas, si c’est une affaire d’argent, revenez, nous réaffirmerons une fois de plus notre adhésion au premier article de l’Unesco, qui stipule la liberté d’expression. » Pas de réponse. En 1995, cependant, l’administration Clinton a déclaré, au terme de toute une série d’audits et d’études, qu’il était dans l’intérêt des Etats-Unis de réintégrer l’Unesco – tout en précisant que le principal problème à surmonter était alors le refus du président de l’Appropriations Committee (Commission des finances de la Chambre des représentants chargée des dépenses) de sortir du statu quo. Je leur répondis que je me félicitais de les voir revenir, que l’aspect financier m’importait peu, qu’on s’arrangerait. Un président américain a donc manifesté en 1995 son désir de rejoindre l’Organisation, même si, comme nous le savons, ce désir ne s’est pas encore concrétisé. Récemment, le président Bush l’a manifesté à son tour, mais à un moment où il voulait se placer au centre du système onusien – et donc clairement par opportunisme politique. La suite a montré, de toutes façons, qu’il ne respectait pas les résolutions de l’Onu.

PI. Un exemple flagrant d’unilatéralisme, pour bon nombre de commentateurs et de simples citoyens.

FMZ. Je dirais que les Etats-Unis sont passés de l’oligarchie à l’hégémonie, et qu’ils ont pris une énorme responsabilité dans un cadre international qui manque de lignes de conduite et de repères. Comment justifier, par exemple, l’impunité totale dont jouissent les trafiquants de drogues et d’armes au niveau international, faute d’un système de sanctions efficaces ! Au niveau local (national), la démocratie  et les systèmes judiciaires fonctionnent relativement bien. Mais au niveau supérieur, il n’en est rien. Et ce sont les Etats-Unis qui sont les premiers responsables de cet état de fait, car ils ont voulu  s’arroger le droit de décider pour tous.

Les Etats-Unis ne peuvent pas faire office de gardien du monde. Il y a eu une Pax Romana, une Pax Hispanica, une Pax Britannica, et toutes ont abouti à un échec parce qu’aucun pays ne saurait à lui seul régir le monde. Ce sont les Etats-Unis qui ont créé le multilatéralisme. Le meilleur conseil qu’on puisse leur donner (et c’est un pays que j’admire), c’est de faire l’inventaire de leur passé récent, de mettre en place une sorte de Commission Vérité pour essayer de comprendre les motifs et les actes des gouvernements américains au cours de ces dernières années. Peut-être concluront-ils alors : « Revivons l’esprit de 1945 ! », parce qu’à cette époque, c’était vraiment eux qui montraient et ouvraient la voie du multilatéralisme et de la démocratie. Alors qu’aujourd’hui, ils veulent imposer celle de la ploutocratie et de l’hégémonie. Ce qui est, à mon avis, une terrible erreur qu’ils doivent corriger.

PI. Avez-vous parlé de cela avec des responsables politiques d’autres pays ?

FMZ. Oui, j’en ai parlé avec des membres du gouvernement français, et également avec des citoyens français, qui sont fiers de la position adoptée par leur gouvernement, de même que les Chiliens et les Mexicains sont fiers des positions prises par les leurs. Ils sont fiers de leurs pays parce qu’ils estiment que leurs dirigeants ont fait ce qu’il fallait (en ce qui concerne la guerre contre l’Irak). On dit toujours la vérité à un ami. Si vous êtes mon ami, vous ne me laisserez pas faire d’erreurs, n’est ce pas ? Un ami vous dit toujours ce qu’il pense, même si vous ne l’admettez pas tout de suite. Il n’y a pas de place pour les compromis. Je crois que nous sommes aujourd’hui à un carrefour, et que les décisions que nous prenons peuvent conduire l’humanité à un avenir sombre ou radieux, selon que nous serons capables ou non de tirer le meilleur de ces crises, car toute crise peut, en définitive, servir à créer du neuf en nous faisant sortir des sentiers battus.

PI. La mondialisation – qui est au cœur de tous les débats sur le tiers monde parce que responsable de l’injustice de notre système économique – ne nous rend-elle pas également insensibles aux besoins des autres ? Et cela nous amène à la question du partage.

FMZ. C’est une grande question. Partager signifie littéralement diviser. Cela veut dire que quand on possède quelque chose – que ce soit des biens matériels, des ressources, des connaissances, etc. –  on doit en donner une partie à d’autres personnes pour qu’elles puissent en profiter. Mais ce n’est pas le cas aujourd’hui, où nous laissons scandaleusement des hommes mourir de faim chaque jour alors que, dans le monde développé, nous avons des surplus alimentaires.

Chaque vie humaine compte, chaque vie est un miracle – pourtant, nous n’arrivons toujours pas à prendre vraiment conscience que 30 000 personnes meurent de faim chaque jour, alors que chaque fois qu’un accident fait de 20 à 30 morts (ce qui arrive assez souvent pour qu’on y soit habitué) on en fait chaque fois toute une affaire. Tel est le monde que nous avons créé avec cette fameuse « mondialisation » qui, je dois le dire, est une pure supercherie, parce qu’elle est loin d’être mondiale. C’est peut-être vrai de mon environnement immédiat, la zone prospère du Village planétaire où je me trouve. Mais dès qu’on sort de cette zone (qui comprend 17 % de l’humanité), la mondialisation économique disparaît, on ne trouve plus que la faim et la misère. La seule chose qui soit vraiment mondialisée, c’est la pauvreté – pardonnez-moi cet argument démagogique ! Je trouve risible, par exemple, d’apprendre que des multinationales veulent envoyer des portables dans le tiers monde, alors que la moitié de la population de la planète n’a jamais donné un coup de téléphone de sa vie. La mondialisation est un mensonge. Ce qui est vrai, ce sont les ma-nifestations massives du 15 février 2003. C’est là qu’est notre espoir, parce qu’elles nous ont montré que le monde commence à parler.

PI. Cette voix des peuples est-elle assez puissante pour aider à jeter les bases d’une Onu plus forte ?

FMZ. Oui. Si nous sommes capables de la rendre plus forte – tous ensemble, gouvernements et peuples – l’Onu aura un avenir brillant. Parce que, je dois insister sur ce point, les Nations  unies, c’est l’union volontaire des nations. En ce sens, elles ne sont pas à proprement parler une institution.

PI. Mais le monde ne sera pas meilleur tant que n’aura pas été résolue la crise du Pro-che-Orient, semble-t-il. A votre avis, quelles sont les étapes à suivre si l’on veut parvenir à une solution pacifique et satisfaisante pour les Palestiniens et les Israéliens ?

FMZ. La seule façon d’y parvenir, c’est de poursuivre coûte que coûte et sans interruption le processus de paix, que je connais très bien. N’oublions pas qu’après le sommet initial tenu à l’automne 1993 à la Maison Blanche, la première rencontre eut lieu à Grenade, en Espagne, sous les auspices de l’Unesco. Itzhak Rabin était un grand ami, et je ne vois pour les Israéliens et les Palestiniens qu’une manière de poursuivre ce processus ouvert par les Accords d’Oslo (Accords, soit dit en passant, qui ont leur origine dans une rencontre inspirée par Marianne Holst, épouse de l’ancien ministre norvégien des Affaires étrangères, Jürgen Holst) : c’est de faire comprendre à des gens comme Ariel Sharon que ce ne sont pas les provocations et le terrorisme d’Etat qui mettront fin à ce genre de situation. Et de dire à ceux qui s’immolent, à ces fanatiques, à ces ignorants qui donnent leur vie pour tuer des civils israéliens, que c’est une impasse. Que cela ne fait que créer une spirale de violence sans fin.

Si l’on veut mettre un terme au conflit du Proche-Orient, on ne peut déporter un dirigeant palestinien tout en protégeant un responsable israélien. La seule chose à faire, c’est de s’asseoir à la même table et de dire : « Messieurs, après cette interruption de séance, continuons comme nous l’avons décidé hier ». Itzhak Rabin était sur la bonne voie, c’est pourquoi la seule solution est d’appliquer les Accords d’Oslo.

PI. Mais les Accords d’Oslo n’étaient pos-sibles, fondamentalement, que parce que Itzhak Rabin était véritablement ouvert à l’idée d’un Etat palestinien.

FMZ. Itzhak Rabin était certain de la né-cessité de la création d’un Etat palestinien. Pour les dirigeants et les négociateurs des Accords, faire de Jérusalem une capitale commune allait de soi, entre autres raisons, parce qu’elle n’a pas de frontières bien définies, et qu’elle est parsemée de colonies au point de ressembler à un gruyère. La seule solution valable est de coexister pacifiquement. Sans parler du fait que la plupart des Israéliens et des Palestiniens voudraient bien vivre en paix ensemble.

J’illustrerai cela par une anecdote qui résume à elle seule tout ce que je veux dire. Un jour, je visitais l’hôpital Hadassah de Jérusalem. Sachant que j’avais une formation scientifique, son directeur avait particulièrement à cœur de me montrer chaque détail, y compris un cabinet où un médecin effectuait un examen sur une femme. Un de mes collègues ayant demandé si cette femme était palestinienne, le médecin, après s’être tourné vers elle et l’avoir regardée un moment, répondit : « Je ne sais pas, ici, nous n’avons que des patients. » C’est merveilleux, n’est-ce-pas ? C’est précisément ce que nous avons à faire : prendre conscience que nous sommes égaux et que nous devons nous traiter les uns les autres comme tels. En 1988, Shimon Peres me fit part de quelque chose que tout le monde comprendra : « Finalement, me dit-il, il y aura la paix, parce que nous ne pouvons faire autrement. » A la fin de 1987, étant ministre, je réservais ma première visite à Yasser Arafat, qui vivait alors en Tunisie. J’arrivai chez lui à 3 heures du matin. Et il me dit : « Il y aura la paix, parce que nous sommes obligés de vivre ensemble. Nous ne pouvons pas continuer à nous battre contre ceux qui doivent vivre dans la même maison, sur la même terre [que nous]. »

[Pour plus d’informations consulter le site de l’Unesco, où figure la charte, ainsi que les sites www.ubuntu.upc.es et Fundacion Cultura de Paz : www.fund-cultura de paz.org]


Signes des temps

Apparition du Sacré Cœur de Jésus

Des dizaines de fidèles catholiques et des curieux se sont rassemblés le 29 mai 2003 pour voir une image du Cœur Sacré de Jésus sur le tronc d’un amandier, dans la communauté de La Vigía, située dans la région de Dajabón, en République Dominicaine. Les paroissiens se sont recueillis, ont prié tout l’après-midi et une partie de la nuit, et ont déposé des cierges et des images saintes devant l’arbre. Pablo Pichardo et Arcadio Alvarez, deux paroissiens de la communauté, ont déclaré que ce genre de signe apparaît dans les endroits bénis de Dieu.

L’image miraculeuse a été découverte par un groupe d’enfants qui jouaient dans la cour d’une maison abandonnée depuis plus d’un an. Cependant, Areisi Rodríguez de García, la propriétaire de la maison,  a expliqué que l’image avait été en fait découverte par son plus jeune fils six mois auparavant, mais qu’elle n’en avait pas parlé afin d’éviter la venue de nombreux curieux.

[Source : El Caribe, Répub. Dominicaine]

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu’il s’agit d’un miracle accompli par le Maître Jésus.]

Des ovnis à travers le monde

Afrique du Sud Des habitant de Boland, Cape Town, se sont demandés si ce qu’ils voyaient était une étoile ou une soucoupe volante, après avoir observé un phénomène lumineux inhabituel dans la région de Worcester. De nombreuses personnes téléphonèrent aux stations de radio régionales pour rapporter qu’elles avaient vu un ovni.

L’émission matinale du DJ Nic Marais a rapporté qu’un auditeur avait téléphoné aux environs de 18 h 45 pour raconter l’incident, suivi d’ appels similaires confirmant le phénomène. Un commerçant de Cape Town, nommé Deon, roulait vers Worcester quand il vit un ovni ayant la forme d’un cigare juste au-dessous de la lune. Apparemment, il planait au-dessus des nuages avec une lumière plus petite sur le côté mais très brillante. Il raconte qu’il a regardé ces lumières un long moment et que ce n’était certainement pas un avion.

[Source : News 24, Afrique du Sud]

[Le Maître de B. Creme a indiqué qu’il s’agissait d’un ovni provenant de Mars.]

Azerbaïdjan – Le 19 mai 2003, en début de soirée, des centaines de personnes ont aperçu un ovni volant au-dessus de Bakou, capitale de l’Azerbaïdjan. « Cela ressemblait à une « goutte de lait »  dans le ciel sans nuage », rapporte un témoin. Après être resté immobile  un certain temps, l’ovni disparut rapidement à grande vitesse. Le professeur Elchin Khalilov, qui étudie les phénomènes paranormaux, a précisé : « Il est d’ores et déjà tout à fait clair et sans équivoque que l’objet immobile n’était pas un avion, ni un hélicoptère ou tout autre objet volant. Il est certain que cet objet a une origine technologique. Je ne peux pas dire exactement à quelle distance il se trouvait.  Cela dépend de sa taille. Il était plutôt près du sol, de grandes dimensions, avec des éléments symétriques de chaque côté. » C’est le deuxième ovni apparaissant au-dessus de Bakou depuis janvier 2003.

[Source : www.unknown-country.com]

[Le Maître de B. Creme a indiqué que cet ovni est authentique, et originaire de Mars.]

Etats-Unis – En avril 2003, des objets ronds et rouges, de la taille d’une pièce d’un dollar en argent, sont soudainement apparus, semblant observer trois personnes rentrant chez elles en voiture, sur une bretelle de l’autoroute appelée « Booger Bottom », près de Greenville, en Géorgie (Etats-Unis). Durant 25 secondes, un homme de 50 ans, originaire de Tucker (Géorgie), accompagné de son frère et de sa belle-sœur de Warm Springs (Géorgie), firent l’expérience d’une rencontre du troisième type.

Ils appelèrent la station Mutual UFO de Géorgie (Mufonga), dont les agents Olivia Newton et Jim Clifford furent chargés de suivre l’affaire. Ainsi que le remarqua Olivia Newton, aucun des témoins ne leur fournit le moindre motif de mettre en doute leur récit. « Nous sommes attentifs au langage du corps, et à toutes les contradictions dans les témoignages, rappelle-t-elle. Ils nous regardaient droit dans les yeux et allaient droit au but. Ils ont tous dit  que ces objets  n’appartenaient  pas à ce monde. Ils estimaient qu’il y avait en eux de l’intelligence. Ils étaient sûrs d’avoir été observés dans le seul but de les étudier, de les scanner. Scanner est le mot qu’ils ont employé. » Les témoins appelèrent « lumières » la cinquantaine  d’objets rouges apparus dans la voiture, mais ils les ont décrit à Olivia Newton comme étant « solides ». Ces objets rouges se matérialisaient puis disparaissaient instantanément. L’un des témoin, assis à 
l’ arrière, a vu un objet rouge tournoyant près du véhicule, du côté du conducteur, avant l’apparition des lumières.

[Source : Associated Press]

[Le Maître de B. Creme a indiqué qu’il s’agit d’appareils d’enregistrement multi-sensoriels totalement inoffensifs venant de Mars.]

Nouvelles apparitions d’agroglyphes

Kansas – En mai 2003, un agroglyphe (crop circle) est apparu dans un champ de blé, près d’une ferme de Haysville, au Kansas. Au matin, Curtis Fletcher découvrit ce qui semblait être un agroglyphe dans le champ près de sa maison. De semblables formations furent découvertes dans les champs des environs pendant la même période.

[Source : www.wibw.com]

[Le Maître de Benjamin Creme confirme qu’il s’agit bien d’un agroglyphe martien.]

New Jersey – Le New Jersey Express-Times a rapporté que des agroglyphes sont apparus dans un champ du New Jersey, en mai 2003. Pete et Lisa Andrews remarquèrent des zones herbeuses de 60 cm de haut couchées à plat en formations irrégulières dans un champ près de leur maison, à Lower Mt. Bethel Turnpike.

Les tiges d’herbe étaient couchées dans la direction nord-sud, avec la base des tiges liées près du sol et tressées ensemble. Environ deux douzaines de zones herbeuses de ce type  ont été retrouvées ainsi couchées, sur des longueurs allant de quelques centimètres à environ 3 mètres. Aucune trace de pneus ou d’empreintes ne conduisaient au champ. Ces formations n’étaient pas là la nuit précédente, et Pete Andrews a raconté qu’il était resté éveillé la plus grande partie de la nuit et qu’il n’avait rien vu ni entendu d’anormal. Les voisins des Andrews ont déclaré qu’ils avaient vu de semblables formations dans ce champ quelques années auparavant.

[Source : New Jersey Express-Times, E.-U.]

[Le Maître de B. Creme a indiqué qu’il s’agit d’agroglyphes d’origine martienne.]

Maryland – Le juriste Lex Kramer a découvert des agroglyphes dans des champs de blé à Easton. Il raconte : « On dirait que quelqu’un a pris un rouleau et l’a fait rouler pour obtenir une forme bien définie. »

Ces formations sont apparues en mai 2003, durant plusieurs jours, dans presque tous les champs de blé d’Easton. Les céréales d’hiver, encore vertes pour la plupart, étaient aplaties en quelques endroits avec des céréales intactes juste à côté.

Richard Hitchens, du service national des prévisions météorologiques a raconté : « Cela ne peut pas être dû à un phénomène météorologique, c’est trop irrégulier. Une mini tempête aurait sévi dans une zone continue. Je n’ai jamais entendu parler  de phénomène météo  capable de produire cela. »

[Sources : Maryland Star Democrat, Etats-Unis ; www.unknowncountry.com]

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que ce sont d’authentiques agroglyphes martiens.]

Australie – En l’espace d’une nuit de mai 2003, des douzaines d’agroglyphes sont apparus dans un champ de sorgho appartenant à la famille Gowen, qui habite une ferme à Glass House Mountains, en Australie. Le propriétaire, Kel Gowen, a déclaré qu’il avait été réveillé aux environs de minuit par deux « zaps » retentissants. Son ouvrier agricole, Noel Brady, dont le cottage domine les quatre hectares de sorgho, a lui aussi déclaré qu’il avait été réveillé par un bruit retentissant, qui avait été suivi de puissants éclairs d’un vert brillant. K. Gowen raconte que le lendemain de bonne heure, il remarqua trente cercles aplatis dans le champ de sorgho.

[Source : The Courier-Mail, Australie]

[Le Maître de B. Creme confirme qu’il s’agit d’authentiques agroglyphes martiens.]


Tendances

La chute du dollar

par Scott Champion

Au cours de ces 24 derniers mois, le dollar américain a perdu 25 % de sa valeur par rap-port à un panier de devises de référence comprenant notamment le yen japonais, l’euro, le franc suisse, le dollar canadien, la couronne suédoise et la livre sterling. Une chute d’une telle ampleur n’est pas inhabituelle sur le marché des devises ; cependant, ce qui est nouveau, c’est qu’il semble que l’administration Bush cherche à favoriser un dollar encore plus bas. Si ceci se confirme, il s’agirait d’un renversement total par rapport à la politique de l’administration Clinton qui favorisait un dollar fort.

Les avantages d’un dollar faible

Les Etats-Unis préféreraient un dollar faible pour plusieurs raisons. D’abord, un dollar meilleur marché améliore la compétitivité des produits américains sur les marchés étrangers, ce qui profite aux sociétés multinationales américaines. Ensuite, cela rendrait le prix des importations plus coûteuses. Dans les deux cas, les entreprises américaines y trouvent avantage.

Deuxièmement, la politique impérialiste de l’administration Bush est très coûteuse et son financement nécessite un recours à l’emprunt sur le marché international des capitaux. Le déficit des comptes courants des Etats-Unis (c’est-à-dire le déficit commercial ajusté des transferts tels que ceux relatifs aux intérêts encaissés à l’étranger) s’élève actuellement à quelque 600 milliards de dollars ; en conséquence, les Etats-Unis doivent emprunter chaque jour auprès de prêteurs internationaux un montant net de plus de 1,5 milliard de dollars. Il est généralement plus aisé pour un emprunteur de rembourser une dette dans une devise qui se déprécie plutôt que dans une devise qui se renforce. Au vu de l’importance des montants concernés et de la faiblesse de l’économie domestique, un dollar fort rendrait encore plus difficile le financement du rôle de « gendarme du monde » que les Etats-Unis se sont eux-mêmes octroyé.

L’état lamentable de la situation financière aux Etats-Unis ne doit pas apparaître comme une bonne nouvelle pour le reste du monde. Avec un taux d’intérêts à court terme proche de zéro, il n’y a pratiquement plus aucun avantage économique à attendre d’une nouvelle baisse des taux. La faiblesse du dollar reste donc le seul levier
permettant de stimuler l’économie américaine. Tant que les prêteurs se montreront disposés à investir en dollars, les Etats-Unis pourront continuer à emprunter afin de maintenir leur niveau de vie. Mais de sérieux problèmes surviendront pour le gouvernement américain, l’économie et la population si les prêteurs se mettent à bouder le marché américain en raison de la faiblesse du dollar.

Depuis de nombreuses années, les Etats-Unis apparaissaient comme le moteur économique de la planète, jouant le rôle de consommateur de dernier ressort pour les surplus mondiaux en période de fragilité économique. Mais ils se retrouvent maintenant dans une situation difficile. Si l’Amérique tente de contrer les tendances déflationnistes en favorisant la dépréciation du dollar, elle va exporter la déflation vers le reste du monde car les devises étrangères vont se renforcer par rapport au dollar. Ceci va mettre les autres économies à mal et freiner leur capacité à acquérir des biens et services, y compris ceux en provenance des Etats-Unis. Il est probable que les Etats-Unis vont choisir cette voie de facilité puisque, à court ter-me, un dollar faible contribue rapidement à l’amélioration des revenus des sociétés américaines, tandis que les dommages au niveau de l’économie mondiale n’apparaîtront qu’à plus long terme.

Malheureusement pour l’administration Bush, une politique de dollar faible comporte de nombreux risques. L’économie mondiale est inondée de dollars et, généralement, en cas de surabondance, la valeur d’un bien (comme le dollar) chute, parfois de manière précipitée. Si la confiance dans le dollar ou dans les actifs libellés en dollars (comme les bons du Trésor) décroît, le reste du monde est susceptible de revoir sa position sur les investissements libellés dans cette devise, ce qui pourrait avoir des conséquences désastreuses. Environ 75 % des actifs détenus par les banques centrales à travers le monde sont libellés en dollars américains (par exemple sous la forme de bons du Trésor américain). Ces banques ne veulent pas voir leurs actifs décroître de façon significative. De nombreux pays, tels que le Japon, recyclent leur surplus commercial sous la forme de dollars américains via l’achat de bons du Trésor américain. Ils le font dans leur propre intérêt et dans le cas du Japon, cette politique permet de maintenir une faiblesse relative du yen par rapport au dollar. Il est difficile d’imaginer que les Japonais changent de politique car cela mettrait à mal leurs propres entreprises. Et le Japon détient, avec le reste du monde, environ un tiers de l’ensemble de la dette du Trésor américain. Si ces pays n’acquièrent plus de bons émis par le Trésor et si ils se met-tent à revendre les titres en leur possession, les Etats-Unis connaîtront de sérieuses difficultés. Les autorités américaines devraient s’inquiéter de la faiblesse du dollar car celle-ci pourrait s’accélérer et devenir incontrôlable.

Vers la déflation

Lorsque surviendra le krach boursier mondial dont il est régulièrement question dans cette revue, nous assisterons probablement à une disparition de la confiance vis-à-vis du dollar, car les nations revendront leurs actifs libellés en dollars afin de tenter de redresser leur propre économie chancelante. Les Etats-Unis connaîtraient alors les plus grandes difficultés à financer leurs énormes déficits budgétaires et commerciaux. Au moment le plus inopportun, les Etats-Unis pourraient se retrouver dans l’obligation d’augmenter sensiblement leurs taux d’intérêts afin d’attirer à nouveaux les capitaux qui leur permettront de faire face à leurs obligations. Ceci constituerait un nouveau coup dur pour l’économie. La chute des marchés boursiers ferait entrer de manière quasi certaine l’économie américaine dans une période de déflation. De récentes déclarations d’Alan Greenspan, le président de la Réserve fédérale, et de M. Bernacke, gouverneur de la Réserve fédérale à New York, au sujet d’un possible scénario déflationniste, traduisent l’inquiétude de la Fed qui se tient prête à écouler de grandes quantités de dollars pour lutter contre cette éventualité. Ces déclarations sont sans précédent dans les 90 ans d’histoire de la Réserve fédérale ; elles devraient être interprétées comme un signe de la volonté de la Fed de pousser le dollar à la baisse en cas de crise grave.

A l’heure actuelle, de nombreuses forces se conjuguent et pourraient mener à une chute du dollar. Parmi ces signes, on retrouve un excès de l’offre, la faiblesse des taux d’intérêts, le besoin de lutter contre la déflation, une chute continue des marchés boursiers et le risque d’une crise majeure du côté des produits dérivés [Voir l’article « Vers le précipice » dans Partage international du mois de juin 1999]. Il est très probable que dans un futur, qui n’est pas si éloigné, tous ces facteurs en arriveront à se conjuguer.

En outre, beaucoup de financiers, de responsables de banques centrales et de gouvernements ne peuvent se réjouir des politiques économiques et étrangères de l’administration Bush. Ils sont conscients du fait que le recyclage permanent de capitaux en actifs américains permet, du moins en partie, de maintenir la domination américaine sur le reste du monde. Si les responsables qui contrôlent les capitaux à l’échelle mondiale décident, pour une raison ou une autre, de ne plus acquérir de titres du Trésor américain et de liquider ceux qui sont en leur possession, alors le dollar chutera brutalement et les Etats-Unis feront l’expérience d’un choc économique sans précédent. Si tout ceci se produit, le monde assistera alors à la fin de l’hégémonie américaine.


Courrier des lecteurs

Empreinte d’une main droite au Japon

Cher Monsieur,

Le 7 juillet 2003, je vaquais à mes occupations après le départ de mes enfants pour l’école, lorsque vers 8 h 30 ma jeune sœur m’appela pour me dire que notre mère était très déprimée depuis quelque temps. Tout ce que je pus faire fut d’écouter ma sœur avec sympathie car j’étais incapable de trouver quelque chose à dire qui puisse remonter le moral de notre mère.

J’ai l’habitude de me rendre chaque jour vers 9 h 30 au bureau de mon mari pour l’aider dans son travail. Aussi je me hâtai de retourner à la salle d’eau pour chercher le reste de la lessive à suspendre. Je remarquai alors une empreinte de main sur le grand miroir au-dessus du lavabo. Le haut du miroir se trouve à environ 1 m 90 du sol et une longue lampe fluorescente est fixée au sommet. L’empreinte de la main se trouvait juste au-dessous de la lampe et je me dressai sur la pointe des pieds pour l’examiner avec soin.

Je me dis qu’il était étrange de voir une empreinte de main aussi grande. Ce ne pouvait être la main d’un membre de ma famille. Je pensai alors à la photographie de la main de Maitreya. L’empreinte sur la carte est celle d’une main gauche, mais l’empreinte sur mon miroir était celle d’une main droite. Je leur trouvais cependant une grande similitude. « Pourrait-il s’agir de la main de Maitreya ? » me demandai-je. En me dressant à nouveau sur la pointe des pieds, je posai ma main contre l’empreinte. Cette main était beaucoup plus grande que la mienne. Seul quelqu’un de très grand avait pu laisser l’empreinte de sa main à cet endroit.

Absorbée par cette découverte, j’oubliai totalement d’aller travailler. L’empreinte montrait nettement les quatre doigts et je pouvais même distinguer les empreintes digitales. C’était une main d’homme avec de longs doigts. Je pouvais voir nettement la partie charnue de la paume au-dessous du pouce et du petit doigt. Mon cœur était rempli de cette pensée : « Il me suffit de demander l’aide de Maitreya. Je vais essayer de demander que ma mère aille mieux. » Ce que je fis de tout mon cœur. J’étais pleine de gratitude et mes yeux étaient inondés de larmes.

Le lendemain soir, je rencontrai par hasard ma mère en ville dans une confiserie. J’eus la joie de la voir arborer un sourire rayonnant de quiétude.

Pourriez-vous me dire si l’empreinte était celle de la main de Maitreya ?

H. N., Gifu-ken, Japon

[Le Maître de B. Creme a confirmé que la main a été manifestée par Maitreya.] 

 

Encore en Espagne

Cher Monsieur,

Ma mère m’a appelé pour me signaler qu’une chose étrange s’était à nouveau produite sur le miroir où était apparue l’empreinte de la main de Maitreya.

Le dimanche 22 juin 2003, mon père prit une douche. Lorsqu’il eut terminé, le miroir était couvert de buée, excepté à l’endroit où apparaissait clairement une nouvelle empreinte de main.

Ma femme et moi-même allâmes constater le phénomène. La nouvelle empreinte, comme la précédente, était celle d’une main gauche. Elle était nettement marquée et quasiment semblable à celle apparue en 2001.

Le lendemain, ma mère demanda à son aide-ménagère de ne pas toucher au miroir afin de ne pas effacer l’empreinte. A sa grande surprise celle-ci lui raconta qu’elle avait vu récemment plusieurs empreintes similaires sur le miroir et qu’elles les avait effacées pensant qu’il s’agissait d’empreintes laissées par quelqu’un de la maison.

Il peut être intéressant d’ajouter que lorsque nous allâmes voir cette empreinte ma femme souffrait depuis deux jours d’une pénible douleur dans le cou. Après avoir regardé la main, elle réalisa soudain que la douleur avait totalement disparu.

Mes parents aimeraient savoir s’il s’agit d’un nouveau signe et qui est à l’origine de celui-ci.

H. L., Barcelone, Espagne

[Le Maître de B. Creme a indiqué qu’il s’agit d’une seconde empreinte manifestée par Maitreya « pour faire bonne mesure ».]

 

Le club des fans

Cher Monsieur,

Le 10 mai 2003, Benjamin Creme a donné une conférence à l’Hibiya Hall de Tokyo, un vieux bâtiment de brique avec un perron d’une trentaine de marches. Quelques minutes avant d’ouvrir la porte, j’ai assisté à une scène étrange. Un vieil homme au crâne chauve était assis en haut des marches et s’adressait allègrement à une foule de 80 à 100 personnes, alignées sur les marches au-dessous de lui, et l’écoutant avec une grande attention. J’eus un sourire d’amusement en constatant qu’une conférence semblait déjà avoir commencé.

Soudain l’idée me traversa l’esprit que cet homme était peut-être un Maître. Ne pouvant résister à la curiosité de voir son visage, je sortis par la porte de derrière et je gravis rapidement les marches menant à l’entrée principale. Au moment où j’arrivai en haut, l’homme avait cessé de parler, mais une vieille dame me dit d’une voix forte : « Nous sommes venus maintes fois à cette conférence. Nous connaissons parfaitement bien cette histoire. » Un peu confuse,  je lui répondis : « Oh ! est-ce vrai ? Merci. » Elle ajouta alors, toujours d’une voix forte, comme si elle voulait que tout le monde l’entende : « Nous connaissons aussi très bien Michiko Ishikawa. »  A quelques pas de là, l’homme intervint à son tour avec un sourire chaleureux : « C’est exact, nous sommes venus maintes fois à cette conférence. » En regardant cet homme, j’eus l’impression de l’avoir déjà vu auparavant. Après leur avoir dit que nous allions bientôt ouvrir la porte, je retournai à mes occupations.

S. Y., Tokyo, Japon

 

La vérité toute nue

Cher Monsieur,

Je suis allée pour la première fois à la conférence de Benjamin Creme, à Tokyo. Je suis arrivée assez tôt et, au milieu de la foule qui attendait, j’ai vu un couple extraordinaire. Tous deux avaient l’air assez âgés, plus de quatre-vingts ans. Ils portaient des vêtements usagés mais ils rayonnaient de générosité et de noblesse. La femme s’adressait à ceux qui se trouvaient autour d’elle :  « Je suis vraiment impatiente d’entendre cette histoire…  Nous sommes mariés depuis si longtemps que je suis fatiguée de ce vieil homme… » L’homme retira alors d’un geste rapide son bonnet de tricot, révélant ainsi un crâne complètement chauve et il dit en riant et en montrant sa tête : « Voici pourquoi. » Au moment où la porte s’ouvrit et où nous commençâmes à pénétrer à l’intérieur, il ajouta : « J’adore Benjamin Creme. Tout ce que nous avons entendu l’année dernière s’est avéré juste. » Ce couple m’a fait une telle impression que je me suis demandé si ce n’étaient pas des Maîtres.

T. S., Chiba, Japon

 

Matière à rire

Cher Monsieur,

Lorsque nous avons ouvert la porte pour la conférence de Benjamin Creme, à Tokyo, parmi les premiers arrivants, j’ai remarqué un homme et une femme âgés qui marchaient en chancelant et en se soutenant l’un l’autre, tout en tirant un caddie. L’homme se présenta au bureau d’accueil tandis que la femme attendait près d’un mur. Au bout d’un moment, l’homme revint et ils gravirent les escaliers. J’entendis l’homme dire à sa femme : « Son nom est Creme (prononcé en japonais ku-ray-mu) parce qu’il ne cesse de recevoir des ku-ray-mu (des plaintes, des objections). C’est la raison pour laquelle il s’appelle ku-ray-mu ». Il dit cela d’une voix si forte et si joyeuse que je ne pus m’empêcher de rire. L’homme se tourna alors vers moi en disant : « Etiez-vous en train d’écouter ? Est-ce drôle ? N’est-ce pas que c’est drôle. » Nous rîmes ensemble. La première image que j’avais eue de lui, chancelant, trébuchant, avait totalement disparu et je me sentais réconfortée. L’homme était mince et il portait un béret à carreaux. La femme paraissait plus forte, un peu masculine, et elle avait un visage plutôt carré, à la peau foncée.

H. A., Tokyo, Japon

 

Un intermède comique

Cher Monsieur,

Dans un couloir près des toilettes, à la conférence de Benjamin Creme, à Tokyo, je vis une vieille femme qui ne cessait de répéter à un vieux monsieur (son mari) : « Resteras-tu ici pendant que je vais aux toilettes de l’autre côté ? M’attendras-tu ? » Mais le vieil homme ne semblait pas comprendre, aussi j’intervins en disant : « Allez-y, je vais rester avec lui. » Pendant que nous attendions, je dis à l’homme que sa femme était partie aux toilettes. Il marmonna quelque chose, mais tout ce dont je peux me rappeler c’est le mot « kami-san » qui se référait à sa femme. Dans l’intervalle, il se cogna la tête contre le plafond en pente. Je m’en excusai auprès de sa femme lorsqu’elle revint. Elle répondit : « Il est devenu un peu stupide, vous savez. » Tous deux étaient plutôt minces et ils portaient des vêtements ordinaires. Ils avaient autour du cou des cordons où étaient suspendues des cartes de bus, ou de train, gratuites.

K. O., Gifu, Japon

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le vieil homme dont il est question dans les quatre lettres précédentes était Maitreya, et la vieille femme le Maître Jésus.]


Questions - réponses

Q. L’Iran semble connaître une certaine agitation politique. [1] Quelles sont les raisons sous-jacentes ? [2] Les Etats-Unis enveniment-ils les choses en diffusant en Iran des reportages sur des exilés et des émigrants iraniens ?

R. [1] Le conflit entre un Etat démocratique laïc en voie de création et un Etat dirigé actuellement par les imams – un Etat fondamentaliste basé sur la charia. [2] Oui.

Q. [1] Les chefs de gouvernement devraient-ils jouir de l’immunité, comme c’est le cas actuellement en Italie ? [2] Quelle place reste-t-il dans ce cas pour la loi ? [3] La démocratie et la loi ne sont-elles pas bafouées dans de telles situations ?

R. [1] A mon avis, absolument pas. [2] Elle est réduite à néant. [3] Oui, bien sûr.

Q. Les médias sont-ils honnêtes dans leur présentation de tout ce qui touche à la question israélo-palestinienne ? Cette présentation est-elle équilibrée ?

R. Non. A mon avis, pour diverses raisons, la plupart des Etats adoptent le point de vue des médias américains sur la question israélo-palestinienne, et ceci est toujours injuste et déséquilibré car Israël est protégé par les Etats-Unis. Israël a bafoué environ 67 résolutions des Nations unies (et l’Irak seulement 19) et personne
ne semble objecter quoi que ce soit à cette anomalie.

Q. A une époque comme la nôtre, ne serait-il pas préférable que les médias ne présentent pas toujours les nouvelles comme si elles étaient objectives ? Si quelque chose est de toute évidence faux, contraire à toute éthique, ne serait-il pas préférable que les journalistes essaient de découvrir la vérité ? Comment se fait-il que les médias semblent aujourd’hui ne pas mettre en doute ou critiquer n’importe quelle propagande dont elles sont nourries? Avec tous les « beaux discours » émanant de gouvernements ou de dirigeants échappant à tout contrôle nous aurions sûrement besoin de médias plus avisés ?

R. Oui, certainement.

Q. [1] Que pensez-vous d’une Constitution européenne ? [2] Les pays renoncent-ils à bon nombre de leurs droits souverains ? [3] Peut-on y voir le projet égocentrique d’un homme qui voudrait tout régenter – Valéry Giscard d’Estaing ?

R. [1] Je ne suis pas en faveur d’une telle constitution. Elle implique, et accélérerait, la création des Etats-Unis d’Europe, ce qui est contraire à la destinée des nations européennes. Ces nations sont gouvernées par des rayons différents et ont des qualités différentes à apporter au monde. C’est une erreur d’essayer de les fondre dans une vaste nation européenne. [2] Oui. [3] Non, c’est le rêve d’un groupe de personnes – inspiré des meilleures intentions, mais il s’agit d’une vision erronée.

Q. Il me semble qu’il serait dans l’intérêt de tous que Dennis Kucinich, membre du Congrès, de l’Ohio, devienne le prochain président des Etats-Unis. [1] Devrions-nous soutenir sa campagne, et [2] s’il est élu candidat, a-t-il une chance de vaincre le gouvernement Bush ?

R. [1] A mon avis, oui, très certainement. [2] Oui. Particulièrement si une majorité de gens partageant ses idéaux vote pour lui !

Q. Il existe un « débat salutaire » dans certains groupes de transmission : certaines personnes pensent qu’il est très important de se rencontrer pour participer à des groupes d’études et des groupes de discussion sur des sujets « ésotériques » alors que d’autres pensent que nous vivons une époque particulière et que la situation dans le monde et le travail quotidien d’information exigent toute leur attention. Pourriez-vous donner votre avis ?

R. Nous vivons en effet une époque de crise et de tension et celle-ci exige toute l’attention et tous les efforts des groupes travaillant à la Réapparition. Certains groupes sont « retombés » dans le mirage du « développement personnel » au détriment de l’information destinée au public. Ils semblent avoir décidé que l’émergence de Maitreya ne se produira pas avant des années et qu’il n’y a aucune urgence à informer le public. Ils ont tort – et leur participation fait défaut.

Q. Le fait de formuler des idées et de les présenter au public sous la forme d’une revue comme Partage international a-t-il une influence positive non seulement sur ceux qui lisent cette revue, mais également, d’une manière moins directe, sur les plans mentaux par la transmission de formes-pensées ?

R. Oui, précisément.

   

Q. Selon un reportage télévisé, le 9 juin 2003, un ovni se serait écrasé sur la Terre à 220 kilomètres au nord de Tirzan, en Arabie saoudite. Le vaisseau avait la forme d’une soucoupe et il a causé une énorme onde de choc. Le lendemain, les représentants du gouvernement ont fait savoir que l’objet observé était un ballon météorologique. Pourriez-vous dire s’il s’agissait d’un vaisseau spatial ou non ? Y a-t-il eu un accident ? Cet incident a-t-il une signification quelconque, est-il un « message » pour l’humanité ?

R. Non, il s’agissait d’un météore.



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