|
Extraits de la revue Partage
international
Janvier-février 2004
Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International. La revue existe grâce à ses abonnés, pour soutenir sa parution et la diffusion de ses informations, cliquez ici.
Sommaire (en rouge = sélection du mois)
L’engagement
des Maîtres -
par
le Maître --, un des membres
aînés de la Hiérarchie des Maîtres de Sagesse, dont le nom est bien
connu des cercles ésotériques. Pour diverses raisons, son identité
n'est pas révélée. Benjamin Creme se trouve en contact télépathique
permanent avec ce Maître qui lui dicte ses articles.
Point
de vue - Les pays riches ne tiennent pas leurs promesses-
par Thalif Deen
La
vie secrète des enfants - interview de Camila Batmanghelidjh
FAITS ET PREVISIONS
- Une nouvelle technologie transforme les déchets en pétrole
- La pollution et la libido - Des moteurs à énergie solaire
Agroglyphes :
une vision unique - Interview de Steve Alexander
Le grand canular
? La capture de Saddam Hussein ? (voir sous sous la rubrique
«L'actualité du mois»)
Bientôt un éclairage
qualité jour
LES PRIORITES DE
MAITREYA
Mise en garde contre une pénurie d’eau à l’échelle planétaire
Inde : les enfants esclaves
Les enseignants victimes du sida
SIGNES
DES TEMPS - Un homme guérit
miraculeusement du cancer - Un enfant entouré par les anges
- Agroglyphes et ovnis
LA REACTUALISATION
DES RAPPORTS BRANDT - Le monde selon Willy Brandt - par James
Bernard Quilligan
La faim, la pauvreté
et l’aide - La population, les femmes - La dette, l’armement et
la sécurité - L’énergie et l’environnement - La technologie et les
entreprises - Le commerce
les
enseignements de maitreya - Le bonheur
TENDANCES - Soudan
: partage des ressources pétrolières - Le pape appelle au partage
- Démission d’un colonel israélien - Le joyau des pauvres
La
prière - par Benjamin Creme
Une prière pour
le nouvel âge
Action conjointe de robots
LA
VOIX DU PEUPLE - Des manifestations
perturbent la visite du président Bush - Manifestations en
faveur de la démocratie à Hong Kong - Inde : des villageois militent
contre Coca Cola
Le language des
signes sur écran
Etats-Unis : des juges contre la peine de mort
Courrier
des lecteurs
Questions-Réponses
Conférences
L’engagement
des Maîtres
par
le Maître --, à travers Benjamin Creme
Tandis que s’accumulent les sombres nuées
de la guerre, masquant dans le ciel la lumière de la paix, la réponse
de l’humanité est duelle : acceptation silencieuse et soumise de
la volonté des bellicistes, ou résistance active et courageuse à
leurs machinations. Aujourd’hui, nous voyons ces deux réactions
revêtir les mêmes proportions. La moitié du monde est prisonnière
du mirage d’une « guerre contre le terrorisme » (bien
qu’elle n’en comprenne pas les causes sous-jacentes), et du terrorisme
lui-même.
Quant à l’autre moitié, elle déplore tout
autant le terrorisme qu’une insuffisante compréhension de son origine.
Sachant que seules des transformations d’envergure pourront mettre
fin à cet horrible fléau, elle en appelle aux dirigeants des nations
pour qu’ils reconnaissent les inégalités qui divisent le monde de
manière si injuste, et qu’ils y remédient. Le groupe de ceux qui
réclament ces changements doit prendre de l’ampleur et renforcer
sa résistance face aux projets de ceux qui, au pouvoir actuellement,
menacent la stabilité du monde. Les membres de ce groupe doivent
se retrouver et œuvrer de concert, en sachant bien qu’ils travaillent
et s’expriment pour une majorité immense mais silencieuse, avec
laquelle ils partagent une même aspiration à la paix et à la manifestation
de la justice.
Les conditions de la paix
La paix ne surviendra
que quand régnera la justice, quand le partage aura ouvert
le cœur aux hommes, y faisant naître la confiance. Ainsi les hommes
doivent-ils se prononcer haut et fort pour la justice et le partage,
seuls susceptibles de mettre fin à leurs souffrances, au terrorisme
et à la guerre. Nous, vos Frères aînés, sommes prêts à jouer notre
rôle. Nous potentialiserons toutes les actions entreprises en faveur
du bien commun. Nous n’attendons que l’opportunité de manifester
notre force ; de vous aider à corriger les erreurs du passé ; de
montrer aux hommes l’inutilité de la guerre. Nous prenons l’engagement
de soutenir tous ceux qui réclameront la fin de la guerre, le rétablissement
d’une approche saine et équilibrée des affaires humaines, la création
de la justice et de la liberté pour tous. Aidez-nous à vous aider.
Aidez-nous à jouer notre rôle. Il nous tarde d’agir, comme toujours,
en faveur du bien commun qui, à nos yeux, représente les meilleurs
intérêts de tous les hommes. C’est pourquoi nous recommandons le
partage ; c’est pourquoi nous conseillons la justice ; c’est pourquoi
nous voyons dans la liberté et la paix le couronnement du partage
et de la justice.
Travaillons donc ensemble pour secourir
ce monde. Laissons tomber nos différends dans l’intérêt de la race
humaine. Faisons triompher le bon sens, pour que les hommes perçoivent
leur besoin mutuel de vivre en paix et de guérir un monde souffrant.
Justice et confiance
Beaucoup envisagent l’avenir avec appréhension, craignant que l’homme
se soit égaré et qu’il soit trop tard désormais pour qu’il trouve
le chemin de la paix. Nous recommandons une autre attitude. Nous
savons que le sentier de la paix est facile à trouver, car il ne
requiert que la création de la justice et de la confiance. Nous
savons que seul le partage engendrera cette confiance, amenant l’homme
à abandonner à la fois le terrorisme et la guerre. Ainsi en sera-t-il,
et ainsi les hommes répondront-ils au message de fraternité et de
justice de Maitreya, enfin libres des mirages de la peur et de la
méfiance, prêts à façonner eux-mêmes un avenir de joie.
La vie secrète des enfants déshérités
interview de Camila Batmanghelidjh par Gill
Fry
A Camberwell,
au sud de Londres, se trouve Kids Company : une entreprise
caritative unique en son genre, qui travaille avec des enfants et
de jeunes victimes de la pauvreté, de l’exclusion et de négligence,
en les aidant à réduire l’impact des traumatismes et en leur permettant
de croire en un avenir meilleur. Depuis sa création en 1996, Kids
Company aide environ 350 enfants chaque semaine, dans un centre
où ceux-ci reçoivent de la nourriture, de l’aide, des conseils et
une éducation. Ils sont encouragés à pratiquer différentes formes
d’art, de musique ou d’activités sportives. Quatre mille enfants
supplémentaires sont reçus chaque semaine dans des écoles déshéritées.
Un rapport commandé en 2002 par le gouvernement décrit Kids
Company comme « l’exemple parfait d’un projet géré par la
communauté, orienté vers la satisfaction des besoins et avec une
rare capacité à réellement toucher un grand nombre de jeunes gens
profondément désavantagés ».
Camila Batmanghelidjh, fondatrice et directrice
du projet, a une expérience de quinze ans en matière de psychothérapie
pour enfants. Au cours de sa petite enfance, elle a grandi dans
une famille aisée, en Iran. Elle ne parvenait pas à comprendre pourquoi
la femme de ménage et ses sept enfants devaient vivre dans une seule
pièce ; elle leur donnait quelques-uns de ses jouets ainsi que de
la nourriture. Alors qu’elle était adolescente, sa famille a fui
l’Iran pour s’installer en Grande-Bretagne. Elle est bien connue
pour ses actions en faveur des droits des enfants et de ceux qui
souffrent d’exclusion sociale.
Partage international
: Comment avez-vous créé Kids Company et pourquoi
?
Camila Batmanghelidjh
: J’ai une longue pratique en psychothérapie et depuis l’âge
de neuf ans, je savais que je voulais créer un projet destiné à
aider les enfants vulnérables. A l’âge de 20 ans, j’ai créé The
Place to Be, un projet qui organisait des thérapies et des conseils
à l’école. Ce projet a maintenant atteint une envergure nationale
et concerne plus de 100 000 enfants. Je me suis rendue compte qu’il
y avait des enfants qui redoutaient l’approche des vacances, qui
étaient inquiets de ne pas aller à l’école. C’est ainsi que j’ai
créé, au début de l’année 1996, un centre de vacances dans deux
annexes de la gare de Camberwell. Malheureusement, une centaine
d’adolescents regroupés en bande sont venus pour détruire ces installations.
Je me suis subitement retrouvée face à face avec un groupe de clients
qui parlaient un langage de ghetto que je ne comprenais même pas
et qui faisaient partie d’un réseau criminel avec lequel je n’étais
pas du tout familiarisée. Nous étions un groupe de psychothérapeutes
de race blanche formés dans les écoles de Hampstead. Ce groupe est
allé visiter ces enfants à une seule occasion, et n’est plus jamais
revenu par la suite. Je me retrouvais donc seule avec ces garçons.
Chaque jour, j’ouvrais
les portes à 3 h de l’après-midi mais j’étais complètement terrorisée.
En raison de mes origines perses, je considère chacun comme un invité
; c’est ainsi que lorsque j’ouvrais les portes, je leur souriais
et je leur disais : « S’il vous plaît, ne crachez pas ! » Les
garçons m’ont dit qu’ils étaient fascinés parce que je ne m’en prenais
jamais à eux et parce que j’étais très respectueuse lorsque je leur
disais « Vous ne pouvez pas faire ceci » ou « Vous ne
pouvez pas faire cela ». Ils étaient très curieux. Une centaine
d’enfants sont arrivés par la suite : la plupart étaient de race
blanche, drogués et avaient moins de 12 ans. Tandis que les premiers
survivent grâce au crime, les autres sombrent. Ceux qui avaient
12 ans en paraissaient 6 et il était manifeste qu’ils avaient beaucoup
souffert, que leurs parents étaient drogués et que l’argent de la
famille était consacré aux drogues, ce qui rendait les enfants très
vulnérables.
PI. Qui
vous venait en aide ?
CB. J’ai fait
appel à quelques hommes car en cas de bagarre nous ne pouvions rien
faire. Nous avions aussi quelques hommes de race noire qui travaillaient
pour nous. Ils n’avaient aucune éducation mais savaient très bien
s’y prendre avec les enfants ; il y avait aussi des psychothérapeutes
brillants mais qui, en dépit de leur qualification, n’avaient pas
une bonne approche avec les enfants. Je devais faire travailler
ces deux groupes de personnes ensemble, m’arranger pour qu’elles
se respectent mutuellement et qu’elles développent une culture tournée
vers les besoins des enfants.
En même temps, ces
derniers ont commencé à me faire confiance et à parler autour d’eux.
J’ai compilé plus de 300 de leurs bibliographies toujours très perturbées.
Un profil des enfants traumatisés a ainsi commencé à se construire
: ils sont à chaque fois victimes de négligences et ont subi des
événements traumatisants. Soixante pour cent des adolescents n’allaient
plus à l’école et personne ne s’inquiétait de leur sort.
Kids Company s’est
finalement installé dans six hangars de chemin de fer. L’équipe
était divisée en différents secteurs : santé, éducation, services
sociaux, arts, ménage, recherche d’emploi, soins de base. Les jeunes
se sont donnés le mot et ils arrivaient de plus en plus nombreux.
PI. Comment
ces jeunes étaient-ils pris en charge par les services sociaux ?
CB. Cinquante-sept
pour cent de nos jeunes sont sans abri : ils dorment dans des garages,
dans des cages d’ascenseurs, à même le sol ou dans des voitures.
Cela a été très difficile pour nous de trouver un logement pour
la plupart d’entre eux. C’est ce qui m’a fait comprendre que les
services sociaux sont complètement dépassés dans nos villes. Le
Children’s Act déclare qu’il faut protéger les enfants lorsqu’ils
sont négligés, victimes de violences sexuelles ou physiques mais,
en vérité, seuls les cas extrêmes sont pris en charge ; les enfants
négligés ne font l’objet d’aucune attention. Ainsi, si vos deux
parents sont drogués, s’ils dépensent tous les revenus du ménage
pour se procurer leur drogue, s’ils ne vous habillent pas, s’ils
vous laissent sans chauffage, sans nourriture mais sans vous battre,
alors, vous n’aurez pas droit à l’aide dont vous avez besoin. Kids
Company a démarré en essayant de se faire connaître tout en
fournissant ses services. Nous nous sommes retrouvés en train de
lutter en faveur de nombreux enfants. Nous avons poursuivi les autorités
locales en justice parce qu’elles ne voulaient pas fournir un abri
pour des enfants, nous avons aussi dû lutter contre des services
sociaux. La situation devenait de plus en plus difficile parce que
ce sont ces mêmes services qui octroient les subventions dont nous
avions besoin en tant qu’association à but non lucratif. Notre travail
mettait de plus en plus en évidence les inadéquations du système.
Le meurtre de Damilola
Taylor a mis sur la place publique ce que nous savions depuis longtemps.
Les gens ont commencé à comprendre à quel point ces enfants sont
brutalisés et comment ils se montrent violents en réaction.
PI.
Ces 57 pour cent d’enfants qui sont sans abri vivent-ils avec leurs
parents ?
CB. Ils n’ont
pas de parents. Ce qui est frappant avec notre groupe d’enfants
c’est qu’ils ne font l’objet d’aucune attention de la part de leur
père et mère. Nous ne portons aucun jugement parce que ces parents
ont connu la même situation que leurs enfants, il y a de nombreuses
années ; fondamentalement, il n’existe aucune place dans leur cadre
mental pour les soins à apporter aux enfants. Le jour de Noël, nous
avions 158 enfants avec nous. Ils venaient tous du coin. Cela donne
une idée de l’ampleur du problème.
PI. Quels
sont les problèmes particuliers des enfants pauvres dans ce pays
?
CB. La situation
est très différente de celle que l’on rencontre dans les pays pauvres,
où vous ne vous retrouvez pas confrontés aux gaspillages que l’on
affiche à la télévision et dans les vitrines des magasins. Dans
ces pays, il y a une communauté et une forme de famille étendue,
de sorte qu’il peut y avoir beaucoup de pauvreté mais il reste une
cohésion sur le plan émotionnel. Chez nous, la pauvreté tend à isoler
les enfants car invariablement elle a pour lieu un logement exigu
dans un grand immeuble avec des barrières métalliques et où chaque
porte est cadenassée. Les gens ont peur de créer des liens entre
eux car chaque étranger est un criminel potentiel. En conséquence,
je pense qu’il est très difficile pour les enfants de s’identifier
à un groupe. A la base, le problème est que les parents biologiques
n’ont pas réussi à s’occuper de leurs enfants et que l’Etat a aussi
échoué dans sa mission. Tout le monde est horrifié lorsque les enfants
s’attaquent aux institutions de l’Etat ou de la famille. Mais on
ne récolte que ce que l’on a semé. Si ces enfants ne sont pas respectés
alors, une fois adultes, ils se retourneront contre la société.
Celle-ci ne leur apporte rien et ce qui leur manque : une expérience
de nature émotionnelle, ne peut pas s’apprendre en classe. Ils n’ont
connu que brutalité et manque de respect ; ils se sentent sans valeur
car ils ne trouvent aucune protection.
PI.
Comment vous y prenez-vous avec un enfant qui a été profondément
traumatisé ?
CB. Les enfants
qui ont été traumatisés se ferment pour se protéger contre la souffrance
et finissent par perdre la capacité de ressentir un large spectre
d’émotions. Ils ont oublié ce que signifient les sentiments et pensent
qu’il en est également de même pour les autres. Ils ne sont pas
capables d’empathie car ils n’ont même pas de sentiments pour eux-mêmes.
Ils ne peuvent pas se mettre à la place de la victime ou se sentir
désolés pour ce qui lui est arrivé ; ils ne peuvent pas imaginer
la souffrance de la victime, ils n’ont pas de remords et ne se sentent
pas coupables. Ils n’ont pas accès à tous ces sentiments, ils n’accordent
pas plus d’importance à leur propre vie qu’à celle des autres. Leur
rage est immense et très profonde.
PI.
A quelles méthodes faites-vous appel pour aider ces enfants ?
CB. Nous pensons
que les méthodes didactiques et morales ne fonctionnent pas car
elles s’appuient sur un répertoire émotionnel de base, inexistant
chez ces enfants. Les adultes qui travaillent avec nous doivent
en quelque sorte développer une attitude émotionnelle au nom des
enfants. Grâce à l’attachement qui se développe, ils font resurgir
les émotions de leur mémoire. C’est une méthode qui va à contresens
des pratiques professionnelles.
Je me dis souvent
que je devrais voyager et mettre en garde les peuples du tiers monde
contre les habitudes des pays développés, car je pense qu’en développant
des structures professionnelles, nous avons dépersonnalisé les soins
de manière excessive ; ceux-ci relèvent de l’art. Ce sont
des liens de nature émotionnelle qui doivent transparaître dans
la relation entre le patient et celui qui donne le service. Il y
a là une place intéressante que j’appelle « l’espace créatif
de soins ». Je pense que c’est une erreur que de créer des structures
professionnelles qui font que les travailleurs se conduisent comme
des robots qui agissent et se déplacent mais perdent la notion de
soins. Ce que j’essaie de créer pour nos collaborateurs, c’est la
capacité à entrer avec les enfants dans une relation instantanée
et intense sur le plan émotionnel, de sorte que les enfants se sentent
soudainement plongés à nouveau dans la vie.
PI.
Comment les enfants réagissent-ils à ces changements ?
CB. Il faut
beaucoup de doigté, car les enfants s’en prennent à vous parce que
vous les rendez à nouveau sensibles. Ils n’aiment pas cela ; ils
se sentent moins forts et ils ne sont pas certains que les émotions
et la survie en ville aillent de pair. Ils disent que ressentir
limite leur capacité de se battre. C’est un point auquel nous devons
faire très attention, et c’est pourquoi notre première tâche, avant
de leur rendre leur sensibilité, est de les mettre à l’abri.
PI. Sont-ils
encouragés à discuter entre eux de leur transformation ?
CB. Oui. Il
y a également une hiérarchie dans les soins. Par exemple, nous nous
occupons d’un adolescent, qui à son tour, s’occupe d’un plus jeune.
Ceci est très encouragé. Les adultes sont incités à appeler les
jeunes sur leur portable et inversement les jeunes sont invités
à prendre contact avec les adultes. « Le plus de contacts possibles
», c’est en quelque sorte la devise de notre organisation.
PI.
Lorsque des enfants vivent des changements et qu’ils les reconnaissent,
comment s’y prennent-ils avec leurs parents qui n’ont pas changé
?
CB. Je pense
qu’ils finissent par avoir deux vies parallèles. Mais ce n’est pas
une si grande perte car ces enfants étaient déjà séparés de leurs
parents lorsqu’ils sont arrivés chez nous. Ils aiment leurs parents,
il y a un lien profond, mais il n’y a ni confiance ni respect. Lorsque
vous passez en revue la vie de ces enfants, il apparaît que les
premières personnes qui les ont trahis étaient celles qui en avaient
la charge ; ils ne leur font donc plus confiance. Nous leur apportons
un support comme celui qu’ils pourraient attendre de leurs parents,
mais nous ne nous substituons pas à ceux-ci.
PI.
Les parents s’adressent-ils parfois à vous pour obtenir de l’aide
?
CB. Quelques-uns
le font et nous faisons tout notre possible pour recréer des relations
familiales et des situations où les adultes peuvent à nouveau se
comporter en tant que parents vis-à-vis de leurs enfants. Mais généralement
la plupart d’entre eux n’en sont plus capables. Alors que la majorité
des organismes cessent leur action à ce point, nous continuons à
prendre soin des enfants car ce sont eux qui constituent notre cible
et nous avons des responsabilités à leur égard.
PI.
Quels sont les enfants les plus jeunes et les plus âgés que vous
aidez ?
CB. Nous avons
des adolescentes qui accouchent chez nous. Un de nos collaborateurs
les assiste. Ensuite, il ramène les mères et leurs bébés chez elles
et les prépare à mener une vie indépendante. Nous avons donc une
gamme de patients qui va des bébés aux adultes de 23 ans. C’est
nettement un programme à long terme.
Certains enfants
peuvent avoir un travail, mais il arrive que leur voisinage ou leur
famille leur fasse subir des traumatismes répétés, ce qui les ramène
parfois chez nous. Par exemple, nous avions un garçon qui était
accoutumé à plusieurs drogues ; il avait réussi à se débarrasser
de cette dépendance, mais sa mère l’a retrouvé et comme elle se
droguait à la cocaïne, elle l’a fait replonger ; nous l’avons donc
repris et nous devons tout recommencer avec lui.
PI.
Comment venez-vous en aide aux enfants drogués ?
CB. Dans nos
installations, nous sommes très stricts : ils ne peuvent pas consommer
de drogue. Environ 80 pour cent de nos enfants consomment du cannabis
pour se calmer. Une récente étude a montré que ce sont principalement
les parents qui mènent leurs enfants à la drogue et non les autres
jeunes. La cocaïne devient de plus en plus préoccupante. A l’heure
actuelle, environ cinq de nos enfants y sont dépendants. Nous essayons
de les soigner, nous faisons appel à des thérapies alternatives
telles que les massages et l’homéopathie. La revente de la drogue
est le moyen de subsistance des pauvres ; ils peuvent rester passifs
et sans ressource le reste de leur vie ou ils peuvent se lancer
dans l’action. Lorsqu’ils se retirent de la vie en société et lorsque
la communauté ne leur apporte pas le minimum nécessaire alors, à
leur tour, ils considèrent qu’ils ne sont redevables de rien à la
société. Pour eux, la société est un monde de loups.
Quand vous êtes régulièrement
en situation de détresse, votre esprit se met constamment en situation
d’urgence. De nouvelles découvertes en neuro-endocrinologie et neuropsychiatrie
montrent qu’une bonne partie du comportement des jeunes peut s’interpréter
comme la manifestation d’un stress chronique. Les mesures prônées
par le gouvernement en matière de surveillance et d’enfermement
sont sans effet car elles partent du principe que les jeunes adapteront
leur comportement pour ne pas être privés de liberté mais en réalité,
vivre ou mourir importe peu pour ces enfants.
PI.
De quelle manière les enfants arrivent-ils pour la première fois
à Kids Company ?
CB. Notre
système fonctionne parce qu’il a été conçu dans la perspective des
enfants et qu’il leur est totalement accessible. Nous n’avons imprimé
aucune brochure et pourtant nous sommes complets. Les enfants vulnérables
se connaissent entre eux car ils se regroupent pour s’entraider.
Les enfants n’arrivent pas avec de beaux dossiers bien préparés,
mais ils nous donnent des informations très détaillées telles que
« Sa mère est alcoolique » ou « Son frère a été blessé
par balle », etc. Toutes ces informations nous parviennent,
mais par contre, nous n’avons pas de date de naissance et nous devons
donc faire quelques recherches. Nous ne questionnons pas les enfants
pendant des heures, nous les laissons se promener et s’adresser
à n’importe quel collaborateur ; ils se confient lorsqu’ils sont
prêts.
PI.
Comment les enfants tirent-ils parti de vos activités ?
CB. Tout d’abord,
il existe d’énormes réserves d’énergie chez ces enfants. Nous leur
disons : « Ici, vous ne pouvez pas frapper les autres, vous devez
chercher d’autres moyens pour utiliser votre énergie. » C’est
ainsi que nous faisons appels aux arts et aux sports. L’art est
un moyen fantastique pour partager un traumatisme sans nécessairement
en parler. L’art et le sport sont des moyens de tisser à nouveau
des liens avec la société : il n’est pas nécessaire de savoir lire
et écrire, avec un peu de talents, il est possible d’apporter sa
contribution à la communauté. Nous sommes très fiers de notre méthode
et nous mettons la barre très haute. Nous ne leur disons pas que
nous en attendons moins de leur part parce qu’ils ont été traumatisés
: en fait nous avons des attentes très fortes vis-à-vis de ces enfants.
A l’examen national en informatique, par exemple, nous avons cent
pour cent de réussite.
PI.
D’où proviennent les fonds ?
CB. Chaque
année, je dois trouver environ deux millions de livres et nous sommes
régulièrement au bord du gouffre. Les enfants n’ont aucune ressource
propre. Nous devons faire du porte-à-porte pour demander un peu
d’argent : les agences locales sont submergées par la demande et
les grandes organisations caritatives se professionnalisent de plus
en plus.
De nombreuses petites
associations comme la nôtre sont laissées de côté dans une situation
financière très précaire et nous sommes en compétition avec des
associations qui bénéficient d’une infrastructure beaucoup plus
étoffée que la nôtre. Nous ne recevons pas d’aide du gouvernement
: un jeune qui faisait son service civil a cherché où nous pourrions
trouver des fonds, mais aucun ministère n’était prêt à prendre cette
responsabilité. Les personnes qui travaillent dans ces services
administratifs sont en général issues d’un milieu stable et ne peuvent
concevoir que des enfants soient amenés à survivre par leurs propres
moyens. Ils sont incapables de créer des services d’aide car ils
ne peuvent imaginer que des enfants se retrouvent dans une telle
situation.
PI. Un
des slogans du parti travailliste est « Pas de tolérance pour
le crime et pas de tolérance pour les causes de la criminalité ».
CB. Ce slogan
convient aux enfants des rues car la plupart des gens ne savent
pas comment s’y prendre avec ces enfants ; leur vie intérieure est
tellement différente. La psychologie de l’enfance a démarré avec
Freud, mais il n’avait jamais été en contact avec des enfants des
rues comme ceux-ci, de sorte que nous n’avons aucun répertoire qui
nous permette de décrire l’état psychologique de ces enfants. Ma
formation en psychanalyse m’a aidée dans mes observations à Kids
Company. Nos conclusions peuvent s’appliquer dans n’importe
quel pays parce qu’il y a quelque chose d’universel dans la psychologie
de ces enfants, et je souhaite mettre ces informations à la disposition
des autres personnes qui veulent élaborer des modèles similaires.
Information : www.kidsco.org.uk. Les dons peuvent
être adressées à Kids Company, 1 Kenbury Street, Londres SE5
9BS, UK.
Profil de quelques enfants de Kids Company
Une famille de
quatre enfants : deux filles de 7 et 14 ans et deux garçons
de 11 et 12 ans
Les services sociaux
avaient été contactés par une personne qui avait vu la fille aînée
fouiller des poubelles à la recherche de nourriture. Elle était
accompagnée de ses deux jeunes frères. Six ans plus tard, le père
drogué l’avait emmené pour effectuer un cambriolage. Il a été pris
et condamné à trois ans de prison. Les enfants sont restés avec
leur mère qui était également droguée. Ils ne fréquentent plus l’école
depuis près de deux ans. Des dealers et des drogués fréquentent
régulièrement la maison en y faisant régner une atmosphère dangereuse.
Les enfants ont peu de vêtements, ils sont rarement lavés, ils ont
souvent faim et ils ont l’air complètement désorientés. La sœur
aînée a été poussée à la prostitution afin d’aider ses frères et
sœurs, et pour pouvoir acheter de temps en temps de l’héroïne pour
sa mère. Elle est suivie à Kids Company. Elle a l’intention
de suivre une formation d’infirmière car, au centre, elle s’est
découverte une passion pour les soins à apporter aux autres.
Un garçon de neuf
ans
Sa
mère ne veut pas s’occuper de lui et il vit avec un homme qui n’est
pas son père et qui travaille comme conducteur de bus, ce qui fait
qu’il n’est pas souvent à la maison. Il laisse une clé au cou du
garçon et un horaire pour qu’il sache quand il doit se laver les
mains et préparer sa nourriture. L’enfant est très souvent seul,
ce qui le déséquilibre profondément. Dernièrement, il a été exclu
de l’école car son comportement était de plus en plus perturbant.
Il a un aspect débraillé, il a peu de vêtements et ses chaussures
sont trop petites pour lui.
Un garçon de douze
ans
Il habite avec sa
grand-mère parce que ses parents ne veulent rien faire pour lui.
Ce rejet l’a amené à se dévaluer à ses propres yeux et a entraîné
un sentiment de confusion car il ne comprend pas pourquoi il est
rejeté. Bien qu’il soit brillant, il a des problèmes d’attention
et a de grandes difficultés pour se concentrer sur une tâche. Quand
il est frustré, il détruit tout autour de lui. Ce comportement choque
sa grand-mère qui ne sait plus comment réagir. Il est souvent dans
la rue car il ne veut pas rester à la maison.
[Source : Kids Company information
: 100 Children’s Details]
Signes
Un homme guérit miraculeusement
du cancer
Le 14 août 2003,
l’édition du Sun News relate que Larry Oyler, mécanicien
installateur de grues, habitant Aromas (Etats Unis), affligé d’une
tumeur anormalement grosse dans l’oreille gauche, se réveilla un
matin en constatant la disparition mystérieuse de la tumeur.
L’histoire de Larry
débuta 18 mois plus tôt lorsqu’il commença à souffrir de violents
maux de tête. Une IRM révéla une énorme tumeur cancéreuse au cerveau,
et les chirurgiens lui dirent qu’il devait être opéré immédiatement
s’il voulait survivre.
« J’étais complètement effaré, raconte-t-il. Je ne savais
pas si ma famille me reverrait. De plus, les chirurgiens m’informèrent
du risque encouru de devenir un légume. La pensée de ne plus être
capable de prendre soin de moi était terrifiante. »
Larry accepta l’opération
mais il changea d’avis seulement quelques heures avant. Contrariés,
les docteurs acceptèrent de repousser l’opération. Mais de nouveau,
Larry changea d’avis à la dernière minute.
« Cette fois, ils se mirent en colère et me dirent que je n’avais
plus le droit de bénéficier d’une intervention. » Larry rentra
chez lui, priant Dieu toute la journée de lui accorder un répit
pour cette horrible douleur. « Le lendemain, je m’éveillai
et me sentis frais et dispos, raconte-t-il. C’était comme
si on m’avait enlevé un grand poids des épaules. Je sus alors que
Dieu était intervenu et avait accompli un miracle. »
Une autre IRM confirma
la disparition de la tumeur. Les médecins de l’hôpital restent sceptiques
quant à ce « miracle », mais Larry déclare qu’il est tout simplement
heureux d’être en vie : « Je me sens neuf et revigoré. Ceci a
changé ma vie et je remercie Dieu de m’avoir laissé en vie et d’avoir
fait de moi le plus heureux des hommes. »
[Sources : The
Sun News, Etats-Unis ; para-normal.about.com]
[Le Maître de
Benjamin Creme a indiqué que le Maître Jésus est l’auteur de cette
guérison.]
Un enfant entouré par les anges
Agé de quatre ans,
Caleb Elkins, de Mansfield, Ohio (Etats-Unis), a reçu la visite
d’anges pendant qu’il était en soins à l’hôpital. En juillet 2003,
Caleb jouait chez lui lorsqu’il tomba et se blessa gravement à la
tête. A l’hôpital, des analyses révélèrent une hémorragie cérébrale,
et pendant l’intervention chirurgicale qui suivit, on lui déboucha
une artère et on lui inséra une plaque de métal dans la tête.
Le lendemain, une
infirmière, Linda Carder, raconta à la mère de Caleb qu’elle avait
ressenti un groupe d’anges autour de la pièce pendant l’opération
de l’enfant.
« J’ai l’habitude de prier pour mes patients, dit-elle.
Peut-être pas nécessairement avec eux ou à voix haute, mais avec
amour. » Après son service, Linda Carder découvrit qu’un fait
inhabituel était arrivé à son mari, pasteur d’une église locale.
« Au milieu de la nuit, mon mari a été réveillé et a ressenti
le besoin impératif de prier tout spécialement pour moi, ce qui
sort tout à fait de l’ordinaire », a-t-elle raconté.
« Caleb a déjà
vu des anges », explique sa mère, Brenda Ferguson. Avant l’accident,
le petit garçon lui racontait qu’il avait fait le même rêve plusieurs
fois : il voyait Jésus descendre vers lui puis remonter au ciel,
et des anges aux yeux bleus planaient au-dessus de lui, effleurant
sa tête et lui chatouillant les oreilles de leurs ailes. « Il
s’approche de moi tout le temps et il me dit que je suis son cadeau
pour toi, maman ». Caleb parle beaucoup de Jésus et
du ciel, disant combien Jésus l’aime.
[Source : www.mansfieldnewsjournal.
com]
[Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que
la manifestation angélique a été orchestrée par le Maître Jésus.]
La prière
Benjamin Creme répond à des questions sur la
prière
La compilation suivante de questions posées
à Benjamin Creme sur la prière inclut des questions nouvelles et
des questions publiées précédemment dans Partage international.
Q. Pouvez-vous
expliquer les mécanismes sous-jacents de la prière et de la guérison
aux personnes religieuses ou orientées vers la spiritualité ? A
partir du point initial de la prière, que se passe-t-il exactement
?
R. La prière
est un stade de la grande science de l’invocation et agit en établissant
un lien ou un canal télépathique par l’intermédiaire du dénominateur
commun du mental. Plus la focalisation mentale est forte, plus le
niveau de communication mentale est élevé. La plupart des prières,
cependant, sont focalisées sur le niveau astral/émotionnel et la
réponse est moins « sûre ».
Le pouvoir de la
prière est basé sur le fait qu’il n’existe pas de séparation : tous
les atomes, à travers le cosmos, sont liés. L’efficacité de la prière
dépend du niveau de focalisation de la pensée de la personne qui
prie. La prière est le plus souvent une supplication venant du désir
astral et elle est donc limitée en envergure. La prière à un
niveau plus élevé est possible à travers le mental focalisé ; à
un niveau encore plus élevé, elle émane de l’intention d’amour
du disciple imprégné par l’âme, l’âme elle-même étant alors l’agent
de la prière.
La réponse à la prière
est basée sur la loi de cause et d’effet (la loi du karma comme
on l’appelle en Orient) et le degré d’intervention autorisé aux
Maîtres de Sagesse en tant que Divins intermédiaires. Ainsi Jésus,
la Vierge Marie, Mahomet, ainsi qu’un grand nombre de saints de
toutes les religions, sont priés d’intercéder. Ils peuvent agir,
et ils agissent effectivement, en tant qu’intermédiaires dans la
mesure où la Loi le permet.
Q. Pouvez-vous
également expliquer les mécanismes sous-jacents d’une manière qui
puisse être utile au personnel médical en expliquant comment la
prière pourrait jouer un rôle plus approprié dans le processus conventionnel
de guérison ?
R. Ceci attend
l’acceptation, par les praticiens de la médecine, de la réalité
des plans éthériques de la matière sur lesquels se situe l’origine
de la maladie.
Q. Les
communautés scientifiques et médicales reconnaissent qu’il existe
un lien entre le mental, les émotions et le corps, même si les mécanismes
sous-jacents ne sont pas encore suffisamment compris. Allant dans
ce sens, une vue scientifique du « pouvoir de la prière » est que
l’attitude positive d’un individu aide à stimuler le système immunitaire,
en renforçant les cellules T et la production naturelle d’interleukine
6 par exemple. [1]Est-ce exact ? [2] Existe-t-il d’autres mécanismes
impliqués dans les résultats de la prière et, si c’est le cas, lesquels
? Qu’arrive-t-il spécifiquement, par exemple, aux cellules du corps
physique dense lorsque le sida ou le cancer sont guéris par la prière
? Toute guérison se produit-elle à un niveau supérieur au corps
physique, le corps physique bénéficiant alors indirectement de cette
guérison, ou la guérison du corps physique se produit-elle parfois
directement ?
R. [1]
Oui. [2] L’énergie invoquée par la prière sature les cellules malades,
les remplissant de lumière. Cette énergie pénètre dans le corps
à travers les chakras, ou centres de force, dans la contrepartie
éthérique du corps physique et, à travers le système endocrinien,
elle modifie la nature des cellules.
Q. Dans
le livre de Glenda Green sur ses entretiens avec le Maître Jésus,
celui-ci
explique le mécanisme de la prière en termes de transfert de particules
« Adamantines ». Est-ce une explication exacte ?
R. A ma connaissance
de telles particules n’existent pas. Toutes les énergies de guérison
sont – à leur niveau particulier – une manifestation de lumière.
Q. [1]
Comment les Maîtres et les initiés répondront-ils, de façon plus
visible, à la demande de guérison dans un futur proche ? Cela se
fera-t-il avec la coopération de la communauté médicale dans son
ensemble ? [2] Une fois que Maitreya et les Maîtres se seront déclarés
ouvertement et que l’humanité commencera à accepter leur identité,
il semble difficile d’envisager que les Maîtres et leurs ashrams
puissent être informés à chaque fois que quelqu’un tombera
sérieusement malade. [3] Y aura-t-il un processus de sélection des
cas graves ? [4] La prière fera-t-elle partie de ce processus, [5]
Les Maîtres « entendent-ils » les prières ?
R. [1] Oui.
[2] Ce ne sera pas le cas, bien qu’un Maître ou un autre soit fréquemment
présent lorsqu’une opération sérieuse est effectuée dans les hôpitaux,
même aujourd’hui. [3] Oui, par l’intermédiaire des médecins (s’il
s’agit de disciples) ou de disciples extérieurs. [4] Oui, lorsque
cela sera jugé nécessaire. [5] Oui. Une part importante de la guérison
de l’humanité sera réalisée grâce à l’usage largement répandu des
nombreuses sources (777) énergétisées par Maitreya.
Q. Si
quelqu’un est malade, la prière à son intention est-elle plus efficace
si elle est faite par un groupe plutôt que par une seule personne
?
R. Cela dépend
du niveau du groupe et de celui de la personne en question ;
normalement un groupe devrait être plus efficace.
Q. Comment
la communauté médicale pourra-t-elle surmonter le manque d’informations
quantitatives, de manière à parvenir scientifiquement à des conclusions
sur l’effet bénéfique de la prière ? [1] Ceci sera-t-il obtenu par
l’usage des méthodes habituelles : recherche de preuves, mesures,
comparaisons, groupes témoins, statistiques, etc., ou [2] la prière
devrait-elle être évaluée de manière plus large, qualitativement,
selon les bienfaits constatés au cas par cas ? [3] Si en fait des
questions d’âme et de karma conditionnent le succès ou le résultat
de la prière il semble difficile de mener un tel programme de recherche
sans l’aide directe des Maîtres, ou, tout au moins, d’initiés avancés,
de manière à ce que les conditions karmiques et l’intention de l’âme
puissent être incluses dans l’évaluation du résultat fonctionnel.
R. [1] Oui.
[2] Oui, les deux méthodes seront utilisées. [3] Dans l’idéal, c’est
vrai, et finalement davantage d’initiés entraînés deviendront disponibles
pour ce travail.
Q. Est-il
exact que la prière est généralement un complément utile à la médecine
allopathique ou homéopathique ?
R. Oui.
Q. Le
pouvoir de la prière est-il intimement lié au tissu de l’univers
de sorte qu’il est disponible pour chaque individu, ou sa nature
exige-t-elle toujours un agent intercesseur, que ce soit un être
suprême, le Christ, un Maître, un saint ?
R. Elle nécessite
toujours un agent intercesseur.
Q.
Existe-t-il deux catégories de prière – la prière vue sous
son aspect personnel et la prière d’intercession de la personne
religieuse ? Dieu ne fait-il acception de personne quand il s’agit
de prière et toute prière est-elle fondamentalement la même et utilisée
de la même manière ?
R. Il existe
des stades dans l’usage de la prière – de la supplication basée
sur le désir à l’invocation plus ou moins scientifique. Cela dépend
de l’évolution de la personne qui fait la prière.
Q. On
raconte que le Christ en Palestine a dit à de multiples occasions,
à la suite de guérisons : « Votre foi vous a guéri. » A quoi faisait-il
référence ? Quel est le lien entre la foi et la prière en ce qui
concerne la guérison ?
R. La foi
dans le pouvoir et le statut de l’intercesseur, ou dans le pouvoir
d’invocation de celui qui prie, apporte la puissance de la volonté.
Ainsi l’énergie de guérison invoquée est alors plus efficace.
Q. Comment
faire connaître nos prières à ceux qui sont capables d’intercéder
? [1] (a) Ceci est-il possible pour tout le monde, (b) ou faut-il
être en contact avec un Maître ? [2] Cela fait-il une différence,
en matière de guérison, si l’on adresse sa prière à une personne
plutôt qu’à une autre ?
R. En visualisant
ou en pensant à l’intercesseur. [1] (a) Oui. (b) Non. [2] Oui, dans
une certaine mesure.
Q. L’humanité
est-elle le seul règne qui utilise la prière ?
R. Oui.
Q. [1]
Quel avantage y a-t-il à utiliser la prière pour la guérison plutôt
que l’affirmation ou l’invocation ? Mère Teresa de Calcutta considérait
qu’elle tendait une main secourable à Jésus, à travers les gens
qu’elle aidait à guérir, disant : « Jésus, mon patient, combien
il est doux de vous servir », et son succès est légendaire. [2]
Sa méthode est-elle davantage une manifestation de prière, d’affirmation,
de reconnaissance, ou plus simplement la réponse au besoin du malade
?
R. [1] Aucun.
Cela dépend de ce que l’on est capable de faire. [2] A la
fois une manifestation de prière et la réponse au besoin du malade.
Q. Pouvez-vous
indiquer les similitudes et les différences entre la prière, l’invocation,
l’affirmation, l’usage de mantras ?
R. La prière
émane davantage du désir. L’invocation (avec ou sans mantra) est
la plus scientifique. L’affirmation se situe quelque part entre
les deux, selon la personne qui affirme.
Q. Peut-on
résumer sommairement en disant : « Prier, c’est parler à Dieu. Méditer,
c’est laisser Dieu vous parler » ?
R. Je ne sais
pas. Ce n’est pas ma manière de penser.
Q. Peut-on
considérer qu’il s’agit de prière si l’on se contente de « parler
avec
Dieu », plutôt que de lui adresser une prière formelle ?
R. Oui.
Q. La
prière serait-elle plus puissante si elle était faite en tant qu’invocation
ou
affirmation, plutôt que comme une demande (comme c’est généralement
le cas) ?
R. Oui, lorsque
c’est possible. Pour finir, l’invocation remplacera la dévotion
et la prière.
Q. [1]
La prière est-elle de nature astrale ?[2] La foi influe-t-elle sur
son résultat ?[3] Si oui, comment ?
R. [1] Oui.
[2] Oui. [3] Elle invoque la volonté.
Q. Pourquoi
la prière semble-t-elle agir (donner des résultats) pour une personne et
pas pour une autre ?
R. Cela dépend
dans une large mesure de la situation karmique. Et également de
la foi.
Q. La
prière pour quelqu’un d’autre peut-elle interférer avec son karma
?
R. Non.
Q. La
prière peut-elle aider à résoudre notre propre karma ?
R. Non.
Q. Quelles
sont l’importance et l’efficacité des types de prière suivants :
la louange ou la glorification, les remerciements, la supplication
ou la requête, la confession, la prière de guérison, l’invocation
?
R. Les remerciements
(la gratitude), la supplication ou la requête, la confession et
le regret, la prière de guérison et l’invocation sont toutes des
formes de prière importantes.
Q. Est-il
exact que toutes les prières sérieuses sont entendues ? Par qui
– des anges ou dévas, des Maîtres, etc. ?
R. Oui, par
les Maîtres.
Q. Si
elles sont entendues, cela signifie-t-il qu’elles recevront généralement
une réponse ? Existe-t-il des cas où la réponse n’est pas facile
à discerner ?
R. Nombre
de prières obtiennent une réponse qui ne va pas nécessairement dans
le sens attendu ou espéré. La réponse reste donc alors souvent méconnue.
Q. Si
vous priez pour quelqu’un et que la personne ne le sache pas, cela
allégera-t-il réellement son fardeau ?
R. Cela peut
le faire.
Q. Dans
quelle mesure des prières comme le Notre Père, le psaume 23, etc.,
sont-elles bénéfiques ?
R. Elles sont
très bénéfiques.
Q. La
prière peut-elle être nocive ?
R. Oui, par
exemple en invoquant une malédiction.
Q. Pour
être efficace, est-il recommandé de prier plusieurs fois pour sa
propre guérison ou celle des autres ? Si l’on demande la guérison
plus d’une fois, cela signifie-t-il que l’on n’a pas la foi que
notre première prière a été entendue ? D’autre part, si l’on ne
prie pas d’un niveau suffisamment élevé en soi-même, ne faudra-t-il
pas d’autres prières (peut-être en étant mieux aligné) pour être
efficace ?
R. Oui, c’est
exact.
Q. Les
prières récitées à l’église sont-elles plus puissantes que celles
prononcées ailleurs ?
R. Non.
Q. Est-il
juste de prier ou de demander de l’aide à Dieu pour des questions
matérielles ?
R. Ce n’est
pas recommandé !
Q. Vient-il
un moment, dans le voyage de l’évolution, où la prière n’est plus
nécessaire ?
R. Oui.
Q. J’ai
été élevé dans une famille adhérant à la Science chrétienne, mais
j’ai quitté l’église adolescent car cette croyance ne me paraissait
pas scientifique. Une foi intense et un refus de l’évidence, que
je ne pouvais accepter, semblaient être exigés. Un élément clé de
cette religion est que la matière physique et la maladie sont des
« erreurs. »
« Tout est esprit infini et sa manifestation infinie ».
Les guérisons sont considérées comme la démonstration du fait que
tout est Dieu et donc que l’on est parfait. Mais on doit « connaître
la vérité » et ne laisser aucune place à « l’erreur ». Des manifestations
de guérison se produisent. Mais dans de nombreux cas la guérison
ne se produit pas et il existe une détermination encore plus grande
à « réaliser la vérité ». Qu’est- ce qui est à la base des guérisons
de la Science chrétienne ? Ont-elles réellement une composante scientifique
qui n’est pas comprise par la science moderne ? Pourquoi certaines
personnes sont-elles guéries et d’autres pas ? Y a-t-il d’autres
facteurs en jeu probablement inconnus des personnes impliquées ?
R. Toute guérison
est assujettie à la loi de cause et d’effet, ou loi du karma. La
Science chrétienne, à mon avis, est théoriquement correcte, mais,
dans la pratique, elle omet la compréhension de cette loi.
Q. Il
y a de nombreuses années j’ai dirigé chaque semaine des rituels
de guérison en utilisant le livre de la liturgie catholique libérale.
L’archevêque, qui est également ésotériste, m’avait indiqué que
le fait que je sois prêtre et que j’utilise ce rituel attirerait
automatiquement des dévas de guérison et l’énergie des Maîtres.
Cependant, je n’en avais pas conscience quand je pratiquais ces
rituels, au cours desquels je posais ma main droite sur la tête
de ceux qui voulaient être guéris, tout en récitant une prière mantrique.
Il arrivait que, quelque temps plus tard, certaines personnes viennent
me dire qu’elles avaient été guéries. Mais pour finir, une personne
se retrouva à l’hôpital le lendemain avec une attaque. Inutile de
dire que je fus consterné et je cessai alors de pratiquer cette
forme de guérison. [1] Pourriez-vous me dire si ces effets, bons
ou mauvais, résultaient des rituels de guérison, de ma propre personne,
ou d’autres facteurs ? [2] Le rituel de guérison de l’Eglise catholique
libérale attire-t-il réellement des dévas et l’énergie des Maîtres
?[3]D’une manière générale, les services religieux de guérison,
avec des rituels, des prières et des impositions des mains sont-ils
utiles et efficaces ?
R. [1] Des
rituels de guérison et d’autres facteurs. Par exemple, les énergies
invoquées peuvent fréquemment précipiter une condition, meilleure
ou pire, qui était « prête » à se manifester. [2] Les dévas, non,
mais certainement l’énergie des Maîtres s’ils le jugent bon. [3]
Oui.
Q. Pendant
longtemps j’ai utilisé la formule de guérison donnée par le Maître
D K, tout d’abord dans des rencontres avec un groupe de guérison,
et maintenant je le fais seul (en visualisant le groupe et en pensant
les mantras). Les personnes sur la liste de guérison sont celles
avec qui j’ai un contact personnel. Depuis cinq ou six ans, de puissantes
vagues d’énergie affluent parfois pour certaines personnes inscrites
sur la liste, lorsque je parcours celle-ci en m’attardant sur chaque
cas. Je sens l’énergie agir sur différents centres de mon corps,
comme dans la méditation de transmission que je pratique depuis
vingt ans. Je suis souvent surpris par ces vagues d’énergie et par
les personnes à qui elles semblent destinées. L’énergie afflue pour
ces personnes, à chaque fois que j’utilise la formule, pendant quelques
jours ou parfois des semaines ou des mois. Généralement elles semblent
aller bien, mais pas toujours. [1] Pourriez-vous dire ce
qui se passe en fait pendant tout ce processus ? [2] La pratique
de la méditation de transmission facilite-t-elle la guérison ?
R. [1] Les
énergies invoquées par la formule de guérison sont envoyées par
un ou plusieurs Maîtres de la façon dont vous le décrivez. L’efficacité
de la guérison est déterminée par la loi du karma. [2] Oui.
Q. Il
m’arrive parfois d’être capable d’accéder à un état d’esprit particulier qui
fait que je suis totalement présent dans l’instant, ou dans la fraction
de seconde qui est en train de changer, de se déplacer. J’ai l’impression
que tout est constamment créé, y compris le corps physique. J’ai
remarqué que si je suis capable d’accéder à cet état d’esprit au
début d’une maladie ou d’une douleur, celle-ci peut être écartée.
Le corps semble sortir de sa mémoire et être guéri, au moins pour
un moment. Je ne pense pas qu’il s’agisse d’une supercherie mentale
ou d’une illusion. Pourriez-vous indiquer ce qui peut se passer
? [1] Est-ce quelque chose de similaire à ce que Maitreya appelle
la « guérison automatique » ? [2] Ceci pourrait-il être une approche
différente de ce que croient les adhérents de la Science chrétienne
?
R. [1] Oui.
[2] Non.
Q. Il
me semble qu’il existe un élément de peur à la base de la prière.
[1] Est-ce exact ? [2] Pourquoi les gens prient-ils ?
R. [1] Quelquefois,
mais pas nécessairement. [2] Pour obtenir de l’aide, bien sûr.
Q. Quand
la prière a-t-elle commencé ?
R. Lorsque
l’homme animal primitif a poussé un hurlement de terreur et appelé
à l’aide lorsqu’il était pourchassé par un énorme carnassier. Peut-être
n’était-ce pas ce que nous appellerions aujourd’hui une prière et
nous ne pouvons que spéculer quant à savoir vers qui cette supplication
inarticulée était dirigée.
Q. Est-il
important de prier un être plutôt qu’un autre ?
R. Qui
prier n’a aucune importance ; l’important est de croire en
celui que vous avez choisi. Plus l’approche sera consciente, plus
elle sera mentale, plus la volonté sera impliquée et plus grande
sera la foi en ce contact, plus grande sera alors la probabilité
que la prière soit entendue et, dans la limite de la loi karmique,
qu’il y soit répondu. Ma recommandation est de prier Maitreya en
tant que représentant de Dieu, Divin intermédiaire, notamment parce
qu’il a promis de répondre aux prières de ceux qui ont besoin de
son aide. Je suggérerais de ne pas prier pour obtenir des biens
matériels (ni s’attendre à les recevoir), ni pour trouver des solutions
aux problèmes de la vie, qui relèvent de notre responsabilité et
que nous devons résoudre nous-mêmes.
Q. Après
ce qui s’est produit en 1945, ne serait-ce pas les prières qui ont
amené Maitreya à Londres ?
R. La décision
de Maitreya de revenir dès que possible fut annoncée en 1945. Cette
décision est due dans une large mesure à l’appel à l’aide lancé
par l’humanité. (La décision de faire de Londres son « point d’attache
» a différentes raisons.) Les gens ont sollicité du secours dans
toutes les langues, ne s’adressant pas à Maitreya en particulier,
mais à Dieu, « là-haut », implorant simplement : « Par pitié,
par pitié ! Réalité, Dieu, Cosmos, aidez-nous, aidez-nous ! »
Prier Dieu, Maitreya ou qui que ce soit, pour la paix, ne constitue
pas, à mon avis, la bonne façon de s’y prendre. Nous devons y parvenir
par nous-mêmes. Vous pouvez demander de l’aide, de l’énergie, des
conseils, de l’inspiration, afin de rétablir la paix, mais nous
devons nous-mêmes faire la paix. Il ne faut pas seulement se tenir
en retrait en pensant que Dieu rétablira la paix. La paix est en
Dieu, Dieu est paix. L’état de paix existe déjà, mais c’est nous
qui le troublons.
Q. La
prière est-elle un moyen d’invoquer Maitreya ?
R. Oui, certainement.
Tous les Maîtres répondent à la prière – c’est eux qui répondent
à la prière, et non pas des êtres assis là-haut au paradis.
Il n’existe pas de tel endroit, le paradis est un état d’être et
ce royaume céleste est le règne des âmes. Les Maîtres sont pleinement
éveillés, ils ne dorment jamais et ils entendent toutes les prières.
Leur possibilité de répondre à celles-ci dépend de la force de l’invocation,
de la proportion de matière émotionnelle ou mentale dans laquelle
la prière est enveloppée. Plus la matière dont la prière est enveloppée
est élevée et mentale, plus elle a d’impact sur le mental des Maîtres,
car ceux-ci travaillent sur le plan mental et non sur le plan émotionnel.
Il existe de nombreux êtres sur les plans astraux qui répondent
aux prières de type astral, mais les Maîtres eux-mêmes répondent
sur le plan mental ou sur des plans plus élevés, le plan de l’âme
ou le plan spirituel. Donc plus votre invocation s’exprime d’un
niveau élevé, plus la prière a de valeur. Le karma joue un rôle
plus important encore. La loi du karma contrôle l’action des Maîtres
eux-mêmes en réponse à la prière.
La prière au mieux
est l’aspiration. Plus l’aspiration est élevée, plus l’activité
du cœur sera impliquée. La méditation est le moyen par excellence
de s’aligner, et d’être progressivement imprégné par l’énergie de
l’âme, le Soi supérieur. C’est la façon de nous unir à l’âme. L’invocation
est quelque chose de différent et la transmission est liée à l’invocation.
Il s’agit d’appeler l’énergie d’une source spirituelle supérieure
et de transmettre cette énergie à un niveau inférieur. La transmission
est un pont entre la source supérieure, la Hiérarchie, et le niveau
inférieur, l’humanité en général.
Q. Y
a-t-il quelque utilité à prier pour les âmes de ceux qui sont décédés
– par exemple, pour les élever vers un plan supérieur si leur destinée
est sur un plan inférieur ?
R. A mon sens,
il n’existe aucun moyen d’influer sur la destinée d’une personne
décédée une fois que la mort a eu lieu (tout au moins lorsque trois
jours se sont écoulés). Les prières sont utiles pour les personnes
qui restent sur le plan physique. Les prières pour, ou avec, une
personne qui subit la transition entre la vie et la mort peuvent,
cependant, l’aider à focaliser son attention sur le niveau de l’âme
et accroître ainsi la tension spirituelle requise pour atteindre
les niveaux supérieurs. Prier les uns pour les autres sur le plan
physique est toujours bénéfique.
Q. Est-il
possible d’influer sur la loi du karma en priant constamment pour
quelqu’un (ou pour plusieurs personnes, ou même pour l’humanité
dans son ensemble) si ceci est fait avec amour ?
R. Il existe
une réelle valeur dans la prière pour un individu ou pour le monde
dans son ensemble. La loi karmique ne peut être changée, mais les
effets de son action peuvent être modifiés par l’invocation de forces
supérieures émanant des êtres spirituels qui ont choisi cette forme
de service.
Q. Devrait-on
éviter d’essayer de guérir ( par la prière ou l’imposition des mains)
si l’on n’est pas capable de discerner s’il est juste karmiquement
de le faire ?
R. Seul un
Maître peut savoir, d’un point de vue karmique, si la guérison peut
être accordée ou non. La seule chose à faire, pour les guérisseurs
ordinaires, est donc de procéder selon leurs connaissances et leur
savoir-faire limités, sachant en le faisant que si leur tentative
de guérison va à l’encontre de la situation karmique du patient,
toute amélioration de la maladie sera temporaire et transitoire.
Cela ne devrait pas cependant les empêcher d’essayer.
[Sources : Benjamin Creme, Mission de Maitreya,
tomes I, II, III ; la Transmission : une méditation pour le nouvel
âge ; revue Partage international, rubrique des questions-réponses.]
La voix du peuple
Des manifestations perturbent la visite du
président Bush
Une semaine de manifestations
a causé d’importantes perturbations lors de la récente visite de
George W. Bush à Londres : il n’a pas pu se déplacer librement
dans la ville, le cortège officiel (qui fait habituellement partie
de la visite de n’importe quel chef d’Etat) fut annulé et George
W. Bush ne s’est pas adressé au Parlement. Le Maître de B. Creme
a confirmé le nombre de manifestants (170 000) qui ont marché dans
les rues de Londres le jeudi 20 novembre 2003. Ce fut l’une des
plus grandes manifestations ayant jamais eu lieu un jour ouvrable.
La marche était conduite
par Ron Kovic, un vétéran du Vietnam handicapé et un groupe d’Américains
expatriés, rassemblés sous la bannière « Fier de mon pays,
j’ai honte de mon président .» Ron Kovic a déclaré :
« Ce qui arrive en Irak reflète le cauchemar du Vietnam. C’est
inacceptable et nous ne le supporterons pas. »
« Nous sommes
fiers de parler à voix haute, côte à côte avec nos frères et sœurs
qui, partout dans le monde, sont victimes de la politique de Tony
Blair et de George Bush », a déclaré Anas Altikriti, de l’association
musulmane de Grande-Bretagne.
En plus des manifestations de Londres, la semaine
a été marquée par l’envoi d’une pétition signée par des milliers
de personnes et adressée à Tony Blair, ainsi que par des manifestations
dans d’autres villes de Grande-Bretagne.
Courrier des lecteurs
Sans souci et chaleureux
Cher Monsieur,
A la fin des années
1980 et au début des années 1990, je travaillais en tant que bénévole
avec un groupe de personnes sérieusement handicapées, dont la plupart
en fauteuils roulants.
Un jour, j’accompagnai
l’une d’entre elles à une rencontre avec des officiels en tant que
conseillère. Seules les personnes handicapées de la région accompagnées
de leurs conseillers étaient invitées. Peu de temps avant la rencontre,
un jeune homme d’une trentaine d’années entra dans la salle et se
glissa dans le coin où mon ami Tai et moi-même étions assis. Il
était vêtu d’un jean impeccable et d’une veste assortie et il portait
des chaussures de travail marron parfaitement cirées. Il avait des
yeux d’un bleu particulièrement éclatant, des cheveux blonds nettement
coupés et un teint resplendissant de santé. Il rayonnait de chaleur
humaine et de bonté.
Au début de la rencontre,
on nous demanda de nous présenter. Il s’avéra être la seule personne
à ne pas avoir été invitée et la seule venant de la campagne (Mt
Gambier), à six heures de voiture d’Adélaïde. Il parla avec tant
de sympathie de son souci des personnes handicapées que les officiels
le remercièrent d’être venu.
Après la rencontre
il nous invita, Tai et moi, à prendre un café et nous acceptâmes
de bon cœur. Cet homme charmant voulut pousser le fauteuil roulant
à ma place en disant : « C’est trop lourd pour vous. »
Alors que nous nous
dirigions vers le salon de thé, il commença soudain à parler de
la mort et des mourants. En conclusion il dit ceci : « A la mort
nous n’allons nulle part, nous changeons simplement d’état de conscience.
» Je le regardai avec étonnement et dis : « Oui, vous avez
raison. » En même temps je pensais que c’était un commentaire
inhabituel pour quelqu’un venant de la campagne.
Je lui demandai quel
genre de travail il faisait. Il me répondit qu’il ne travaillait
pas et, voyant mon expression intriguée, il ajouta en guise d’explication
: « Si j’ai besoin d’argent je vais dans les champs d’opale,
je déterre quelques opales et je les vends à Adélaïde. » Voyant
que j’avais toujours l’air intriguée, il ajouta : « Je
sais où creuser. » Tout ce que je trouvais à dire fut :
« Ah ! Très bien », et les choses en restèrent là.
Dans l’intervalle,
nous étions arrivés au salon de thé. Il trouva un endroit agréable
et c’était bon de voir combien il se montrait aimant et chaleureux
avec Tai et comme il s’assurait qu’il se sente à l’aise. Après nous
avoir demandé ce que nous voulions boire et manger, il insista pour
régler l’addition. J’objectai fermement mais il insista. Pour me
convaincre, il sortit son portefeuille de sa poche arrière et me
montra qu’il était bourré de billets de banque. « Voyez, j’ai
beaucoup d’argent », dit-il. Je me laissai fléchir et acceptai
en riant qu’il paie l’addition.
Il sortit ensuite
une photo montrant sa femme et ses deux filles en train de rire,
assises toutes trois sur un banc dans un parc. Sa femme était originaire
d’Indonésie et ses filles étaient adolescentes. Mon impression fut
celle d’une famille heureuse et sans souci.
Lorsque nous quittâmes
le salon de thé, il prit le fauteuil roulant et nous accompagna
jusqu’au parking. Nous nous dîmes au revoir. Il traversa la route,
puis s’éloigna d’un pas léger et plein de vigueur, la tête légèrement
levée comme s’il sifflotait un air pour lui-même. J’étais triste
de le voir partir. Cet homme était-il un Maître ? Que penser de
sa femme et de ses filles ?
T.C., Australie
[Le Maître de
Benjamin Creme a indiqué que le jeune homme était Maitreya. Sa femme
et ses filles étaient fictives.]
Un visiteur de belle allure
Cher Monsieur,
En juin 2002, je
participai à la tenue d’un stand sur la méditation de transmission,
au salon Mental, Corps et Esprit, à Melbourne (Australie). Au cours
de l’après-midi, un homme de petite taille se présenta à notre stand.
Il portait une casquette et il était vêtu d’un pull-over orange
et d’un pantalon à carreaux. Il avait quelque chose de différent
des autres visiteurs.
Il engagea immédiatement
la conversation avec nous, nous demandant quelles étaient les dernières
informations et les livres les plus récents. Il nous dit que son
nom était Con, et il élargit la conversation de manière à relier
le travail concernant la Réapparition aux besoins du monde, disant
par exemple : « Mais qu’en est-il des petits enfants, comment
allons-nous aider les petits enfants ? » et « Ce qui est
proposé ici, c’est très bien, mais je voudrais voir tout cela dehors,
dans la rue. » Il parlait avec autorité et nous éprouvions le
désir de trouver des réponses à ses questions. Mon collègue fit
remarquer plus tard que l’homme avait eu des conversations séparées
avec chacun de nous, abordant nos questions intérieures, et pour
sa part, il voyait mieux le prochain pas à faire – je ressentais
la même chose. A un moment donné je demandai à notre visiteur ce
qu’il faisait chaque jour et il me répondit : « C’est très simple,
je demande tout simplement à Dieu ce qu’il veut que je fasse et
je le fais. »
Lorsqu’il s’en alla,
au bout de vingt ou trente minutes, nous nous sentions tous deux
inspirés et réconfortés, aidés et encouragés dans notre voie personnelle,
et je sentis que je pourrais faire beaucoup plus pour la Réapparition
et le partage.
Bien que Con fut
d’une apparence simple, presque ordinaire, et que de la salive s’accumulait
dans les coins de sa bouche lorsqu’il parlait, mes premières paroles
en le voyant s’en aller furent : « Quel bel homme ! » Pourriez-vous
me dire qui il était ?
A.B., Victoria,
Australie
[Le Maître de
Benjamin Creme a indiqué que l’homme était Maitreya.]
Un excellent musicien
Cher Monsieur,
Un soir d’avril 2003,
alors que j’attendais sur le quai du métro, j’entendis un musicien
qui jouait du violon. J’ai entendu des musiciens plus accomplis,
mais il y avait dans sa manière de jouer quelque chose qui attirait
mon attention. C’était un homme assez petit. Les gens ne prêtaient
pas réellement attention à lui, ce qui n’a rien d’étonnant à New
York. Il joua Amazing Grace, le chant folklorique israélien
Hava na Gila et deux autres airs. En voyant l’expression
de son visage, je sentis qu’il aimait jouer du violon.
Je me dirigeai vers
lui et je laissai tomber un dollar dans sa boîte. Il me demanda,
en anglais, si je parlais espagnol. Je répondis : « No hablo
espanol. » J’ignore pourquoi j’ai répondu en espagnol. En parlant,
il me regardait droit dans les yeux. Son regard avait un éclat particulier
– ses yeux, de couleur brune, semblaient étinceler. Il me dit ensuite
en souriant (ce ne sont peut-être pas ses paroles exactes) : «
Dans ma prochaine vie, je jouerai au Lincoln Center et vous viendrez
m’écouter. Vous serez assise dans la rangée de devant. » Il
continua à parler et à jouer du violon.
Juste au moment où
le métro arrivait dans la station, il se rapprocha de moi tout en
jouant God will take care of you. Au début l’air n’était
pas très familier (ce n’était pas un virtuose) mais la mélodie s’amplifia
et devint claire pour moi. Je restai en retrait pour mieux écouter.
Lorsque le métro entra dans la station et que les portes s’ouvrirent,
je me tournai vers lui en souriant et je dis : « Merci,
merci. » Je montai dans le métro et je m’assis en le regardant
continuer à jouer tandis que le train s’en allait. Fermant les yeux,
je répétai mentalement les paroles de la chanson et je remerciai
joyeusement Dieu pour le messager et le message. Etait-ce Maitreya
?
N.- J.
M., New York, Etats-Unis
[Le Maître de
B. Creme a indiqué que le « violoniste » était en fait le Maître
Jésus.]
Un symbole de paix
Cher Monsieur,
Le 28 mai 2003, je
traversai Regents Park, à Londres, avec mon amie Gisela. Au bout
d’un moment elle me dit : « Oh, regarde ! » Je tournai la
tête et je vis, assis sur un banc, un homme âgé aux cheveux bouclés,
au crâne dégarni et portant un costume de tweed. Il était en train
d’écrire quelque chose dans un journal. Je supposai qu’il faisait
des mots croisés.
La chose étonnante,
c’est que deux colombes vinrent sautiller sur ses genoux et ses
bras comme si elles y avaient élu domicile. Le vieillard et les
oiseaux formaient une unité charmante, parfaitement naturelle et
pleine d’harmonie. L’homme nous regarda quelques instants. Son regard
rayonnait d’amour et de paix et on pouvait y discerner également
une pointe d’humour.
Lorsque nous nous
éloignâmes, j’avais les larmes aux yeux et la vie me paraissait
facile, joyeuse et pleine de beauté.
Cet homme était-il
Maitreya ?
U.R., Munich,
Allemagne
[Le Maître de
Benjamin Creme a confirmé que l’homme était Maitreya.]
Regrets
Cher Monsieur,
En novembre 1997,
je descendais une rue à Vancouver (Canada), agitée et stressée par
la période de chômage et la situation désagréable dans laquelle
je me trouvais. Mon désespoir était grand. Un homme à l’air négligé,
d’âge moyen, s’approcha de moi et me demanda si j’avais « 75
cents pour le bus ». Je répondis avec rage : « Je n’ai pas
d’argent. » La force de ma colère le déstabilisa. Il se détourna
et regarda vers le ciel. Puis il se dépêcha pour attraper le bus
qui venait juste d’arriver afin de demander s’il pouvait quand même
monter.
Je fus totalement
abasourdie par ma propre réaction. D’habitude, je suis très attentionnée
envers les personnes qui demandent de l’argent, que je puisse en
donner ou pas. Lorsque je ne peux rien donner, j’explique alors
pourquoi. Cela humanise un peu la situation. Je ne réagis jamais
comme je l’ai fait avec cet homme.
Au moment où je l’agressai,
je sentis mon cœur se briser par ma propre cruauté. Ses yeux étaient
brillants, d’un bleu clair intense, et bien qu’il eût l’air négligé,
il était d’une grande sensibilité. J’eus l’impression d’avoir taillé
dans sa vulnérabilité avec un couteau. Après avoir repris mes esprits,
j’essayai aussitôt de le suivre et de lui donner l’argent dont il
avait besoin, mais il avait eu le temps de disparaître. C’était
trop tard. Je fondis alors en larmes, à cause de ma brutalité. Je
ne m’étais pas rendue compte que j’avais une telle rage en moi.
Il était manifestement « à la rue » mais c’était une personne d’une
nature très douce.
Encore aujourd’hui,
le fait que j’aie agressé avec une telle véhémence un étranger innocent
qui avait besoin d’aide me dérange énormément. En fait, quelque
chose me faisait penser que cette personne n’était pas ordinaire.
Qui était-il ?
K.E., Colombie
britannique, Canada
[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que
cet homme était Maitreya.]
Questions-réponses
Q. Les
membres du mouvement « Paix maintenant » en Israël répondent-ils
aux énergies de Maitreya ? (Ses dirigeants ont déclaré qu’ils voulaient
protéger Arafat de Sharon.)
R. Ils répondent
à leur sens de l’équité et on pourrait dire que ceci vient de Maitreya
ou que ces idées ont toujours été présentes chez les personnes de
bonne volonté. Ils ont le courage de se dresser contre le consensus
général qui, en Israël, estime qu’il ne s’agit pas d’oppression
ni de domination. Israël pense qu’il s’agit d’un acte nécessaire
d’autoprotection, qu’ils doivent se protéger. C’est un mensonge,
tout au moins dans une large mesure. Ils affirment qu’ils oppriment
les Palestiniens uniquement pour se protéger eux-mêmes, mais cela
prend des proportions énormes. On ne se protège pas en détruisant
arbitrairement plusieurs bâtiments chaque nuit dans les territoires
palestiniens, sans se préoccuper de savoir si des gens sont tués
ou blessés ou s’ils n’ont nulle part où aller. Il s’agit seulement
de dire clairement aux Palestiniens : « Nous sommes forts, nous
pouvons faire ce que nous voulons. Nous pouvons faire sauter cinq
bâtiments ce soir, demain soir ce pourrait être vingt, d’ici la
fin de la semaine ce pourrait être cent. Nous sommes puissants,
nous avons des armes, des munitions, des tanks, des avions, des
hélicoptères, pour bombarder ou mitrailler à chaque fois que nous
le voulons. Nous sommes les plus forts dans ce pays, nous avons
l’intention d’y rester – et si cela signifie tuer tous les Palestiniens
pour cela, il en sera ainsi. Nous ne supporterons pas les attentats
suicides. Nous avons droit à l’autoprotection. » Et, bien sûr,
ils ont ce droit. Tout pays a droit à l’autoprotection. C’est la
seule manière dont les Israéliens voient les choses. Mais ce qu’ils
ne voient pas c’est que leur domination et leur oppression sont
les causes mêmes des attentats suicides. Ils ne peuvent supporter
les kamikazes, car ils ne savent jamais où ils vont à nouveau frapper.
Les Palestiniens
n’ont aucune arme, si ce n’est quelques fusils. Les Israéliens peuvent
y faire face. Ils ont des armes beaucoup plus puissantes – les dernières
et les meilleures armes américaines. Les Américains leur donnent
3 milliards de dollars par an pour acheter des armes – leur armée
est la plus puissante de la région, et l’une des plus puissantes
du monde.
Mon conseil aux Palestiniens
est d’arrêter les attentats suicides. Ils continuent car certains
gagnent de l’argent pour leur famille en agissant ainsi. Et ces
kamikazes sont des fanatiques, seuls les fanatiques participent
à ce genre de choses. Ces jeunes gens sont entraînés. Ils devraient
être dissuadés, on ne devrait pas les laisser faire. Cela fait peur
aux Israéliens et ceux-ci sont armés jusqu’aux dents. Ils ne renonceront
pas à la force à cause de ces attentats, ils deviendront au contraire
de plus en plus durs et plus répressifs. Israël serait beaucoup
plus ouvert aux discussions, aux négociations, sans les attentats
suicides. Quelques Israéliens ont refusé de monter dans des tanks
et de détruire la propriété palestinienne. Quelques jeunes pilotes
israéliens refusent de bombarder les Palestiniens. Ils disent que
c’est un acte de guerre illégal – qu’il ne s’agit pas d’un Etat
assurant sa protection, mais d’un Etat utilisant son pouvoir pour
opprimer les Palestiniens, ce qui est effectivement le cas. Je souhaite
seulement qu’ils soient plus nombreux.
Q.
Pourriez-vous donner votre avis sur les compétences de Dennis Kucinich
en tant que candidat à la présidence des Etats-Unis ?
R. A mon avis
personnel, il est de loin le meilleur candidat à se présenter pour
cette fonction. J’admire son sens des valeurs, son envergure spirituelle
et sa large vision du monde. Nous avons publié une interview de
lui dans Partage international [numéro de septembre 2003]
D’après ce que j’ai
pu voir ou lire à son sujet, je suis vivement impressionné et je
pense qu’il serait certainement un très bon président, un grand
président peut-être, aux sentiments généreux, bien équipé également,
sur le plan pratique, pour affronter les problèmes bien réels et
particulièrement difficiles que les Etats-Unis devront affronter
aujourd’hui et dans l’avenir.
D. Kucinich est un
initié avancé, et c’est certainement lui que je choisirais si je
vivais aux Etats-Unis et si j’avais la possibilité de voter. S’il
reçoit suffisamment d’argent et si les votes en sa faveur sont suffisamment
nombreux pour qu’il soit nominé en tant que candidat démocrate,
et il n’a que jusqu’en mars 2004 pour cela, la Hiérarchie apporterait
tout son appui à sa candidature. Je ne doute guère qu’il puisse
alors gagner les élections – mais vous devez auparavant obtenir
qu’il soit nominé.
Q.
Dennis Kucinich est-il sensible aux idées de Maitreya et à son influence
?
R. Il est
sensible aux idées de Maitreya, mais elles ne lui viennent pas directement
de lui. Il a toujours eu ce genre d’idées. Il est l’un des rares
hommes politiques américains qui viennent d’un milieu d’immigrants
pauvres (en l’occurrence, d’une famille polonaise qui ne possédait
pas de voiture lorsqu’il était enfant, et il sait ce que c’est que
de souffrir de difficultés financières), ce qui est plutôt une bonne
chose pour un Américain.
Q. Certaines
personnes se sentent en contradiction, en promouvant activement
le Rapport Brandt ou en travaillant en faveur de la campagne présidentielle
du candidat Dennis Kucinich. Une telle activité est-elle incompatible
avec le travail pour l’Emergence, ou pourrait-elle au contraire
être considérée comme un aspect de notre travail ou un complément
?
R. Ce n’est
pas un aspect de notre travail, mais c’est un complément. Le Rapport
de la Commission Brandt fut établi par la Commission Brandt en 1980.
Maitreya inspira cette commission en novembre 1977, l’année de son
arrivée dans le monde. Ce fut son premier travail dans le domaine
politique. Il prit contact avec Willy Brandt et lui demanda de former
une commission de représentants de pays ayant des conceptions économiques
différentes. Tout l’éventail des opinions en la matière devait être
représenté.
W. Brandt réunit
un groupe de plus de quarante personnes. La commission fut ainsi
formée d’un mélange de représentants allant de l’extrême droite
à l’extrême gauche, qui apportèrent leurs différents points de vue
sur la manière de résoudre les problèmes économiques du monde. Ils
analysèrent toutes les tendances globales, les tendances démographiques,
la croissance de la production, etc.
Willy Brandt était
un homme merveilleux, pratiquement un initié du troisième degré,
2, 97 exactement. (On est toujours un initié avant de passer l’initiation.
Si vous êtes 2,97, vous êtes un initié du troisième degré.)
Pour finir, après
un énorme travail, la commission rédigea un rapport. A partir de
tous ces points de vue différents, les membres de cette commission
arrivèrent à un véritable consensus. Ils publièrent Nord-Sud,
un programme de survie. C’était un programme pour la survie
de la race humaine. Ils ont ensuite organisé différentes rencontres,
notamment une à Cancun, au Mexique.
Des résolutions furent proposées pour partager les ressources de
manière plus équitable. Ils parvinrent à la conclusion qu’il n’y
avait qu’une seule façon d’aborder le problème : partager les ressources
mondiales de manière plus équitable. Ils discutèrent des différentes
manières de mettre ceci en pratique. Ce partage devait apporter
la justice, et la justice apporterait la paix. C’était la seule
façon d’établir la paix. Cette conclusion, à laquelle ils avaient
abouti en partant d’un point de vue purement politique et économique,
fut en son temps une révélation.
Je ne vois rien de
mieux que ce rapport en tant que complément au travail que nous
effectuons. Il ne remplace pas l’information sur la présence de
Maitreya et des Maîtres, et sur les changements à venir, mais d’un
point de vue politique, et c’est dans le domaine politique que s’exercera
plus particulièrement le premier travail de la Hiérarchie, les choses
sont traitées par la Commission Brandt de la manière la plus experte.
Nous avons interviewé
Dennis Kucinich. Peu de gens sont prêts à faire ce genre de travail
et il serait bon d’encourager ceux qui s’intéressent à la politique
à travailler pour, ou avec, Dennis Kucinich dans ses efforts pour
être nominé, et s’il est nominé, dans sa campagne électorale. Mais
ce ne sera peut-être pas pour cette fois. Il se peut qu’il ne soit
pas nominé, et qu’il doive attendre jusqu’à la prochaine élection
présidentielle. C’est possible. On ne peut le dire à l’avance. Vous
devez travailler comme si c’était possible, et c’est certainement
possible. Tout est possible. Je considère le Rapport Brandt et la
campagne Kucinich non pas comme le travail lui-même, mais comme
des compléments.
Q.
[1] Pourriez-vous dire quelle est l’influence de la revue Share
International (original anglais de Partage international)
? [2] Maitreya la considère-t-elle comme importante et utile ? [3]
Pourriez-vous dire dans combien de pays elle est expédiée ?
R. [1] Très grande. [2] Oui. [3] 73.
Question. Les
Américains affirment avoir capturé Saddam Hussein – comment être
certain qu’il s’agit réellement de lui ?
Benjamin Creme.
Il est clair pour nous (Partage international) que les Etats-Unis
n’ont pas capturé Saddam Hussein. D’après nos informations, Saddam
Hussein a été blessé le premier soir de la guerre, le 20 mars 2003,
et il est décédé deux jours plus tard. L’homme récemment capturé
est l’un de ses sosies, un cousin, qui ressemble à Saddam Hussein
mais a plusieurs traits différents. Voir sur ce point précis notre
communiqué de presse.
Q.
J’ai vu des reportages confirmant vos informations selon lesquelles
Saddam Hussein était décédé peu après le premier bombardement. Mais
les principaux médias et dirigeants du monde entier semblent l’ignorer.
Est-ce délibéré ?
BC. Je crois
que les principaux médias ont des doutes, en privé, mais ils obéissent
à la politique du gouvernement américain pour ne pas « faire
d’histoires ». Je suis certain que certains leaders ont de sérieux
doutes, d’autres ne tiennent pas à creuser pour connaître la vérité.
Q.
Comment se fait-il que les médias ne mettent pas en doute la validité
de cette « capture » ?
BC. Pourquoi,
en effet. Posez leur donc la question.
Q.
Les militaires américains ont-ils monté toute l’affaire : en supposant
que l’homme « capturé » soit un sosie de Saddam Hussein, a-t-il
collaboré avec les Etats-Unis pour sembler se cacher et permettre
ainsi sa « capture » ?
BC. Non. Il
a été démasqué par un informateur avide de recevoir les 25 millions
de dollars de récompense offerts par les autorités américaines.
Les militaires (ou plutôt les agents de la CIA opérant dans l’armée)
peuvent avoir pensé qu’ils avaient capturé Saddam Hussein. Mais
je ne crois pas que les hauts responsables du gouvernement ignorent
qu’ils ont capturé un sosie, qu’ils avaient, auparavant, lors de
son apparition à Bagdad en avril, désigné comme tel.
Q.
Les autorités américaines, au plus haut niveau, savent-elles qu’il
ne s’agit pas de Saddam Hussein ? Existe-t-il un petit cercle fermé
qui connaît la vérité et qui nourrit la propagande destinée aux
médias et au monde entier ?
BC. Oui, je
le crois.
Q.
Si le supposé Saddam Hussein que l’on a « capturé » n’est pas le
vrai, il semble certain que le gouvernement américain, y compris
George W. Bush et le Pentagone prennent un énorme risque. Pensez-vous
que leur mensonge sera découvert ?
BC. C’est
un risque colossal, qui montre combien ils désespèrent d’obtenir
quelque succès au milieu du chaos qui règne en Irak. Je pense que
ce nouveau mensonge sera découvert, tout comme celui d’avoir affirmé
que les Etats-Unis étaient menacés par les « armes de destruction
massive » de l’Irak.
Q.
Quel est approximativement le nombre de responsables dans les différents
gouvernements à savoir que l’homme capturé n’est pas Saddam Hussein
? Ce groupe inclut-il Tony Blair, George W. Bush, Colin Powell,
Donald Rumsfeld, Dick Cheney et tous les autres hauts responsables
du gouvernement américain et du gouvernement britannique ?
BC. Tony Blair
est hésitant je crois. Il est trop intelligent pour accepter cela
tout simplement, mais il ne veut pas croire qu’il s’agisse d’un
mensonge. Je crois que G. W. Bush, D. Rumsfeld et D. Cheney connaissent
la vérité.
Q.
Est-ce que Tony Blair sait que l’homme n’est pas Saddam Hussein
? Est-ce que par conséquent il ment au public britannique ?
BC. Je crois
qu’il a (ou qu’il a eu) des doutes. Au fur et à mesure que le temps
passe c’est plus facile pour les gens à accepter, d’autant plus
que le « captif » est gardé hors de vue.
Q.
Qui pourrait faire pression en faveur d’une enquête impartiale et
d’une analyse des affirmations américaines au sujet de l’homme capturé
? Si ce n’est pas vrai, cela devrait être révélé. L’Onu devrait-elle
exiger une enquête approfondie ?
BC. Oui. Non
seulement l’Onu, mais les médias du monde entier. Si la vérité éclate,
c’est sûrement ce qui arrivera.
Q.
Les Etats-Unis avaient-ils un spécimen de l’ADN de Saddam Hussein
avant sa capture ?
BC. Non. Ils
l’ont comparé à l’ADN qu’ils avaient de ses fils décédés, ce qui
n’est pas exact, mais « suffisamment exact » pour que des hommes
désespérés puissent l’accepter. M. Rumsfeld a déclaré aux journalistes
que « c’était le même ADN à environ 90 %, ce qui était suffisant
». L’ADN de l’homme capturé, un cousin, serait probablement le même
à 70 % que celui de Saddam Hussein et celui des fils le même à 80
%.
Q. De
l’argent a été trouvé dans la même cache : pas un montant énorme
pour Saddam Hussein, mais suffisamment pour impressionner certaines
personnes. Le vrai Saddam Hussein aurait sûrement eu un plan, un
itinéraire et l’argent pour assurer son évasion.
BC. Bien sûr.
Le pauvre sosie remplit loyalement les instructions des fils de
Saddam Hussein, pour continuer la mascarade aussi longtemps que
possible. L’argent a été mis sur lui par ceux qui l’ont capturé.
S’il avait eu autant de dollars, il aurait pu monnayer sa fuite
d’Irak, si cela avait été son intention.
Q.
Qu’arrivera-t-il au « captif » Saddam Hussein ? Quels sont les plans
des Américains en ce qui le concerne ? S’il est jugé par un tribunal
international des droits de l’homme comme celui de la Haye, aux
Pays-Bas, la vérité n’émergera-t-elle pas ?
BC. Probablement,
mais je pense qu’il est très improbable qu’il soit jugé à La Haye.
Il est beaucoup plus vraisemblable qu’il soit livré au gouvernement
fantoche irakien pour être jugé.
Q.
Plusieurs personnes ont fait remarquer qu’elles avaient ressenti
que l’état d’urgence élevé, « l’alerte orange », les rapports de
menaces de terroristes, les avions retenus au sol, etc., n’était
pas authentique, mais que tout cela faisait partie d’une campagne
visant à faire peur. Ceci est-il exact ? Un gouvernement pourrait-il
être assez machiavélique pour effrayer son propre peuple avec de
fausses informations ?
BC. Je suis
certain que les gouvernements américain et britannique ont fait
monter la tension délibérément, mais je pense que c’est pour que
les gens restent vigilants et en alerte plutôt que pour leur faire
peur. Ils ont eux-mêmes vraiment peur.
Q.
[1] Si le supposé Saddam Hussein est en fait un cousin, comme l’affirme
Partage international, quelles ont pu être les motivations
de ce cousin pour s’être caché et exposé lui-même à l’humiliation,
à des poursuites et peut-être à une exécution à la place de Saddam
Hussein ? [2] Tout ceci est-il une intrigue des Américains pour
permettre au gouvernement Bush de marquer des points grâce à cette
capture ?
BC. [1] Il
a juré loyauté à Saddam Hussein pour aussi longtemps que nécessaire
afin de maintenir le moral des supporters de celui-ci, toujours
très nombreux en Irak. Savoir s’il ira jusqu’au bout – même jusqu’à
une exécution – cela reste à voir. Ce sera peut-être le moment où
la vérité de cette supercherie éclatera. [2] Bien sûr.
|