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Accueil > Revue Partage > Dernier numéro

Extraits de la revue
Partage international

Décembre 2004 - N° 196

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.
La revue existe grâce à ses abonnés, pour soutenir sa parution et la diffusion de ses informations, cliquez ici.


Sommaire


L'Amérique s'égare

par le Maître --, à travers Benjamin Creme

Avant longtemps, le peuple des Etats-Unis se rendra compte qu'il a commis une erreur lourde de conséquences. Même si la fraude électorale y a eu sa part, il a renouvelé le mandat d'un homme et d'un gouvernement qui s'emploient à créer la division et la haine, tant dans leur pays qu'au plan international.

Avec regret, les Américains auront à subir une attaque en règle contre les libertés dont ils s'enorgueillissent ; ils verront leur niveau de vie décliner rapidement alors que le gouvernement cherchera, par nécessité, à réduire une dette devenue colossale ; ils seront témoins d'une perte de confiance dans leur monnaie et d'une réduction drastique de leurs échanges commerciaux avec leurs partenaires habituels. La plaie née de la désastreuse invasion de l'Irak continuera de s'envenimer, dans ce pays comme en d'autres endroits de la planète. En réaction à la peur et à la haine que leurs dirigeants ont engendrées partout ou presque, les habitants des Etats-Unis auront tendance à rentrer en eux-mêmes et à tourner davantage encore le dos au monde.

Une puissante illusion

L'un des principaux problèmes auxquels nous confronte ce gouvernement a trait à la puissante illusion qui l'anime : celle d'être inspiré par Dieu, touché par la grâce divine, et d'avoir pour mission de redonner au message chrétien sa puissance et sa gloire de jadis. Ainsi les Etats-Unis ont-ils opéré une véritable régression, s'isolant des préoccupations d'une grande partie du monde : la pollution de l'environnement et les exigences d'une planète endolorie, menacée par une catastrophe imminente.

Mais l'Amérique s'apercevra que le monde ne se laisse pas gagner par l'immobilisme. Avec ou sans sa coopération, les nations feront tout ce qui est en leur pouvoir pour s'attaquer aux nombreux problèmes écologiques et sociaux qui sévissent actuellement, et dont il faut s'occuper de toute urgence. L'Amérique se trouvera ainsi laissée pour compte et mise à l'écart, et c'est seulement alors qu'elle sera prête à montrer la voie.

D'importants changements

A présent, tout en savourant sa victoire, le gouvernement pèse le pour et le contre de nouvelles aventures militaires. Pris au dépourvu et contrarié par le cours des événements en Iraq, il lui faut marquer une pause avant d'envisager d'autres actions violentes. Mais la bravade et les rodomontades continueront sans aucun doute, dans l'espoir que la menace et l'intimidation suffiront à assurer une position dominante. En attendant, d'importants changements se préparent dans de nombreux pays, conduisant à une profonde transformation de l'équilibre des forces à l'échelle du monde. La Chine et l'Inde, l'Amérique du Sud et la Russie reprennent pied et découvrent leur potentiel économique. L'Afrique commence enfin à susciter l'intérêt et la bonne volonté de puissants gouvernements et institutions, et elle peut s'attendre à une embellie prochaine.

Ainsi le monde se détourne-t-il de la domination exercée par une Amérique riche et puissante, et dresse-t-il de nouveaux plans pour accomplir sa destinée.

Si les Etats-Unis persistent à revendiquer le droit d'agir unilatéralement, ils se verront ignorés et négligés dans les programmes internationaux, leur économie continuera de se détériorer, et leur peuple perdra confiance en l'action de son gouvernement. Isolés, et avec des forces déclinantes, ils seront contraints de changer et de renouer le dialogue avec leurs amis de naguère.

L'émergence de Maitreya accélérera ce processus de transformation et le mènera à bonne fin.


Haut de pageYasser Arafat, 1929-2004

par Benjamin Creme

Un grand homme de notre temps est décédé. Grand, mais traîné dans la boue par ses ennemis et même incompris par ses amis. C'était un homme de vision, d'un courage et d'un  optimisme extraordinaires, qui fut une source d'inspiration et une figure paternelle pendant près d'un demi siècle pour le peuple palestinien opprimé. Il a été la cible de la haine implacable d'Ariel Sharon pendant des décennies et la machine de propagande israélienne l'a  accusé de toutes sortes de fautes et de méfaits, et de n'avoir pas su saisir l'opportunité de la paix. La calomnie laisse des traces et même ses amis d'antan le considéraient comme un président « imparfait ». Mais, il était tout autre.

Il fut invité et assista, comme le roi Hussein de Jordanie, à la rencontre de trois jours organisée par Maitreya pour plus de 300 personnes, à Londres, en avril 1990. Depuis lors, il travaillait sous l'inspiration immédiate et en suivant les conseils de Maitreya qui lui répéta, à maintes reprises, de ne pas accepter un accord injuste. Tous les accords proposés étaient injustes et n'auraient pas duré.

Voici une citation tirée de l'article de mon Maître, intitulé  L'heure de la décision [Partage international, mai 2002] :

« [...]Israël, poussé à agir par les attentats-suicides, a comme toujours des réactions disproportionnées, et prend prétexte de la « guerre contre le terrorisme » pour imposer sa volonté. Ses dirigeants et son armée n'ont pas à s'enorgueillir des persécutions et des humiliations sans vergogne qu'ils font subir à Yasser Arafat. Le peuple d'Israël, plus que tout autre, devrait comprendre le martyre des opprimés. »

Questions-réponses de Benjamin Creme (extraits de la revue Partage international)

Q. Pouvez-vous donner la structure des rayons et le niveau d'évolution de Yasser Arafat (1929-2004), président de l'autorité palestinienne ?

R. Ame : 6 ; personnalité : 4 (6) ; corps mental : 1(4) ; corps astral 6 (6) ; corps physique : 3 (7) ; niveau d'évolution : 2,4.

Q. Yasser Arafat a-t-il été empoisonné ?

R. Non, il est mort le cS?ur brisé.

Q. Yasser Arafat a-t-il agi de manière inconsidérée en refusant le plan de paix proposé par l'ancien président israélien Ehud Barak ?

R. Non, car ce plan n'était ni juste ni équitable. Ehud Barak a déclaré que les Palestiniens s'étaient vu offrir 90 % des territoires de Cisjordanie alors qu'en fait on ne leur a offert que 42 % de ces territoires et la bande de Gaza. La Cisjordanie était déjà couverte d'implantations israéliennes, dont chacune aurait été défendue par une garnison militaire. Les routes reliant les implantations auraient par conséquent favorisé des communications rapides pour l'armée israélienne, coupant ainsi les zones soi-disant palestiniennes en parties isolées les unes des autres. Ce plan fut salué comme « particulièrement généreux », « trop généreux peut-être », par la machine de propagande israélienne. Mais il s'agissait en fait d'un simulacre de justice. [Partage international, mars 2003 ]

Q. On a raconté que le président Arafat et les autres leaders de l'OLP, assiégés dans le quartier général de Ramallah, n'avaient jamais perdu courage pendant toute la durée du siège. Le médecin du président Arafat lui a rendu visite et l'a déclaré en bonne santé en dépit du terrible stress auquel il était soumis pour un homme de son âge.

[1] Maitreya a-t-il donné au président Arafat et à ses collaborateurs enfermés dans le quartier général une bénédiction particulière de protection ? [2] Maitreya a-t-il eu d'autres contacts avec le président Arafat depuis 1988 ? [3] Maitreya est-il apparu au président récemment ?

R. [1] Oui. [2] Oui. [3] Oui. [Partage international juin 2002]  


Haut de pagePerfectionner l'art de la tricherie

interview de Greg Palast par Felicity Eliot

L'Américain Greg Palast est l'auteur de The Best Democracy Money Can Buy (La meilleure démocratie que l'argent peut acheter). Michael Moore a qualifié son reportage pour la BBC de « courageux », et  Noam Chomsky, de « dérangeant pour toutes les personnes concernées ». Au Royaume-Uni, Greg Palast est reconnu comme « le plus grand journaliste d'investigation de notre époque » (Tribune magazine, R.-U.). Pourtant, ses reportages primés ont été interdits sur les ondes américaines, et ses articles pour le journal britannique Guardian arrêtés à la frontière.

Greg Palast est bien connu aux Etats-Unis pour ses rapports sur la fraude électorale de l'an 2000 en Floride et les liens qui unissent les familles Bush et Ben Laden. Ces thèmes font l'objet du dernier film de Michael Moore, Fahrenheit 9/11.

Partage international : Nombreux sont ceux qui croient qu'il y a eu une tricherie généralisée lors des élections présidentielles américaines de novembre 2004 ? plus encore qu'en l'an 2000. Il semble que les républicains soient passés maîtres dans l'art de corrompre l'opération électorale. Partagez-vous ce point de vue ?

Greg Palast : En l'an 2000, le parti républicain s'en est tiré en volant les élections. Nous n'avons aucun doute à ce sujet. Il en existe des preuves tangibles, que vous pouvez consulter dans mon livre. Cette fois-ci, de nouveau, ils ont utilisé quantité de stratagèmes, anciens et nouveaux.

PI. Pouvez-vous donner un aperçu de ces stratagèmes ?

GP. Ils ont consisté à continuer à radier des noms des listes électorales sous de faux prétextes : prétendant par exemple qu'une personne avait commis un crime, alors qu'il n'en était rien. Les républicains ont élargi la notion d'« électeurs illégaux », et organisé, pour la première fois depuis cinquante ans, une attaque massive contre le droit de vote des citoyens noirs américains. Ils ont d'abord contesté l'enregistrement, puis le droit de vote, de centaines de milliers de Noirs.

PI. C'est tout simplement incroyable !

GP. C'est effectivement incroyable. Le moindre point de détail suffisait aux républicains pour qu'ils contestent la validité d'un vote : une signature légèrement différente, l'ajout d'une initiale, un déménagement même à proximité de l'adresse inscrite, un électeur qui ne présentait pas une carte d'identité, etc.

J'ai vérifié avec des fonctionnaires électoraux en Floride, où j'ai pu obtenir une liste de milliers d'électeurs noirs que le Parti républicain avait radiés, et douze scrutateurs m'ont affirmé que, de toute leur carrière, ils n'avaient jamais eu connaissance d'une seule radiation de quelqu'un déjà autorisé à voter.

PI. Ainsi les électeurs noirs étaient particulièrement visés ?

GP. Cela était courant au temps de la ségrégation. Durant cette période, il n'y avait, en fait, aucune loi dans le Sud interdisant aux Noirs de voter, mais il existait un ensemble de règlements et de lois qui rendaient le vote des Noirs presque impossible. Le parti républicain s'est servi de cette vieille ruse lors du dernier scrutin, en appliquant soudainement quelques règles de moindre importance aux électeurs noirs. C'est une opération très facile à réaliser: les Noirs et les Blancs vivent séparés aux Etats-Unis et ne votent pas dans les mêmes circonscriptions électorales.

PI. Qu'en est-il des gens d'autres ethnies, comme les Latino-Américains ?

GP. Je viens juste de recevoir des informations sur des irrégularités massives au Nouveau-Mexique, où le vote hispanique est important, et aussi sur le vote amérindien. Les Latino-Américains et les Amérindiens sont des partisans démocrates, presque autant que la population noire. Au Nouveau-Mexique, on a utilisé un tout nouveau stratagème : les bulletins de vote provisoires, qu'on a remis à la population à la place de bulletins de vote réguliers.

PI. Qu'est-ce qu'un bulletin de vote provisoire ?

GP. C'est comme un faux bulletin de vote, quelque chose qui ne sera probablement jamais enregistré. On vous le remet provisoirement, et il équivaut à « Nous ne savons pas si nous enregistrerons votre vote ou non. » On le met de côté pour en débattre après les élections. C'est aux fonctionnaires électoraux de chaque Etat qu'il appartient de décider si un vote sera ou non enregistré. Dans le cas de l'Ohio, l'actuel secrétaire d'Etat, J. Kenneth Blackwell, responsable de tout le processus du dépouillement du scrutin, fait ressembler Katherine Harris (secrétaire d'Etat en Floride en l'an 2000) à un ange.

PI. Je dois vous avouer qu'il m'est incompréhensible, en tant qu'étrangère, que quelqu'un d'aussi partisan soit en charge du décompte des votes.

GP. C'est également incompréhensible pour un grand nombre d'Américains. Il existe des gens qui sont farouchement partisans. Dans le cas de K. Harris et de J. Blackwell, ils participaient officiellement à la campagne de G. W. Bush. Nous avons ici une situation où des politiciens et des responsables de campagnes électorales sont en charge du scrutin. Jusqu'à tout récemment, ces personnes se montraient prudentes, mais ce n'est plus du tout le cas.

PI. Vu de l'étranger, il semble évident que les attitudes se sont durcies, et que le truquage est plus évident, et même indéniable.

GP. C'est juste. A un point tel que lors-qu'on a questionné J. Blackwell (secrétaire d'Etat en Ohio, où J. Kerry a perdu) sur son intention d'imiter la conduite de K. Harris en Floride en l'an 2000, il a répondu qu'«  il n'avait pas vu K. Harris faire récemment la queue à la soupe populaire, mais plutôt siéger au Congrès ! » En d'autres termes, faites bien votre travail, livrez le pays à G. Bush, et vous serez récompensés.

En Ohio, on a utilisé des tactiques racistes frauduleuses. J. Blackwell a remis des formulaires d'inscription aux électeurs, et lorsque les électeurs noirs les ont retournés, on leur a signifié qu'ils étaient invalides parce qu'imprimés sur un papier non conforme! Si vous êtes un électeur noir, vous avez trois fois plus de chances de voir votre nom radié de la liste électorale.

Maintenant, dans l'Ohio, nous sommes confrontés à un problème majeur, avec environ 200 000 votes bloqués en tant que votes provisoires. En outre, nous avons aux Etats-Unis, et cela aussi étonne les Européens, environ deux millions de votes qui ne sont pas enregistrés. Ils sont rejetés.

PI. Pourquoi ?

GP. Pour des raisons techniques. Nous utilisons habituellement des appareils en très mauvais état : les gens vont voter, mais leur vote n'est pas enregistré, ou il apparaît une marque supplémentaire sur le bulletin de vote, etc.

Nous savons qu'environ la moitié de ces quelques deux millions de votes rejetés ont été remplis par des Noirs. Dans l'Ohio, cette fois-ci, il y a eu 93 000 votes qui n'ont pas été enregistrés. Et après vérification, nous pouvons dire que ces votes ont été, pour la plupart, remplis par des Noirs et des électeurs pauvres, majoritaire-ment démocrates. Maintenant, si vous ajoutez les bulletins de vote annulés aux bulletins de vote provisoires (et nous savons qui a rempli ces deux catégories), on peut affirmer que G. W. Bush a effectivement perdu l'Ohio.

PI. Qu'en est-il du Nouveau-Mexique ?

GP. Là encore, c'est la même histoire. Nous savons que si tous les votes avaient été enregistrés, J. Kerry aurait gagné au Nouveau-Mexique et dans l'Ohio. Si vous y ajoutez les votes de ceux qui ont tout simplement été empêchés de voter parce que leurs noms avaient été illégalement radiés des listes électorales, nous ignorons combien d'autres Etats seraient allés à J. Kerry. Probablement la Floride, ainsi que deux ou trois autres Etats.

Nous pouvons donc constater que les républicains sont passés maîtres dans l'art de supprimer le vote noir. La raison pour laquelle ils ciblent les électeurs noirs est qu'il s'agit d'individus politiquement vulnérables. Comme ces gens sont concentrés dans certains quartiers, on peut leur fournir des appareils en mauvais état et même truquer le vote. Je connais des endroits où les files d'attente étaient tellement longues que les gens devaient attendre jus-qu'à sept heures pour voter. Le New York Times a fait mention de ces longues files d'attente, mais a omis de signaler qu'elles ont surtout été observées dans les communautés noires.

PI. Je voulais aussi m'informer de la réaction des médias américains.

GP. Notre presse ne veut pas admettre  que l'Amérique maintient un système électoral basé sur l'apartheid, et que la situation s'aggrave. Je viens juste de parler avec un spécialiste des élections, qui me confirme qu'un sondage des votants montre J. Kerry gagnant dans l'Ohio, au Nouveau-Mexique, en Floride et dans plusieurs autres Etats. Les sondages de votants sont utilisés, par les observateurs, pour déterminer si les élections ont été truquées ou non. Nous avons donc ici une divergence entre ce que les gens disent avoir voté et les votes enregistrés sur les machines. C'est un problème énorme. On peut en attribuer une grande partie au fait que de nombreux votes n'ont pas été enregistrés. Ainsi, vous votez, mais vous n'avez aucune manière de vérifier si votre vote a vraiment été enregistré.

Un autre problème est que nous sommes passés au vote électronique avec de très étranges résultats. Plus particulièrement dans de petits comtés ruraux. Il semble qu'il soit plus facile de jouer au plus fin avec un ordinateur sans que personne ne s'en rende compte, ou ait le pouvoir de le prouver. Ainsi dans un endroit principalement démocrate, qui a voté démocrate aux dernières élections, vous obtenez soudain une majorité écrasante pour G. W. Bush sur des machines que vous ne pouvez vérifier, comme on a pu le constater de manière saisissante en Floride.

PI. Pouvez-vous expliquer le phénomène de la Floride, il semble incroyable, à un étranger, que G. Bush ait pu gagner après la débâcle de l'an 2000 !

GP. Vous devez comprendre que la Floride fait partie du vieux Sud ? le vieux Sud des plantations. Une fois que vous quittez Miami et Palm Beach, vous êtes dans un autre monde.

Tout d'abord, il y a le fait que c'est le frère du président qui est responsable du scrutin dans cet Etat crucial. Vous avez ensuite eu la radiation de milliers de soi-disant électeurs « illégaux », qui d'ailleurs seront remis sur les listes après les élections. Ainsi, vous débutez avec des dizaines de milliers, peut-être même une centaine de milliers, d'électeurs radiés. C'était encore pire cette fois-ci que la précédente. Viennent ensuite les votes naturellement perdus, sans tricherie ou manS?uvres frauduleuses, et les votes perdus à cause du piètre état des appareils. Il existe un autre facteur, un facteur culturel.

PI. Que voulez-vous dire ?

GP. Les gens ont tendance à penser qu'en amour, en temps de guerre et en temps d'élection, tout est permis. Si vous pouvez voler un vote, alors allez-y ! Les démocrates étaient reconnus pour être les meilleurs dans ce genre, faisant voter des gens décédés, et ainsi de suite dans les grandes villes. Mais maintenant les républicains ont plus d'argent et ont acquis des méthodes nouvelles, plus sophistiquées, de stopper le vote en utilisant toutes les méthodes précédemment mentionnées. Et l'avènement de l'informatique a énormément facilité la fraude électorale.

PI. Croyez-vous que Kerry a concédé la victoire trop rapidement ?

GP. Il a utilisé l'arithmétique politique. Il savait qu'une contestation se terminerait à la Cour suprême, qui, comme nous le savons tous, est une institution politique. Il est facile de comprendre que bien qu'il puisse avoir eu les suffrages, il ne pouvait espérer qu'on allait les compter. En définitive, nous avons affaire à un gouvernement qui met en place des dictateurs fantoches, comme en Irak, et qui appelle cela de la démocratie !

Cela prête à sourire, mais c'est un phénomène dangereux. Non seulement la démocratie y perd-elle en Amérique, mais cela a des répercussions dans le reste du monde.

PI. L'échec de l'Amérique à poursuivre la démocratie a nui à sa reconnaissance dans le monde. Etes-vous d'accord ?

GP. L'administration Bush a fait fondre la cote d'estime dont jouissait l'Amérique durant l'administration Clinton, et la sympathie qu'on nous a témoignée après les événements du 11 septembre 2001. Le capital de sympathie envers les Etats-Unis accumulé par Bill Clinton a été dilapidé par George W. Bush.


L'Ethique juive dans le conflit israélo-palestinien :

Haut de pageMettre fin au cycle de la violence

interview de Marc H. Ellis par Andrea Bistrich

Marc H. Ellis dirige le Centre d'Etudes américaines et juives qu'il a fondé en 1999, à l'Université Baylor de Waco, au Texas (Etats-Unis). Il est l'auteur d'une quinzaine d'ouvrages, dont Israel and Palestine : Out of the Ashes, The Search for Jewish Identity in the 21st Century (Israël et Palestine : née de la cendre, la recherche de l'identité juive au XXIe siècle), publié en 2003.

Les juifs de conscience, vivant en Israël ou aux Etats-Unis, reconnaissent les souffrances historiques des juifs et les souffrances contemporaines des Palestiniens. Ils appellent à la fin de l'occupation des terres palestiniennes par Israël et au cycle de la violence qui règne une fois encore dans la région.

M. H. Ellis offre une vision du judaïsme qui témoigne d'une  vie éthique, reposant sur les principes de  justice et de communauté sur lesquels s'est fondée la foi juive.  Selon lui, ce n'est qu'en se penchant sur la façon dont l'Etat militaire d'Israël, avec la complicité du lobby juif américain, a perdu de vue ces principes originaux, que l'on peut espérer une paix future.  Regardant au-delà de l'héritage de l'Holocauste et au-delà de l'idée  du Juif victime ou persécuteur, M. H. Ellis offre une nouvelle vision de ce que cela signifie aujourd'hui d'être juif.

L'archevêque Desmond Tutu décrit le travail de M. H. Ellis comme « une contribution vitale à la résolution de l'un des rares problèmes insolubles de notre époque ».

Partage international : Qu'entendez-vous par « juif de conscience » ?

Marc H. Ellis : Je pense aux juifs qui refusent de justifier la dépossession d'un autre peuple ? en l'occurrence les Palestiniens ? de ses terres et de ses droits politiques. J'emploie cette expression pour poser la question de savoir si les juifs qui permettent cela, ou même le justifient, font appel à leur conscience dans leur lutte pour la justice. En tant que juif de conscience, j'essaye de comprendre et de lutter contre l'injustice commise au nom des juifs et de l'histoire juive. Tout comme d'autres juifs de conscience, je lutte contre un certain « judaïsme constantinien » dont relève nos leaders en Amérique et en Israël.

Le judaïsme constantinien est une forme de judaïsme qui, comme le christianisme constantinien, s'attache à l'Etat et au pouvoir.  Avec la création de l'Etat d'Israël et la nécessité de défendre son droit et son territoire, les leaders juifs se sont alignés sur le pouvoir d'Israël et des Etats Unis.

PI. Quelles sont les causes sous-jacentes du conflit entre Israël et la Palestine, et le Moyen Orient en général ? S'agit-il d'un problème religieux ?

MHE. Ce n'est pas un problème religieux. C'est une lutte pour des terres et des droits politiques. Israël est établi. La Palestine devrait être établie sur la Rive droite, Gaza et Jérusalem Est. Même si des problèmes vont persister au Moyen Orient, c'est la première chose qu'il faut faire pour commencer à résoudre les autres problèmes.

PI. Après les terribles souffrances subies pendant l'Holocauste, comment le peuple juif peut-il aujourd'hui se comporter en oppresseur d'un autre peuple ?

MHE. Une très bonne question qui semble rester sans réponse. J'aborde cette question par un fait : nous, en tant que Juifs, opprimons un autre peuple et cette oppression ne fait que raviver nos blessures.  Nous, en tant que Juifs, ne pouvons pas guérir le traumatisme subi en infligeant un traumatisme à un autre peuple. Au lieu de répondre à la question, je veux mettre fin au cycle de la violence afin que nous puissions commencer à nous poser une autre question dans un contexte nouveau et pacifique. Le cycle de la violence ne peut se terminer que si un Etat palestinien est créé avec ses pleins pouvoirs.  Il pourra alors entamer un programme de reconstruction économique et politique qui rendra à son peuple un statut démocratique pacifique et fraternel avec ses voisins, y compris Israël.

PI. Israël peut-il tirer un enseignement de la fin de l'apartheid en Afrique du Sud ?

MHE. Je ne suis pas sûr que cela puisse servir de leçon, mais je suis certain que nous sommes en train de créer une situation d'apartheid. L'apartheid en Afrique du Sud est terminé. L'apartheid en Israël pourrait durer très longtemps. Quand et comment il finira va au-delà de mes années de vie. Mais en ce qui me concerne, il a annihilé toute possibilité de maintenir et de proclamer l'éthique juive. Par éthique juive, je parle d'une justice fondée sur une histoire et une lutte particulières. La particularité de l'histoire juive est la création d'une éthique juive et permet aux Juifs et à d'autres communautés de contribuer à l'élargissement d'un mouvement d'action pour la justice.

PI. Nous sommes à l'évidence tous d'accord pour condamner l'Holocauste, mais si le peuple juif continue à s'accrocher à la mémoire de l'Holocauste, il est certain qu'il s'interdit de voir les possibilités du futur ?

MHE. La question est de savoir comment la mémoire de la souffrance est employée. Utilisons-nous la mémoire de l'Holocauste comme un simple instrument contre les autres ? Ou allons-nous considérer l'Holocauste comme un pont de solidarité avec d'autres gens qui souffrent, surtout ceux qui souffrent par notre faute ? Chaque communauté a sa façon de se souvenir et de s'exprimer. Pour les juifs, la mémoire de l'expérience juive, y compris de ses souffrances, est importante. Bien sûr, nous devons nous souvenir que lorsque nous avons du pouvoir, nous avons tendance à l'utiliser comme n'importe quel autre peuple. Les deux types de mémoire sont donc essentiels pour continuer notre voyage ; la mémoire de nos souffrances et la mémoire des souffrances que nous infligeons à un autre peuple.

PI. Que se passe-t-il en Israël ? les gens manifestent-ils contre les mauvais traitements infligés aux Palestiniens ?

MHE. Il y a des juifs de conscience en Israël et, oui, il y a eu des manifestations contre certaines décisions politiques de Sharon. Mais il faut distinguer les Israéliens juifs sérieux de ceux qui veulent un simple allègement de l'oppression. C'est pourquoi  je fais une distinction entre les juifs progressistes et les juifs de conscience. Par exemple, la plupart des « rabbins pour les droits de l'homme », surtout leur leader, rabbi David Forman, sont des juifs progressistes qui veulent le respect des droits de l'homme pour les Palestiniens sans leur accorder tous les droits politiques. Bien qu'ils se considèrent comme opposés à la politique d'Israël, ils constituent un soutien pour l'Etat. Jeff Halper, d'un autre côté, se bat pour être un juif de conscience. Il exige des droits politiques égaux pour les Palestiniens. La distinction entre juifs progressistes et juifs de conscience est essentielle, les premiers ne réclamant pas vraiment la justice pour les Palestiniens. Les juifs de conscience ne tiennent pas à maintenir ou à proclamer l'innocence juive, et ils souhaitent que les juifs et les autres reconnaissent l'égalité des Palestiniens.

PI. Comment la situation peut-elle s'améliorer entre Israéliens et Palestiniens ?

MHE. Les juifs et les Palestiniens de conscience devraient s'unir, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays.  Il s'agit d'un travail de longue haleine qui prendra plusieurs décennies. Mais ce long travail en vaut la peine. Spécialement au sein de la diaspora, juifs et Palestiniens pourront se montrer et prouver aux autres que le fanatisme racial et culturel est lié au contexte et que dès que le contexte négatif est éliminé, des peuples de diverses origines peuvent vivre pacifiquement ensemble.  Il n'existe pas d'autre moyen d'atteindre cet objectif qu'en établissant des modèles ? par le dialogue et des actions communes. Où qu'ils se trouvent, juifs et Palestiniens doivent commencer à vivre et à travailler ensemble, à manifester ensemble pour la justice, jusqu'au moment où une offense subie par l'un deviendra une offense infligée à l'autre.

PI. Vous avez déclaré que l'injustice infligée aux Palestiniens affecte non seulement ces derniers mais altère également l'identité juive. Pouvez-vous vous expliquer ?

MHE. Nous assistons à la fin de la tradition juive en matière d'éthique et de justice. C'est ainsi que nous modifions fondamentalement l'identité juive.  A long terme, il n'y a pas de raison d'être juif à moins que cela ne signifie quelque chose ? surtout un système éthique ? de particulier. Les Palestiniens représentent un défi au cS?ur de notre identité. C'est pourquoi aujourd'hui, la manière d'être fidèle en tant que juif est de devenir solidaire avec le peuple palestinien.

PI. Voyez-vous la possibilité d'un changement dans la manière dont les juifs perçoivent les Palestiniens ?

MHE. Pris collectivement, il n'y aura aucun changement dans la manière dont les juifs perçoivent les Palestiniens. En tant que communauté, les juifs sont une cause perdue en ce domaine. Toutefois, le problème est très différent en ce qui concerne les juifs de conscience. Il y a chez eux de l'espoir pour l'avenir. Bien que ce groupe ne soit pas important, il existe partout des juifs de conscience. Ils sont les témoins du futur. Le fait qu'ils deviennent une force politique est une autre question. Bien sûr, si le rapport de force entre Israël et les Palestiniens ou le monde arabe devait changer, ou si les Etats-Unis estimaient que l'expansion constante d'Israël menaçait leurs intérêts, alors ce pays pourrait se trouver forcé de changer. Je ne voit pas cela se produire, tout au moins pas dans un proche avenir.

PI. Quelle solution pourrait créer les conditions d'une coexistence pacifique ?

MHE. C'est très simple. Deux véritables Etats pour deux peuples. Mais cela n'arrivera pas. Mon impression est que l'on a dévié pour une lutte pour les droits civiques dans un Etat d'Israël en expansion face à un espace palestinien culturel, géographique et politique de plus en plus réduit.

A moins qu'Israël ne soit disposé et capable d'expulser des centaines de milliers ? peut-être même des millions ? de Palestiniens,  alors les juifs et les Palestiniens sont condamnés à vivre ensemble. Le défi politique est de montrer aux deux communautés que leur destin doit devenir la perspective d'une vie commune productive. Là encore, il s'agit d'un projet à long terme.

PI. La Cour internationale de justice de La Haye a  décrété que le mur de la Rive droite était illégal, qu'il entravait le droit des Palestiniens à l'autodétermination et que sa construction devait cesser immédiatement. Israël acceptera-t-il cette décision ?

MHE. Israël n'acceptera pas ce jugement. Israël n'a pas besoin de ce mur. Ils ont déjà conquis les terres. Avec ou sans le mur, la situation reste la même.

PI. Y a-t-il l'espoir d'un processus d'intégration pour les deux communautés ?

MHE. L'intégration et la désintégration se produisent sans cesse. Tout change, même quand les choses paraissent statiques. Il n'y aura pas deux Etats et il y a déjà un seul Etat, si par Etat on entend le contrôle de toute une région, Israël contrôle le territoire depuis Tel Aviv jusqu'au Jourdain. Et cela restera ainsi encore longtemps. Certains pourraient penser que cette façon de voir manque d'optimisme. Je répondrais qu'il est important de comprendre la réalité et que l'espoir, un véritable espoir, émane de la reconnaissance de la réalité et de la lutte pour créer un futur qui transcende le présent. Des slogans déconnectés de la réalité sont dommageables pour l'avenir.

PI. Existe-t-il la moindre ébauche d'espoir de mettre fin à ce cycle de la violence et d'amener aussi bien les juifs que les Palestiniens vers un avenir meilleur ?

MHE. L'espoir est notre témoin commun ? le témoin des juifs et des Palestiniens ensemble ? que le cycle de la violence et des atrocités puisse être brisé au cours de notre vie. Cela revient à dire « non » à tout discours raciste et colonial.  Les juifs et les Palestiniens doivent dire « non » à tout discours de leur propre communauté qui qualifierait les différences comme étant « l'autre ». Les juifs et les Palestiniens de conscience doivent continuer leur action, quitte à risquer l'exil physique et culturel. Cela implique de se distancer du discours progressiste qui se contente d'essayer de réduire la répression et d'affronter l'option conservatrice qui prétend que le choc des civilisations est inévitable et déterminé. Beaucoup de jeunes juifs et Palestiniens ont déjà dépassé les catégories du passé. Ils doivent être encouragés et soutenus.


Haut de pageLa voix de la raison

Avancer avec détermination

un message de Dennis Kucinich

Nous publions ci-dessous quelques extraits du discours prononcé par le député Dennis Kucinich devant des supporters démocrates, peu après les élections américaines.

Vous, moi et tous ceux avec qui nous avons travaillé ces dernières années avons l'opportunité de participer à la création d'un dialogue radicalement neuf, dans notre pays et dans le monde. Nous n'avons peut-être pas l'élan que nous espérions, un élan que nous pensions tirer d'une victoire de Kerry, mais il nous reste notre courage ? et nos qualités de cS?ur ? qui nous seront fort utiles dans les temps particulièrement exigeants qui nous attendent.

Que les résultats de cette élection nous fassent plonger dans une période de découragement est compréhensible, mais il faut accepter d'y mettre fin, d'une manière ou d'une autre, la dépasser afin de nous remettre à l'action ? une action centrée sur le cS?ur ? et de relever les défis que cette Administration jette à notre nation et au monde.

OEuvrer à la paix

Nous devons travailler avec une ardeur renouvelée pour la paix. Pas simplement en renforçant le mouvement anti-guerre, mais en considérant la paix comme un effort créatif, à appliquer par chacun d'entre nous dans nos relations et nos communautés.

Le ministère de la Paix devient chaque jour plus nécessaire. Déjà, les élections démocrates de onze Etats de notre pays ont pris clairement position en faveur de sa création. Elles agiront auprès des délégations du Congrès pour obtenir leur soutien à l'idée qui fonde ce projet : faire de la non-violence un principe organisateur de notre société. S'il y eut jamais un moment où un tel projet a été nécessaire, c'est bien maintenant.

Eviter la division

Ce n'est pas la première fois dans son histoire que notre pays connaît cette division amère : en mars 1865, Abraham Lincoln eut à faire face à une nation plongée dans une guerre civile meurtrière. Et dans sa seconde adresse inaugurale [lorsqu'il fut réélu à la présidence] à la nation, il prononça ces paroles : « Méchants envers personne, charitables envers tous. » Il nous a ainsi donné une leçon toujours valable aujourd'hui, si l'on veut éviter de succomber à l'amertume et à l'esprit de division : celle de toujours communiquer entre nous avec sincérité de cS?ur, de nous départir autant que possible de la colère que nous ressentons tous et de la dépasser, afin de tenter de renouer nos liens mutuels ? par l'intermédiaire du cS?ur. Dès le début de cette campagne, et nous l'avons fondée là-dessus, nous avons compris que le monde est interconnecté et interdépendant. C'est cette union avec tous les hommes qui nous permet d'élever notre niveau de compassion.

L'environnement

Nous savons que de cette Administration, il ne sortira rien de bon pour l'environnement ? mais nous savons aussi que nous avons l'occasion de pousser, à tous les niveaux, au développement des énergies alternatives.

Une approche spirituelle

Alors, rappelons-nous les paroles de Lincoln ? et gardons à l'esprit notre résolution. Faisons en sorte, quand nous commencerons un nouveau chapitre dans la politique de cette nation, d'avancer avec toujours plus de détermination, toujours plus de courage, toujours plus de cS?ur et d'adopter une approche toujours plus spirituelle ? ce qui nous permettra d'être mieux préparés pour contribuer à la création de ce monde nouveau qui, nous le savons, n'attend qu'un signe de nous pour advenir [& ]

Ne cédons jamais à la déception et au découragement, parce que nous construisons nos victoires de demain sur nos défaites d'hier [& ]

[Source : www.kucinich.net]


Haut de pagePas de paix possible sans justice

Extraits de l'intervention du député Tony Benn lors d'une discussion sur le projet de création d'un ministère de la Paix, tenue en marge de la Conférence du parti travailliste (G.-B.), en septembre 2004 :

« De bonnes idées voient le jour dans les manifestations de rue, et alors, avec l'aide de braves membres du Parlement, elles finissent dans le code. Autrement dit, elles commencent dans une manifestation et aboutissent à Down Street ! [...]

Quand ils parlent de chrétiens et de musulmans, je crois qu'en réalité, la différence réside essentiellement entre chrétiens riches et chrétiens pauvres, entre musulmans riches et musulmans pauvres[& ].

Il nous faut réformer l'Onu de façon à en faire un organisme à même de dépasser le droit de veto, et cela ne peut se faire qu'au niveau de l'Assemblée générale. Je pense que c'est elle qui devrait contrôler le commerce des armes, l'Organisation mondiale du commerce, le Fonds monétaire international, et jouer un rôle central en promouvant un développement pacifique[& ].

Il faut rester positifs. Ce que nous voulons, c'est la paix. Et il n'est pas de paix possible sans justice. C'est une chose d'avoir eu les Croisades du XIe siècle, [une autre d'en mener de nouvelles aujourd'hui], car avec l'importance actuelle de la population mondiale, le manque de ressources ainsi que les stocks d'armes chimiques, biologiques et nucléaires disponibles, on ne peut plus se permettre de conflit ? il effacerait la race humaine de la surface de la terre. »

[Source : www.ministryforpeace.org.uk]


Signes

Haut de pageLe miracle de Niigata

Le 23 octobre dernier, vers 18 h, un séisme de magnitude 6,8 à frappé les villages isolés des environs de Niigata (Japon). L'épicentre était situé à 13 km sous terre, et un important glissement de terrain se produisit.

Mme Takako Minakawa rentrait chez elle avec ses deux enfants, Mayu (3 ans) et Yuta (2 ans), lorsque sa voiture fut soudain happée par la boue et les rochers qui dévalaient la colline. Un hélicoptère repéra l'avant du véhicule, à peine visible dans la boue, mais en raison de l'instabilité du sol et des nombreuses répliques sismiques de forte amplitude qui suivirent la secousse initiale, les secours ne purent intervenir que quatre jours plus tard.

Contre toute attente, ils entendirent une faible voix humaine. Après avoir précautionneusement dégagé le véhicule des rochers et de la boue, ils découvrirent Yuta blotti dans un petit espace d'un mètre de haut sur 50 cm de large, créé entre la voiture et un rocher. Le petit garçon semblait s'être extirpé de l'arrière du véhicule. Sa sS?ur était encore assise sur le siège arrière complètement écrasé. Sa mère, les mains encore sur le volant, semblait être morte sur le coup.

Lorsque les secouristes dégagèrent Yuta, ils s'aperçurent qu'il n'était vêtu que d'un Tee-shirt et d'une couche, et qu'il avait les jambes nues. Il était resté dans cet espace sombre et froid durant 92 heures (la température était tombé à 8° la nuit). Son corps était encore chaud et il n'était que légèrement déshydraté. Il ne présentait aucune blessure, excepté une petite coupure sur le front. Quand on lui demanda s'il avait bu quelque chose, il répondit « du lait ».

Selon les experts, il est extrêmement rare qu'un être humain puisse survivre plus de trois jours dans de telles conditions. La nation toute entière a suivi ce dramatique sauvetage, émue par cette manifestation de la vie, si précieuse et si forte.

[Source : Asahi Shinbun, Japon]

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'enfant a été sauvé par le Maître de Tokyo, qui a également manifesté le lait.]

Haut de pageDes ovnis au-dessus de la Grande-Bretagne

Des ovnis ont été vus dans le ciel au-dessus d'Emley Moor, dans le West Yorkshire, au nord de l'Angleterre, le 14 juin 2004. Ce qui semble être cinq objets volant en parfaite formation a été saisi sur la pellicule, vers trois heures du matin. Mark Windle, qui a pris les photos, a déclaré : « J'ai eu l'impression qu'il s'agissait d'objets qui se consumaient dans l'atmosphère. Il y avait un avion dans le ciel et son aspect était différent. »

Une femme qui a également observé le phénomène a raconté que, dès qu'elle avait vu les lumières, elle était allée chercher son appareil photo. Mais les objets se déplaçaient très vite et le temps qu'elle revienne, ils avaient disparu : «Nous avons l'habitude de voir passer des avions, mais pas en formation aussi régulière. »

[Source : The Huddersfield Daily Examiner, Grande-Bretagne.]

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu'il s'agissait de vaisseaux spatiaux venant de Mars.]

Addenda (30 mars 2004)
De l'énergie lumineuse entourant un conférencier

Depuis que ce compte rendu a été rédigé un nouvel événement s'est produit. Robert Bernatowicz, un reporter radio de Varsovie qui manifeste un grand intérêt pour les phénomènes inexpliqués, a commencé à faire des recherches sur les agroglyphes de Wylatowo peu après leur découverte. Chaque été, il est retourné à Wylatowo pour essayer d'en apprendre davantage sur les agroglyphes et les autres événements étranges de la région, et depuis un ou deux ans il a été lui-même témoin d'un nombre croissant de phénomènes inhabituels. Bien que parfaitement conscient du cynisme avec lequel de nombreuses personnes abordent tous les sujets inconnus et peut-être plus particulièrement ceux que l'on pourrait penser de nature « spirituelle », R. Bernatowicz est devenu de plus en plus convaincu que quelque chose de vraiment merveilleux ? un aspect de la « réalité » nouveau et pas encore reconnu ? se manifeste dans les agroglyphes et les phénomènes qui y sont liés.

Le 14 mars 2004, Robert Bernatowicz donnait une conférence à Chicago (Etats-Unis) sur les agroglyphes de Wylatowo à des membres de la communauté polonaise. Un journaliste dans le public l'interrompit pour lui demander comment il pouvait prouver que les histoires qu'il racontait étaient vraies. Robert n'étant pas très familiarisé avec la recherche scientifique menée aux Etats-Unis et, par ailleurs, son intérêt pour le phénomène étant davantage d'ordre intuitif et métaphysique, il ne répondit pas en faisant référence au travail scientifique publié sur la question. Au lieu de cela, il lui vint à l'idée de répondre que les gens devraient prendre des photographies de lui pendant sa conférence et que ces photos montreraient « quelque chose d'étrange » au-dessus de sa tête. Cette idée ne lui était jamais venue auparavant, à l'occasion d'autres conférences, et dans l'émail qu'il m'a adressé il dit : « A dire vrai, j'ignore pourquoi j'ai agi ainsi. »

Tandis que Robert Bernatowicz décrivait la « merveilleuse énergie » qu'il croit impliquée dans ces phénomènes, il fut soudain submergé par une forte émotion qu'il ne put expliquer, mais qu'il décrit comme « étonnante » et qui lui fit monter les larmes aux yeux.

Bénédiction lumineuse de Maitreya

Bénédiction lumineuse de Maitreya pendant la conférence de Robert Bernatowicz sur les agroglyphes de Pologne, donnée à Chicago, le 4 mars 2004. Photo numérique : Ted Prejzner.

 

Un photographe professionnel qui se trouvait parmi le public commença à prendre des photos numériques et il observa immédiatement quelque chose de tout à fait inhabituel sur l'écran de son appareil ? la partie supérieure du corps de Robert était partiellement voilée par de multiples rayons de lumière rouge orangé, apparemment chargés d'une forte énergie et qui semblaient dirigés vers et autour de la tête de Robert. Il ne s'agit pas de photos accélérées et le photographe n'a pas utilisé de flash ; par ailleurs, il n'y avait aucune source visible pour les étranges rayons de lumière apparus sur l'écran de l'appareil. Aucune des personnes présentes n'a constaté le phénomène ? il fut seulement visible sur l'appareil numérique. Trois photos ont été prises en l'espace de quelques minutes, sous des angles légèrement différents, et toutes ont montré les mêmes rayons d'énergie, dont la source doit s'être déplacée très rapidement. La lumière est en fait dirigée vers Robert (plutôt qu'émanant de lui).

Pour davantage d'information, consulter le site Internet : www.bltresearch.com

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le phénomène de bénédiction lumineuse entourant le conférencier et visible sur les photographies a été manifesté par Maitreya.]


Courriers des lecteurs

Haut de pageUn stigmate symbolique

Cher Monsieur,

L'été dernier, je me trouvais à Assise ( Italie), dans l'Eglise Saint-François. Ma nièce et moi-même étions assises dans l'église. Soudain des larmes se mirent à couler sur nos joues. Nous ne pleurions pas réellement, mais des larmes coulaient de nos yeux.

Puis ma main gauche devint très chaude et lorsque je pris la main de ma nièce dans la mienne elle la lâcha, surprise par la chaleur de ma propre main. On aurait dit que j'avais une pièce de monnaie brûlante posée dans la paume. Cette impression demeura toute la journée et même maintenant, lorsque je pense à cet incident ou que j'en parle à d'autres personnes, cet endroit de ma main devient à nouveau brûlant.

[1] S'agit-il d'un signe qui m'est destiné ? [2] Devrais-je, ou puis-je faire, quelque chose avec mes mains ?

Pourriez-vous expliquer l'incident qui s'est produit dans l'église ? Je ne sais vraiment quoi en penser ni quoi faire ?

Je vous serais reconnaissante de bien vouloir me donner votre avis.

C. V.-M., Delden, P.-B.

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu'il s'agissait d'une bénédiction du Maître Jésus. [1] Oui, c'est un signe ? un mini-stigmate symbolique. [2] Vous saurez quoi faire par la suite.]

Haut de pageDonner une chance à l'amour

Cher Monsieur,

Le mardi 2 novembre 2004, dans la soirée, je me rendis à une méditation de transmission à Richmond, dans le Surrey. J'étais arrivée à la gare de Richmond un peu en avance. Au moment où je sortais de chez un marchand de journaux, une jeune femme, âgée de seize à dix-huit ans, se dirigea vers moi et me demanda si je pouvais lui donner un peu d'argent pour acheter un ticket afin de pouvoir passer la nuit dans un foyer. Elle était petite et portait une veste de cuir noir et elle avait une croix dorée autour du cou.

Elle me sembla vulnérable et également très effrayée. Je posai le bras sur son épaule et lui demandai ce qui lui était arrivé. Elle me dit qu'elle était sans logis et ne pouvait supporter de passer une autre nuit dehors. Je sortis mon porte-monnaie et lui donnai un peu d'argent, mais je sentis que je devais m'enquérir davantage de sa situation.

Je lui demandai si elle connaissait le Vineyard Project à Richmond, qui fait beaucoup pour aider les sans-logis et où j'avais eu l'occasion de faire un travail bénévole. Elle me dit qu'elle y était allée mais qu'ils ne pouvaient pas l'aider. Je ne savais trop quoi penser car les jeunes qui sont réellement en difficulté sont toujours aidés. S'agissait-il d'une question d'alcool ou de drogue ? Il y avait sûrement une raison. Peut-être lui avaient-ils indiqué un foyer où elle avait peur de se rendre ? Je ne voyais pas le moindre signe indiquant qu'elle avait bu ou qu'elle s'était droguée.

Elle commença à se montrer très agitée et elle me dit qu'elle avait très, très peur. « Qu'est-ce qui vous fait si peur ? Quelqu'un est-il en train de vous suivre ? », demandai-je en jetant un coup d'S?il alentour pour voir si des hommes ne la suivaient pas. « Non, non », dit-elle. Je me souvins alors qu'il y avait un foyer pour sans-abri à environ cinq minutes de la gare et je lui proposai de nous y rendre afin de voir si on pouvait l'aider. Elle me répondit qu'elle y était déjà allée et qu'ils ne pouvaient rien pour elle. Je lui proposai alors d'entrer avec elle et de demander moi-même de l'aide en sa faveur, ce qu'elle accepta. La femme qui se trouvait à l'accueil dit qu'on ne pouvait la prendre sans une fiche de recommandation émanant d'un centre situé à Twickenham et fermé jusqu'au lendemain. Où pouvait-elle aller dans ce cas, demandais-je. « Il n'y a rien que nous puissions faire, je regrette mais telle est la situation, il y a des gens sans abri », répondit la femme.

Lorsque nous sortîmes, la jeune femme était très bouleversée. J'ouvris mon porte-monnaie et je constatai qu'il ne me restait que quelques pièces que je lui remis. Elle me demanda alors si je voulais bien rester avec elle et l'aider à mendier un peu d'argent. Je me souvins que j'avais une carte de crédit et nous nous dirigeâmes vers un distributeur pour retirer l'argent qui lui permettrait d'acheter un ticket pour pouvoir dormir dans un autre foyer à Londres.

La jeune femme manifesta une grande joie, elle était très soulagée et elle me prit dans ses bras. J'avais ressenti une grande affinité à son égard lors de nos allées et venues dans le quartier de la gare. Elle m'avait demandé si je fréquentais l'église. Je lui avais alors répondu que la seule chose qui comptait, c'était l'amour.

Cette jeune femme effrayée avait-elle simplement besoin d'argent pour pouvoir dormir dans un foyer ? ou y avait-il quelque chose d'autre derrière tout cela ?

A. H., Londres, G.-B.

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la « jeune fille » était Maitreya. L'incident était un test.]

Haut de pageUn Français modeste

Cher Monsieur,

C'était le 17 octobre 2004, le dernier matin du Forum social européen de trois jours, qui s'est déroulé à l'Alexander Palace, à Londres, et où nous avons tenu un stand. Ce forum a eu un grand succès. Il a attiré des milliers de visiteurs et l'information sur la Réapparition a suscité un intérêt très positif.

Pendant une brève accalmie succédant à deux heures d'affluence, un homme s'approcha de notre stand. Il nous dit qu'il était Français et ne parlait pas anglais.

Très élégant, il portait un manteau foncé. Agé d'une soixantaine d'années, il avait un teint olivâtre, des cheveux « en bataille », assez longs, et des yeux clairs étincelants. 

Nous parlions toutes deux un peu français et nous fîmes de notre mieux pour lui exposer brièvement l'histoire. Nous mentionnâmes « un Grand Instructeur » en utilisant nos bras pour mettre l'accent sur « grand ». Il répondit : « Plus petit » en utilisant l'index et le pouce pour insister sur plus petit. « un Instructeur pour le monde », dit l'une de nous et il ajouta : « Un Instructeur du cS?ur », en touchant son propre cS?ur. Nous acquiesçâmes avec enthousiasme. Il sourit avec chaleur et s'éloigna.  

S'agissait-il de Maitreya ?

S. P. et H. S., Londres, G.-B.

[Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que le « Français » était Maitreya, et indiqué qu'il avait visité le stand les deux jours précédents, sous le même déguisement.]


 Haut de pageQuestions-réponses

Q. En tant que citoyen américain, je suis profondément inquiet de la réélection de George W. Bush. Lorsque je lis le commentaire de votre Maître transmis par Benjamin Creme, mon inquiétude grandit encore davantage : « Q. Qu'arrivera-t-il sur la scène internationale si le président Bush reste à la Maison blanche ? R.. Comme le dit mon Maître dans son article : l'alternative à une victoire de Kerry, de la raison et de la paix est trop terrible pour s'y attarder. » [PI novembre 2004]

Dans l'un de ses articles, paru il y a plusieurs années, votre Maître assure que la Lumière prévaudra et il dit ceci : « Il n'y a aucune raison de céder à la peur dans le conflit actuel » et « cela étant, rien ne peut modifier le plan de réhabilitation du monde. »

La réélection de Bush a-t-elle créé quelque chose qui a modifié le grand Plan dont il est question ? « Trop terrible pour s'y attarder » sonne bien différemment de « rien ne peut modifier le plan de réhabilitation du monde. »

Je vous remercie de consacrer votre temps et tant de dévouement à relever le défi de cette époque particulièrement cruciale.

R. Non. Le Plan se met en place en dépit des difficultés qui surgissent sur le plan physique.  Les Américains réaliseront l'erreur qu'ils ont commise et reviendront au sens des réalités ? mais je crains qu'ils ne doivent auparavant souffrir un peu. J. Kerry a en fait gagné les élections ; c'est la tricherie et le truquage des votes par ses adversaires qui lui ont volé la victoire, et ceux-ci sont toujours là et ils ne renonceront pas.

Q. [1] Le résultat final de l'élection présidentielle américaine représente-t-il exactement la préférence de ceux qui ont voté, ou [2] y a-t-il eu une forme ou une autre de corruption ou de manipulation qui pourrait avoir changé les résultats ? Si oui, [3] quel camp a triché le plus ? [4] Si les résultats ont été « truqués », quelles méthodes ont été utilisées ?

R. [1] Non. D'après mes informations il y a eu beaucoup de tricherie. [2] Oui, J. Kerry aurait pu gagner de justesse l'Ohio et la Floride et la présidence. Je crains que cela ait été la même vieille histoire, jouée cette fois de façon plus experte. [3] Les républicains. Il semblerait que la tricherie effectuée par les démocrates ait été minime et seulement à un niveau personnel, mais la tricherie des républicains a été programmée et largement répandue, notamment au moyen des nouvelles machines électroniques. [4] Des systèmes de vote électronique préprogrammés et diverses autres méthodes, plus rudimentaires mais tout aussi efficaces ? retard des votes par correspondance, double vote, votes non comptés, entre autres. Naturellement les Etats à majorité indécise comme la Floride et l'Ohio furent particulièrement ciblés et les machines furent programmées pour changer un vote sur cinq en faveur de Kerry en un vote en faveur de Bush. Cependant même sans compter les votes « volés », Bush, comme Gore la dernière fois, a en fait gagné de manière décisive le vote populaire qui à mon avis représente le mieux l'opinion publique.

Q. Dans l'Ohio, le chômage est en progression et il existe de sérieuses raisons de mécontentement chez les électeurs ; pourriez-vous aider un Européen à comprendre les résultats ? Il paraît incroyable et illogique de voter pour un gouvernement qui cause des difficultés dans son propre pays et le chaos à l'étranger !

R. D'après mes informations, il s'agit à nouveau d'une élection très peu fiable. Il ne semble guère possible que l'Ohio n'ait pas fait le maximum pour assurer une victoire démocrate.

Q. Au vu des résultats très suspects des élections américaines, votre Maître pourrait-il indiquer combien de votes démocrates ont été illégalement bloqués d'une manière ou d'une autre ?

R. 2,5 %.

Q. La victoire de Bush peut-elle en fait hâter l'émergence publique de Maitreya, en provoquant un krach économique en raison de la politique économique destructrice du président américain ?

R. Non, je ne le pense pas.

Q. [1] La victoire de G. Bush rapproche-t-elle le monde du « bord de l'abîme » mentionné par Maitreya ? [2] Savez-vous pendant combien de temps encore nous devrons trébucher au bord de cet abîme avant de reprendre nos esprits ? Ou d'autres facteurs, par exemple une crise financière, nous ramèneront-ils à la raison ?

R. [1] Non. Le Plan se met en place. [2] Des changements sont déjà en cours. Regardez bien et comme le dit Maitreya : « N'ayez aucune crainte ! »

Q. Pouvons-nous espérer que Maitreya accordera sa première interview plus tôt qu'il ne l'avait peut-être prévu avant les élections américaines ?

R. Non je ne pense pas, mais de toute manière d'après mes informations nous n'aurons pas longtemps à attendre.

Q. [1] Y a-t-il quelque chose que chacun puisse faire, notamment au sein des groupes liés à l'Emergence, aux Etats-Unis et ailleurs dans le monde, pour favoriser l'émergence de Maitreya ? [2] Est-il plus impératif que jamais de faire connaître votre information aussi largement que possible ?

R. [1] Faire connaître la présence de Maitreya ! [2] Oui.

Q. Le résultat des élections américaines va-t-il encore davantage polariser la société aux Etats-Unis et ailleurs ?

R. Oui, pendant un certain temps. Mais dans un avenir relativement proche, la main de Maitreya et certaines énergies, spécialement celles de l'Esprit de Paix et d'Equilibre, feront sentir plus fortement leur présence et des changements inattendus et bienvenus prendront place dans le monde entier. Ce n'est pas la fin du monde.

Q. Je connais plusieurs personnes apparemment plutôt empreintes de compassion, sincères, intelligentes, mais qui néanmoins soutiennent du fond du cS?ur G. Bush et croient, semble-t-il, que lui-même et son gouvernement agissent dans l'intérêt des Etats-Unis et du reste du monde. Comment cela est-il possible ? Pourriez-vous apporter quelque lumière sur ce paradoxe apparent ?

R. Les supporters de M. Bush, la moitié de l'électorat américain, doivent compter parmi eux de nombreuses personnes sincères, intelligentes et raisonnablement empreintes de compassion (ne serait-ce que sur un front restreint). Ce qu'elles semblent partager est une extraordinaire naïveté politique qui leur permet de redonner le pouvoir à un homme qui leur a menti, les a conduit à une guerre désastreuse, a détruit leur bien-être économique et limité leurs libertés traditionnelles au nom d'une vaine « guerre contre le terrorisme ». Je crois que c'est le résultat de l'aveuglement destructeur de la personnalité américaine de sixième rayon, autrement dit du mirage, de l'illusion et de la peur.

Q. Est-il vrai que George W. Bush avait un récepteur dans l'oreille pendant les débats électoraux ?

R. Il semblerait que ce soit le cas. Personnellement je le crois. Si quelqu'un a besoin de quelqu'un d'autre qui pense pour lui, c'est bien M. Bush, et nous devons en tenir compte.

Q. Oussama ben Laden est apparu le 29 octobre 2004 dans une vidéo où il explique les attentats du 11 septembre et ce qu'il pense de la sécurité et de l'administration Bush. Même s'il a fondé une organisation terroriste,  je trouve qu'il fait preuve d'une certaine logique. [1] Il semble assumer une part de responsabilité dans les attentats du 11 septembre même s'il n'y était pas directement impliqué. Agit-il ainsi parce qu'il souhaite continuer à garder son influence sur les musulmans et ne pas perdre le « poids » que ces attentats lui ont donné ? [2] Il existe à mon avis une différence entre accepter des excuses pour des actions criminelles et le fait d'en écouter les raisons. Dans le dernier cas, il s'agit d'essayer de comprendre « la cause et l'effet », ce qui est de toute évidence une ligne de conduite à suivre. Ben Laden semble clairement nous donner certaines raisons (cause) expliquant pourquoi les attentats du 11 septembre (effet) ont eu lieu et pourtant, ce qui n'est pas surprenant, l'administration Bush a tout simplement rejeté ses paroles et affirmé qu'il haïssait la liberté. Les membres de cette administration savent-il qu'en réalité certains des arguments de Ben Laden sont valables ? [3] Le sénateur Kerry le sait-il ? [4] Ben Laden a affirmé que G. W. Bush, lorsqu'il avait visité les pays musulmans avec son père il y a de nombreuses années, avait été pris dans le mirage et le pouvoir des dirigeants de différents pays musulmans. Cela a-t-il réellement eu un effet sur lui ?

R. [1] Aux yeux des Américains, oui. [2] Oui, sûrement. [3] Je l'espère et le suppose. [4] Oui.

Q. Pensez-vous qu'Oussama ben Laden ait choisi ce moment pour communiquer sa vidéo car cela sert ses projets d'avoir G. W. Bush à la présidence ?

R. Oui.

Q. [1] Si l'on en juge par la « victoire » de G. W. Bush, pouvons-nous supposer qu'au moins la moitié des Américains sont morts d'inquiétude ? [2] Pouvons-nous également supposer que leur gouvernement actuel a réussi à les effrayer au point de leur faire littéralement perdre la raison ?

R. [1] Oui. [2] Oui.

Q. Le président Poutine a félicité le peuple américain de « ne pas avoir cédé à la terreur ». [1] Suis-je insensé de penser que c'est exactement le contraire  ?   qu'il a cédé à la peur et au « croquemitaine » de la terreur. [2] Il ne fait aucun doute que nous pouvons nous attendre à davantage de traumatismes aussi bien pour les Tchétchènes que pour les citoyens russes.

R. [1] C'est tout à fait vrai. Les attentats du 11 septembre ont complètement traumatisé le peuple américain dont la peur a été manipulée et entretenue par l'administration Bush. [2] J'en ai bien peur, mais cela aurait été la même chose si J. Kerry avait été élu.

Q. Je suis tombé sur un compte rendu du journal russe La Pravda qui affirme que Saddam Hussein est mourant, qu'il est probablement traité pour un cancer de la prostate, mais que c'est impossible à affirmer car il refuse de subir une biopsie. Le compte rendu affirme également que les efforts de ses avocats pour le rencontrer se heurtent à une obstruction. Ceci est très intéressant par rapport à votre information concernant l'imposteur, le sosie du véritable Saddam Hussein décédé. [1] Les avocats sont-ils écartés délibérément ? [2] Le fait que Saddam Hussein et son sosie (qui sont apparentés) aient été tous deux atteints d'un cancer est-il une coïncidence génétique, ou s'agit-il de rumeurs concernant des faits médicaux transposés du véritable Saddam Hussein à son double en attendant un procès ? [3] Pensez-vous que l'information concernant cette ruse monumentale pourrait éclater et contribuer à un renversement de George W. Bush ?

R. [1] Oui. Il affirme maintenant ne pas être Saddam Hussein. [2] C'est le résultat de la confusion dans les informations détenues par les Russes. Ils savent que Saddam Hussein était supposé atteint d'un cancer, mais ils ne savent pas qu'il a déjà trouvé la mort dans le bombardement de son palais le 20 mars 2003. Son double, un cousin, actuellement en détention, n'est nullement malade, et il est apparemment prêt à « confesser » qu'il n'est pas Saddam Hussein. [3] C'est possible.

Q. Une étude faite par des chercheurs de la Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health, à Baltimore (Etats-Unis), et publiée dans le journal médical The Lancet a montré une augmentation croissante du nombre de décès parmi les civils irakiens depuis l'invasion américano/britannique de mars 2003. La plupart des morts sont des femmes et des enfants, et la majorité d'entre eux a péri de mort violente ? la plupart au cours des frappes aériennes de la coalition. L'étude estime à 100 000 le nombre de décès dus à la guerre dans la population civile. Jack Straw, ministre britannique des Affaires étrangères, a, pour sa part, estimé ce nombre à 10 000 et le Irak Body Count basé en Grande-Bretagne situe ce nombre entre 14 000 et 16 000. Dans le numéro de septembre 2004 de Partage international, vous avez donné le chiffre de 25 000 au 29 juin 2004 ? [1] Le chiffre actuel de 100 000 donné par les chercheurs américains est-il exact ? [2] Leurs méthodes de recherche sont-elles fiables ?

R. [1] Approximativement. D'après mes informations on atteint maintenant le chiffre de 88 000 civils tués en Irak. [2] Oui, la méthode de recherche est la plus exacte disponible mais elle a couvert seulement 350 petites agglomérations réparties dans presque tout l'Irak. Si davantage d'agglomérations pouvaient être couvertes sans danger par cette étude cela ajouterait à son exactitude.

Q. Quelle va être à votre avis la réaction à la victoire de Bush dans des pays comme la Corée du Nord, l'Iran, la Syrie et la Palestine ?

R. L'inquiétude. Ce n'est pas une bonne nouvelle pour eux. Il est probable que G. W. Bush va continuer à se rengorger de façon arrogante et à maintenir sa rhétorique creuse à l'encontre de ces Etats, mais tant que l'Irak est plongé dans l'anarchie, je pense qu'il essaiera de les influencer davantage par la diplomatie, les menaces et l'intimidation plutôt que par une véritable attaque. La Syrie semble la plus vulnérable en cas d'attaque.

Q. Que pouvons-nous attendre de la part d'Israël après la soi-disant victoire de G. W. Bush ? Quel effet celle-ci va-t-elle avoir sur la politique israélienne ?

R. Elle va rester plus ou moins la même. Les Israéliens vont être contents. Cela va renforcer leur pouvoir et leur action répressive, mais M. Bush est obligé de traiter le problème israélo-palestinien et il a parlé de la nécessité d'une terre palestinienne « viable ». Les Israéliens devront donc faire des compromis.

Q. De nombreuses personnes dans les médias semblent croire que la politique de « retrait » de Gaza menée par A. Sharon constitue  un mouvement authentique en direction de la paix. Qu'en pensez-vous ?

R. Je ne partage pas cet avis. Je pense que l'exode des 8 000 Israéliens de Gaza est considéré par Israël comme un marché donnant donnant, en échange du maintien de centaines de milliers d'Israéliens dans les colonies énormes et s'agrandissant sans cesse de Cisjordanie, alors que celle-ci devait être la terre des Palestiniens. Maintenant, seule une fraction de la Cisjordanie reste disponible comme territoire valable pour les Palestiniens et aucune limite n'a été imposée sur la construction de colonies israéliennes.

Q. Qu'arrive-t-il aux kamikazes après qu'ils aient perpétré un attentat ?

R. La même chose que ce qui arrive à n'importe qui mourant dans un accident. Tout dépend de leur karma personnel.

Q. Brent Scowcroft, conseiller en matière de sécurité nationale du premier président Bush, a déclaré récemment que l'actuel président Bush est dans une large mesure influencé par le premier ministre israélien Ariel Sharon. « Sharon fait de lui ce qu'il veut », aurait déclaré M. Scowcroft dans une interview accordée au journal britannique Financial Times. Il aurait également déclaré que le président américain était « hypnotisé » par le premier ministre israélien. [1] Cela a-t-il quelque chose à voir avec le fait que le premier ministre Sharon manie certaines forces noires très puissantes ? [2] Le président Bush est de toute évidence également influencé par ces forces, mais A. Sharon est-il « sous leur emprise maléfique » pourrait-on dire ?

R. Israël est le point central du triangle Israël, Etats-Unis, Etats de l'Europe de l'Est, et M. Sharon est le plus puissant agent des forces néfastes qui sont utilisées et potentialisées par ce triangle. Il s'ensuit par conséquent qu'il a beaucoup d'influence sur G. W. Bush et son entourage.

Q. Contrairement aux agents actuels des forces du mal sur la planète, Hitler était directement possédé par les seigneurs de la matérialité. Certaines personnes autour du leader nazi affirmaient qu'il avait une influence de type démoniaque sur son entourage ? presque une influence hypnotique. Est-ce à dire que l'influence des seigneurs de la matérialité ajoutaient leur propre poids « démoniaque » à sa personnalité mauvaise ? Pourriez-vous donner quelques explications ?

R. Hitler avait de toute évidence une personnalité ambitieuse et destructrice, sinon il n'aurait pas visé à la domination du monde. C'était un initié du second degré et par conséquent il possédait un pouvoir personnel considérable qui pouvait être potentialisé lorsqu'il était possédé par les seigneurs de la matérialité, ce qui ajoutait comme le dit notre correspondant un poids démoniaque de mal à sa puissante volonté personnelle.

Q. Pensez-vous que l'idée de partage et le lien avec la frustration, la colère et le terrorisme commence à voir le jour dans l'esprit des gens ?

R. Oui, dans une certaine mesure. J'en ai vu de nombreux exemples dans des articles d'une grande profondeur parus dans des journaux britanniques et à la télévision.

Q. L'Amérique du Sud a réussi à élire trois dirigeants de gauche, contrairement aux Etats-Unis. Pensez-vous que cela pourrait conduire à une coopération réellement utile et à un nouveau chapitre en ce qui concerne les réformes sociales et l'amélioration du niveau de vie en Amérique du Sud ?

R. Oui, de profonds changements se mettent en place et vont se poursuivre en Amérique du Sud et ailleurs, et ils sont totalement séparés et distincts de ce qui se passe aux Etats-Unis. Ils modifieront le sens et l'apparence du « leadership du monde libre » par les Etats-Unis qui sera considéré de plus en plus comme traitant uniquement de vieux problèmes avec de vieilles méthodes. A moins que les Etats-Unis ne saisissent le défi du changement dans un monde qui évolue rapidement, ils seront dépassés et laissés en arrière par des pays subissant de leur côté des changements positifs et laissant les Etats-Unis isolés et forts ? mais impuissants.

Q. Les scientifiques qui travaillent au programme SETI, recherchant des signes de vie dans l'espace, croient qu'un signal venu de l'espace et capté à trois reprises par le radiotélescope Arecibo à Porto Rico peut être un « message d'un autre monde ». Ce signal désigné sous le nom de SHGbo2+14a, et localisé entre la constellation des Poissons et celle du Bélier, est-il une communication délibérée, un signal émis par un objet astronomique ou bien une interférence radio ou une erreur du système ?

R. Une communication délibérée venant d'un « autre monde ».


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 par le Maître --, à travers Benjamin Creme

Chaque hiver le soleil se couche de plus en plus tôt, jusqu'au jour le plus court où nous ne pouvons le voir, tout au plus, que pendant quelques brèves heures. Il en va ainsi de la vie sur notre planète. Cependant, l'expérience nous a enseigné qu'à coup sûr les jours rallongeront progressivement et que l'éclat du printemps et la chaleur de l'été reviendront, nous apportant un espoir et une joie de vivre renouvelés.

Lorsque l'on considère cela, et que l'on réalise que le changement est inévitable, on voit également combien il est inutile de désespérer. Le désespoir est une atteinte grave à la vérité, car la vérité est que rien n'est immuable, pas même le destin apparemment le plus sombre.

Puisqu'il en est ainsi, que peut-on gagner en sombrant dans un désespoir stérile ? Mieux vaut, de loin, lorsque les coups du karma semblent difficiles à supporter, attendre calmement l'heure fixée du changement, dans la certitude qu'il viendra. On ne peut connaître la véritable joie de vivre que lorsqu'on apprend à accepter dans l'équanimité les coups du sort et les dons de la vie.

Celui qui sait se comporter ainsi est un disciple. Il sait que rien dans l'univers n'est immuable, que tout est en mouvement, que tout change constamment et prend de nouvelles formes. Réalisez combien il est vain d'attendre que le présent perdure. Vous connaîtrez alors la liberté et de cette liberté naît spontanément la joie.

La joie doit être considérée comme l'état naturel, sous-jacent au bonheur, comme au malheur. Lorsqu'elle n'est pas voilée, elle irradie sa lumière, la lumière de l'âme, tout autour d'elle et rend manifeste l'amour qui est la nature même de Dieu. La joie et l'amour coexistent dans le cS?ur pur, qui n'est pas obscurci par la peur, la haine ou l'angoisse du désespoir. Bannissez la peur de votre cS?ur et vous connaîtrez la joie. Libérez-vous de la haine et découvrez la signification de l'amour. Rejetez votre sombre désespoir et tenez-vous dans la véritable lumière. Ainsi vous pourrez entrer dans le règne des âmes et devenir un sauveur du monde.

Nombreux sont ceux qui approchent le futur dans la crainte, ignorant à peu près tout de la gloire qui les attend. Pour eux rien d'autre ne s'annonce qu'une sinistre destruction. Montrez-leur que l'avenir de l'homme sera merveilleux à contempler, car il détient la promesse de la divinité révélée. Il n'est pas facile d'engendrer la confiance, mais la lumière de la joie s'avérera la meilleure des ambassadrices.

Apprenez aux jeunes à exprimer la joie qui est leur droit de naissance et ne chargez pas leurs cS?urs sensibles du poids de la culpabilité et de la peur. Ainsi verra le jour une génération de joyeux serviteurs de la race humaine.

Prenez-nous, nous vos Frères aînés, comme exemple ; l'éclat de notre joie est notre sceau. Soyez nos émules, et répandez autour de vous la lumière de la joie.

Libérez-vous de la peur et soutenez l'espoir des autres ; la peur et la joie sont également contagieuses. Manifestez l'amour et la joie et fermez pour toujours la porte au désespoir. Agissez ainsi et vous aiderez l'humanité plus que vous ne sauriez l'imaginer.

(Partage international - septembre 1983)



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