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Extraits de la revue
Partage international

Octobre 2005 - N° 206



Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire

  • La Fraternité humaine - par le Maître --, un des membres aînés de la Hiérarchie des Maîtres de Sagesse, dont le nom est bien connu des cercles ésotériques. Pour diverses raisons, son identité n'est pas révélée. Benjamin Creme se trouve en contact télépathique permanent avec ce Maître qui lui dicte ses articles.
  • POINT DE VUE
    • Katrina : le « tiers monde » chez nous - par Jim Lobe
  • Des progressistes spirituels lancent un nouveau mouvement - par Monte Leach
  • TENDANCES
    • Etats-Unis : Dennis Kucinich appelle à un changement de direction
    • Les thérapies alternatives dans les universités américaines
    • Japon : apprentissage de l’écologie
    • Le Venezuela défie le FMI et investit dans son peuple
    • La lutte contre la tuberculose
  • LES MENSONGES DEVOILES
    • Etats-Unis : nouvelles révélations sur la fraude électorale - par Peter Phillips
    • Le lien entre les attentats de Londres et la guerre en Irak
  • Travail des enfants : la nécessité d’une action - par Tambake Tounkara
  • LES PRIORITES DE MAITREYA
    • La réduction des inégalités est essentielle
    • Financement d’un programme de vaccination
    • Katrina : ce que la tragédie a révélé

HomeLa Fraternité humaine

par le Maître -- par l’entremise de Benjamin Creme

Tôt ou tard, les nations et leurs dirigeants se rendront compte de la réalité de leur interdépendance. Cette prise de conscience amènera une approche totalement nouvelle des problèmes auxquels ils sont actuellement confrontés, leur permettant de les résoudre plus facilement et avec plus de sagesse.

Progressivement, un changement de perspective conduira au remplacement de la confrontation et de la compétition acharnées d’aujourd’hui, par la compréhension mutuelle, et à la coopération. Il faut bien dire que toutes les nations n’avanceront pas à la même allure dans cette direction mais l’efficacité de la méthode, fondée sur un évident bon sens, finira par encourager même les moins enthousiastes à voir combien elle est profitable pour tous.

Chaque pas effectué dans ce sens cimentera le processus et hâtera le mouvement vers la coopération. De cette manière, on verra se développer une relation plus saine entre nations, ce qui avec le temps amènera un véritable sens de la fraternité.

La réalité de l’interdépendance

Parmi les petites nations, nombreuses sont celles qui reconnaissent d’ores et déjà la réalité de cette interdépendance, mais par manque de puissance elles ne peuvent faire entendre leur voix.

Quant aux nations grandes et puissantes, elles traitent par le mépris de telles idées, leur orgueilleuse autosuffisance les aveuglant à la vérité de leur relation avec le monde. L’homme n’évolue que lentement et a besoin de temps et d’expérimentation pour faire des progrès significatifs, mais c’est précisément ainsi que de tels progrès deviennent stables et permanents. Ce sont bien sûr les Nations unies qui constituent le forum où les petites nations doivent pouvoir faire entendre leur voix. Ce ne sera possible que quand le Conseil de sécurité, avec son veto arbitraire, sera aboli. Ce Conseil n’a plus de raison d’être, et doit bientôt céder la place à une assemblée des Nations unies libérée des abus de pouvoir comme du droit de veto.

La fin des empires

Nous verrons alors les nations agir sans les restrictions qu’imposent le veto des grandes puissances et leurs « récompenses » financières. Ceux qui élèvent le plus la voix pour exiger la démocratie en terre étrangère sont étrangement aveugles à son absence aux Nations unies. Les hommes doivent prendre conscience que les peuples de toutes les nations sont uns, égaux entre eux, et dépendants les uns des autres. Aucune nation ne possède le monde, ni ne peut le régir. Aucune ne peut s’opposer seule à toutes les autres. Les jours des empires et de leur domination sont révolus.

L’homme est au seuil d’une compréhension nouvelle de son rôle sur la planète Terre. Cela implique un changement dans sa relation avec ceux qui cheminent avec lui sur la voie de la sagesse, sur la voie d’une gestion digne et éclairée des ressources de ce monde d’abondance.

Nous, vos Frères aînés, nous aiderons les hommes à effectuer ce changement. Maitreya fera connaître aux hommes ce qui surviendrait s’ils n’agissaient pas pour transformer le monde. Il montrera que sans un changement de direction l’avenir serait difficile et même sinistre. Il leur inspirera aussi la prise de conscience de leur interdépendance, la réalité de leur Fraternité.


HomeNous avons tous de la valeur

par Michiko Ishikawa

J’ai rencontré Giri Sequoya à Berkeley en juillet 2005, lors d’une conférence du Network of Spiritual Progressives Conférence (Réseau des Progressistes spirituels). Elle avait exposé dans un atelier sur la pratique de la non-violence son expérience de terrain auprès de paysannes vivant dans les villages déshérités de l’Inde du Sud. Sa famille appartient à la classe moyenne supérieure et à la caste brahmane, façon traditionaliste. Très tôt, elle fut profondément frappée par l’injustice et la discrimination dont étaient victimes les gens de castes inférieures et économiquement défavorisés.

Alors qu’elle avait neuf ans, sa servante, ayant eu un enfant, avait demandé à sa grand-mère de le bénir en le touchant ; celle-ci ayant refusé avec mépris – c’était un « intouchable » –, Giri alla aussitôt lui porter des vêtements qu’avait porté son frère bébé, et demanda à le prendre dans les bras, ainsi qu’à boire et à manger. Sa grand-mère, horrifiée, entreprit de la purifier, en la baignant et brûlant ses vêtements. Giri lui demanda comment elle allait s’y prendre pour l’intérieur de son corps, puisqu’elle avait pris de la nourriture impure. Ajoutant, à peine sèche, et pour faire bonne mesure : « Tu dis que le bébé est intouchable, mais il est aussi beau et doux que mon frère. »

Le pouvoir économique aux femmes

Giri partit de chez elle vers 1970, à 19 ans, encore célibataire parce que refusant d’accepter un « mariage arrangé ». Elle fut de la sorte très vite confrontée à la dure réalité de la condition féminine dans un pays où les hommes se considèrent comme ayant un droit de propriété sur les femmes. Ne bénéficiant d’aucune protection masculine, elle apprit rapidement les règles élémentaires de survie, notamment en se familiarisant avec les lois et le système judiciaire. Entre 1986 et 1995, elle travailla dans la section « développement » de nombreuses ONG, et plus spécialement dans tout ce qui touchait à la vie des femmes et des enfants – à qui elle apprenait à respecter tous les êtres humains, sans égard à leur sexe, leur caste et leur race.

En 1992, dans le cadre de son travail pour l’ONG Anitra (Asian Network for Innovative Training, Research and Action – Réseau asiatique pour l’action, la formation et la recherche innovantes), elle recueillit les traditions orales sur les plantes et les arbres médicinaux auprès des vieilles villageoises vivant entre les Etats de Tamil Nadu et d’Andhra Pradesh. Mais son enquête prit rapidement un autre tour car, devant cette jeune femme volontaire et attentive, elles n’ont pas tardé à aborder leurs problèmes : leurs dotes dilapidées, que ce soit sous forme de bijoux, d’argent ou de vaches ; les salaires gagnés dans les rizières, qu’elles devaient reverser jusqu’à la moindre roupie à leurs maris, qui s’en servaient pour acheter de l’alcool – illégal, de fabrication artisanale, et vendu dans des bouteilles en plastiques aux villageois pauvres, pour le plus grand malheur de leurs familles et de l’économie du village et au bénéfice de la police et des détenteurs de l’autorité gouvernementale, impliqués jusqu’au cou dans ce trafic.

Giri s’est alors aperçue qu’il fallait que les femmes s’emparent du pouvoir économique. Elle leur en montra les perspectives et les encouragea à changer radicalement leurs vies. « Nous avons formé une communauté (sanga) de femmes. Chacun des foyers du village (environ 45) devait y être représenté par une femme. S’il n’y avait pas de femme adulte, une fillette scolarisée de quatre ans pouvait faire l’affaire. » Elles s’employèrent à prélever une petite partie des légumes de leurs potagers, pour les vendre discrètement. Mais vu l’exiguïté de leur logement (une hutte), il leur fallait cacher l’argent dans leur soutien-gorge qu’il fallait tenir hors de portée de leurs maris ! La situation devenant risquée, et difficilement tenable, elles eurent l’idée d’ouvrir un compte bancaire. Ce qu’elles ne pouvaient faire sans l’aval de leurs époux. Giri s’est alors tournée vers un responsable de secteur (qui comportait cinq ou six villages) de l’Anitra pour obtenir une signature. Ce responsable a pour fonction d’aider l’économie villageoise, mais il n’était pas très chaud, par peur de perdre son emploi. Il refusa même de la recevoir. Elle s’assit alors devant les toilettes jusqu’à ce qu’il change d’avis. Elle lui expliqua qu’il était de son devoir de favoriser la vie économique du village. Impressionné par ses connaissances juridiques, il finit par signer le formulaire : la communauté avait un compte bancaire.

Chacun des foyers étant considéré comme membre, trois femmes le cosignèrent. « Il fallait voir comment ces femmes, en apprenant qu’elles disposaient d’un compte, se mirent à danser, à chanter. Elles se sentaient en mesure de participer activement à la vie du pays. » Ce succès les a changées. Elles n’avaient aucune éducation, ne pouvaient même pas écrire leurs noms, mais elles étaient pleines de confiance en elles-mêmes. Elles déposaient chaque semaine l’argent qu’elles avaient pu épargner.

Lorsque le relevé de compte fit apparaître un dépôt de 1 000 roupies et des versements réguliers, elles purent obtenir un prêt de 3 000 roupies. « Nous avons alors décidé d’acheter des poules. Toutes les maisons en avaient au moins une et pouvaient produire des œufs. Elles achetèrent ensuite des coqs pour avoir plus de poules, d’œufs et de volailles à vendre. Puis des chèvres, propriétés de tout le village ; tous les foyers finirent par en avoir au moins une. A mesure que nos finances s’amélioraient et que nous prenions davantage confiance en nous, l’attitude des hommes a commencé à changer. Ils se sont mis à nous regarder avec une espèce de « crainte ». Avec comme conséquence, d’augmenter le problème de l’alcoolisme, que les femmes durent prendre en mains. Car le fait de voir celles-ci s’émanciper les plongeaient dans un profond désarroi. Elles n’avaient pas l’habitude de leur dire de cesser de boire, ou de refuser de coucher avec eux, car elles risquaient d’être battues ou violées. » Les villageoises prirent conscience que si elles ne pouvaient empêcher leurs hommes de boire, elles pouvaient au moins empêcher l’alcool d’entrer dans le village. Elles entreprirent un dharna (un sit-in silencieux et non-violent) sur le chemin qui reliait le village à la route principale. Elles se divisèrent en deux groupes de garde, assurant alternativement l’action tandis que l’autre s’occupait des tâches domestiques et fermières. « Nous avons étendu notre linge et nos grains à sécher, nous nous sommes assises pour nous occuper des cheveux de nos enfants ou empêcher les vaches de manger nos graines. Les enfants jouaient autour de nous. »

« Lorsque les camions d’alcool sont arrivés, les chauffeurs nous ont demandé le chemin du village. Nous leur avons répondu : « Désolé, mais nous ne pouvons enlever tous ces vêtements. Il y en a qui appartiennent à d’autres femmes du village. Il faut qu’on aille les chercher. Pourquoi ne descendez-vous pas de votre camion pour marcher, leur dit-on sur un ton innocent et amical. » C’étaient des fonctionnaires qui étaient en pleine illégalité et ne pouvaient donc pas foncer dans les rangs de femmes et d’enfants. Ils n’eurent pas d’autre choix que d’aller dans un autre village.

Les hommes, n’ayant plus leurs quotas d’alcool hebdomadaire, nous en voulaient beaucoup. Ils se rendirent donc dans d’autres villages, où les femmes usèrent de la même technique. Une technique qui fit tache d’huile puisque, lorsque Giri partit en 1995, sept villages avaient ainsi mis fin à ce trafic.

Face à la confiance, à la position de force et au pouvoir économique qu’avaient acquis les femmes, les responsables (masculins) du village comprirent qu’il leur fallait faire la paix avec elles. Lorsqu’ils leur demandèrent ce qu’ils devaient faire en geste d’amitié, elles répondirent qu’elles voulaient avoir une représentante dans le panchâyat (sorte de conseil composé de cinq anciens, qui gère les affaires du village) et qu’elles ne voulaient plus que les services gouvernementaux, y compris la police, pénètrent dans le village, sauf après en avoir obtenu la permission – le panchâyat pouvant lui-même se charger de régler les litiges et les différends. Elles voulaient, de plus, être de véritables partenaires des hommes, y compris en matière économique. Ceux-ci ayant accédé à ces revendications, le village ressuscita le Panchâyat Raj, ancienne instance d’autogouvernement, pour limiter les risques de corruption. Cette institution s’est depuis étendue à d’autres villages et, selon Giri, continue à se répandre dans l’ensemble de l’Inde.

Aujourd’hui, Giri vit en Australie, mais elle retourne chaque année en Inde pour travailler avec de jeunes femmes et des enfants, en particulier avec des étudiantes qui souhaitent faire carrière dans le « travail social ». Elle leur apprend à être autonomes, à être elles-mêmes tout en vivant dans les cadres culturels de leur société.

Projet Alternatives à la violence

Aujourd’hui, Giri Sequoya collabore bénévolement au Project Alternatives to Violence (PAV – Projet alternatives à la violence). Sa sensibilité à la notion d’égalité l’a poussée très vite à s’intéresser à cette initiative. Elle va là où on l’invite. Elle a ainsi dirigé près de 600 ateliers dans les prisons, dans des communautés variées un peu partout à travers le monde (Etats-Unis, G.-B., Canada, etc.).

Le PAV est né en 1975 dans la prison new-yorkaise de Green Haven. Un groupe de détenus condamnés à perpétuité, ayant remarqué le taux élevé de récidives parmi les jeunes de même communauté qu’eux, essayèrent de rentrer en contact avec eux (seuls ou en bandes) pour les amener à ne plus gâcher leurs vies ainsi. Devant la difficulté de l’entreprise, ils firent appel à des Quakers, avec qui ils organisèrent des ateliers de « résolution de conflit ». Ce programme rencontra un tel succès qu’il ne tarda pas à s’étendre à de nombreux autres établissements pénitentiaires, en Amérique et dans une quarantaine de pays. Ces ateliers durent trois jours pleins. On y apprend concrètement (discussion de cas, jeux de rôles, etc.) à gérer les tensions entre individus.

Le principal objectif de Giri, c’est d’aider les détenus à reconnaître leur valeur, leur dignité d’êtres humains, « la beauté qui est la leur en tant qu’enfants de Dieu ». Une fois cette prise de conscience faite, ils l’étendront automatiquement aux autres personnes de leur entourage.

Elle explique comment se déroule un atelier : « Le premier jour, nous avons une séance non directive, où chacun explique pourquoi il est venu. Par exemple : « Je suis là parce que mon juge de l’application des peines me l’a recommandé. » A quoi nous leur répondons qu’étant nous-mêmes des volontaires, nous souhaitons qu’ils viennent ici parce qu’ils le veulent eux-mêmes vraiment, non parce qu’on le leur a recommandé. Qu’ils peuvent partir quand ils veulent, s’ils s’aperçoivent que cet atelier ne leur convient pas. A la fin de la première journée, généralement, la plupart veulent continuer. Nous ne leur parlons pas de ce pour quoi et à quelle peine ils ont été condamnés. Ce qui les a amenés en prison ne m’intéresse pas, dit-elle. Ce qui m’intéresse, c’est que ce sont des êtres humains. Je veux voir le bien en chaque personne. C’est quand on voit ce qu’il y a de bien en nous et qu’on honore la beauté de chaque être que l’on commence à communiquer, à coopérer les uns avec les autres, et que naît en nous un sentiment de confiance en la communauté. »

« Je leur demande : « Combien, parmi vous, aiment le conflit ? Combien, parmi vous, aimeraient vivre une vie sans conflit, une vie paisible, aimante, merveilleuse ? » Tout le monde lève la main. Je leur demande alors : « Qui aime regarder des films ou des émissions, lire des livres où il n’y a pas de conflit, qui montrent une belle famille, une maman et un papa avec une jolie fille et un garçon sympathique, sans conflit ? Regarderiez-vous ce genre de film ? Non, il faut qu’il y ait un méchant, une intrigue. Donc, vous aimez le conflit. C’est lui qui pimente votre vie. Pas de conflit, pas de vie possible. Le conflit n’est pas mauvais, mais il faut apprendre la manière de le régler. Par exemple, supposons que moi et mon mari ayons une discussion, et que la colère me gagne. Je peux prendre une hache et lui couper la tête. Fin du problème. Mais est-ce vraiment le cas ? Je n’ai fait que me créer un autre problème autrement plus grave. Je compterai les barreaux de ma cellule. Est-ce vraiment une vie ? Comment donc puis-je résoudre le conflit de façon à ce que je puisse vivre avec moi-même, vous avec vous-mêmes et que nous puissions vivre tous ensemble comme des amis, ayant surmonté le différend qui nous opposait ? Plus nous travaillons ensemble sur le conflit, plus le lien qui nous unit se resserre. Face à une situation conflictuelle, il faut s’arrêter un moment pour se dire : « J’ai besoin d’être en sécurité. L’autre également. Il faut y parvenir ensemble. » C’est ce que nous allons apprendre à faire, et vous pouvez m’y aider. » Ils me demandent alors comment. Je leur réponds : « Parce que vous êtes ici. Vous avez commis un assassinat. Pas moi. C’est pourquoi vous avez une expérience que je n’ai pas. Dites-moi quoi faire. Dites-moi ce que je dois faire quand je me sens des envies de meurtre sur mon mari, pour que je n’aille pas en prison. » Ils élaborent des stratégies alternatives à la violence. Mais ils ne s’en rendent pas compte parce que je ne fais que leur parler, que je les tire de leur esprit. »

Giri évoque ce détenu qui lui avait demandé de raconter son histoire à tous ceux qu’elle visiterait. Il avait été condamné pour un crime particulièrement violent et mis en isolement. Quand il vint à l’atelier, c’était la première fois depuis trois ans qu’il rencontrait autant de personnes à la fois. Il ne fut d’abord pas très communicatif. Il était assis, le dos au mur, à côté de la porte. Sa posture, ses gestes, tout démontrait qu’il ne se sentait pas en sécurité ; mais il a participé à la totalité de la session.

Son changement fut spectaculaire. Peu après l’atelier, on l’informa que le juge qui l’avait condamné devait venir le voir. Il avait contre lui une haine féroce, un violent désir de le gifler. Il s’est arrangé pour se procurer un couteau, l’aiguiser et, l’ayant dissimulé dans sa manche, il se mit à le guetter sur le pas de sa cellule. Il ressassait sa rancune, revoyait les images du tribunal : le regard des jurés, les procureurs et les plaignants s’adressant à lui comme si c’était la lie de la terre, et le juge le regardant du haut de son siège. A ce moment, une surveillante passa devant lui, par hasard. Elle n’avait aucune idée de ce qui se passait dans sa tête. Elle lui dit, sur un ton cordial : « Bravo, Johnny, je vois que vous allez à cet atelier du PAV. Je suis très contente que vous preniez votre vie en mains. C’est merveilleux ! » Aussitôt, les souvenirs de l’atelier vinrent remplacer ses pensées de vengeance. Il se rappela comme tous avaient eu quelque chose de positif à dire sur lui. A la fin du stage, les participants créent une affiche mettant en lumière les points forts de chacun d’entre eux, chacun écrit avec une encre de couleur un commentaire positif sur tous les autres. « Je suis un être humain d’une valeur inestimable, se dit-il alors. Si je tue le juge, ma vie sera encore pire. » Et il cassa son couteau.

« Ce que j’admire le plus, dans le Jésus historique, déclare Giri, c’est qu’il a vécu sa vie comme un exemple. L’exemple, c’est ce que voient les gens. Mes enfants ne voient pas combien de fois je vais à l’église, mais ils voient la façon dont je traite un enfant qui pleure sur la route. Si mes actes ne parlent pas, mes paroles sont creuses. Nous sommes tous des êtes humains ; chacun de nous est d’une valeur inestimable, et pour toujours.

Nous devons vivre dans le respect d’autrui. Ma fille m’avait dit, quand elle avait neuf ans, alors que nous parlions de la guerre du Golfe, que chaque être humain, chaque vie, ressemble à une pièce de puzzle de couleur et de forme différentes. Chacune est nécessaire au tout. Tuer quelqu’un, c’est détruire une pièce du puzzle ; on ne pourra plus avoir l’image complète. Une pièce située dans un coin de ce puzzle ne verra jamais celle qui est dans le coin opposé, mais que l’une manque, et l’on ne pourra le recomposer complètement. »

Pour plus d’information : www.avp international.org ; gsequoya@iinet.net.au


HomeDévoiler la vérité

interview de Robert Fisk par Andrea Bistrich

Robert Fisk est un éminent journaliste britannique dont les reportages en profondeur sur le Moyen-Orient constituent depuis des années un contrepoids plus que nécessaire aux positions officielles [britannique et américaine].

Depuis de longues années correspondant de The Independent pour le Moyen-Orient, il a longtemps résidé à Bagdad. Il a couvert la révolution iranienne, la guerre Iran-Irak, la Guerre du Golfe et le conflit en Algérie. Il fut l’un des deux journalistes résidents à Beyrouth durant la guerre civile libanaise, à une époque où les prises d’otages étaient monnaie courante, une guerre dont il a publié l’histoire sous le titre Pity The Nation (Pitié pour la nation). Il a couvert l’attaque lancée contre l’Afghanistan dans la foulée du 11 Septembre, et décrit par le menu la façon dont il fut délivré de réfugiés afghans révoltés.

Il a reçu le prix du British International Journalist of the Year et de l’Amnesty International UK Press (Prix de la section britannique d’Amnesty international) pour ses reportages sur l’Algérie (1998) et ses articles sur les bombardements par l’Otan de la République fédérale de Yougoslavie (2000). Son dernier livre, The Great War for Civilisation : The Conquest of the Middle East ( La Grande Guerre pour la civilisation : conquête du Moyen-Orient (1), paraîtra en octobre 2005. « Le travail d’un journaliste, c’est d’être un témoin de l’Histoire, dit-il. Nous ne sommes pas ici pour nous apitoyer sur nous-mêmes [Allusion aux nombreux courriels américains et aux menaces de mort que lui ont valu ses reportages critiques sur la politique israélienne et américaine au Moyen-Orient]. Nous sommes ici pour essayer de nous approcher autant que faire se peut de la vérité, dans un monde imparfait, et de la dévoiler. »

Andrea Bistrich s’est entretenu avec lui, à Beyrouth, pour Partage international.

 

Partage international : Vous avez passé l’essentiel de votre carrière de journaliste au Moyen-Orient. Pourquoi avez-vous choisi de vivre et de travailler dans cette zone de tous les dangers ?

Robert Fisk : C’est en 1976 que The Times, dont j’étais le correspondant au Portugal, m’a offert ce poste. La guerre civile au Liban avait éclaté depuis près d’un an. J’avais alors 29 ans, et ce poste de correspondant permanent pour le Moyen-Orient était une grande opportunité. J’y suis donc venu, et j’y suis resté.

 

PI. Vous auriez pu partir deux ou trois ans après, mais vous êtes resté. Pourquoi ?

RF. Le journal ne voulait pas que je parte ; ils aimaient mes reportages et, pour ma part, moi non plus – l’affaire était trop importante. Je regardais se dérouler cette immense tragédie historique dont je voulais sans cesse connaître le « chapitre suivant ». C’était un peu comme quand on lit un livre tard le soir : juste encore un chapitre avant d’aller se coucher, un autre au lit, puis quelques pages encore – et finalement, l’aube commence à filtrer à travers les rideaux. C’est cela, le Moyen-Orient.

 

PI. C’est aujourd’hui l’Irak qui est l’endroit le plus dangereux de la région. Il s’y produit chaque jour de nouvelles explosions, de nouveaux assassinats. Et pour quoi ? Si ce n’est pas pour les armes de destruction massive que cette guerre a été engagée (on sait maintenant qu’elles n’existaient pas), ni pour la relation supposée entre Saddam Hussein et Al Qaïda. Alors, pour quel motif ?

RF. L’invasion était illégale, cela ne fait aucun doute. Kofi Annan l’a lui-même déclaré. Ce fut une guerre totalement malhonnête menée pour des motifs fallacieux. Les vraies raisons apparaissent de plus en plus clairement. C’est un désastre pour le peuple irakien, et [pour la justifier] nous en sommes réduits à dire que Saddam était pire. Si on l’accuse d’avoir multiplié les charniers, il faut le comparer avec ce que nous sommes en train de faire : les assassinats aux points de contrôle, par exemple, ou les sévices sexuels à Abu Ghraib.

Si l’on se sert sans arrêt de quelqu’un comme Saddam – qui était cruel, grotesque, un mélange insensé de Donald Duck et de Don Corleone [maffioso] – si l’on se compare sans cesse à ce genre de personnage, alors la honte de la prison d’Abu Ghraib telle qu’elle fonctionnait sous son règne deviendra inévitablement la nôtre également. Et c’est ce qui s’est passé. Chose intéressante, les fameuses photos ont scandalisé le monde entier, mais pas les Irakiens, pour qui c’était un comportement normal de la part des Américains.
Ce que je dis sur l’Irak ? Si quelqu’un affirme que les Etats-Unis n’y sont pas allés pour le pétrole, qu’il réponde à la question : seraient-ils là si la principale exportation du pays étaient les asperges ? Non, bien sûr. Si l’Amérique et ses amis sont venus, c’est pour deux raisons : en premier lieu, bien sûr, pour le pétrole.

Quant à la seconde raison, j’en ai pris conscience un jour où j’étais assis le long de l’autoroute 8, en Irak. Un collaborateur de la Croix-Rouge avait été tué dans un véhicule de son organisation, et j’essayais de trouver des témoins. J’étais en train de parler avec une famille irakienne quand, soudain, le sol s’est mis à trembler. Je me retournais, et vis des convois américains massifs. Des heures durant se sont succédés des chars, des véhicules de combat, une interminable colonne de camions, de soldats, de jeeps, en route pour occuper la zone désolée du Tigre et de l’Euphrate.

La question sur les véritables raisons de la guerre m’est alors revenue en force. Je me suis aperçu qu’il y a 2 000 ans, un peu plus à l’ouest, les légions romaines avaient fait la même chose.

L’une des raisons pour lesquelles nous avons envahi l’Irak – par « nous », j’entends la Grande-Bretagne et les Etats-Unis (en fait, ces derniers, soyons honnêtes) – c’est tout simplement le besoin physique, viscéral, de projeter une puissance massive. « Nous pouvons aller à Bagdad, nous irons à Bagdad ! Nous pouvons faire sauter des régimes sur la terre de Sumer – nous le ferons, nous le pouvons ! » C’est ça, l’impérialisme : nous pouvons le faire, donc nous le ferons ! C’est ça, l’expansionnisme.

Regardez les bases américaines installées dans le monde : Islande, Grande-Bretagne, Allemagne, Yougoslavie, Grèce, Turquie, Irak, Israël, Jordanie, Koweït, Arabie saoudite, Qatar, Oman, Yémen maintenant, l’Algérie. Il y a des troupes spéciales en Egypte. Ils ont essayé en Somalie, mais ce fut un échec ; au Liban en 1983, échec là aussi. Mais ils sont partout ailleurs. Quel sera le prochain pays ? L’Iran ? L’Ouzbékistan ? Le Turkménistan ? Et qu’est-ce qu’il y a, de l’autre côté du globe ? La Chine !

 

PI. Fallait-il payer un tel prix pour renverser le dictateur irakien ?

RF. La résolution 1559 de l’Onu appelant la Syrie à se retirer du Liban a effectivement mis fin à la présence syrienne au Liban. Pas encore complètement, mais elle l’a très fortement entamée. N’aurait-il pas été possible de voter une résolution qui nous débarrasse du parti Baas et de Saddam ? Il y aurait certainement eu d’autres façons d’y parvenir, de faire pression pour le forcer à partir.

Mais nous, nous n’aurions pas eu ce que nous voulions. N’avions-nous pas dit que nous voulions leur apporter la démocratie ? « Ohé ! Nous avons la démocratie pour vous ! » Mais ce que les Irakiens veulent, eux, c’est l’électricité. L’administrateur américain P. Bremer avait déclaré que l’Irak n’était pas prêt, qu’il lui fallait une constitution écrite par les Nations unies.

 

PI. Récemment, le ministre irakien de la Justice, Adel Hussein Shandal, a accusé l’Amérique de cacher des informations sur Saddam Hussein, qui pourraient porter préjudice à de nombreux pays. Il a parlé de « nombreux secrets » que les Etats-Unis voudraient cacher.

RF. L’une des raisons pour lesquelles les Américains ne veulent pas vraiment un procès, et certainement pour lesquelles ils ont essayé de tenir secrète la première audition, c’est qu’ils craignent que Saddam ne s’étende un peu trop longuement sur les bonnes relations qu’il a longtemps eues avec eux. C’est pourquoi il faut l’empêcher de parler. Je présume qu’au cours du procès, il y aura des séances à huis clos.

 

PI. Selon une déclaration officielle, Saddam et un certain nombre d’anciens responsables du régime Baas passeraient en procès devant une cour spéciale irakienne en 2006.

RF. En 2003, on nous avait dit que Saddam serait jugé sitôt pris. Il a été pris, mais il n’y a pas eu de procès. Au moment de sa capture en 2003, on nous avait promis un procès dans les six mois. Rien. Puis pour le début de l’année (2005). Toujours rien. Maintenant, ça serait pour dans « deux mois ». Je vous garantis que, cette fois encore, il ne se passera rien. Tout ça, c’est pour amuser la galerie.

 

Je soumets à Robert Fisk notre information selon laquelle le supposé Saddam serait en fait un sosie, le vrai Saddam ayant été, selon B. Creme, tué dans les premiers jours de l’attaque contre Bagdad. Il n’est pas de cet avis. Puis il se livre à quelques commentaires sur la tactique américaine qui a si lamentablement échoué, au point d’avoir conduit à l’insurrection qui ravage le pays.

 

PI. Que va-t-il se passer, pour Saddam ? Les Américains ne peuvent pas le cacher indéfiniment.

RF. Ce n’est guère plus qu’un fantôme, maintenant. Juste un homme qui détient des secrets. Avez-vous lu La Ferme des Animaux, de George Orwell. « Vous ne voulez pas que M. Jones revienne, n’est-ce-pas ? » « Non, non », répondent les cochons, qui se mettent tous à courir dans tous les sens. « Vous rappelez-vous M. Jones ? » C’est ce qui se passe en Irak, maintenant. « Vous rappelez-vous Saddam ? » « Bah, bah ! » C’est ce qu’on suppose que les Irakiens disent, aujourd’hui, « bah, bah ! » Mais ce n’est pas le cas.

Les Américains se sont trompés, avec Saddam. Ils ont cru que sa capture mettrait fin à l’insurrection. C’était leur priorité.

Des Irakiens m’ont dit : « Nous voulons nous joindre à l’insurrection, mais nous ne le ferons pas, parce que si elle réussit, Saddam pourrait revenir au pouvoir. Mais si eux [les Américains] le capturent, nous les combattrons. » Et c’est ainsi que cette capture a allumé le feu de la révolte. Ce fut tout le contraire de ce qu’escomptait Paul Bremer. A partir du moment où il s’est levé pour dire : « Mesdames et Messieurs, nous l’avons ! », l’insurrection avait cessé d’être maîtrisable.

 

PI. Selon un récent article de la BBC, des plans de retrait de milliers de soldats américains et britanniques d’ici le printemps 2006 seraient déjà dans les cartons. Les effectifs du Royaume Uni seraient ainsi ramenés de 8 500 à 3 000, ceux des Etats-Unis de 176 000 à 66 000. Ces plans, s’ils existent, vous paraissent-ils réalistes ?

RF. Ils ne le feront pas. Les Américains doivent quitter l’Irak, ils veulent le faire – mais ils ne le peuvent pas. Telle est l’équation qui transforme le sable en sang. Ils croient que leur départ entraînerait une guerre civile, mais il n’y a pas de risque. Le pays n’a jamais connu ce genre de conflit.

La meilleure chose qui pourrait se produire, aujourd’hui, c’est que si le gouvernement irakien demande officiellement le départ du dernier soldat américain d’ici le 24 août (par exemple), il obtiendrait sans aucun doute le soutien des insurgés. Mais il n’est pas en mesure de formuler une telle exigence parce qu’il dépend totalement des Américains, qu’il doit vivre sous leur protection dans la Zone Verte.

 

PI. Quels seraient les premières mesures à prendre pour établir la paix et la démocratie en Irak ?

RF. Partir d’Irak. Nous continuons à dire que les Arabes ne veulent pas vraiment de démocraties, qu’ils ne veulent pas vraiment de libertés, qu’ils aimeraient juste bénéficier d’un peu de l’éclat, de la splendeur de notre démocratie, être libérés de la police secrète et des dictateurs (que nous avons pour une grande part contribué à installer).

Mais ils aimeraient aussi être libérés de nous. Et ils veulent la justice, qui est parfois plus importante que la « démocratie ». L’ensemble du Moyen-Orient est saturé d’injustices – passées et présentes – que nous avons souvent créées nous-mêmes.

Dire, comme G. Bush, que « A. Sharon est un homme de paix », ou que « les colonies devraient pouvoir rester définitivement sur la Cisjordanie », c’est perpétuer ces injustices. On le voit tous les matins quand on met la radio.

 

PI. La paix est-elle réellement possible au Proche Orient ?

RF. Il faudrait une partie véritablement neutre pour apporter la paix au Proche Orient. Ce que les Américains ne sont en aucun cas. Les superpuissances ne peuvent garantir la paix, et elles ne peuvent l’imposer sans conquérir d’abord la région entière.

Un des problèmes, dans le cas de la Palestine, c’est que nous avons atteint un stade où la plupart des Palestiniens ont accepté la partition de celle-ci et sont prêts à vivre dans 22 % de ce territoire, ainsi que l’ont établi les Accords d’Oslo de 1993. Mais chacune des étapes de ces Accords ont été violées par Israël, qui a introduit toutes sortes de changements.

Aujourd’hui, les Palestiniens n’ont même plus les 22 %, et tant de sang s’est déversé dans le fleuve que je crois que la plupart d’entre eux ne se contenteront plus de ces 22 %. Ils veulent désormais que l’ensemble de la Palestine leur soit rendue. On se retrouve donc au même point qu’au lendemain de 1948.

La manière dont Les Etats-Unis ont conduit le processus de paix au Moyen-Orient a été lamentable, lâche et poussive, parce qu’elle n’a pas été impartiale. Ce sont les Israéliens qui établissent l’agenda, les Américains les soutiennent, tout en enjoignant les Palestiniens de mettre fin au terrorisme. Et quand ceux-ci font observer : « Regardez, ils viennent de construire une nouvelle colonie, c’est contraire à la feuille de route, vous aviez dit qu’ils ne pourraient pas le faire », les Américains répondent que c’est aux parties concernées de régler cette question entre elles. Et nous savons tous ce que sont ces « parties » – l’une, très puissante, qui dispose de l’arme nucléaire, l’autre, minuscule, dont une grande partie vit en exil.

Il faut revenir à la partition de la Palestine ; revenir à la partition et fermer les colonies. La Cisjordanie ne doit pas et ne peut pas appartenir à Israël. Ce pays veut continuer à y construire d’autres implantations – c’est pourquoi il a évacué Gaza.

 

PI. Pourriez-vous dire quelques mots de votre nouveau livre, The Great War for Civilisation : The Conquest of the Middle East ?

RF. C’est un livre contre l’histoire telle qu’elle nous est présentée par nos dirigeants et nos intellectuels. J’y appelle à la désobéissance civile, à ne plus accepter ce qu’on nous dit de faire. C’est aussi l’épopée du siècle dernier au Moyen-Orient, qui inclut, de plus, un compte rendu de première main des tueries et des guerres. Je l’ai construit principalement à partir de ce que j’ai vu de la guerre Iran-Irak, du conflit israélo-palestinien, de l’Afghanistan, de la guerre d’Algérie, du Liban, etc. J’essaie de voir s’il est possible de décrocher de cette histoire tragique – s’il est possible de dire : ça suffit ! La Déclaration Balfour (1917), l’Accord Sykes-Picot (1916), le traité de Sèvres (1920), les promesses faites aux Arabes… repartons à zéro ! Nous, en Occident, nous pouvons dire : OK, 1945 – ce fut un nouveau départ. Nous avons mis en chantier une Europe nouvelle – et nous avons une Europe nouvelle. On est véritablement passé à autre chose. Mais ce n’est pas possible au Moyen-Orient, parce que les Palestiniens qui vivaient dans les camps de réfugiés de Sabra et Chatila vivotent maintenant dans les bidonvilles de leurs propres camps de réfugiés comme résultat direct de la Déclaration Balfour. Pour eux, c’est comme si Lord Balfour avait fait sa déclaration la nuit dernière, ce matin, il y a une heure – ils la vivent. C’est une des raisons pour lesquelles nous ne pouvons comprendre les Arabes et les Israéliens, nous mettre à leur place. Beaucoup d’Israéliens ressentent l’Holocauste juif comme s’il avait eu lieu hier ; de même que les Arméniens pour le leur.

Ce livre n’est pas chronologique, il va et vient dans le temps. Après un chapitre consacré à ma rencontre avec Oussama ben Laden en Afghanistan, je remonte à l’invasion russe, puis, je passe à la guerre Iran-Irak. Les trois chapitres sur cette guerre se terminent sur le récit de l’exécution de « déserteurs » irakiens, en particulier sur le témoignage d’un caméraman de l’armée irakienne. Les soldats étaient attachés, et réclamaient en pleurant leurs femmes et leurs enfants. Puis, je parle de mon père durant la première Guerre mondiale où, en 1918 sur la Somme, il refusa d’exécuter un soldat australien. La guerre terminée, la cour martiale le condamna à transporter les cadavres du Front occidental dans les différents cimetières militaires. Le soldat australien fut exécuté pour avoir tué un membre de la police militaire à Paris, mais par quelqu’un d’autre. Il avait 19 ans, comme mon père.

 

PI. D’où vient le titre de cet ouvrage ?

RF. A la mort de mon père en 1992 (à 93 ans), j’ai hérité de sa médaille pour la
campagne de la première Guerre mondiale. Au verso figurait l’inscription : « La Grande Guerre pour la Civilisation. » Et dans les 17 mois qui suivirent le conflit, les vainqueurs dessinèrent la carte de l’Irlande du Nord, de la Yougoslavie et de la plus grande partie du Moyen-Orient. J’ai passé toute ma carrière dans ces pays, à observer les habitants enfermés dans leurs frontières incandescentes. C’est la guerre de mon père qui est à l’origine de ce gâchis tragique.


SIGNES DES TEMPS

HomeEn réchapper par miracle

Un directeur commercial d’Hamilton (Nouvelle-Zélande), déclare « qu’il mesure toute sa chance » depuis qu’il est sorti indemne d’une collision avec deux camions qui ont réduit sa voiture en miettes. Cet homme de cinquante et un ans, qui se rendait dans le sud pour son travail vers 8 h 30, se rappelle seulement « avoir pensé à la vie » lorsque sa Subaru Legacy entra en collision avec un camion qui allait dans la même direction et fut alors projetée en travers de la route devant un second camion allant dans l’autre sens. Il ne souffrit que d’égratignures mineures et de contusions et quitta l’hôpital le jour même avant midi.

[Source : Waikato Times, Nouvelle-Zélande]

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le conducteur avait été sauvé par le Maître Jésus.]

 

HomeL’image de Jésus dans une fontaine

Une image de Jésus est apparue sur une photographie prise par Tom Brobakke à Bragenes Torg, Drammen (Norvège) le 9 juillet 2005. Il avait photographié une fontaine et en rentrant chez lui il découvrit sur la photo l’image d’une silhouette aux mains levées. VG, le plus important journal norvégien, a relaté l’histoire en ces termes : « Regardez attentivement cette image : il peut s’avérer que Jésus soit apparu à Drammen jeudi soir. »

[Source : VG, Norvège]

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l’image avait été créée par le Maître Jésus.]

 

HomeDes ovnis au-dessus de la côte britannique

« Mystery UFO over Coastline » (Un mystérieux ovni au-dessus de la côte) titrait en première page un journal local de Plymouth (Grande-Bretagne) en juin 2005. De brillantes lumières vues au-dessus de la côte sud-ouest de l’Angleterre ont été photographiées par Mark Fowler, persuadé qu’il ne pouvait s’agir d’un avion militaire. « J’ai été pendant dix-sept ans pilote dans l’Armée de l’Air et si cela avait été un avion militaire, je l’aurais su. Je n’ai pas la moindre idée de ce dont il s’agit. Je n’ai jamais rien vu de semblable », a-t-il déclaré. Il était en train de photographier le coucher du soleil sur le Devon et la Cornouaille lorsqu’il a vu les objets. « Il y avait un grand amas de lumières brillantes que je crus tout d’abord être un nuage, mais alors un disque argenté a émergé au milieu. Il était visible à l’œil nu, mais à travers le viseur de mon appareil photo je le voyais encore plus nettement. Il s’arrêtait, puis accélérait et s’arrêtait à nouveau. C’était vraiment bizarre. »  

[Source : Plymouth Independent, Grande-Bretagne]

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que les lumières étaient des vaisseaux spatiaux venant de Mars.]

 

HomeDéclassification de documents concernant les ovnis

Le Ministre britannique de la Défense a déclassifié des milliers de documents classés confidentiels relatant des apparitions d’ovnis dans les années 1970.

Le public peut désormais avoir accès, à la National Archive, à des documents du département SF4 du ministère de la Défense, révélant des comptes-rendus dignes de foi émanant du personnel de la RAF, de pilotes de la British Airways et d’officiers supérieurs de la police.

En juillet 1977, un pilote de la RAF, le lieutenant A. M. Wood, et deux de ses collègues signalèrent la présence « de brillants objets planant au-dessus de la mer », le plus proche étant « lumineux, de forme ronde et quatre à cinq fois plus grand qu’un hélicoptère Whirlwind ». L’un de ces objets se transforma sous leurs yeux « pour prendre la forme d’un corps avec des projections ressemblant à des bras et des jambes ». Ils observèrent les objets pendant 1 h 40. Ceux-ci furent également repérés par deux stations radars britanniques.

Un pilote de Tristar, de la British Airways, revenant du portugal en juillet 1976, vit quatre objets, « deux de forme ronde, d’un blanc brillant, et deux en for-me de cigares », à 29 km au nord de Faro. Inquiet, il signala ces apparitions aux contrôleurs aériens de Lisbonne et de Londres et des avions de chasse furent envoyés d’urgence de Lisbonne. Les documents contiennent également des détails sur des lumières inexpliquées dans le ciel, signalées par des officiers de police.

Ces témoignages furent davantage pris au sérieux que ceux de personnes ordinaires qui furent soupçonnées, par exemple, de sortir d’un « pub » et de ne pas avoir les idées claires, ou à qui l’on reprochait de signaler trop souvent des apparitions d’ovnis.

[Source : The Independent, G.-B.]

 

HomeUn phénomène officiellement « inexplicable »

Une enquête officielle concernant la Madone de Civitavecchia, qui verse des larmes de sang par intermittence depuis 1995, a conclu que le phénomène n’avait pas « d’explication humaine ».

La statue de 42 cm de haut, originaire de Medjugorje, était placée dans le jardin de Fabio Gregori, à Civitavecchia, à 60 km au nord de Rome (Italie). En février 1995, des milliers de personnes s’étaient attroupés dans le port de la petite ville, après qu’une fillette de cinq ans ait signalé que la statue versait des larmes de sang. Dans les mois qui suivirent, la statue pleura plus de quatorze fois.

Dénoncé par un groupe de consommateurs auprès du juge local, M. Gregori fut accusé de conspiration, de fraude et d’abus de la crédulité des gens, et sa maison fut fouillée à plusieurs reprises. Cette nouvelle enquête l’a complètement disculpé, et toutes les charges retenues contre lui sont enfin tombées. « Je suis heureux que ce procès soit terminé, mais honnêtement je dois dire que je me suis toujours senti totalement en paix, explique-t-il. Pour défendre la vérité jusqu’au bout, j’étais prêt à affronter une éventuelle peine. »

Initialement, l’Evêque de Civitavecchia, Mgr Girolamo Grillo, était particulièrement réticent à propos de cette affaire : « Une semaine après l’annonce des premières larmes, je dis au prêtre de la paroisse de prendre un marteau et de détruire la petite statue, raconte-t-il. Mais, au lieu de cela, il la cacha et la confiant au frère de G. Gregori. Peu après, j’en pris la garde afin de tirer la chose au clair, et la statue se mit à verser des larmes tandis que je la tenais dans les mains. »

A cette époque, le liquide rouge s’écoulant de la statue fut identifié comme du sang humain (masculin). Les rayons-X et les scanners ne révélèrent aucune cavité dans le corps de la statue qui aurait pu dissimuler des mécanismes permettant au liquide de s’écouler. L’équipe actuelle, composée de théologiens, d’historiens et de docteurs engagés par le diocèse de Civitavecchia afin de réexaminer le cas, ont analysé l’intégralité des témoignages et ont conclu que ce phénomène restait « inexplicable ».

[Sources : Associated Press ; www.vision-sofjesuschrist.com]

[Le Maître de Benjamin Creme confirme que ce « nouveau miracle », de même que le miracle original, ont été manifestés par le Maître qui fut la Madone.]


LA VOIX DU PEUPLE

HomeIrlande : cinq hommes incarcérés pour avoir défié Shell

D’un côté le gouvernement irlandais et le géant pétrolier Shell, de l’autre cinq citoyens ordinaires – trois cultivateurs et deux enseignants en retraite. Le soutien ne cesse de grandir en faveur des « Rossport five » (les cinq de Rossport), qui sont détenus en prison depuis juin 2005 pour enfreinte à la loi, en raison de leur opposition aux projets de Shell visant à faire arriver un gazoduc sur le rivage.

Rossport est une petite ville du comté de Mayo dans l’ouest de l’Irlande, avec une belle côte non polluée. Mais, à quarante miles de la côte, se trouve un vaste gisement de gaz, le Corrib field. Ce gisement a été découvert en 1996 et le gouvernement en a accordé l’exploitation à Shell et à d’autres compagnies. Brit O’Seighin, la fille de l’un des contestataires, décrit ainsi les effets sur la région : « J’aime vivre ici. Tout était magnifique avant l’arrivée de Shell, il y a cinq ans. Shell est arrivé avec des jeeps, des camions et des excavatrices, et la destruction a commencé. »

Les habitants de la région ont protesté en disant que la raffinerie ne leur apporterait aucun avantages, n’offrant qu’une poignée d’emplois et aucune réduction sur le prix du gaz. Mais les cinq de Rossport (Michael O’Seighin, Willie Corduff, Brendan Philbin, Vincent McGrath et son frère Philip), ainsi que d’autres habitants de Rossport, s’opposent particulièrement à ce qu’ils considèrent comme un projet à risque de la part de la compagnie. Généralement, le gaz des gisements off-shore est raffiné et traité en mer, ou sur le rivage, et ensuite acheminé à l’intérieur des terres. Mais la raffinerie du Corribfield doit se situer à six miles à l’intérieur des terres. Les contestataires disent que la conduite a été conçue pour supporter une pression de 345 bars – environ quatre fois la pression supportée par une conduite normale – et que le gaz non traité, venant directement de la mer, est plus dangereux que le gaz raffiné.

Ils ont mené la campagne « Shell to Sea » (Shell à la mer), demandant à la compagnie de traiter le gaz avant de l’acheminer à terre. Ceci coûterait des millions à Shell et la compagnie refuse, affirmant que les normes de sécurité sont élevées et que la conduite sera trois fois plus épaisse qu’une conduite normale. Un arrêt du tribunal a été pris à l’encontre des cinq contestataires en juin 2005, leur interdisant d’entraver les travaux de Shell. Ils ont refusé d’accepter la décision de justice et ont été incarcérés.

Les cinq hommes, qui n’ont pas l’habitude d’être des fauteurs de troubles, sont décrits par un autre habitant de Rossport comme « des hommes de caractère, participant à la révolte de toute la communauté contre Shell ». Leur incarcération a attiré une vague de protestations de la part des habitants et de certains hommes politiques, ainsi que de supporters d’un peu partout réclamant la « libération des cinq de Rossport ».

Comme l’a dit un habitant : « Lorsque des hommes résistent ainsi, nous avons tous la responsabilité de les soutenir. » Lors d’une manifestation, une femme a déclaré : « Cette affaire touche tous les domaines, depuis l’environnement, la santé et la sécurité jusqu’à la corruption politique et le respect de la démocratie. »

La campagne a reçu un soutien récemment, lorsqu’il a été révélé que les consultants désignés par le gouvernement n’étaient pas indépendants, comme on l’avait affirmé, mais qu’en fait ils avaient des liens avec Shell.

L’issue de cette lutte de David contre Goliath, où des intérêts commerciaux se heurtent à la détermination d’une communauté, est incertaine. La compagnie pétrolière a temporairement cessé de travailler sur le projet et a appelé au dialogue, ce que les cinq hommes reconnaissent dans une lettre ouverte aux médias : « Nous souhaitons accepter immédiatement cette proposition et entrer en pourparlers pour résoudre l’impasse. A cette fin nous demandons à Shell et à ses partenaires officiels de retirer immédiatement leur plainte de manière à ce que nous puissions sortir de prison pour assister aux pourparlers. »

[Sources : The Independent, Grande-Bretagne ; Indymedia.org]

 

HomeDes enfants manifestent

La ville de New Delhi fut remplie d’un son nouveau, le 8 septembre 2005, lorsque des milliers d’enfants, venus de vingt-quatre pays, ont envahi les rues pour attirer l’attention sur les problèmes auxquels sont confrontés les enfants dans le monde.

Ils portaient des tee-shirts blancs et des casquettes rouges, brandissaient des bannières et psalmodiaient leurs demandes : « Nous réclamons l’éducation », « Que toutes les routes mènent à l’école », « Plus d’outils dans des mains minuscules ».

La manifestation était organisée par la Global March Against Child Labour (Marche mondiale contre le travail des enfants) et Bachpan Bachao Andolan, le dernier jour du 2e Congrès des enfants dans la capitale, qui a duré quatre jours. Fondée par un groupe de quelques personnes, Bachpan Bachao Andolan (BBA) est devenue une organisation soutenue par des milliers d’individus et un réseau de plus de 750 ONG, syndicats, associations des droits de l’homme, déterminés à obtenir une totale suppression du travail des enfants et une éducation de qualité pour tous en Inde.

Les enfants participant à la manifestation venaient des pays de la bordure du Pacifique et également d’Afrique et du Moyen Orient : Ethiopie, Pakistan, Philippines, Cameroun, Bangladesh, Cambodge, Iran, Mexique, Malawi, Costa Rica, Japon et Népal.

Les enfants ont formulé ensemble une charte de demandes qui sera soumise aux Nations unies en 2006, appelant les gouvernements à prendre leurs responsabilités pour protéger les droits des enfants, et pour que des coupures drastiques soient faites dans le budget de la guerre et de l’armement au profit de l’éducation. La charte demande également que les gouvernements s’engagent, de manière visible et effective, à mettre un terme au travail des enfants, en assurant une éducation gratuite et égale pour tous.

« Nous voulons jouer et aller à l’école. Nous demandons aux autorités de prendre en compte notre triste condition et de mettre un terme au travail des enfants », a déclaré Kifayatulla, âgé de treize ans, qui travaille à temps partiel dans un petit restaurant au bord de la route à Dhaka.

Un autre enfant, Umair Choudhury, âgé de douze ans et originaire du Népal, a expliqué : « Je suis heureux de me trouver parmi d’autres enfants, même si c’est difficile de comprendre leur langue. Au moins, pendant quatre jours je n’ai pas été obligé de travailler et je n’ai plus du tout envie de retourner à mon travail. »

[Sources : www. bbasaccs.org ; Hindustand Times, Inde]


COURRIER DES LECTEURS

HomeUn message d’espoir

Cher Monsieur,

Lorsque mon père, qui m’était très cher, est décédé, je sombrai dans un profond chagrin, mais j’essayai malgré tout de retourner travailler.

Un jour, j’arrivai en avance à une réunion d’affaires dans un hôtel et j’attendais à l’extérieur de la salle que la réunion commence.

Un collègue vint s’asseoir près de moi et je me livrai à lui, expliquant combien la mort de mon père me touchait plus durement que je ne m’y attendais et que je craignais de me sentir trop vulnérable pour participer à la réunion.

Je levai les yeux et vis alors passer rapidement près de nous un homme en costume gris qui avait l’air d’un homme d’affaires ordinaire.

En passant, il se dirigea vers le banc où j’étais assise et tendit la main pour me donner quelque chose. J’ouvris ma main sous la sienne et il laissa tomber dans ma paume un objet lisse en argent, sur lequel était inscrit le mot HOPE (espoir). Je regardai l’objet avec étonnement et gratitude. Je levai les yeux pour voir l’homme qui me l’avait donné, mais il avait disparu au coin d’un couloir, aussi rapidement qu’il était venu. Je suis une artiste et je remarque habituellement l’aspect des gens, mais c’est comme si je n’avais même pas vu son visage. Je n’ai aucune idée de ce à quoi cet homme ressemble.

Qui était cet homme qui me donna ce message d’espoir, comme un rayon de soleil, et me rendit le sourire ?

F. O., Oakland, Etats-Unis

[Benjamin Creme a indiqué que « l’homme d’affaires » était Maitreya.]

 

Un arbre de famille

Cher Monsieur,

Le dimanche 31 juillet 2005, je suis allée dans une pépinière à la recherche d’un acacia. Je trouvai la section qui m’intéressait et après avoir regardé les acacias pendant un certain temps, je décidai d’explorer le reste de la pépinière.

Au moment de partir, obéissant à une impulsion, j’allai voir à nouveau les acacias. Je remarquai que l’un d’entre eux portait une étiquette avec la mention « réservé » et par curiosité je regardai le nom. Je reçus un choc lorsque je lus « S. McDaid ». La pépinière était très calme, il y avait seulement une poignée de visiteurs, et je trouvai étrange que deux d’entre nous portent le nom de S. McDaid.

Je m’enquis auprès des vendeurs de l’autre client ayant un penchant pour les acacias. Ils me répondirent qu’un homme du nom de Shaun McDaid était venu plus tôt le même jour. Ils se souvenaient qu’il était vêtu de cuir, avait une moto et portait son casque sous le bras. Il n’avait pas regardé les arbres ni choisi lui-même.
Il avait simplement demandé que l’un d’eux soit réservé pour une semaine. Cela semblait bizarre car les différents spécimens varient en apparence et en santé.

Etait-ce une coïncidence ou y a-t-il eu là quelque chose d’extraordinaire ?

S. M., Richmond, G.-B.

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que « Shaun McDaid » était Maitreya.]

 

Vision éthérique

Cher Monsieur,

Le 22 juillet 1991, à Majorque (Espagne), vers 17 h, nous étions seuls au bord d’une lagune lorsque nous remarquâmes loin de nous une petite sphère blanche glissant dans l’air, au-dessus des eaux, en suivant la direction du vent. Pensant qu’il pouvait s’agir d’un ovni, nous bondîmes et lui firent signe de revenir. Elle s’éloigna bientôt et elle allait échapper à notre regard, mais nous continuâmes à lui faire signe de revenir. La sphère commença alors à paraître de plus en plus brillante et de plus en plus grosse. Diminuant son altitude, elle revenait maintenant directement vers nous. En un rien de temps, elle fut près de nous : belle, parfaitement ronde, comme une pleine lune, une grosse sphère blanche planait maintenant devant nous, en silence sur les eaux.

Elle resta là, immobile, dans le ciel, pendant les vingt minutes qui suivirent, puis changea soudain de position – environ trente degrés vers la gauche – et resta à nouveau immobile comme si elle nous étudiait. Toutes les vingt ou trente minutes, la sphère répétait le même mouvement (vers la gauche ou vers la droite).

La soirée s’avançait et la pleine lune apparut. Nous restions là, fascinés par la scène : une grande sphère de lumière d’un blanc éclatant et, comme une sœur jumelle, la pleine lune juste derrière elle – toutes deux au-dessus des eaux ! C’était magnifique et mystérieux.

Au moins quatre heures s’écoulèrent et pendant tout ce temps la sphère se trouvait devant nous : planant, changeant de position, vers la gauche ou vers la droite, toutes les vingt ou trente minutes. A un moment donné, elle vint même juste au-dessus de nos têtes et s’arrêta au-dessus de la lagune où nous nous tenions, puis elle retourna à sa position au-dessus des eaux. A un certain moment, un couple de britannique nous demanda ce que nous regardions et lorsque nous leur répondîmes, ils nous jetèrent un regard incrédule et s’éloignèrent.

Soudain deux nombres apparurent sur la « surface » de la sphère et ils y demeurèrent pendant environ une heure. Puis, vers 22 h, ils disparurent aussi soudainement qu’ils étaient apparus.

Le ciel était maintenant plein d’étoiles. La belle sphère de lumière glissa une fois de plus vers nous, plana au-dessus de nos têtes, puis commença à s’élever lentement, devenant de plus en plus petite, de plus en plus lointaine. Nous aimerions si possible savoir ce qu’était cette sphère et que représentaient les nombres ?

B. et J. S., New York, Etats-Unis

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la sphère avait été manifestée par un Maître américain de l’ashram de sixième rayon, vivant aux Etats-Unis. Les auteurs de cette lettre ont bénéficié temporairement de la vision éthérique.]

 

Une lumière surprenante

Cher Monsieur,

En face du bloc d’appartements où je réside, il y a un autre bloc qui présente souvent des motifs de lumière sur les murs. Le 9 septembre 2005, en fin d’après-midi, un jour où les cercles de lumières étaient visibles, j’étais assis à lire au soleil à l’extérieur de mon appartement, lorsqu’une lumière mouvante attira mon regard. Je levai les yeux et au bout d’un moment je remarquai deux cercles blancs, deux boules de lumière, qui se déplaçaient très rapidement, entre les murs des appartements de mon bloc et ceux du bloc d’en face. C’était comme si les deux cercles se poursuivaient. Ceci dura un bon moment. De quoi s’agissait-il et cela a-t-il quelque chose à voir avec les motifs de lumière ?

T.C., Londres, Grande-Bretagne

[Le Maître de B. Creme a indiqué que les cercles étaient un effet de l’énergie investie dans les motifs de lumière, qui sont de nature énergétique. Chaque motif génère une énergie. Ces motifs sont manifestés par les frères de l’espace en collaboration avec Maitreya.]

 

A la recherche de signes

Cher Monsieur,

Le 5 août 2005, alors que mon compagnon Charles et moi-même nous trouvions dans le Wiltshire, en Angleterre, nous nous rendîmes au Silent Cafe, à Cherhill, un endroit de rencontre pour les gens qui s’intéressent aux agroglyphes.

Je remarquai soudain un homme souriant assis à la même table que moi. Je me tournai dans sa direction et commençai à bavarder avec lui. Il portait de petites lunettes rondes, il avait un regard quelque peu amusé et se montrait très amical. Charles se souvient de lui comme d’un homme grand, plutôt basané, aux cheveux noirs.

Il nous dit qu’il était américain mais vivait en France, qu’il enseignait la musique et venait souvent donner des cours en Suisse. Son français était parfait et pratiquement dépourvu d’accent. Il venait chaque année en Angleterre pour voir les agroglyphes et il était là depuis deux semaines, se rendant de l’un à l’autre à bicyclette. C’était son dernier jour.

Il était avec une amie qui vivait dans la région, une française qui n’avait jamais vu d’agroglyphes auparavant – il l’avait emmenée en visiter deux. Je lui parlai des phénomènes de lumière apparaissant sur des maisons et lui dit que nous en avions pris de nombreuses photographies à Lausanne et je lui expliquai à quoi ils ressemblaient. Il sembla intéressé et demanda : « Cela ressemble-t-il à une croix celtique ? » Je répondis : « Oui », et promis de lui envoyer quelques photographies.

Charles se joignit à la conversation et lui demanda s’il avait entendu parler de Partage international. Il répondit : « Oui, je connais très bien Benjamin Creme depuis de nombreuses années. J’ai participé à la méditation de transmission avec le tétraèdre. En fait, j’ai choisi de vivre à Lyon car il y existe un groupe important de méditation de transmission. » Il ne dit pas s’il continuait à pratiquer cette méditation, mais il semblait en avoir une opinion très positive. Il nous donna son nom et son adresse.

Charles et moi étions étonnés de l’attitude humble de la femme qui l’accompagnait. Elle écoutait attentivement tout ce qui se disait, mais elle ne prenait pas part à la conversation. Elle était assise comme si elle aurait aimé se trouver plus bas que là où l’homme était assis : penchée en avant, les bras sur les genoux. Comme elle ne disait pas un mot, je lui demandai si elle parlait français et elle dit simplement : « Je suis française. » Il y avait en elle quelque chose de très doux.

Ils nous quittèrent en nous disant au revoir. Nous étions intrigués par cette rencontre car il y avait une telle gentillesse émanant de ces deux personnes. Puis nous nous fîmes la réflexion qu’il était vraiment étrange que cet homme ait passé deux semaines à visiter les agroglyphes à bicyclette. Au cours de notre séjour nous avons visité de nombreux agroglyphes et rencontré des personnes intéressantes mais ces deux là étaient spéciales et différentes de toutes les autres.

Elles nous ont laissé une impression si particulière que nous nous sommes demandé s’il ne s’agissait pas de Maitreya et du Maître Jésus.

N. W. et C. S., Lausanne, Suisse

[Le Maître de B. Creme a confirmé que l’homme était Maitreya et la « femme » le Maître Jésus.]

 

Guérison par le livre

Cher Monsieur,

A l’âge de sept ans j’ai eu un accident. J’ai passé le bras à travers une porte vitrée. Je fus envoyée en salle d’urgence où le personnel eut beaucoup de mal à arrêter l’hémorragie. A un moment donné, seul mon père se trouvait dans la salle avec moi lorsqu’un étranger entra. Mon père et lui échangèrent des salutations. Mon père supposa qu’il s’agissait d’un prêtre. Il portait un costume sombre et il était très grand. Il avait à la main un petit livre noir, qui nous parut être une Bible. Il l’ouvrit, lut un passage, puis quitta la pièce. Mon hémorragie commença à s’arrêter. Mon père sortit rapidement de la pièce afin de remercier l’étranger mais celui-ci était introuvable. Ma mère était allée au bureau d’accueil pour donner des informations me concernant. Elle rencontra mon père qui remontait l’unique couloir et elle lui dit qu’elle n’avait croisé personne et qu’aucun individu correspondant à cette description n’était passé auprès d’elle à la porte d’entrée. Mon père revint et demanda au médecin s’il savait qui était l’étranger – il déclara qu’il n’avait vu personne.

Qui était cet homme ?

A. W., Knoxville, Tennessee, Etats-Unis

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que « l’étranger » était Maitreya.]


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Q. Pourquoi l’ouragan Katrina s’est-il produit dans cette région avec une telle intensité ? Est-ce une gigantesque libération, un nettoyage de certaines formes ou le résultat d’un mouvement massif d’énergie ? Quelle est la cause sous-jacente ?

R. Le Golfe du Mexique est naturellement une région d’ouragans, et c’est la saison, mais l’extraordinaire intensité (la pire de mémoire d’homme) de celui-ci a une cause karmique. L’incroyable effet destructeur de ce tragique événement est lié aux résultats également destructeurs des invasions de l’Irak et de l’Afghanistan. Il s’agit d’un nettoyage, dissipant une force de destruction massive. Les gens doivent apprendre la loi de cause et d’effet.

 

Q. Pourriez-vous indiquer combien de personnes sont décédées à la Nouvelle-Orléans ?

R. D’après mes informations le nombre de morts atteindra 12 000.

 

Q. Pourquoi les secours ont-ils été si désorganisés ?

R. Il va y avoir à ce sujet une enquête, dirigée par le président Bush. Nous ne pouvons donc attendre grand chose qui donne une image négative de l’administration Bush, mais il ne fait guère de doute que si la catastrophe s’était produite en Californie, à New York, ou ailleurs que dans une région traditionnellement pauvre, où vivent surtout des Noirs, l’aide aurait été rapide, adéquate et efficace.

 

Q. Que pense George Bush de l’idée d’accepter l’aide offerte par d’autres pays après l’ouragan Katrina ? Quelles sont les implications de tout ceci ?

R. Je n’imagine pas que l’idée que les Etats-Unis reçoivent de l’aide plaise à George Bush, mais il doit réaliser que cela ferait mauvais effet s’il refusait l’aide offerte. De nombreuses personnes veulent apporter leur aide.

 

Q. [1] Maitreya et les Maîtres aident-ils les victimes de l’ouragan ? [2] Les gens l’ont-ils été au moment de leur mort ?

R. [1] Oui, continuellement ! [2] Oui, par milliers.

 

Q. Maitreya et les Maîtres sont-ils optimistes quant à la manière dont les gens vont réagir ?

R. Oui.

 

Q. Maitreya ou l’un des Maîtres s’est-il adressé directement ou indirectement à George Bush en ce qui concerne l’ouragan Katrina ou l’Irak ?

R. Non.

 

Q. [1] Maitreya ou les Maîtres ont-ils des suggestions sur la façon dont nous pouvons aider (d’une manière générale ou à titre individuel) pour que l’assistance parvienne aux sinistrés le plus directement possible ?

[2] Je me sens impuissant, j’ai l’impression que si j’envoie de l’argent il restera coincé dans un bureau. La Croix Rouge répondra-t-elle mieux à cette catastrophe qu’à celle du 11 septembre ?

R. [1] Non. [2] Oui.

 

Q. D’après de récentes découvertes médicales, fumer pourrait causer la cécité. Ces résultats sont-ils exacts ?

R. Certaines personnes le disent depuis l’invention des cigarettes. La cécité (lorsqu’elle se produit) est due non pas au fait de fumer, mais au fait que le tabac des cigarettes absorbe très facilement les radiations nucléaires venant de la terre et de l’atmosphère.

 





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