DECOUVRIR
  Présentation
  Maitreya
  Benjamin Creme
  Signes des temps
  Méditation
  Pour les médias
  Qui sommes-nous ?

ACTUALITE
  Évènements
  Communiqués
  Agenda

REVUE PARTAGE
  Présentation
  Dernier numéro
  Articles du Maître
  Archives

APPROFONDIR
  Question/Réponse
  Défis de l'humanité
  Spiritualité
  Livres
  Audio / Vidéo

     Commandes/Dons
     Autres langues
     Plan du site
     Contact

Radio Partage

Abonnement à notre
lettre d'information

  captcha
Page précédente   Page suivante

Accueil > Revue Partage > Archives

Extraits de la revue
Partage international

Mars 2005 - N° 199



Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.
La revue existe grâce à ses abonnés, pour soutenir sa parution et la diffusion de ses informations, cliquez ici.



Sommaire


HomeLa tâche de Maitreya

par  le  Maître --, par  l’entremise  de  Benjamin  Creme

De plus en plus, l’on constate une accélération du rythme des changements. Dans le monde entier, les événements se succèdent à une vitesse telle que peu de gens parviennent à discerner dans leur enchaînement la logique par laquelle le renouveau s’impose. Nous qui sommes vos Frères aînés, nous reconnaissons ce processus comme inévitable et l’observons avec satisfaction, car nous savons que tout concourt à une expression plus parfaite du Plan. Pour les hommes toutefois, il s’agit d’une période d’épreuves et de difficultés où ils cherchent à comprendre les effets de leurs actions, et à s’y adapter. La raison d’être des événements leur échappe, et les fait douter de la divinité dans laquelle ils ont mis leur confiance. De tous temps il en a été ainsi, alors que les hommes luttent dans l’aveuglement pour imposer leur volonté ou pour fuir les conséquences des actions qu’ils ont entreprises.

Une période de tension

A chaque transition entre deux âges, ces périodes de tension et d’indécision se répètent. Chaque ère nouvelle amène dans le monde des forces encore inconnues, qui s’imposent graduellement et suscitent une réponse de l’humanité. Ainsi en est-il aujourd’hui, tandis que les hommes tâtonnent dans l’obscurité pour trouver la nouvelle direction que réclament les énergies de l’ère qui commence. Certains parmi eux pensent la deviner, et cherchent à montrer la voie à leurs frères. Mais la plupart ont peur du changement et, à l’idée que les « radicaux » pourraient l’emporter, ne voient devant eux que le chaos et l’imminence d’un effondrement.

C’est dans ce monde divisé qu’est venu le Christ. Il a pour tâche de réconcilier ces groupes divergents, et d’introduire de l’ordre dans la confusion et le tumulte ambiants.

Il doit être clair pour tous que sa tâche n’est pas des plus facile. Il est tout aussi clair que le fossé qui divise les uns des autres est profond, et difficile à combler. Comment peut-il donc s’y prendre pour jeter un pont sur l’abîme qui sépare le passé, avec toutes ses peurs, d’un renouveau en plein essor ? Comment, d’autre part, peut-il venir à bout d’un matérialisme si fermement ancré à l’époque actuelle ? Comment aborder l’intolérance des groupes religieux, et les aider à faire l’expérience de l’unité ?

Un homme entre les hommes

Maitreya, en se présentant comme un homme entre les hommes, ne revendiquera nul statut, ne réclamera nulle allégeance.

Son contact sera simple et direct, son attitude modérée et calme. Sa clarté d’esprit retiendra
l’attention. Sa sagesse surmontera les peurs des hommes. La sincérité de ses propos leur fera fondre le cœur, et les soulagera de leur fardeau de haine et de cupidité.

Ainsi les hommes feront-ils l’expérience d’un nouvel aspect de la divinité, dont la manifestation les inclut, et qui ne connaît ni distance ni séparation.
En tant qu’incarnation et agent de la puissance et de l’amour cosmiques, Maitreya éveillera le cœur de tous ceux qui peuvent répondre à son énergie et, en les soustrayant à la peur et à la division du passé, les préparera à la gloire de l’avenir.


Signes des temps

Home Miraculés d’un typhon

Quatre personnes – Maria Tamares, 50 ans, son petit-fils de 3 ans, et deux garçons de 14 ans – ont été retrouvés le 9 décembre 2004. Elles avaient survécu après avoir passé 10 jours sous les décombres d’une chapelle, à Rea,l aux Philippines. La région avait été frappée par un typhon et trois tempêtes tropicales. Après trois jours de fouilles n’ayant abouti qu’à découvrir des cadavres, les sauveteurs avaient abandonné tout espoir de trouver des survivants. Ils commençaient le déblaiement des débris lorsqu’ils entendirent des gémissements. « C’est Dieu qui nous a sauvé, raconte M.Tamares . Je ne peux expliquer comment nous avons trouvé la force de tenir tant de jours sans nourriture. » Elle ajoute qu’ils ont survécu en buvant toute sortes de liquides qui gouttaient à travers les décombres. Son petit-fils lui avait dit  : « Ne t’inquiète pas grand-mère, nous en sortirons vivants. »

[Source : The Independent, G.-B.]

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu’ils ont été sauvés par le Maître Jésus.]

Home Du nouveau sur le suaire de Turin

Selon une nouvelle étude, le suaire de Turin est beaucoup plus vieux que ne l’a indiqué la datation au radiocarbone pratiquée dans les années 1980. Raymond Rogers, chimiste membre d’une équipe autorisée à étudier de petits morceaux du suaire en 1978, affirme que ses nouvelles recherches et analyses chimiques démontrent que le morceau utilisé en 1988 pour les analyses au radiocarbone provenait d’un tissu du Moyen Age tissé dans le suaire afin de réparer un dommage causé par le feu. Selon lui, ce morceau est responsable de la date erronée assignée au suaire. « L’échantillon testé au radiocarbone a des propriétés chimiques complètement différentes de celle de la partie principale du suaire », explique-t-il.

R. Rogers a comparé l’échantillon utilisé dans le test de 1988 avec d’autres échantillons du suaire. Ses analyses ont révélé la présence d’un produit chimique appelé vanilline dans l’échantillon du radiocarbone et le tissu médiéval, mais pas dans le reste du suaire. La vanilline, présente dans les fibres de lin, disparaît lentement dans un temps que l’on peut calculer, explique R. Rogers. Selon ses calculs, 63 % de la vanilline présente dans un vêtement du Moyen Age devrait avoir disparu. Mais il n’y avait plus du tout de vanilline dans l’échantillon qu’il a analysé, ce qui lui a permis de calculer qu’il avait entre 1 500 et 3 000 ans – beaucoup plus que ne l’avait indiqué le précédent test au radiocarbone.

[Sources : BBC News, Associated Press]

[Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que le suaire de Turin est l’authentique suaire ayant servi à envelopper Jésus.]


LES PRIORITES DE MAITREYA

HomeTikkun : guérir et transformer le monde

interview du rabbin Michael Lerner par Monte Leach

Michael Lerner (rabbin et artiste) vivant à San Fansisco, est le fondateur de la Communauté Tikkun (CT) et rédacteur en chef de la revue du même nom. Il est également l’auteur de nombreux ouvrages, dont The politics of Meaning and Healing Israeli/Palestine (Comprendre et guérir le conflit israélo-palestinien).

Cette communauté, ainsi qu’il la définit, « est un réseau de personnes de toutes fois et traditions, dont le but est de guérir et de transformer ce monde. Nous appelons aussi bien à la transformation extérieure indispensable si l’on veut instaurer une justice sociale, à la qualité de l’environnement et à la paix du monde qu’à la guérison intérieure sans laquelle on ne saurait cultiver de relations d’amour, avoir une attitude de générosité et de confiance envers le monde et les autres débarrassée des déformations de nos ego, et la capacité de ressentir face à la grandeur de la Création une crainte, un émerveillement et un étonnement venus du plus profond de nous-mêmes. Notre activité est tout entière centrée sur le principe de solidarité. »

Monte Leach l’a interviewé pour Partage international.

Partage international : Quel est l’objectif principal de la Communauté Tikkun ?

Michael Lerner : Pour nous, la guérison et la transformation du monde ne seront possibles que si l’on dépasse les catégories que le monde progressiste, libéral (au sens européen de gauche) a mises en place. Ce-lui-ci a formulé son projet essentiellement en termes de droits économiques et politiques. Nous soutenons naturellement un tel projet, mais il nous paraît insuffisant, car il laisse de côté une dimension centrale de l’oppression capitaliste : celle du triomphe d’une éthique de l’égoïsme et du matérialisme, qui constituent en fait la base sur laquelle repose ce monde de l’argent et du profit.

Nombre de ceux qui adhèrent à cette éthique de l’égoïsme et du matérialisme se sentent profondément salis par le projet global qu’ils servent, au point de chercher désespérément à en trouver une échappatoire. Ce qu’ils font, par exemple, en s’engageant dans des mouvements de droite qui proposent un autre système de valeurs : ce qui fait ainsi le prix d’un homme, selon leur conception, ne se résume pas à ses succès dans le domaine financier ou du travail, mais réside dans l’affirmation d’un aspect spécifique, d’un aspect de son être. De là vient la puissante fascination qu’exercent les mouvements fascistes, ultra nationalistes et religieux intégristes, pour lesquels la valeur d’une personne se réduit exclusivement à son appartenance à une « communauté » particulière, qu’elle soit américaine, russe, italienne, allemande, israélienne, ou bien chrétienne, musulmane, juive, hindoue, etc. Dans tous les cas, il s’agit toujours de valoriser ceux qui se revendiquent de telle ou telle de ces « communautés » aux dépens de ceux qui n’en font pas partie. Leur fascination vient principalement de ce qu’elles fournissent une place où l’on se sent reconnu pour ce que l’on est, et non pas pour les performances telles que les définissent les lois du marché. Elles constituent une façon de sortir de l’égoïsme et du matérialisme de celui-ci.

Nous essayons, quant à nous, de créer un mouvement social qui renverse ces dynamiques mercantilistes, sources indirectes d’extrémismes de toutes sortes, plutôt que de laisser la gauche abandonner la spiritualité à la droite et à l’extrême droite et de permettre aux mouvements qui s’en réclament  (qu’ils soient de nature nationaliste ou religieuse) de s’emparer de ce besoin d’identité spirituelle essentiel. Ce qu’il faut, c’est créer une gauche spirituelle qui ait sa juste place dans le jeu du marché, mais qui prenne enfin conscience de la responsabilité qui est la sienne de fournir à tout un chacun un cadre à la quête intense de sens et de but dont tous les hommes ont besoin – une quête qui puisse transcender l’individualisme et l’égoïsme de la compétition économique et mettre chaque homme en rapport avec des valeurs supérieures.

PI. Comment de telles réformes, de tels changements de mentalité pourraient-ils prendre forme ?

ML. Les forces de progrès devraient cesser de s’organiser autour des seuls droits économiques et politiques, mais surtout travailler à définir de nouvelles bases de départ. Si, auparavant, l’argent et le pouvoir étaient les valeurs dominantes, les nouvelles ne peuvent aujourd’hui qu’être centrées autour de l’amour et de l’attention à l’autre. Ou, pour dire les choses plus précisément, il faudrait cesser d’estimer la valeur des institutions uniquement en fonction de leur efficacité, de leur rationalité et de leur productivité, mais prendre en compte leur capacité à favoriser l’amour et un souci généralisé de l’autre, à développer une sensibilité éthique et écologique ainsi qu’à ressentir, devant la grandeur de l’univers, la crainte et l’émerveillement qu’il ne peut qu’inspirer. Tel est le nouveau point de départ que nous proposons. Qu’est-ce qui pourrait développer cette sensibilité éthique et spirituelle, qu’est-ce qui pourrait faire croître nos capacités à plus d’amour et d’attention sur notre lieu de travail. Il n’y a pas, sur ce point, de réponse unique ; mais la recherche de ces qualités et la tentative de les définir partout où elles sont nécessaires constitueraient une piste de réflexion politique profondément radicale. Cela impliquerait une transformation fondamentale et radicalement positive. Nous avons quelques idées sur la question, mais ce n’est pas là l’essentiel. L’essentiel, c’est la recherche d’une méthodologie.

Une part de notre stratégie consiste à demander l’introduction d’un amende-ment en faveur d’une responsabilité sociale (Social Responsability Amendement – SRA) dans la Constitution des Etats-Unis, un amendement stipulant que toute société dont les revenus excèdent 30 millions de dollars par an devra voir son statut réévalué au moins tous les dix ans ; et que ce nouveau statut ne sera accordé qu’aux firmes en mesure de prouver de manière satisfaisante à un jury de citoyens ordinaires leur comportement éthique.

Si nous ne nous attendons pas à ce que notre demande soit prise immédiatement en compte, nous espérons cependant que notre combat produira des changements significatifs dans les 20 ou 30 prochaines années dans la société américaine. Dans le droit de notre pays, les sociétés ont une responsabilité fiduciaire vis-à-vis de leurs actionnaires. Ceux-ci sont en mesure de poursuivre les firmes dans lesquelles ils ont investi si elles n’augmentent pas leurs dividendes. On ne peut actuellement reprocher aux PDG leurs stratégies, vu la marge de manœuvre étroite que leur laisse le droit des affaires. Mais avec le SRA, il en ira différemment. Ils pourront alors imposer à leurs investisseurs des choix dictés par des raisons d’éthique sociale qui, si elles n’étaient pas respectées, pourrait réduire en grande partie les bénéfices des parts que ceux-ci avaient placées dans l’entreprise. »

Un Plan Marshall mondial

PI. Si notre magazine s’intitule Partage international, c’est parce que nous jugeons nécessaire un partage plus équitable de la nourriture et des ressources planétaires. Une annonce que vous avez publiée récemment inclut un élément de la charte de la CT appelant à un Plan Marshall mondial pour mettre fin à la pauvreté et à la faim et assurer à tous un droit à un logement décent, précisant que son adoption renforcerait la sécurité des Etats-Unis. Pourquoi cela est-il si important pour votre projet ?

ML. Nous sommes là, sans nul doute, en plein accord – c’est à coup sûr un élément central de la charte de la CT. Cette charte proclame l’unité de tous les êtres, la vérité fondamentale que le bien-être de chacun des habitants de cette planète dépend de celui de tous. L’erreur politique fondamentale, aujourd’hui, réside dans l’incapacité de prendre conscience de ce que nous sommes tous dans le même bateau. Lorsque nous polluons des régions entières du tiers monde, cette pollution nous revient et nous affecte directement. Nous ne pouvons chercher à défendre impunément nos intérêts sans défendre ceux de tous les autres peuples de la planète.

Tel est le message central que les traditions spirituelles prêchent depuis des millénaires, un message qu’il reste à l’ensemble du monde, y compris l’Occident, à comprendre. On ne peut s’intéresser à soi sans s’intéresser aux autres. Nous sommes tous  interconnectés. Aimer son prochain, aimer son voisin, suivre la voie de la justice et de la paix ne relève pas d’un simple altruisme : il y va aussi de notre propre intérêt. En définitive, et c’est la raison même qui le dit, il n’y a pas de séparation entre servir les intérêts d’autrui et les nôtres.

Une telle façon de voir nous conduit à une politique reconnaissant que le sou-ci de soi est nécessairement inséparable de celui de l’autre. Le bien-être des Etats-Unis, tant économiquement que du point de vue de notre protection contre ceux qui nous ont frappés le 11 septembre ne sera possible que lorsque l’ensemble des besoins de base de la planète aura été satisfait. Il s’agit là d’une orientation radicalement différente de la politique.

Concrètement, comme premier pas dans cette direction, nous appelons à un Plan Marshall mondial. Nous voulons voir notre pays ouvrir la voie à la création d’un consortium des nations industrialisées pour les convaincre de consacrer annuellement environ 5 % de leur PNB (Produit national brut) sur les vingt prochaines années à la reconstruction des économies et des infrastructures du reste de la planète – en particulier du tiers monde qui souffre d’un extrême niveau de pauvreté – afin d’éradiquer la faim, la misère, le désespoir ainsi que les insuffisances en matière d’éducation et de santé ; et cela, tout en respectant les écologies et les sensibilités culturelles de chacun de ces peuples et en investissant massivement pour rectifier les déséquilibres minant la vie économique de la planète – le but étant de parvenir à partager tous ensemble la totalité de ses richesses. C’est là également à quoi nous travaillons également.

Nous reconnaissons aussi que le problème central auquel la race humaine doit faire face en ce XXI e siècle est de corriger 150 années d’irresponsabilité écologique. C’est une nécessité absolue de survie pour la race humaine. Et l’on n’y parviendra que lorsque les peuples auront laissé derrière eux leurs chauvinismes ridicules pour prendre enfin conscience de ce que nous sommes tous dans le même bateau, et responsables du bien-être de tous.

PI. Comment allez-vous faire pour introduire ces idées dans la vie mondiale ?

ML. La CT a actuellement pour objectif principal de mettre en place un réseau de militants dont la tâche principale sera d’introduire ces idées dans la sphère publique. Nous avons tenu une conférence à l’occasion de la Convention nationale du parti démocrate, en août 2004, pour présenter certaines de nos propositions. Toujours dans ce même but d’information, nous prévoyons de tenir  une série de col-loques avec différents mouvements œuvrant au changement social, comme le parti démocrate, les Verts, les mouvements syndicalistes, féministes, les réseaux anti-guerre, etc.

PI. Vous êtes engagés depuis un certain temps dans des questions politiques spécifiques comme celles du Moyen-Orient. Avez-vous pu constater des progrès par rapport aux idées que vous défendez ?

ML. Il y a eu, à n’en pas douter, sur le problème du Moyen-Orient un immense mouvement en direction des propositions de Tikkun. Lorsque nous avons commencé notre action, il y a 18 ans, notre magazine, en appelant à une réconciliation entre Palestiniens et Israéliens, s’était acquis une réputation d’extrémiste. La grande majorité de l’establishment juif ne re-connaissait même pas aux Palestiniens le droit à exister en tant que peuple, encore moins en tant qu’Etat. Aujourd’hui, le président Bush lui-même vient d’en reconnaître la nécessité et la légitimité. C’est pourquoi, oui, il y a eu un immense changement dans ce domaine.

Pour ce qui concerne la nécessité de travailler à instaurer des valeurs spirituelles chez les gens de gauche, les choses se présentent moins bien. Ce n’est que depuis la campagne électorale de 2004 que je commence à sentir un changement ténu dans cette direction. Nous travaillons à lancer des conférences sur le militantisme spirituel, avec l’espoir de pouvoir le consolider et le transformer en une force politique cohérente.

Pour plus d’information : www.tikkun.org


NOUS NE PUBLIONS ICI QU’UN EXTRAIT DE LA CONFERENCE DE BENJAMIN CREME ET DES QUESTIONS-REPONSES QUI S’Y RAPPORTENT. POUR LE TEXTE INTEGRAL, VOIR PARTAGE INTERNATIONAL  MARS 2005.

THEME DU SEMINAIRE DE MEDITATION DE TRANSMISSION 2004

Home La réapparition du Christ

par Benjamin Creme

L’article suivant est la transcription d’une conférence donnée par Benjamin Creme à l’occasion de la rencontre des groupes de transmission qui s’est déroulée près de San Francisco, aux Etats-Unis, en août 2004.

Le Maître --,  par l’entremise de Benjamin Creme

« Depuis plusieurs années, nombreux sont ceux qui attendent, avec plus ou moins de patience, que Maitreya apparaisse sur la scène mondiale et se présente lui-même comme Instructeur mondial de l’ère du Verseau. Beaucoup trouvent cette attente vraiment fastidieuse, alors que d’autres travaillent allégrement à faire connaître au monde sa présence et ses projets, sachant que finalement leurs efforts seront récompensés. Le jour est proche où tous le verront. Sciemment ou non, tous l’ont appelé et il a tenu sa promesse de revenir.» [L’Emergence de Maitreya, article du Maître, avril 1987]

La patience est une vertu, qu’il est bon de posséder. On la rencontre rarement chez une femme et jamais chez un homme.

« Beaucoup trouvent cette attente vraiment fastidieuse. »

Si vous connaissiez Maitreya mieux que vous ne le connaissez en réalité, vous sauriez qu’il considère qu’il est revenu. Il pense réellement que toutes ces discussions concernant le moment de son retour sont un non-sens. Il est déjà revenu. Lorsqu’il rend visite à des groupes – pas sous l’apparence de Maitreya, bien sûr – ceux-ci savent qui il est, car son apparition est confirmée par mon Maître comme étant la sienne. Il revient ensuite sous une apparence identique et les membres du groupe lui posent des questions auxquelles il répond – on lui dit : « C’est si long ! Ce qui me tourmente c’est l’état du monde, et l’attente est si longue. Comment expliquer aux gens que cela prend du temps ? » Il répond : « De quoi parlez-vous ? Vous pouvez être aussi anxieux que vous voulez, mais c’est insensé. Il n’y a aucune raison d’être anxieux. Le monde est magnifique, plein de promesse.  Maitreya est ici. Il est de retour. Vous n’avez rien à attendre ; c’est fait – le plan se déroule au mieux. »

Le monde change même si nous ne nous en rendons pas compte, tant nous sommes impliqués dans les événements des dernières années, notamment depuis l’attentat du 11 septembre 2001, la guerre en Afghanistan et la guerre d’Irak qui se poursuit – sans parler des possibilités de formes de terrorisme encore plus grandes.

La décennie qui a précédé l’attentat du 11 septembre fut une décennie de calme grandissant et de changements pour le meilleur. Des choses étonnantes se sont produites : la fin de la guerre froide, par exemple, un événement extraordinaire, le plus grand événement depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il a libéré l’humanité de la crainte d’une mort soudaine – pas seulement de la possibilité d’une telle éventualité, mais de la quasi-probabilité d’une fin catastrophique de toute chose. Les gens cessaient d’avoir des enfants car ils ne voulaient pas les faire naître dans un monde qui allait être détruit. Maintenant les gens ont des enfants, ils les désirent et ils savent que leurs enfants vivront et construiront une nouvelle civilisation.

Au cours des dix ou douze années qui ont précédé l’attentat du 11 septembre, on a pu assister à une extraordinaire transformation du monde. Pour les personnes concernées, certains de ces changements ont été spectaculaires et d’une importance cruciale : les changements qui se sont produits en Union soviétique, par exemple, l’effondrement du système politique, les revendications de millions de gens aspirant à un mode de vie meilleur et plus facile, et même l’arrivée sur le devant de la scène de richissimes magnats du pétrole.

En Chine également d’importants changements ont permis à une large fraction de la population d’accéder à une abondance matérielle inconnue auparavant. Aucun des peuples de la Chine n’avait disposé de la qualité de vie ni de l’abondance matérielle que connaissent actuellement les Chinois vivant sur la côte est. Vingt millions de personnes peut-être jouissent maintenant d’un bien-être matériel équivalent à celui qui existe dans les régions les plus riches de l’Europe et des Etats-Unis. Ceci est entièrement nouveau. Dans les autres régions de la Chine, la pauvreté a largement diminué. Elle existe encore dans certains endroits, mais dans l’ensemble le pays est sorti de la pauvreté mortelle qui y régnait auparavant. De même, la plupart des Russes trouvent la vie plus facile, même si elle est plus vide.

En Occident – aux Etats-Unis, en Europe – les gens commencent à prendre conscience d’une interdépendance grandissante, à reconnaître l’unité de l’humanité et la nécessité de considérer le monde comme un tout, et à comprendre que de réels changements ne sont possibles qu’à l’échelle mondiale. 

L’un des événements majeurs des dernières années et une première dans l’Histoire, c’est que des millions de gens ont été reconnus comme des citoyens pleinement égaux et propriétaires de leur propre pays. Ce fut un événement extraordinaire : la libération de Nelson Mandela et la création de la nouvelle Afrique du Sud. Ce fut l’œuvre directe de Maitreya. De même, son influence a ouvert l’Union soviétique à la glasnost, qui a permis l’entrée de l’Union soviétique dans la communauté des nations, et la transformation du vieil ours en colère disant toujours nyet en une fédération de nations amicales et coopératives. C’est un changement colossal.

Il y a eu également la réunification de l’Allemagne, bien plus tôt qu’on aurait pu l’imaginer. Naturellement, certains Allemands, ceux de l’Ouest, considèrent que c’est une nouvelle responsabilité qui a diminué leur niveau de vie (qui était artificiellement élevé), mais cette réunification a donné une nouvelle stabilité à l’Europe qui, jusqu’aux années 1940, était, comme vous le savez, perpétuellement en guerre.

Un nombre considérable de changements ont eu lieu, en grande partie sous l’influence de Maitreya, ce que nous avons tendance à oublier. Dans notre angoisse, notre souci de l’avenir et notre manque de sens des proportions, nous avons tendance à oublier les grands changements positifs qui se sont produits, suscités en grande partie par les énergies puissantes qui se déversent aujourd’hui dans le monde et la présence d’un vaste groupe d’hommes extraordinaires, environ quatorze Maîtres et le Maître de tous les Maîtres, Maitreya lui-même.

« De son côté, il a attendu, pendant des années, l’invitation des hommes pour pouvoir apparaître et venir s’exprimer au nom de tous. Ayant enfin reçu cette invitation, il a pris des mesures pour s’assurer d’être reconnu et accepté. Ce n’est pas sans raison qu’il a préparé de nombreux groupes à le reconnaître. Hauts placés et influents, et travaillant dans différents domaines, certains connaissent sa présence, ses plans et ses priorités ; ils ont écouté ses paroles et les tiennent pour vraies. Venant de divers horizons et de différents pays, ces hommes préparés partagent tous le même désir de servir Maitreya et le monde. Ayant une connaissance détaillée de ses plans, ils parleront en son nom, éveillant leurs collègues et leurs concitoyens à la tâche future. Il pourra ainsi travailler à travers eux et indiquer le chemin vers un avenir meilleur. » [ L’Emergence de Maitreya, avril 1987]

Même s’il est prêt à agir de manière spontanée, tout ce que fait Maitreya, ainsi que les autres Maîtres, est accompli avec un soin méticuleux. Il passe des années et dépense une somme considérable d’énergie pour s’assurer que son plan se déroule au mieux, en apparaissant à des gens dans le monde entier : des personnes sans importance, des gens qui l’attendent, qui le reconnaîtraient s’ils le voyaient à une conférence, etc. Il n’est pas toujours facile de le reconnaître car il apparaît sous divers aspects : celui d’une femme, d’un homme, ou d’une vieille femme n’ayant qu’une seule dent ; il peut apparaître portant de beaux vêtements, mais chaussé de bottes en caoutchouc ou de pantoufles, l’air un peu bizarre. C’est le genre de remarque qui est souvent faite. Je me souviens d’un courrier décrivant l’apparition d’un Maître superbement vêtu d’habits de la fin du dix-neuvième siècle – un long manteau, une cravate, mais un chapeau haut de forme dont sortait un amas de laine et de tissu.

Maitreya a créé un immense réseau d’hommes et de femmes qui l’ont rencontré, avec qui il a passé du temps, souligné ses priorités, parlé des besoins du monde ; des gens dans tous les domaines de la vie, des rois, des gens ayant du pouvoir et du prestige, des chefs de gouvernement, des diplomates du monde entier, des gens ayant de l’influence au sein des gouvernements, des envoyés spéciaux, etc. Des chefs religieux, des personnalités connues de tous dans l’industrie, des directeurs de sociétés. Il existe désormais un vaste groupe de personnes familiarisées avec les pensées, les idées et les plans de Maitreya. Lorsqu’il apparaîtra plus ouvertement, lorsque les gens le verront réellement (même s’il n’est pas présenté sous le nom de Maitreya), ces personnes se manifesteront, elles parleront et elles déclareront que tout cela est vrai, que le Grand Instructeur, un Instructeur mondial, est présent. Elles ne le désigneront peut-être pas, mais elles diront : « Il est ici, je le sais. Cette idée est la sienne. »

Il y a parmi ces personnes des individus ayant une grande influence et lorsqu’ils parleront, ils seront crus par les masses qui se contentent de suivre un leader. Ce sont des maîtres à penser, qui lancent les idées à la mode, qui écrivent pour les journaux et les revues, des gens des médias de haut niveau qui ont rencontré Maitreya, qui connaissent ses idées et ses analyses quant aux exigences requises pour amener le changement et instaurer la paix. De cette manière, Maitreya met en place un vaste courant de sympathie en sa faveur.

Puis viendra le moment pour les masses de former une large, une immense opinion publique qui se répandra partout dans le monde et forcera les gouvernements à entamer le processus du changement, à mettre en pratique les enseignements de Maitreya.

Certains verront en lui le Christ. D’autres le considéreront peut-être comme un penseur politique et économique qui les inspirera et leur montrera qu’il existe une possibilité de changement, que nous ne sommes pas obligés de suivre M. Bush ou M. Blair et de continuer comme par le passé ; que les vieilles méthodes qui consistent à diviser pour régner sont périmées, que les vieilles méthodes des gouvernements qui fixent leur politique et l’imposent à leurs peuples ne doivent plus avoir cours. Les gouvernements finiront par réaliser, grâce à la volonté manifestée par le peuple, que leur travail, leur tâche, est de veiller aux besoins de celui-ci. Cela se produira dans tous les pays, car c’est effectivement le rôle du gouvernement de veiller aux besoins du peuple. Certains gouvernements le font dans une faible mesure, d’autres davantage. Certains sont plus démocratiques et la participation de leurs citoyens est plus grande, mais d’autres sont extrêmement dictatoriaux et le peuple n’a guère la parole. Tout ceci cessera.

« Bientôt, des milliers de personnes dans le monde verront son visage. Grâce à la télévision, l’Avatar pourra pénétrer dans d’innombrables foyers et, avec des mots simples, toucher le cœur des hommes. » [ L’Emergence de Maitreya, avril 1987]

L’un des secrets du pouvoir de Maitreya, dont seul un nombre limité de personnes a fait l’expérience jusqu’à présent (même si c’est un nombre très important, il reste limité comparé à la population mondiale), c’est la simplicité avec laquelle il s’exprime. Il s’exprime de cœur à cœur. Il n’essaie pas de se montrer intelligent. Il n’essaie pas d’argumenter. Il attire l’attention des gens sur ce qui est évident, mais ne semble pas l’être pour de nombreux gouvernements dans le monde, sur le fait que chacun a besoin de nourriture, d’un logement, de soins de santé, d’éducation, de stimulation, de culture et de variété dans sa vie. Tout le monde le sait, mais les gouvernements d’une manière générale ne pourvoient pas à ces besoins essentiels.

C’est la responsabilité des gouvernements d’agir en ce sens. Lorsque Maitreya parle, il énonce ces choses simples que la plupart des chrétiens ne s’attendent pas à entendre de la part du Christ. Ils s’attendent à entendre parler de religion, de Dieu ou d’une religion en opposition à une autre, de religion académique, de religion à la manière dont les religieux en parlent, en s’inquiétant ou en se querellant.

Il ne vient pas comme un instructeur religieux, même s’il est attendu par tous les groupes religieux sous un nom ou un autre. Et naturellement pour ces différents groupes, ce sera une extraordinaire surprise et pour de nombreuses personnes il sera très difficile de le reconnaître et de le suivre.

D’autres apparitions suivront jusqu’à ce que le monde entier écoute et réagisse.

Il a prévu toute une série d’apparitions. L’émergence de Maitreya s’effectue en fait, comme nous le savons, sur des années et par phases, chaque phase permettant à un nombre de plus en plus grand de personnes de l’entendre. Il a passé des années à parcourir le monde, apparaissant à des groupes dans les endroits où il a créé des sources d’eau curative énergétisée avec l’énergie cosmique du Verseau. Pour finir, il y aura, m’a-t-on dit, 777 sources de guérison.

Il est apparu principalement à des groupes religieux et presque à chaque fois une source curative a été créée. Si vous multipliez le nombre de personnes présentes par le nombre de ses apparitions, 239 (1988-2002), cela fait un nombre immense de gens qui l’ont entendu parler, qui ont écouté ses préoccupations et les solutions qu’il propose à nos problèmes.

« De cette manière, chacun finira par savoir que le Christ, Maitreya, est parmi nous, prêt à nous prodiguer ses enseignements et ses conseils, à nous servir et à nous guider, à nous montrer comment sortir de l’abîme et à nous inspirer la création d’une ère nouvelle pour l’humanité. » [L’Emergence de Maitreya, avril 1987]

Le Maître a utilisé à maintes reprises ces mots « nous montrer comment sortir de l’abîme ». Du point de vue des Maîtres le monde est déjà sauvé, mais l’humanité ne le sait pas, elle doit agir en suivant ses meilleures intentions et son intérêt supérieur et sortir ainsi de l’abîme, du précipice. L’abîme, naturellement, serait une guerre à l’échelle mondiale. Ce serait une guerre nucléaire qui détruirait toute vie sur Terre ; l’expérience humaine sur la Terre cesserait.

Les Maîtres sont certains que leur travail, le don qu’ils font à l’humanité de leur protection, de leurs enseignements et de leurs conseils, permettront à l’humanité de s’écarter à temps de l’abîme, de changer de direction. C’est la dernière phase du travail de Maitreya.

Lorsqu’il travaillera ouvertement dans le monde, même si ce n’est pas sous le nom de Maitreya, il amènera l’humanité à ce stade. Lorsque celui-ci sera atteint, lorsque les gens changeront eux-mêmes de direction, il pourra révéler sa véritable stature et son dessein. Les Maîtres considèrent la situation actuelle en Irak, aux Etats-Unis
en général avec le gouvernement actuel, comme une sorte de hoquet dans le processus de changement. Ils ne la voient pas comme un point final qui nous précipitera dans l’abîme.

Pour les Maîtres ce n’est pas la « fin de partie ». La fin de partie réside dans l’esprit des fondamentalistes qui pensent que la « fin des temps » existe, que nous en approchons, et que peut-être ils y contribuent. Le président américain est un chrétien fondamentaliste qui croit que Dieu le dirige. Je pense qu’il vit dans l’illusion, et je partage cette idée avec des millions d’autres aux Etats-Unis et ailleurs. Mais de nombreuses personnes sont conditionnées, dans leur esprit et dans une certaine mesure dans leur cœur, par les enseignements des fondamentalistes et elles considèrent notre époque comme « les temps divins », les temps annoncés dans leurs Ecritures, et pensent que tout va dans le sens des « déclarations de Dieu » dans la Bible. Ce n’est nullement le cas, mais des millions de personnes y croient.

Je me souviens qu’on m’a affirmé, il y a de nombreuses années, que ce pays (les Etats-Unis) compte 40 millions de chrétiens fondamentalistes sur une population de 275 millions d’habitants, ce qui est une proportion énorme. Les fondamentalistes sont ici très puissants parmi les groupes religieux, qu’il s’agisse de baptistes ou de catholiques romains. Chaque groupe a sa branche fondamentaliste.

 Maitreya dit : « Ne quittez pas l’enjeu des yeux, l’enjeu c’est l’humanité. » Maitreya est apparu à l’occasion d’une manifestation à Londres, en février 2003, et il fut interviewé pour une vidéo par un petit groupe d’étudiants. Certains membres de notre groupe se trouvaient là. Il avait les traits d’un Antillais de Trinidad, et il était merveilleux. Il a déclaré : « Je suis si heureux. Je suis si heureux de vous voir, vous les jeunes, manifester en faveur de la vérité, de la paix et de la justice. C’est si beau à voir. » Puis il a dit que son fils et ses petits enfants étaient dans la manifestation et que lui-même avait fait la même chose des années auparavant. Et il a ajouté : « Ne quittez pas l’enjeu des yeux ! L’enjeu c’est l’humanité ! » Puis un jeune homme est venu vers lui et ils se sont touchés le poing. Le jeune homme était un disciple de l’un des Maîtres. Ils se sont éloignés ensemble.

Donc : « Ne quittez pas l’enjeu des yeux, l’enjeu c’est l’humanité ! » [Voir Partage international, avril 2003]  

Tous les hommes au début ne le reconnaîtront pas. Tous, en effet, ne connaissent pas le véritable fondement de sa vie et de sa venue. Mais, de plus en plus, ils constateront la sagesse de ses paroles, ressentiront le bienfait de sa présence et sauront au fond d’eux-mêmes qu’il exprime la vérité.

Et c’est du fond du cœur qu’ils y répondront, reconnaissant en lui l’Instructeur du nouvel âge. Il évoquera en eux le désir de partager, de recréer un monde équilibré et harmonieux. Lorsque les hommes réaliseront l’urgence de la tâche, ils s’attaqueront aux iniquités du présent, mus par une bonne volonté et une force jamais vues auparavant. La transformation du monde se fera rapidement et les hommes travailleront ensemble, comme des frères, pour le bien de tous. Ainsi en sera-t-il. Ainsi le nouvel âge sera-t-il construit par l’homme sous la direction de Maitreya et de son groupe. La séparation du passé cédera la place à la coopération et au partage ; l’égoïsme et la cupidité à un nouveau sens de la justice. De l’homme lui-même viendra le désir de se surpasser, témoignage de la divinité qui existe en chacun de nous. Maitreya nous montrera que cette divinité est inhérente à la nature humaine et que lui-même est l’Agent de sa manifestation.

« Déjà, les signes de son action sont évidents pour tous. Les vieux dogmes meurent ; des balais tout neufs repoussent les débris du passé. La vieille garde s’attarde mais une nouvelle force de vérité frappe contre ses murailles assiégées et en train de s’écrouler. Et elle ne saurait résister longtemps à cette force nouvelle au service du droit et de la justice. » [ L’émergence de Maitreya, avril 1987]

C’est ainsi que les Maîtres voient l’effet des paroles de Maitreya lorsqu’il commencera à s’adresser ouvertement au monde. Tous ne le reconnaîtront pas. Certains l’appelleront l’antéchrist. Ils m’appellent le précurseur de l’antéchrist, le reporter de l’antéchrist. Il y a longtemps que l’on m’appelle ainsi.

« Chaque jour qui passe nous rapproche du moment où le Grand Seigneur apparaîtra devant le monde. Très bientôt, l’humanité saura qu’elle compte en son sein un homme en tous points hors du commun : par sa capacité de servir, qui n’a d’autres limites que celles qu’impose la loi karmique ; par sa connaissance de cette loi, sans égale même parmi ses pairs ; par sa sagesse, façonnée par une expérience plusieurs fois millénaire ; par sa vision du Dessein inhérent au Plan divin, vision qui puise dans les profondeurs de son expérience.» [ La voix de Maitreya, juillet 1994]

C’est le genre d’homme que nous allons voir. Un homme extraordinaire, différent de tous ceux que nous avons connus auparavant. Personne dans le monde, excepté peut-être un autre Maître, ne peut s’exprimer avec la connaissance, la sagesse, l’expérience très ancienne, que possèdent Maitreya. Vous devez être un Maître et vous devez connaître non seulement le monde et tous ses problèmes, toutes ses difficultés, tout ce qui est nécessaire dans la voie du changement, mais également le monde de la signification. Vous devez connaître le sens et le but de la vie sur Terre. Vous devez être capable d’en donner au moins un aperçu à l’humanité de l’époque. C’est une chose d’être le Christ ou un Maître et de parler à l’humanité, mais à moins que ce ne soit dans des termes que l’humanité puisse saisir, rien ne pourra être communiqué. Il s’agit donc d’une compréhension des problèmes et de la manière de les résoudre, présentées à l’humanité d’une manière qui rende ces problèmes réels, tangibles, afin que nous puissions les reconnaître comme nos propres problèmes et réaliser que la solution proposée est une réponse logique, plausible à ceux-ci.

[FIN de l’extrait]

Questions-réponses

Transcription de quelques questions posées à B. Creme à l’occasion des rencontres des groupes de transmission de San Francisco (Etats-Unis), en août 2004, et de Kerkrade (Pays-Bas), en septembre 2004. La totalité des questions-réponses se trouvent dans le numéro de Partage international de Mars 2005.

Le moment de l’émergence de Maitreya

Q. N’est-ce pas une époque difficile pour l’émergence de Maitreya ? (Europe)

R. Il est évident que le choix de ce thème, « la réapparition du Christ », après toutes ces années, doit signifier que le moment est maintenant propice pour que Maitreya apparaisse au grand jour et commence sa tâche. Nous pouvons penser que c’est un moment terrible pour Maitreya et ce l’est d’une certaine façon. Rencontrer des gens qui sont réceptifs et qui sont capables d’écouter et de mettre en pratique ce dont il parle est une chose, mais se présenter à la radio et à la télévision devant des interviewers sceptiques, en est une autre. Non pas qu’il soit effrayé par le scepticisme. Cela pourrait difficilement être le cas.

Au début cependant il se peut que ce soit assez difficile même pour quelqu’un comme Maitreya qui, non seulement connaît les réponses à toutes les questions qui pourraient lui être posées, mais qui sait quelles questions mettre dans l’esprit de son interlocuteur. Si bien que l’interviewer pourrait se trouver en train de poser des questions qu’il n’avait pas l’intention de poser. Il aura devant lui certaines questions consignées par écrit, mais une autre question pourrait lui venir à l’esprit. Si bien que finalement les choses pourraient ne pas être aussi difficiles qu’on l’imagine.

Néanmoins, le monde est vaste et il y a de nombreux pays différents, avec différents systèmes et différentes manières de considérer les mêmes choses, différentes valeurs accordées à ces mêmes choses. 

Au début il ne sera pas désigné sous le nom de Maitreya. Si l’interviewer est une personne avisée, il pensera peut-être que c’est quelqu’un d’extraordinaire, particulièrement lorsqu’il se découvrira en train de poser des questions qu’il n’avait pas l’intention de poser. (Je viens juste de demander à mon Maître si cela se passerait bien ainsi et il m’a répondu : « Oui, régulièrement. ») Maitreya connaît les réponses à ses propres questions.

On m’a souvent demandé comment les choses se passeraient. Comment Maitreya parviendra-t-il à s’adresser au monde entier ? Comme le dit le Maître, et je pense que c’est très significatif, des groupes comme vous, qui ont fait ce travail pendant des années, pourraient être déçus ; vous serez de toutes façons quelque peu surpris de la tranquillité de son approche, de son absence d’emphase et du fait qu’il laisse passer, pourriez-vous penser, l’opportunité de sortir la « grosse artillerie ».

Maitreya aura le souci d’apparaître le plus souvent possible. Au début, bien sûr, ce sera plus difficile, mais il a sa manière et ses moyens. Ses apparitions deviendront de plus en plus fréquentes jusqu’à ce qu’il ait une audience régulière à la télévision et à la radio dans le monde entier. 

Q. Maitreya attend-il le meilleur moment pour apparaître publiquement même s’il lui serait possible de le faire aujourd’hui. Qu’est-ce qui le retient ? (E-U)

R. Maitreya attend le meilleur moment. Il attend la meilleure opportunité, c’est-à-dire le moment où ce qu’il a à dire sera le mieux et le plus rapidement accepté.

Il y a encore dans le monde de très nombreuses personnes qui ne veulent rien avoir à faire avec Maitreya ou ses idées. Tous les groupes religieux ont leurs fondamentalistes qui constituent un immense bloc. Pensez aux fondamentalistes chrétiens, musulmans, juifs, hindous maintenant et même bouddhistes dans une certaine mesure. Cela constitue un nombre énorme de personnes, et il leur faudra se familiariser avec cette réalité. Ils ne considéreront pas Maitreya comme le Christ ou l’imam Mahdi, pas au début.

Le meilleur moment sera lorsque le système économique chancelant mettra les Occidentaux sur les genoux, économiquement parlant, et pour la première fois  face à la réalité. Nous vivons depuis si longtemps dans l’irréalité. Nous pensons, ainsi que nos dirigeants, que nous pouvons continuer à agir comme nous l’avons toujours fait – avec toujours plus de compétition et d’avidité, que tout pourra continuer ainsi et que nous gagnerons. Cela n’est plus possible, cela ne marche plus.

Si les deux tiers de la population mondiale vivent dans la pauvreté, c’est que le système économique ne fonctionne pas. Si nous pensons qu’ils continueront à vivre ainsi sans réclamer un système satisfaisant pour eux, nous sommes très loin de la réalité. Maitreya nous le montrera clairement.

Un effondrement immédiat des structures économiques, un krach boursier en Europe et aux Etats-Unis, amènerait Maitreya immédiatement sur le devant de la scène. Une telle situation nous ramènerait à la réalité. C’est l’un des facteurs qu’il attend, cette prise de conscience de la réalité. Nous verrions que notre système ne marche pas. Nous pensions qu’il marchait, il semblait marcher pour certains d’entre nous, mais, dans notre autosatisfaction, nous ne pensions même pas à ceux pour qui il ne marchait pas. L’une des tâches majeures de Maitreya sera de jeter de l’eau froide sur cette autosatisfaction, de la rendre très inconfortable.

Je me souviens de gens qui sont venus à une rencontre et qui m’ont dit : « Je pensais que cela allait être un message d’espoir, mais je me sens mal. Je me sens si malheureux. Je me sens si coupable et si horrible. » J’ai répondu : « C’est parfait. C’est ce que nous appelons l’amour. »

Vous devez trancher cette autosatisfaction. Si les gens veulent seulement être « gentils », cela ne changera pas le monde. Il est important qu’ils sachent que le Christ est présent et pas seul, que le monde est prêt à changer et qu’il changera. Mais s’ils veulent seulement se sentir bons, cela n’aidera personne car ce ne sont pas eux qui travaillent réellement dans le monde.

Q. Maitreya attend-il encore l’effondrement du marché boursier ? Sa réapparition sera-t-elle affectée si le président Bush est réélu pour quatre ans  ? (Europe)

R. Le facteur temps sera-t-il modifié si M. Bush a un autre mandat ? Non. M. Bush va faire des déclarations grandiloquentes ; il va parler de la nécessité de vaincre le terrorisme, de faire l’impossible. Il va continuer à faire ce qu’il a commencé. Il ne peut maîtriser la situation en Irak. Je pense que le gouvernement américain commence à comprendre que l’invasion de l’Irak a été une terrible erreur. Comme l’a dit mon Maître, l’Irak échappe à tout  contrôle, les Américains sont dépassés par la situation. Ils s’efforceront de mettre un semblant d’ordre en Irak avant les élections américaines de novembre, mais je ne crois pas qu’ils y parviendront. Il est probable que même si Bush gagnait les élections il remettrait à plus tard l’invasion de l’Iran ou de la Syrie. La Syrie risque davantage d’être attaquée, car l’Iran est plus puissant et les Américains n’aiment pas s’en prendre à des opposants trop puissants. Ils sont par ailleurs terriblement dispersés. A mon avis, il est plus probable qu’ils laissent la Syrie aux Israéliens plutôt que de l’attaquer ouvertement ; ils n’ont pas eu assez de guerre, assez de conquête, mais ils ont assez de problèmes pour le moment. Je ne pense pas que la réélection de G. Bush puisse avancer ou retarder la venue au grand jour de Maitreya.

Oui, Maitreya attend toujours le krach boursier, mais si les événements politiques étaient suffisamment critiques, il apparaîtrait au grand jour, qu’il y ait un krach boursier ou non – s’il jugeait que sa présence et ce qu’il a à dire puissent avoir un effet puissant sur la situation politique.

Q. Les Etats-Unis sont un pays si divers, si vaste que nous avons besoin de développer une participation plus active. Pourriez-vous parler de l’importance de l’initiative locale et du travail en tant que groupe ? (E-U)

R. La participation locale est la première nécessité. C’est cela la démocratie. Les politiciens parlent de la démocratie, mais en fait, il n’existe guère de démocratie. Il y a ceux qui prennent les décisions, ce sont eux qui gouvernent. Des décisions comme le Patriot Act par exemple. Votre démocratie est ainsi amoindrie.

La démocratie est la démocratie non seulement par le vote mais par la participation. Plus il existe de participation, plus la démocratie est réelle. Tant que la participation n’est pas réelle, on peut seulement dire qu’il existe une tendance vers la démocratie, mais pas de véritable démocratie dans le monde. Si vous voulez la démocratie, vous devez participer. Cela signifie agir. Cela ne signifie pas laisser quelqu’un d’autre participer à votre place – vous devez le faire vous-même. Plus vous agissez au niveau local, plus vous pouvez devenir efficace. Si vous participez en tant que groupe à un niveau local, l’effet peut être beaucoup plus positif, plus efficace, qu’au niveau abstrait de la politique nationale et internationale. Il est très difficile pour une personne de changer les actions d’un gouvernement, mais il n’est pas impossible pour une seule personne d’avoir un puissant impact sur un groupe au niveau local. Cela se produit sans cesse. Des gens qui ont quelque chose à dire, des idées que la communauté considère comme bonnes et réalistes, sont en train de changer la vie, dans tous les pays du monde. Cela se produit partout, que nous en ayons conscience ou non.

Dans chaque pays, au niveau local, un grand changement se met en place ; de plus en plus de gens prennent les décisions concernant leur propre vie. Cela se produit en Orient, dans des pays qui, jusqu’à maintenant, n’avaient aucune représentation réelle, sans parler de participation. Ici aux Etats-Unis vous avez une représentation mais peu de participation, si ce n’est à un niveau très local. Vous devez en faire le meilleur usage possible. Il existe toutes sortes de groupes qui travaillent en utilisant la participation, dans le domaine de l’éducation, de la vie communautaire, du sport, etc.

Notre sujet est la Réapparition du Christ, ce n’est pas le sport, ni l’action communautaire, même s’il pourrait inclure cette dernière. En travaillant au niveau de la communauté, vous pourriez trouver beaucoup plus de supporters que vous ne l’imaginez. Vous pourriez les approcher personnellement. Il n’y a rien de tel que l’approche personnelle, le face à face, pour faire saisir à une autre personne les idées concernant la Réapparition et tout ce que cela signifie en matière de transformation du monde. Les gens sont plus ouverts lorsque vous leur parlez, et vous êtes plus persuasifs lorsque vous le faites – à condition de vous montrer persuasifs, sans être envahissants !

Lorsque vous travaillez en tant que groupe vous êtes plus efficaces. Le travail de groupe est le travail de l’avenir. Les énergies du Verseau ne peuvent être reconnues, absorbées et utilisées qu’en formation de groupe. Vous verrez les groupes grandir au cours des centaines d’années à venir. Lorsque vous êtes un groupe, vous potentialisez toute l’action que les individus y investissent. C’est une manière très puissante de travailler.

Ce n’est pas par hasard si à chaque fois que la Hiérarchie entreprend quelque chose, elle crée un groupe. Elle contacte une personne et lui confie un groupe ou elle lui donne le moyen de contacter un groupe et ce groupe travaille ensemble. C’est la raison pour laquelle vous avez la société théosophique, l’école Arcane, et nos groupes de par le monde qui travaillent pour l’émergence de Maitreya et des Maîtres. Le travail de groupe est la solution.

FIN de l’extrait des questions-réponses


La voix du peuple

Home La colère des retraités russes

Des dizaines de milliers de retraités ont manifesté dans les rues, sur tout le territoire de la Russie. Les traditionnels avantages gratuits qui permettaient aux personnes âgées d’arrondir leurs maigres retraites ont en effet été supprimés par le Kremlin, et remplacés par une petite allocation mensuelle en espèces. Depuis la mise en application de ce nouveau système le 1 er janvier 2005, les retraités russes en grand nombre ont bloqué les routes, occupé les édifices publics et immobilisé des dizaines de centres urbains. Ils se plaignent car ces nouvelles allocations sont loin de compenser la suppression des avantages qui comprenaient la gratuité des transports publics, des allocations de logement et des remboursements médicaux.

« Les premières manifestations ont été spontanées, mais bientôt on verra des actions de protestation bien organisées se produire dans tout le pays, a déclaré Vladimir Ryzhkov, député indépendant à la Duma russe. Le fond du problème est que les retraités russes sont en état de désespoir. »

Valentin Makarov, 84 ans, ancien combattant, était parmi les centaines de retraités qui bloquaient la route principale entre Moscou et la cité dortoir de Khimki. Sa pension mensuelle de 2 300 roubles (environ 64 euros) n’a été augmentée que de 450 roubles (12,5 euros) pour couvrir la perte des avantages gratuits, alors que les charges d’entretien de son appartement ont subi une augmentation d’environ 30 pour cent (300 roubles) au début de l’année. Les transports publics lui coûteront 600 roubles de plus, et le prix du gaz, de l’électricité et autres coûts journaliers sont en hausse. « Il n’y a pas moyen de joindre les deux bouts et le peu de choses que nous étions sûrs d’avoir gratuitement nous ont été enlevées. La police a lancé les chiens sur nous et nous a fait reculer. Nous avons été traités comme du bétail, ajoute V. Makarov. Je bous de colère à l’idée que l’Etat que j’ai servi toute ma vie ne veut pas écouter mes protestations. Je suis prêt à bloquer les routes jusqu’à ce qu’il m’entende. »

[Source : Associated Press]

Home Plus de 150 000 participants au Forum social mondial

Plus de 150 000 participants au Forum social mondial, venus de 135 pays, se sont rassemblés en janvier 2005 à Porto Alegre (Brésil). Dès ses débuts, il y a cinq ans, ce forum s’est donné pour tâche de réfléchir d’une manière nouvelle sur un certain nombre de thèmes et de sujets de réflexion, allant de solutions alternatives à la guerre à la fin de la pauvreté, en passant par l’instauration d’un commerce juste et équitable, l’extension et l’approfondissement des droits de l’homme et le respect de l’environnement. Cette année a été marquée par de nombreuses manifestations, dont une qui a vu défiler 200 000 personnes dans les rues. Les forums, tables rondes, conférences, se sont multipliés sur un vaste éventail de sujets. Une campagne a, cependant, pris une ampleur particulière – l’Appel mondial à agir contre la pauvreté ( Global Call to Action Against Poverty), et qui s’est donné pour but de pousser les nations à accélérer leurs efforts pour atteindre, d’ici 2015 (date retenue officiellement par l’Onu), les Objectifs de développement du millénaire.

Parmi les participants au Forum se trouvait l’ancien premier ministre du Portugal, Antonio Guterres, actuel président de l’Internationale socialiste, qui a appelé à un « Plan Marshall non-paternaliste » pour l’Afrique. Dans une interview accordée à Interpress Service, il déclare que le monde « a besoin d’adopter une nouvelle approche, de découvrir de nouvelles façons de prendre en compte les besoins économiques, la cohésion sociale et la qualité de l’environnement », mais que cela n’irait pas sans que « les institutions internationales ne subissent  de profondes réformes et que l’on n’instaure un système de gouvernance multilatérale. Ce qu’il faut avant tout, explique-t-il, c’est repenser le rôle que jouent des organismes comme le FMI, l’OMC (Organisation mondiale du commerce) et la Banque mondiale – organismes qui, étant de nature essentiellement financière, ont tendance à privilégier le côté économique par rapport au développement social et à l’environnement, alors que ces trois domaines sont intimement liés. »

Autre participant au Forum, Lula da Silva, président du Brésil, souligna à quel point il est essentiel de « rassembler nos forces afin de faire de la faim un problème politique, et non plus seulement social. » Revenant sur l’effet unificateur de la tragédie du tsunami, il ajouta que la pauvreté est « un séisme silencieux et l’inégalité mondiale un gouffre ». Le vingtième siècle, selon lui, a été caractérisé par « l’abondance et l’injustice », une caractéristique devenue particulièrement flagrante « au cours des 40 dernières années où le PNB (Produit national brut) mondial a doublé alors que les inégalités entre le centre et la périphérie de la planète ont triplé. Les 25 % plus grosses fortunes du monde consomment 80 % des ressources disponibles, tandis que 2 milliards de personnes vivent sous le seuil de pauvreté (avec moins de 2 dollars par jour). Les économies industrialisées dépensent 900 milliards de dollars dans la protection de leurs frontières, mais consacrent moins de 111,5 milliards de dollars d’aide aux pays pauvres, où la faim est la première arme de destruction massive – tuant 11 enfants chaque minute, 24 000 humains par jour. L’équivalent d’un tsunami par semaine […] »

Lula insista également sur le rôle des Nations unies, soulignant notamment la nécessité d’une réforme de ses institutions – en particulier du Conseil de sécurité, où des décisions engageant le monde reposent entre les mains d’une poignée de diplomates. « Si l’on veut que les pays pauvres soient en mesure de faire de leur effort de développement une priorité, il faut approfondir la démocratie au centre même du pouvoir. En particulier en s’attaquant à la réforme de l’Onu, et avant tout à celle du Conseil de sécurité. Mais la ligne de partage des inégalités ne bougera pas tant que le pouvoir politique demeurera confisqué par un système financier qui ne fait que perpétuer les relations internationales actuelles. 45 % des décisions prises par la BM le sont par les 7 pays les plus riches de la planète. Cinq économies centrales détiennent 40 % des votes du FMI, pendant que 23 nations africaines, prostrées par la faim, n’en ont que 1 %. » Autant de déclarations qui n’ont pas empêché Lula d’être quelque peu chahuté par des Brésiliens venus manifester leur impatience devant ce qu’ils estimaient la lenteur des réformes promises en faveur des pauvres.

Le président du Venezuela, également présent, soutint fermement les initiatives de son collègue Lula et exprima son respect pour ces grands leaders et militants humanistes du passé qui ont pavé la voie des progrès d’aujourd’hui. Jésus-Christ, proclama-t-il, fut « le plus grand des combattants et des révolutionnaires » – une pensée qui allait particulièrement bien à ce Forum, dont le thème est, rappelons-nous, « Un autre monde est possible ! »

Des collaborateurs américains et français de Share International ont tenu un stand d’information et distribué de la documentation en de nombreuses langues, tout en organisant également des conférences et des ateliers de méditation de transmission avec traduction en portugais. Les visiteurs et participants, brésiliens ou étrangers, se sont montrés très réceptifs aux idées concernant le retour du Christ, à ses messages de partage, de coopération mondiale, ainsi qu’à la méditation de transmission.

[Sources : IPS ; TerraViva online]

Home Le droit de jouer pour tous les enfants

interview de Johann Olav Koss par Ana Swierstra Bie

« Veille sur toi et sur les autres » est la devise de Right to Play (Le droit de jouer), une ONG gérée par des athlètes. Right To Play (RTP) est issue de Olympic Aid et est présente dans 20 pays d’Afrique, d’Asie et du Moyen Orient, œuvrant auprès de personnes vulnérables, fragilisées par la guerre, la pauvreté ou la maladie, parmi lesquelles se trouvent des réfugiés, des orphelins et d’anciens enfants-soldats.

Le président de RTP est Johann Olav Koss, quatre fois médaille d’or olympique au patinage de vitesse, célèbre pour avoir remporté trois médailles d’or aux jeux de Lillehammer en 1994. Il a fait don d’une grande partie de ses gains à Olympic Aid et a incité d’autres athlètes ainsi que le public à en faire autant. Depuis Lillehammer, J. Koss s’est consacré à faire de Right To Play une ONG reconnue au plan international. En dehors de son travail avec RTP, J. Koss s’est engagé dans plusieurs causes. Il a été classé parmi « les 100 leaders de demain » par Time magazine et comme l’un des « 1 000 leaders mondiaux » par le Forum économique mondial.

Ana Swierstra Bie l’a interviewé pour Partage international .

Ana Swierstra Bie : Vous vous consacrez à plein temps à l’amélioration des conditions de vie des enfants les plus démunis et de leurs communautés. Comment avez-vous été amené à vous engager dans ce travail ?

Johann Olav Koss : Cela a commencé à l’époque des Jeux olympiques de 1994. On m’a demandé de devenir l’ambassadeur de Olympic Aid, en 1993, et je me suis rendu en Erythrée (Afrique de l’Est). Dans ma jeunesse, mes parents m’avaient emmené dans des régions désavantagées – plusieurs pays d’Afrique, l’Egypte et l’Inde. J’ai vu les bidonvilles et les pauvres qui y vivent, ce qui m’a appris les différences existant dans le monde.

Lors de ce voyage en tant qu’ambassadeur, j’ai été frappé par ce pouvoir stupéfiant – des gens ayant réellement envie d’apporter par eux-mêmes des changements dans leur propre pays et dans leur destinée.  Ils se sentaient très concernés et étaient à peine sortis de trente années de guerre ; ils étaient remplis d’espoir à propos de leur avenir. J’ai été surpris par tant d’énergie positive. J’ai vu l’impact que le sport peut avoir dans un tel contexte – l’éducation, le sport et la santé – et combien tout cela est lié.  Les voyant si impliqués dans le développement du pays,
j’ai voulu apporter mon aide.

J’ai observé quelques jeunes enfants en train de regarder des posters montrant les martyrs d’Asmara – leurs héros. L’instant d’après, un groupe de cyclistes est arrivé dans la rue et les enfants se sont retournés et leur ont couru après en les saluant joyeusement. On peut se demander quel genre de héros l’on souhaite pour son pays. En tant que sportif, j’étais fier de pouvoir moi aussi apporter mon aide

Je me suis très vite engagé. J’étais motivé à faire de mon mieux parce qu’ils étaient prêts à faire de leur mieux dans leur vie avec les moyens du bord. Ce n’était pas prévu. L’engagement est quelque chose qui arrive spontanément et qui se développe avec le temps. Une chose en amenant une autre, vous vous retrouvez soudain en plein dedans, et c’est très stimulant.

ASB. Comment le sport et le jeu peuvent-ils contribuer à promouvoir le développement, la santé et la paix ?

J.K. C’est un tout nouveau domaine de développement, de plus en plus reconnu. Le sport, et plus particulièrement les grands événements sportifs, sont utilisés depuis longtemps comme vecteurs promotionnels pour diffuser certains messages. Mais le sport en lui-même pourrait être valorisé comme outil servant à construire une société civile.  Pensez aux clubs de sport, aux équipes, aux ligues d’enfants – tout ce qui est normal dans notre société – qui n’existent pas dans beaucoup de pays du tiers monde.

A travers le sport, nous apprenons les règles, nous apprenons le jeu en équipe, le fair play, l’engagement les uns vis-à-vis des autres. Le sport apprend à l’enfant à suivre des règles et à respecter l’autorité, sans que cela le limite. L’enfant grandira et s’épanouira au sein d’un système. C’est l’un des éléments cruciaux qui construisent une démocratie. Le sport a un impact sur la construction d’une démocratie. Lors des réunions sportives, les gens discutent et interagissent, et les enfants d’une équipe font de même – ils en comprennent les principes.

Le développement des enfants touche à un autre domaine ; l’activité physique est importante pour leur développement tant physique que psychologique. Dans des communautés qui auparavant n’avaient pas accès à des activités régulières, nous constatons aujourd’hui que les enfants sont en meilleure santé, qu’il y a moins de conflits et qu’ils suivent mieux à l’école.  Ils développent des capacités physiques qui accroissent leur confiance en eux, améliorent l’image qu’ils ont d’eux-mêmes ainsi que leur caractère. Ils apprennent le respect mutuel, notamment entre les garçons et les filles, ce qui est un aspect important dans la prévention du HIV/sida. Je pense qu’il est extrêmement important, particulièrement en matière de comportement sexuel, que les femmes aient davantage de pouvoir. Si vous pouvez amener les femmes à se respecter, elles seront également respectées par les hommes et obtiendront les moyens de se protéger de cette maladie. Elles peuvent créer de nouvelles règles de comportement au sein de la société.

ASB. Comment faites-vous passer toutes ces idées ?

JK. Nous avons des activités ludiques qui renforcent un puissant message de santé appelé « vivre sainement – jouer sainement », qui touche à tous les domaines, allant de la prévention des maladies infectieuses à l’importance de la vaccination, en passant par l’hygiène des mains et le concept général de l’hygiène dans le sexe. Nous souhaitons que les enfants brisent le vieux modèle de comportement et apprennent quelque chose de nouveau.

Nous organisons, en relation avec la vaccination, des joutes sportives dans des hôpitaux. Les enfants privés de soutien parental, comme les enfants des rues et les orphelins, participent aussi aux joutes sportives et se font vacciner. On peut ainsi atteindre toute une nouvelle couche de population. Les enfants voient un athlète célèbre s’occupant de promouvoir la même chose, et ils ont envie de devenir comme lui ou elle, si bien que les taux
de vaccination augmentent.

ASB. Pensez-vous que le sport puisse aider en cas de conflit ?

JK. Le sport et le jeu peuvent apprendre aux enfants à résoudre un conflit, préservant ainsi la paix. C’est un moyen d’intégrer les gens. Nous plaçons dans une même équipe des gens de différentes origines ethniques ou religieuses. Nous avons au Moyen-Orient des Israéliens et des Palestiniens dans une même équipe : ils doivent apprendre à se côtoyer, à se respecter et à jouer ensemble. Et savez-vous ce qu’ils disent ? « Nous allons gagner ; nous voulons participer à cela. Nous voulons nous amuser ! » Ils apprennent à se connaître et à jouer ensemble, ce qui crée des liens solides. Le fait de réaliser qu’il existe davantage de ressemblances que de différences peut les amener à se servir de ces ressemblances pour comprendre les autres et créer des outils de communication. Nos activités comportent 160 jeux différents destinés à résoudre des conflits, ce qui donne un cursus de 40 semaines par an sur quatre ans, avec une activité par semaine.

ASB. Tous les sports et jeux ne donnent sans doute pas les mêmes résultats ?

JK. Je crois que n’importe quel sport ou jeu donne un résultat, mais que cela dépend de la manière dont on le pratique. Le sport peut être mal utilisé, par exemple en tant qu’outil nationaliste pouvant créer des différences dans la société et engendrer des différences de classe.

Nous avons deux principes directeurs : l’inclusion et la durabilité. L’inclusion implique que tout le monde devrait pouvoir participer, indépendamment de l’origine, de la capacité physique, de la religion ou du sexe. Il y a aussi les « valeurs du sport », qui vont du fair-play et de l’activité d’équipe jusqu’au respect. Il est intéressant de noter que le concept de « valeurs du sport » est en vigueur dans le monde entier, sauf qu’on n’en parle et qu’on ne l’encourage pas assez. Lorsque le sport est négatif, c’est fondamentalement parce qu’on n’encourage pas suffisamment ces valeurs. Si, par exemple, il existe un conflit autour de la table et que quelqu’un devient agressif, nous disons : « Alors, où sont les « valeurs du sport » dans ce cas ? » Nous utilisons cette phrase comme référence pour la discussion, l’intégration, l’action, la participation.

Il vaut infiniment mieux laisser un enfant-soldat se défouler physiquement dans un environnement contrôlé grâce au sport, et il peut y exceller au lieu de se battre. Nous pratiquons surtout des sports d’équipe comme le football, le basket-ball, le volley-ball, etc.

ASB. Vous travaillez aussi avec d’autres organisations pour développer les communautés.

JK. Nous donnons des formations de gestionnaire et d’entraîneur. C’est la chose la plus importante pour les rendre autonomes. Nous avons environ 100 coordonnateurs de projets internationaux qui forment les gens et organisent des activités au sein des communautés locales. Ils peuvent former entre 200 et 400 personnes dans une région et créer les infrastructures nécessaires. Tout ce travail est assuré par des bénévoles. Environ 200 000 enfants participent à nos activités régulières, et nous avons formé quelque 7 500 personnes pour les encadrer.

Nous avons créé des organisations communautaires comportant des conseils, des ligues, etc., et réagencé des priorités au sein des communautés afin d’assurer l’accès aux terrains de jeu et de sport.

L’élément de réussite le plus important est la coopération avec des partenaires, en utilisant les spécialités de chacun. Cela permet une approche plus large et holistique des communautés locales. Nous travaillons avec de nombreuses petites organisations locales, mais notre principal partenaire est l’Onu et ses agences, l’Unicef, le HCR, l’OMS, la Croix Rouge, ainsi que Sauvez les enfants, et beaucoup d’autres.

ASB. Comment ce travail est-il financé ?

JK. Nous bénéficions de cinq sources principales de financement : les Etats-Unis, le Canada, la Norvège, les Pays-Bas et la Suisse. Ces pays financent globalement plus de 60 pour cent de notre budget ; des sources privées assurent le reste.

ASB. Pouvez-vous dire quelque chose à propos du Forum de RTP ?

JK. Les gouvernements doivent comprendre le pouvoir du sport et du jeu, et leur utilisation possible pour  la paix et  la santé. Nous croyons à la Convention sur les droits de l’enfant – d’où nous tirons notre nom. Le jeu est un droit fondamental pour un enfant. Lorsqu’un enfant joue, il doit pouvoir se trouver en sécurité, à l’abri aussi bien des conflits que de l’environnement. Il doit pouvoir être en bonne santé et éduqué, jouir d’un système de soutien parental au sein de la communauté. Le droit d’un enfant au jeu signifie que l’environnement de cet enfant doit permettre son épanouissement.

Nous mobilisons des leaders politiques. L’un des résultats du Forum a été la création d’un groupe de travail international de politiciens, d’experts et d’organisations ayant le potentiel de mobiliser les gouvernements à formuler une politique et une pratique efficace du sport pour le développement, aussi bien dans les pays en développement que dans les pays développés.

Veille sur toi et sur les autres

ASB. Quelle philosophie régit les programmes : « Veille sur toi et sur les autres » ?

JK. Le meilleur exemple illustrant notre philosophie vient de l’une de nos coordinatrices de projet. Elle travaillait dans un camp de réfugiés en Tanzanie, où fut organisé une joute sportive, et ce fut un grand jour. Alors qu’elle attendait une voiture, elle vit un garçon, dans la rue, qui partagea sa banane avec une autre enfant qui n’avait rien, en disant : « Veille sur toi et sur les autres. »

Nous croyons totalement à la philosophie selon laquelle en faisant du sport vous commencez à veiller sur vous-mêmes. Nous devons tous découvrir qui nous sommes et ce que nous pouvons faire pour nous-mêmes ; mais nous ne devons pas nous en tenir là. Nous devons nous préoccuper les uns des autres. Il est de notre responsabilité de nous assurer que nous nous trouvons dans un partenariat social avec les autres, parce que nous avons un impact les uns sur les autres, nous sommes dépendants les uns des autres. Dans un sens, il est dans notre propre intérêt de veiller sur les autres, et pas seulement sur notre famille, parce que cela ne s’arrête pas là, cela concerne notre communauté et les autres communautés.

ASB. Si bien que si les autres souffrent, nous souffrons aussi – cela nous affecte.

JK. Oui, on peut s’interroger. Pourquoi cela m’affecte-t-il ? Aujourd’hui, nous voyons grandir le fossé entre les riches et les pauvres. Le problème est que les pauvres deviennent plus pauvres, même pas un petit peu plus riches. Ils savent qu’ils deviennent plus pauvres et voient les différences dans le monde, ce qui est nouveau du fait de la technologie de la communication. Nous nous approchons d’une zone beaucoup plus dangereuse. Pour beaucoup de gens, la vie devient plus difficile qu’auparavant et cela génèrera davantage de conflits. Avec la mondialisation cela conduira à un conflit mondial. Ce ne sera pas comme la guerre, mais nous allons voir partout des accès de violence individuelle et notre vie sera beaucoup plus limitée.

Alors, quelle elle notre vision du monde ? Comment souhaitons-nous que le monde devienne ? Je crois à la compétition, je crois aux objectifs et aux possibilités, c’est dans la nature des gens. Mais nous devons atteindre une croissance équitable, elle doit être équitable pour tout le monde. Nous devons tendre vers les Objectifs du millénaire et les atteindre au moyen d’accords commerciaux équitables, de l’allègement de la dette, etc. C’est d’une importance vitale pour le monde.

ASB. Les différences augmentent-elles ?

JK. Oui, mais cela ne signifie pas que le reste du monde doit rester tel qu’il est. L’Afrique ne sera jamais comme l’Europe, et elle ne doit jamais le devenir – elle doit rester l’Afrique parce que nous sommes culturellement différents, nous devons maintenir nos cultures et les différences entre les races. C’est ce qui fait que le monde est beau, plus riche. Ce serait affreux si tout était pareil. Nous n’aurions plus aucune raison de voyager.

Nous avons beaucoup à apprendre de ces sociétés. Il y a tant à apprendre sur le bonheur, comment vivre et apprécier ce que nous avons. Leurs opportunités sont si rares, et pourtant ils sont si heureux et souriants, et vous vous étonnez : « Comment cela est-il possible ? » Cela me fait apprécier ce que j’ai et qui je suis, mes amis et beaucoup d’autres choses. Cela me permet de me faire moins de soucis à propos de ce que je n’ai pas et de ce que je ne peux pas faire.

ASB. RTP s’est engagé dans les régions les plus déchirées du monde par la guerre, par la maladie et par le désespoir. Souhaitez-vous dire quelque chose aux personnes qui se sentent affligées par les souffrances dans le monde mais se considèrent trop petites et trop insignifiantes pour pouvoir faire quoi que ce soit à cet égard ou qui pensent peut-être même qu’il est sans espoir de tenter de faire changer les choses ?

JK. Seuls des individus peuvent faire changer les choses. Vous ne pouvez pas vous attendre à ce qu’un vaste groupe puisse changer tout d’un coup, mais cela se produit grâce aux membres de ce groupe qui peuvent faire bouger les choses et mobiliser les gens, et alors le groupe produit les changements. N’importe quel changement peut survenir – cela ne dépend que d’une personne. Si de telles personnes n’existaient pas, alors rien ne se passerait.

Je crois que chacun de nous, petit ou grand, peut amener un changement, et le seul moyen est de le faire nous-mêmes. Nous ne pouvons pas attendre des autres qu’ils produisent des changements pour nous – c’est notre responsabilité. La seule personne capable de provoquer un changement, c’est nous-même.

Nous sommes arrivés à un point où le monde est en train de devenir meilleur, c’est nous qui provoquons les changements. Il y a davantage d’enfants éduqués, il y a davantage de démocraties, nous sommes mieux informés et nous savons ce que doit être notre engagement, nous savons ce qu’il faut faire.

Baisser les bras n’est pas une solution. Comment serait-ce possible ? Nous avons besoin de tout le monde afin d’insuffler une énergie positive et les forces nécessaires dans le système. Il y a évidemment des gens dont l’influence sur le monde est négative en raison de leur ambition, que ce soit le pouvoir, l’argent ou autre chose. Nous ne devons pas les laisser gagner. La majorité des gens sont positifs et ont une énergie positive. Le monde est vraiment un bel endroit.

Tout le monde peut faire changer le monde. Si vous restez assis sans rien faire, cela signifie que vous avez décidé de faire partie de la dégradation. Tous ceux qui vivent font partie de ce que nous sommes en tant que fragment de notre communauté, en tant que partie de la manière dont nous créons nos systèmes. Tout le monde – peu importe qui vous êtes, vous ne pouvez pas prétendre ne pas en faire partie.

ASB. Si bien que nous devrions être conscients de l’impact que nous avons sur le monde ?

JK. Oui, et les uns sur les autres, sur notre communauté locale. Même si vous pensez que vous n’avez aucun impact, tout le monde en a. Grâce à Dieu nous en avons !  Le simple fait d’être fait que nous avons un impact.

Pour plus d’informations : www.rightto play.com


Courriers des lecteurs

Home Une sage philosophie

Cher Monsieur,

Au printemps 2001, un après-midi, j’ai pris le train et je me suis assise dans un compartiment qui, chose inhabituelle, était complètement vide. Un homme est monté et a pris place sur le siège opposé, de l’autre côté de l’allée. Je le remarquai à son allure. Il était pauvrement vêtu et il portait un sac usé. Son visage était ridé mais ses yeux étaient particulièrement vivants. Je me sentais d’humeur plutôt sombre. Il me regarda en disant  : « La vie n’est pas si dure, Ma-dame. La vie est facile, je suis un homme heureux. » Je le regardai. Cet homme plus très jeune, apparemment sans logis, ne donnait pas l’impression de quelqu’un ayant une vie facile. Je lui répondis : « Alors dites-moi comment vous faites. » «  Ah ! dit-il en riant, l’air un peu moqueur, c’est ce que tout le monde me demande : comment faites-vous ? Eh bien ! Je vais vous dire quelque chose. Vous créez vous-même vos problèmes. » Je vis une certaine vérité dans ces propos et cette rencontre pleine d’humour commença à me remonter le moral. Le contrôleur arriva alors et il demanda à l’homme de lui montrer son billet, mais il n’en avait pas. Je fus soulagée de voir que le contrôleur ne se montrait pas trop dur à son égard. Il lui demanda simplement de quitter le train à la prochaine gare. L’homme se leva, regarda le contrôleur – un jeune néerlandais timide – dans les yeux et lui demanda brusquement : « Dites-moi, qu’est-ce qui est plus important dans la vie, l’amour ou le sexe ? » Le jeune homme embarrassé demanda s’il pouvait y réfléchir un instant. « L’amour, bien sûr », dit le vieil homme en riant. Puis il descendit du train après m’avoir saluée très poliment. Je le vis traverser le quai, avec ses vêtements et ses sacs usés, et disparaître au milieu de la foule. Cette rencontre particulière m’a laissée perplexe. Je me suis demandé si cet homme s’était trouvé là, à ce moment précis, seulement par hasard. Qui était-il ?

R. B., Utrecht, Pays-Bas

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l’homme en question était Maitreya.]

Home Avec vos propres mots

Cher Monsieur,

A l’occasion de la conférence de Benjamin Creme à Los Angeles en juillet 2004, je m’étais proposée pour tenir le stand des livres. Etant donné que c’était la première fois, j’étais un peu nerveuse. Les gens commençaient à arriver et à jeter un coup d’œil aux ouvrages et à la documentation proposée. Certains posaient des questions et nous y répondions de notre mieux. Alors que la conférence allait bientôt commencer, deux jeunes femmes s’approchèrent
de la table, une blonde et une brune. La blonde semblait être la porte-parole des deux. Elle me dit  : « Nous sommes entrées par hasard et nous ne savons rien. » La brune ajouta : « Nous ne savons rien de rien. » La blonde dit alors : « Voudriez-vous nous dire qui est ce Maitreya ? » Je répondis que c’était un Avatar, un être d’une spiritualité très élevée, venu dans le monde à notre époque dans le but d’aider l’humanité, le chef spirituel de tous les Maîtres. Elle me dit alors : « Que pouvez-vous me dire pour me convaincre d’entrer écouter M. Creme ? » Etant de plus en plus occupée à vendre des ouvrages et à rendre la monnaie, mais surtout réalisant que j’avais peur de ne pas bien savoir expliquer, je répondis : « Si vous allez à la première table, vous trouverez de nombreuses brochures remplies d’informations et si vous demandez à la personne qui s’y trouve (je désignai du doigt une co-worker), elle vous expliquera tout merveilleusement bien, beaucoup mieux que moi. » « Mais, dit-elle, ne faites-vous pas partie de ce groupe ? »  Je répondis : « Si, j’en fait partie depuis de nombreuses années, mais je ne serais peut-être pas capable de vous expliquer aussi bien qu’elle. » Je ne voulais pas être éventuellement responsable de leur départ. On me tendit alors un billet de vingt dollars et je devais rendre la monnaie. Alors que je baissais les yeux pendant quelques instants, j’entendis la femme blonde dire lentement et délibérément : « Non, c’est vous que je veux entendre. » Quelque chose dans sa façon de le dire ressemblait à un ordre. Mes yeux s’agrandirent et je fus prise de panique. Je savais que je devais répondre. Je ne peux honnêtement me rappeler avec exactitude ce que j’ai dit. Je parlai du partage, du service, de la compassion, de l’unité, et de Dieu sait quoi d’autre. Elle me regardait intensément mais de manière encourageante et lorsque j’eus terminé, elle dit très lentement et très doucement : « Vous vous en êtes très bien tirée. Vous nous avez convaincues. Nous allons entrer. » Je sentis qu’elle s’était montrée très bonne. Je remerciai intérieurement Maitreya et me mis à ranger la table, les gens étant maintenant priés d’entrer et de s’asseoir. Je ne remarquai pas où allèrent les deux femmes, et étant donné qu’il y avait beaucoup de monde, mon attention se déplaça vers
Benjamin Creme et je me mis à écouter la conférence, ne pensant plus à autre chose.

Cependant, lorsque la conférence fut terminée, je ne revis pas mes deux interlocutrices. Sur le chemin du retour, je ne cessais de revivre intérieurement la scène et je pouvais entendre la femme blonde me dire : « Non, c’est vous que je veux entendre », et je ressentais à nouveau toute mon agitation. Je me disais : « C’est un peu bizarre, la plupart des gens auraient été à la première table et se seraient adressés à la personne que je leur désignais. »

Pourriez-vous me dire si ces deux femmes sont tout simplement entrées en passant ? Je me suis sentie d’une certaine façon testée ou encouragée.

M. C., Los Angeles, Californie, Etats-Unis

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la « dame blonde » était Maitreya et la « brune » le Maître Jésus.]

Home De bonnes vibrations

Cher Monsieur,

Au cours de l’été 2004, je traversai une période particulièrement difficile, ma personnalité étant déchirée, autant que je peux en juger, entre des tendances karmiques passées négatives et un désir de bien faire. Je posai ma main sur la photographie de la « main » de Maitreya et je prononçai une prière pour demander de l’aide. Soudain je ressentis au niveau du cœur l’énergie transmise par la photographie à travers ma main. Depuis les choses se sont améliorées.

A une autre occasion, au cours de l’été, la photographie de la « main » que j’avais fixée sur la porte de mon armoire, afin de pouvoir la voir avant de m’endormir, émana de la lumière alors que je la regardai avec des pensées positives.

Depuis lors, j’essaie de me concentrer davantage sur le côté positif de ma nature, mon côté spirituel, et de m’éloigner des éléments plus sombres de mon passé, et je lis avec un intérêt grandissant l’ouvrage A Course in Miracles.

Ai-je bénéficié de bénédictions de Maitreya ?

B. B., Markham, Ontario, Canada

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu’il s’agissait effectivement de bénédictions de Maitreya.]

Home Un langage commun

Cher Monsieur,

Je me suis rendue à New York, avec Ley, une amie, en juillet 2004, afin d’assister à la conférence de Benjamin Creme et à la méditation de transmission publique. Ley venant du Brésil, le dimanche 25 juillet nous sommes allées déjeuner dans un restaurant brésilien. En rentrant à pied à l’hôtel après le déjeuner, nous avons rencontré deux messieurs âgés qui marchaient vers nous sur le trottoir. L’un d’eux portait un costume bleu et un chapeau et l’autre un pantalon décontracté de couleur brune, une chemise écossaise et une casquette de golf.

Je fus charmée par l’allure de ces deux hommes et je les entendis parler en portugais. Je dis alors à mon amie : « Dis-leur bonjour en portugais. » Les deux hommes se retournèrent et nous saluèrent. L’homme au costume bleu demanda : « Parlez-vous espagnol ou portugais ? » Je répondis que je parlais espagnol et mon amie qu’elle parlait portugais. L’homme demanda à Ley d’où elle venait et elle répondit qu’elle venait de Rio de Janeiro. Il lui dit alors : « Quelle est la différence entre New York et Rio ? » Elle répondit : « Cela dépend car il y a à Rio certaines choses que l’on ne peut trouver à New York et à New York certaines choses que l’on ne peut trouver à Rio. » L’homme au costume bleu dit alors : « Je vais vous dire quelle est la différence. Si vous marchiez en ce moment dans les rues de Rio, vous connaîtriez d’autres gens. Ici vous ne connaissez personne et si vous ne connaissez personne vous n’êtes personne. »

Nous demandâmes à l’homme au pan-talon brun quelles langues il parlait et il répondit : « Je ne parle que l’anglais. » L’homme au complet bleu lui dit aussitôt : « Souviens-toi, tu parles aussi l’hébreu. » L’homme au pantalon brun répondit : « Oui, je parle aussi l’hébreu, mais actuellement je parle le langage le plus important au monde – le langage de l’amour. »

Je demandai à l’homme au complet bleu quelles langues il parlait et il me répondit en riant : « Je parle tant de langues qu’elles se mélangent dans mon esprit. »

Nous nous séparâmes et nous vîmes les deux hommes pénétrer dans un restaurant non loin de là. En passant nous les aperçûmes assis à une table, en conversation avec un troisième homme qui ressemblait beaucoup à Benjamin Creme. Cet homme portait une casquette noire. Plus tard le soir, en arrivant à la méditation de transmission, Benjamin Creme portait une casquette noire identique.

Pendant toute la durée de la rencontre, Ley et moi-même avons pensé que ces deux messieurs pouvaient très bien être le Seigneur Maitreya et le Maître Jésus. Je vous envoie cette lettre pour vérification auprès du Maître de Benjamin Creme.

E. T., Madison, Wisconsin, Etats-Unis

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu’effectivement l’homme portant une chemise écossaise et une casquette de golf était Maitreya et l’homme au costume bleu le Maître Jésus. Le troisième homme dans le restaurant était un disciple imitant Benjamin Creme.]

Home Une énergie vivifiante

Cher Monsieur,

Le 27 décembre 2004, j’ai assisté à une rencontre de l’Interfaith Spirituality group de Dallas dans un café. Pendant la dernière partie de la discussion, alors qu’il était question de la relation entre religion et spiritualité, une merveilleuse énergie se déversa sur tout le groupe. Il y avait à la table trois personnes venues du Japon et leur interprète déclara qu’elles ressentaient beaucoup d’amour et de chaleur. Mon voisin était si ému qu’il pouvait à peine parler. J’ai également ressenti cette merveilleuse énergie d’amour.

Pourriez-vous me dire si nous avons reçu une bénédiction et de qui ?

B. W., Dallas, Texas, Etats-Unis

[Le Maître de B. Creme a indiqué que c’était une bénédiction de Maitreya.]


Home Questions-réponses

Q. J’ai lu sur votre site Internet un message de Maitreya dans lequel il déclare qu’il viendra dans un avenir si proche que ce « sera une véritable surprise ». [1] Cela signifie-t-il que toutes les conditions sont réunies pour son travail en public ? [2] Fait-il référence à une interview majeure en disant cela ?

R. [1] Presque. [2] Pas nécessairement majeure.

Q. En entendant le récent discours de George Bush sur l’état de l’Union, je fus stupéfait d’entendre certaines choses qui donnaient l’impression de mensonges éhontés ou d’une vision totalement illusoire de ce que fait le gouvernement américain, par exemple son soi-disant désir de créer la paix dans le monde, ce qui n’est visiblement pas le cas. Je fus également stupéfait de voir tous ces gens se dresser pour applaudir George Bush. Cela me donna des frissons et me fit penser à des séquences de rassemblements nazis en Allemagne. George Bush croit-il vraiment ce qu’il dit ou tout ceci n’est-il qu’un gigantesque exercice de manipulation ?

R. George Bush agit sous l’illusion d’être « guidé » par Dieu et il croit, par conséquent, que l’image idéaliste qu’il présente des intentions de son gouvernement est noble et repose sur les faits, si éloignée de la réalité soit-elle.

Cependant, ce n’est pas lui qui écrit ses discours et ceux de son entourage qui le font ont le but cynique et calculé de manipuler l’opinion publique américaine afin qu’elle accepte la politique du gouvernement.

Avant et pendant la guerre, le Dr Goebbels, en Allemagne, utilisait la même technique de mensonges. Et qui plus est, il affirmait que plus le mensonge serait gros, plus on le croirait, à condition qu’il soit répété assez souvent. « L’Allemagne n’a plus d’ambitions territoriales », affirmation sans cesse répétée, fut suivie par l’invasion progressive de ses voisins.

Q. [1] Est-il exact, à votre avis, de dire que depuis la catastrophe causée par le tsunami l’atmosphère a changé ? On dirait que le monde en général a pris un tournant, est devenu plus sérieux et plus réaliste en ce qui concerne la mise en œuvre des changements nécessaires. [2] Le choc que les gens ont reçu les pousse-t-il à un nouveau réalisme et à un nouvel esprit pratique ?

R. [1] Oui. [2] Oui, les énergies de Maitreya touchent de plus en plus l’humanité.

Q. Les troupes américaines et britanniques devraient-elles être retirées d’Irak maintenant que les élections ont eu lieu ?

R. Si elles étaient retirées maintenant, après avoir créé le chaos et le désordre, elles laisseraient un chaos encore plus grand.

Q. Quelle est votre opinion sur les soi-disant élections en Irak ?

R. Les Etats-Unis tentent d’imposer un système démocratique représentatif en Irak, mais comment les Irakiens peuvent-ils élire des représentants lorsqu’il n’y a eu aucune discussion concernant la politique et les aspirations de chacun, aucune opportunité de rencontrer et d’interroger les candidats, lors-qu’on leur demande de voter pour des inconnus ayant ou n’ayant pas de politique ou d’idées ? C’est une farce. Une triste farce quand 59 % de ceux qui avaient au moins l’opportunité de voter ne l’ont pas utilisée.

Q. Le « pouvoir du peuple » a toujours existé – il n’y a là rien de nouveau. Partage international  présente cette idée comme si elle était neuve et révolutionnaire. Pourquoi ?

R. Historiquement, mis à part les grands mouvements révolutionnaires, comme les révolutions française, russe et chinoise, la « voix du peuple », telle qu’elle est présentée aujourd’hui dans Partage international, a été vraiment très assourdie. Au cours de l’Histoire, le « peuple » a fréquemment souffert de la succession d’invasions, de pillages et de cruautés perpétrés par les armées d’individus avides de conquête, sans pouvoir faire quoi que ce soit.

Aujourd’hui un phénomène nouveau est apparu. Partout les gens ont le sentiment de leur pouvoir collectif et exigent un monde libre et juste, leur revenant de droit en tant que membres d’une humanité une. Ceci, à mon avis, est tout à fait nouveau et se manifestera en tant qu’opinion publique mondiale avec une voix si puissante et si unie qu’aucun gouvernement ne pourra y résister. Comme l’a dit l’un des Maîtres : « La voix du peuple est la voix de la sagesse. »

Q. Depuis la catastrophe causée par le tsunami, le nombre de sombres prédictions concernant des inondations et d’autres désastres de ce genre a augmenté. [1] Existe-t-il quelque vérité dans ces prédictions, ces visions ou ces rêves ? [2] Est-il exact que de vastes régions de certains pays, comme les Pays-Bas, seront inondées ? [3] On raconte que des enfants « voient » ou « rêvent » de tels scénarios. Est-il possible qu’il s’agisse d’une réaction traumatique à la suite des images terribles qu’ils ont vues à la télévision depuis la fin décembre 2004 ?

R. [1] Non. [2] Non. [3] Oui.



Haut de pageHaut de page

ACCUEIL | DECOUVRIR | MAITREYA

BENJAMIN CREMEACTUALITE | AGENDAREVUE PARTAGE INTERNATIONAL | RECHERCHE | CONTACT | QUI SOMMES-NOUS

Copyright © 2005 Partage International. Tous droits reservés.