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Accueil > Revue Partage > Archives

Extraits de la revue Partage international
novembre 2003




Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.
La revue existe grâce à ses abonnés, pour soutenir sa parution et la diffusion de ses informations, cliquez ici.



Sommaire (en rouge = sélection du mois)

Le secret de la vie - par le Maître -- un des membres aînés de la Hiérarchie des Maîtres de Sagesse, dont le nom est bien connu des cercles ésotériques. Pour diverses raisons, son identité n'est pas révélée. Benjamin Creme se trouve en contact télépathique permanent avec ce Maître qui lui dicte ses articles.

POINT DE VUE             
La menace de l’insécurité  collective - par Inder Kumar Gujral

La dette sous les projecteurs - interview d’Ann Pettifor par Gill Fry

FAITS ET PREVISIONS
Manifestations massives pour la paix - Il n’y a pas d’alternatives aux Nations unies - La plus grande réserve marine du monde

La Déclaration universelle des droits de l’homme

TENDANCES - La vision d’un monde meilleur - Cancun : les pays riches contestés - George Soros contre les extrémistes américains - D. Kucinich : « Il est temps de  reconstruire l’Amérique » - Une opportunité de revitaliser  l’Onu - De nouvelles avancées dans la compréhension des cancers

Le partage est la clé - Arguments en faveur du partage - A propos du partage

SIGNES DES TEMPS - Des croix de lumière en Californie - Apparition d’agroglyphes en Pologne - Etats-Unis : nouvelles apparitions d’agroglyphes - Des médecins israéliens au chevet des victimes palestiniennes 

LES PRIORITES DE MAITREYA
Pourquoi a-t-on faim dans  le monde ? - Baisse de revenus dans 54 pays - La pauvreté engendre  les guerres civiles

Le Jnana Yoga de Ramana Maharshi - par George Catlin

REGARDS SUR LE MONDE

Briser le silence sur les pertes civiles - Etats-Unis : arrestations secrètes - Fausses solutions contre la pollution de l’air

Courrier des lecteurs - M pour Maitreya - Un spectacle étonnant -Un rapide soulagement - Une froide indifférence - Un jeune yogi - Si l’on en juge par la casquette

Questions-REponses -  par Benjamin Creme


Conférences


Le secret de la vie

par le Maître —, à travers Benjamin Creme

Peu nombreux sont ceux qui savent aujourd’hui que dans des temps reculés, lorsque l’homme était plus jeune et plus sage, le mot « voleur »  était inconnu dans toutes les langues. Les Maîtres de Sagesse vivaient alors ouvertement dans le monde et encourageaient les hommes à vivre dans une parfaite honnêteté. Aucune porte n’était verrouillée et le partage était la norme. Pendant des siècles et des siècles, en maints endroits, cet état béni a perduré.

L’homme est tombé bien loin de cette simple splendeur. Il s’est fourvoyé bien loin de son but. Il se tient désormais à la croisée des chemins : l’un des sentiers, celui de la séparation et du clivage, sur lequel il se tient aujourd’hui, conduit tout droit à la perdition. L’autre l’appelle vers l’accomplissement de sa destinée, une destinée si merveilleuse qu’on ne saurait aujourd’hui la décrire, un chemin sur lequel l’homme trouvera en lui le moyen de devenir un Dieu.

Le partage

Afin d’aider les hommes à choisir, et d’éclairer leur jugement, les Maîtres sont, une fois encore, sur le point de revenir dans un monde où ils ont, eux aussi, lutté et souffert comme les hommes d’aujourd’hui, incertains sur la voie à suivre et l’action à entreprendre. Puisant dans leur vaste connaissance et leur expérience, ils offriront leurs conseils, et guideront d’une main sûre les hommes loin de l’abîme.

Ainsi en sera-t-il, et ainsi les hommes recommenceront-ils à gravir la montagne, avec l’assurance que leurs Mentors, leurs Frères aînés, ne déserteront pas et ne les induiront pas en erreur.

Lorsque les hommes prendront la décision de partager les ressources de ce monde d’abondance, quelque chose d’extraordinaire et de mystérieux se produira : d’un coup, ils réaliseront que la guerre n’est plus nécessaire, la menace du terrorisme disparaîtra rapidement, et la confiance engendrée par le partage permettra de résoudre, dans la bonne volonté naissante, les problèmes d’environnement et de territoire auxquels ils sont aujourd’hui confrontés.

Grâce au partage, les hommes se rendront compte qu’ils sont frères et, en agissant comme tels en étroite coopération, ils commenceront à mettre en place le processus du changement.

Ainsi le Plan de Dieu pour les hommes et pour la planète Terre trouvera-t-il un nouvel élan. Ainsi les hommes grandiront-ils rapidement en sagesse et en amour.

Ils redécouvriront le secret de la vie, une vie simple dans la grandeur et la dignité, dans le respect du droit de chacun à exister et à vivre dans l’harmonie. Ils en viendront ensemble à vénérer le Plan et le Dessein de Dieu, et ils ajouteront aux annales des hommes leur vision et leur aspiration à la vérité.

Maitreya et son groupe de Maîtres se tiennent prêts à aider les hommes dans cette heure de nécessité. Patiemment, ils attendent le moment où ils pourront apporter leur concours et, avec discrétion, dans les limites de la Loi, faire profiter les hommes de leur générosité et de leur aide. Ce moment n’est pas loin. 


SIGNES DES TEMPS 

Des croix de lumière en Californie

Trois croix d’un jaune éclatant apparaissent chaque nuit sur la petite fenêtre de la salle de bain de l’appartement d’Ernesto et Pilar Romero, à Whittier (Californie). Les croix sont disposées en triangle, celle du centre étant plus haute que les deux autres. Elles sont entourées d’un halo de lumière et semblent suspendues en l’air. Ernesto Romero raconte que sa belle-mère a remarqué les trois croix en juillet 2003. La rumeur aidant, des centaines de personnes ont visité la maison de Whittier pour voir les croix. « Quand les gens viennent ici, ils sont recueillis, comme s’ils étaient dans une église », raconte Ernesto.

Les Romero, qui habitent cette maison depuis six ans, déclarent que les croix sont là depuis peu. Seule une lampe sous le porche, à environ dix mètres, éclaire la fenêtre de leur salle de bain. « Cela nous a tout d’abord effrayés, déclare Ernesto, en parlant des croix. Mais maintenant nous sommes heureux car nous nous sentons bénis. »

[Source : The Whittier Daily News, E.-U.]

[Le Maître de Benjamin Creme indique que ces croix sont manifestées par Maitreya.]

Apparition d’agroglyphes en Pologne

Des agroglyphes (crop-circles) apparaissent chaque année depuis trois ans dans le petit village de Wylatowo, en Pologne. En 2003, à la fin juillet, on en comptait quatre, l’un d’entre eux représentant une immense fleur de lotus. « Je n’y suis absolument pour rien, a déclaré Tadeusz Zarywski, propriétaire du champ où les figures géométriques sont apparues. Je n’ai jamais recherché la notoriété, mais maintenant toute la Pologne me connaît. »

Sa belle-sœur Irena a déclaré, quant à elle : « Au début, les cultivateurs étaient furieux qu’on vienne saccager leurs récoltes. Mais maintenant les gens se disent qu’après tout, c’est peut-être vrai que ces formations géométriques sont créées par des êtres différents et supérieurs, venus de l’espace. »

Les premières figures sont apparues, il y a trois ans, dans le champ de Tadeusz Filipczak, qui a déclaré : « C’est impossible à reproduire. L’an dernier nous avons essayé avec des cordes et des planches, mais cela s’est avéré sans espoir. »

[Sources : www.unknowncountry.com ; Taipei Times, Taiwan]

Etats-Unis : Nouvelles apparitions d’agroglyphes

Michigan  – Lorsque Pat Esper, cultivateur à Howell Township, dans le Michigan, découvrit dans son champ de blé un cercle de 1 m 20 de diamètre, il supposa que c’était une farce et il passa par-dessus avec sa moissonneuse. Mais il vit ensuite un autre cercle trente mètres plus loin qui mesurait quinze mètres de diamètre et il le contourna.

Dans les deux cercles, le blé était couché sur le sol dans le sens contraire de celui des aiguilles d’une montre. « C’est tout à fait comme vous le voyez à la télévision, a déclaré Pat Esper. Le blé était sec, si bien que si quelqu’un avait marché dans le champ il aurait laissé une trace derrière lui. Mais, s’il y avait bien des traces de pneus de camions et d’engins agricoles, il n’y avait aucune trace de pas dans le blé ni
d’empreintes de pieds sur le sol. Ce n’est pas à la portée du premier venu,
a déclaré P. Esper. De toutes façons, cela a pris un certain temps pour coucher tout ce blé sur le sol. »

[Sources : www.unknowncoun-try.com ; Daily Press & Argus, Michigan, Etats-Unis]

Wisconsin – Dans la région rurale de Dodge County, dans le Wisconsin, un cultivateur, Arthur Rantala a été témoin de la formation d’agrophyphes dans un de ses champs d’orge. « Les trous sont apparus soudain, mais il était impossible de voir comment ils étaient faits – je l’ai vu au moment même où cela s’est produit », a t-il déclaré.

Alors qu’il se trouvait dans son abri de jardin pendant un violent orage, le matin du 4 juillet 2003, il vit les cercles se former. « On aurait dit un lac. Des vagues, le  vent qui souffle et soudain ce trou sombre qui apparaît, comme un trou noir. Et aussitôt, un autre trou à droite, puis un autre encore au centre du premier », a déclaré A. Rantala. 

Il a pensé que les cercles avaient été créés par des forces naturelles à la suite d’une mini-tornade. Le champ a été par la suite examiné par des chercheurs : Gary Kahlhamer, le docteur Charles N. Lietzau, Roger Sugden et Jeffrey Wilson. Les analyses qu’ils ont effectuées sur les nœuds des tiges ont montré l’existence de ruptures horizontales dues à une chaleur soudaine.

J. Wilson a également raconté qu’ils avaient parlé avec un membre de la Special Crop Circle Investigative Unit de l’US Air Force et que celui-ci leur avait dit que leur unité étudiait ces agroglyphes depuis deux semaines.

[Sources : www.unknowncountry.com ; www.cropcirclenews.com ; www.The- MilwaukeeChannel.com]

Arkansas –  Dix agroglyphes sont apparus dans un champ de blé, à Knobel, dans l’Arkansas, le 7 juin 2003. Le cultivateur Todd Young, avait survolé son champ le 6 juin sans rien noter de particulier, mais un autre cultivateur, Bruce Catt, les découvrit le lendemain. « Nous survolions le champ par hasard et cela nous sauta aux yeux. » Les cercles avaient entre 2 m 50 et 12 m de diamètre et étaient tous écartés d’environ 3 m.

T. Young a déclaré : « Cela a quelque chose de surnaturel. C’est très précis, très symétrique. Cela n’est pas à la portée du premier venu, moi y compris. »

[Sources : Jonesboro (Arkansas) Sun, E.-U ;  www.unknowncountry.com]


Le Jnana Yoga de Ramana Maharshi

par Georges Catlin

La voie du cœur a été recherchée par des aspirants pendant des milliers d’années. C’est comme si nous savions tous qu’il existe un endroit – associé au cœur – où la conscience devient remplie d’amour, de compassion et d’un sentiment d’unité avec toutes choses. Cependant, trouver sa voie vers cet endroit sacré n’est pas chose facile. Focaliser son attention sur le cœur peut aider, mais celui qui focalise son attention, le soi séparé, reste au centre du problème qu’il s’efforce de régler. Il doit exister un autre moyen et l’un des plus grands sages des temps modernes, Ramana Maharshi, en a justement proposé un.

La biographie de Sri Ramana Maharshi est remarquable. Dans son jeune âge, il fit l’expérience de sa propre mort. Il ne mourut pas réellement, mais il vécut une expérience pleinement consciente de la mort du corps et en même temps il se perçut lui-même comme un courant éternel d’énergie. Il réalisa ainsi qu’il était autre chose que le corps. Dès ce jour il cessa d’être un garçon comme les autres. En dépit des efforts de sa famille pour lui préserver une vie quelque peu normale, il quitta la maison avec seulement quelques roupies en poche, et se dirigea vers une montagne sacrée dont il avait entendu parler par un oncle. Cette montagne, le Mont Arunachala, était révérée par les Hindous comme le véritable corps du dieu Shiva. Elle s’élève au-dessus de l’ancienne cité de Tiruvanamali et de son temple, au cœur de l’Inde du Sud. Elle est saturée de pouvoir – certainement en raison des énergies qui y sont ancrées depuis longtemps et ont probablement été renforcées par la présence du grand sage qui y est arrivé pour la première fois à l’âge de seize ans.

Lorsque Ramana arriva à Tiruvanamali, personne ne savait quoi faire de lui, mais cela n’avait pas réellement d’importance car tout ce qu’il voulait, c’était se perdre lui-même dans une union avec le Soi. On raconte qu’il médita dans le sous-sol du temple pendant des mois d’affilée, n’absorbant que rarement de la nourriture et laissant les rongeurs grignoter la chair de son corps de plus en plus maigre. Il survécut pourtant et il sortit du temple pour s’installer dans une grotte de la montagne. C’est alors que des dévots découvrirent sa présence et il lui apportèrent une maigre nourriture pour la seule bénédiction d’être auprès de lui. Il passa vingt-trois ans dans la montagne, dans un silence presque total, avant de se laisser persuader de descendre dans un modeste ashram qui prenait forme afin d’héberger ceux qui désiraient se trouver près de lui.

C’est alors que son « enseignement » commença. Il préférait enseigner par le simple pouvoir du silence qui l’entourait. Les fidèles restaient assis pendant des heures, s’imprégnant de la paix et de la conscience qui semblaient émaner de lui. Mais bien sûr, beaucoup restaient insensibles à cette forme d’enseignement et ils lui soumettaient leurs questions. Il y répondait par un enseignement qui jaillissait directement de son expérience et allait directement au cœur des questions les plus essentielles concernant le sentier spirituel.

La question fondamentale dans l’optique de Ramana Maharshi est : « Qui suis-je ? » Sri Ramana explique que l’éternel est toujours présent – c’est notre état naturel – mais il nous échappe car nous sommes captifs du mental. Pour échapper à l’emprise du mental, nous devons tourner notre attention intérieure vers lui : afin de le voir pour ce qu’il est en réalité – un charlatan, quelque chose qui apparaît plus substantiel qu’il ne l’est en fait. La technique que propose Sri Ramana est tout simplement de remonter les pensées jusqu’à leur origine – afin de voir d’où elles viennent. Cette recherche nous amène finalement à « l’idée du je », l’idée que « je » existe en tant qu’entité séparée de Dieu et de toute la création. Il est assez naturel qu’une telle pensée se manifeste, mais Ramana encourageait ses disciples à essayer d’aller à la racine de cette pensée. D’où venait-elle ? D’où vient-elle instant après instant ? En se livrant à cette recherche, on découvre tout d’abord qu’il n’existe pas de mental en temps qu’entité réelle qui serait à l’origine de toute pensée. Il existe seulement un courant de pensée et chaque pensée peut s’arrêter dès que sa réalité essentielle est mise en question.

Pour simplifier les choses, considérez une simple pensée, comme par exemple : 
« Je dois aller faire des achats cet après-midi . »
Une telle pensée peut sembler très réelle – il s’agit de quelque chose de concret. Mais avec un léger déplacement de perspective, cette même pensée peut apparaître comme rien de plus qu’une idée fantaisiste reposant sur un faisceau d’autres pensées tout aussi dépourvues de substance. C’est facile de voir que « J’ai besoin d’aller faire des achats » est « simplement une pensée » – c’est-à-dire quelque chose qui n’a pas de réalité particulière. 

Le même procédé d’investigation peut être appliqué à toutes les pensées. Lorsque l’on pense : « J’ai peur », on peut poser la question : « Qui a peur ? » En agissant ainsi, on réalise bientôt que la pensée a peur et rien d’autre. La peur est « juste une pensée ». Le processus omniprésent de la pensée commence finalement à être considéré comme une prison dans laquelle nous nous enfermons nous-mêmes. La pensée régit tout. Nous sommes nos pensées – quel que soit le niveau conscient, ou inconscient, auquel elles se manifestent. Mais Sri Ramana voulait nous amener à considérer ces pensées et à constater leur nature transitoire, imaginaire, irréelle. Une par une, elles peuvent être éliminées, et l’on peut également parvenir à la racine de toutes, « l’idée du je ».

Il semble beaucoup plus difficile de voir le caractère erroné de « l’idée du je » que celui de toutes les autres pensées qui en jaillissent. Imaginez que l’on puisse voir toutes les pensées comme un arbre. Les petites pensées (« j’ai besoin d’aller faire des achats ») sont les brindilles et elles peuvent être facilement éliminées avec un peu d’attention. Les pensées plus importantes (« j’ai peur ») sont comme les branches et elles exigent une attention plus grande. La pensée la plus importante de toutes, « l’idée du je » est le tronc de l’arbre et une attention immense, soutenue, est nécessaire pour percevoir sa non-réalité.

L’un des plus grands récits jamais faits d’une quête spirituelle est A Search in Secret India*, de Paul Brunton. P. Brunton était quelqu’un de tout à fait ordinaire – mis à part sa fascination pour l’Inde. Son ouvrage raconte une étonnante série de rencontres avec des individus dotés de différents pouvoirs et parvenus à différents états de conscience. Certains lui offrirent leur enseignement, mais il poursuivit inlassablement sa quête, à la recherche d’un être qui pourrait réellement satisfaire à la haute idée qu’il se faisait d’un véritable instructeur. Il est intéressant de noter, lorsque l’on connaît la suite de son cheminement, que l’un des instructeurs auprès desquels il ne put se résoudre à rester est Ramana Maharshi. Cependant, la description de sa première rencontre avec le sage mérite d’être reproduite. Après un voyage en train de toute une nuit, suivi d’un long trajet en char à bœufs, P. Burton pénètre dans une salle où se trouve vingt à trente personnes assises en demi-cercle autour du sage. Il écrit :

« Il y a quelque chose dans cet homme qui retient mon attention tout comme la limaille d’acier est attirée par un aimant. Je ne puis détourner mon regard de lui. Mon égarement initial, ma perplexité devant le fait d’être totalement ignoré, s’évanouissent lentement au fur et à mesure que cette étrange fascination commence à me saisir. Mais ce n’est qu’au bout d’une heure de cette scène inhabituelle que je commence à prendre conscience du changement silencieux, irrésistible, qui se fait dans mon esprit. L’une après l’autre, les questions que j’avais préparées dans le train avec la plus grande minutie s’évanouissent. Car il ne semble plus avoir d’importance désormais qu’elles soient ou non posées, ni que soient résolus les problèmes qui m’ont jusqu’ici troublés. Je sais seulement qu’une rivière de quiétude semble couler près de moi, qu’une grande paix pénètre au plus profond de mon être, et que mon cerveau torturé de pensées commence à trouver quelque repos. »

Malheureusement pour P. Brunton, ce « cerveau torturé de pensées » s’est réveillé trop vite. La méditation se termine et, au bout d’une semaine, sa quête l’attire plus loin, ailleurs. Il voyage durant des mois jusqu’à ce que, comme la limaille de fer mentionnée ci-dessus, il soit une fois encore attiré par le puissant aimant au pied du Mont Arunachala. Alors, finalement, lorsque malade et le temps et l’argent commençant à lui manquer, au prix d’un intense effort personnel et certainement grâce à la bénédiction de Ramana Maharshi, P. Brunton trouve enfin sa voie vers le réel. C’est exactement comme Ramana Maharshi l’a décrit : une fois que l’origine de la pensée est perçue, elle perd son emprise sur la conscience et celle-ci est absorbée dans le véritable Soi.

Pour ceux qui désirent entreprendre le voyage aujourd’hui, la voie n’est pas moins ouverte qu’elle ne l’était lorsque Ramana Maharshi était encore physiquement présent sur la planète. Lorsque le moment de quitter son corps approcha, il dit à ses disciples : « Vous dites que je pars, mais où pourrais-je aller ? » En fait, de même que Dieu ne se résume pas aux objets physiques de l’univers, Ramana Maharshi n’est pas seulement le corps qui a vécu et qui est mort dans l’Inde du Sud. Son esprit continue à vivre et semble rester disponible pour ceux qui s’alignent sur lui. De même, ses enseignements demeurent totalement disponibles pour nous – peut-être plus disponibles que jamais.

L’un des meilleurs ouvrages sur les enseignements de Ramana Maharshi est probablement Be as you are* , de David Godman, qui a accompli une tâche remarquable en rassemblant les enseignements du sage, provenant de sources diverses, et en les classant par thème. Chaque chapitre commence par une introduction claire de D. Godman aux idées de Sri Ramana sur tel aspect particulier du sentier. Celle-ci est suivie de questions et de réponses présentées un peu comme un dialogue sur le sujet en question.

Aucun passage isolé ne saurait rendre justice à la puissance et à la joie émanant des enseignements, mais celui qui suit permettra, en guise de conclusion, de se faire une idée de l’esprit de ce grand instructeur et de son enseignement :

« Question : Lorsqu’un homme réalise le Soi, que voit-il ?

Ramana Maharshi : Il ne s’agit pas de voir. Voir est seulement être. Parvenir à la réalisation du Soi, comme vous dites, n’est pas atteindre quelque chose de nouveau, ou un but lointain, mais simplement être ce que l’on est toujours et ce que l’on a toujours été. Tout ce qui est nécessaire, c’est de cesser de percevoir comme vrai ce qui ne l’est pas. Chacun d’entre vous considère comme réel ce qui ne l’est pas. vous devez simplement renoncer à cette manière de voir. Alors vous réaliserez le Soi en tant que Soi ; autrement dit, « Soyez le Soi. »

* Paul Brunton, l’Inde secrète, Payot, Paris, 1946.

* David Godman, Sois ce que tu es – les enseignements de Sri Ramana Maharshi, Ed. Jean Maison-neuve, 1988.


COURRIER DES LECTEURS

M pour Maitreya

Cher Monsieur,

Un samedi soir, en avril 2003, j’étais en train de cuisiner pour le dîner et je coupais une carotte en petits morceaux. C’était une grosse carotte de culture biologique et je l’ai coupée d’abord en quatre dans le sens de la longueur, puis en petits morceaux. J’ai été très surprise de voir que sur l’un des morceaux, je pouvais lire distinctement un « M ».

J’ai pensé immédiatement « Maitreya » et j’ai éprouvé un intense sentiment de joie. C’était étonnant car le « M » pouvait se lire sur les deux faces de cette fine tranche de carotte, mais pas sur les autres.

Mon mental a essayé de rationaliser, mais le « M » était si parfait que je l’ai pris en photo. J’étais un peu fatiguée à ce moment-là.

Est-ce que ce pourrait être un signe ?

R-M. C., France

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la lettre « M » sur la carotte a été manifestée par Maitreya.]

 

Un spectacle étonnant

Cher Monsieur,

Le samedi 14 juin 2003, j’ai participé à une méditation de transmission dans une salle municipale. A midi, j’ai fait une pause et je suis allée faire des courses avec une amie. Il y avait beaucoup de monde dans la rue. Au milieu de la foule, je remarquai un mendiant assis sur le sol et d’un geste automatique je sortis de ma poche une pièce de cinquante centimes.

Je vis alors avec étonnement qu’il y avait devant lui une rangée de billets différents. On aurait dit une petite banque de rue. Je lui remis la pièce que j’avais sortie de ma poche. Je ne pouvais croire qu’on lui avait donné tous ces billets. Tandis que je cherchais des yeux mon amie, un jeune Turc, à l’allure robuste, portant un T-shirt vert et des lunettes de soleil, m’adressa la parole. Pendant un instant j’eus peur qu’il ne se montre agressif, mais il me demanda : « Que pensez-vous de cela ? » Ma confusion augmenta. Il ajouta : « Pour moi, cela signifie que je pourrais prendre un billet. » Je répondis : « Peut-être cela montre-t-il qu’il y a assez d’argent dans le monde, mais qu’il n’est pas distribué de manière équitable. » Je ne comprenais pas le sens de mes propres paroles, car, dans ce cas précis, c’était le mendiant qui avait l’argent. Le jeune homme dit alors : « C’est ce que je dis toujours », et nous nous séparâmes.

L’argent est pour moi aussi une cause de souci et ce mois-ci j’ai payé plus de factures que normal. Je ne peux croire que cette rencontre soit le fruit du hasard – peut-être était-elle destinée à me donner une leçon.
Le mendiant était-il Maitreya et le jeune Turc le Maître Jésus ?

H. P., Hambourg, Allemagne

[Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que le « mendiant » était Maitreya et le jeune homme le Maître Jésus.]

 

Deux lettres de la même personne :

Un rapide soulagement

Cher Monsieur,

[1] Cela avait été une mauvaise journée ; le travail avait été fastidieux et pénible ; mon cours du soir avait été long. La pizza que j’avais mangée me restait sur l’estomac. Je me sentais mal en point et très fatiguée. J’avais mal aux yeux et à la tête. Rentrant à la maison en bus, les arrêts et les démarrages successifs me rendaient encore plus malade. Je me tenais la tête entre les mains.

Un vieil homme monta alors dans le bus et s’assit devant, en diagonale par rapport à moi. Il avait une grande barbe blanche et de petits yeux brillants. Il était chauve et il portait un chapeau noir et un long manteau noir. Il avait un porte-documents sur les genoux. Je le surpris à me fixer intensément. Cela ne me plaisait guère, mais je me contentai de penser : « Qu’importe », et je continuai à me masser les tempes.

Au bout de quelques instants, je sentis soudain quelque chose d’étrange ; une sorte d’énergie venue de nulle part pénétrait dans ma tête. Elle semblait pulser et tourner en spirale et elle dissipait mon malaise. Il s’agissait d’une énergie forte et indéniable.

Je levai les yeux et je constatai que le vieil homme me fixait toujours. Sa main tapait maintenant sur le porte-documents qui se trouvait sur ses genoux, deux coups successifs suivis d’un intervalle : taptap, taptap. A chaque fois qu’il tapait sur son porte-documents, je sentais un nouvel afflux d’énergie. Il me regardait maintenant d’un air interrogatif, comme pour me demander : « Est-ce que cela marche ? Ressentez-vous quelque chose ? » Je baissai les yeux, non seulement parce que je ne comprenais pas ce qui se passait, mais aussi parce que je ne souhaitais pas qu’il s’arrête. L’énergie continuait à pulser et je me sentais de mieux en mieux.

Une femme qui était assise devant moi se retourna et me regarda avec un large sourire comme pour dire : « Voyez-vous ? N’est-ce pas agréable ? », à moins que peut-être elle ait reçu une partie de cette énergie elle aussi. Elle semblait savoir qu’il se passait quelque chose.

Lorsque le moment fut venu pour moi de descendre du bus, je me sentais beaucoup mieux ; j’avais de l’énergie et mes malaises avaient disparu. Je me levai, je regardai le vieil homme, je lui souris et très timidement je le remerciai. Timidement, car même si je savais que c’était lui qui m’avait guérie, l’expérience était si inhabituelle et dépassait tellement mon entendement que je ne pouvais me sentir vraiment sûre de moi. Il dit quelque chose comme : « Reposez-vous », ou « Détendez-vous ».  Je rentrai chez moi et me sentis parfaitement bien pendant tout le reste de la soirée.

Pourriez-vous me dire qui étaient cet homme et cette femme ?

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le « vieil homme » était Maitreya et la « femme » le Maître Jésus.]

Une froide indifférence

[2] C’était à New York, un jour de grand vent, et il faisait un froid glacial. Je supporte difficilement le froid. Je pense que j’avais quatre couches de vêtements superposés sous ma veste la plus chaude, mais cela ne suffisait pas le moins du monde à me réchauffer. Le vent était si fort et si pénétrant qu’il me glaçait jusqu’à la moelle des os. Je me rendais à pied de ma banque vers un restaurant, une rue plus loin, et c’était une torture pour moi. Tout ce à quoi je pouvais penser, c’était arriver au restaurant le plus vite possible et me retrouver à l’abri du froid.

A mi-chemin, un Indien, surgi de nulle part, vint vers moi et me demanda de la monnaie. Il ne portait ni chapeau, ni gants, seulement une veste peu épaisse dont la fermeture éclair n’était même pas fermée. Cependant, prise par mon idée fixe, je me contentai de lui répondre : « Je regrette », et je continuai à marcher (par ailleurs, je garde mon argent dans un porte-monnaie à l’intérieur de mon manteau, et je ne voulais absolument pas ouvrir celui-ci). Mais je vis sa réaction. Il leva les yeux et mis la main sur son front en faisant une grimace comme pour me dire : « Oh ! Non, Camille. Ce n’est pas la bonne réponse ! » Il poursuivit sa route et je le suivis des yeux jusqu’à ce que, une fois arrivée au restaurant, il me fut impossible de le voir plus longtemps. Chose étrange, il me semblait moins affecté par le froid, dans sa veste légère, que moi avec toutes mes couches de vêtements superposés. Je me suis sentie vraiment mal à l’aise de ne pas avoir été capable de faire abstraction de mes propres soucis pour aider cet homme qui n’avait même pas un manteau.

Qui était-il ?

C. L., New York, Etats-Unis

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que « l’Indien » était le Maître Jésus.]


QUESTIONS-REPONSES

Q. Pensez-vous que le président Bush sera évincé lors des prochaines élections ?

R. Il est trop tôt pour le dire. Mais, à mon avis, c’est très probable.

Q. Est-il probable qu’un démocrate prenne sa place ?

R. Ce sera soit un démocrate, soit un républicain !

Q. Les nouvelles machines à voter électroniques à écran tactile sont, de l’avis de nombreux experts, faciles à trafiquer et le décompte des voix n’est pas sûr dans la mesure où il peut facilement être modifié. Pensez-vous que ceci puisse arriver lors des prochaines élections présidentielles ?

R. Oui.

Q. Que peuvent les citoyens américains pour éviter des résultats truqués et une autre élection usurpée ?

R. Ils pourraient refuser d’utiliser les nouvelles machines et insister pour que l’on change toutes les machines défectueuses qui sont actuellement en service.

Q. La tension qui règne aujourd’hui dans le monde m’inquiète, mais je ne veux pas me laisser influencer ni sombrer dans la peur. [1] Que puis-je faire de plus utile afin de conserver une attitude positive ? [2] Le monde semble pris de folie ; pensez-vous que cela durera longtemps ? [3] Le climat qui règne actuellement retardera-t-il l’émergence de Maitreya ?

R. [1]  Pratiquer la méditation et le détachement et agir en faveur d’une cause. [2] Non. [3] Non.

Q. Il y a quarante ans le discours véhément de Martin Luther King, exprimant son rêve d’égalité, de justice et de paix pour toutes les races, a eu un immense impact et un effet positif sur les relations entre les différentes races dans le monde entier. Pourriez-vous expliquer pourquoi ce discours fut si émouvant et si puissant ?

R. Martin Luther King était un initié du second degré. Il s’exprimait du fond du cœur et son discours toucha des millions de gens qui aspiraient au plus profond d’eux-mêmes à l’unité, à la justice et à la fraternité.

Q. [1] Pensez-vous que le rêve de Martin Luther King soit réalisable ? [2] Faudra-t-il attendre longtemps avant qu’une véritable égalité et une véritable fraternité s’instaurent dans le monde entier ?

R. [1] Il est inévitable qu’il se réalise. [2] La présence de Maitreya et des Maîtres de Sagesse stimulera et hâtera le processus.

Q. Le gouvernement britannique actuel avec Tony Blair comme premier ministre est venu au pouvoir avec une large majorité et il était très populaire, car il représentait l’espoir d’une société meilleure et plus juste, après dix-sept années de monétarisme, et d’une politique antisociale et de « chacun pour soi » prônée par Margaret Thatcher. Désormais, il semblerait que l’espoir ait été trahi. [1] Pourriez-vous donner votre opinion sur ce qui est arrivé à Tony Blair et à son gouvernement ? [2] Que devraient-ils faire pour retrouver la confiance du pays ?

R. [1] Tony Blair, à mon avis, est victime de l’illusion qui nourrit son ambition. Il a des aspirations authentiques mais il est trop attaché à ses illusions pour réaliser correctement ses aspirations et trop arrogant pour prendre conseil auprès d’autrui. Tout comme le président américain George W. Bush, il ment au peuple irakien. [2] Présenter ses excuses et dire la vérité.

Q. Quelles sont les solutions envisageables pour mettre un terme au chaos qui règne en Irak ?

R. Les puissances occidentales devraient se retirer de l’Irak et laisser les Nations unies user de leur expérience pour aider à restaurer l’ordre sous un véritable gouvernement irakien, et non pas un gouvernement fantoche à la solde des Etats-Unis.

Q. Que doit faire l’Onu pour être capable d’assumer son rôle au centre des affaires internationales ?

R. Se réorganiser. Dissoudre le Conseil de sécurité qui a fini de jouer son rôle et restaurer une véritable signification à l’Assemblée des nations.

Q. Avant de mourir, S. De Mello a prononcé ces paroles : « Ne les laissez pas écarter la mission des Nations unies » [en Irak]. Mais si la majorité des Irakiens considèrent les Nations unies comme rien de plus qu’une organisation dirigée par les Etats-Unis, est-ce agir de façon responsable que d’exposer plus longtemps des employés de l’Onu à un réel danger ?

R. La majorité des Irakiens ne considèrent pas les Nations unies comme « rien de plus qu’une organisation dirigée par les Etats-Unis  ». Des négociations entre l’Onu et les leaders irakiens doivent être mises en place afin de s’assurer qu’une mission viable de l’Onu (apporter de l’aide et du secours) puisse s’accomplir en toute sécurité. L’Irak n’est actuellement un endroit sûr pour personne, mais les Nations unies doivent néanmoins agir. Elles ne peuvent pas faire grand chose pour l’instant mais elles ne devraient pas trop tarder.

Q. Le secrétaire général de l’Onu, Kofi Annan, semble être un homme plein de dignité et d’idéalisme, mais n’est-il pas dépassé et marginalisé par le gouvernement américain ?

R. Oui, dans une certaine mesure. Cependant, rien n’est immuable. Avec le temps tout changera.

Q. Il semble inévitable que des manifestations de masse encore plus spectaculaires soient nécessaires et qu’elles aient effectivement lieu un peu partout dans le monde – afin de réclamer qu’il soit mis un terme au meurtre éhonté des Palestiniens, par exemple, ou pour exiger la fin du « règne » des leaders qui demeurent sourds aux désirs de leurs électeurs, ou encore pour réclamer la fin des constantes menaces de catastrophes nucléaires, des guerres, de la corruption, de l’injustice, etc. Avez-vous une idée de ce qu’il faudra pour déclencher à nouveau des manifestations de masse ?

R. Les peuples de la Terre commencent seulement à réaliser qu’ils ont une voix – et donc le pouvoir de se faire entendre – et ils doivent être encouragés à manifester sans cesse jusqu’à ce que les gouvernements les écoutent. Cela fait partie de la tâche de Maitreya de stimuler et d’éduquer les gens afin qu’ils exigent leurs droits. Ces droits sont exprimés dans la Charte des Nations unies.

Q. Etes-vous toujours optimiste en ce qui concerne une prochaine interview du Seigneur Maitreya à la télévision ? Sommes-nous autorisés à donner quelques indications à ce sujet ?

R. Je suis optimiste mais patient. Cela aura lieu dès que possible.



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