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Extraits de la revue
Partage international

Juillet/août 2005 - N° 203-204



Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire

  • Les ténèbres se dissipent - par le Maître --, un des membres aînés de la Hiérarchie des Maîtres de Sagesse, dont le nom est bien connu des cercles ésotériques. Pour diverses raisons, son identité n'est pas révélée. Benjamin Creme se trouve en contact télépathique permanent avec ce Maître qui lui dicte ses articles.
  • POINT DE VUE
    • L’impact de l’environnement sur la pauvreté par Wangari Maatha
  • La journée d’un fermier éthiopien
  • Quel est le prix de la guerre ? Quel est celui de la paix ? interview de Martin Broek par C. Quartel
  • Deux fois plus petit, deux fois plus puissant
  • TENDANCES
    • Le G8 accepte de réduire la dette
    • L’Union européenne accepte de doubler l’aide
    • Adopt-A-Minefield lance un appel
    • Initiatives environnementales
    • Augmentation des ventes de voitures hybrides
    • Détecteurs de microbes
  • LE RESPECT DE LA LOI
    • Appels à la fermeture de la prison de Guantánamo
    • La Grande-Bretagne condamnée
    • Tony Blair doublement attaqué
  • LES PRIORITES DE MAITREYA
    • Plus d’un million d’enfants travaillent dans les mines
    • Des demandeurs d’asile secourus
    • L’Onu félicite l’Espagne
    • Rapport 2005 d’Amnesty International
    • Mettons fin à la discrimination féminine
  • Eléments pour une paix durable (1 èrepartie) interview de Mazin Qumsiyeh par A. Bistrich
  • Conférence interreligions sur la justice et la paix en Afrique par Todd Lorentz
  • 26 000 visages
  • FAITS ET PREVISIONS
    • Préservation de la nature à Puerto Rico
    • L’Onu agit vigoureusement pour la paix
  • Extraits de la Déclaration de la Conférence de Kericho

HomeLes ténèbres se dissipent

par le Maître --, par l’entremise de Benjamin Creme

Nulle part ailleurs que sur Terre la division et la discorde ne dominent autant la vie planétaire. Nulle autre planète de notre système n’est si immergée dans la compétition, aucune n’ignore à un tel degré les avantages de la coopération. En aucun autre lieu ne s’observent les résultats de semblable démence : angoisse et maladies de toute nature ; richesse côtoyant l’indigence ; insécurité et guerre.

Pourquoi devrait-il donc en être ainsi ? Pourquoi faudrait-il que les habitants d’un monde si extraordinairement fertile s’en disputent à ce point la possession ?

Dans une certaine mesure, la réponse tient à la richesse même des ressources terrestres. La Terre est, de tous les mondes, le plus densément matériel, et depuis une époque archaïque les hommes, sous l’emprise de la fascination qu’exerce une telle richesse matérielle, se sont opposés et combattus pour s’en assurer la maîtrise. Cela a conduit le règne humain (et avec lui le règne animal) au bord de la destruction. Avec la bombe atomique, c’est son existence même que l’homme a mise en danger.

Plus que toute autre chose, ce péril a joué un rôle déterminant dans la décision qu’a prise Maitreya de revenir avec son groupe dans le monde moderne, au moins mille ans avant la période fixée initialement. Il entend user d’une bienveillante persuasion pour détourner les hommes de l’abîme, et leur montrer tout le danger et la destructivité de leur soif de pouvoir, leur cupidité et leur compétitivité.

La voie de la coopération

Il leur indiquera une voie plus simple, celle de la coopération, de la justice et de la confiance. Nombreux sont ceux qui, dans leur cœur, renoncent à l’iniquité du matérialisme qui actuellement imprègne la planète. Ceux-ci aspirent à la justice et à la paix, ils descendent dans la rue pour les voir instaurées. De plus en plus, les peuples du monde prennent conscience qu’en s’unissant ils ont le pouvoir de changer l’action des puissants. Ainsi Maitreya fait-il confiance au peuple, et se fait-il l’écho de ses revendications. Ainsi se joint-il à ses manifestations, pour y faire entendre sa voix.

Un nouvel état d’esprit

Si l’avarice demeure généralement dominante, on assiste dans quelques pays à de nouvelles prises de conscience, notamment de la part des hommes politiques. On annule les dettes des pays les plus pauvres et l’on aborde d’une manière nouvelle l’écrasante pauvreté de tant d’hommes. On commence ainsi à recueillir les fruits de vingt années de labeur. Les énergies bénéfiques de Maitreya font leur œuvre magique, et un nouvel état d’esprit gagne en puissance.

Ainsi, des habitudes et des comportements immémoriaux commencent-ils à perdre de leur
emprise face à la vague d’énergies nouvelles et irrésistibles que manient Maitreya et son groupe. Les hommes n’ont à avoir peur de rien ; les humbles, les pauvres, ceux qui n’ont d’autre pouvoir que de travailler sans fin hériteront de la Terre. Les hommes apprendront la beauté de la coopération et du service et, l’un après l’autre, les bastions du pouvoir s’effondreront. Les empires de puissance et de richesse disparaîtront alors qu’une nouvelle propension au partage et à l’unité gagnera l’esprit des hommes. Ainsi en sera-t-il ; ainsi l’égarement de l’homme prendra-t-il fin, ainsi reprendra-t-il son ascension.


HomeAider les fermiers africains

interview de Sarah Gillam par Gill Fry

Fam-Africa (Food and Agricultural Research Management) est une ONG britannique centrée sur la réduction de la pauvreté des travailleurs agricoles africains les plus démunis. Dans le cadre de projets en cours dans plusieurs pays (Ethiopie, Kenya, Afrique du Sud, Tanzanie et Ouganda), elle travaille aux côtés de petits fermiers et de bergers pour les aider à tirer un meilleur parti des terres dont ils vivent.

Plus de 80 % des Africains n’ont d’autre nourriture que celles qu’ils tirent du sol et de leurs troupeaux. Son expérience auprès des plus nécessiteux a convaincu Farm-Africa qu’il suffit d’une assistance, même faible, pour que des petits fermiers et des bergers africains à la limite de la survie améliorent d’une façon spectaculaire leurs vies. Pour cette ONG, il ne fait aucun doute que le continent a de quoi nourrir sa population – et que, pourvu que soit disponible le soutien adéquat, sa vision d’une Afrique rurale prospère est réalisable. Elle fait partie des 463 organisations qui participent à la campagne « Abolissons la pauvreté ». Une de ses membres, Sarah Gillam, répond aux questions de Gill Fry pour Partage international.

 

Partage international : Quand Farm-Africa a-t-elle démarré, et quelle est sa tâche principale ?

Sarah Gillam : Nous avons commencé en 1985, à la suite de la famine en Ethiopie. C’est Michael Woods qui, après s’être retiré de Service des médecins volants qu’il avait fondé au Kenya, a lancé notre organisation avec David Campbell, alors directeur d’Oxfam pour l’Afrique de Est, qui s’était aperçu que la mauvaise qualité de l’alimentation entrait pour une bonne part dans les maladies qu’il traitait.

Nous travaillons principalement dans trois domaines : la petite agriculture et les activités pastorales et forestières.

 

PI. Votre travail est donc très local ?

SG. Oui. Il s’agit d’introduire dans la gestion des ressources naturelles une technologie et des approches innovantes. Nous travaillons avec les plus pauvres d’entre les pauvres. Par exemple, en ce qui concerne les petites exploitations, nous pouvons nous associer à des organismes de recherche sur de nouvelles variétés de plantes, plus résistantes aux maladies (mais non des OGM), comme les patates douces ou le manioc. Un projet a été lancé récemment sur le problème du virus de la mosaïque, qui touche cette dernière plan-te : la récolte étant passée de 16 tonnes par hectares à 2, nous avons, en collaboration avec un institut de recherche, procuré trois ou quatre nouvelles variétés à des fermiers pour qu’ils les cultivent dans des champs expérimentaux afin que, en fonction de critères de productivité et de goût, ils choisissent les plus intéressantes. Ils ont aujourd’hui un surplus de récoltes, qu’ils ont pu vendre – tels quels, ou transformés en farine, voire en pains et en beignets. Cela, grâce à la petite usine destinée à moudre le manioc et à en tirer des sous-produits qu’ont financés des investisseurs japonais, très impressionnés par le projet et par ses premières réalisations. Voilà un exemple de développement de la petite agriculture.

Nous travaillons actuellement avec les bergers nomades, en particulier en Afar (Ethiopie). Nous disposons de camps mobiles comprenant un vétérinaire, assisté d’un membre de la communauté visitée, spécialisé dans les questions de santé animale. Ces camps vont là où se trouvent les bergers et les aident à introduire de nouvelles méthodes dans leur manière de s’occuper de leurs troupeaux. Ainsi, il n’y a pas longtemps, il y a eu une sécheresse dans la zone où circulaient les bergers : nous avons monté un abattoir mobile pour tuer les animaux les plus faibles, tout en gardant les femelles afin de reconstituer leurs troupeaux une fois la crise passée.

 

PI. Pourriez-vous décrire votre travail dans les régions forestières ?

SG. Nous travaillons, en Ethiopie et en Tanzanie, sur les questions de gestion communautaire de forêts. Environ 20 000 hectares disparaissent chaque année en Ethiopie, du fait de la croissance démographique – les abattages procurant du combustible ainsi que de nouvelles terres cultivables. Cette situation aggrave considérablement l’érosion des sols ainsi que l’évolution du climat. Nous sommes aux côtés de communautés qui vivent soit dans les forêts, soit à proximité. En accord avec le gouvernement, nous avons réparti celles-ci entre les groupes communautaires, de sorte qu’ils en sont maintenant propriétaires, et responsables. Si quelqu’un vient faire des coupes claires dans la forêt, il existe désormais des accords légaux entre la communauté et le gouvernement qui garantissent l’application de la loi.

Autre projet à venir, toujours avec les mêmes populations : enrichir et diversifier leurs sources de revenus, en se lançant dans l’apiculture, par exemple. Cela les conduira à moins dépendre de la forêt.

 

PI. Qu’attendez-vous de votre réforme rurale ?

SG. En Afrique du Sud, plus précisément au nord de la région du Cap, nous procédons à un programme de restitution des terres à ceux qui en ont été spoliés. On en distribue aussi des lots aux communautés les plus pauvres, et nous les assistons dans les premiers pas de leurs activités fermières.

L’un des problèmes que nous rencontrons en Afrique du Sud, en particulier en ce qui concerne ce programme de restitution, c’est que certaines personnes se trouvent à 150 ou 300 km des terres dont leurs ascendants ont été chassés, il y a 50 ou 60 ans, par le régime d’apartheid. Beaucoup en sont aujourd’hui légalement propriétaires mais, vu les distances, ils ne sont pas en mesure de venir s’y établir.

 

PI. Dans ces cas, leur accordez-vous un soutien financier ?

SG. Nous ne donnons jamais d’argent, mais, par exemple, nous pouvons fournir des brebis et des chèvres. Nous procurons deux chèvres d’une race locale à une famille, puis nous les croisons avec un bouc Toggenberg (race britannique), de façon à mêler à 50 %-50 % leurs patrimoines génétiques. Puis un nouveau croisement portera la proportion du mélange à 75 % (Toggenberg)-25 %. On obtient en bout de course une chèvre laitière d’une grande robustesse, qui peut produire quatre litres de lait par jour. Les propriétaires donnent alors leurs deux premières chevrettes à une autre famille pauvre, qui poursuit les opérations de croisements.

 

PI. Comment décidez-vous des bénéficiaires ?

SG. C’est la communauté qui choisit. Les chefs et les officiels locaux se réunissent pour déterminer la personne qui en a le plus besoin, souvent une veuve. Les veuves ont un statut social particulièrement défavorisé, précaire ; on les laisse tout simplement se débrouiller. Le choix se porte aussi souvent sur les femmes seules ou chefs de famille, les personnes âgées, les jeunes que le sida a privé de leurs parents – la file d’attente des bénéficiaires de nos programmes est longue, et très variée.

Nous intervenons en majeure partie dans la campagne, où il n’y a ni électricité, ni eau courante ni système d’épuration. Les gens doivent souvent aller chercher leur eau dans un trou de rivière asséchée situé à 3 ou 4 heures de marche – c’est en fait toute la famille qui y va avec des bidons.

Peu mangent de la viande, c’est un luxe. On se contente d’une nourriture extrêmement maigre : des légumes tout le temps, en fait, qui constituent un régime très pauvre. Ce sera du manioc, de la bouillie de maïs, des plats à base de féculents – ce qui revient à manger des patates tous les jours. La plupart de ces gens ne disposent que d’un demi ou d’un hectare, où ils cultivent quelques plantes comme les patates douces et, dans certaines régions, du maïs et du sorgho ; en Ethiopie, un ou deux arbres proches de notre citronnier, un manguier, un noyer. Parfois, un avocatier ou un papayer.

 

PI. Y a-t-il des écoles dans la région ?

SG. Les écoles sont à une heure de marche. Les enfants s’y rendent pieds nus par des chemins caillouteux et boueux. Mais, par exemple, le Kenya a maintenant une éducation primaire pour tous qui assure aux enfants huit ans de scolarité gratuite. S’ils vont ensuite à l’école secondaire, il leur faudra payer des droits d’inscription.

 

PI. Pouvez-vous dire un mot de la campagne « Abolissons la pauvreté », et pourquoi vous l’avez rejointe ?

SG. C’est une vaste coalition que vous connaissez. Nous partageons ses buts : commerce équitable, abandon de la dette, augmentation et amélioration de l’aide. Naturellement, chaque organisation sera davantage présente dans le ou les domaines les plus proches de ses propres engagements. En ce qui nous concerne, nous nous intéressons plus particulièrement à la question de l’aide. Etant donné que nous travaillons surtout avec des organisations engagées sur le terrain et auprès de gens qui sont réellement dans une situation de misère, nous nous sentons moins concernés par les questions de commerce international. Notre raison d’être, c’est d’aider les gens à améliorer par eux-mêmes leur alimentation.

Nous travaillons à élaborer des aides de mieux en mieux ciblées, qui ne soient donc pas uniquement de type bilatéral, de gouvernement à gouvernement, mais qui bénéficient également à la société civile. L’argent que l’on recueille va directement aux communautés, et l’on en voit très vite les résultats. Il faudrait demander plus. Accorder une aide bilatérale est, certes, plus facile, mais l’aide ciblée, même si cela coûte plus cher d’en effectuer le suivi, est plus efficace. Nous voudrions aussi que l’on rende compte de l’aide [publique] britannique aux citoyens, afin que nous puissions savoir de quelle manière notre argent, nos impôts sont dépensés.

 

PI. L’éradication de la pauvreté est-elle possible et, si oui, à quelle échéance ?

SG. A moins que les choses ne changent radicalement, il est probable que la pauvreté s’aggrave en Afrique ; en fait, la Banque mondiale prévoit une augmentation du nombre de pauvres en Afrique et dans le Moyen-Orient d’ici 2015 ; et les évolutions actuelles ne laissent guère d’espoir quant à la réalisation des principaux Objectifs du millénaire (ODM) fixés par l’Onu pour 2015. Par exemple, les deux ODM proposant de réduire de moitié le nombre des personnes vivant dans la pauvreté absolue ainsi que de celles souffrant de la faim, ne seront jamais atteints, si l’on s’en tient aux tendances présentes. La pauvreté la plus extrême se trouve en Afrique sub-saharienne, où près de la moitié de la population vit avec moins d’un dollar par jour – moins de 0,80 euro.

 

PI. Que doit-on faire pour changer cette situation et créer la volonté politique nécessaire ?

SG. Il faut participer à la campagne, en écrivant à son député, en se manifestant par toutes sortes de moyens. En écrivant à Tony Blair, comme la campagne « Abolissons la pauvreté » a encouragé à le faire, en entrant en contact avec tous nos représentants et tous les lobbies.

 

PI. Pensez-vous que les manifestations sont efficaces pour faire connaître la volonté des gens, et serez-vous à celle prévue lors du G8 en Ecosse ?

SG. Bien sûr, qu’elles sont efficaces – et oui, nous serons à Edimbourg le 2 juillet et à Gleneagles le 6. Si personne ne parlait du G8 et qu’il n’y avait personne dans les rues, ses participants sentiraient peut-être comme un manque d’intérêt. Nous leur disons, au contraire, que nous sommes très intéressés par ce qu’ils vont se dire.

Pour plus d’information : farmafrica.org.uk [Source : Farm-Africa]


HomePriorités de Maitreya

Un coût élevé en vies humaines

« Dans le monde, des hommes, des femmes et des petits enfants n’ont même pas le minimum nécessaire pour survivre ; ils s’entassent dans les villes de nombre des pays les plus pauvres du monde. Ce crime me remplit de honte. Mes frères, comment pouvez-vous regarder ces gens mourir sous vos yeux et vous considérer comme des hommes ? Mon dessein est de les sauver d’une famine certaine et d’une mort inutile. Mon dessein est de vous montrer que la solution, pour venir à bout de vos problèmes, est d’écouter à nouveau la véritable voix de Dieu à l’intérieur de votre cœur, et de partager les ressources de ce monde des plus fertile avec vos frères et sœurs où qu’ils soient. » Maitreya, message n° 11

Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que durant le mois de mai 2005, 670 000 personnes sont mortes inutilement de faim et de la pauvreté.


HomeLa voix du peuple

La voix du peuple bolivien

La question de la gestion des ressources naturelles en Bolivie est à l’origine du renversement de deux présidents en l’espace de moins de deux ans. La pression exercée par les pauvres, y compris les indigènes boliviens, afin de nationaliser le secteur de l’énergie, a causé la démission du président Carlos Mesa, en juin 2005.

Par la suite, le Congrès bolivien a désigné Eduardo Rodriguez comme président. A la tête de la Cour suprême jusqu’à sa nomination, E. Rodriguez a accepté le poste avec l’objectif de provoquer de nouvelles élections afin de renouveler les pouvoirs publics. L’Armée et l’Eglise ont également joué un rôle clé dans cette tournure inattendue des événements, apportant tous les deux leur soutien à E. Rodriguez.

Après des semaines de manifestations, La Paz, capitale de la Bolivie, s’est réveillée en espérant que la nomination du nouveau président mette un terme aux quatre semaines de manifestations. Les organisations impliquées dans les manifestations se sont réunies, notamment à El Alto, théâtre de grandes manifestations sur les carburants, afin de décider de la continuation des manifestations jusqu’à ce que le nouveau gouvernement nationalise les énormes réserves de gaz naturel bolivien. Les manifestants ont brandi des banderoles où était écrit « Le peuple veut les nationalisations ».  

« Nous voulons retourner dans nos villages. Nous donnons dix jours au nouveau gouvernement pour nationaliser le gaz et convoquer une nouvelle assemblée constitutionnelle », a déclaré le leader des fermiers Roman Loayza. Evo Morales, le leader indigène de Movimiento al Socialisme (Mouvement pour le socialisme) réclame également une trêve avec le nouveau gouvernement jusqu’à ce que E. Rodriguez ait constitué son cabinet ministériel.

« Nous reviendrons manifester en masse dans les rues si ce président ne respecte pas la volonté du peuple, a déclaré un des ouvriers qui a participé à la dernière marche à La Paz. La grève doit continuer jusqu’à ce que le secteur pétrolier soit nationalisé. Nous devons maintenir le blocus. »

« Nous n’avons rien à faire de ce nouveau président que nous trouvons médiocre, a déclaré Jaime Solares, leader de Central Obrera Boliviana (COB) qui est parmi les plus radicaux, à moins qu’il fasse ce que nous lui demandons. »

Les représentants de l’Eglise ont été plus modérés dans leurs réactions, mais leurs positions ont été néanmoins claires. Selon l’évêque de El Alto, Jesus Juarez : « Tout en étant dans le respect de la loi, les Boliviens ont le droit d’exiger que les hydrocarbures les aident à réduire leur pauvreté. Si les lois ne conviennent pas aux gens, nous devons alors nous réunir afin de les négocier, et non pas les imposer. »

Pendant ce temps, une trêve sociale semble s’être graduellement installée en Bolivie. La plupart des organisations sociales ayant participé au blocus national ont été invitées à une réunion avec le président Rodriguez afin de discuter, parmi d’autres sujets, de la nationalisation des hydrocarbures. Bien que le leader de l’organisation Fejuve Altena, Abel Mamani, ait déclaré que la plupart des organisations étaient prêtes à participer à la réunion afin de trouver une solution consensuelle, le secrétaire exécutif de COR, Edgar Patana, a dit qu’il préférait personnellement poursuivre les manifestations avant de rencontrer le gouvernement, « parce que nous n’avons pas encore atteint tous nos objectifs. Ils doivent continuer à écouter la voix du peuple. »

[Sources : La Razón de Bolivia, El Diario, Bolivie ; El País, Espagne]

 

HomeEn finir avec la pauvreté

Le rassemblement Make Poverty History (MPH) (En finir avec la pauvreté), programmé le 2 juillet à Edimbourg (Ecosse), vise les dirigeants des pays les plus riches du monde qui se réunissent pour le sommet du G8, à Gleneagles (Ecosse) du 6 au 9 juillet. La campagne du MPH, ainsi que celle du Jubilee Debt Campaign et de nombreuses autres organisations, réclament un commerce juste et équitable, l’annulation de la dette ainsi qu’une aide plus importante et efficace pour les pays les plus pauvres du monde. Des dizaines de milliers de personnes sont attendues pour ce rassemblement.

Ajouté à cela, le Global White Band Day (Journée mondiale des banderoles blanches) se déroulera le 1 er juillet. Au cours de cette journée organisée par le Global Call to Action against Poverty (Appel mondial pour l’action contre la pauvreté), des banderoles blanches portant les mots « Make Poverty History » seront déployées sur la façade des immeubles, dans le monde entier, dans le but de demander aux leaders du G8 de prendre des mesures afin de favoriser un commerce plus juste et équitable, l’annulation de la dette ainsi qu’une aide plus importante et efficace.

Commencée en 2004, la campagne de Make Poverty History a connu une croissance rapide et forme maintenant une coalition regroupant 463 organisations, œuvres caritatives, syndicats, groupes religieux, et une sélection assez remarquable d’organisations représentant toutes les tendances politiques. Selon Richard Curtis, le fondateur de MPH : « Si 50 000 personnes mourraient à Londres le lundi, à Rome le mardi et à Paris le vendredi, les leaders du G8 trouveraient la solution. »

Au Royaume-Uni, plus de trois millions de personnes ont acheté un brassard blanc, symbole de l’organisation. Selon MPH : « En le portant, vous adhérez à un mouvement d’envergure mondiale sans précédent, dont le but est de mettre fin à l’extrême pauvreté – ainsi vous affirmez qu’il est temps d’empêcher le fait que plus de 200 000 personnes meurent chaque semaine de maladies tout à fait évitables. » L’ouvrage du MPH , How to defeat world poverty in seven easy steps (Sept étapes simples pour vaincre la pauvreté dans le monde), de Géraldine Bedell (Penguin), est rempli de bonnes idées pour s’impliquer.

Afin de marquer la campagne Make Poverty History, des concerts Live 8 organisés par le musicien et militant Bob Geldof se dérouleront le 2 juillet dans cinq grandes villes avec la participation de nombreux musiciens et chanteurs célèbres. D’autres rassemblements et concerts sont programmés à Edimbourg pour le 6 juillet en même temps que le sommet du G8. Vingt ans après les concerts du Live Aid, B. Geldof explique comment les gens peuvent apporter leur aide : « Live 8 incite les gens à travers le monde à s’unir dans un seul appel – en 2005 c’est votre voix qui nous intéresse, pas votre argent. »

Bob Geldof parle de l’occasion unique que représentent les événements d’Edimbourg : « C’est sans aucun doute un moment dans notre histoire où les gens ordinaires pourront saisir l’occasion de réaliser quelque chose de vraiment monumental et demander aux huit leaders mondiaux présents au G8 de mettre fin à la pauvreté. Le pouvoir de changer le cours de l’histoire est entre les mains des leaders du G8. Ils prendront les mesures nécessaires seulement si des dizaines de milliers de personnes leur montrent que trop c’est trop. En doublant l’aide, en annulant complètement la dette et en instaurant des relations commerciales justes avec l’Afrique, le G8 pourrait changer l’avenir de millions d’hommes, de femmes et d’enfants. »

[Sources : www.Makepovertyhistory.org; www.Live8live.com; www.white-band.org.]


HomeSignes

Arcs-en-ciel dans une église

Un mystérieux arc-en-ciel est apparu à deux reprises sur le plafond d’une église à Casey County, dans le Kentucky (Etats-Unis), en mai 2005.

Le pasteur Rick Hogue vit cet arc-en-ciel pour la première fois le 22 mai alors qu’il enseignait le catéchisme dans le sanctuaire de Rich Hill Christian Church. Il le décrivit comme un arc de lumière, d’environ deux mètres de diamètre, qui changea légèrement de longueur, de largeur et de couleur avant de disparaître.

L’image de l’arc-en-ciel est réapparue sur le plafond bas du sanctuaire au début du culte du matin devant soixante membres de la congrégation. Le pasteur Hogue a déclaré : « Il avait trois lumières brillantes au milieu. De nombreux témoins l’ont vu. Lorsqu’il est apparu tout le monde fut saisi de stupeur – il y eut un profond silence. L’éclat de cet arc-en-ciel était incroyable. » Sa femme en a décrit les couleurs : du pourpre, du rouge, du vert avec des traces de jaune.

Le ciel à l’extérieur était nuageux. Le pasteur ajusta les stores, déplaça les objets brillants et éteignit les lampes pour voir si un reflet de lumière était à l’origine de cet arc-en-ciel, mais celui-ci demeura inchangé et disparut seulement à la fin du culte. « Je continue à demander au Seigneur de me donner suffisamment de discernement pour comprendre vraiment ce que cet arc-en-ciel signifie », a déclaré R. Hogue.

[Sources : Courrier Journal, Casey Country, Etats-Unis]

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l’arc-en-ciel était un miracle manifesté par Maitreya.]


HomeTournée de Benjamin Creme au Japon

Une fois encore, les conférences de Benjamin Creme ont été bien accueillies à l’occasion de sa tournée 2005 au Japon. De nombreuses personnes se sont déplacées de loin pour y assister.

La conférence de Tokyo, le 14 mai, a attiré un public attentif de plus de 1 800 personnes – dont 70 % étaient venues pour la première fois – et le lendemain près de 500 personnes assistèrent à la méditation de transmission. La conférence d’Osaka, le 21 mai, attira près d’un millier de personnes et 350 étaient présentes à la méditation de transmission le lendemain. Plus de 450 personnes ont assisté à la conférence de Nagoya le 24 mai.

Les groupes japonais ont fourni de gros efforts pour parvenir à ce succès, partageant idées, ressources et documentation. Ils ont distribué plus de 400 000 petites brochures, fait insérer à leurs frais plus d’un million de prospectus dans des journaux locaux et loué des espaces publicitaires dans les gares pour y poser de grandes affiches. Maitreya est apparu à un membre du groupe de Tokyo qui lui a demandé comment «  il » avait entendu parler de la conférence, et il a répondu qu’il avait vu « les affiches posées partout ».

The Laws of Life, ouvrage nouvellement publié regroupant les enseignements et les prévisions de Maitreya, bénéficia d’une large publicité dans les journaux et fut proposé à toutes les conférences. 750 exemplaires ont été vendus.

Maitreya et le Maître Jésus étaient présents à toutes les conférences et ont été reconnus par des membres du groupe et même photographiés. (voir dans notre rubrique Courrier des lecteurs : Révélation intérieure et Leçon particulière)

Sur de nombreuses photographies prises à l’occasion des conférences, on peut voir des bénédictions de Maitreya ou du Maître Jésus. Une photographie particulièrement belle fut prise à Nagoya pendant la bénédiction de Maitreya au début de la conférence.

La tournée s’est terminée par la rencontre des groupes de transmission à Shiga du 27 au 29 mai, à laquelle ont assisté 148 co-workers venus de tout le Japon. Chacun est rentré chez soi rempli d’une aspiration renouvelée et déterminé à continuer à faire connaître l’information.

Légende photo

Photographie montrant des tourbillons d’énergie manifestés durant l’adombrement de Benjamin Creme lors de la bénédiction de Maitreya, au commencement de la conférence de Nagoya (Japon), en mai 2004.


Les mensonges dévoilés

Home Irak : révélation sur les premiers plans américains

Un document hautement confidentiel, divulgué pendant la campagne qui a précédé les élections législatives en Grande-Bretagne, indique que l’administration Bush avait décidé de renverser le président Saddam Hussein huit mois avant de lancer son attaque contre l’Irak, qu’elle avait manipulé les services secrets dans ce but et qu’elle n’avait jamais eu sérieusement l’intention d’essayer d’éviter la guerre par des moyens diplomatiques.

Ce document, rédigé par Matthew Rycroft, membre des services secrets britanniques, est basé sur des notes qu’il a prises pendant une rencontre qui s’est déroulée en juillet 2002 entre le premier ministre Tony Blair et ses conseillers, notamment Richard Dearlove, chef des services secrets britanniques, qui venait de rencontrer des membres de l’administration Bush.

On peut lire dans ce document : « Le président George W. Bush voulait se débarrasser de Saddam Hussein par une action militaire, en invoquant le terrorisme et les armes de destruction massive. Mais les Services secrets et les faits devaient se conformer à la politique. Il semblait clair que G. Bush avait pris sa décision d’engager une action militaire, même si le moment n’était pas encore décidé. Cependant les arguments étaient peu probants. Saddam Hussein ne menaçait pas ses voisins et ses capacités en matière d’armes de destruction massive étaient inférieures à celles de la Libye, de la Corée du Nord ou de l’Iran. »

Le document affirme que le président Bush avait décidé de renverser Saddam Hussein près de huit mois avant que les troupes américaines et britanniques n’envahissent l’Irak. Résumant le point de vue de R. Dearlove, chef des services secrets, après qu’il ait consulté les responsables américains, le document déclare : « L’action militaire était désormais considérée comme inévitable. » Au même moment, l’administration Bush assurait le public que la décision de faire la guerre n’avait pas encore été prise et que l’Irak pouvait empêcher une action militaire en se pliant aux résolutions des Nations unies qui visaient à interrompre ses programmes de fabrication d’armes chimiques, nucléaires, biologiques et de missiles.

Le cabinet du premier ministre Tony Blair n’a pas contesté l’authenticité du document, mais la Maison Blanche a catégoriquement nié les faits avancés. John Conyers, représentant américain du House Judiciary Committee, a fait circuler une lettre ouverte demandant au président Bush davantage d’explications.

[Sources : The Chicago Tribune, Los Angeles Times, Etats-Unis]

 

HomeEffet de serre : falsification de documents

The New York Times a obtenu des documents du Government Accountability Project (un groupe d’intérêt non lucratif qui offre son appui aux whistleblowers, des citoyens qui tirent sur la sonnette d’alarme) apportant la preuve qu’un fonctionnaire de la Maison Blanche a minimisé le lien existant entre le réchauffement climatique et les émissions de gaz à effet de serre.

Philip Cooney est le chef du conseil de la Maison Blanche pour la qualité de l’environnement, un organisme qui aide à fixer et à promouvoir la politique du gouvernement en matière d’environnement. Avant de rejoindre l’équipe de la Maison Blanche, il travaillait pour l’American Petroleum Institute, le plus grand groupe représentant les intérêts de l’industrie pétrolière. Il ne possède aucune formation scientifique, mais sur plusieurs rapports (en 2002 et en 2003) il a censuré et « corrigé » les résultats de recherches sur le changement climatique déjà approuvés par des scientifiques appointés par le gouvernement et ceux qui les supervisent (y compris certains hauts responsables de l’administration Bush).

Commentant les distorsions introduites par P. Cooney, les climatologues et les écologistes ont dit qu’elles étaient très significatives de l’influence discrète de P. Cooney et d’autres fonctionnaires ayant des attaches avec les industries énergétiques qui ont longtemps combattu les restrictions visant à diminuer les émissions de gaz à effet de serre.

[Source : The New York Times, Etats-Unis]


HomeLe pouvoir de l’individu

interview de Marion Bloem par Felicity Eliot

Un coup d’œil aux nouvelles du jour nous donne un aperçu assez clair des sociétés industrielles occidentales qui s’orientent dans deux directions – une faction regardant vers l’extérieur, observant les changements et les idées nouvelles, l’autre se montrant de plus en plus suspicieuse, introvertie et fermée, et surtout, rejetant tout ce qui est nouveau ou étranger.

Tandis que le chômage augmente et que l’économie périclite, les dépenses publiques diminuent et la politique d’immigration se durcit. Pendant ce temps, les médias parlent de centaines de milliers de personnes qui fuient leur pays à la recherche de sécurité, d’une chance de vivre, de nourrir et d’élever leurs enfants.

D’innombrables personnes sont arrivées mortes dans le nouveau pays, et nous entendons parler des cadavres échoués sur les plages de la Méditerranée. Qu’est-ce que peut faire un être humain ordinaire – un individu isolé et sans pouvoir – face à une telle misère ?

Marion Bloem, auteur et artiste de renom, a été sollicitée afin de prendre part à une campagne visant à attirer l’attention du public sur le calvaire des immigrés aux Pays-Bas. En compagnie d’autres célébrités, elle a été l’hôte pendant un ou deux jours d’une famille de demandeurs d’asile – une mère angolaise, sa fille et son jeune fils.

Leur histoire, faite d’injustice et de pauvreté, de violence et de profond désespoir, a conduit Marion à intervenir en leur nom et au nom des milliers d’autres demandeurs d’asile aux Pays-Bas. Elle-même est fille d’immigrés venus d’Indonésie en 1951.

 

Partage international : Depuis combien de temps « votre » famille de réfugiés se trouve-t-elle aux Pays-Bas ?

Marion Bloem : Depuis dix ans. La fillette a 11 ans et à présent, on leur a dit qu’ils devaient partir, ils n’ont plus la permission de rester. Mais la mère est malade, profondément déprimée et traumatisée. Des membres de sa famille ont été abattus et elle a été violée par un policier en Angola. Sa fille, qui s’occupe d’elle, va à l’école ici, aux Pays-Bas, et ne parle aucune des langues de l’Angola. J’ai demandé à la fillette ce qu’elle souhaitait étudier ; elle veut devenir avocate pour les droits de l’homme.

 

PI. Mais pourquoi doivent-ils retourner en Angola ?

MB. D’après les autorités, son viol n’était pas un « viol politique ».

 

Marion continua à parler de beaucoup d’autres réfugiés et demandeurs d’asile, racontant comment ils sont traités par l’actuel gouvernement néerlandais.

MB. Comment des gens peuvent-ils faire de telles lois et jeter à la rue des gens qui n’ont nulle part où aller ? Certaines personnes n’ont même plus de pays – certains pays ont cessé d’exister, mais des réfugiés sont quand même renvoyés vers un pays qui n’existe plus.

 

PI. Que peut-on faire ? Qu’est-ce qu’un « citoyen ordinaire » peut faire ?

MB. C’est pourquoi nous avons pensé au projet « Een Royaal Gebaar » (Un geste royal), qui comprend un livre et un CD portant le même titre. Il nous fallait éviter les grands médias que le gouvernement utilise pour diffuser ses mensonges.

 

A l’occasion de la célébration du 25 e anniversaire de l’accession au trône de la reine Beatrix, Marion a décidé de faire connaître le calvaire des demandeurs d’asile. Intitulée Un Geste royal, une pétition et une lettre ont été envoyées online, demandant à la Reine de marquer son anniversaire par un geste de clémence et de générosité – une amnistie générale pour les demandeurs d’asile aux Pays-Bas. En tout juste deux semaines, près de 200 000 personnes ont signé la pétition et d’innombrables autres ont écrit aux journaux, demandant que les réfugiés bénéficient d’un traitement humain. Ces réactions des néerlandais ont été réunies dans un livre sur la crise des réfugiés pour montrer que des protestations émanent de toutes les couches de la population et de tous les secteurs de la société.

Ce livre comporte en outre des faits, des chiffres et des informations montrant à quel point le gouvernement néerlandais enfreint la Convention de Genève sur le traitement et les droits des réfugiés.

MB. N’est-ce pas une ironie ? Soixante années se sont écoulées depuis la Seconde Guerre mondiale et la libération de ce pays, et il y a eu des commémorations et tout le monde se souvient de ce que c’est que d’être « libre » – mais nous devons plaider en faveur de gens qui ne sont absolument pas libres d’être traités dignement et humainement.

Je ne m’attendais bien évidemment pas à ce que la reine fasse quelque chose – je parlais de tous les Néerlandais se sentant concernés – même si, naturellement, la reine aurait pu faire quelque chose pour aider. Elle aurait pu utiliser sa position et son influence.

PI. Existe-t-il une solution à ce problème en général ?

MB. Je pense que nous devrions ouvrir les frontières nationales partout. Laissons les gens se domicilier officiellement partout où ils vivent. Ouvrons nos frontières et laissons les gens libres de décider pour eux-mêmes. Nous obtenons le plus possible de couverture médiatique et demandons aux gens de passer l’information au sujet de la campagne. Je ne voulais pas que des gens puissent dire : « Je ne savais pas ».

 

Marion fait remarquer qu’une partie du problème qui touche toute l’Europe est que tandis que le fossé existant entre les riches et les pauvres s’élargit, les gens craignent de plus en plus de perdre leur emploi.

MB. Nous ne sommes que des gens ordinaires qui en appelons à l’humanité et aux droits de l’homme. Nous ne pouvons pas laisser nos leaders s’en tirer. Si les gens connaissaient ne serait-ce qu’une infime partie des histoires terribles et des souffrances de ces gens qui ne cherchent qu’à vivre et à pouvoir nourrir leurs enfants ! Les Néerlandais (et les autres puissances coloniales) se rendaient partout dans le monde en prenant possession de tout ce qu’ils voulaient. Comment peuvent-ils à présent traiter les gens de cette manière ? La terre appartient à tout le monde. L’histoire devrait nous avoir appris à éduquer les gens, à lutter contre l’ignorance. Je pense que les gens ont du cœur – beaucoup continuent à visiter notre site et à signer la pétition. Et il n’y a pas de raison de cesser de signer. Nous espérons que les gens vont continuer à se faire entendre.

 

PI. Vous voulez dire que c’est la voix du peuple qui peut faire avancer les choses ?

MB. Oui. Si les gens sont informés, ils peuvent agir. Nous avons lancé tout cela en tant que citoyens ordinaires. Les gens peuvent faire la différence s’ils font quelque chose.

Dans ce cas et dans beaucoup d’autres, c’est à des particuliers, à des gens ordinaires, qu’il revient de relever ces défis et de résoudre les problèmes. Les réactions rapides et spontanées à nos initiatives me laissent des raisons d’espérer et de croire au peuple. Ma conviction est que si je vois quelque chose d’injuste et que je ne fais rien… alors qui le fera ?

[Source : www.eenroyaalgebaar.nl]


Courriers des lecteurs

HomeRévélation intérieure

Cher Monsieur,

A la conférence de Benjamin Creme, à Osaka, en mai 2005, un homme grand et corpulent d’une trentaine d’années, au crâne rasé, se présenta au stand des livres dont j’étais chargée en disant : « Nous sommes des moines appartenant à la secte Soto du bouddhisme Zen et nous aimerions parler avec quelqu’un qui soit bien documenté sur la question. A qui pouvons-nous nous adresser ? » Il y avait plusieurs personnes dans le hall portant le badge « information ».« Demandez-leur », répondis-je. Le moine était accompagné d’un jeune homme d’environ dix-sept ans qui me demanda les yeux remplis d’attente : « Maitreya existe-t-il réellement ? » « Oui, il est dans un corps physique et il vit à Londres », répondis-je. « Oh ! C’est merveilleux ! Comme je suis heureux ! » Il exprima sa joie en se frottant la tête avec un large sourire. Je fus émue de constater que cette information pouvait apporter une joie aussi pure à ceux qui l’apprenaient.

Plus tard, le moine revint et me demanda : « Quel livre me conseillez-vous ? » Je lui parlai des différents ouvrages. Il montra un intérêt tout particulier pour Messages de Maitreya, le Christ, et je lui dis alors : « Lorsque vous lisez ces messages à voix haute, vous invoquez l’énergie de Maitreya. Ils sont écrits dans un langage très simple, mais cette simplicité fait qu’il arrive parfois que la profondeur et la complexité de ces enseignements échappent à certaines personnes. » (Cela fut mon cas) « C’est comme un sutra bouddhiste », dit-il. Je répondis : « Nous avons également une édition en anglais. » Il se mit à rire en disant : « Je n’ai pas besoin de l’édition anglaise. » et il ajouta : «  Je ne peux pas acheter beaucoup de livres aujourd’hui. » Tandis qu’il se demandait quel livre choisir, le jeune homme vint lui montrer la Mission de Maitreya, tome I, en disant : « J’aiacheté celui-ci. » Le moine étant toujours indécis, je lui dis : « Pourquoi ne pas décider après avoir entendu la conférence ? » « C’est une bonne idée », répondit-il et il entra dans la salle.

Pendant l’entracte il revint. Il commença à lire Messages de Maitreya, le Christ avec intérêt et il semblait avoir pris la décision de l’acheter. Cependant, comme il semblait vouloir acheter encore autre chose, je lui montrai le numéro spécial de Partage international et le livret Enseignements de la Sagesse éternelle, dont le titre japonais est : Qui suis-je ? Il me demanda alors : «  Qui est ce je ? » Pendant un moment je fus perdue. Il ajouta : « Est-ceMaitreya ? » Je répondis : « Non, je en vous est le même je en moi. Et c’est la même chose avec Maitreya et c’est aussi Dieu lui-même… » J’avais du mal à m’exprimer, je voulais parler du Soi mais je ne retrouvais plus le mot. « Oh ! C’est [… ?] dans le bouddhisme, n’est-ce pas ? » (Je ne pus comprendre le terme bouddhiste.) Puis il alla payer ses livres.

Soudain le jeune homme arriva en courant, plein d’enthousiasme, et il s’exclama avec son large sourire : « C’est vrai, n’est-ce pas ? C’est vrai ! » Je me mis à rire en disant : « N’est-ce pas magnifique si c’est vrai ? » « C’EST vrai ! C’est absolument vrai ! » déclara-t-il. En le regardant, je voyais une telle joie émaner de lui que je me sentis très heureuse. Ces deux hommes étaient-ils des Maîtres ?

K. I., Osaka, Japon

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le « moine » était Maitreya et le « jeune homme » le Maître Jésus.]

 

Les deux lettres qui suivent sont de la même personne :

Leçon particulière

Cher Monsieur,

[1] Le 21 mai 2005, à la conférence de Benjamin Creme d’Osaka, j’étais responsable d’étage. L’un des co-workers me demanda de m’occuper de deux hommes qui étaient venus à la conférence. L’un d’entre eux était grand, il avait le crâne rasé, et l’autre était un jeune homme très petit qui me regardait en souriant. Le plus grand me demanda : « Quelle est l’idéologie du conférencier ? » C’était une question tellement inattendue que je puis seulement répondre que sa conférence n’était basée sur aucune idéologie particulière. L’homme dit alors qu’il voulait parler d’idéologie dans un sens plus large. Il me demanda ensuite si la conférence avait un lien avec R. Steiner ou Krishnamurti. J’expliquai un peu la relation entre Maitreya et Krishnamurti et ajoutai que le conférencier n’avait pas l’intention de parler d’une idéologie particulière ni d’un enseignement, mais qu’il souhaitait simplement transmettre une information. Je lui demandai d’écouter la conférence attentivement. Le jeune homme me demanda alors avec un sourire s’il pourrait poser une question générale. Je répondis : « Notez-la par écrit et soumettez-la. Si M. Creme a suffisamment de temps il y répondra aujourd’hui et sinon, il y répondra dans la revue Partage international» Les deux hommes sourirent et se dirigèrent vers un autre stand, et ils posèrent des questions à d’autres responsables.

Par la suite, j’ai eu l’impression d’avoir reçu une leçon sur la manière de raconter cette histoire à d’autres personnes. Ces deux hommes étaient-ils des Maîtres ?

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que « l’homme grand » était Maitreya et le « plus petit » le Maître Jésus.]

 

En ligne directe

[2] Le 24 mai 2005, à la conférence de Benjamin Creme de Nagoya, j’étais responsable d’étage. Peu après le début de la conférence, une jeune femme sortit de la salle et me demanda : « Pouvez-vous m’indiquer le thème général de cette conférence ? » Je répondis qu’en dépit de l’instabilité actuelle de la situation mondiale, M. Creme affirme que l’avenir du monde sera magnifique, et il présente différentes raisons de le croire et indique comment nous devrions agir dans ce but. Je lui dis également que le conférencier présentait ce message au monde depuis plus de trente ans, pas comme un dogme mais comme une information à examiner par le public. Dès qu’elle eut entendu ma réponse, la jeune femme téléphona à quelqu’un sur son portable. A en juger par sa conduite, je me dis qu’elle était peut-être membre d’un groupe, ou éditrice, ou journaliste. Elle entra dans la salle. Au bout d’un moment elle sortit à nouveau avec son téléphone portable et fit les cent pas devant moi comme pour m’impressionner. Qui était cette femme ?

S. M., Gifu, Japon

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la « femme » était le Maître Jésus.]

 

Sortie en famille

Cher Monsieur,

Le 16 janvier 2005, nous avons tenu un stand au Congrès spirituel de Fukuoka.

Un peu après midi, une famille de quatre personnes – le père et la mère, âgés d’une trentaine d’années, un garçon de trois ans et un bébé de sept à huit mois – se présenta à notre stand. Ils étaient vêtus simplement. La mère portait des vêtements de sport tachés. Je me dis qu’il devait s’agir d’une famille de cultivateurs. Le père, qui avait une grande tache noire de naissance sur la joue gauche, nous raconta qu’ils avaient reçu un appel d’un ami les incitant à venir et qu’ils avaient fait le voyage, depuis Oita, une ville assez éloignée.

Le père regarda avec enthousiasme tous les panneaux exposés et pris bon nombre de prospectus. Sa femme lui confia le bébé et alla voir les autres stands. Le jeune garçon semblait prendre plaisir à regarder les photographies et il revenait sans cesse les toucher et les caresser. Son père lui dit : « Tu ne devrais pas caresser le Seigneur Maitreya. »

Une méditation de transmission était prévue à 15 h. Pendant que nous expliquions ce qu’était la méditation de transmission, à notre grande surprise, le petit garçon vint s’installer sous la chaise de l’un des membres de notre équipe. Nous dîmes au père qu’un enfant âgé de moins de douze ans ne devrait pas se joindre à la méditation. Il répondit : « Je vois. » Lorsque nous prononçâmes le mantra, nous entendîmes derrière nous une voix particulièrement forte le réciter. C’était le père, et les enfants n’étaient pas là.

La mère revint au bout d’un moment et ils s’apprêtèrent à rentrer chez eux. Nous fûmes étonnés de voir comment elle portait le bébé sur son dos – dos à dos avec une corde attachée au cou de l’enfant !

A l’occasion de la conférence de Tokyo, le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le père était Maitreya et le jeune garçon le Maître Jésus. Puis-je vous demander qui était la mère et le bébé ? La photographie (ci-dessus) montre le père, le jeune garçon et le bébé.

T. T., Fukuoka, Japon

[Le Maître de B. Creme a indiqué que la « mère » était le Maître de Tokyo et le « bébé » un disciple du Maître Jésus.]

 

Deux lettres de la même personne :

 

Vérité intérieure

Cher Monsieur,

[1] A la fin des années 1960, je vécus à mon travail ce qui fut pour moi, qui suis habituellement dépressif, une matinée particulièrement réconfortante. J’éprouvai un sentiment non pas d’euphorie à proprement parler, mais d’intensité et de clarté, comme si j’étais réellement vivant. Un petit garçon que je ne connaissais pas vint à moi et nous bavardâmes tout naturellement pendant un moment. Puis il s’en alla et je rentrai chez moi pour un bref déjeuner.

Dans l’entrée de ma maison il y a un miroir. En passant devant, je me sentis poussé à le regarder et j’y vis un visage qui n’était pas le mien. C’était celui d’un homme jeune, d’une vingtaine d’années probablement. Il avait des cheveux blonds, coupés courts, des yeux bleus éclatants et sereins et il rayonnait de santé.

Je clignai des yeux, ou changeai mon angle de vision, et ce visage fut alors remplacé par mes propres traits. Je clignai à nouveau des yeux, d’une manière que j’espérais similaire à la précédente, et je vis à nouveau le visage inconnu qui me regardait calmement. Cette expérience me semblait parfaitement naturelle, même si j’étais témoin de quelque chose d’unique.

Pourriez-vous me dire s’il s’agit d’une expérience imaginaire due à un état d’euphorie ou autre chose ?

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la réflexion dans le miroir était celle du « soi intérieur » de notre correspondant, montré par Maitreya.]

 

Garde de nuit 

[2] A la fin des années 1980, je traversai une courte période au cours de laquelle il m’arrivait de cesser de respirer pendant mon sommeil. Emergeant des profondeurs, je ressentais une douleur dans la poitrine, et une certaine panique, et je commençais à analyser ce qui n’allait pas – crise cardiaque, attaque, ou autre chose – et une voix me disait alors : « Tu ne respires pas. » Je respirais, m’asseyais le temps que la douleur disparaisse, et finalement
je me rendormais.

Je commençais à être si habitué à ce malaise que je n’y attachais plus tellement d’importance.

Une nuit, je ressentis la douleur habituelle, mais au lieu d’attendre la voix, je me dis en moi-même : « Oui, oui, je sais, je ne respire pas », et je me replongeai dans le sommeil sans rien faire. Je fus réveillé par un coup très fort sur le côté droit de la poitrine, ce qui me fit me redresser très rapidement dans mon lit et il me fallut un certain temps pour me rendormir. Le lendemain matin, dans la salle de bain, je constatai que j’avais une contusion, environ de la taille d’un poing, à l’endroit exact où j’avais senti un coup.

Pourriez-vous me dire qui est intervenu pour mon bien ? Après cet incident, mon problème cessa.

D. W., Battle, Sussex, G.-B.

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le « coup » fut donné par Maitreya qui est intervenu pendant le sommeil de notre correspondant.]


HomeQuestion-réponses

 

Q. Pourriez-vous nous dire qui est derrière les récentes explosions de bombes en Iran, juste avant les élections ? Quelle est la raison de cet acte ?

R. Un groupe d’extrémistes chiites fondamentalistes qui considèrent que le gouvernement n’est pas totalement engagé dans le maintien de la pureté d’un Etat religieux.

 

Q. [1] Le « non » fracassant aux référendums sur la Constitution européenne illustre-t-il le fait que les dirigeants ont perdu contact avec leurs concitoyens ? [2] Les gens rejettent-ils la société dirigée par le marché néolibéral ? [3] Pensez-vous qu’il s’agit cette fois encore d’un exemple du pouvoir du peuple, un grand nombre de personnes ayant, semble-t-il, clairement montré leur désaccord aux politiciens qui avaient omis de les consulter ?

R. [1] Il est certain qu’en France et aux Pays-Bas les gouvernements semblent avoir perdu contact avec leur opinion publique. Si la Grande-Bretagne avait eu à répondre à ce référendum, je pense que le « non » aurait atteint 70 %. Je crois, cependant, que dans les nouveaux Etats membres, le « oui » l’emporterait largement. Ils se sentiraient, pour le moins, obligés de montrer de l’enthousiasme pour une Constitution européenne. [2] Non, je ne le pense pas. [3] Oui. La Constitution compte, en tout, environ 500 pages et peu de personnes ont eu le temps et le désir d’étudier un tel document. De nombreuses personnes ont eu, à juste titre, le sentiment qu’elles n’avaient pas été consultées, que les décisions avaient été prises par-dessus leurs têtes. D’où la force du « non ». Certaines personnes sentent qu’elles ont déjà perdu beaucoup de souveraineté et ne souhaitent pas voir s’instaurer des Etats unis d’Europe, idée qu’elles suspectent, également à juste titre, sous-jacente dans la Constitution. Elles se sentent manipulées par des politiciens non élus qui suivent leurs propres programmes.

 

Q. Je me souviens que Maitreya avait prédit la chute de Margaret Thatcher alors qu’elle était encore au sommet du pouvoir – la roue de la fortune ou du destin commençait à tourner en sa défaveur. M. Thatcher sembla tomber en disgrâce et perdre son poste assez rapidement. Un processus similaire est-il en train de se mettre en place en ce qui concerne George W. Bush et ses proches collaborateurs ?

R. Malheureusement non.

 

Q. On a l’impression que de nombreuses personnes considèrent réellement que cette année (2005) est le « moment crucial » pour s’attaquer à des questions essentielles – l’Afrique, la pauvreté, la dette, le sida, la pollution, l’environnement, etc. Comment expliquer cet « éveil » apparemment généralisé et la maturité qui semble se dessiner dans notre pensée collective ?

R. Ce dont nous sommes témoins, c’est de la réponse de l’humanité aux énergies déversées dans le monde par Maitreya et son groupe. La science de Maitreya porte enfin ses fruits. C’est une leçon claire pour l’humanité. Les nouvelles tendances se manifestent simultanément, sur différentes longueurs d’onde et dans différentes directions. Les vieux schémas commencent à s’effondrer et finalement les énergies sont suffisamment absorbées par l’humanité pour apporter le changement.

 

Q. Comment concilier le «  miracle » de l’existence de Maitreya et le libre arbitre humain ?

R. Vous découvrirez qu’en pratique il n’existe aucune contradiction. Pour les Maîtres, le libre arbitre des hommes est sacro-saint et ils ne l’enfreignent jamais. La venue de Maitreya dans le monde quotidien n’est pas réellement un miracle. Il vient selon la Loi et en accord avec le Plan. C’est simplement que la plupart des gens n’ont pas entendu parler de lui ni du Plan.

 

Q. Si les Maîtres, avant de pouvoir se manifester ouvertement, doivent attendre que l’humanité produise du bon karma, cela signifie-t-il qu’ils sont eux aussi assujettis au karma ?

R. Les Maîtres ne produisent pas de karma personnel mais leurs actions en relation avec l’humanité sont conditionnées par le karma mondial. L’humanité ne doit pas « produire du bon karma » mais seulement faire « les premiers pas » dans la bonne direction.

 

Q. Je crois comprendre que les frères de l’espace travaillent à la fois avec les scientifiques américains et avec les scientifiques russes dans le développement de la technologie de la lumière. [1] Les scientifiques de ces deux pays sont-ils conscients de développer chacun de leur côté cette technologie ? [2] Combien d’années d’avance les Russes ont-ils sur les Américains dans ce domaine ?

R. [1] Oui. [2] Environ deux ans.

 

Q. Dans les ouvrages d’Alice Bailey, le Maître Djwhal Khul a déclaré que derrière chaque problème dans le monde se trouvait un problème religieux. Comment cette question sera-t-elle résolue – Djwhal Khul a affirmé que cela prendrait longtemps ?

R. Effectivement, cela prendra longtemps. Il est vrai que derrière presque toutes les guerres et les combats qui se déroulent de par le monde existe une différence religieuse. La différence religieuse ne devrait pas poser de problème. Il a existé des endroits où chrétiens, juifs et musulmans ont vécu ensemble en paix pendant des centaines d’années. L’Espagne fut l’un d’entre eux. La différence religieuse peut exister, mais dès que se manifeste un problème extérieur, par exemple au niveau politique et économique, cette différence est mise en avant et elle prend une place prépondérante. Ceci est dû au fait que les croyances religieuses sont pour beaucoup d’individus les attaches émotionnelles les plus puissantes.

Lorsque l’Inde fut partagée, il y eut de terribles massacres. Des trains entiers d’Indiens hindous furent massacrés par des musulmans, et vice versa, au moment de la formation du Pakistan. Ces musulmans venaient d’Inde et ils avaient été Indiens, mais ils n’étaient pas hindous, ils étaient musulmans. Le conflit eut lieu entre musulmans et hindous plutôt qu’entre l’Inde et le Pakistan. Le Bengale qui faisait partie du Pakistan, fut ensuite impliqué et il y eut à nouveau un conflit entre musulmans et hindous. Le Bangladesh fut formé et la même chose se produisit.

Chaque fois que les pressions politico/économiques ne peuvent être résolues de manière relativement aisée, le conflit devient un conflit religieux. Et cela continuera. C’était et c’est toujours le cas en Irlande du Nord, même si les combats ont cessé ; c’est le cas au Nigeria et dans d’autres régions d’Afrique. Cette intolérance religieuse sera la dernière des grandes intolérances à être résolue. Les croyances religieuses d’un peuple lui sont plus chères que n’importe quoi d’autre, ce qui est une autre manière de dire que la relation de l’humanité à ce que nous appelons Dieu est plus forte que nous voulons bien l’admettre. La pensée religieuse prédomine dans l’esprit de la plupart des gens. Seuls les intellectuels cultivés d’Europe et de quelques autres pays ont une vision plus large et ne sont pas attachés à une religion particulière.

Ce n’est que lorsque l’on a renoncé à la religion tôt dans sa vie que l’on peut adopter cette position. Sinon la crainte d’être séparé du pays que l’on identifie avec sa religion prédomine. Tant que nous n’aurons pas appris à être plus tolérants, les choses continueront ainsi. Il existe trois domaines majeurs : le domaine politique, le domaine économique et le domaine religieux, où une manière d’agir erronée débouche sur une idéologie corrompue ou un totalitarisme. Il y a les idéologies politiques, l’idéologie démocrate, fasciste, communiste, etc. Le totalitarisme politique connaît un réel déclin.

Le totalitarisme économique est en plein essor. C’est la raison pour laquelle Maitreya traitera ce problème en priorité, car c’est la clé des autres, la clé de la tolérance nécessaire dans nos rapports avec autrui. Le dernier à disparaître, actuellement au summum de sa puissance et de son influence, sera le totalitarisme religieux. Mais lorsqu’on a atteint le sommet, on ne peut que redescendre. L’influence du totalitarisme religieux diminuera progressivement, mais cela prendra du temps.

 





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