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Accueil > Revue Partage > Archives

Extraits de la revue Partage international
Janvier-février 2004




Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.
La revue existe grâce à ses abonnés, pour soutenir sa parution et la diffusion de ses informations, cliquez ici.



Sommaire (en rouge = sélection du mois)

L’engagement des Maîtres - par le Maître --, un des membres aînés de la Hiérarchie des Maîtres de Sagesse, dont le nom est bien connu des cercles ésotériques. Pour diverses raisons, son identité n'est pas révélée. Benjamin Creme se trouve en contact télépathique permanent avec ce Maître qui lui dicte ses articles.

Point de vue - Les pays riches ne tiennent pas leurs promesses- par Thalif Deen

La vie secrète des enfants - interview de Camila Batmanghelidjh

FAITS ET PREVISIONS - Une nouvelle technologie transforme les déchets en pétrole - La pollution et la libido - Des moteurs à énergie solaire

Agroglyphes : une vision unique - Interview de Steve Alexander

Le grand canular ? La capture de Saddam Hussein ? (voir sous sous la rubrique «L'actualité du mois»)

Bientôt un éclairage qualité jour

LES PRIORITES DE MAITREYA
Mise en garde contre une pénurie d’eau à l’échelle planétaire
Inde : les enfants esclaves
Les enseignants victimes du sida

SIGNES DES TEMPS - Un homme guérit miraculeusement du cancer - Un enfant entouré par les anges - Agroglyphes et ovnis

LA REACTUALISATION DES RAPPORTS BRANDT - Le monde selon Willy Brandt - par James Bernard Quilligan

La faim, la pauvreté et l’aide - La population, les femmes - La dette, l’armement et la sécurité - L’énergie et l’environnement - La technologie et les entreprises - Le commerce

les enseignements de maitreya - Le bonheur

TENDANCES - Soudan : partage des ressources pétrolières - Le pape appelle au partage - Démission d’un colonel israélien - Le joyau des pauvres

La prière - par Benjamin Creme

Une prière pour le nouvel âge
Action conjointe de robots

LA VOIX DU PEUPLE - Des manifestations perturbent la visite du président Bush - Manifestations en faveur de la démocratie à Hong Kong - Inde : des villageois militent contre Coca Cola  

Le language des signes sur écran
Etats-Unis : des juges contre la peine de mort

Courrier des lecteurs

Questions-Réponses


Conférences


L’engagement des Maîtres

par le Maître --, à travers Benjamin Creme

Tandis que s’accumulent les sombres nuées de la guerre, masquant dans le ciel la lumière de la paix, la réponse de l’humanité est duelle : acceptation silencieuse et soumise de la volonté des bellicistes, ou résistance active et courageuse à leurs machinations. Aujourd’hui, nous voyons ces deux réactions revêtir les mêmes proportions. La moitié du monde est prisonnière du mirage d’une « guerre contre le terrorisme » (bien qu’elle n’en comprenne pas les causes sous-jacentes), et du terrorisme lui-même.

Quant à l’autre moitié, elle déplore tout autant le terrorisme qu’une insuffisante compréhension de son origine. Sachant que seules des transformations d’envergure pourront mettre fin à cet horrible fléau, elle en appelle aux dirigeants des nations pour qu’ils reconnaissent les inégalités qui divisent le monde de manière si injuste, et qu’ils y remédient. Le groupe de ceux qui réclament ces changements doit prendre de l’ampleur et renforcer sa résistance face aux projets de ceux qui, au pouvoir actuellement, menacent la stabilité du monde. Les membres de ce groupe doivent se retrouver et œuvrer de concert, en sachant bien qu’ils travaillent et s’expriment pour une majorité immense mais silencieuse, avec laquelle ils partagent une même aspiration à la paix et à la manifestation de la justice.

Les conditions de la paix

La paix ne surviendra que quand régnera la justice, quand le partage aura ouvert  le cœur aux hommes, y faisant naître la confiance. Ainsi les hommes doivent-ils se prononcer haut et fort pour la justice et le partage, seuls susceptibles de mettre fin à leurs souffrances, au terrorisme et à la guerre. Nous, vos Frères aînés, sommes prêts à jouer notre rôle. Nous potentialiserons toutes les actions entreprises en faveur du bien commun. Nous n’attendons que l’opportunité de manifester notre force ; de vous aider à corriger les erreurs du passé ; de montrer aux hommes l’inutilité de la guerre. Nous prenons l’engagement de soutenir tous ceux qui réclameront la fin de la guerre, le rétablissement d’une approche saine et équilibrée des affaires humaines, la création de la justice et de la liberté pour tous. Aidez-nous à vous aider. Aidez-nous à jouer notre rôle. Il nous tarde d’agir, comme toujours, en faveur du bien commun qui, à nos yeux, représente les meilleurs intérêts de tous les hommes. C’est pourquoi nous recommandons le partage ; c’est pourquoi nous conseillons la justice ; c’est pourquoi nous voyons dans la liberté et la paix le couronnement du partage et de la justice.

Travaillons donc ensemble pour secourir ce monde. Laissons tomber nos différends dans l’intérêt de la race humaine. Faisons triompher le bon sens, pour que les hommes perçoivent leur besoin mutuel de vivre en paix et de guérir un monde souffrant.

Justice et confiance

Beaucoup envisagent l’avenir avec appréhension, craignant que l’homme se soit égaré et qu’il soit trop tard désormais pour qu’il trouve le chemin de la paix. Nous recommandons une autre attitude. Nous savons que le sentier de la paix est facile à trouver, car il ne requiert que la création de la justice et de la confiance. Nous savons que seul le partage engendrera cette confiance, amenant l’homme à abandonner à la fois le terrorisme et la guerre. Ainsi en sera-t-il, et ainsi les hommes répondront-ils au message de fraternité et de justice de Maitreya, enfin libres des mirages de la peur et de la méfiance, prêts à façonner eux-mêmes un avenir de joie. 


La vie secrète des enfants déshérités

interview de Camila Batmanghelidjh par Gill Fry

A Camberwell, au sud de Londres, se trouve Kids Company : une entreprise caritative unique en son genre, qui travaille avec des enfants et de jeunes victimes de la pauvreté, de l’exclusion et de négligence, en les aidant à réduire l’impact des traumatismes et en leur permettant de croire en un avenir meilleur. Depuis sa création en 1996, Kids Company aide environ 350 enfants chaque semaine, dans un centre où ceux-ci reçoivent de la nourriture, de l’aide, des conseils et une éducation. Ils sont encouragés à pratiquer différentes formes d’art, de musique ou d’activités sportives. Quatre mille enfants supplémentaires sont reçus chaque semaine dans des écoles déshéritées. Un rapport commandé en 2002 par le gouvernement décrit Kids Company comme « l’exemple parfait d’un projet géré par la communauté, orienté vers la satisfaction des besoins et avec une rare capacité à réellement toucher un grand nombre de jeunes gens profondément désavantagés ».

Camila Batmanghelidjh, fondatrice et directrice du projet, a une expérience de quinze ans en matière de psychothérapie pour enfants. Au cours de sa petite enfance, elle a grandi dans une famille aisée, en Iran. Elle ne parvenait pas à comprendre pourquoi la femme de ménage et ses sept enfants devaient vivre dans une seule pièce ; elle leur donnait quelques-uns de ses jouets ainsi que de la nourriture. Alors qu’elle était adolescente, sa famille a fui l’Iran pour s’installer en Grande-Bretagne. Elle est bien connue pour ses actions en faveur des droits des enfants et de ceux qui souffrent d’exclusion sociale.

Partage international : Comment avez-vous créé Kids Company et pourquoi ?

Camila Batmanghelidjh : J’ai une longue pratique en psychothérapie et depuis l’âge de neuf ans, je savais que je voulais créer un projet destiné à aider les enfants vulnérables. A l’âge de 20 ans, j’ai créé The Place to Be, un projet qui organisait des thérapies et des conseils à l’école. Ce projet a maintenant atteint une envergure nationale et concerne plus de 100 000 enfants. Je me suis rendue compte qu’il y avait des enfants qui redoutaient l’approche des vacances, qui étaient inquiets de ne pas aller à l’école. C’est ainsi que j’ai créé, au début de l’année 1996, un centre de vacances dans deux annexes de la gare de Camberwell. Malheureusement, une centaine d’adolescents regroupés en bande sont venus pour détruire ces installations. Je me suis subitement retrouvée face à face avec un groupe de clients qui parlaient un langage de ghetto que je ne comprenais même pas et qui faisaient partie d’un réseau criminel avec lequel je n’étais pas du tout familiarisée. Nous étions un groupe de psychothérapeutes de race blanche formés dans les écoles de Hampstead. Ce groupe est allé visiter ces enfants à une seule occasion, et n’est plus jamais revenu par la suite. Je me retrouvais donc seule avec ces garçons.

Chaque jour, j’ouvrais les portes à 3 h de l’après-midi mais j’étais complètement terrorisée. En raison de mes origines perses, je considère chacun comme un invité ; c’est ainsi que lorsque j’ouvrais les portes, je leur souriais et je leur disais : « S’il vous plaît, ne crachez pas ! » Les garçons m’ont dit qu’ils étaient fascinés parce que je ne m’en prenais jamais à eux et parce que j’étais très respectueuse lorsque je leur disais « Vous ne pouvez pas faire ceci » ou « Vous ne pouvez pas faire cela ». Ils étaient très curieux. Une centaine d’enfants sont arrivés par la suite : la plupart étaient de race blanche, drogués et avaient moins de 12 ans. Tandis que les premiers survivent grâce au crime, les autres sombrent. Ceux qui avaient 12 ans en paraissaient 6 et il était manifeste qu’ils avaient beaucoup souffert, que leurs parents étaient drogués et que l’argent de la famille était consacré aux drogues, ce qui rendait les enfants très vulnérables.

PI. Qui vous venait en aide ?

CB. J’ai fait appel à quelques hommes car en cas de bagarre nous ne pouvions rien faire. Nous avions aussi quelques hommes de race noire qui travaillaient pour nous. Ils n’avaient aucune éducation mais savaient très bien s’y prendre avec les enfants ; il y avait aussi des psychothérapeutes brillants mais qui, en dépit de leur qualification, n’avaient pas une bonne approche avec les enfants. Je devais faire travailler ces deux groupes de personnes ensemble, m’arranger pour qu’elles se respectent mutuellement et qu’elles développent une culture tournée vers les besoins des enfants.

En même temps, ces derniers ont commencé à me faire confiance et à parler autour d’eux. J’ai compilé plus de 300 de leurs bibliographies toujours très perturbées. Un profil des enfants traumatisés a ainsi commencé à se construire : ils sont à chaque fois victimes de négligences et ont subi des événements traumatisants. Soixante pour cent des adolescents n’allaient plus à l’école et personne ne s’inquiétait de leur sort.

Kids Company s’est finalement installé dans six hangars de chemin de fer. L’équipe était divisée en différents secteurs : santé, éducation, services sociaux, arts, ménage, recherche d’emploi, soins de base. Les jeunes se sont donnés le mot et ils arrivaient de plus en plus nombreux.

PI. Comment ces jeunes étaient-ils pris en charge par les services sociaux ?

CB. Cinquante-sept pour cent de nos jeunes sont sans abri : ils dorment dans des garages, dans des cages d’ascenseurs, à même le sol ou dans des voitures. Cela a été très difficile pour nous de trouver un logement pour la plupart d’entre eux. C’est ce qui m’a fait comprendre que les services sociaux sont complètement dépassés dans nos villes. Le Children’s Act déclare qu’il faut protéger les enfants lorsqu’ils sont négligés, victimes de violences sexuelles ou physiques mais, en vérité, seuls les cas extrêmes sont pris en charge ; les enfants négligés ne font l’objet d’aucune attention. Ainsi, si vos deux parents sont drogués, s’ils dépensent tous les revenus du ménage pour se procurer leur drogue, s’ils ne vous habillent pas, s’ils vous laissent sans chauffage, sans nourriture mais sans vous battre, alors, vous n’aurez pas droit à l’aide dont vous avez besoin. Kids Company a démarré en essayant de se faire connaître tout en fournissant ses services. Nous nous sommes retrouvés en train de lutter en faveur de nombreux enfants. Nous avons poursuivi les autorités locales en justice parce qu’elles ne voulaient pas fournir un abri pour des enfants, nous avons aussi dû lutter contre des services sociaux. La situation devenait de plus en plus difficile parce que ce sont ces mêmes services qui octroient les subventions dont nous avions besoin en tant qu’association à but non lucratif. Notre travail mettait de plus en plus en évidence les inadéquations du système.

Le meurtre de Damilola Taylor a mis sur la place publique ce que nous savions depuis longtemps. Les gens ont commencé à comprendre à quel point ces enfants sont brutalisés et comment ils se montrent violents en réaction.

PI. Ces 57 pour cent d’enfants qui sont sans abri vivent-ils avec leurs parents ?

CB. Ils n’ont pas de parents. Ce qui est frappant avec notre groupe d’enfants c’est qu’ils ne font l’objet d’aucune attention de la part de leur père et mère. Nous ne portons aucun jugement parce que ces parents ont connu la même situation que leurs enfants, il y a de nombreuses années ; fondamentalement, il n’existe aucune place dans leur cadre mental pour les soins à apporter aux enfants. Le jour de Noël, nous avions 158 enfants avec nous. Ils venaient tous du coin. Cela donne une idée de l’ampleur du problème.

PI. Quels sont les problèmes particuliers des enfants pauvres dans ce pays ?

CB. La situation est très différente de celle que l’on rencontre dans les pays pauvres, où vous ne vous retrouvez pas confrontés aux gaspillages que l’on affiche à la télévision et dans les vitrines des magasins. Dans ces pays, il y a une communauté et une forme de famille étendue, de sorte qu’il peut y avoir beaucoup de pauvreté mais il reste une cohésion sur le plan émotionnel. Chez nous, la pauvreté tend à isoler les enfants car invariablement elle a pour lieu un logement exigu dans un grand immeuble avec des barrières métalliques et où chaque porte est cadenassée. Les gens ont peur de créer des liens entre eux car chaque étranger est un criminel potentiel. En conséquence, je pense qu’il est très difficile pour les enfants de s’identifier à un groupe. A la base, le problème est que les parents biologiques n’ont pas réussi à s’occuper de leurs enfants et que l’Etat a aussi échoué dans sa mission. Tout le monde est horrifié lorsque les enfants s’attaquent aux institutions de l’Etat ou de la famille. Mais on ne récolte que ce que l’on a semé. Si ces enfants ne sont pas respectés alors, une fois adultes, ils se retourneront contre la société. Celle-ci ne leur apporte rien et ce qui leur manque : une expérience de nature émotionnelle, ne peut pas s’apprendre en classe. Ils n’ont connu que brutalité et manque de respect ; ils se sentent sans valeur car ils ne trouvent aucune protection.

PI. Comment vous y prenez-vous avec un enfant qui a été profondément traumatisé ?

CB. Les enfants qui ont été traumatisés se ferment pour se protéger contre la souffrance et finissent par perdre la capacité de ressentir un large spectre d’émotions. Ils ont oublié ce que signifient les sentiments et pensent qu’il en est également de même pour les autres. Ils ne sont pas capables d’empathie car ils n’ont même pas de sentiments pour eux-mêmes. Ils ne peuvent pas se mettre à la place de la victime ou se sentir désolés pour ce qui lui est arrivé ; ils ne peuvent pas imaginer la souffrance de la victime, ils n’ont pas de remords et ne se sentent pas coupables. Ils n’ont pas accès à tous ces sentiments, ils n’accordent pas plus d’importance à leur propre vie qu’à celle des autres. Leur rage est immense et très profonde.

PI. A quelles méthodes faites-vous appel pour aider ces enfants ?

CB. Nous pensons que les méthodes didactiques et morales ne fonctionnent pas car elles s’appuient sur un répertoire émotionnel de base, inexistant chez ces enfants. Les adultes qui travaillent avec nous doivent en quelque sorte développer une attitude émotionnelle au nom des enfants. Grâce à l’attachement qui se développe, ils font resurgir les émotions de leur mémoire. C’est une méthode qui va à contresens des pratiques professionnelles.

Je me dis souvent que je devrais voyager et mettre en garde les peuples du tiers monde contre les habitudes des pays développés, car je pense qu’en développant des structures professionnelles, nous avons dépersonnalisé les soins de manière excessive ; ceux-ci  relèvent de l’art. Ce sont des liens de nature émotionnelle qui doivent transparaître dans la relation entre le patient et celui qui donne le service. Il y a là une place intéressante que j’appelle « l’espace créatif de soins ». Je pense que c’est une erreur que de créer des structures professionnelles qui font que les travailleurs se conduisent comme des robots qui agissent et se déplacent mais perdent la notion de soins. Ce que j’essaie de créer pour nos collaborateurs, c’est la capacité à entrer avec les enfants dans une relation instantanée et intense sur le plan émotionnel, de sorte que les enfants se sentent soudainement plongés à nouveau dans la vie.

PI. Comment les enfants réagissent-ils à ces changements ?

CB. Il faut beaucoup de doigté, car les enfants s’en prennent à vous parce que vous les rendez à nouveau sensibles. Ils n’aiment pas cela ; ils se sentent moins forts et ils ne sont pas certains que les émotions et la survie en ville aillent de pair. Ils disent que ressentir limite leur capacité de se battre. C’est un point auquel nous devons faire très attention, et c’est pourquoi notre première tâche, avant de leur rendre leur sensibilité, est de les mettre à l’abri.

PI. Sont-ils encouragés à discuter entre eux de leur transformation ?

CB. Oui. Il y a également une hiérarchie dans les soins. Par exemple, nous nous occupons d’un adolescent, qui à son tour, s’occupe d’un plus jeune. Ceci est très encouragé. Les adultes sont incités à appeler les jeunes sur leur portable et inversement les jeunes sont invités à prendre contact avec les adultes. « Le plus de contacts possibles », c’est en quelque sorte la devise de notre organisation.

PI. Lorsque des enfants vivent des changements et qu’ils les reconnaissent, comment s’y prennent-ils avec leurs parents qui n’ont pas changé ?

CB. Je pense qu’ils finissent par avoir deux vies parallèles. Mais ce n’est pas une si grande perte car ces enfants étaient déjà séparés de leurs parents lorsqu’ils sont arrivés chez nous. Ils aiment leurs parents, il y a un lien profond, mais il n’y a ni confiance ni respect. Lorsque vous passez en revue la vie de ces enfants, il apparaît que les premières personnes qui les ont trahis étaient celles qui en avaient la charge ; ils ne leur font donc plus confiance. Nous leur apportons un support comme celui qu’ils pourraient attendre de leurs parents, mais nous ne nous substituons pas à ceux-ci.

PI. Les parents s’adressent-ils parfois à vous pour obtenir de l’aide ?

CB. Quelques-uns le font et nous faisons tout notre possible pour recréer des relations familiales et des situations où les adultes peuvent à nouveau se comporter en tant que parents vis-à-vis de leurs enfants. Mais généralement la plupart d’entre eux n’en sont plus capables. Alors que la majorité des organismes cessent leur action à ce point, nous continuons à prendre soin des enfants car ce sont eux qui constituent notre cible et nous avons des responsabilités à leur égard.

PI. Quels sont les enfants les plus jeunes et les plus âgés que vous aidez ?

CB. Nous avons des adolescentes qui accouchent chez nous. Un de nos collaborateurs les assiste. Ensuite, il ramène les mères et leurs bébés chez elles et les prépare à mener une vie indépendante. Nous avons donc une gamme de patients qui va des bébés aux adultes de 23 ans. C’est nettement un programme à long terme.

Certains enfants peuvent avoir un travail, mais il arrive que leur voisinage ou leur famille leur fasse subir des traumatismes répétés, ce qui les ramène parfois chez nous. Par exemple, nous avions un garçon qui était accoutumé à plusieurs drogues ; il avait réussi à se débarrasser de cette dépendance, mais sa mère l’a retrouvé et comme elle se droguait à la cocaïne, elle l’a fait replonger ; nous l’avons donc repris et nous devons tout recommencer avec lui.

PI. Comment venez-vous en aide aux enfants drogués ?

CB. Dans nos installations, nous sommes très stricts : ils ne peuvent pas consommer de drogue. Environ 80 pour cent de nos enfants consomment du cannabis pour se calmer. Une récente étude a montré que ce sont principalement les parents qui mènent leurs enfants à la drogue et non les autres jeunes. La cocaïne devient de plus en plus préoccupante. A l’heure actuelle, environ cinq de nos enfants y sont dépendants. Nous essayons de les soigner, nous faisons appel à des thérapies alternatives telles que les massages et l’homéopathie. La revente de la drogue est le moyen de subsistance des pauvres ; ils peuvent rester passifs et sans ressource le reste de leur vie ou ils peuvent se lancer dans l’action. Lorsqu’ils se retirent de la vie en société et lorsque la communauté ne leur apporte pas le minimum nécessaire alors, à leur tour, ils considèrent qu’ils ne sont redevables de rien à la société. Pour eux, la société est un monde de loups.

Quand vous êtes régulièrement en situation de détresse, votre esprit se met constamment en situation d’urgence. De nouvelles découvertes en neuro-endocrinologie et neuropsychiatrie montrent qu’une bonne partie du comportement des jeunes peut s’interpréter comme la manifestation d’un stress chronique. Les mesures prônées par le gouvernement en matière de surveillance et d’enfermement sont sans effet car elles partent du principe que les jeunes adapteront leur comportement pour ne pas être privés de liberté mais en réalité, vivre ou mourir importe peu pour ces enfants.

PI. De quelle manière les enfants arrivent-ils pour la première fois à Kids Company ?

CB. Notre système fonctionne parce qu’il a été conçu dans la perspective des enfants et qu’il leur est totalement accessible. Nous n’avons imprimé aucune brochure et pourtant nous sommes complets. Les enfants vulnérables se connaissent entre eux car ils se regroupent pour s’entraider. Les enfants n’arrivent pas avec de beaux dossiers bien préparés, mais ils nous donnent des informations très détaillées telles que « Sa mère est alcoolique » ou « Son frère a été blessé par balle », etc. Toutes ces informations nous parviennent, mais par contre, nous n’avons pas de date de naissance et nous devons donc faire quelques recherches. Nous ne questionnons pas les enfants pendant des heures, nous les laissons se promener et s’adresser à n’importe quel collaborateur ; ils se confient lorsqu’ils sont prêts.

PI. Comment les enfants tirent-ils parti de vos activités ?

CB. Tout d’abord, il existe d’énormes réserves d’énergie chez ces enfants. Nous leur disons : « Ici, vous ne pouvez pas frapper les autres, vous devez chercher d’autres moyens pour utiliser votre énergie. » C’est ainsi que nous faisons appels aux arts et aux sports. L’art est un moyen fantastique pour partager un traumatisme sans nécessairement en parler. L’art et le sport sont des moyens de tisser à nouveau des liens avec la société : il n’est pas nécessaire de savoir lire et écrire, avec un peu de talents, il est possible d’apporter sa contribution à la communauté. Nous sommes très fiers de notre méthode et nous mettons la barre très haute. Nous ne leur disons pas que nous en attendons moins de leur part parce qu’ils ont été traumatisés : en fait nous avons des attentes très fortes vis-à-vis de ces enfants. A l’examen national en informatique, par exemple, nous avons cent pour cent de réussite.

PI. D’où proviennent les fonds ?

CB. Chaque année, je dois trouver environ deux millions de livres et nous sommes régulièrement au bord du gouffre. Les enfants n’ont aucune ressource propre. Nous devons faire du porte-à-porte pour demander un peu d’argent : les agences locales sont submergées par la demande et les grandes organisations caritatives se professionnalisent de plus en plus.

De nombreuses petites associations comme la nôtre sont laissées de côté dans une situation financière très précaire et nous sommes en compétition avec des associations qui bénéficient d’une infrastructure beaucoup plus étoffée que la nôtre. Nous ne recevons pas d’aide du gouvernement : un jeune qui faisait son service civil a cherché où nous pourrions trouver des fonds, mais aucun ministère n’était prêt à prendre cette responsabilité. Les personnes qui travaillent dans ces services administratifs sont en général issues d’un milieu stable et ne peuvent concevoir que des enfants soient amenés à survivre par leurs propres moyens. Ils sont incapables de créer des services d’aide car ils ne peuvent imaginer que des enfants se retrouvent dans une telle situation.

PI. Un des slogans du parti travailliste est « Pas de tolérance pour le crime et pas de tolérance pour les causes de la criminalité ».

CB. Ce slogan convient aux enfants des rues car la plupart des gens ne savent pas comment s’y prendre avec ces enfants ; leur vie intérieure est tellement différente. La psychologie de l’enfance a démarré avec Freud, mais il n’avait jamais été en contact avec des enfants des rues comme ceux-ci, de sorte que nous n’avons aucun répertoire qui nous permette de décrire l’état psychologique de ces enfants. Ma formation en psychanalyse m’a aidée dans mes observations à Kids Company. Nos conclusions peuvent s’appliquer dans n’importe quel pays parce qu’il y a quelque chose d’universel dans la psychologie de ces enfants, et je souhaite mettre ces informations à la disposition des autres personnes qui veulent élaborer des modèles similaires.

Information : www.kidsco.org.uk. Les dons peuvent être adressées à Kids Company, 1 Kenbury Street, Londres  SE5 9BS, UK.

Profil de quelques enfants de Kids Company

Une famille de quatre enfants : deux filles  de 7 et 14 ans et deux garçons de 11 et 12 ans

Les services sociaux avaient été contactés par une personne qui avait vu la fille aînée fouiller des poubelles à la recherche de nourriture. Elle était accompagnée de ses deux jeunes frères. Six ans plus tard, le père drogué l’avait emmené pour effectuer un cambriolage. Il a été pris et condamné à trois ans de prison. Les enfants sont restés avec leur mère qui était également droguée. Ils ne fréquentent plus l’école depuis près de deux ans. Des dealers et des drogués fréquentent régulièrement la maison en y faisant régner une atmosphère dangereuse. Les enfants ont peu de vêtements, ils sont rarement lavés, ils ont souvent faim et ils ont l’air complètement désorientés. La sœur aînée a été poussée à la prostitution afin d’aider ses frères et sœurs, et pour pouvoir acheter de temps en temps de l’héroïne pour sa mère. Elle est suivie à Kids Company. Elle a l’intention de suivre une formation d’infirmière car, au centre, elle s’est découverte une passion pour les soins à apporter aux autres.

Un garçon de neuf ans

Sa mère ne veut pas s’occuper de lui et il vit avec un homme qui n’est pas son père et qui travaille comme conducteur de bus, ce qui fait qu’il n’est pas souvent à la maison. Il laisse une clé au cou du garçon et un horaire pour qu’il sache quand il doit se laver les mains et préparer sa nourriture. L’enfant est très souvent seul, ce qui le déséquilibre profondément. Dernièrement, il a été exclu de l’école car son comportement était de plus en plus perturbant. Il a un aspect débraillé, il a peu de vêtements et ses chaussures sont trop petites pour lui.

Un garçon de douze ans

Il habite avec sa grand-mère parce que ses parents ne veulent rien faire pour lui. Ce rejet l’a amené à se dévaluer à ses propres yeux et a entraîné un sentiment de confusion car il ne comprend pas pourquoi il est rejeté. Bien qu’il soit brillant, il a des problèmes d’attention et a de grandes difficultés pour se concentrer sur une tâche. Quand il est frustré, il détruit tout autour de lui. Ce comportement choque sa grand-mère qui ne sait plus comment réagir. Il est souvent dans la rue car il ne veut pas rester à la maison.

[Source : Kids Company information : 100 Children’s Details]


Signes

Un homme guérit miraculeusement du cancer

Le 14 août 2003, l’édition du Sun News relate que Larry Oyler, mécanicien installateur de grues, habitant Aromas (Etats Unis), affligé d’une tumeur anormalement grosse dans l’oreille gauche, se réveilla un matin en constatant la disparition mystérieuse de la tumeur.

L’histoire de Larry débuta 18 mois plus tôt lorsqu’il commença à souffrir de violents maux de tête. Une IRM révéla une énorme tumeur cancéreuse au cerveau, et les chirurgiens lui dirent qu’il devait être opéré immédiatement s’il voulait survivre.
« J’étais complètement effaré,
raconte-t-il. Je ne savais pas si ma famille me reverrait. De plus, les chirurgiens m’informèrent du risque encouru de devenir un légume. La pensée de ne plus être capable de prendre soin de moi était terrifiante. »

Larry accepta l’opération mais il changea d’avis seulement quelques heures avant. Contrariés, les docteurs acceptèrent de repousser l’opération. Mais de nouveau, Larry changea d’avis à la dernière minute.
« Cette fois, ils se mirent en colère et me dirent que je n’avais plus le droit de bénéficier d’une intervention. »
Larry rentra chez lui, priant Dieu toute la journée de lui accorder un répit pour cette horrible douleur. «  Le lendemain, je m’éveillai et me sentis frais et dispos, raconte-t-il. C’était comme si on m’avait enlevé un grand poids des épaules. Je sus alors que Dieu était intervenu et avait accompli un miracle. »

Une autre IRM confirma la disparition de la tumeur. Les médecins de l’hôpital restent sceptiques quant à ce « miracle », mais Larry déclare qu’il est tout simplement heureux d’être en vie : « Je me sens neuf et revigoré. Ceci a changé ma vie et je remercie Dieu de m’avoir laissé en vie et d’avoir fait de moi le plus heureux des hommes. » 

[Sources : The Sun News, Etats-Unis ; para-normal.about.com]

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le Maître Jésus est l’auteur de cette guérison.]

Un enfant entouré par les anges

Agé de quatre ans, Caleb Elkins, de Mansfield, Ohio (Etats-Unis), a reçu la visite d’anges pendant qu’il était en soins à l’hôpital. En juillet 2003, Caleb jouait chez lui lorsqu’il tomba et se blessa gravement à la tête. A l’hôpital, des analyses révélèrent une hémorragie cérébrale, et pendant l’intervention chirurgicale qui suivit, on lui déboucha une artère et on lui inséra une plaque de métal dans la tête.

Le lendemain, une infirmière, Linda Carder, raconta à la mère de Caleb qu’elle avait ressenti un groupe d’anges autour de la pièce pendant l’opération de l’enfant.
« J’ai l’habitude de prier pour mes patients, 
dit-elle. Peut-être pas nécessairement avec eux ou à voix haute, mais avec amour. » Après son service, Linda Carder découvrit qu’un fait inhabituel était arrivé à son mari, pasteur d’une église locale. « Au milieu de la nuit, mon mari a été réveillé et a ressenti le besoin impératif de prier tout spécialement pour moi, ce qui sort tout à fait de l’ordinaire », a-t-elle raconté.

« Caleb a déjà vu des anges », explique sa mère, Brenda Ferguson. Avant l’accident, le petit garçon lui racontait qu’il avait fait le même rêve plusieurs fois : il voyait Jésus descendre vers lui puis remonter au ciel, et des anges aux yeux bleus planaient au-dessus de lui, effleurant sa tête et lui chatouillant les oreilles de leurs ailes. « Il s’approche de moi tout le temps et il me dit que je suis son cadeau pour toi, maman ». Caleb parle beaucoup de Jésus et
du ciel, disant combien Jésus l’aime.

[Source : www.mansfieldnewsjournal. com]

[Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que la manifestation angélique a été orchestrée par le Maître Jésus.]


La prière

Benjamin Creme répond à des questions sur la prière

La compilation suivante de questions posées à Benjamin Creme sur la prière inclut des questions nouvelles et des questions publiées précédemment dans Partage international.

Q. Pouvez-vous expliquer les mécanismes sous-jacents de la prière et de la guérison aux personnes religieuses ou orientées vers la spiritualité ? A partir du point initial de la prière, que se passe-t-il exactement ? 

R. La prière est un stade de la grande science de l’invocation et agit en établissant un lien ou un canal télépathique par l’intermédiaire du dénominateur commun du mental. Plus la focalisation mentale est forte, plus le niveau de communication mentale est élevé. La plupart des prières, cependant, sont focalisées sur le niveau astral/émotionnel et la réponse est moins « sûre ».

Le pouvoir de la prière est basé sur le fait qu’il n’existe pas de séparation : tous les atomes, à travers le cosmos, sont liés. L’efficacité de la prière dépend du niveau de focalisation de la pensée de la personne qui prie. La prière est le plus souvent une supplication venant du désir astral et elle est donc limitée en envergure. La prière à un niveau plus élevé est possible à travers le mental focalisé ; à un niveau encore plus élevé, elle émane de l’intention d’amour
du disciple imprégné par l’âme, l’âme elle-même étant alors l’agent de la prière.

La réponse à la prière est basée sur la loi de cause et d’effet (la loi du karma comme on l’appelle en Orient) et le degré d’intervention autorisé aux Maîtres de Sagesse en tant que Divins intermédiaires. Ainsi Jésus, la Vierge Marie, Mahomet, ainsi qu’un grand nombre de saints de toutes les religions, sont priés d’intercéder. Ils peuvent agir, et ils agissent effectivement, en tant qu’intermédiaires dans la mesure où la Loi le permet.

Q. Pouvez-vous également expliquer les mécanismes sous-jacents d’une manière qui puisse être utile au personnel médical en expliquant comment la prière pourrait jouer un rôle plus approprié dans le processus conventionnel de guérison ?

R. Ceci attend l’acceptation, par les praticiens de la médecine, de la réalité des plans éthériques de la matière sur lesquels se situe l’origine de la maladie.

Q. Les communautés scientifiques et médicales reconnaissent qu’il existe un lien entre le mental, les émotions et le corps, même si les mécanismes sous-jacents ne sont pas encore suffisamment compris. Allant dans ce sens, une vue scientifique du « pouvoir de la prière » est que l’attitude positive d’un individu aide à stimuler le système immunitaire, en renforçant les cellules T et la production naturelle d’interleukine 6 par exemple. [1]Est-ce exact ? [2] Existe-t-il d’autres mécanismes impliqués dans les résultats de la prière et, si c’est le cas, lesquels ? Qu’arrive-t-il spécifiquement, par exemple, aux cellules du corps physique dense lorsque le sida ou le cancer sont guéris par la prière ? Toute guérison se produit-elle à un niveau supérieur au corps physique, le corps physique bénéficiant alors indirectement de cette guérison, ou la guérison du corps physique se produit-elle parfois directement ?

R. [1]  Oui. [2] L’énergie invoquée par la prière sature les cellules malades, les remplissant de lumière. Cette énergie pénètre dans le corps à travers les chakras, ou centres de force, dans la contrepartie éthérique du corps physique et, à travers le système endocrinien, elle modifie la nature des cellules.

Q. Dans le livre de Glenda Green sur ses entretiens avec le Maître Jésus, celui-ci
explique le mécanisme de la prière en termes de transfert de particules « Adamantines ». Est-ce une explication exacte ?

R. A ma connaissance de telles particules n’existent pas. Toutes les énergies de guérison sont – à leur niveau particulier – une manifestation de lumière.

Q. [1] Comment les Maîtres et les initiés répondront-ils, de façon plus visible, à la demande de guérison dans un futur proche ? Cela se fera-t-il avec la coopération de la communauté médicale dans son ensemble ? [2] Une fois que Maitreya et les Maîtres se seront déclarés ouvertement et que l’humanité commencera à accepter leur identité, il semble difficile d’envisager que les Maîtres et leurs ashrams puissent être informés à chaque fois que quelqu’un tombera sérieusement malade. [3] Y aura-t-il un processus de sélection des cas graves ? [4] La prière fera-t-elle partie de ce processus, [5] Les Maîtres « entendent-ils » les prières ?

R. [1] Oui. [2] Ce ne sera pas le cas, bien qu’un Maître ou un autre soit fréquemment présent lorsqu’une opération sérieuse est effectuée dans les hôpitaux, même aujourd’hui. [3] Oui, par l’intermédiaire des médecins (s’il s’agit de disciples) ou de disciples extérieurs. [4] Oui, lorsque cela sera jugé nécessaire. [5] Oui. Une part importante de la guérison de l’humanité sera réalisée grâce à l’usage largement répandu des nombreuses sources (777) énergétisées par Maitreya.

Q. Si quelqu’un est malade, la prière à son intention est-elle plus efficace si elle est faite par un groupe plutôt que par une seule personne ?

R. Cela dépend du niveau du groupe et de celui de la personne en question ; normalement un groupe devrait être plus efficace.

Q. Comment la communauté médicale pourra-t-elle surmonter le manque d’informations quantitatives, de manière à parvenir scientifiquement à des conclusions sur l’effet bénéfique de la prière ? [1] Ceci sera-t-il obtenu par l’usage des méthodes habituelles : recherche de preuves, mesures, comparaisons, groupes témoins, statistiques, etc., ou [2] la prière devrait-elle être évaluée de manière plus large, qualitativement, selon les bienfaits constatés au cas par cas ? [3] Si en fait des questions d’âme et de karma conditionnent le succès ou le résultat de la prière il semble difficile de mener un tel programme de recherche sans l’aide directe des Maîtres, ou, tout au moins, d’initiés avancés, de manière à ce que les conditions karmiques et l’intention de l’âme puissent être incluses dans l’évaluation du résultat fonctionnel.

R. [1] Oui. [2] Oui, les deux méthodes seront utilisées. [3] Dans l’idéal, c’est vrai, et finalement davantage d’initiés entraînés deviendront disponibles pour ce travail.

Q. Est-il exact que la prière est généralement un complément utile à la médecine allopathique ou homéopathique ?

R. Oui.

Q. Le pouvoir de la prière est-il intimement lié au tissu de l’univers de sorte qu’il est disponible pour chaque individu, ou sa nature exige-t-elle toujours un agent intercesseur, que ce soit un être suprême, le Christ, un Maître, un saint ?

R. Elle nécessite toujours un agent intercesseur.

Q. Existe-t-il deux catégories  de prière – la prière vue sous son aspect personnel et la prière d’intercession de la personne religieuse ? Dieu ne fait-il acception de personne quand il s’agit de prière et toute prière est-elle fondamentalement la même et utilisée de la même manière ?

R. Il existe des stades dans l’usage de la prière – de la supplication basée sur le désir à l’invocation plus ou moins scientifique. Cela dépend de l’évolution de la personne qui fait la prière.

Q. On raconte que le Christ en Palestine a dit à de multiples occasions, à la suite de guérisons : « Votre foi vous a guéri. » A quoi faisait-il référence ? Quel est le lien entre la foi et la prière en ce qui concerne la guérison ?

R. La foi dans le pouvoir et le statut de l’intercesseur, ou dans le pouvoir d’invocation de celui qui prie, apporte la puissance de la volonté. Ainsi l’énergie de guérison invoquée est alors plus efficace.

Q. Comment faire connaître nos prières à ceux qui sont capables d’intercéder ? [1] (a) Ceci est-il possible pour tout le monde, (b) ou faut-il être en contact avec un Maître ? [2] Cela fait-il une différence, en matière de guérison, si l’on adresse sa prière à une personne plutôt qu’à une autre ?

R. En visualisant ou en pensant à l’intercesseur. [1] (a) Oui. (b) Non. [2] Oui, dans une certaine mesure.     

Q. L’humanité est-elle le seul règne qui utilise la prière ?

R. Oui.

Q. [1] Quel avantage y a-t-il à utiliser la prière pour la guérison plutôt que l’affirmation ou l’invocation ? Mère Teresa de Calcutta considérait qu’elle tendait une main secourable à Jésus, à travers les gens qu’elle aidait à guérir, disant : « Jésus, mon patient, combien il est doux de vous servir », et son succès est légendaire. [2] Sa méthode est-elle davantage une manifestation de prière, d’affirmation, de reconnaissance, ou plus simplement la réponse au besoin du malade ?

R. [1] Aucun. Cela dépend de ce que l’on est capable de faire. [2] A la fois une manifestation de prière et la réponse au besoin du malade.

Q. Pouvez-vous indiquer les similitudes et les différences entre la prière, l’invocation, l’affirmation, l’usage de mantras ?

R. La prière émane davantage du désir. L’invocation (avec ou sans mantra) est la plus scientifique. L’affirmation se situe quelque part entre les deux, selon la personne qui affirme.

Q. Peut-on résumer sommairement en disant : « Prier, c’est parler à Dieu. Méditer, c’est laisser Dieu vous parler » ?

R. Je ne sais pas. Ce n’est pas ma manière de penser.

Q. Peut-on considérer qu’il s’agit de prière si l’on se contente de « parler avec
Dieu », plutôt que de lui adresser une prière  formelle ?

R. Oui. 

Q. La prière serait-elle plus puissante si elle était faite en tant qu’invocation ou
affirmation, plutôt que comme une demande (comme c’est généralement le cas) ?

R. Oui, lorsque c’est possible. Pour finir, l’invocation remplacera la dévotion et la prière.

Q. [1] La prière est-elle de nature astrale ?[2] La foi influe-t-elle sur son résultat ?[3] Si oui, comment ?

R. [1] Oui. [2] Oui. [3] Elle invoque la volonté.

Q. Pourquoi la prière semble-t-elle agir (donner des résultats) pour une personne et pas pour une autre ?

R. Cela dépend dans une large mesure de la situation karmique. Et également de la foi.

Q. La prière pour quelqu’un d’autre peut-elle interférer avec son karma ?

R. Non.

Q. La prière peut-elle aider à résoudre notre propre karma ?

R. Non.

Q. Quelles sont l’importance et l’efficacité des types de prière suivants : la louange ou la glorification, les remerciements, la supplication ou la requête, la confession, la prière de guérison, l’invocation ?

R. Les remerciements (la gratitude), la supplication ou la requête, la confession et le regret, la prière de guérison et l’invocation sont toutes des formes de prière importantes.

Q. Est-il exact que toutes les prières sérieuses sont entendues ? Par qui – des anges ou dévas, des Maîtres, etc. ?

R. Oui, par les Maîtres.

Q. Si elles sont entendues, cela signifie-t-il qu’elles recevront généralement une réponse ? Existe-t-il des cas où la réponse n’est pas facile à discerner ?

R. Nombre de prières obtiennent une réponse qui ne va pas nécessairement dans le sens attendu ou espéré. La réponse reste donc alors souvent méconnue.

Q. Si vous priez pour quelqu’un et que la personne ne le sache pas, cela allégera-t-il réellement son fardeau ?

R. Cela peut le faire.

Q. Dans quelle mesure des prières comme le Notre Père, le psaume 23, etc., sont-elles bénéfiques ?   

R. Elles sont très bénéfiques.

Q. La prière peut-elle être nocive ?

R. Oui, par exemple en invoquant une malédiction.

Q. Pour être efficace, est-il recommandé de prier plusieurs fois pour sa propre guérison ou celle des autres ? Si l’on demande la guérison plus d’une fois, cela signifie-t-il que l’on n’a pas la foi que notre première prière a été entendue ? D’autre part, si l’on ne prie pas d’un niveau suffisamment élevé en soi-même, ne faudra-t-il pas d’autres prières (peut-être en étant mieux aligné) pour être efficace ?

R. Oui, c’est exact.  

Q. Les prières récitées à l’église sont-elles plus puissantes que celles prononcées ailleurs ?

R. Non.

Q. Est-il juste de prier ou de demander de l’aide à Dieu pour des questions matérielles ?

R. Ce n’est pas recommandé !

Q. Vient-il un moment, dans le voyage de l’évolution, où la prière n’est plus nécessaire ?

R. Oui.

Q. J’ai été élevé dans une famille adhérant à la Science chrétienne, mais j’ai quitté l’église adolescent car cette croyance ne me paraissait pas scientifique. Une foi intense et un refus de l’évidence, que je ne pouvais accepter, semblaient être exigés. Un élément clé de cette religion est que la matière physique et la maladie sont des « erreurs. » « Tout est esprit infini et sa manifestation infinie ». Les guérisons sont considérées comme la démonstration du fait que tout est Dieu et donc que l’on est parfait. Mais on doit « connaître la vérité » et ne laisser aucune place à « l’erreur ». Des manifestations de guérison se produisent. Mais dans de nombreux cas la guérison ne se produit pas et il existe une détermination encore plus grande à « réaliser la vérité ». Qu’est- ce qui est à la base des guérisons de la Science chrétienne ? Ont-elles réellement une composante scientifique qui n’est pas comprise par la science moderne ? Pourquoi certaines personnes sont-elles guéries et d’autres pas ? Y a-t-il d’autres facteurs en jeu probablement inconnus des personnes impliquées ?

R. Toute guérison est assujettie à la loi de cause et d’effet, ou loi du karma. La Science chrétienne, à mon avis, est théoriquement correcte, mais, dans la pratique, elle omet la compréhension de cette loi.

Q. Il y a de nombreuses années j’ai dirigé chaque semaine des rituels de guérison en utilisant le livre de la liturgie catholique libérale. L’archevêque, qui est également ésotériste, m’avait indiqué que le fait que je sois prêtre et que j’utilise ce rituel attirerait automatiquement des dévas de guérison et l’énergie des Maîtres. Cependant, je n’en avais pas conscience quand je pratiquais ces rituels, au cours desquels je posais ma main droite sur la tête de ceux qui voulaient être guéris, tout en récitant une prière mantrique. Il arrivait que, quelque temps plus tard, certaines personnes viennent me dire qu’elles avaient été guéries. Mais pour finir, une personne se retrouva à l’hôpital le lendemain avec une attaque. Inutile de dire que je fus consterné et je cessai alors de pratiquer cette forme de guérison. [1] Pourriez-vous me dire si ces effets, bons ou mauvais, résultaient des rituels de guérison, de ma propre personne, ou d’autres facteurs ? [2] Le rituel de guérison de l’Eglise catholique libérale attire-t-il réellement des dévas et l’énergie des Maîtres ?[3]D’une manière générale, les services religieux de guérison, avec des rituels, des prières et des impositions des mains sont-ils utiles et efficaces ?

R. [1] Des rituels de guérison et d’autres facteurs. Par exemple, les énergies invoquées peuvent fréquemment précipiter une condition, meilleure ou pire, qui était « prête » à se manifester. [2] Les dévas, non, mais certainement l’énergie des Maîtres s’ils le jugent bon. [3] Oui.

Q. Pendant longtemps j’ai utilisé la formule de guérison donnée par le Maître D K, tout d’abord dans des rencontres avec un groupe de guérison, et maintenant je le fais seul (en visualisant le groupe et en pensant les mantras). Les personnes sur la liste de guérison sont celles avec qui j’ai un contact personnel. Depuis cinq ou six ans, de puissantes vagues d’énergie affluent parfois pour certaines personnes inscrites sur la liste, lorsque je parcours celle-ci en m’attardant sur chaque cas. Je sens l’énergie agir sur différents centres de mon corps, comme dans la méditation de transmission que je pratique depuis vingt ans. Je suis souvent surpris par ces vagues d’énergie et par les personnes à qui elles semblent destinées. L’énergie afflue pour ces personnes, à chaque fois que j’utilise la formule, pendant quelques jours ou parfois des semaines ou des mois. Généralement elles semblent aller bien, mais pas toujours. [1] Pourriez-vous dire ce qui se passe en fait pendant tout ce processus ? [2] La pratique de la méditation de transmission facilite-t-elle la guérison ?

R. [1] Les énergies invoquées par la formule de guérison sont envoyées par un ou plusieurs Maîtres de la façon dont vous le décrivez. L’efficacité de la guérison est déterminée par la loi du karma. [2] Oui.  

Q. Il m’arrive parfois d’être capable d’accéder à un état d’esprit particulier qui fait que je suis totalement présent dans l’instant, ou dans la fraction de seconde qui est en train de changer, de se déplacer. J’ai l’impression que tout est constamment créé, y compris le corps physique. J’ai remarqué que si je suis capable d’accéder à cet état d’esprit au début d’une maladie ou d’une douleur, celle-ci peut être écartée. Le corps semble sortir de sa mémoire et être guéri, au moins pour un moment. Je ne pense pas qu’il s’agisse d’une supercherie mentale ou d’une illusion. Pourriez-vous indiquer ce qui peut se passer ? [1] Est-ce quelque chose de similaire à ce que Maitreya appelle la « guérison automatique » ? [2] Ceci pourrait-il être une approche différente de ce que croient les adhérents de la Science chrétienne ?

R. [1] Oui. [2] Non.

Q. Il me semble qu’il existe un élément de peur à la base de la prière. [1] Est-ce exact ? [2] Pourquoi les gens prient-ils ?

R. [1] Quelquefois, mais pas nécessairement. [2] Pour obtenir de l’aide, bien sûr.

Q. Quand la prière a-t-elle commencé ?

R. Lorsque l’homme animal primitif a poussé un hurlement de terreur et appelé à l’aide lorsqu’il était pourchassé par un énorme carnassier. Peut-être n’était-ce pas ce que nous appellerions aujourd’hui une prière et nous ne pouvons que spéculer quant à savoir vers qui cette supplication inarticulée était dirigée.

Q. Est-il important de prier un être plutôt qu’un autre ?

R. Qui  prier n’a aucune importance ; l’important est de croire en celui que vous avez choisi. Plus l’approche sera consciente, plus elle sera mentale, plus la volonté sera impliquée et plus grande sera la foi en ce contact, plus grande sera alors la probabilité que la prière soit entendue et, dans la limite de la loi karmique, qu’il y soit répondu. Ma recommandation est de prier Maitreya en tant que représentant de Dieu, Divin intermédiaire, notamment parce qu’il a promis de répondre aux prières de ceux qui ont besoin de son aide. Je suggérerais de ne pas prier pour obtenir des biens matériels (ni s’attendre à les recevoir), ni pour trouver des solutions aux problèmes de la vie, qui relèvent de notre responsabilité et que nous devons résoudre nous-mêmes.

Q. Après ce qui s’est produit en 1945, ne serait-ce pas les prières qui ont amené Maitreya à Londres ?

R. La décision de Maitreya de revenir dès que possible fut annoncée en 1945. Cette décision est due dans une large mesure à l’appel à l’aide lancé par l’humanité. (La décision de faire de Londres son « point d’attache » a différentes raisons.) Les gens ont sollicité du secours dans toutes les langues, ne s’adressant pas à Maitreya en particulier, mais à Dieu, « là-haut », implorant simplement : « Par pitié, par pitié ! Réalité, Dieu, Cosmos, aidez-nous, aidez-nous ! » Prier Dieu, Maitreya ou qui que ce soit, pour la paix, ne constitue pas, à mon avis, la bonne façon de s’y prendre. Nous devons y parvenir par nous-mêmes. Vous pouvez demander de l’aide, de l’énergie, des conseils, de l’inspiration, afin de rétablir la paix, mais nous devons nous-mêmes faire la paix. Il ne faut pas seulement se tenir en retrait en pensant que Dieu rétablira la paix. La paix est en Dieu, Dieu est paix. L’état de paix existe déjà, mais c’est nous qui le troublons.

Q. La prière est-elle un moyen d’invoquer Maitreya ?

R. Oui, certainement. Tous les Maîtres répondent à la prière – c’est eux qui répondent à la  prière, et non pas des êtres assis là-haut au paradis. Il n’existe pas de tel endroit, le paradis est un état d’être et ce royaume céleste est le règne des âmes. Les Maîtres sont pleinement éveillés, ils ne dorment jamais et ils entendent toutes les prières. Leur possibilité de répondre à celles-ci dépend de la force de l’invocation, de la proportion de matière émotionnelle ou mentale dans laquelle la prière est enveloppée. Plus la matière dont la prière est enveloppée est élevée et mentale, plus elle a d’impact sur le mental des Maîtres, car ceux-ci travaillent sur le plan mental et non sur le plan émotionnel. Il existe de nombreux êtres sur les plans astraux qui répondent aux prières de type astral, mais les Maîtres eux-mêmes répondent sur le plan mental ou sur des plans plus élevés, le plan de l’âme ou le plan spirituel. Donc plus votre invocation s’exprime d’un niveau élevé, plus la prière a de valeur. Le karma joue un rôle plus important encore. La loi du karma contrôle l’action des Maîtres eux-mêmes en réponse à la prière.

La prière au mieux est l’aspiration. Plus l’aspiration est élevée, plus l’activité du cœur sera impliquée. La méditation est le moyen par excellence de s’aligner, et d’être progressivement imprégné par l’énergie de l’âme, le Soi supérieur. C’est la façon de nous unir à l’âme. L’invocation est quelque chose de différent et la transmission est liée à l’invocation. Il s’agit d’appeler l’énergie d’une source spirituelle supérieure et de transmettre cette énergie à un niveau inférieur. La transmission est un pont entre la source supérieure, la Hiérarchie, et le niveau inférieur, l’humanité en général.

Q. Y a-t-il quelque utilité à prier pour les âmes de ceux qui sont décédés – par exemple, pour les élever vers un plan supérieur si leur destinée est sur un plan inférieur ?

R. A mon sens, il n’existe aucun moyen d’influer sur la destinée d’une personne décédée une fois que la mort a eu lieu (tout au moins lorsque trois jours se sont écoulés). Les prières sont utiles pour les personnes qui restent sur le plan physique. Les prières pour, ou avec, une personne qui subit la transition entre la vie et la mort peuvent, cependant, l’aider à focaliser son attention sur le niveau de l’âme et accroître ainsi la tension spirituelle requise pour atteindre les niveaux supérieurs. Prier les uns pour les autres sur le plan physique est toujours bénéfique.

Q. Est-il possible d’influer sur la loi du karma en priant constamment pour quelqu’un (ou pour plusieurs personnes, ou même pour l’humanité dans son ensemble) si ceci est fait avec amour ?

R. Il existe une réelle valeur dans la prière pour un individu ou pour le monde dans son ensemble. La loi karmique ne peut être changée, mais les effets de son action peuvent être modifiés par l’invocation de forces supérieures émanant des êtres spirituels qui ont choisi cette forme de service.

Q. Devrait-on éviter d’essayer de guérir ( par la prière ou l’imposition des mains) si l’on n’est pas capable de discerner s’il est juste karmiquement de le faire ?

R. Seul un Maître peut savoir, d’un point de vue karmique, si la guérison peut être accordée ou non. La seule chose à faire, pour les guérisseurs ordinaires, est donc de procéder selon leurs connaissances et leur savoir-faire limités, sachant en le faisant que si leur tentative de guérison va à l’encontre de la situation karmique du patient, toute amélioration de la maladie sera temporaire et transitoire. Cela ne devrait pas cependant les empêcher d’essayer.

[Sources : Benjamin Creme, Mission de Maitreya, tomes I, II, III ; la Transmission : une méditation pour le nouvel âge ; revue Partage international, rubrique des questions-réponses.]


La voix du peuple

Des manifestations perturbent la visite du président Bush

Une semaine de manifestations a causé d’importantes perturbations lors de la récente visite de George W. Bush à Londres : il n’a pas pu se déplacer librement dans la ville, le cortège officiel (qui fait habituellement partie de la visite de n’importe quel chef d’Etat) fut annulé et George W. Bush ne s’est pas adressé au Parlement. Le Maître de B. Creme a confirmé le nombre de manifestants (170 000) qui ont marché dans les rues de Londres le jeudi 20 novembre 2003. Ce fut l’une des plus grandes manifestations ayant jamais eu lieu un jour ouvrable.

La marche était conduite par Ron Kovic, un vétéran du Vietnam handicapé et un groupe d’Américains expatriés, rassemblés sous la bannière « Fier de mon pays, j’ai honte de mon président .» Ron Kovic a déclaré : « Ce qui arrive en Irak reflète le cauchemar du Vietnam. C’est inacceptable et nous ne le supporterons pas. »

« Nous sommes fiers de parler à voix haute, côte à côte avec nos frères et sœurs qui, partout dans le monde, sont victimes de la politique de Tony Blair et de George Bush », a déclaré Anas Altikriti, de l’association musulmane de Grande-Bretagne.

En plus des manifestations de Londres, la semaine a été marquée par l’envoi d’une pétition signée par des milliers de personnes et adressée à Tony Blair, ainsi que par des manifestations dans d’autres villes de Grande-Bretagne. 


Courrier des lecteurs

Sans souci et chaleureux

Cher Monsieur,

A la fin des années 1980 et au début des années 1990, je travaillais en tant que bénévole avec un groupe de personnes sérieusement handicapées, dont la plupart en fauteuils roulants.

Un jour, j’accompagnai l’une d’entre elles à une rencontre avec des officiels en tant que conseillère. Seules les personnes handicapées de la région accompagnées de leurs conseillers étaient invitées. Peu de temps avant la rencontre, un jeune homme d’une trentaine d’années entra dans la salle et se glissa dans le coin où mon ami Tai et moi-même étions assis. Il était vêtu d’un jean impeccable et d’une veste assortie et il portait des chaussures de travail marron parfaitement cirées. Il avait des yeux d’un bleu particulièrement éclatant, des cheveux blonds nettement coupés et un teint resplendissant de santé. Il rayonnait de chaleur humaine et de bonté.

Au début de la rencontre, on nous demanda de nous présenter. Il s’avéra être la seule personne à ne pas avoir été invitée et la seule venant de la campagne (Mt Gambier), à six heures de voiture d’Adélaïde. Il parla avec tant de sympathie de son souci des personnes handicapées que les officiels le remercièrent d’être venu.

Après la rencontre il nous invita, Tai et moi, à prendre un café et nous acceptâmes de bon cœur. Cet homme charmant voulut pousser le fauteuil roulant à ma place en disant : « C’est trop lourd pour vous. »

Alors que nous nous dirigions vers le salon de thé, il commença soudain à parler de la mort et des mourants. En conclusion il dit ceci : « A la mort nous n’allons nulle part, nous changeons simplement d’état de conscience. » Je le regardai avec étonnement et dis : « Oui, vous avez raison. » En même temps je pensais que c’était un commentaire inhabituel pour quelqu’un venant de la campagne.

Je lui demandai quel genre de travail il faisait. Il me répondit qu’il ne travaillait pas et, voyant mon expression intriguée, il ajouta en guise d’explication : « Si j’ai besoin d’argent je vais dans les champs d’opale, je déterre quelques opales et je les vends à Adélaïde. » Voyant que j’avais toujours l’air  intriguée, il ajouta : « Je sais où creuser. » Tout ce que je trouvais à dire fut : « Ah ! Très bien », et les choses en restèrent là.

Dans l’intervalle, nous étions arrivés au salon de thé. Il trouva un endroit agréable et c’était bon de voir combien il se montrait aimant et chaleureux avec Tai et comme il s’assurait qu’il se sente à l’aise. Après nous avoir demandé ce que nous voulions boire et manger, il insista pour régler l’addition. J’objectai fermement mais il insista. Pour me convaincre, il sortit son portefeuille de sa poche arrière et me montra qu’il était bourré de billets de banque. « Voyez, j’ai beaucoup d’argent », dit-il. Je me laissai fléchir et acceptai en riant qu’il paie l’addition.

Il sortit ensuite une photo montrant sa femme et ses deux filles en train de rire, assises toutes trois sur un banc dans un parc. Sa femme était originaire d’Indonésie et ses filles étaient adolescentes. Mon impression fut celle d’une famille heureuse et sans souci.

Lorsque nous quittâmes le salon de thé, il prit le fauteuil roulant et nous accompagna jusqu’au parking. Nous nous dîmes au revoir. Il traversa la route, puis s’éloigna d’un pas léger et plein de vigueur, la tête légèrement levée comme s’il sifflotait un air pour lui-même. J’étais triste de le voir partir. Cet homme était-il un Maître ? Que penser de sa femme et de ses filles ?

T.C., Australie

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le jeune homme était Maitreya. Sa femme et ses filles étaient fictives.]

Un visiteur de belle allure

Cher Monsieur,

En juin 2002, je participai à la tenue d’un stand sur la méditation de transmission, au salon Mental, Corps et Esprit, à Melbourne (Australie). Au cours de l’après-midi, un homme de petite taille se présenta à notre stand. Il portait une casquette et il était vêtu d’un pull-over orange et d’un pantalon à carreaux. Il avait quelque chose de différent des autres visiteurs.

Il engagea immédiatement la conversation avec nous, nous demandant quelles étaient les dernières informations et les livres les plus récents. Il nous dit que son nom était Con, et il élargit la conversation de manière à relier le travail concernant la Réapparition aux besoins du monde, disant par exemple : « Mais qu’en est-il des petits enfants, comment allons-nous aider les petits enfants ? » et « Ce qui est proposé ici, c’est très bien, mais je voudrais voir tout cela dehors, dans la rue. » Il parlait avec autorité et nous éprouvions le désir de trouver des réponses à ses questions. Mon collègue fit remarquer plus tard que l’homme avait eu des conversations séparées avec chacun de nous, abordant nos questions intérieures, et pour sa part, il voyait mieux le prochain pas à faire – je ressentais la même chose. A un moment donné je demandai à notre visiteur ce qu’il faisait chaque jour et il me répondit : « C’est très simple, je demande tout simplement à Dieu ce qu’il veut que je fasse et je le fais. »

Lorsqu’il s’en alla, au bout de vingt ou trente minutes, nous nous sentions tous deux inspirés et réconfortés, aidés et encouragés dans notre voie personnelle, et je sentis que je pourrais faire beaucoup plus pour la Réapparition et le partage.

Bien que Con fut d’une apparence simple, presque ordinaire, et que de la salive s’accumulait dans les coins de sa bouche lorsqu’il parlait, mes premières paroles en le voyant s’en aller furent : « Quel bel homme ! » Pourriez-vous me dire qui il était ?

A.B., Victoria, Australie

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l’homme était Maitreya.]

Un excellent musicien

Cher Monsieur,

Un soir d’avril 2003, alors que j’attendais sur le quai du métro, j’entendis un musicien qui jouait du violon. J’ai entendu des musiciens plus accomplis, mais il y avait dans sa manière de jouer quelque chose qui attirait mon attention. C’était un homme assez petit. Les gens ne prêtaient pas réellement attention à lui, ce qui n’a rien d’étonnant à New York. Il joua Amazing Grace, le chant folklorique israélien Hava na Gila et deux autres airs. En voyant l’expression de son visage, je sentis qu’il aimait jouer du violon.

Je me dirigeai vers lui et je laissai tomber un dollar dans sa boîte. Il me demanda, en anglais, si je parlais espagnol. Je répondis : « No hablo espanol. » J’ignore pourquoi j’ai répondu en espagnol. En parlant, il me regardait droit dans les yeux. Son regard avait un éclat particulier – ses yeux, de couleur brune, semblaient étinceler. Il me dit ensuite en souriant (ce ne sont peut-être pas ses paroles exactes) : « Dans ma prochaine vie, je jouerai au Lincoln Center et vous viendrez m’écouter. Vous serez assise dans la rangée de devant. » Il continua à parler et à jouer du violon.

Juste au moment où le métro arrivait dans la station, il se rapprocha de moi tout en jouant God will take care of you. Au début l’air n’était pas très familier (ce n’était pas un virtuose) mais la mélodie s’amplifia et devint claire pour moi. Je restai en retrait pour mieux écouter. Lorsque le métro entra dans la station et que les portes s’ouvrirent, je me tournai vers lui en souriant et je dis : « Merci, merci. » Je montai dans le métro et je m’assis en le regardant continuer à jouer tandis que le train s’en allait. Fermant les yeux, je répétai mentalement les paroles de la chanson et je remerciai joyeusement Dieu pour le messager et le message. Etait-ce Maitreya ?

N.- J. M., New York, Etats-Unis

[Le Maître de B. Creme a indiqué que le « violoniste » était en fait le Maître Jésus.]

Un symbole de paix

Cher Monsieur,

Le 28 mai 2003, je traversai Regents Park, à Londres, avec mon amie Gisela. Au bout d’un moment elle me dit : « Oh, regarde ! » Je tournai la tête et je vis, assis sur un banc, un homme âgé aux cheveux bouclés, au crâne dégarni et portant un costume de tweed. Il était en train d’écrire quelque chose dans un journal. Je supposai qu’il faisait des mots croisés.

La chose étonnante, c’est que deux colombes vinrent sautiller sur ses genoux et ses bras comme si elles y avaient élu domicile. Le vieillard et les oiseaux formaient une unité charmante, parfaitement naturelle et pleine d’harmonie. L’homme nous regarda quelques instants. Son regard rayonnait d’amour et de paix et on pouvait y discerner également une pointe d’humour.

Lorsque nous nous éloignâmes, j’avais les larmes aux yeux et la vie me paraissait facile, joyeuse et pleine de beauté.

Cet homme était-il Maitreya ?

U.R.,  Munich,  Allemagne

[Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que l’homme était Maitreya.]

Regrets

Cher Monsieur,

En novembre 1997, je descendais une rue à Vancouver (Canada), agitée et stressée par la période de chômage et la situation désagréable dans laquelle je me trouvais. Mon désespoir était grand. Un homme à l’air négligé, d’âge moyen, s’approcha de moi et me demanda si j’avais « 75 cents pour le bus ». Je répondis avec rage : « Je n’ai pas d’argent. » La force de ma colère le déstabilisa. Il se détourna et regarda vers le ciel. Puis il se dépêcha pour attraper le bus qui venait juste d’arriver afin de demander s’il pouvait quand même monter.

Je fus totalement abasourdie par ma propre réaction. D’habitude, je suis très attentionnée envers les personnes qui demandent de l’argent, que je puisse en donner ou pas. Lorsque je ne peux rien donner, j’explique alors pourquoi. Cela humanise un peu la situation. Je ne réagis jamais comme je l’ai fait avec cet homme.

Au moment où je l’agressai, je sentis mon cœur se briser par ma propre cruauté. Ses yeux étaient brillants, d’un bleu clair intense, et bien qu’il eût l’air négligé, il était d’une grande sensibilité. J’eus l’impression d’avoir taillé dans sa vulnérabilité avec un couteau. Après avoir repris mes esprits, j’essayai aussitôt de le suivre et de lui donner l’argent dont il avait besoin, mais il avait eu le temps de disparaître. C’était trop tard. Je fondis alors en larmes, à cause de ma brutalité. Je ne m’étais pas rendue compte que j’avais une telle rage en moi. Il était manifestement « à la rue » mais c’était une personne d’une nature très douce.

Encore aujourd’hui, le fait que j’aie agressé avec une telle véhémence un étranger innocent qui avait besoin d’aide me dérange énormément. En fait, quelque chose me faisait penser que cette personne n’était pas ordinaire. Qui était-il ?

K.E., Colombie britannique, Canada

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que cet homme était Maitreya.]


Questions-réponses

Q. Les membres du mouvement « Paix maintenant » en Israël répondent-ils aux énergies de Maitreya ? (Ses dirigeants ont déclaré qu’ils voulaient protéger Arafat de Sharon.)

R. Ils répondent à leur sens de l’équité et on pourrait dire que ceci vient de Maitreya ou que ces idées ont toujours été présentes chez les personnes de bonne volonté. Ils ont le courage de se dresser contre le consensus général qui, en Israël, estime qu’il ne s’agit pas d’oppression ni de domination. Israël pense qu’il s’agit d’un acte nécessaire d’autoprotection, qu’ils doivent se protéger. C’est un mensonge, tout au moins dans une large mesure. Ils affirment qu’ils oppriment les Palestiniens uniquement pour se protéger eux-mêmes, mais cela prend des proportions énormes. On ne se protège pas en détruisant arbitrairement plusieurs bâtiments chaque nuit dans les territoires palestiniens, sans se préoccuper de savoir si des gens sont tués ou blessés ou s’ils n’ont nulle part où aller. Il s’agit seulement de dire clairement aux Palestiniens : « Nous sommes forts, nous pouvons faire ce que nous voulons. Nous pouvons faire sauter cinq bâtiments ce soir, demain soir ce pourrait être vingt, d’ici la fin de la semaine ce pourrait être cent. Nous sommes puissants, nous avons des armes, des munitions, des tanks, des avions, des hélicoptères, pour bombarder ou mitrailler à chaque fois que nous le voulons. Nous sommes les plus forts dans ce pays, nous avons l’intention d’y rester – et si cela signifie tuer tous les Palestiniens pour cela, il en sera ainsi. Nous ne supporterons pas les attentats suicides. Nous avons droit à l’autoprotection. » Et, bien sûr, ils ont ce droit. Tout pays a droit à l’autoprotection. C’est la seule manière dont les Israéliens voient les choses. Mais ce qu’ils ne voient pas c’est que leur domination et leur oppression sont les causes mêmes des attentats suicides. Ils ne peuvent supporter les kamikazes, car ils ne savent jamais où ils vont à nouveau frapper.

Les Palestiniens n’ont aucune arme, si ce n’est quelques fusils. Les Israéliens peuvent y faire face. Ils ont des armes beaucoup plus puissantes – les dernières et les meilleures armes américaines. Les Américains leur donnent 3 milliards de dollars par an pour acheter des armes – leur armée est la plus puissante de la région, et l’une des plus puissantes du monde.

Mon conseil aux Palestiniens est d’arrêter les attentats suicides. Ils continuent car certains gagnent de l’argent pour leur famille en agissant ainsi. Et ces kamikazes sont des fanatiques, seuls les fanatiques participent à ce genre de choses. Ces jeunes gens sont entraînés. Ils devraient être dissuadés, on ne devrait pas les laisser faire. Cela fait peur aux Israéliens et ceux-ci sont armés jusqu’aux dents. Ils ne renonceront pas à la force à cause de ces attentats, ils deviendront au contraire de plus en plus durs et plus répressifs. Israël serait beaucoup plus ouvert aux discussions, aux négociations, sans les attentats suicides. Quelques Israéliens ont refusé de monter dans des tanks et de détruire la propriété palestinienne. Quelques jeunes pilotes israéliens refusent de bombarder les Palestiniens. Ils disent que c’est un acte de guerre illégal – qu’il ne s’agit pas d’un Etat assurant sa protection, mais d’un Etat utilisant son pouvoir pour opprimer les Palestiniens, ce qui est effectivement le cas. Je souhaite seulement qu’ils soient plus nombreux.

Q. Pourriez-vous donner votre avis sur les compétences de Dennis Kucinich en tant que candidat à la présidence des Etats-Unis ?

R. A mon avis personnel, il est de loin le meilleur candidat à se présenter pour cette fonction. J’admire son sens des valeurs, son envergure spirituelle et sa large vision du monde. Nous avons publié une interview de lui dans Partage international [numéro de septembre 2003] 

D’après ce que j’ai pu voir ou lire à son sujet, je suis vivement impressionné et je pense qu’il serait certainement un très bon président, un grand président peut-être, aux sentiments généreux, bien équipé également, sur le plan pratique, pour affronter les problèmes bien réels et particulièrement difficiles que les Etats-Unis devront affronter aujourd’hui et dans l’avenir.

D. Kucinich est un initié avancé, et c’est certainement lui que je choisirais si je vivais aux Etats-Unis et si j’avais la possibilité de voter. S’il reçoit suffisamment d’argent et si les votes en sa faveur sont suffisamment nombreux pour qu’il soit nominé en tant que candidat démocrate, et il n’a que jusqu’en mars 2004 pour cela, la Hiérarchie apporterait tout son appui à sa candidature. Je ne doute guère qu’il puisse alors gagner les élections – mais vous devez auparavant obtenir qu’il soit nominé.

Q. Dennis Kucinich est-il sensible aux idées de Maitreya et à son influence ?

R. Il est sensible aux idées de Maitreya, mais elles ne lui viennent pas directement de lui. Il a toujours eu ce genre d’idées. Il est l’un des rares hommes politiques américains qui viennent d’un milieu d’immigrants pauvres (en l’occurrence, d’une famille polonaise qui ne possédait pas de voiture lorsqu’il était enfant, et il sait ce que c’est que de souffrir de difficultés financières), ce qui est plutôt une bonne chose pour un Américain.

Q. Certaines personnes se sentent en contradiction, en promouvant activement le Rapport Brandt ou en travaillant en faveur de la campagne présidentielle du candidat Dennis Kucinich. Une telle activité est-elle incompatible avec le travail pour l’Emergence, ou pourrait-elle au contraire être considérée comme un aspect de notre travail ou un complément ?

R. Ce n’est pas un aspect de notre travail, mais c’est un complément. Le Rapport de la Commission Brandt fut établi par la Commission Brandt en 1980. Maitreya inspira cette commission en novembre 1977, l’année de son arrivée dans le monde. Ce fut son premier travail dans le domaine politique. Il prit contact avec Willy Brandt et lui demanda de former une commission de représentants de pays ayant des conceptions économiques différentes. Tout l’éventail des opinions en la matière devait être représenté.

W. Brandt réunit un groupe de plus de quarante personnes. La commission fut ainsi formée d’un mélange de représentants allant de l’extrême droite à l’extrême gauche, qui apportèrent leurs différents points de vue sur la manière de résoudre les problèmes économiques du monde. Ils analysèrent toutes les tendances globales, les tendances démographiques, la croissance de la production, etc.

Willy Brandt était un homme merveilleux, pratiquement un initié du troisième degré, 2, 97 exactement. (On est toujours un initié avant de passer l’initiation. Si vous êtes 2,97, vous êtes un initié du troisième degré.)

Pour finir, après un énorme travail, la commission rédigea un rapport. A partir de tous ces points de vue différents, les membres de cette commission arrivèrent à un véritable consensus. Ils publièrent Nord-Sud, un programme de survie. C’était un programme pour la survie de la race humaine. Ils ont ensuite organisé différentes rencontres, notamment une à Cancun, au Mexique.
Des résolutions furent proposées pour partager les ressources de manière plus équitable. Ils parvinrent à la conclusion qu’il n’y avait qu’une seule façon d’aborder le problème : partager les ressources mondiales de manière plus équitable. Ils discutèrent des différentes manières de mettre ceci en pratique. Ce partage devait apporter la justice, et la justice apporterait la paix. C’était la seule façon d’établir la paix. Cette conclusion, à laquelle ils avaient abouti en partant d’un point de vue purement politique et économique, fut en son temps une révélation.

Je ne vois rien de mieux que ce rapport en tant que complément au travail que nous effectuons. Il ne remplace pas l’information sur la présence de Maitreya et des Maîtres, et sur les changements à venir, mais d’un point de vue politique, et c’est dans le domaine politique que s’exercera plus particulièrement le premier travail de la Hiérarchie, les choses sont traitées par la Commission Brandt de la manière la plus experte.

Nous avons interviewé Dennis Kucinich. Peu de gens sont prêts à faire ce genre de travail et il serait bon d’encourager ceux qui s’intéressent à la politique à travailler pour, ou avec, Dennis Kucinich dans ses efforts pour être nominé, et s’il est nominé, dans sa campagne électorale. Mais ce ne sera peut-être pas pour cette fois. Il se peut qu’il ne soit pas nominé, et qu’il doive attendre jusqu’à la prochaine élection présidentielle. C’est possible. On ne peut le dire à l’avance. Vous devez travailler comme si c’était possible, et c’est certainement possible. Tout est possible. Je considère le Rapport Brandt et la campagne Kucinich non pas comme le travail lui-même, mais comme des compléments.

Q. [1] Pourriez-vous dire quelle est l’influence de la revue Share International (original anglais de Partage international) ? [2] Maitreya la considère-t-elle comme importante et utile ? [3] Pourriez-vous dire dans combien de pays elle est expédiée ? 

R. [1] Très grande. [2] Oui. [3] 73.

Question. Les Américains affirment avoir capturé Saddam Hussein – comment être certain qu’il s’agit réellement de lui ?

Benjamin Creme. Il est clair pour nous (Partage international) que les Etats-Unis n’ont pas capturé Saddam Hussein. D’après nos informations, Saddam Hussein a été blessé le premier soir de la guerre, le 20 mars 2003, et il est décédé deux jours plus tard. L’homme récemment capturé est l’un de ses sosies, un cousin, qui ressemble à Saddam Hussein mais a plusieurs traits différents. Voir sur ce point précis notre communiqué de presse.

Q. J’ai vu des reportages confirmant vos informations selon lesquelles Saddam Hussein était décédé peu après le premier bombardement. Mais les principaux médias et dirigeants du monde entier semblent l’ignorer. Est-ce  délibéré ?

BC. Je crois que les principaux médias ont des doutes, en privé, mais ils obéissent à la politique du gouvernement américain pour ne pas «  faire d’histoires ». Je suis certain que certains leaders ont de sérieux doutes, d’autres ne tiennent pas à creuser pour connaître la vérité.

Q. Comment se fait-il que les médias ne mettent pas en doute la validité de cette « capture » ?

BC. Pourquoi, en effet. Posez leur donc la question.

Q. Les militaires américains ont-ils monté toute l’affaire : en supposant que l’homme « capturé » soit un sosie de Saddam Hussein, a-t-il collaboré avec les Etats-Unis pour sembler se cacher et permettre ainsi sa «  capture » ?

BC. Non. Il a été démasqué par un informateur avide de recevoir les 25 millions de dollars de récompense offerts par les autorités américaines. Les militaires (ou plutôt les agents de la CIA opérant dans l’armée) peuvent avoir pensé qu’ils avaient capturé Saddam Hussein. Mais je ne crois pas que les hauts responsables du gouvernement ignorent qu’ils ont capturé un sosie, qu’ils avaient, auparavant, lors de son apparition à Bagdad en avril, désigné comme tel.

Q. Les autorités américaines, au plus haut niveau, savent-elles qu’il ne s’agit pas de Saddam Hussein ? Existe-t-il un petit cercle fermé qui connaît la vérité et qui nourrit la propagande destinée aux médias et au monde entier ?

BC. Oui, je le crois.

Q. Si le supposé Saddam Hussein que l’on a « capturé » n’est pas le vrai, il semble certain que le gouvernement américain, y compris George W. Bush et le Pentagone prennent un énorme risque. Pensez-vous que leur mensonge sera découvert ?

BC. C’est un risque colossal, qui montre combien ils désespèrent d’obtenir quelque succès au milieu du chaos qui règne en Irak. Je pense que ce nouveau mensonge sera découvert, tout comme celui d’avoir affirmé que les Etats-Unis étaient menacés par les « armes de destruction massive » de l’Irak.

Q. Quel est approximativement le nombre de responsables dans les différents gouvernements à savoir que l’homme capturé n’est pas Saddam Hussein ? Ce groupe inclut-il Tony Blair, George W. Bush, Colin Powell, Donald Rumsfeld, Dick Cheney et tous les autres hauts responsables du gouvernement américain et du gouvernement britannique ?

BC. Tony Blair est hésitant je crois. Il est trop intelligent pour accepter cela tout simplement, mais il ne veut pas croire qu’il s’agisse d’un mensonge. Je crois que G. W. Bush, D. Rumsfeld et D. Cheney connaissent la vérité.

Q. Est-ce que Tony Blair sait que l’homme n’est pas Saddam Hussein ? Est-ce que par conséquent il ment au public britannique ?

BC. Je crois qu’il a (ou qu’il a eu) des doutes. Au fur et à mesure que le temps passe c’est plus facile pour les gens à accepter, d’autant plus que le « captif » est gardé hors de vue.

Q. Qui pourrait faire pression en faveur d’une enquête impartiale et d’une analyse des affirmations américaines au sujet de l’homme capturé ? Si ce n’est pas vrai, cela devrait être révélé. L’Onu devrait-elle exiger une enquête approfondie ?

BC. Oui. Non seulement l’Onu, mais les médias du monde entier. Si la vérité éclate, c’est sûrement ce qui arrivera.

Q. Les Etats-Unis avaient-ils un spécimen de l’ADN de Saddam Hussein avant sa capture ?

BC. Non. Ils l’ont comparé à l’ADN qu’ils avaient de ses fils décédés, ce qui n’est pas exact, mais « suffisamment exact » pour que des hommes désespérés puissent l’accepter. M. Rumsfeld a déclaré aux journalistes que « c’était le même ADN à environ 90 %, ce qui était suffisant ». L’ADN de l’homme capturé, un cousin, serait probablement le même à 70 % que celui de Saddam Hussein et celui des fils le même à 80 %.

Q. De l’argent a été trouvé dans la même cache : pas un montant énorme pour Saddam Hussein, mais suffisamment pour impressionner certaines personnes. Le vrai Saddam Hussein aurait sûrement eu un plan, un itinéraire et l’argent pour assurer son évasion.

BC. Bien sûr. Le pauvre sosie remplit loyalement les instructions des fils de Saddam Hussein, pour continuer la mascarade aussi longtemps que possible. L’argent a été mis sur lui par ceux qui l’ont capturé. S’il avait eu autant de dollars, il aurait pu monnayer sa fuite d’Irak, si cela avait été son intention.

Q. Qu’arrivera-t-il au « captif » Saddam Hussein ? Quels sont les plans des Américains en ce qui le concerne ? S’il est jugé par un tribunal international des droits de l’homme comme celui de la Haye, aux Pays-Bas, la vérité n’émergera-t-elle pas ?

BC. Probablement, mais je pense qu’il est très improbable qu’il soit jugé à La Haye. Il est beaucoup plus vraisemblable qu’il soit livré au gouvernement fantoche irakien pour être jugé.

Q. Plusieurs personnes ont fait remarquer qu’elles avaient ressenti que l’état d’urgence élevé, « l’alerte orange », les rapports de menaces de terroristes, les avions retenus au sol, etc., n’était pas authentique, mais que tout cela faisait partie d’une campagne visant à faire peur. Ceci est-il exact ? Un gouvernement pourrait-il être assez machiavélique pour effrayer son propre peuple avec de fausses informations ?

BC. Je suis certain que les gouvernements américain et britannique ont fait monter la tension délibérément, mais je pense que c’est pour que les gens restent vigilants et en alerte plutôt que pour leur faire peur. Ils ont eux-mêmes vraiment peur.

Q. [1] Si le supposé Saddam Hussein est en fait un cousin, comme l’affirme Partage international, quelles ont pu être les motivations de ce cousin pour s’être caché et exposé lui-même à l’humiliation, à des poursuites et peut-être à une exécution à la place de Saddam Hussein ? [2] Tout ceci est-il une intrigue des Américains pour permettre au gouvernement Bush de marquer des points grâce à cette capture ?

BC. [1] Il a juré loyauté à Saddam Hussein pour aussi longtemps que nécessaire afin de maintenir le moral des supporters de celui-ci, toujours très nombreux en Irak. Savoir s’il ira jusqu’au bout – même jusqu’à une exécution – cela reste à voir. Ce sera peut-être le moment où la vérité de cette supercherie éclatera. [2] Bien sûr.



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