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Extraits de la revue
Partage international

Avril 2006 - N° 212



Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

La revue existe grâce à ses abonnés, pour soutenir sa parution et la diffusion de ses informations, cliquez ici.


Sommaire

  • Une profusion de signes - par le Maître --, un des membres aînés de la Hiérarchie des Maîtres de Sagesse, dont le nom est bien connu des cercles ésotériques. Pour diverses raisons, son identité n'est pas révélée. Benjamin Creme se trouve en contact télépathique permanent avec ce Maître qui lui dicte ses articles.

 

  • POINT DE VUE
    • Changement climatique et nouveau déluge par Mark Sommer
  • LA VOIX DU PEUPLE
    • Le pouvoir du peuple prend de l’ampleur
    • Une marche mondiale pour la paix Les jeunes contre la pauvreté
  • LES MENSONGES DEVOILES
    • Un ancien agent de la CIA accuse l’administration Bush
    • Katrina : George Bush contredit par une vidéo

 

  • TENDANCES
    • Réel ! La montée du film documentaire
    • Energie – le vent en poupe
    • Irlande du Nord : vérité et réconciliation
    • Desmond Tutu parle de vérité et de réconciliation
    • Des banques non lucratives
  • LES PRIORITES DE MAITREYA
    • La sécheresse aggrave la famine en Afrique
    • Exodes tragiques

 

  • SIGNES DES TEMPS
    • Miracle de l’homme en blanc
    • Philippines : l’avertissement d’une vieille femme en blanc
    • Des sphères qui guérissent
    • Sauvetage dans un supermarché
    • Des ovnis au-dessus de Milan
    • Un sauvetage grâce à un rêve
    • Le signe du poisson
  • LA VOIX DE LA RAISON
    • Bono lance un appel en faveur de l’Afrique
    • L’Espoir – une dimension de l’âme
  • LE RESPECT DE LA LOI
    • Guantánamo : les protestations s’intensifient
  • COURRIER DES LECTEURS
    • Magie blanche
    • Hors du temps
    • Réapparition
    • Hommage à Partage international
    • Une lumière qui guide
    • Une certaine vision du monde
    • Croix de lumière dans un hôpital allemand
    • Coûte que coûte
    • De sages conseils
    • Un accident évité de justesse

Une profusion de signes

par le Maître —, par l’entremise de Benjamin Creme

Chaque fois que l’homme se sent dans l’embarras et que, comme aujourd’hui, il cherche désespérément dans quelle direction se tourner, l’on voit émerger un phénomène intéressant : même ceux qui ne croient pas aux signes commencent à les rechercher ; ils prennent au sérieux les événements inexplicables et leur donnent un sens ; ils se mettent en quête de la clé qui leur ouvrira les portes du futur, même s’ils ne savent guère ce que ce futur leur réserve.

Les signes susceptibles de les guider sont là en abondance, mais les hommes ont tôt fait d’oublier les miracles qui leur sont prodigués depuis tant d’années. Ainsi, dans la majorité des cas, ils passent à côté des indices mêmes pour lesquels ils implorent le ciel.

D’authentiques présages

Pourtant l’heure approche où ils se rappelleront ces signes, et accepteront d’y voir d’authentiques présages de l’avenir. Ils comprendront que leur manifestation a été programmée et synchronisée avec l’émergence de Maitreya et de son groupe de Maîtres, en cette période unique dans l’histoire du monde. Aussi divers que nombreux, ces miracles montrent aux hommes qu’il se prépare quelque chose d’extraordinaire, d’une importance capitale pour la Terre. Ceux qui ont des yeux pour voir comprennent que de tels phénomènes sont là pour rappeler à l’humanité que bien des aspects de la vie lui demeurent mystérieux et inconnus, qu’il existe des lois dont elle ne sait pas grand-chose et, surtout, que l’homme n’est pas seul.

Confirmation de la foi

Puisqu’il y a des signes, il y a aussi ceux qui les créent. Tous les groupes religieux sont dans l’attente de la révélation divine propre à leur tradition, et voient dans ces manifestations la confirmation de leur foi. C’est pour eux un soutien en période de difficultés, et une source d’espoir en l’avenir. Ainsi se crée un climat d’attente et d’espérance qui touche des millions d’hommes et les prépare aux événements qui sont désormais imminents. Il en est peu qui puissent nier l’existence des signes, même si leur signification demeure obscure. Les signes stimulent l’intuition et l’imagination des hommes, et leur ouvrent le cœur aux révélations à venir.

Des statues qui pleurent aux figures lumineuses dont se parent les façades de bâtiments à travers le monde, des croix lumineuses aux divinités hindoues qui boivent le lait qu’on leur présente, les signes sont sans fin. Peu nombreux sont ceux qui n’auront pas été témoins de ces prodiges.

Les sceptiques, bien entendu, sont toujours présents. Mais pas pour longtemps. Très bientôt, l’atmosphère d’attente s’amplifiera et s’inscrira fermement dans le cœur et l’esprit des hommes du monde entier. Dans ce climat d’expectative, Maitreya entrera en scène et commencera sa mission publique. Ainsi en sera-t-il.


La voix du peuple

Le pouvoir du peuple prend de l’ampleur

La voix des peuples continue à s’amplifier, alors que de grandes manifestations se déroulent à travers le monde.

En Thaïlande, des dizaines de milliers de personnes participent à des manifestations hebdomadaires à Bangkok, réclamant la démission du premier ministre Thaksin Shinwatra pour corruption et abus de pouvoir. Le 5 mars, environ 67 000 personnes avaient marché vers les bureaux du premier ministre.

Aux Philippines, des milliers de manifestants se sont regroupés pour célébrer le 20e anniversaire du « Pouvoir du peuple », qui avait abouti en 1986 au renversement du dictateur Ferdinand Marcos, et pour réclamer la démission de la présidente actuelle, Gloria Macapagal Arroyo. Les manifestants ont été dispersés avec des canons à eau. Cependant près de 5 000 personnes, conduites par la présidente précédente, Corazon Aquino, ont été autorisées à marcher pacifiquement vers le mémorial de Benigno, époux de C. Aquino et opposant au président Marcos et dont l’assassinat, en 1983, avait déclenché d’énormes manifestations. Les opposants accusent G. Arroyo de corruption, d’atteintes aux droits humains ainsi que de fraude aux élections de 2004. Le 8 mars, lors de la Journée internationale de la femme, d’autres manifestations contre le gouvernement se sont tenues.

Haïti a connu d’autres exemples de manifestations au cours des élections présidentielles où René Préval, un ancien président, candidat de la population la plus pauvre de Haïti, fut finalement déclaré vainqueur. Avec une bonne longueur d’avance sur son rival le plus proche, Gérard Latortue, R. Préval avait été crédité d’un nombre de voix juste inférieur aux 50 % nécessaires pour obtenir la victoire au premier tour. Il avait mené une campagne basée sur l’unité et la stabilité et, d’après les manifestants, avait été privé de la victoire suite à des fraudes. Un grand nombre de supporters de R. Préval ont manifesté dans les rues pour réclamer sa victoire.

Au Kazakhstan, environ 2 000 protestataires ont défié une interdiction en manifestant le 26 février 2006 pour condamner l’implication possible du gouvernement dans l’assassinat de Altynbek Sarsenbaiuly, un leader de l’opposition qui a été retrouvé criblé de balles dans sa voiture, le 13 février 2006.

En Inde, la visite du président Bush, le 1er mars 2006, a fait l’objet de larges manifestations. Environ 100 000 personnes se sont rassemblées dans la capitale New Delhi avec des panneaux « Bush go home ».

D’autres manifestations similaires se sont tenues à Calcutta, Bangalore et Hyderabad. Ceux qui y ont pris la parole ont affirmé que G. Bush n’était pas le bienvenu et ont dénoncé la guerre en Irak.

Au Pakistan, l’étape suivante du président Bush, des manifestations se sont aussi déroulées à Islamabad, Chaman et Peshawar.

[Source : The Guardian, G.-B.]

Les jeunes contre la pauvreté

D’après une enquête menée en Grande- Bretagne pour l’association Oxfam, la campagne de 2005 « Make Poverty History » (Abolissons la pauvreté) a permis de mobiliser une génération de jeunes gens pour qu’ils s’intéressent à la politique. 84 % des Britanniques de 16 à 25 ans ont affirmé que la campagne pour mettre fin à la pauvreté dans le monde et les concerts Live8 avaient eu un impact important sur eux bien, plus que la candidature de Londres pour les jeux Olympiques (54 %) et les élections législatives (35 %). L’enquête portait sur 1 400 jeunes de 16 à 25 ans. Elle a été menée pour Generation Why, le site Web d’Oxfam qui a reçu cinq fois plus de visiteurs en janvier 2006 que l’année précédente. Elle a montré que les personnes interrogées n’étaient pas choquées par l’appui accordé par des célébrités. Quelque 78 % d’entre elles pensent que les stars en vogue contribuent à faire passer le message auprès de personnes qui autrement ne réagiraient pas. Seuls 6 % estiment que l’implication de stars dénature le message. La dernière campagne d’Oxfam, I’m in (J’y suis), cherche à rallier un million de jeunes gens afin qu’ils apportent leur contribution durant l’année 2006.

[Sources : The Guardian, G.-B. ; ox-fam.org. uk]


FAITS ET PREVISIONS

La boîte de Pandore 

« D’ores et déjà, un chaos sans cesse croissant réclame un lourd tribut de vies humaines, tant américaines qu’irakiennes. Le sceau de la boîte de Pandore a été brisé et il en est sorti un monstre que nul ne contrôle. » [Le Maître – , PI, avril 2004]

« Nous avons ouvert la boîte de Pandore », a déclaré Zalmay Khalilzad, ambassadeur américain à Bagdad, lors d’une interview au Los Angeles Times en mars 2006. Il a averti que sans une présence américaine substantielle, les conflits sectaires en Irak pourraient conduire à l’accroissement de l’extrémisme religieux et à la guerre régionale. Cela pousseraient les autres pays arabes du côté sunnite et l’Iran du côté shiite, et « ferait des Talibans Afghans des agneaux en comparaison ». La solution était, selon lui, de construire un pont entre les communautés ethniques et religieuses. Le gouvernement américain cherche cependant à réduire l’effectif des troupes américaines en Irak. Un sondage d’opinion, de mars 2006, montre que 80 % pensent que la guerre civile est probable, et 50 % demandent le retrait des troupes.

[Source: The Guardian, G.-B.]

Faire porter le chapeau aux autres

« Quand, enfin, le gouvernement des Etats-Unis comprendra la démence de cette guerre hasardeuse et sans nécessité, il se gardera bien sûr de le reconnaître devant le monde. Il recherchera plutôt le soutien des Nations unies pour échapper tant bien que mal aux conséquences d’une bévue embarrassante et, si possible, en rejeter ailleurs les torts. » [Le Maître – , PI, avril 2004]

Suite aux commentaires de « la boîte de Pandore » de l’ambassadeur américain en Irak, Donald Rumsfeld a aussitôt accusé l’Iran de la situation chaotique actuelle. « Il sont en train de placer des gens en Irak pour des activités qui compromettent le futur de l’Irak, et nous le savons », a t-il déclaré.

[Source : The Guardian, Grande-Bretagne.]


Eradiquer la faim à notre époque

interview de George McGovern, ancien sénateur américain, par Monte Leach

George McGovern ancien sénateur du Dakota du Sud, fut le candidat démocrate à la présidence des Etats-Unis en 1972. En 1960, le président Kennedy l’avait nommé directeur du Programme alimentaire pour la paix. En 1997, le président Clinton l’a nommé ambassadeur des Etats-Unis auprès de l’Agence des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). En 2001, G. McGovern a été nommé ambassadeur mondial de l’Onu pour la faim dans le monde. Il est auteur de plusieurs ouvrages, dont The Third Freedom : Ending Hunger in Our Time ( la Troisième liberté : éradiquer la faim de notre vivant) et co-auteur de Ending Hunger Now : A Challenge to Persons of Faith (Eradiquer la faim aujourd’hui : un défi pour les croyants).

Monte Leach l’a interviewé pour Partage international.

 

Partage international : Vous avez passé de nombreuses années à vous occuper du problème de la faim. Pourquoi la famine persiste-t-elle dans le monde alors qu’il y a suffisamment de nourriture pour tous ?

George McGovern : C’est un problème politique, d’absence de volonté politique. Nous manquons d’énergie et de persévérance pour permettre aux pauvres qui ne peuvent pas produire assez pour se nourrir d’obtenir la nourriture dont ils ont besoin.

Environ une personne sur sept dans le monde souffre chroniquement de la faim. Mais ce problème n’est pas insoluble. Les gouvernements du monde, aussi bien dans les pays pauvres que riches, doivent prendre l’engagement de mettre fin à cette situation. Ils peuvent le faire pour une fraction de ce que nous dépensons pour la guerre en Irak, par exemple. L’Onu dispose de deux bonnes agences travaillant sur le problème de la faim, dont le Programme alimentaire mondial (Pam), que j’ai contribué à lancer en 1962. C’est la meilleure agence de distribution de nourriture dans l’histoire du monde. Ils envoient d’énormes quantités de nourriture à des gens affamés, mais ils devraient en faire davantage. Les Etats-Unis sont leur principal fournisseur. Si nous pouvions accroître notre contribution pour atteindre le double de ce qu’elle est actuellement et si d’autres pays suivaient, et si les gouvernements des pays pauvres collaboraient avec nous, nous pourrions sans effort mettre fin à la famine dans les prochaines 15 à 20 années. C’est sur cela que je travaille en ce moment. Bob Dole (ancien sénateur américain) et moi avons décidé de concentrer tous nos efforts pour que l’Onu, avec l’aide des Etats-Unis, fournisse chaque jour un repas nourrissant à 300 millions d’écoliers dans le monde qui, aujourd’hui, ne reçoivent rien. C’est actuellement notre principal objectif.

 

PI. Pouvez-vous en dire plus sur la gestion de ce programme alimentaire international pour les écoliers ?

GM. Il devrait être géré par le Pam, qui devrait faire appel à des agences bénévoles privées comme la Croix rouge internationale, l’Armée du Salut, le Secours catholique et le Comité américain d’entre aide. Il existe 35 agences caritatives en mesure d’aider à gérer ce programme, mais elles devraient opérer sous la supervision générale du Pam.

 

PI. Ce programme est-il opérationnel ou doit-il encore être mis sur pied ?

GM. Nous avons eu de vastes programmes pilotes dans 38 pays. Nous avons persuadé l’administration Clinton de nous donner 300 millions de dollars pour leur lancement, et les fonds sont arrivés en 2003. L’administration Bush nous a encore versé 200 millions de dollars. Nous essayons d’obtenir la participation d’autres pays, et à ce jour une douzaine de pays l’ont fait. Nous allons continuer jusqu’à ce que nous puissions nourrir 300 millions de ces enfants.

 

PI. Vous avez parlé en public d’un aspect annexe de ce programme de repas scolaires, qui devrait permettre de limiter la surpopulation.

GM. Le meilleur moyen qu’on ait jamais trouvé dans le monde pour attirer les enfants pauvres dans les écoles est la promesse d’un bon repas. Lorsque les enfants vont à l’école et que les filles bénéficient d’au moins six années de scolarité, vous pouvez diviser par deux le taux de natalité (de 6 enfants en moyenne à 2,9). Cette information provient d’études faites par les Nations unies. La réduction de la natalité découle de l’éducation élémentaire, sans besoin d’avortements ni d’interventions chirurgicales. Les filles ayant bénéficié d’une éducation élémentaire ne tombent pas aussi souvent enceintes. Elles se marient quatre ou cinq ans plus tard et ont une meilleure vision de ce qu’est la vie. Elles sont davantage capables de s’occuper de leurs enfants.

 

PI. Ce programme de repas scolaires est-il le même que la Campagne 19 cents par jour du Pam ?

GM. Oui. Dix-neuf cents, c’est le prix d’un repas pour un enfant.

 

PI. N’est-il pas surprenant que 19 cents par jour suffisent pour nourrir quelqu’un ? Si plus de gens le savaient cela, les motiveraient pour agir.

GM. Et il s’agit de bons aliments, bien nourrissants. Pour 300 millions d’enfants à nourrir, 19 cents par jour représentent beaucoup d’argent. Mais cela en vaut la peine. Cela ne représente qu’une minuscule fraction de ce que coûte la guerre d’Irak. Nous progresserions beaucoup plus sur le terrorisme si les Etats-Unis montraient la voie en éradiquant la faim, le sida et bien d’autres maladies. C’est sur ces problèmes que l’Amérique devrait utiliser ses ressources. S’ils nous voyaient apporter davantage d’aide aux pauvres et aux affamés, moins de gens nous haïraient au point de sacrifier leur vie avec des bombes.

 

PI. La philosophie de Partage international est que nous devons partager les ressources mondiales de façon plus équitable entre les riches et les pauvres.

GM. Nous devons davantage partager. Si nous voulons avoir une société mondiale cohérente, nous devons travailler ensemble. Bien que la faim soit l’un des problèmes les plus urgents, elle est loin d’être la plus difficile à résoudre.

 

PI. Pensez-vous qu’il existe des solutions éprouvées ? Ou devons-nous encore chercher comment nous y prendre ?

GM. Nous savons comment résoudre le problème de la faim. Les gens disent que c’est un problème de distribution. Nous savons comment distribuer de la nourriture. Nous savons comment l’emballer. Nous savons comment l’apprêter. Nous savons gérer efficacement un programme de repas scolaires. Nous devons seulement avoir la volonté d’utiliser notre cerveau et notre cœur ainsi que notre conscience pour affronter ce problème. Je pense que tout cela peut être réalisé au cours des prochaines 15 à 20 années.

 

PI. Pourquoi ce sentiment d’espoir ? Voyez-vous des signes positifs ?

GM. Oui, je le constate dans les 38 pays où nous avons des programmes pilotes de repas scolaires. Les gens sont tout simplement enthousiastes. Ils vont obliger leurs politiciens à étendre ce programme. Alors un pays verra qu’un autre le fait et s’efforcera d’en faire autant. Mais de tels programmes demandent du temps. C’est une question d’années. J’ai appris à être patient. Il ne faut pas se laisser décourager. Il faut continuer à œuvrer dans ce sens.

 

PI. Comment peut-on réveiller la volonté politique pour supprimer la faim ?

GM. Des gens comme moi ne cessent d’enfoncer le clou. Nous nous efforçons d’entraîner l’Eglise dans notre sillage. C’est pourquoi j’ai contribué à la rédaction de ce livre, Eradiquer la faim aujourd’hui – Un défi pour les croyants. Nous diffusons ce livre dans les églises, les synagogues et les mosquées. Je pense que nous pourrons obtenir suffisamment de soutien pour accomplir la tâche.

 

PI. Il y a aussi des organisations sans but lucratif comme Bread for the world (Du pain pour le monde) et Results (Résultats) qui exercent des pressions sur les politiciens en faveur des pauvres. Elles aident à éveiller une volonté politique aux Etats-Unis afin de lutter contre la faim.

GM. Ces groupes sont merveilleux, de tout premier plan. Il existe à Washington un autre groupe appelé Friends of the world Food Program (Programme alimentaire des amis du monde) qui fait de l’excellent travail. Ils contribuent activement à ce programme international de repas scolaires. Ils ont un budget de quelques millions de dollars qu’ils investissent afin de tenter d’éveiller l’intérêt du Congrès américain et du public sur la nécessité de faire davantage d’efforts.

 

PI. Que répondez-vous à ceux qui vous demandent ce qu’ils pourraient faire pour aider ?

GM. Je leur dis de soutenir leur église, leur synagogue et les organisations philanthropiques. Chaque église dispose d’un service mondial. Les gens devraient le soutenir. Et si vous le voulez, envoyez directement un don au Pam.

 

Références : G. McGovern, The Third Freedom : Ending Hunger in Our Time. Simon & Schuster, New York, USA, 2001.

George McGovern, Bob Dole, Donald E. Messer, Ending Hunger Now : A Challenge to Persons of Faith, Augsburg For-tress Publishers, Minneapolis, USA, 2005.

La Campagne 19 cents par jour du Programme alimentaire mondial : www. 19centsaday.org


L’art de vivre

Questions-Réponses avec Benjamin Creme (deuxième partie)

L’art de vivre était le thème de la conférence donnée par B. Creme à l’occasion des rencontres des groupes de transmission qui ont eu lieu aux Etats-Unis et en Europe en 2005. La transcription de la conférence a été publiée dans notre numéro de janvier 2006 et la première partie des questions-réponses dans celui de mars.

Le conditionnement

Q. Comment transformer le conditionnement de la vie quotidienne en tentative personnelle de réaliser l’art de vivre ?

R. En résolvant les conflits qui empêchent de parvenir au détachement. Nous sommes soit attachés, soit libres. Le conditionnement est un esclavage, un manque de liberté. La liberté est l’état naturel. Le conditionnement transforme cet état en esclavage. Dans un état de conflit nous sommes attachés. Surmontons le conflit et nous serons en harmonie. Nous découvrirons alors qu’il existe un autre conflit. Nous irons plus loin. Cela ne se fera pas en un jour.

Il n’existe rien de significatif que je puisse vous dire et qui vous permettrait de vous libérer en cinq minutes. Dans la condition humaine rien de durable n’est accompli de cette manière. Le profond conditionnement de soi-même est un long processus, et vous devez donc travailler sur vous-même pour vous déconditionner. La vie elle-même amène le conditionnement. Nous sommes des êtres humains, nous ne serions pas sur cette planète si ce n’était pas le cas. Si nous nous trouvions sur Vénus ou Mercure et étions des initiés du huitième degré, il n’y aurait pas lieu de parler de conditionnement.

Nous nous conditionnons les uns les autres et nous conditionnons nos enfants. Cela fait partie de la vie. Le déconditionnement nous libère du conditionnement et par conséquent des attachements. C’est un processus ; vous ne pouvez dire : « Je vais être détaché » d’un moment à l’autre. Le détachement grandit dans la mesure où vous travaillez sur vous-même.

Vous devez sacrifier votre besoin d’attachement. Nous avons besoin d’attachement car nous avons besoin de notre conditionnement. Il nous satisfait d’un point de vue astral ou émotionnel. C’est la raison pour laquelle nous devons vaincre les attachements du plan astral. D’abord ceux du plan physique, puis ceux du plan astral, puis ceux du plan mental, jusqu’à ce que nous soyons déconditionnés sur les trois niveaux. Etre déconditionné signifie être de moins en moins attaché. Tous ces attachements viennent de nos expériences.

Je ne pense pas que quiconque aujourd’hui dans le monde soit encore polarisé sur le plan physique. L’humanité dans son ensemble est polarisée sur le plan astral. Cela signifie que le siège de la conscience humaine se situe sur ce plan. Les attachements formés par notre focalisation sur le plan astral, en raison de notre identification avec nos émotions (que nous considérons comme réelles, mais qui sont aussi irréelles que des rêves), nous conditionnent. Les expériences du plan astral sont irréelles. Elles ne sont rien de plus que des formes-pensées.

Si nous rattachons une émotion à une forme-pensée, nous nous attachons à cette forme-pensée. L’émotion revient à chaque fois que quelque chose nous rappelle cette expérience. Elle suscite la même réaction et engendre ainsi un attachement. Le conditionnement est un autre mot pour l’attachement.

Nous faisons la même chose sur le plan mental. Mais c’est beaucoup plus difficile à discerner sur le plan mental, car pour la plupart des gens l’attachement est émotionnel. On appelle cela le mirage ou l’illusion, mais tant que nous ne voyons pas l’illusion, tant que nous n’en sommes pas conscients, nous ne pouvons nous déconditionner.

Etre attaché ou être conditionné, c’est la même chose. Cela fait partie de l’irréalité que nous appelons la vie. Mais c’est une irréalité que nous devons traverser, car c’est de cette manière que notre conscience grandit. Cependant, si notre conscience est limitée au plan astral, nous vivons dans ce mirage, cette illusion, en ce qui concerne la nature de la vie. La nature de la vie est en fait bien différente de ce que ressentent la plupart des gens, car tout ce qu’ils ressentent se situe sur le plan astral. Chaque expérience est enveloppée de matière astrale, de formes-pensées qui nous attachent au plan astral. Nous créons le plan astral à partir de nos formes-pensées.

 

Q. Comment transformer le conditionnement ?

R. Par la discipline du déconditionnement de soi, par le processus qui consiste à être de plus en plus détaché. C’est difficile car cela demande de la discipline, mais en essence c’est quelque chose de simple. Vous devriez donc pratiquer les trois règles données par Maitreya : l’honnêteté mentale, la sincérité d’esprit et le détachement.

– L’honnêteté mentale, c’est-à-dire penser et agir en ligne directe. Maitreya dit que la plupart des gens pensent une chose, en disent une autre et font quelque chose d’autre. Ce que nous pensons, ce que nous disons et ce que nous faisons – tout cela est différent. Ce n’est pas de l’honnêteté mentale.

– La sincérité d’esprit. Nous nous copions les uns les autres et ainsi nous nous conditionnons. Le conditionnement consiste à copier au lieu d’être soi-même. Si vous n’êtes pas vous-même, vous devez être quelque chose d’autre. Vous devez être quelque chose à n’importe quel moment et si ce n’est pas vous-même c’est quelque chose qui est en partie le non-soi. Ainsi nous sommes souvent le non-soi. Occasionnellement, dans certaines circonstances, nous devenons sincères dans notre cœur, dans notre esprit et nous agissons en conséquence, nous parlons de cœur à cœur. Mais la plupart des gens dans leurs relations avec les autres agissent de manière à les impressionner, à créer une vision favorable d’eux-mêmes dans l’esprit de leur interlocuteur.

Nous jouons un rôle parce que nous sentons que cela fera impression. « Ils auront une haute opinion de moi. Ils penseront que je suis très intelligent et très sûr de moi. Naturellement je sais que je ne suis pas sûr de moi, mais ils le croiront si j’élève la voix et si je m’exprime d’un ton tranchant pour cacher ma timidité. Si je parle en faisant de grands gestes, ils verront que je suis à l’aise. Je peux contrôler le monde. Je sais qu’il n’en est rien. Le monde me fait peur, mais si je donne l’impression que je contrôle les choses, ils me remarqueront et ils m’aimeront. Ils feront de moi leur ami et je me sentirai heureux. Je me sentirai en sécurité. Et si j’agis ainsi avec tout le monde, j’aurai beaucoup d’amis. Et si j’ai beaucoup d’amis, je serai réellement heureux. »

C’est le manque de sincérité dans lequel vivent la plupart des gens. N’ai-je pas raison ? Réfléchissez. N’est-ce pas le cas ? Combien de personnes sont-elles réellement, totalement, entièrement elles-mêmes ? Un enfant avec ses parents oui, car l’enfant n’est pas encore conditionné. Un jeune enfant avec ses parents est absolument honnête tant qu’il n’a pas été corrompu. Puis naturellement il commence à mal se conduire et il dit alors : « Je sais que si j’insiste, j’obtiendrai ce que je veux. Vous verrez. » Et il se met à pleurer, pleurer. La corruption s’installe assez vite, mais au début l’enfant est totalement honnête. Il pleure quand il a mal, quand il a faim, ou quand il est fatigué et il sourit pendant le reste du temps.

– Le détachement. Combien de personnes sont-elles détachées ? Demandez-vous vous-même dans quelle mesure vous l’êtes ? Dans quelle mesure êtes-vous libérés du besoin des autres ? Dans quelle mesure êtes-vous libérés du besoin de louanges et de remerciements constants ? Pour tout ce que vous faites, si peu que ce soit, on vous remercie et vous avez besoin de ces remerciements. Un peu de louange, cela vous aide à continuer. Cela construit votre ego. Comment pouvez-vous dire que vous êtes détaché si les choses ne cessent d’être ainsi ?

Cherchez ce qui montre dans quelle mesure vous n’êtes pas détaché. Si quelqu’un vous loue cela fait-il une différence pour vous ? La plupart du temps je pense que vous découvrirez que cela fait effectivement une différence. Si vous êtes détaché, il devrait vous être indifférent que les gens soient pour vous ou contre vous, chantent vos louanges ou fassent preuve à votre égard de critique peu flatteuse. Cela ne devrait faire aucune différence si vous êtes vraiment détaché. Et si vous êtes vraiment détaché, vous n’êtes pas conditionné.

Nous souffrons tous du conditionnement qui se met en place pendant notre enfance. Les bébés ne sont pas conditionnés, mais au bout de quelques années le conditionnement se met en place. Ceux qui ont des enfants doivent y réfléchir, car nous rendons la vie difficile pour nos enfants en les conditionnant alors que nous pensons les protéger. Généralement nous ne les protégeons pas. Nous les poussons à faire ce que nous voulons qu’ils fassent – c’est-à-dire surtout à se tenir tranquilles.

L’honnêteté mentale, la sincérité d’esprit et le détachement sont la clé pour vaincre le conditionnement.

 

Q. Comment enseigner à un enfant l’art de vivre et le respect des lois de la vie sans le conditionner ?

R. N’essayez pas. Laissez vos enfants tranquilles. Arrêtez avant tout de les frapper lorsqu’ils font quelque chose qui vous dérange. Le mal que nous faisons est fait dans l’ignorance de la réalité de l’enfant. Vous n’allez pas lui enseigner les lois de la vie en disant : « As-tu étudié les lois de la vie de M. Creme, aujourd’hui ? Tu l’as fait ? Qu’as-tu découvert ? » « J’ai découvert que ces lois ne sont pas les siennes. Il les tient de l’un des Maîtres ! » « C’est bien. Tu peux avoir un autre biscuit. »

Un enfant ne saurait même pas, ne réaliserait pas que vous lui enseignez les lois de la vie. Il vous appartient de reconnaître le moment où vous conditionnez un enfant et de ne pas essayer de lui enseigner que Maitreya est dans le monde, et que lorsqu’il aura douze ans il pourra pratiquer la méditation de transmission
« comme papa et maman ».

Apprenez à l’enfant, sans faire pression sur lui, à être le plus inoffensif possible, en vous efforçant de faire preuve d’innocuité dans vos relations avec lui. L’enfant fait ce que vous faites. Si vous faites preuve d’innocuité, l’enfant fera de même. Si vous êtes nocif, tout en croyant être inoffensif, l’enfant fera de même. Nous transmettons notre manière d’agir.

 

Q. Qu’est-ce qui est du conditionnement et comment le distinguer de l’éducation à l’art de vivre ?

R. Le conditionnement est une forme d’éducation, mais une éducation mauvaise, déformée. Etre conditionné, c’est agir, penser, faire l’expérience de ce qui est connu, ce qui n’a rien de nouveau. Si toutes vos expériences sont déjà connues et relèvent de la mémoire, elles n’ont rien à voir avec l’art de vivre. L’art de vivre est essentiellement nouveau à chaque instant. L’essence de l’art de vivre est que chaque moment est nouveau. C’est une expérience créatrice venant de l’âme.

Nous sommes des âmes en évolution. Par conséquent tout ce qui dans notre vie reflète cette réalité, la réalité de l’âme, la créativité de l’âme, s’accorde avec l’art de vivre au meilleur sens du terme. Ce qui est connu, ce qui est déjà mort, ce qui est simplement un souvenir, venant du passé et n’ayant plus d’utilité, mais chéri par des millions de personnes qui y restent sentimentalement attachées, est préjudiciable pour l’instauration de structures justes qui permettront à l’art de vivre de s’épanouir.

L’art de vivre apportera une plus grande liberté, de meilleures chances et davantage de justice pour un maximum de gens. C’est cela l’art de vivre. Lorsque, dans tout ce que nous faisons – que ce soit en tant qu’individus ordinaires ou en tant que personnalités importantes – nous créons des conditions bénéficiant au maximum de personnes, le bien commun est exalté, maintenu et renforcé. C’est cela l’art de vivre.

Loisirs, simplicité et art de vivre

Q. Pourriez-vous nous donner des exemples montrant ce qui oppose le temps et les loisirs ?

R. Avoir des loisirs, ce n’est pas ne rien faire. Avoir des loisirs, c’est faire ce que vous aimez, ce qui repose le corps, l’esprit et le cœur, ou ce qui vous laisse le temps de faire quelque chose pour vous-même, en plus de ce que vous faites pour la communauté. Votre temps est généralement consacré au pays dans lequel vous vivez, à la communauté dans son ensemble, pendant cinq jours de la semaine. Le samedi et le dimanche la plupart des gens, dans les pays développés, disposent de temps libre pour les loisirs. Personnellement je ne pense pas que cela soit suffisant. Je pense que l’on ne devrait pas demander à quelqu’un de travailler avec une totale concentration pendant plus de trois jours, ou trois jours et demi, par semaine. Cela laisserait ainsi quatre jours, ou trois jours et demi, pour ce que j’appellerais les loisirs.

Les loisirs pourraient être la partie la plus fatigante de la semaine. Si vous pratiquez l’escalade, ce sera certainement la chose la plus fatigante que vous ferez dans la semaine. Si vous faites de la course à pieds sur grande distance, ce sera dur pendant trois jours et demi. Si vous entreprenez de démonter une voiture et de la remonter, ce pourra être un travail difficile, exigeant beaucoup de concentration, mais aussi une pure joie pour quelqu’un qui possède suffisamment de mémoire visuelle pour être capable de remettre tout en place ! Il existe différentes sortes de loisirs et différentes manières d’utiliser son temps libre. Le temps et les loisirs ne sont pas opposés. Les loisirs dépendent du temps libre.

Les biens de consommation sont dans une large mesure fabriqués par les populations les plus pauvres du monde, qui n’ont pas d’autre possibilité que de cueillir le thé, fabriquer des vêtements, des outils, des radios, etc. Ce travail apporte des loisirs à ceux qui reçoivent l’argent, lorsque ces marchandises sont vendues. Ils vivent dans un luxe relatif et ont des loisirs. Ils peuvent faire ce qu’ils veulent n’importe quand. Ils peuvent aller voir leurs amis, aller se promener à pied ou en voiture, aller au cinéma. Ils peuvent prendre l’avion et passer quelques jours en Europe ou au Japon. Les loisirs vous permettent de faire tout ce que vous voulez faire comme si vous étiez en vacances. C’est comme avoir des vacances chaque semaine. Je pense que les gens ont besoin d’un espace où ils peuvent être eux-mêmes, se trouver, se connaître, faire l’expérience d’eux-mêmes. Même si l’on ne se fatigue pas trop dans son travail, cela reste un travail.

Vous ne pouvez opposer les loisirs et le temps, si ce n’est pour dire que ceux qui ont du temps ont des loisirs. Si vous avez du temps, vous avez des loisirs. Si vous n’avez pas de temps, vous n’avez pas de loisirs car vous avez autre chose à faire. Vous ne pouvez être heureux lorsque vous faites trop de choses qui n’ont rien à voir avec vous-même. C’est la principale maladie actuellement.

Un grand nombre de personnes sont constamment malades. Il s’agit d’une maladie purement émotionnelle et psychologique, due au fait qu’elles passent trop de temps à faire ce qui est contraire à leur propre nature, à leurs intérêts. Elles agissent de façon mécanique, se comportent comme des machines, et perdent contact avec leur réalité intérieure.

 

Q. Comment pouvons-vous cultiver une attitude favorisant les loisirs au sein de nos vies actives ?

R. Les loisirs n’ont rien à voir avec une attitude. Avoir des loisirs c’est avoir le temps de faire ce que vous voulez, ce qui bouillonne en vous et que vous avez envie de faire. Tout le monde veut partir en vacances. Cela semble être l’idée fixe de tout un chacun. Pour moi, les loisirs ne signifient pas partir en vacances, me rendre à l’étranger, prendre l’avion, mais simplement monter dans mon atelier, fermer la porte, m’asseoir et regarder ce que j’ai fait. C’est cela les loisirs, avoir le temps d’être soi-même.

Lorsque les gens sont au travail, la plupart du temps ils ne sont pas eux-mêmes. C’est une existence parallèle. C’est leur seconde vie, ou leur seconde personnalité, qu’ils ont construit de manière à gagner leur vie et à vivre dans cette société, si corrompue soit-elle. Nous devons y vivre, être ici. Choisir de vivre en dehors ne nous apporterait rien de bon. Nous sommes en incarnation à cette époque en raison de ce qui se passe aujourd’hui. Nous avons la tâche de construire un monde nouveau et meilleur.

Avoir des loisirs, c’est faire ce que vous voulez faire de manière innée, c’est-à-dire être créatif ; c’est l’opportunité d’être créatif. Les gens oublient que la créativité ne concerne pas nécessairement l’art. On pose parfois cette question : « Si vous n’êtes pas un artiste, comment mettre de la créativité dans votre vie ? » Il n’est pas nécessaire d’être peintre, musicien, danseur ou acteur. L’art est seulement une branche d’activité.

Vous pouvez être créatif dans tous les domaines. Les grands scientifiques font d’extraordinaires découvertes sur la nature de l’atome, par exemple, sur la substance énergétique de notre univers, sur la manière dont elle semble glisser à travers leurs doigts, si bien que soudain il n’y a plus de matière. Qu’est-il arrivé à la matière ? Ils ont fait une grande découverte. C’est de la créativité, la même créativité que celle des peintres qui peignent un tableau, ou celle des musiciens qui composent un poème symphonique.

La créativité existe chez tous les enfants de Dieu. C’est une qualité donnée par Dieu. L’activité créatrice est la nature même de la vie vécue en respectant les lois de la vie. L’art de vivre, c’est une vie créatrice qui touche tous les aspects de l’existence, que vous soyez mécanicien, infirmière, ou autre chose.

 

Q. Comment le partage des ressources mondiales peut-il nous aider à avoir davantage de loisirs, dans les pays développés et en développement ?

R. Cela aidera ceux qui vivent dans les pays en développement à avoir davantage de temps libre car aujourd’hui ils doivent passer énormément de temps à créer le peu qu’ils ont à partir de rien. Nous, dans les pays développés, nous avons tout le temps de créer beaucoup à partir de beaucoup. Si les ressources mondiales étaient correctement partagées selon les besoins des différentes nations, cela impliquerait une redistribution de ces ressources. Tout cela est une question de distribution et de redistribution. C’est à la base du problème économique. Des plans pour une redistribution radicale existent déjà. Ils pourraient être proposés à l’humanité dès qu’elle acceptera le principe du partage. Par leur nature même, ils apporteraient à chacun beaucoup plus de temps libre.

Une grande partie du temps des gens est utilisée de façon purement mécanique dans des immeubles de bureaux à remplir des formulaires, les classer, les ressortir, lire les dossiers, faire des comptes rendus, les donner à quelqu’un qui les transmet à quelqu’un d’autre. Quelqu’un signe quelque chose. On va d’un étage à l’autre, distribuant des feuilles de papier qui indiquent les différentes quantités des différentes marchandises qui ont été produites ou seront produites, et les coûts et les profits qui en résulteront. Tout cela est fait à longueur de temps dans des millions de bureaux de ce genre. C’est une totale perte de talent humain, d’énergie et d’imagination. Cela entame lourdement les loisirs que les gens pourraient avoir. Il ne s’agit pas d’un véritable travail, digne d’intérêt. C’est une forme artificielle de travail liée à la mondialisation. Il s’agit par exemple de s’assurer que les tee-shirts fabriqués au Japon, en Chine, à Hong Kong, ou au Costa Rica, et vendus sur le marché américain, présentent tel ou tel motif, ou qualité. Cela a trait à la distribution des ressources. La plupart de nos transactions commerciales sont enregistrées de cette façon.

Les vestiges les plus nombreux que nous ayons de la civilisation égyptienne sont les comptes rendus de leurs transactions commerciales. Sur les écrits cunéiformes, ces nombreuses tablettes, on trouve : « Vendu aujourd’hui trois poissons, une corbeille à papier, trois melons, etc. ; reçu trois pesetas », ou une autre monnaie, celle de l’époque. Ces tablettes sont en terre cuite, et prennent énormément de place. Quel intérêt cela présente-t-il pour nous de savoir cela ? Cela donne une faible idée de la manière dont se déroulait une journée dans un Etat égyptien il y a des milliers d’années.

Si des gens totalement insensés veulent savoir comment vivaient les hommes au 20e et au 21e siècle, ils n’auront qu’à regarder dans les dossiers de n’importe lequel de ces immenses gratte-ciel, les parcourir sur des centaines d’années, consacrer leur temps et leur énergie à lire ce qui est imprimé dans ces dossiers, et lire les e-mails qui vont avec. Ils auront une image très nette de la vie des personnes insignifiantes qui les ont rédigés.

Quel but tout cela peut-il servir ? Une énorme quantité de temps et d’énergie humaine est gaspillée par ceux qui dirigent les affaires du monde, la production et la vente d’objets multiples et inutiles qui sont reproduits sans fin. Tout cela pour nous proposer un choix multiple. De combien de glaces différentes avons-nous besoin ? Est-ce que cinquante suffisent ? Il y a des boutiques qui vendent plus de cinquante variétés différentes. La même chose se produit pour toutes sortes de marchandises produites aujourd’hui dans n’importe quel pays développé.

Presque rien de ce qui est produit aux Etats-Unis, au Japon, en Grande-Bretagne, en France, ou ailleurs, n’est nécessaire à un autre pays. Tous ces objets sont produits pour offrir un « choix », ou parce qu’il s’agit du dernier gadget complétant les autres gadgets que nous avons déjà et que nous produisons.

Il s’agit d’un gaspillage inutile du potentiel humain. Lorsque nous partagerons les ressources mondiales, nous nous débarrasserons d’une grande partie de tout cela. Nous aurons seulement besoin d’enregistrer les marchandises échangées en utilisant le système de troc sophistiqué que le partage mettra en place. Tout sera simplifié ; notre vie sera simplifiée au-delà de tout ce que nous pouvons imaginer. Nous n’aurons même pas cinquante variétés de glaces à notre disposition. Je sais combien ce sera dur !


Compilation (extrait)

La magie de la coopération

Il existe dans le monde une prise de conscience grandissante du fait que la guerre, les conflits et les ressentiments anciens, ou récents, servent uniquement à nous enfermer dans un cycle de violence et de tensions sans fin. De plus en plus, d’anciens ennemis se tournent vers la réconciliation et le pardon, le compromis et la coopération. Le Maître de B. Creme a écrit :
« Coopération est synonyme d’unité. L’unité et la coopération sont les tremplins de l’avenir, offrant à tous les hommes l’assurance de l’accomplissement. De grandes réserves d’énergie restent dormantes au sein de l’humanité, n’attendant que la magie de la coopération pour se manifester. »

Nous présentons à nos lecteurs quelques passages sur ce thème, extraits des Messages de Maitreya, le Christ, des articles du Maître de Benjamin Creme et des ouvrages de Benjamin Creme.

 

Je vous montrerai que la voie, pour l’homme, est celle de la fraternité, d’une étroite coopération, de la confiance et du service mutuels. Ceci est l’unique voie. Toute autre a échoué. Mes amis, à moins qu’il ne puisse suivre cette voie, l’homme sur cette Terre cessera d’exister. Je ne profère pas de menace, mais j’énonce simplement la Vérité. Il ne reste que peu de temps pour restaurer l’équilibre de la nature et du monde. [Maitreya, message n° 12]

 

Petit à petit, une conscience nouvelle éveille l’humanité à ses besoins intérieurs. Bien que le vieil esprit de compétition ait la vie dure, un nouvel esprit de coopération commence également à se manifester. Ceci augure bien de l’avenir, car c’est seulement par la coopération que l’humanité survivra ; c’est seulement par la coopération que la nouvelle civilisation sera construite ; c’est seulement par la coopération que les hommes pourront connaître et manifester la vérité intérieure de leur divinité. La coopération est la résultante naturelle de relations justes. De même, les relations justes sont la conséquence d’une sage coopération. La coopération est la clé de tout effort de groupe couronné de succès, elle est une manifestation de la divine volonté de bien. Sans la coopération rien de durable ne peut être réalisé, car elle permet la synthèse d’une grande diversité de points de vue. Coopération est synonyme d’unité. L’unité et la coopération sont les tremplins de l’avenir, offrant à tous les hommes l’assurance de l’accomplissement. De grandes réserves d’énergie restent dormantes au sein de l’humanité, n’attendant que la magie de la coopération pour se manifester. La compétition va à l’encontre de l’ordre naturel ; la coopération libère en l’homme la bonne volonté. La compétition n’a d’autre préoccupation que le soi personnel, alors que la coopération œuvre au plus grand bien de tous. La compétition conduit à la séparation, origine de tous les péchés ; la coopération mêle et unit entre elles les fibres multicolores qui constituent la trame de l’unique vie divine. La compétition a conduit l’homme au bord du précipice ; seule la coopération l’aidera à retrouver son chemin. Les tenants du passé aiment la compétition ; les tenants de l’avenir embrassent avec joie la divine coopération. La population du monde peut se diviser en deux catégories : ceux qui rivalisent, et ceux qui coopèrent. Purifiez votre cœur des souillures de la compétition ; ouvrez votre cœur aux joies de la coopération. [Le Maître –, un Maître parle]

 

L’âme ignore tout de la compétition. Elle ne connaît que la bonne volonté et c’est au travers de cette bonne volonté que vient la coopération.

Le principe du désir est très puissant et il s’exprime instinctivement par la compétition. Il pourrait coopérer, mais en s’agrippant, en se battant pour obtenir ce qu’il veut, ce dont il croit avoir besoin, il entre en compétition, il blesse, il détruit, il tue si nécessaire. Tel est le lot de l’humanité jusqu’à ce qu’elle atteigne le stade où l’âme, aspect divin, dont la nature est la bonne volonté, se manifeste. Comme le dit le Maître :
« La coopération est une manifestation de la divine volonté de bien. » C’est l’âme qui manifeste la bonne volonté, qui nous donne le désir de coopérer.

Dès que nous accepterons le principe du partage et créerons la justice dans le monde, nous en aurons fini avec la compétition. Le fléau de la compétition repose sur deux éléments : l’avidité et la peur. L’avidité est le résultat de la peur. La peur est à la base de tout ce qui empêche la vie de s’exprimer. Si vous supprimez la peur, vous libérez l’énergie vitale. C’est la raison pour laquelle le système capitaliste est fondé sur la liberté qui devait permettre aux individus d’exprimer leur créativité. Cependant, il s’agit d’un point de vue très individualiste et très matériel qui laisse de côté l’aspect de l’âme qui, elle, s’exprime de manière collective. L’individualité dont chacun est si fier doit être mise au service du groupe. Alors, la nature du groupe change. Il ne recherche plus la compétition mais la coopération. Il exprime la bonne volonté divine. [Benjamin Creme, l’Art de la coopération]

 

La coopération est la clé vers de nouvelles relations. Lorsqu’elle régnera, les iniquités et les inégalités du passé cesseront. Les flammes de la compétition, attisées par l’égoïsme et la cupidité, s’éteindront, permettant ainsi aux hommes de vivre dans l’harmonie et la vérité. Ainsi le Plan, qui est le Dessein incarné de Dieu, sera-t-il accompli. Nombreuses sont les étapes à franchir avant de parvenir à cet état béni, mais déjà l’esprit des hommes se tourne avec espoir dans cette direction.

Le partage est la clé des clés. Grâce à lui les hommes parviendront à saisir le sens de l’amour divin. Grâce au partage et à la coopération, la fraternité fleurira, et un avenir glorieux s’ouvrira pour l’humanité. [Le Maître –, l’Avenir]

 

Une juste coopération permet une action extérieure juste et, par conséquent, efficace, tout comme l’efficacité dans le monde des affaires rend plus compétitif. Lorsque vous remplacez la compétition par la coopération, vous pouvez bénéficier du savoir-faire, de l’acuité d’esprit, de la créativité et de l’imagination d’un grand nombre de personnes. Si vous travaillez dans ce sens, votre groupe devient beaucoup plus efficace. Vous avez davantage d’idées à votre disposition et vous devez les utiliser. Vous devez reconnaître que chacun a le droit d’avoir ses propres idées. Elles n’ont peut-être pas toutes la même valeur en ce qui concerne le problème à résoudre mais, grâce à la coopération et aux essais suivis d’échecs, vous finirez par trouver les idées les plus efficaces.
[Benjamin Creme, PI, juil./août 1998]

 

Chaque jour l’homme jette un nouveau regard sur sa vie sans parvenir à discerner les causes de son mécontentement. Il n’est pas sûr que la vie ait un sens ou un but. Avec le temps, il finit par sombrer dans une léthargie silencieuse ou par sombrer dans une violence de plus en plus destructrice. L’homme se tient au carrefour de sa vie, attendant une aube nouvelle ou une glissade fatidique et sans appel vers une guerre catastrophique. C’est dans ce décor qu’émergent Maitreya et son groupe de Maîtres. Autour d’eux sont rassemblés leurs disciples, prêts à se battre pour la cause de la justice et de la paix. Leur cri de guerre est : Unité, Justice, et Liberté pour tous. Ils connaissent les règles du combat : vaincre par l’amour et le service. Ils connaissent les nécessités de l’époque et sont prêts à tous les sacrifices. Ils connaissent leurs tâches et attendent, impatients d’agir. Tendez l’oreille au son de leur musique : Beauté et Vérité. Cherchez l’empreinte de leur main : Coopération, Partage et Joie. Tenez-vous prêts à reconnaître ces Guerriers des Temps nouveaux et à travailler avec eux, remplissant ainsi le but de votre incarnation. [Le Maître –, l’Amour : voie du progrès]

 

L’homme est prêt à faire l’expérience de relations différentes, une coopération et une générosité nouvelles l’appellent à devenir le gardien de son frère et à préserver le droit de tous à jouir du nécessaire. [Le Maître –, les Loisirs sont la clé]

 

Le Maître nous dit : « La population du monde peut se diviser en deux catégories : ceux qui rivalisent et ceux qui coopèrent. » Cette affirmation exprime parfaitement la situation et elle me paraît cruciale. Elle donne en effet la mesure de ce qui est en jeu actuellement et montre que le monde est prêt pour le changement. Deux grandes forces existent aujourd’hui : d’un côté les réactionnaires qui regardent en arrière par amour du passé et qui s’accrochent désespérément à ce qui est vieux et inutile, à ce qui s’effondre et tombe en ruine ; et, de l’autre, ceux qui réalisent que la seule voie vers le progrès passe par la coopération, ceux qui viennent en incarnation prêts à coopérer parce que ce sont des disciples et des initiés. C’est entre les mains de ces disciples et initiés, qui forment le Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde, que repose notre avenir. [B. Creme, PI, juil. 1998]

 

Les hommes doivent se libérer du poison de la compétition, ils doivent percer à jour le mirage qu’elle constitue et, percevant l’unité du genre humain, embrasser la coopération pour le bien général. Seules la coopération et la justice sauveront les hommes de la catastrophe qu’ils ont eux-mêmes engendrée ; seules la coopération et la justice leur assureront un avenir. Dans de telles conditions, l’homme n’a guère d’autre option que d’accepter que la coopération représente la clé de son salut.

Quand les hommes pratiqueront la coopération plutôt que la compétition, ils s’apercevront qu’une potion magique fait son apparition dans leur vie. Ils seront surpris de la facilité avec laquelle les problèmes les plus tenaces trouveront une solution, et s’émerveilleront de voir les actions les plus simples faire reculer les limites du possible : par la coopération, et par elle seule, les hommes apprendront le véritable art de vivre. Ainsi en sera-t-il, et ainsi les hommes apprendront-ils à apprécier la beauté de relation que seule la coopération peut leur accorder. Par la coopération, la nouvelle civilisation se construira, la nouvelle science se révélera, la nouvelle compréhension se manifestera. Ainsi les hommes grandiront-ils ensemble dans la découverte de leur divinité. Ainsi connaîtront-ils la joie et le bonheur de vivre ensemble en unité.

Les Maîtres ne sont pas des novices en matière de coopération. Dans tout ce qu’ils font, la coopération occupe une place centrale. Il ne pourrait en être autrement dans la Fraternité manifestée, où le chancre de la compétition est inconnu. Nous formons sincèrement le vœu que les hommes apprennent l’art de la coopération, et à cette fin nous ferons office de mentors, enseignant par l’exemple. Si libératrice est la coopération qu’il y a de quoi s’étonner, n’est-ce pas, que les hommes aient tant tardé à apprendre ses joies.

L’ère de la compétition touche presque à sa fin. Avec sa disparition, la violence et la guerre, la faim dans un monde d’abondance, la cupidité et la séparation s’effaceront des mémoires. A la place émergera une coopération bénie, pour garantir aux hommes leur divinité essentielle. Ainsi les hommes en viendront-ils à comprendre une autre facette de la nature de Dieu. [Le Maître –, l’Art de coopérer]


LA VOIX DE LA RAISON

Bono lance un appel en faveur de l’Afrique

Le chanteur Bono, co-fondateur de l’organisation Data (Dette, sida, commerce et Afrique) a prononcé le discours liminaire du 54e Petit-déjeuner national de prière qui s’est tenu le 2 février 2006, à Washington. S’adressant à plusieurs chefs d’Etat, dont le président Bush et le roi Abdullah, à des membres du Congrès et à de nombreuses personnalités, il a exhorté les dirigeants américains à réaliser leurs promesses d’aider les pauvres, et à augmenter l’aide américaine à l’étranger de 1 % du budget fédéral.

« Tandis que nous nous croyons seuls à créer les lois sur Terre, Dieu ne demeure pas silencieux à ce sujet. Ses critères sont plus élevés que les nôtres. Nous pouvons toujours faire écrire les lois par des experts qui veilleront à ce qu’elles nous soient favorables, qu’elles protègent notre agriculture, et ne permettent pas aux fermiers africains de protéger la leur pour gagner de quoi survivre. Mais, pour Dieu, ces lois sont inacceptables. La seule chose sur laquelle toutes les croyances et idéologies sont d’accord, c’est que Dieu est du côté des vulnérables et des pauvres…

Il ne s’agit pas de charité, mais de justice… Mais la justice est plus exigeante que la charité. L’Afrique se gausse de la haute conception que nous avons de la justice et de l’égalité, tourne en dérision notre piété, se moque de notre sollicitude et de nos engagements.

Chaque jour, 6 500 Africains meurent de maladies évitables et guérissables, faute de médicaments que les Occidentaux peuvent acheter dans n’importe quelle pharmacie. Il n’est pas question ici de charité, mais de justice et d’égalité. Car, si nous sommes honnêtes, nous ne pouvons laisser faire ce qui se passe en Afrique et prétendre en même temps reconnaître que les Africains sont nos égaux. Nulle part ailleurs nous n’accepterions ce qui se passe en Afrique. Regardez comment nous avons réagi lorsque le tsunami a dévasté l’Asie du Sud-Est, faisant 150 000 morts… En Afrique, 150 000 vies sont perdues tous les mois. Un tsunami par mois. Et cette catastrophe est parfaitement évitable…

Cet appel est relayé par un nombre croissant d’Américains, dont plus de deux millions, de droite et de gauche, refusent que la vie des gens puisse dépendre de l’endroit où ils vivent, et se sont regroupés dans le mouvement One.

Chanter les vertus de l’économie de marché tout en empêchant les plus pauvres de vendre leurs produits, c’est un crime qui devrait être porté devant les tribunaux. Tout comme rendre les enfants responsables des dettes de leurs grands-parents. Ou laisser mourir des malades qui pourraient être sauvés par des médicaments, parce que certains ne veulent pas céder la propriété industrielle de ces médicaments. »

Appelant les Etats-Unis à augmenter de 1 % son budget d’aide à l’étranger. Bono posa la question : « Qu’est-ce que 1 % ? Cela ne se voit même pas sur un bilan. Pourtant, c’est cette petite fille africaine qui va à l’école, grâce à vous. C’est aussi ce malade du sida qui reçoit ses médicaments, grâce à vous…

Les Etats-Unis donnent moins de 1 % de leur budget. Nous leur demandons 1 % supplémentaire pour changer le monde, pour transformer des millions de vies… Mais pas seulement – et maintenant je l’adresse aux militaires : ce 1 % transformera l’opinion qu’ils ont de nous ; il renforcera notre sécurité nationale, permettra aux Africains de se prendre économiquement en charge, créera un monde plus sûr et meilleur.

Ces objectifs – eau potable pour tous, scolarisation de tous les enfants, soins médicaux pour tous, fin de toute cette pauvreté extrême et absurde – ce sont les Objectifs du développement du millénaire, que notre pays soutient. Plus : cela pourrait orienter positivement la mondialisation. »

[Source : www.christianitytoday.com]

L’Espoir – une dimension de l’âme

Vaclav Havel, président de la République Tchèque, définit ainsi l’Espoir : « L’Espoir est un état d’esprit, il n’est pas du monde. Il est présent en nous ou il n’est pas. C’est une dimension de l’âme, qui ne dépend pas nécessairement de l’observation du monde ou d’une situation particulière.

L’Espoir n’est pas basé sur des pronostics. C’est une orientation de l’esprit et du cœur ; il transcende le monde qu’expérimentent directement nos sens, car il est ancré au-delà de ses horizons.

L’Espoir, dans son sens fort et profond, ne se confond pas avec la joie née de ce qui va bien, ou l’inclination à investir dans des entreprises manifestement vouées au succès. C’est une capacité à travailler pour un objectif parce que celui-ci est bon en soi, et non parce qu’il a une chance de succès. L’Espoir est totalement distinct de l’optimisme. Ce n’est pas la conviction qu’une chose aura une issue favorable, mais la certitude que cette chose a un sens, quoi qu’il advienne. »


SIGNES DES TEMPS

Miracle de l’homme en blanc

Il semblerait qu’un nouveau signe miraculeux vienne s’ajouter aux autres déjà nombreux. Sur des photographies prises aux Etats-Unis et au Mexique, on peut voir une silhouette vêtue de blanc émerger d’une brillante colonne de lumière.

En avril 2005, les membres de la Fountain of Living Waters Church, à San Juan, au Texas (Etats-Unis) ont connu un regain d’espoir et de joie depuis que l’une des fidèles de la paroisse leur ait montré sa photographie de « Jésus ». Cette femme originaire de McAllen (Texas), qui souhaite rester anonyme, a pris la photographie d’un rayon de lumière, et au développement est apparue la silhouette de « Jésus ». Selon le révérend Daniel Villareal, cette photographie serait à l’origine de plusieurs guérisons et des prières auraient été exaucées.

Mais le premier phénomène de ce genre a été signalé en 2001, aux environs de Pâques, près de Mexico. Un intense rayon de lumière étant apparu, un passager du bus allant de Puebla à Veracruz avait demandé au conducteur de s’arrêter pour prendre des photos. Ce n’est que lorsque le film fut développé que les clichés montrèrent un homme émergeant du rayon de lumière.

Un autre phénomène similaire est relaté sur le site Internet Labyrinthina.com. La nuit du 8 novembre 2003, un ministre du Nouveau-Mexique se trouvait parmi les centaines de personnes qui ont vu une brillante colonne de lumière descendre du ciel près de la frontière du Nouveau-Mexique. Selon le compte rendu, le phénomène lumineux a été signalé sur les chaînes de radio et de télévision « de Santa Fe à Albuquerque ».

Un des témoins du phénomène voyageait en bus de la Californie au Nouveau-Mexique lorsque, entre Holbrook (Arizona) et la frontière du Nouveau-Mexique, un intense rayon de lumière est descendu du ciel et a touché le sol. Le rayon fut visible pendant une dizaine de minutes et tout le monde descendit du bus car le conducteur ne voulait pas le traverser. D’autres véhicules s’arrêtèrent également. On prit des photographies, et rien d’inhabituel n’apparaissait dans l’appareil « mis à part ce qui semblait être un rayon de lumière très étrange ». Cependant, au développement, on vit sur les clichés une silhouette vêtue de blanc qui sortait du rayon de lumière.

[Source : Valley Morning Star, E.-U.]

Philippines : l’avertissement d’une vieille femme en blanc

Aux Philippines, dans la région de Leyte, avant l’arrivée de la coulée de boue qui a enseveli tout le village de Guinsaugon, le 17 février 2006. Des gens ont raconté qu’ils avaient vu « une vieille femme vêtue de blanc » aller avertir les villageois du danger imminent.

La présence de la vieille dame en blanc a été signalée dans deux villages autour de la municipalité de Saint Bernard, au sud des Philippines.

A Tambis II, le 15 février, elle s’est rendue chez Rosita Arado. Des voisins l’ont vu porter une grande croix. Lorsque la nouvelle parvint à Tanbis I, le capitaine Vincente Merto organisa une procession et une veillée de prières à St Jose. Selon de nombreux survivants de Guinsaugon, elle avait été aperçue sur place avant la coulée, mais comme personne ne la connaissait dans la communauté, on ne tint pas compte de ses avertissements. Deux jours plus tard, la boue ensevelit Guinsaugon, alors que Tambis I et Tambis II demeurèrent intacts.

[Source : 24 Oras TV news, Philippines]

Des sphères qui guérissent

De grandes sphères de lumière ont été découvertes sur des photographies prises dans une église du Texas.

Tout a commencé lorsque Velma Alexander, une femme qui fait des prières d’intercession, découvrit de l’huile sur le balcon, les fonts baptismaux et la chaire du sanctuaire de la Riverwalk Fellowship Church, une église charismatique de Halton, dans le nord du Texas (Etats-Unis). « Il vaudrait mieux appeler le pasteur Steve car il n’est pas possible que de l’huile sorte du bois et du cuivre ! » s’exclama-t-elle.

Le pasteur Steve Solomon, un juif messianique (qui reconnaît Jésus comme le Messie), prit des photographies de l’huile et c’est au développement qu’il vit les sphères de lumière. Une vidéo filmée par un adolescent, monte également une sphère de lumière (alors que le film a été tourné dans l’obscurité en raison d’une coupure de courant) traversant le corps de l’une des fidèles « depuis les pieds jusqu’au sommet de la tête », selon le pasteur Solomon.

Lorsque la chaîne CBS vint enquêter, elle photographia une femme en train de prier et sur la photo apparut une « large sphère planant au-dessus de sa tête ».

Loyd Auerbach, de l’Office of Paranormal Investigations de Berkeley (Californie), arriva à la conclusion que, une fois éliminées des causes évidentes comme la lumière, la poussière ou le truquage, il pouvait s’agir d’énergie psychokinétique, émanant de la personne elle-même ou circulant entre les personnes présentes, et qui avait agi sur le film pendant la guérison. D’autres études sur des sphères de ce genre, effectuées au cours des vingt dernières années, ont montré que les pensées ou l’énergie pouvaient agir sur un film, a-t-il déclaré.

Mais Velma Alexander est convaincue qu’il s’agit d’autre chose : « C’était très impressionnant, depuis, je ne suis plus la même. Peu m’importe ce qu’ils disent, je sais que Dieu est une réalité. » Et le pasteur Solomon, montrant les sphères de lumière apparaissant derrière Jésus et des saints sur des peintures anciennes, a déclaré : « Je crois qu’il s’agit d’un signe du Seigneur. »

[Source : cbs11tv.com]

[Le Maître de B. Creme a indiqué que les sphères guérisseuses étaient manifestées et dirigées par le Maître Jésus.]

Sauvetage dans un supermarché

Cher Monsieur,

« Miracle à Tœging », titrait le journal munichois Abendzeitung relatant l’incident suivant. En février 2006, dans un supermarché de la ville de Tœging, située à environ 80 km de Munich, un jeune stagiaire entendit un bruit étrange. Il sortit du bâtiment, vit le danger, revint en criant : « Sortez immédiatement ! ». Il prit les gens par la main et dès qu’ils eurent quitté le supermarché, en l’espace de quelques secondes, le toit s’écroula, écrasant 800 m2 de bâtiment. Personne ne fut blessé – les douze personnes qui se trouvaient dans le supermarché furent sauvées. « Dieu a envoyé ses anges », a déclaré le prêtre de l’église voisine. Y a-t-il eu une « aide spirituelle » ?

K. S., Munich, Allemagne

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que Maitreya était intervenu.]

Un sauvetage grâce à un rêve

Au cours d’une émission de télévision d’Oprah Winfrey, une femme a relaté une expérience qu’elle avait vécue aux Etats-Unis en octobre 2004.

Elle décrivit comment une jeune fille, amie de sa fille, Laura Hatch, partie en voiture, avait disparu. Elle ne connaissait pas la jeune fille, mais on lui montra une photographie et pour réconforter sa fille elle dit qu’elle prierait pour la famille de la jeune fille.

Cette nuit-là, la femme fit le même rêve à trois reprises. Dans ce rêve elle vit un croisement de routes – un croisement où elle n’était pas passée depuis plus de six mois. Après avoir rêvé la même scène trois fois de suite, elle eut encore un autre rêve dans lequel elle enregistra les paroles suivantes : « Continue, continue », mais elles étaient prononcées par le Lapin blanc d’Alice au Pays des merveilles ! Elle garda ce quatrième rêve pour elle par crainte du ridicule. Cependant, le lendemain matin, elle éprouva la forte impression qu’il existait peut-être un lien entre la jeune fille disparue et le croisement de son rêve. Elle se rendit avec sa fille à l’endroit en question. Sur le trajet, elle sentit une «  forte chaleur » l’envahir. Elle eut l’impression d’être sur la bonne voie et cela lui donna confiance en son rêve. Une fois sorties de la voiture, elles marchèrent ici et là, mais il n’y avait rien. Se sentant ridicules, elles reprirent la route. Mais sur une impulsion la femme décida alors de faire demi-tour. Elle sentit aussitôt que c’était la chose à faire, et à un moment donné elle eut nettement l’impression que le volant était doucement tiré vers la gauche. Elle se gara, elle descendit avec sa fille et elles regardèrent autour d’elles. Tout d’abord, rien. Aucun signe de quoi que ce soit. Puis soudain, elles remarquèrent quelque chose au milieu des arbres au bas d’une forte pente ; peut-être était-ce un morceau de voiture accidentée ? Cela s’avéra être un sac poubelle. La femme était prête à renoncer, la pente était très raide et le terrain difficile, mais à ce moment-là sa fille lui dit : « Continue, continue. » Comme elle n’avait mentionné les paroles du Lapin blanc à personne, elle considéra ceci comme un nouveau signe et elle continua à descendre la pente. Elles remarquèrent soudain que les arbres étaient endommagés, comme si une brèche avait été faite dans la forêt. Là, elles trouvèrent la voiture et à l’intérieur la jeune fille disparue – blessée, très affaiblie, mais toujours vivante au bout de huit jours. Inutile de dire que tout le monde est heureux, et intrigué par ce dénouement imprévu.

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que les rêves avaient été donnés par Maitreya et que c’est lui qui avait maintenu la jeune fille en vie.]


COURRIER DES LECTEURS

Magie blanche

Cher Monsieur,

Mon fils de treize ans passe une grande partie de son temps libre sur l’ordinateur à jouer à un jeu en ligne intitulé RuneScape. C’est un jeu de rôle qui se passe au Moyen Age. Chaque joueur crée son propre personnage, en s’efforçant d’obtenir les vêtements et l’apparence qui conviennent à ce personnage. En avançant dans le jeu, si l’on se montre suffisamment habile, on parvient à ajouter de la puissance et de meilleurs vêtements à son personnage. Comme il s’agit d’un jeu en ligne, mon fils joue avec des enfants du monde entier.

En juillet 2005, il m’appela car il était très perplexe. Alors qu’il se trouvait dans une des séquences du jeu, un magicien entièrement vêtu de blanc est apparu soudain sur l’écran. D’après son aspect, mon fils déduisit qu’il s’agissait d’un personnage très puissant. Il portait également un grand chapeau blanc, généralement assez difficile à obtenir.

Comme il ne l’avait jamais vu auparavant dans le jeu, il était curieux de savoir qui il était et il plaça le pointeur de la souris sur le magicien pour l’identifier. A sa grande surprise, apparut le nom « Maitreya », et le magicien ouvrit alors les bras et sortit de l’écran.

Les jours suivants, mon fils essaya de retrouver le magicien blanc, mais en vain.

Y avait-il quelque chose de particulier derrière ce magicien appelé « Maitreya » ?

M. M., Barcelone, Espagne

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que c’était un miracle manifesté par Maitreya.]

Hors du temps

Cher Monsieur,

A la mi-juin 2005, ma fille et moi nous dirigions de San Diego à Los Angeles, un vendredi après-midi, où le trafic était intense et nous nous trouvions sur l’autoroute 5 à Norwalk (Californie).

Nous fûmes impliquées dans un accident difficile à décrire. En fait, l’experte de l’assurance déclara que c’était pour elle quelque chose de très inhabituel.

Je me trouvai sur la seconde des quatre voies en direction du nord, lorsque je pris conscience de la présence d’un motocycliste gisant sur la chaussée dans la voie qui se trouvait à ma gauche, la plus proche du centre de l’autoroute. J’avais la possibilité de m’arrêter et je le fis dans l’idée de le protéger lui et sa moto. Aussitôt après, une très grosse voiture arriva derrière lui et, semblant ne pouvoir l’éviter, elle se dirigea vers ma propre voiture. J’avais l’impression qu’elle allait la heurter de plein fouet, l’endommager sérieusement et nous blesser ma fille et moi.

Comme dans un mouvement au ralenti, la voiture fit un crochet apparemment impossible, évitant tout sauf l’extrémité avant de ma propre voiture et elle traversa deux voies où les véhicules roulaient pare-chocs contre pare-chocs, pour s’arrêter finalement sur le bas côté de l’autoroute, en évitant toutes les autres voitures.

Lorsque les services d’urgence arrivèrent, tout le monde était abasourdi. On avait presque l’impression d’être hors du temps et tous ceux qui étaient impliqués se montraient extrêmement calmes et soucieux des autres. Je suis persuadée qu’il y a eu une intervention divine. Même les réparations sur ma voiture ont été relativement mineures. Est-ce que je me trompe ?

M. P., Half Moon Bay, E.-U.

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le Maître Jésus était intervenu.]

Réapparition

Cher Monsieur,

A la mi-janvier 2006 je perdis les lunettes que j’utilise pour lire et j’étais très ennuyée car elles étaient neuves et ce n’étaient pas des lunettes bon marché. Je fouillai la maison de fond en comble et j’allai même voir dans le jardin. J’étais assez puérile pour regarder sans cesse dans le boîtier tout en sachant qu’il était vide.

Deux semaines plus tard, je m’éveillai un matin avec une idée impérative : aller voir dans le boîtier à nouveau. Celui-ci se trouvait dans mon sac à main. Je l’ouvris et les lunettes étaient là !

Qui m’a aidée ?

M. N, Bilthoven, Pays-Bas

[Le Maître de B. Creme a indiqué que l’aide était venue de Maitreya.]

 

Croix de lumière dans un hôpital allemand

Cher Monsieur,

Le 8 février 2005, je me trouvais à l’extérieur de l’hôpital où je travaille, à 6 h, et il faisait encore nuit. Sur deux des fenêtres on pouvait voir une belle croix dorée en forme de diamant, dont les coins étaient reliés par des rayons d’un doré plus foncé, une couleur plus intense, si bien qu’ils formaient une croix aux bras égaux au milieu.

Il n’y avait pas d’autres grandes fenêtres en face pour refléter la lumière. Lorsque je me tenais en face des portes, les croix se trouvaient juste en face de moi et si je me déplaçais d’un côté, j’avais l’impression que les croix se déplaçaient aussi, si bien qu’elles étaient toujours dirigées vers moi. On aurait dit un hologramme.

Plus je les regardais, plus j’étais impressionnée ; il me semblait que le poids de tous mes soucis disparaissait, comme si une paix absolue et un amour divin s’écoulaient dans mon cœur et embrassaient tout mon être. D’autres collègues ont également vu les croix et ont été très émues. Ces croix de lumière ont-elles été manifestées par Maitreya ?

A. B., Offenburg, Allemagne

[Le Maître de Benjamin Creme a confirmé qu’il s’agissait d’authentiques croix de lumière manifestées par Maitreya.]


QUESTIONS-REPONSES (extrait)

 

Q. Le président iranien Ahmadinejad ne semble guère se soucier de savoir s’il provoque une situation critique dans le monde. [1] Mis à part le fait qu’il est plutôt extrémiste, est-il déséquilibré ? [2] Ou doit-on penser qu’il ne craint pas une guerre catastrophique car il croit que celle-ci nous rapprocherait tous plus rapidement du paradis (dans un scénario apocalyptique) ?

R. [1] Non. [2] Non.

 

Q. L’Union européenne soutient un projet de création d’un nouveau Conseil des droits de l’homme des Nations unies qui remplacerait la Commission des droits de l’homme des Nations unies. Le nouveau conseil serait chargé de revoir périodiquement les rapports concernant le respect des droits de l’homme dans tous les pays, à commencer par ses membres. Les Etats-Unis sont contre le remplacement de l’actuelle Commission des droits de l’homme. L’ambassadeur américain aux Nations unies, John Bolton, qualifie ce projet d’inacceptable. La Conférence des droits de l’homme, qui se tient chaque année en mars, n’a pas encore été annoncée pour 2006. [1] Qu’est-ce qui serait préférable pour les droits de l’homme ? [2] Pourquoi les Etats-Unis sont-ils contre la création de ce nouveau conseil ?

R. [1] Le nouveau conseil serait plus strict. [2] Guatanamo Bay et les prisons à l’étranger où l’on pratique la torture, par exemple, sont des sujets que les Etats-Unis ne veulent pas voir examiner de trop près.

 

Q. Pourquoi Maitreya apparaîtra-t-il aux Etats-Unis plutôt que dans d’autres pays ?

R. Il apparaîtra dans d’autres pays. Mais il apparaîtra d’abord aux Etats-Unis de manière à pouvoir s’adresser à des millions de gens. Puis au Japon. Quel pays à votre avis possède le réseau médiatique le plus vaste et le plus influent dans le monde ? S’il apparaît sur une chaîne majeure aux Etats-Unis, il pourra être immédiatement entendu par des millions de gens, non seulement aux Etats-Unis mais, grâce à Internet, dans le monde entier.

Finalement, après le jour de la Déclaration, lorsqu’il sera connu et accepté par l’humanité, il fera un pèlerinage à travers le monde.

 

Q. Maitreya pense-t-il que nous changerons le monde alors que nous sommes égoïstes et compétitifs ?

R. Oui. Tout le monde n’est pas égoïste et compétitif. La majorité des gens sont probablement en partie égoïstes et en partie altruistes ; les gens sont partagés, ils ne sont pas à cent pour cent ceci ou cela. Il existe des degrés d’égoïsme et d’altruisme. Il existe un vaste ensemble de gens qui sont prêts à agir sans égoïsme, prêts à voir la justice régner dans le monde et donc à partager. En 1924, déjà, Maitreya a déclaré dans un ouvrage de l’Agni Yoga : « Il fut un temps où dix hommes justes pouvaient sauver le monde. Puis vint un temps où dix mille ne suffisaient pas. J’en appellerai un milliard. »

Il y a cinq ou six ans j’ai demandé à mon Maître si Maitreya avait son milliard d’hommes. Il m’a répondu que Maitreya avait un milliard et demi de personnes sur qui il pouvait compter. Cela faisait donc un milliard et demi sur les six milliards et demi d’habitants de la planète – des gens qu’il sait être de bonne volonté, prêts à changer, altruistes, prêts à accepter de nouvelles structures et de nouvelles manières de vivre. Maintenant il y en a 1,8 milliard et c’est plus que suffisant.

Par ailleurs, nous n’avons pas d’alternative. Si je vous propose la vie ou la mort – que choisirez-vous ?

Maitreya dira : « Vous avez le choix. Choisissez la vie si vous faites preuve de bon sens, et créez un âge d’or, une civilisation brillante, telle que le monde n’en a jamais connu. Ou faites face à la destruction. » Que choisirez-vous ?

Il n’y a jamais eu un avatar, un instructeur de la puissance de Maitreya. Ne craignez rien. Le monde changera rapidement, il cessera d’être avide et égoïste pour manifester la véritable nature de l’humanité.

Du point de vue de Maitreya l’humanité est merveilleuse. Maitreya aime l’humanité. Non seulement parce qu’il est le Seigneur de l’Amour – ce qui le rend capable d’aimer l’humanité en dépit de tout, en dépit de notre avidité et de notre égoïsme. Mais il voit aussi la lumière divine qui existe dans l’humanité. Il est à la tête du règne des âmes et il voit l’âme de l’humanité et cette âme existe en chaque être humain. Peu importe combien nous semblons égoïstes et haineux, il voit cette lumière divine en nous et vous pouvez compter là-dessus.

 

Q. Que pensez-vous de l’importance de terrains et de lieux publics, notamment dans les zones urbaines du futur, en relation avec les priorités de Maitreya et l’art de vivre ?

R. Toutes les villes ont besoin de terrains publics non construits ou peu construits. L’une des priorités de Maitreya dont mon Maître a parlé, c’est l’embellissement de nos villes. Cela implique la création de beaucoup plus de parcs que n’en ont les cités d’aujourd’hui, de parcs destinés aux loisirs, à la récréation, au simple plaisir de s’asseoir au soleil en contemplant les papillons. Ou des terrains destinés aux temples ou à des objets transmettant de l’énergie qui seront construits dans certains espaces ouverts et créeront un équilibre et une réserve d’énergie pour un endroit particulier de la cité. Ceci concerne l’étude des propriétés énergétiques de formes comme le tétraèdre ou la pyramide, qui possèdent des propriétés énergétiques en raison même de leur forme. Il s’agit en d’autres termes du pouvoir de la forme. Il existe de nombreuses formes possédant un pouvoir qui, alignées, seront utilisées pour modifier le climat et améliorer la qualité de l’air dans les cités du monde entier.

 

Q. J’aimerais savoir s’il existe une relation entre les ovnis (les extraterrestres) et les Maîtres de sagesse dont vous parlez ?

R. Toutes les planètes de notre système sont peuplées (bien que ce ne soit pas au niveau physique dense, comme sur la Terre). Chaque planète possède sa propre Hiérarchie de Maîtres et tous (y compris les nôtres) sont en contact les uns avec les autres. La vaste majorité des ovnis que nous voyons vient de Mars et de Vénus.

 

Q. Avez-vous quelque information sur la possibilité que l’existence de l’âme soit prouvée par la science ?

R. Le Maître Djwhal Khul, qui donna les enseignements transmis par Alice Bailey, a déclaré que le privilège de présenter au monde la preuve scientifique de l’existence de l’âme pourrait incomber à un scientifique français. Tout n’était pas entièrement défini, mais cette existence sera prouvée.

 

 





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