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Accueil > Revue Partage > Archives

Extraits de la revue
Partage international

Mai 2005 - N° 201



Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.
La revue existe grâce à ses abonnés, pour soutenir sa parution et la diffusion de ses informations, cliquez ici.


Sommaire

  • L’accomplissement de l’humanité - par le Maître --, un des membres aînés de la Hiérarchie des Maîtres de Sagesse, dont le nom est bien connu des cercles ésotériques. Pour diverses raisons, son identité n'est pas révélée. Benjamin Creme se trouve en contact télépathique permanent avec ce Maître qui lui dicte ses articles.  

  • POINT DE VUE
    • Le mirage du développement par le commerce par F. Mousseau et A. Mittal
  • Jean-Paul II par Benjamin Creme

  • Double souffrance pour les femmes palestiniennes

 

  • Les activités humaines qui détruisent les écosystèmes

 

  • Nouvelle approche de la sécurité mondiale

 

  • Condamnation de l’expansionnisme israélien

 

 

  • LE RESPECT DE LA LOI
    • Darfour : les crimes de guerre soumis à la CPI

 

  • FAITS ET PREVISIONS
    • La baisse du dollar ne cesse d’inquiéter

  • La peur ne doit pas servir d’arme politique

 

  • TENDANCES
    • Un journalisme éthique
    • L’assainissement des sols
    • Un nouveau remède contre la malaria
    • Un test de détection de la tuberculose

 

HomeL’accomplissement de l’humanité

par le Maître --, par l’entremise de Benjamin Creme

 

Au début de chaque siècle, et également tous les quarts de siècle, nous, Maîtres de Sagesse,
nous réunissons pour déterminer dans quelle mesure les nombreux projets que nous avons lancés antérieurement ont été couronnés de succès. C’est ainsi que nous pouvons savoir si nos plans s’accomplissent de manière satisfaisante et, si tel n’est pas le cas, faire les adaptations et les changements nécessaires pour éviter des conséquences fâcheuses.

Peut-être certains verront-ils là un rythme lent et pesant, mais notre longue expérience nous enseigne que l’évolution procède avec lenteur et qu’il faut beaucoup de temps à l’humanité pour réaliser, et intégrer dans la durée, les avancées nécessaires. Le progrès, toutefois, est assuré si l’on suit le Plan avec attention, et nous avons grande foi en nos méthodes.

Le vingtième siècle

Lorsque nous tournons notre regard vers le vingtième siècle, c’est une image saisissante qui s’offre à nous. A vrai dire, ce fut une époque de luttes et d’accomplissements titanesques, un véritable champ de bataille où se sont affrontées avec résolution des forces radicalement opposées. Cette période a vu l’humanité, lasse de la guerre mais triomphante, atteindre enfin sa majorité. De notre point de vue, le siècle dernier a vu l’humanité parvenir à l’âge adulte, prête à prendre ses propres décisions et à déterminer elle-même son avenir. Les épreuves et les tribulations auxquelles elle a été confrontée étaient aussi nombreuses que redoutables ; elles ont conduit les hommes à donner le meilleur d’eux-mêmes, et les ont préparés aux décisions qui les attendent dans l’avenir immédiat. Les deux guerres mondiales du siècle passé ont vu l’humanité se partager en deux camps : d’une part ceux qui, quels que fussent leurs défauts, se tenaient du côté de la Lumière, en faveur de la liberté, de la justice pour tous et de l’idéal démocratique ; d’autre part ceux qui vénéraient la puissance pour elle-même, se tenaient sur le versant sombre de la vie et cherchaient à asservir le cœur et l’esprit de qui était plus faible qu’eux. Le triomphe des forces de Lumière a amené les hommes à mieux connaître la réalité dans laquelle ils vivent, et la nature du matérialisme qu’ils ont combattu si durement et pour un prix si élevé. Ainsi s’est forgé un certain sens de la grandeur de la vie humaine, de sa valeur et de son caractère sacré.

Le retour du Christ

C’est cet accomplissement qui a permis le retour dans le monde du Christ et de son groupe de Maîtres. Les événements du vingtième siècle ont été d’une importance capitale. Ils constituent les épreuves majeures du monde en tant que disciple et montrent qu’il est prêt, sous notre direction, à livrer bataille à la tyrannie et à l’emporter contre elle, à réparer ses torts passés et à appréhender dans toute sa beauté le fait de la Fraternité.

Certains, au vu de l’état du monde et des actions d’hommes médiocres mais ambitieux, doutent que cela soit possible. Ils ne voient que les événements extérieurs, éphémères, et non les changements qui s’opèrent sur les hommes sous l’effet des lois d’évolution. Nous nourrissons pour les hommes de grands espoirs. Cela n’est pas dit à la légère, car nous n’ignorons pas que beaucoup reste à faire pour s’assurer de l’avenir de l’homme et de la planète. Notre perspective se fonde sur une longue fréquentation des tests et des épreuves de la vie qui ont amené les hommes au point où ils sont prêts à hériter de leur destinée.


HomeJean-Paul II

Jean-Paul II (18 mai 1920 – 2 avril 2005)

Structure de rayons : âme : 6 ; personnalité 6 (sous-rayon 6) ; corps mental : 6(4) ; corps astral 6(6) ; corps physique : 7(3). C’était un initié de degré 1,6.

 

Un milliard de catholiques et de nombreuses personnes appartenant à d’autres religions ou à aucune, pleurent la mort du pape le plus connu depuis Jean XXIII.

Combien différents furent ces deux occupants du trône de Saint-Pierre. L’un, Jean XXIII (1881-1963) : âme : 6 ; personnalité : 2(6) ; corps mental 4(1) ; corps astral 6(2) ; corps physique : 3(7) ; niveau d’évolution : 2,0, un révolutionnaire, un libérateur, relâchant l’emprise de l’autorité et de l’infaillibilité d’une Eglise vieille de deux mille ans. L’autre, Jean-Paul II, se dirigeant fermement dans la direction opposée : peu de papes ont proclamé avec plus d’intensité que lui le droit autocratique de fixer les lois et les règles concernant la vie de tant de personnes. D’où le rétrécissement des congrégations et des collèges qui pour finir a accompagné son indéniable popularité.

Le secret, à mon avis, c’est que Jean-Paul II était un acteur consommé. Il commença sa vie active en tant qu’acteur et en tant que pape il a atteint la célébrité. Il rendit le pape, le chef de l’Eglise catholique, visible. Contrairement à tous ses prédécesseurs, il a agi à grande échelle, il a fait les choses en grand et joué son rôle devant des millions de personnes dans le monde entier. A une époque où les médias dominent, il a dominé les médias et cela a plu à ses fidèles.

De notre point de vue, la chose la plus intéressante dans cette vie particulièrement intéressante fut qu’à partir de 1984 le pape Jean-Paul II fut mentalement inspiré par le Maître Jésus (qui réside à Rome depuis cette date). C’est cela qui explique son puissant soutien en faveur des droits de l’homme, sa prise de position en faveur de l’annulation de la dette des pays pauvres et d’un monde plus juste pour tous. C’est cette prise de position qui lui a valu l’amour de millions de gens en dépit de ses vues autocratiques sur la sexualité et d’autres sujets. Ils ont aimé l’homme plutôt que le pape.

Si les plans concernant l’Emergence s’étaient davantage déroulés comme prévu, Jean-Paul II aurait été le dernier pape. Le plan prévoit que le Maître Jésus occupe le moment venu le trône de Saint-Pierre.

Benjamin Creme

 

Question : Si j’ai bien compris, dans l’avenir le Maître Jésus deviendra le pape de l’Eglise chrétienne, entamant alors le véritable pontificat.

Benjamin Creme : Le Maître Jésus ne deviendra pas le pape de l’Eglise chrétienne dans le futur. Cependant, il « occupera le trône de Saint-Pierre et la véritable succession apostolique commencera » – ce qui est tout à fait différent. Le Maître Jésus guidera toutes les Eglises chrétiennes, après les avoir débarrassées des doctrines et des dogmes élaborés par les hommes appartenant à ces différents groupes.

 

Q. Lorsque le monde développera, sous l’inspiration des Maîtres, une nouvelle religion mondiale remplaçant les vieux dogmes d’aujourd’hui, que deviendra la charge de souverain pontife telle qu’elle existe aujourd’hui ?

BC. La charge de pape ou de souverain pontife deviendra superflue. Le Maître Jésus prendra en charge tous les groupes chrétiens.

 

Q. Y aura-t-il toujours un Maître à la tête de la religion mondiale ?

BC. Oui.

 

Q. Alors que des millions de fidèles veillaient et priaient pour le pape, avant et après sa mort, y a-t-il eu une bénédiction de Maitreya ou du Maître Jésus ?

BC. Il y a eu une bénédiction du Maître Jésus.


HomeNotre Intérêt commun : le rapport de la Commission pour l’Afrique (extrait)

par James Bernard Quilligan

 

James Bernard Quilligan, ancien conseiller à la Commission Brandt, est aujourd’hui directeur général du Centre pour des négociations mondiales et du Forum Brandt 21. Il a été consultant auprès du secrétariat de la Commission pour l’Afrique.

Une nouvelle équipe économique nord-sud, la Commission pour l’Afrique, a publié en mars 2005 un plan de 400 pages pour le développement de ce continent. Intitulé Notre Intérêt commun, ce rapport présente une série de propositions qui seront discutées cette année, au G8, à l’Union européenne et lors de plusieurs conférences internationales. Lancée par le premier ministre britannique Tony Blair, cette commission comprend des économistes et des hommes politiques issus de neuf pays africains, de cinq pays occidentaux et de la Chine. Ce « Plan Blair » appelle à un partenariat mondial pour mettre fin à la pauvreté et aux conflits, et favoriser la croissance économique du continent durant la prochaine décennie.

L’augmentation générale de la pauvreté sur la planète depuis les trente dernières années touche surtout l’Afrique, où 43 pays sur 53 souffrent de famine. La famine et la sécheresse sévissent périodiquement sur de vastes zones, d’où la dépendance massive des fermiers vis-à-vis d’une aide extérieure en matière de semences et de produits agricoles. Les ressources minérales sont exploitées par des firmes étrangères qui profitent d’avantages fiscaux et d’une corruption qui n’est un secret pour personne, pour éviter de réinvestir leurs profits sur place, aux dépens de l’économie locale et des capacités d’action de nombre de gouvernements du continent. L’absence d’une administration responsable conduit à la violence, aux conflits ethniques et aux guerres civiles.

Le fait que 45 % des Africains aient moins de 15 ans n’empêche pas ce continent de voir son potentiel productif diminué par la faim, le choléra, la fièvre jaune, la malaria, la tuberculose, la poliomyélite et de sida. Nombre de garçons et de jeunes hommes s’engagent comme soldats pour échapper aux ravages de la faim et de ces maladies, tandis que, de leur côté, les jeunes filles en bonne santé mais qui n’ont jamais fréquenté l’école n’ont d’autre choix que de fonder des familles nombreuses qu’elles nourrissent à grand peine en tirant le peu que leur donne un sol ingrat. La part de l’Afrique dans le commerce mondial décline régulièrement depuis plusieurs décennies, ce qui la rend de plus en plus dépendante de l’aide extérieure. La population (environ 850 millions d’habitants) passera à 1,9 milliard d’ici 2055. Vu la tendance économique actuelle, le continent ne sera pas en mesure de les nourrir soit directement, soit faute des fonds lui permettant d’importer les produits et le matériel agricoles nécessaires pour assurer son indépendance. On ne saurait nier que l’Afrique a énormément souffert des conflits continuels, de la pauvreté endémique et de l’instabilité économique induits par le colonialisme – et également dus en grande partie à l’échec flagrant des tentatives post-coloniales faites pour lui venir en aide au cours de ce dernier demi-siècle. Autant de facteurs qui l’ont laissée dans un profond désespoir.

Pourtant, comme le souligne le rapport Blair, les signes d’espoir ne manquent pas. Les guerres interethniques qui ont déchiré le continent sont en net déclin. De même que le nombre de dictatures. Au cours des cinq dernières années, deux tiers des pays africains ont pu tenir des élections multipartites (certaines, à l’évidence, plus libres que d’autres). Dans le même temps, les investissements dans les capacités de production se sont accrus, au point que
24 pays ont connu une croissance économique de 5 % en 2003. L’Afrique dispose d’une force de travail jeune, résolue à réaliser son potentiel et qui en sera d’autant plus capable qu’on lui donnera une chance de se procurer une nourriture adéquate, d’élever ses niveaux sanitaire et d’éducation ainsi que de formation professionnelle.

Les richesses minérales dont dispose ce continent sont considérables et largement sous-exploitées. Il a également la possibilité de doubler, voire tripler ses rendements agricoles, de nourrir ses peuples et d’étendre son accès aux marchés mondiaux – et même d’augmenter de manière importante ses exportations agricoles d’ici quelques dizaines d’années. Nombre de nations du continent ont lancé des programmes de développement de renforcement de la cohésion de l’Afrique : mise en place de 10 associations économiques régionales ; création d’une unité transnationale dans le cadre de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) et du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD, mis en place au sommet de Johannesburg).

Notre Intérêt commun appelle à un nouveau partenariat entre l’Afrique et la communauté mondiale pour forger un plan de développement à long terme à tous les niveaux et dans tous les secteurs de la société africaine. Ce partenariat, reconnaissant que les meilleures solutions pour l’avenir et le progrès de ce continent ne peuvent venir que de lui-même, commencerait à laisser les Africains faire par eux-mêmes tout ce qui leur revient et qui leur est possible de faire.

 

[l’article conclut :]

[… ]l’année 2005 marquera un tournant dans le développement mondial. Pour la première fois en 25 ans, la pauvreté réapparaît sur l’agenda international, et la communauté planétaire doit profiter de ce moment politique unique.

L’Afrique est plus qu’un test moral pour l’humanité – c’est une fenêtre d’opportunité inespérée pour le monde entier, l’occasion décisive de forger une gouvernance géo démocratique et de coordonner l’économie internationale. Malgré ce qu’en disent ses détracteurs, le Plan Afrique pousse le politique à s’emparer au maximum de ce qu’il lui est actuellement possible de faire dans un domaine aujourd’hui régi par le marché ; et, pour peu que l’on assiste à un bon démarrage des efforts de développement en Afrique, on peut s’attendre à ce que suivent rapidement un Plan Marshall mondial ainsi que d’autres changements macro-économiques d’ordre planétaire.

Compte tenu de la réponse humanitaire massive qu’a suscitée le tsunami de décembre 2004, de la publication en mars du rapport de la Commission Afrique, de la discussion de ce Plan au Sommet du G8 et lors du Sommet européen de juin ; compte tenu de l’état des lieux qui sera fait au plus haut niveau en ce qui concerne les ODM en septembre et la reprise du cycle de négociations de Doha en décembre, cette année offre la meilleure occasion depuis les années 1980 à la communauté internationale de progresser sur les questions de la pauvreté et du développement. Il est vital que le mouvement mondial pour la paix et pour le développement durable, le monde du travail, les divers mouvements de la société civile, les réseaux politiques tissés au niveau des gouvernements, les multinationales et les citoyens du monde s’unissent – cette année – pour faire entendre leurs appels en faveur de l’Afrique.

Si l’effet du Rapport Brandt a été si puissant et durable, celui du Plan Afrique peut l’être plus encore sur les pays africains, dans le domaine du développement international et sur l’établissement d’un programme économique mondial couvrant une bonne partie de ce siècle. Permettre au continent africain de mettre en place et de développer ses capacités productives et réaliser ainsi pleinement son potentiel humain, social et économique constitue un défi monumental, et même si ce vaste projet n’aboutit pas dans tous les domaines, le monde entier sera plus disposé en faveur de l’établissement du nouveau leadership que le Plan préconise pour l’Afrique et plus déterminé que jamais à changer en profondeur le sort des peuples de ce continent.

Il revient maintenant aux chefs d’Etat du monde développé de trouver le courage politique de mettre en œuvre ces recommandations, et à leurs opinions publiques de les soutenir sans réserve. Le temps est venu de mettre fin à la stagnation économique, de donner un autre cours à la lutte politique et de changer de fond en comble la vie sociale en Afrique. Soit le Plan Afrique deviendra un appel de clairon qui poussera notre génération à mobiliser sa volonté politique pour mettre fin à la pauvreté sur le continent africain, soit il sera le symbole honteux de notre échec à produire un changement réel, et condamnera les Africains à un avenir encore plus tragique que celui qu’ils connaissent aujourd’hui.


Voix du peuple

HomeUne marche mondiale en faveur de la paix

Le 19 mars 2005, des manifestations ont eu lieu dans le monde entier afin de marquer le deuxième anniversaire de l’invasion de l’Irak et pour protester contre son occupation. Elles se sont déroulées dans de nombreuses villes : Tokyo, Madrid, Istanbul, Copenhague, Bombay, Lahore, Rome, Florence, Ankara, Athènes, Brasilia, Londres, Dublin, Glasgow, Mexico, Varsovie, Vancouver, New York, San Francisco, Los Angeles, Budapest, Porto Rico, Sydney, Auckland, Wellington, Madrid, Bruxelles, Winnipeg, Kuala Lumpur, Toronto, Santiago, Nicosie, Le Caire, Montevideo, Sao Paulo, Johannesburg et bien d’autres. Les Etats-Unis ont connu plus de 800 manifestations, un peu plus du double que lors de l’anniversaire de cette guerre en 2004. Des milliers de personnes se sont rassemblées à San Francisco, New York, Chicago et Los Angeles – et un plus grand nombre encore ont manifesté dans de plus petites villes des 50 Etats. L’extraordinaire ampleur de ces activités anti-guerre reflète la vitalité du désir de paix du citoyen ordinaire. De nombreux évènements se sont déroulés en présence de membres de famille de soldats en service actif, de vétérans de cette guerre et des précédentes, et de parents des personnes blessées ou tuées, tous s’élevant contre l’occupation militaire de l’Irak.

A Fayetteville, où se trouve Fort Bragg et la 82 e division aéroportée, plus de 4 000 personnes se sont jointes aux familles de militaires et de vétérans pour affirmer que soutenir les troupes signifiait les faire rentrer au pays. Derrière les porte-bannières arborant « Le monde dit encore non à la guerre » et « Faites rentrer les militaires chez eux maintenant », la foule était constituée de « Vétérans de l’Irak contre la guerre » et de « Familles de militaires protestant contre la guerre ». Cet événement représente la plus grande démonstration anti-guerre depuis le Vietnam.

Toujours aux Etats-Unis, on a noté des actes courageux de résistance civile : 35 personnes ont occupé le bureau de Tom Allen, Membre du Congrès, à Portland, dans le Maine, afin de protester contre son récent vote en faveur des 82 milliards de dollars affectés à cette guerre ; 70 personnes ont fermé un centre de recrutement militaire à Eugene, dans l’Oregon, pendant toute une journée ; et à New York, 30 personnes ont été arrêtées simultanément pour des actes de désobéissance civile dans les centres de recrutement militaire de Brooklyn et Manhattan.

A Londres, selon le Maître de Benjamin Creme, 70 000 personnes ont marché à Trafalgar Square formant une immense manifestation. En route, un cercueil a été placé devant l’ambassade américaine avec ces mots : « 100 000 morts. » Les deux soldats qui le transportait, George Solomou et Ray Hewitt, ont quitté l’armée en protestation contre la guerre en Irak. « L’armée doit comprendre que les gens de ce pays disent non à la guerre d’une façon massive. Elle est illégale, immorale et injuste et je n’y prendrai aucune part, explique M. Hewitt. J’étais en désaccord dès le début car j’étais méfiant à l’égard des déclarations concernant les armes de destruction massive – j’ai vu l’armée irakienne en 1991 et comment nous l’avons détruite. Cette déclaration de 45 minutes était un mensonge. »

Kate Hudson, du CND, a déclaré : « Nous défilerons car nous rejetons la politique étrangère belliciste de même que les atteintes à la liberté civile dans notre pays. Nous réclamons la fin de l’occupation de l’Irak mais nous posons également la question : où sera la prochaine guerre, M. Bush ? »

[Sources : The New York Times, Etats-Unis ; BBC News, Grande-Bretagne]

 

HomeDes manifestants renversent le gouvernement du Kirghizistan

Au Kirghizistan, pays d’Asie centrale, lors de la troisième révolte populaire réussie en l’espace de 16 mois dans cette ancienne république soviétique, des manifestants ont pris le contrôle du quartier général présidentiel et ont forcé le président de longue date à quitter son poste.

La vitesse de la chute du gouvernement a surpris de nombreux opposants. L’opposition, protestant contre les élections parlementaires controversées qui avaient eu lieu en février et mars 2005, s’est d’abord emparée des principales villes du sud. Deux jours après, la première manifestation dans la capitale a été de faible envergure et facilement dispersée par la police anti-émeute. Mais le lendemain, des manifestants se sont réunis en plus grand nombre, ont marché sur l’enceinte présidentielle et ont fait irruption dans le palais, après quelques difficultés avec les partisans de l’ancien président Askar Akayev.

L’opposition a pris le contrôle d’une station de télévision pro-gouvernementale et a libéré Felix Kulov, ancien ministre de l’Intérieur, qui s’est alors adressé à la nation à la télévision. Selon les dirigeants de l’opposition, le premier ministre Nikolay Tanayev a donné sa démission, et les responsables de la Sécurité, ainsi que les ministres de l’Intérieur et de la Défense ont rapidement entrepris de travailler avec les nouvelles autorités.

Kurmanbek Bakiev, l’ancien premier ministre, a été déclaré président en fonction. Il a annoncé pour juin 2005 les élections pour la succession officiel de A. Akayev en juin 2005. Cette révolte au Kirghizistan aura fait suite aux soulèvements populaires survenus dans deux autres anciennes républiques soviétiques, l’Ukraine et la Géorgie.

[Sources : The Washington Post, Etats-Unis ; BBC News, Grande-Bretagne]

 

HomeLe pouvoir du peuple en Amérique du Sud

Début avril, les défenseurs du droit des Indiens du Brésil ont lancé leur campagne « Avril indigène » : une série de manifestations à l’échelon national, des occupations et d’autres actions.

Les activistes indiens se sont inspirés d’une campagne similaire menée par un autre groupe brésilien pendant le mois d’avril 2004 : le Mouvement des travailleurs sans terre ( MTT). Surnommé « Avril rouge », le MTT avait passé le mois d’avril 2004 à s’emparer de terres privées pour attirer l’attention sur son exigence de réformes agraires.

Aujourd’hui, les groupes indiens réclament que le gouvernement accentue ses efforts afin d’attribuer davantage de terres fédérales aux réserves, comme stipulé dans la constitution. Les partisans des Indiens accusent en effet le gouvernement fédéral d’avoir freiné la création de réserves indiennes, et critiquent l’administration du président Luiz Inacio Lula da Silva. Ils réclament l’augmentation immédiate de l’aide médicale dans les réserves, citant la mort de plus d’une douzaine d’enfants indiens Kaiowa dans une réserve en mars 2005. Ces plaintes contre l’administration de M. Lula font suite à la publication d’un rapport sur les droits de l’homme dénonçant la violence et la discrimination dont souffre la population indigène du Brésil. Selon Amnesty International, « bien qu’il y eut quelques progrès dans le respect du droit des Indiens en quelques années », la population native du Brésil continue à souffrir de traitements injustes de la part du gouvernement fédéral, des propriétaires terriens privés et des intérêts de l’agro-industrie en Amazonie.

La principale plainte d’Amnesty International et des tribus porte sur l’échec de la création des 580 réserves indiennes prévues par la constitution de 1988, ratifiée en 1993. Seulement 340 réserves ont été créées, bien que le ministre de la Justice affirme que le processus sera achevé en 2006.

[Source : United Press International]


HomePalestine : la liberté de circulation mise à mal

interview de Hanan Aruri par Olivier Danès

 

Hanan Aruri est palestinienne. Elle travaille bénévolement au sein d’associations de promotion des droits des femmes dans son pays. Hanan a fait le déplacement de Porto Alegre (Brésil), où s’est tenu fin janvier le Forum social mondial 2005, pour dire au monde le calvaire quotidien enduré par le peuple palestinien. Nous l’avons interviewée sur le thème de la liberté de circulation, un droit international dont les civils d’un pays occupé sont censés bénéficier.

 

Partage international : Hanan, pouvez-vous nous raconter votre voyage jusqu’à Porto Alegre ?

Hanan Aruri: J’habite Ramallah, qui est situé à 25 km de Jéricho, la ville frontière avec la Jordanie. Moins d’une demi-heure de trajet par la route directe, mais cette route est réservée aux colons israéliens et les Palestiniens n’ont pas le droit de l’utiliser. Il nous faut donc emprunter une route secondaire qui circule entre les montagnes et en outre, franchir deux check points. Partie à 5 h du matin, j’arrive donc à 7 h à Jéricho.

Là, on fait monter les Palestiniens dans un bus jusqu’à une première barrière, où nous devons faire la queue et passer à pied devant un soldat israélien qui contrôle nos papiers. Durée de cette escale : 2 h.

Un autre bus nous conduit à la frontière elle-même. Nous devons de nouveau subir les humiliations des soldats, qui nous menacent pour un rien : parce que nous ne sommes pas bien alignés ou pour tout autre prétexte ridicule. Nous ne savons jamais s’ils vont nous laisser passer ou non. Tous les jours, des gens sont renvoyés chez eux, sans que l’on sache pourquoi. Certains doivent subir un interrogatoire. Cela a été mon cas. On m’a fait entrer dans un bureau. On m’a fait attendre. On m’a posé quelques questions : où vas-tu ? Pour quelle raison ? Qui vas-tu rencontrer ? Nouvelle attente. Durée de l’épisode : 1 h.

J’ai ensuite été conduite dans un autre bus qui nous a déposé à l’endroit où récupérer nos bagages… après une heure et demie d’attente. Encore un bus et nous voici côté jordanien. Nouveau contrôle des passeports. Durée : 2 h (seulement, car nous sommes en hiver). A Amman, j’ai pris un vol pour Paris, puis un autre pour Porto Alegre. Au retour, j’aurai à subir les mêmes difficultés pour rentrer chez moi.

 

PI. Un tel déplacement est un véritable calvaire !

HA. Oui, mais c’est bien pire l’été, lorsque davantage de personnes vont rendre visite à leur famille. Il faut alors compter 12 à 13 heures entre Ramallah et Jéricho. Les Israéliens ne sont pas plus nombreux aux postes lorsqu’il y a plus de monde. C’est à nous d’attendre.

Quant au passage de la frontière jordanienne, il demande 4 à 5 jours d’attente en été, sous 45 à 50°, au milieu des parents affolés et des enfants qui hurlent. Ce sont les mesures de sécurité israéliennes.

De toutes manières, je ne peux m’offrir le luxe de sortir de Palestine plus d’une fois par an – et encore, parce que je suis favorisée. Il faut payer à chaque fois que vous montez dans un bus, il faut se nourrir et se loger sur la frontière, sans compter les multiples taxes à acquitter et le temps perdu.

Les Palestiniens vivent une véritable situation d’apartheid. Nous sommes isolés dans nos villages, dont les points d’accès sont bloqués par de gros blocs de béton. Circuler est dangereux, voire impossible. Que nous soyons à pied, en voiture ou en bus, se rendre dans le village voisin, que ce soit pour son travail, aller à l’école, chez le docteur ou visiter sa famille, exige de passer par des check points, où les temps d’attente sont interminables.

Des malades du cœur sont morts sur le bord de la route faute de pouvoir atteindre l’hôpital et des femmes ont accouché dans le fossé devant l’indifférence des soldats. N’importe qui ayant un peu de cœur s’arrangerait pour faciliter le passage des femmes enceintes ou de celles qui accompagnent des enfants en bas âge. Mais les soldats font preuve d’une cruauté qui nous laisse sans voix.

Quel regard nos enfants ont-ils sur nous ? J’ai deux enfants, de trois et cinq ans. Je voudrais leur éviter ces affronts, mais bien que leur père soit français, ils n’ont pas le droit de sortir du territoire avec lui. Lui passe facilement la frontière. Mais les enfants, parce qu’ils sont nés en Palestine, n’ont le droit de sortir qu’avec moi.

 

PI. Pourquoi passer par la Jordanie ?

HA. Parce que les Palestiniens n’ont plus le droit d’utiliser l’aéroport de Tel Aviv. Nous sommes contraints de passer par Amman, ce qui nécessite une autorisation de l’Etat jordanien (qu’on obtient en général en une semaine). Pour les Palestiniens, se rendre à l’étranger, quel que soit le pays, exige l’obtention d’un visa. Mais les pays ont leur ambassade en Israël, et on n’a pas le droit d’y aller !

 

PI. Vous sentez-vous abandonnés ?

HA. Complètement. Là-bas, l’information est contrôlée. Par exemple, il est absolument interdit de prendre des photos des check points ou des bâtiments dans lesquels nous sommes entassés pour faire la queue pendant des jours.

Oui, nous nous sentons complètement oubliés. C’est pourquoi je cherche à sortir pour informer de ce que nous vivons. Et ce fut un grand réconfort de constater qu’ici, à Porto Alegre, beaucoup plus de gens que je ne l’avais imaginé soutiennent notre cause.


HomeLe peuple norvégien interpelle George Bush (extrait)

interview de Torgeir Knag Fylkesnes par Ana Swierstra Bie

 

En octobre 2004, une lettre ouverte adressée au président Bush, signée par « des citoyens et des organisations norvégiennes inquiètes », a fait l’objet d’une annonce pleine page dans The Washington Post. « M. le Président, commençait-elle, en tant qu’amis des Etats-Unis, nous respectons la force, la créativité et la générosité de votre pays. Cependant, en cette période de notre histoire, nous nous sentons obligés de vous écrire. Quatre Norvégiens sur cinq sont opposés à la guerre que les Etats-Unis font à l’Irak et notre gouvernement a omis d’exprimer clairement l’opinion de la majorité de sa population. M. le Président, nous vous demandons instamment de modifier votre politique étrangère. »

Depuis que G. Bush a entamé son second mandat, le monde a vu se produire de plus en plus fréquemment des exemples de ce que les médias appellent aujourd’hui « le pouvoir du peuple ». La campagne Tellhim.no (Dites-lui.non) et sa lettre ouverte était une tentative pour informer les Américains et les alerter sur la nécessité d’agir et de redécouvrir en masse leur pouvoir populaire.

Torgeir Knag Fylkesnes, l’un des investigateurs de la campagne Tellhim.no, a été interviewé par Ana Swierstra Bie pour Partage international, juste avant, et de nouveau juste après les élections présidentielles américaines de novembre 2004.

 

Partage international : Quel est aujourd’hui l’état de santé de la démocratie ?

Torgeir Knag Fylkesnes : Parlons du principe « pour le peuple, par le peuple ». Où ce principe est-il mis en pratique ? Beaucoup de gens éprouvent peu de respect pour les politiciens et je pense que c’est justifié. L’attitude que nous ressentons de la part des politiciens est une sorte de mépris pour le public. Ils ignorent l’opinion des gens et la considèrent comme négligeable – comme si les gens ne savaient rien. C’est une attitude très condescendante.

Grâce à une information beaucoup plus accessible, la politique étrangère est beaucoup mieux connue ; nous comprenons mieux ce qui se passe dans le monde. L’intérêt et la compréhension de la population grandissent, une attitude beaucoup plus globale. Soudain, les diplomates sur leur piédestal ne sont plus les seuls à savoir ce qui se passe ; les gens sont informés et ne se contentent plus seulement d’accepter les choses. Les gens ont des connaissances, ce qui les conduit à un sentiment de responsabilité. Je crois qu’il existe un engagement très fort et un désir puissant de changer aussi bien la société que le monde dans lequel nous vivons. Les gens prennent de plus en plus conscience que la société va trop loin dans bien des domaines, et que nous devons faire quelque chose avant qu’il ne soit trop tard.

 

PI. Et cette connaissance est-elle à l’origine de l’implication croissante des gens ?

TKF. Oui, je pense que c’est très important. Nous parlons de révolution des technologies de la communication. Il s’agit réellement d’une « révolution du pouvoir ». Lorsque les gens sont informés, ils ont aussi du pouvoir. S’ils ignorent ce qui se passe, ils n’ont aucun pouvoir. Grâce à l’ouverture qui s’est créée dans notre société au cours des vingt dernières années, le pouvoir est descendu dans la rue, mais les structures n’ont pas encore permis que cela se concrétise. Cette révolution du pouvoir nous rend tous égaux. Nous ne devons pas créer de nouvelles structures qui puissent bloquer ce mouvement, mais lui permettent de s’exprimer dans la société. Je pense que ce changement dans la qualité de la politique est déjà en train de se produire.

 

PI. Cela montre aussi le sérieux de la situation. Alors que les gens en prennent conscience et en perçoivent les conséquences, il semble que les politiciens aient choisi de les minimiser.

TKF. Lorsque vous occupez une position élevée dans la politique, vous gravitez à un niveau où vous pouvez aisément ne plus voir les choses en perspective. Vous voyez les choses en surface, vous planifiez à grande échelle, en voyant les gens davantage comme des groupes et non comme des individus.

 

PI. Beaucoup de politiciens perdent-ils le contact avec la réalité ?

TKF. Oui, c’est ce que je pense. Ils ne voient pas ce qui paraît clair aux yeux de la population. La politique est devenue très pragmatique, et quand il n’existe pas de ligne directrice éthique claire, vous ne vous souciez pas des conséquences de vos actes parce que vous ne voyez pas que les choses sont connectées. Vous êtes même prêts à ne pas tenir compte des atrocités. Mais en tant qu’êtres moraux, nous n’avons pas le droit de laisser passer de tels actes. Une politique démocratique devrait être fondée sur la vie des gens et sur leurs besoins, leurs pensées et leurs rêves, mais tout cela a été balayé. Elle fonctionne au niveau de la gestion, et ce qui se passe dans la démocratie est perdu de vue. Les gens ne vivent pas au même niveau que les politiciens, ils vivent au niveau de la terre.

Je vois que davantage de politiciens, en Norvège également, ont commencé à prendre cela au sérieux. Ils se rendent compte qu’ils sont trop éloignés de la sphère où la politique devrait opérer, là où les gens se trouvent. Au lieu de passer autant de temps en réunions et en comités, ils commencent à chercher à agir à d’autres niveaux. Les gens ordinaires sont préoccupés et inquiets pour l’avenir. La guerre en Irak a été perçue comme étant profondément injuste et erronée. Les gens se demandent : « Quel chemin sommes-nous en train de suivre ? Dans quelle direction allons-nous ? »

Le fait de travailler pour la campagne Tellhim.no m’a donné beaucoup d’espoir. Je crois que nous avons à peine effleuré la surface de tout le soutien que nous aurions obtenu si la campagne avait été organisée différemment. Quelque chose dort là-dessous que nous ne sommes pas encore parvenus à réveiller. La question est juste de trouver de nouveaux créneaux à activer. Au lieu de raisonner depuis le sommet vers le bas, nous devons commencer à partir du niveau de la population. Si nous réussissons à unir et à diriger ce nouveau pouvoir qui est au sein du peuple, alors nous réussirons à obtenir n’importe quoi.

Il est très intéressant d’observer ce qui se passe aux Etats-Unis. Un mouvement social puissant est né à cause de G. Bush. De plus en plus de gens se sentent concernés, déjà plusieurs millions. Ce mouvement est en train de mieux s’organiser et d’avoir un meilleur sens de la direction à suivre ; en dépit de leurs différences, les gens sont en train de s’organiser autour d’objectifs communs.

 

PI. Ce mouvement populaire a donc beaucoup de pouvoir.

TKF. Oui, il a un véritable pouvoir. Dix millions de gens dans le monde entier ont participé aux manifestations de février. Cela représente davantage de gens que toutes les armées du monde réunies. L’armée chinoise, par exemple, la plus grande du monde par ses effectifs, compte environ un million de soldats.

Si les forces sociales parviennent à maintenir la pression, nous pouvons influencer les politiciens et les conduire à prendre des positions claires. Nous pourrons alors obtenir l’appui de davantage de pays. Les Etats-Unis cherchent eux aussi à obtenir des alliés dans le monde. Ce fait pourrait contribuer à réduire l’extrémisme qui sévit aujourd’hui. Les pays arabes se feraient alors une idée différente. L’ensemble du monde chrétien occidental n’est pas contre eux ; ceux qui pensent que ce qui se passe est horrible sont très nombreux. Les musulmans verraient alors que l’idée qu’ils s’en font est plus nuancée.

Tous ces facteurs pourraient aider. Cela ne prendrait pas beaucoup de temps. Je crois que le changement devra venir d’en bas, parce que c’est là que se situent les opinions claires. Et nous ne renoncerons jamais !

 

[L’interview conclut :]

PI. Alors que faut-il faire ?

TFK. Il y a de nombreux défis à relever, mais le plus important est de coopérer. Il faut un puissant ensemble de pays qui expriment très clairement et à l’unisson leurs opinions et qui exercent une pression sur les Etats-Unis pour qu’ils s’engagent dans une coopération mondiale. Seuls deux pays n’ont pas signé la Convention sur les droits de l’enfant, ces pays sont la Somalie et les Etats-Unis d’Amérique. Voilà un exemple typique de la manière de penser des Américains. C’est leur attitude habituelle de ne pas s’engager dans ce que l’unité des nations du monde considère comme des règles communes. Les différentes nations doivent s’unir dans la solidarité et la force afin d’exiger un tel engagement de la part des Etats-Unis. Je pense que nous devons aussi nous efforcer de mobiliser les Américains. Nous devons travailler au plan international, mais aussi national et local, de personne à personne.

 

PI. Devons-nous aussi faire pression sur les politiciens ?

TKF. Oui, c’est très important. Nous devons leur faire comprendre très clairement qu’il faut promouvoir nos valeurs et nos objectifs, et faire cela avec d’autres pays. Nous ne pensons pas que le monde deviendra meilleur si une nation très puissante agit seule et engage des conflits dont les conséquences feront naître de nouveaux problèmes.

 

PI. Comment voyez-vous l’avenir ?

TKF. Le changement est possible. Si tout le monde adhérait à la situation actuelle, disant que l’ordre du monde actuel est celui que nous souhaitons, alors je serais pessimiste. Mais l’importance de l’engagement des gens dans le monde entier, y compris aux Etats-Unis, montre que tout est encore possible. L’enjeu mondial repose simplement sur le choix entre un ordre mondial et un autre. Il suffit d’oser. Nous devons donner l’impulsion nécessaire pour que la balance penche du bon côté. Et pour donner cette impulsion finale, nous devons être optimistes.


Signes des temps (extrait)

 

HomeMiracle sur l’autoroute

A Waltham Abbey, dans l’Essex (Grande-Bretagne), après que sa voiture ait traversé une barrière de sécurité sur l’autoroute M25, ait heurté un arbre, fait un plongeon de 24 m (évitant de justesse un pylône électrique) et atterri sur le toit dans un enchevêtrement de métal aplati et tordu, sur une île étroite au milieu d’une rivière, le conducteur en a réchappé avec seulement quelques égratignures.

Lorsque Patrick Hawtin, âgé de vingt-cinq ans et originaire de Bicester, dans l’Oxfordshire, heurta une autre voiture et fit une embardée vers la barrière de métal, il se raidit en pensant : « Cela va faire vraiment mal. » Mais la voiture passa à travers et se dirigea vers un arbre. « Cela va faire vraiment très, très mal », pensa-t-il. Il se retrouva au sommet d’un talus de 12 m. Remarquant que ses airbags s’étaient dégonflés, le laissant sans protection, il pensa : « Je vais avoir un choc à la tête », et il s’accroupit. Mais lorsque la voiture atterrit – à l’envers et aplatie – il en sortit « pensant qu’elle pouvait exploser », et se retrouva pratiquement indemne.

Patrick Hawtin fut retrouvé par les services de secours, assis près de la voiture accidentée sur une étroite bande de terre au milieu de la rivière. « Les chances de survie de cet homme étaient vraiment infimes. Survivre à la chute est déjà étonnant, mais avoir évité les deux bras de la rivière est extraordinaire, a déclaré Jim Kenny, directeur des services de secours, qui constata l’accident le vendredi 18 mars 2005. Je ne pense pas avoir jamais rencontré un homme aussi chanceux. »

[Source : Oxford Mail, Grande-Bretagne]

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que P. Hawtin avait été sauvé d’une mort certaine par le Maître Jésus.]

 

Home Une parachutiste survit à une chute de 3400 m

Le 22 août 2004, à l’occasion d’un saut au-dessus du club de parachutisme de Johannesburg, à l’aéroport de Carleton-ville, à West Rand (Afrique du Sud), le parachute de Christine Mackenzie, âgée de vingt-quatre ans, refusa de s’ouvrir et les cordes de son parachute de secours s’emmêlèrent. Pongeant de 3 400 m en 45 secondes, à 160 km à l’heure en chute libre, elle rebondit sur une ligne électrique et heurta violemment le sol sur le côté droit. Quelques instants plus tard, elle entendit des voix et réalisa qu’elle était encore en vie.

Les médecins de l’hôpital Milpark, à Johannesburg, furent vivement surpris de constater qu’elle souffrait seulement d’une fracture du pelvis et de quelques contusions.

[Source : The Star, Afrique du Sud]

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu’elle avait été sauvée d’une mort certaine par le Maître Jésus.]

 

Home Un jeune Russe soigne à l’aide d’un miroir

Rafael Batyrov, âgé de onze ans, vivant dans la république de Bachkirie (Fédération de Russie), affirme qu’il peut voir les maladies des autres dans un miroir. Il explique que lorsqu’il regarde le reflet de quelqu’un dans un miroir, il peut voit son aura. Il voit l’énergie négative accumulée dans les endroits où le reflet est plus sombre. Un endroit sombre indique l’emplacement d’un organe malade.

Rafael découvrit son don il y a environ un an. Il demanda à son père de s’asseoir en face d’un miroir et il énuméra toutes ses maladies. Le père fumait depuis plus de trente ans. Rafael récita une prière devant une bouteille d’eau du robinet et la donna à son père. Celui-ci but l’eau et il cessa de fumer le jour même. L’eau aida également à guérir un alcoolique.

Rasima Batyrov, la mère de Rafael, est professeur à l’école élémentaire que fréquente son fils. « Rafael a déjà soigné plusieurs professeurs. Même le directeur est venu voir mon fils », a-t-elle déclaré.

Tout d’abord, Rafael pouvait seulement indiquer les zones sombres, mais il peut maintenant donner des diagnostiques détaillés. Raila Khabiubllina, professeur à l’école de Rafael, a raconté : « J’ai subi une intervention chirurgicale il y a deux ans – les médecins m’ont enlevé des polypes du sinus maxillaire. Rafael n’en savait rien. Lorsqu’il regarda mon reflet dans le miroir, il diagnostiqua immédiatement ma maladie. Il me dit également que je devais prendre soin de mon estomac et de ma gorge. Il commença sur-le-champ à me traiter : il déplaça ses mains de mes épaules jusqu’à mes genoux, sans même toucher mes vêtements. »

Pendant les week-ends, les gens font la queue devant la maison des Batyrov. Rafael a vu jusqu’à vingt personnes par jour l’été dernier. « J’ai déjà donné des interviews dans de nombreux journaux, dit-il. Maintenant trop de gens viennent chez nous. Il en vient de toute la Bachkirie, sans parler d’autres républiques. C’est plutôt dur pour moi de travailler avec chacun d’entre eux. J’ai également besoin de temps pour mes études. »

[Source : Pravda, Russie]

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le Maître Jésus agit à travers Rafael Batyrov.]


Les mensonges dévoilés

 

HomeLa scène de la capture de Saddam a été montée de toutes pièces

Un ancien Marine ayant participé à la capture de l’homme qui a été présenté comme étant Saddam Hussein, a affirmé que cet épisode a été monté de toutes pièces.

Le sergent Nadim Abou Rabeh, de souche libanaise, a déclaré au journal Saoudien Al Medina que la capture a eu lieu le 12 décembre 2003 et non le lendemain comme annoncé par l’armée américaine.

« Je faisais partie d’une unité de 20 hommes, dont huit d’origine arabe, à la recherche de Saddam dans la région de Dour, près de Tikrit. Nous l’avons trouvé dans une modeste maison et non dans un trou comme il a été prétendu. Après une résistance farouche durant laquelle un Marine d’origine soudanaise a été tué, Saddam a tiré sur nous depuis une fenêtre du second étage. »

Selon Abou Rabeh, « peu après, une équipe de production de l’armée a monté un film montrant la capture de Saddam dans un trou qui était un ancien puits. »

[Source : United Press International]

 

Note de la rédaction : « D’après mes informations, Saddam Hussein a été gravement blessé dans le bombardement de Bagdad du 20 mars 2003 et est décédé de ses blessures », écrivait Benjamin Creme dans notre numéro de mai 2003. « Alors, qui a été capturé par les forces américaines ? D’après nous, il ne s’agit certainement pas de Saddam Hussein mais plutôt d’un sosie » [B. Creme, PI, janv/fév 2004.]

HomeErreur monumentale ou ignominie ?

Dans le journal The Independent, Scott Ritter, ancien inspecteur en chef des Nations unies pour le désarmement de l’Irak, se montre critique sur le rapport rédigé par la Commission de renseignement présidentielle américaine analysant les informations qui ont conduit à l’attaque américano-britannique sur l’Irak. Dans ce que beaucoup considèrent comme une nouvelle tentative de disculper le gouvernement, ce rapport critique l’incapacité de la CIA à fournir un rapport précis sur l’évaluation des armes de destruction massive irakienne. Comme lors d’autres tentatives de blanchiment, on blâme des services de renseignements considérés comme fautifs ou incompétents. Mais S. Ritter conseille de ne pas relâcher la pression sur les bellicistes et explique que les Britanniques ont également, via la Commission Butler, construit leur propre défense en mettant en cause des manquements de leurs services de renseignements. Cette commission récuse par avance toute idée que des pressions politiques sont à la base des erreurs d’analyses concernant les armes de destruction massives irakiennes et par conséquent, son rapport ne peut être considéré que comme une nouvelle tentative de disculper le premier ministre T. Blair et de faire porter la responsabilité de la débâcle sur les épaules des services de renseignements britanniques.

S. Ritter n’accepte aucun compromis dans ses conclusions : « Ce sont les politiciens – britanniques et américains – qui doivent endosser la responsabilité du mensonge concernant les armes de destruction massive en Irak. » Il souligne que cette guerre a été lancée de manière délibérée et n’était pas nécessaire. « Dans leur volonté délibérée de se débarrasser de Saddam, G. Bush et T. Blair ont violé les lois internationales et les choix moraux qui sont à la base de leurs propres constitutions démocratiques, ainsi que l’honneur de leurs services de renseignements qui doivent les aider à protéger les citoyens dont ils ont la responsabilité. »

Le rapport affirme que la CIA avait commis une erreur monumentale en évaluant les armes de destruction massive irakiennes mais, d’après S. Ritter : « En réalité, ce sont G. Bush et T. Blair qui se sont trompés magistralement en s’engageant dans une guerre fondée sur des motivations aussi erronées et qui a coûté la vie à 1 500 Américains, 90 Britanniques et à des dizaines de milliers d’Irakiens. »

[Source : The Independent, G.-B.]

HomeIrak : les soldats américains blessés sont rapatriés de nuit

Un correspondant de guerre américain affirme que le gouvernement Bush dissimule le nombre réel de blessés en les rapatriant par centaines de nuit. Mark Benjamin a effectué un an d’enquête en questionnant les soldats dans les hôpitaux militaires américains. Il affirme que tous les vols rapatriant des blessés sont programmés pour un atterrissage de nuit et que les photographes et les médias sont maintenus à l’écart. Le Pentagone, affirme-t-il, refuse de s’expliquer dans ces vols de nuit et réfute que cette pratique soit délibérée. M. Benjamin estime à 25 000 le nombre de soldats américains blessés, y compris ceux ayant subi des accidents dans des véhicules militaires, que le Pentagone ne dénombre pas parmi les blessés de guerre.

D’après M. Benjamin, si les soldats victimes de blessures reçoivent d’excellents traitements, les soins accordés à ceux qui souffrent de troubles psychologiques sont nettement insuffisants. Ainsi, les soldats atteints de désordres post-traumatiques sévères et qui ont des comportements homicidaires ou suicidaires, suite à ce qu’ils ont vu ou ont dû faire en Irak, ne bénéficient pas de traitements adéquats ni de thérapie individuelle, et ne sont pas soignés par des docteurs mais par des étudiants en médecine. Durant leur hospitalisation, l’armée essaye de prouver que leurs troubles ne sont pas causés par la guerre. L’armée invoque invariablement des conditions antérieures à la guerre afin d’éviter de devoir supporter le coût d’un long suivi. De son côté, le Pentagone estime que depuis le début du conflit en Irak, plus de 5 500 membres du personnel militaire ont déserté.

[Source : DemocracyNow.org]


HomeCourrier des lecteurs (extrait)

 

De grandes espérances !

Cher Monsieur,

Le samedi 26 février 2005, mon amie et moi étions en train d’arranger un stand dans le centre de la vieille ville d’Utrecht lorsqu’un homme simplement vêtu, âgé d’une quarantaine d’années, se dirigea vers nous. Il portait une casquette en tricot, avec des oreillettes et des cordons pour l’attacher sous le menton, et un petit sac à dos.

Il avait un air serein et au cours de la conversation qui suivit, il donna l’impression de choisir ses mots avec soin.

Sans avoir rien lu de la documentation disposée sur notre stand, il demanda : « Qu’est-ce qu’un tétraèdre ? » Amusé par cette première question assez inhabituelle, je répondis : « C’est un peu compliqué. » Il me demanda pourquoi, mais je ne peux me souvenir de ma réponse. Pendant un moment j’envisageai de lui demander s’il avait déjà entendu parler de la méditation de transmission, mais finalement je n’en fis rien. J’expliquai la fonction du tétraèdre. Il demanda alors combien il y avait de groupes de méditation de transmission. Je répondis qu’ici (aux Pays-Bas, il y en avait entre trente et cinquante, mais que le nombre de groupes expérimentés était inférieur. Il écouta attentivement et demanda avec vivacité et un certain enthousiasme : « Combien de participants y a-t-il dans ces groupes ? Un millier ? » Je répondis : « Non, pas tant. » Et aussitôt il demanda toujours très enthousiaste : « Quelques centaines ? » Je souris : « Non, dans notre groupe nous sommes entre cinq et dix et à Amsterdam il y a dix à vingt personnes. »

Il me serra la main en disant de manière très polie : « Merci pour cette conversation. » Je lui demandai d’où il venait et il me répondit : « Harderwijk. » Je lui indiquai comment contacter le groupe d’Amsterdam, pas trop loin de l’endroit où il habite. Il regarda mon amie pendant un instant, puis il s’éloigna.

Cet homme était-il Maitreya ou l’un des Maîtres ?

J. v. d. B., Utrecht, Pays-Bas

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l’homme était Maitreya.]

 

Sports d’hiver

Cher Monsieur,

Le 8 mars 2005, nous rentrions de Brooklyn (New York), à Troy, dans l’Etat de New York (normalement trois heures et demie de route). La température chuta brusquement et une tempête s’annonça. Au bout d’une heure et demie de trajet, nous roulions sur l’autoroute du New Jersey à 120 km à l’heure lorsque nous nous retrouvâmes sur du verglas. A ce moment-là nous étions sur la voie la plus à droite, près d’un immense mur de béton. La voiture commença à tanguer et fut sur le point de heurter le mur. Je m’arrangeai pour l’éloigner de celui-ci, mais elle tanguait énormément et elle commença se déporter en diagonale tout en tournant à 180 degrés, plusieurs fois de suite. Tout cela se produisait à 120 km à l’heure, étant donné que je ne pouvais freiner sur la glace. Nous pouvions voir arriver des voitures et d’énormes camions. Se trouvant maintenant entièrement sur la voie de gauche, notre véhicule heurta une séparation de 30 cm de haut et fut projeté en l’air – évitant ainsi les énormes camions. Immédiatement après la séparation, il y a une épaisse clôture grillagée de 2,50 m de haut, divisée tous les cinq mètres environ par de grands poteaux métalliques. Derrière cette clôture se trouvent de grands arbres. Cette bande de séparation a environ 4 à 6 mètres de large, elle se trouve au milieu de l’autoroute. Par miracle nous passâmes à travers la clôture à un endroit où le grillage métallique avait été écrasé auparavant (sans doute par un camion) et exactement entre deux poteaux métalliques. Notre voiture atterrit sur la clôture aplatie, juste à côté d’un arbre abattu, elle traversa entièrement la bande de séparation et se retrouva sur le bas-côté de l’autre chaussée de l’autoroute. Ce n’est qu’à ce moment-là que je fus capable de reprendre le contrôle de mon véhicule et de conduire jusqu’à l’arrêt le plus proche.

Nous étions miraculeusement indemnes. Nous avions évité le mur de béton, les nombreuses voitures et les camions, la clôture de métal, les arbres et même les voitures sur l’autre chaussée.

Je dois mentionner ici le fait que nous étions en bonne compagnie : nous avions dans notre voiture trois majestueux Bouddhas que nous avions achetés trois jours auparavant. Aucun ne fut endommagé – pas plus que nous-mêmes ni la voiture.

Pendant le trajet du retour, nous avons vu de nombreux accidents impliquant un grand nombre de voitures. Conduire dans ce blizzard devenait incroyablement difficile et il nous fallut encore quatre heures et demie pour rentrer chez nous.

Avons-nous été sauvés par quelqu’un de particulier ?

B. S., Troy, New York, E.-U.

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu’ils avaient été sauvés par Maitreya.]

 

Trois lettres de la même personne :

Détectives privées

Cher Monsieur,

[1] Le 19 mars 2005, ma collègue Heather et moi-même nous sommes rendues au rassemblement en faveur de la paix, à Londres. Il y avait beaucoup de monde, des gens de tous âges. Le temps était ensoleillé et l’atmosphère était optimiste et positive. Les orateurs de Trafalgar Square furent accueillis avec enthousiasme par la foule. Vers la fin des discours un homme qui se trouvait non loin de nous attira notre attention. C’était un Antillais d’un certain âge, vêtu d’une veste beige et d’un pantalon gris. Ses cheveux frisés étaient partiellement recouverts d’une casquette de base-ball foncée. Il semblait rayonner de santé et d’énergie et nous lui trouvions une ressemblance avec un autre Antillais qui s’était avéré être Maitreya. Nous nous rapprochâmes de lui.

Je me disais en moi-même : « Si vous êtes Maitreya, retournez-vous, s’il vous plaît. » Il n’en fit rien et je regrettai mon impolitesse. Là où nous nous trouvions, nous pouvions l’observer de plus près et nous riions comme deux complices. Nous enregistrâmes le plus de détails possibles – ses vêtements, ses chaussures plutôt usées et le sac à provisions qu’il portait. Qu’y avait-il dans ce sac ? Cela semblait être des affiches contre la guerre. Un morceau de papier avec quelque chose d’écrit à la main était collé sur le côté du sac, mais il était masqué par sa jambe. Nous eûmes un aperçu de la première lettre et nous brûlions d’envie d’en voir davantage, mais sa jambe cacha à nouveau le morceau de papier. Cette jambe semblait se déplacer comme un pendule, ne révélant pas plus de deux ou trois lettres et je réalisai qu’il nous taquinait. Soudain il se retourna et jeta un coup d’œil dans notre direction. Son regard était si intense que je pouvais voir ses yeux étinceler. Puis il se retourna à nouveau et nous regarda avec plus d’insistance. Peu de temps après il s’en alla.

Au bout d’un moment, Heather se retourna – quelqu’un avait cogné son sac à dos, la poussant en avant. C’était l’Antillais qui passait rapidement avec un sourire malicieux.

Il se tint ensuite non loin de nous, souriant toujours, comme s’il écoutait le dernier orateur. Finalement il s’en alla. Le plaisir que nous avions éprouvé semblait nous avoir revigorées et nous ne sentions plus le froid ni la fatigue.

Cet homme était-il Maitreya ?

[Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que l’homme en question était Maitreya.]

 

Intérêts communs

[2] Le 31 janvier 2005, je me rendis au bureau de Share International. Au moment où je m’asseyais dans le train à la gare de Richmond, une femme monta et elle se montra aussitôt amicale et bavarde. Elle allait seulement jusqu’à l’arrêt suivant.

Elle me demanda ce que je faisais et je lui dis que je me rendais au nord de Londres où je faisais un travail bénévole. Elle était désireuse d’en savoir davantage car elle souhaitait aussi faire du travail bénévole maintenant qu’elle était en retraite.

Elle s’était déjà renseignée à ce sujet, et elle mentionna une ONG connue, mais le travail impliquait la nécessité de soulever des objets lourds et elle en était incapable en raison d’un problème de dos. Je compatis car j’avais un problème similaire.

Je lui parlai de la Réapparition. Elle écouta avec enthousiasme et déclara qu’elle souhaitait assister à une conférence de Benjamin Creme ainsi qu’à une méditation de transmission à Richmond. Sa fille serait également intéressée.

Elle déclara qu’elle était bouddhiste et que Jésus était le premier bouddhiste. Je lui fis remarquer que Jésus était venu six cents ans après Bouddha. Elle fut d’accord mais elle affirma que Jésus était néanmoins le premier bouddhiste.

Notre conversation dut prendre fin car nous approchions de son arrêt. Je notai pour elle quelques informations utiles, notamment mon numéro de téléphone. Elle me proposa le sien, mais il ne restait plus assez de temps pour le noter.

J’ai réfléchi ensuite à cette rencontre et certaines coïncidences m’ont étonnée. Cette femme était-elle quelqu’un de particulier ?

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la « femme » était Maitreya.]

 

Les voyages ouvrent l’esprit

[3] Le 20 février 2005, je me trouvais dans le train pour me rendre au bureau de Share International. Pendant le trajet je remarquai un homme qui changeait de place. Il se dirigea dans ma direction en souriant et il s’assit dans la rangée en face de moi. Il paraissait avoir une vingtaine d’années et était vêtu comme un juif orthodoxe.

Il se tourna vers moi et me demanda si le train se rendait à Dalston. Je lui dis que je n’étais pas certaine car j’allais seulement à Gospel Oak. Il se leva et regarda une carte. Je me joignis à lui et nous constatâmes qu’il se trouvait dans le bon train.

Il vint s’asseoir en face de moi et nous bavardâmes. Lorsque je lui dis que je me rendais à un travail bénévole, il voulut en savoir davantage. Il me demanda si j’avais un certificat et, intriguée, je lui répondis que non. Il dit qu’il pensait qu’il était nécessaire d’avoir un certificat pour faire du bénévolat. Il avait travaillé pour Care à New York, pendant trois ans, et il avait eu besoin d’un certificat.

Il voulut savoir de quel genre de travail il s’agissait. Je lui répondis que cela avait trait à des questions spirituelles. Il poursuivit la conversation et je commençai à lui parler de la Réapparition. Je fus surprise de le voir m’écouter en approuvant de temps à autre. Il déclara qu’il était juif et que dans sa religion on attendait également un nouvel Instructeur. Je lui dis que même certaines personnes qui n’acceptaient pas nécessairement l’histoire de la Réapparition sentaient qu’un événement extraordinaire était sur le point d’arriver. Il acquiesça et ajouta que c’était depuis la mort de tant de gens dans les Twin Towers à New York. Il me pressa de continuer lorsque je lui dis que nous ne demandions pas aux gens de croire à l’information. Ceci ne semblait pas le concerner.

Il me posa des questions concernant le travail au bureau de Share International. Je parlai de la méditation de transmission. Il se montra très intéressé et posa différentes questions. Comment nous arrangions-nous pour maintenir notre attention ? Je parlai de l’usage du OM et déclarai que rester aligné devenait plus facile avec de la pratique, même si pour ma part je trouvais cela assez difficile. Le trajet passa très vite et nous arrivâmes bientôt à mon arrêt. Il se leva poliment et nous nous dîmes au revoir. Je lui dis que j’avais beaucoup apprécié notre conversation. Je descendis du train réconfortée, en pensant que le monde était réellement prêt pour Maitreya.

Qui était mon compagnon de voyage ?

S. M., Richmond, Surrey, Grande-Bretagne

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le jeune homme était Maitreya.]


HomeQuestions-réponses (extrait)

Q. Le pouvoir du peuple se fait sentir de plus en plus et commence à attirer l’attention des médias. Le Kirghizistan est le dernier exemple en date. [1] A t-il été « aidé » par des agents provocateurs ? [2] La révolution « orange » d’Ukraine fut-elle alimentée par des agents provocateurs ? [3] L’exemple du Kirghizistan provoquera-t-il un effet domino dans la région, tout comme chaque exemple précédent de peuple affirmant son pouvoir semble avoir inspiré le soulèvement suivant ?

R. [1] Non. [2] Oui, des deux côtés. [3] Oui, très probablement.

 

Q. John Bolton est l’ambassadeur choisi par George Bush pour représenter les Etats-Unis à l’Onu. J. Bolton a toujours été férocement (pour ne pas dire fanatiquement) opposé aux Nations unies et pourrait réaliser les craintes de nombreuses personnes en minant les Nations unies de l’intérieur. [1] Est-ce l’intention des Etats-Unis ? [2] Si c’est exact, quelles seraient les conséquences pour les Nations unies ?

R. [1] J’en ai bien peur. Mais les Etats-Unis ont toujours considéré les Nations unies comme un organisme uniquement destiné à implanter les intérêts américains. [2] Pendant un certain temps les Etats-Unis vont continuer à dominer l’Onu ou à agir de manière unilatérale – mais cette époque va se terminer.

 

Q. Est-il exact que des soldats américains – notamment ceux qui sont sérieusement blessés, handicapés à vie et/ou traumatisés – sont rapatriés aux Etats-Unis aussi secrètement, aussi discrètement que possible ?

R. Oui.

 

Q. Il existe un groupe de pays – l’Inde, le Japon, le Brésil et l’Allemagne – qui voudraient devenir membres du Conseil de sécurité. Est-ce le signe que le Conseil de sécurité de l’Onuva changer,ou s’agit-il simplement d’une forme de nationalisme de la part de ces pays ?

R. Il s’agit des deux. C’est une forme de nationalisme, bien sûr, ces pays voulant avoir davantage leur mot à dire, mais c’est également la constatation que le veto détenu par un petit nombre de pays – les cinq membres originaux du Conseil de sécurité – dénature l’action des Nations unies. Par exemple, l’Irak n’avait pas respecté dix-neuf résolutions des Nations unies prises à son encontre et ce fut une des raisons invoquées pour l’attaquer. S’il n’avait pas existé de résolutions non satisfaites, l’Irak aurait quand même été attaqué. Ce fut un simple prétexte. Israël n’a toujours pas respecté soixante-trois résolutions des Nations unies car le veto américain empêche toute action à son encontre.

Certains pays s’impatientent enfin de plus en plus de la domination toute puissante du Conseil de sécurité, et celui-ci a maintenant vingt-cinq membres au lieu de quinze. Il a été élargi et chaque membre possède une voix, mais seuls les cinq membres originaux possèdent le droit de veto.

A mon avis, la véritable valeur de l’Onu est mal comprise ; elle n’a pas encore été saisie par certains pays et par l’humanité en général. Les Maîtres l’appellent « l’espoir du monde ». L’Onu est réellement l’espoir futur de l’humanité, et si nous ne sommes pas capables de la préserver et de la débarrasser de tout ce qui réfrène son action, les choses empireront pour l’humanité. Ce qui devrait disparaître en premier, à mon avis, c’est le Conseil de sécurité. Il a accompli sa tâche ; il est dépassé et ne fonctionne plus de manière véritablement utile ni démocratique lorsqu’il s’agit de résoudre les graves problèmes d’aujourd’hui.

L’un de ces problèmes est la situation israélo-palestinienne, et on ne peut rien y changer en raison du droit de veto des Etats-Unis. Les Etats-Unis ne s’intéressent à l’Onu que dans la mesure où ils peuvent exercer un contrôle sur elle. Aux Etats-Unis, vous seriez surpris, l’Onu est presque un mot tabou pour certaines personnes.

De nombreux Américains, les électeurs inconditionnels de Bush, par exemple, haïssent l’idée même des Nations unies. Ceux qui votent pour des gens comme Kerry, ou Clinton, ou n’importe quel démocrate, auront un point de vue différent, mais même eux ne comprennent pas totalement l’importance des Nations unies.

Dans une large mesure, la vision que les Américains se font de l’Onu est celle d’un endroit où ils peuvent faire valoir leur point de vue et leurs intérêts. Ce sont eux qui insistèrent pour que Boutros Boutros-Ghali s’en aille et soit remplacé par l’actuel secrétaire général, Kofi Annan. Kofi Annan a été choisi par les Américains et ce choix a été accepté par les autres nations afin de parvenir à un compromis. Les Américains pensaient que Kofi Annan se montrerait faible, mais étant donné qu’il manifeste son indépendance, ils voudraient maintenant qu’il s’en aille. C’est un homme avisé et juste. Il ne veut pas offenser les Américains. Il sait que lorsque les Etats-Unis ne peuvent agir à leur guise, ils ne paient pas leur dû. Chaque pays paie une somme correspondant à son produit national brut. Etant donné la taille des Etats-Unis et le montant énorme de leur produit national brut, ils paient plus que n’importe quel autre pays. Par conséquent lorsqu’ils n’acquittent pas leur dû, cela limite énormément l’activité de l’Onu. Kofi Annan a naturellement, en tant que secrétaire général, la responsabilité de s’assurer que les différents pays paient ce qu’ils doivent, il est donc « victime d’un chantage » de la part des Etats-Unis et de certains autres pays. Il y a seulement trois pays qui paient leur contribution en temps voulu, sans qu’on le leur demande : ce sont les Pays-Bas, la Norvège et le Canada. Les autres jouent de leur pouvoir politique : « Nous paierons lorsque vous ferez ce que nous vous demandons. » Et ainsi Kofi Annan doit sans cesse manœuvrer pour ne pas renverser l’équilibre du pouvoir.

La première chose à supprimer, à mon avis, est le Conseil de sécurité et le droit de veto qui va avec. Nous aurons alors toutes les nations, la société des nations, le lieu de dialogue des nations, l’Assemblée des Nations unies. Le Conseil de sécurité avait été mis en place pour contrôler quelque peu des pays comme la Russie – la Chine peut-être, mais certainement la Russie – pendant la Guerre froide.

Les Etats-Unis étant extrêmement dominateurs et combatifs, ils sont parvenus à leurs fins et contrôlent dans une certaine mesure ce que fait Israël, même si Israël est largement incontrôlable. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les Etats-Unis renforcent la position d’Israël. Ils contrôlent ce que fait Israël au sens où ils utilisent toujours leur droit de veto, si bien qu’Israël n’est pas contraint de respecter les résolutions de l’Onu. Sans le veto des Etats-Unis, il pourrait y avoir une menace, par exemple un embargo économique, mais les Etats-Unis font le nécessaire pour que cela n’arrive pas car ils travaillent avec Israël. Les Etats-Unis (c’est-à-dire le Pentagone), Israël et certains Etats de l’Europe de l’Est sont les nouvelles puissances de l’Axe dans le monde.

 





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