DECOUVRIR
  Présentation
  Maitreya
  Benjamin Creme
  Signes des temps
  Méditation
  Pour les médias
  Qui sommes-nous ?

ACTUALITE
  Évènements
  Communiqués
  Agenda

REVUE PARTAGE
  Présentation
  Dernier numéro
  Articles du Maître
  Archives

APPROFONDIR
  Question/Réponse
  Défis de l'humanité
  Spiritualité
  Livres
  Audio / Vidéo

     Commandes/Dons
     Autres langues
     Plan du site
     Contact

Radio Partage

Abonnement à notre
lettre d'information

  captcha
Page précédente   Page suivante

Accueil > Revue Partage > Archives

Extraits de la revue
Partage international

Juillet-août 2006 - N° 215-216



Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

La revue existe grâce à ses abonnés, pour soutenir sa parution et la diffusion de ses informations, cliquez ici.


Sommaire

  • Le sentier de l'amour - par le Maître --, un des membres aînés de la Hiérarchie des Maîtres de Sagesse, dont le nom est bien connu des cercles ésotériques. Pour diverses raisons, son identité n'est pas révélée. Benjamin Creme se trouve en contact télépathique permanent avec ce Maître qui lui dicte ses articles.
  • POINT DE VUE
    • Le pouvoir politique de l’argent par Hazel Henderson
  • TENDANCES
    • L’exopolitique a le vent en poupe
    • Un village, un produit
    • L’évolution des ampoules électriques : une idée lumineuse
    • La Chine se tourne vers le bio
  • LA VOIX DU PEUPLE
    • Les Chagossiens déportés obtiennent le droit au retour
    • Un militant pour la paix jure de continuer à se battre
    • Des femmes manifestent contre la guerre en Irak
  • REGARDS SUR LE MONDE
    • Désarmement nucléaire : l’effet domino
    • La sûreté réside dans des niveaux de vie plus élevés
  • FAITS ET PREVISIONS
    • L’humanité tient l’avenir de la planète entre ses mains
    • Environnement : un documentaire remporte tous les suffrages
    • Les dangers du changement climatique
    • Etats-Unis : plein cap vers une crise financière
  • LES PRIORITES DE MAITREYA
    • Une marche mondiale contre la faim des enfants
    • Coopération : la clé pour mettre fin au travail des enfants
    • Pays en voie de développement : les nouveau-nés sont en danger
  • LE RESPECT DE LA LOI
    • Le ministre de la Justice britannique demande la fermeture de Guantanamo
    • Nations unies : l’annexion proposée par Israël est illégale
  • COURRIER DES LECTEURS
    • Une conférence particulière
    • L’argent parle
    • Cause et effet
    • Magie verte
    • Des amis quand on est dans le besoin
    • Sœur de charité
    • Un lien intérieur
    • Brève rencontre
  • QUESTIONS-REPONSES par Benjamin Creme

    Le sentier de l’amour et de la paix

    par le Maître —, par l’entremise de Benjamin Creme

    Heureusement pour l’homme jamais l’aide, quand il en a besoin, ne lui fait défaut. Si difficiles que soient les circonstances, si graves et si importants que soient les dangers auxquels il est confronté, il peut être certain d’une chose : jamais il ne sera abandonné par ses Frères aînés. De manière répétée au fil de sa longue histoire, quand tout semblait perdu et son avenir compromis par de lourdes menaces, notre secours lui a été accordé pour qu’il puisse reprendre sa progression. Ainsi en est-il aujourd’hui, à cette époque tumultueuse où les hommes se trouvent pris dans un maelström de forces en conflit et ne savent dans quelle direction se tourner, submergés qu’ils sont par l’immensité de la tâche qui les attend.

    En émergeant de nos retraites séculaires, nous redirigeons nos pensées et nos actions vers l’aide à apporter à nos frères en lutte. Pour leur montrer, par exemple, que tout n’est pas perdu et qu’il existe, pour eux, la possibilité d’organiser leur vie d’une façon différente et meilleure ; que l’unité et le bonheur viennent de la justice et de la liberté ; que le partage est l’œuvre naturelle de l’unité et qu’en lui réside une réponse simple à tous les maux de l’humanité.

    Une offrande de sagesse

    Les hommes doivent désirer l’offrande de sagesse que nous avons à leur apporter. La Grande Loi ne nous permet pas de la leur imposer. C’est pourquoi il leur faut regarder clairement les dangers auxquels ils sont confrontés, et prendre ainsi leur décision.

    Il est incontestable qu’ils ont besoin d’être guidés (bien que beaucoup nieraient qu’une telle chose soit nécessaire ou même possible) et c’est Maitreya lui-même qui s’en chargera, soumettant ses avis à leur discernement, et les laissant délibérer.

    En réponse, les hommes devront se voir en Unité. Les anciennes barrières à la liberté et à la justice devront être éliminées ; tous devront partager les richesses de la Terre ; tous devront apprendre le langage de la confiance. La planète Terre, notre habitat, devra recevoir les soins et l’attention nécessaires, son air, son sol et ses eaux purifiés et rendus sains, de nouveau, pour l’homme.

    Telles sont les mesures les plus urgentes pour la stabilisation de la planète et la santé de ses habitants. Une fois adoptées, il n’y aura pas de retour au désordre du passé. L’homme faussera compagnie à l’indigence et à la guerre, à l’exploitation et à la cruauté, à la corruption et à l’injustice. Les hommes se feront les émules de leurs Frères aînés en empruntant le sentier de l’amour et de la paix.

    L’heure de la décision

    Considérez cette époque comme celle de la décision. Tout repose sur la réponse de l’homme aux recommandations de Maitreya. Nous, vos Frères aînés, ne sommes ni dans l’inquiétude ni dans l’excès de confiance. Nous savons à quelle tâche gigantesque Maitreya comme les hommes seront confrontés. Nous savons aussi lire les signes de la Vie et nous sommes sans crainte. Vous qui lisez ces lignes, puissiez vous ne pas avoir peur mais faire connaître le fait que la restauration de la Terre est à portée de main, que les iniquités du passé s’estompent et, avec elles, les vieilles méthodes de gouvernance. Une guidance nouvelle est là pour montrer aux hommes la voie et les conduire au sommet de la montagne, par un sentier des plus ancien mais éternellement nouveau.


    La politique dans le nouvel âge

    Extrait d'une interview de Janez Drnovsek, président de la république de Slovénie par Saso Segula Prosenc

    Janez Drnovsek est président de la Slovénie depuis décembre 2002, après en avoir été premier ministre pendant dix ans. Il a également présidé le Conseil de la présidence de l’ex-Yougoslavie de 1989 à 1990, ainsi que le 9e Sommet des Non-Alignés qui s’est tenu à Belgrade. Rompant, il y a quelques temps, avec les sentiers battus de la politique, cet économiste a décidé de mettre ses fonctions, non seulement au service de son peuple, mais au service du monde. Son action diplomatique et humanitaire lui ont valu de nombreux prix internationaux.

Partage international : Il y a quelques mois, vous avez brusquement modifié votre attitude par rapport à votre fonction de président. Vous avez multiplié les efforts et les initiatives pour promouvoir la paix et la justice dans le monde, des efforts dont les médias et l’opinion publique ont reconnu la sincérité. D’où est venu ce changement ?

Janez Drnovsek : Cette question est-elle vraiment importante ? A un moment donné, on atteint un niveau de conscience qui vous conduit à abandonner les modes de fonctionnements et de pensée habituels de la politique. Puis vous vous apercevez qu’il faut vous attaquer réellement aux nombreux problèmes de l’humanité, devant lesquels l’action politique conventionnelle s’avère peu efficace, voire impuissante. Il faut faire quelque chose de plus. C’est cette prise de conscience qui a été à l’origine de ma réorientation.

 

PI. Vous encouragez les gens de bonne volonté, les mettrez en réseau, soutenez leurs efforts et travaillez à élever le niveau de conscience. C’est dans cette optique que vous avez fondé le Mouvement pour la justice et le développement. ?

JD. Il est vital d’élever le niveau de conscience général. Le monde connaît des déséquilibres profonds. Nous sommes face à toute une série de problèmes, la pauvreté, la faim – qui fait chaque année des millions de victimes –, la destruction de la Terre et les changements climatiques, pour n’en citer que quelques-uns. Il faut prendre clairement la mesure de ces déséquilibres, qui ne font que s’aggraver.

Nous avons parfois tendance, nous les humains, à croire que quelqu’un finira bien, à un moment ou à un autre, par se charger de toutes nos difficultés et nous remettre dans la bonne direction. Je crois que, comme les passagers d’un bus qui s’aperçoivent soudain qu’il n’y a plus de chauffeur, c’est à nous de prendre les choses en mains et de réorienter notre développement, concrètement, au niveau même de nos comportements. Et cela, c’est une affaire de conscience. Cela ne peut se faire que si nous assumons ces problèmes et reconnaissons que c’est à nous de les régler. Que chacun de nous peut agir. On ne pourra effectuer aucun changement significatif sans une élévation de notre niveau de conscience. Les tentatives du passé, les révolutions diverses et variées, ont pour la plus grande part échoué parce qu’elles se sont fondées sur la violence – une base sur laquelle on ne saurait rien construire de solide. Alors qu’il en ira tout autrement si nous parvenons à améliorer notre niveau de conscience général, à convaincre suffisamment de gens de la nécessité de changer.

 

PI. Au début de cette année, vous avez lancé une campagne humanitaire et diplomatique internationale pour appeler gouvernements et ONG à s’occuper sérieusement de la crise du Darfour. Pouvez-vous nous exposer la situation et les solutions que vous proposez ?

JD. La situation dans laquelle se trouve le Darfour est parfaitement représentative de ce que connaissent un certain nombre de régions du monde. Le pays vit une catastrophe humanitaire que certains n’hésitent pas à qualifier de génocidaire. Une situation que, depuis trois ans, la communauté internationale s’est vainement efforcée de résoudre. J’ai essayé d’apporter ma contribution à ces efforts, à un moment où, à force d’échecs, ils avaient laissé place à un fatalisme généralisé, où les différents intervenants avaient l’impression d’avoir épuisé tous les moyens d’action possibles. Il m’a semblé alors nécessaire de réveiller l’opinion publique mondiale, de la convaincre de la gravité de la situation et qu’avec son aide, elle n’était pas aussi désespérée.

D’autres crises avaient déjà connu cette lenteur et cette inertie de la communauté internationale, comme le Ruanda, l’ex-Yougoslavie, la Bosnie-Herzégovine, où plus de détermination internationale, plus de lucidité, auraient pu empêcher des génocides. Ce qui, pour être juste, était alors hors de notre portée.

Après le Ruanda, après la Bosnie-Herzégovine, nous, responsables politiques, nous étions dit : « Plus jamais de Ruanda, plus jamais de Bosnie-Herzégovine. » Le Sommet des Nations unies de septembre dernier [2005] était tombé d’accord pour autoriser une intervention internationale dans les cas où des gouvernements s’avèreraient incapables, ou réticents, à assurer la protection, voire la survie de leurs peuples. Cet accord avait été signé en septembre. Depuis, rien n’a été fait pour le Darfour.

C’est parce que la situation dans cette région continuait à empirer que j’ai lancé cette campagne, d’abord en Slovénie. En venant au secours des habitants du Darfour, nous élevions le niveau de conscience de nos concitoyens. C’était une manière de leur faire réaliser concrètement l’interdépendance des hommes entre eux. Que si, par exemple, les Darfouriens sont dans une situation de détresse, ce pourrait être notre tour un jour, et qu’il nous faut donc les aider maintenant. Puis ma campagne s’est élargie, a voulu focaliser l’attention des médias et de la communauté internationale sur cette crise, ce qui était une condition indispensable pour la résoudre.

 

PI. Début mars [2006], vous avez effectué une tournée au Moyen-Orient, au cours de laquelle vous avez rencontré les dirigeants israéliens et le président palestinien Mahmoud Abbas. Quels en ont été les résultats ?

JD. Je me suis rendu en Israël sur invitation de ses dirigeants peu après la victoire du Hamas aux élections législatives et peu avant que les Israéliens, suite à l’état de santé d’Ariel Sharon, ne se rendent à leur tour aux urnes pour renouveler la Knesset. C’était une époque de grande incertitude, où il était particulièrement nécessaire d’échanger nos vues avec les responsables des deux pays. La situation du Proche-Orient est une source permanente de violence et de haine. Il est temps de trouver une solution. J’ai dit à tous mes interlocuteurs qu’ils méritaient la paix et la stabilité, et devaient trouver un moyen de sortir de cette spirale de violence.

A mon avis, il ne fallait pas condamner par avance le Hamas, mais lui donner une chance. Pour la première fois, ce parti avait accédé au pouvoir. En l’élisant, le peuple palestinien l’avait chargé d’une lourde responsabilité, et ce peuple veut la paix. Il refuse toute escalade de la violence, cela ne fait aucun doute. Si les responsables du Hamas sont des gens responsables et sérieux, c’est dans ce sens qu’ils travailleront.

Il est parfois plus facile de parvenir à une paix durable, solide, avec des négociateurs aux positions radicales qu’avec des négociateurs modérés. J’ai dit à tous mes interlocuteurs qu’il fallait donner une chance au Hamas, et se garder de conclusions trop rapides et, surtout, de lancer des opérations de représailles au moindre prétexte. Il faut mettre un terme à ce cycle infernal. Et quelqu’un doit faire le premier pas. Si rien de positif ne devait sortir de la situation actuelle, j’ai bien peur, alors, que les deux pays ne soient condamnés à vivre encore plusieurs années de chaos, de haine et d’incertitude. C’est pourquoi il importe de prendre dès maintenant des initiatives courageuses, pour ne pas sombrer dans un fatalisme stérile où chacun reporte les responsabilités sur l’autre.

 

PI. La technologie de l’information et les média ont réduit le monde à un village où les pauvres sont confrontés directement au fossé croissant qui les sépare d’une poignée de nations prospères qui ont un quasi-monopole sur les ressources naturelles de la planète. Une telle situation peut-elle durer ?

JD. Je ne crois pas. Cette situation est intolérable. Honteuse. La majorité de l’humanité vit dans la pauvreté tandis qu’une petite minorité dispose de richesses immenses. C’est immoral, et ne saurait durer longtemps. Tôt ou tard, il y aura une réaction, sous une forme ou sous une autre, qui frappera non seulement les pauvres, mais les nantis. Il suffirait, pourtant, que l’opinion publique internationale prenne la mesure de l’injustice de cette situation, de l’injustice de la distribution des ressources de la planète, pour que tôt ou tard, elle réagisse. Car elle ne l’acceptera tout simplement plus. Elle aura compris qu’il n’est pas de terrain plus propice au terrorisme que ce sentiment d’injustice généralisé.

Le monde dispose aujourd’hui de moyens de destruction massifs. Que les terroristes s’en emparent, et un jour ou l’autre, il y aura une catastrophe à laquelle personne ne pourra échapper. Les riches croient pouvoir se protéger en s’isolant du reste du monde. C’est une illusion. C’est impossible. Si l’on veut changer le monde, instaurer une juste distribution de ses richesses, on ne pourra le faire qu’en favorisant les prises de conscience, et non par des révolutions qui sont autant d’impasses, on l’a vu, parce que fondées sur la violence. Mais à mesure que s’élève notre niveau de conscience, de plus en plus de gens s’aperçoivent du caractère insupportable de cette situation, y compris chez les riches. Il ne sera plus possible de rester passif devant une situation où des millions meurent de pauvreté face à une poignée de milliardaires. Les « grandes puissances », y compris la première d’entre elles, devraient augmenter leur aide. Si le pays le plus puissant consacrait les sommes qu’il investit dans le secteur militaire en un an à régler le problème de la pauvreté, il en retirerait une immense réputation auprès des autres nations. Il y gagnerait un crédit moral et une popularité considérables, et d’une autre nature que ceux que lui vaut la croissance exponentielle de ses efforts militaires. Là encore, c’est une question de conscience, chez les politiciens comme dans le peuple…


LA VOIX DU PEUPLE

Les Chagossiens déportés obtiennent le droit au retour

Toute une population insulaire, déportée en masse lorsque le gouvernement britannique « vendit » sa terre natale aux militaires des Etats-Unis, a remporté une éclatante victoire judiciaire et obtenu le droit de retourner chez elle.

Dans les années 1960 à 1970, toute la population de Diego Garcia, petite île régie par les Britanniques, située dans l’archipel Chagos (Océan Indien), fut terrorisée, attaquée et déplacée de force à l’Ile Maurice et aux Seychelles, dans une déportation massive faisant suite aux exigences du Pentagone qui voulait « nettoyer » et « expurger » l’île. Depuis lors, les insulaires chagossiens vivent dans la pauvreté, dans des taudis de l’Ile Maurice, tandis que les Etats-Unis ont construit l’installation militaire la plus puissante de l’Océan Indien – la base de laquelle ils ont attaqué l’Afghanistan et l’Irak.

L’exil forcé des Chagossiens violait la Déclaration 1514 des Nations unies sur le droit inaliénable des peuples coloniaux à leur indépendance.

En 1965, la Résolution 2066 des Nations unies ordonnait à la Grande-Bretagne de « n’entreprendre aucune action qui démembrerait ce territoire. » Mais le Royaume-Uni continua à nier qu’il y ait jamais existé une population indigène sur Diego Garcia.

Avec l’aide de leur remarquable avocat, Richard Gifford, les Chagossiens ont emporté quatre décisions judiciaires importantes – mais toutes ont été ignorées ou éludées par le gouvernement britannique. La première décision, en 2000, heurta le gouvernement : la Haute Cour s’était appuyée sur la Magna Carta de 1215, qui proscrivait tout « exil du Royaume » sans procédure légale.

En mai 2006, lors de la dernière audition à la Haute Cour, Sir Sydney Kentridge QC décrivit le traitement des Chagossiens comme « outrageant, illégal et taillant une brèche dans les normes de la moralité », et affirma qu’il n’existait aucun précédent connu « d’utilisation légale de pouvoirs et prérogatives afin de déplacer ou d’exclure une population entière de sujets britanniques de leurs domiciles et de leur lieu de naissance ».

Oliver Bancoult, leader du Groupe de réfugiés de Chagos, raconte : « Nous avons remporté un jugement historique en notre faveur, nous permettant de retourner chez nous. Le droit du peuple, banni depuis tant d’années, a été reconnu. »

Mais malgré cette décision, les Chagossiens rencontrent encore des obstacles. Le gouvernement britannique a fait appel, et les insulaires devront également affronter les interdictions de séjour, de la part du Royaume-Uni comme des Etats-Unis, qui s’opposent à tout retour sur l’Ile pour des raisons « sécuritaires » et alors que le bail sur Diego Garcia s’étend sur cinquante ans, avec une extension automatique de vingt ans.

[Sources : The Guardian, BBC, G.-B.]

Un militant pour la paix jure de continuer à se battre

Brian Haw, le militant pour la paix qui, depuis cinq ans, campe jour et nuit devant le Parlement britannique, a juré de poursuivre sa campagne en dépit des tentatives du gouvernement de débarrasser Parliament Square de cette « horreur ». B. Haw précise que la véritable horreur est l’effet des munitions en uranium appauvri envoyées sur des bébés irakiens.

Le 23 mai 2006, la loi policière contre le crime organisé datant de juillet 2000 fut invoquée pour justifier un raid policier de nuit, visant à réduire à 3 m la longueur (toujours croissante) de ses pancartes et bannières contre la guerre. Mais les méthodes musclées de la police furent jugées grotesques et chaotiques par les médias et provoquèrent une tempête de protestations parmi les groupes anti-guerre et pour la défense des droits humains. Les journaux se moquèrent de « cette descente de police intrépide juste avant l’aube sur quelques mètres de pancartes », et les sympathisants jurèrent de replacer les pancartes. Le gouvernement embarrassé fut forcé d’admettre que le raid, impliquant pas moins de 78 policiers, coûta plus de 10 000 euros.

Brian Haw a commencé son action afin de dénoncer les effets sur les enfants irakiens des sanctions prises contre l’Irak. Il regrette le temps qu’il a perdu avec ses propres enfants : « Lorsque je n’ai pas le moral je pense à tous les enfants du monde qui souffrent plus que moi. On ne peut pas croire qu’un enfant a plus de valeur qu’un autre, c’est mon point de vue. Je considère tous les enfants du monde comme les miens. »

Son endurance de cinq années l’ont rendu très populaire aux touristes et il a le soutien de sympathisants du monde entier.

B. Haw doit de nouveau comparaître devant la Cour, au cours de l’été.

[Sources : parliament-square.org.uk ; indymedia.org.uk ; The Independent, Daily Mail, International Express, UK. Voir également l’interview de Brian Haw dans Partage international, sept. 2005]

Des femmes manifestent contre la guerre en Irak

De plus en plus de mères, grand-mères, épouses, fiancées et sœurs de soldats manifestent leur opposition contre l’enrôlement de ceux qu’elles aiment dans la guerre en Irak. Le président Bush – dont la popularité est au plus bas – doit affronter un nouveau groupe les « Grand-Mères de la paix ».

Issues de différentes associations – « Les Grand-Mères contre la guerre », « les Grand-Mères furieuses de Tucson en Arizona », et « les Grand-Mères pour la Paix universelle » – elles profitent du stéréotype social positif attaché aux grand-mères, et de la réticence des autorités à les « passer à tabac », pour mettre en évidence leur cause.

En octobre 2005, la police de New York fut appelée pour une perturbation au centre de recrutement militaire de Times Square. Elle y trouva 18 femmes âgées bloquant l’entrée et demandant à s’enrôler à la place de jeunes hommes. « Les Grand-Mères contre la guerre » furent arrêtées après avoir refusé de quitter le bâtiment.

A leur procès en avril 2006, des manifestants défilèrent devant la Cour avec des banderoles affichant : « Arrêtez Bush, libérez les grand-mères », et « Vous ne pouvez pas punir les insurgés ? Punissez les grand-mères ! » Leur combat enflamma l’imagination des New Yorkais et des médias.

Norman Siegel, avocat New Yorkais pour la défense des libertés civiles, qui agissait en leur nom, raconte : « Je pense que les grand-mères ont vraiment rencontré un écho dans le public. Tout d’abord, chacun a une grand-mère. Puis ce sont des femmes accomplies qui sont indéniablement passionnées, intelligentes, spirituelles et charmantes. Ma stratégie fut de mettre chacune d’elle en valeur afin que le juge et le public puissent voir qui elles sont : des gens ayant une conscience. »

Cette stratégie déboucha sur des scènes comiques à la Cour, comme si parfois il semblait que le jeune juge et les procureurs étaient soumis à un interrogatoire par les défenseurs. Les grand-mères pacifiques gagnèrent leur procès et continuent à manifester aux Etats-Unis.

Le 14 mai 2006, jour de la fête des mères aux Etats-Unis, des femmes de tous âges se sont rassemblées à Washington. La manifestation, nommée « Déclarez la paix le jour de la Fête des Mères », comprenait une mini parade, une veillée de 24 heures et des discours de militantes comme Cindy Sheehan et l’actrice Susan Sarandon. « Je ne veux plus de mère pleurant un enfant disparu dans cette guerre en Irak, injuste et inutile », a déclaré C. Sheehan, dont le fils de 24 ans a été tué en Irak.

Des mères et des épouses de soldats britanniques sont également devenues plus actives, et le groupe « Familles militaires contre la guerre » a lancé une campagne et une pétition demandant le rapatriement des troupes en Irak. Dans la pétition adressée au premier ministre T. Blair, il est écrit que cette guerre est « basée sur des mensonges » et que les soldats ont été forcés à « risquer leur vie dans une guerre immorale réprouvée par la majorité ». Le sentiment parmi ces familles est que leurs fils sont en danger dans une guerre illégale : « Je ne suis pas contre l’armée, mais je suis contre une guerre illégale, a déclaré une mère. Trop de nos enfants ont déjà donné leur vie dans la plus inutile des guerres. »

[Sources : The Guardian, Grande-Bretagne ; New York Times, Etats-Unis ; Pravda, Russie www.mfaw.org.uk ; codepink-4peace.org]


Swami Premananda : un avatar derrière les barreaux

par Adam Parsons (extrait)

 

Dans un village reculé, situé à la limite de l’Inde du sud, loin des lieux fréquentés par les touristes, un saint homme plein de gaîté poursuit sa routine journalière. De six heures du matin à six heures du soir, swami Premananda donne des enseignements spirituels à un public d’une centaine de personnes, apporte des réponses personnelles, prodiguant conseils et réconfort, répond à un flot incessant de lettres, accorde des entretiens aux pauvres gens qui l’entourent, tout en donnant des conseils sur l’installation d’une plantation de fruits, d’une culture de fleurs, d’un orphelinat, d’une école, d’un ashram à plus de 250 km de là. Cela pourrait ressembler à la vie d’un sage particulièrement consciencieux, si ce n’est que swami Premananda vit derrière des barreaux depuis plus de onze ans et que les gens qui recherchent ses conseils sont ses co-détenus de la prison de Cuddalore.

Avec sa chevelure attachée au sommet de la tête, sa barbe, et son sourire chaleureux pour chaque visiteur, il est difficile d’imaginer que ce gentil swami puisse être capable des crimes odieux dont on l’accuse. Mais le 5 avril 2005, la plus haute cour de justice indienne a déclaré que la sentence de « double peine » prononcée contre Premananda pour meurtre, viol et conspiration continuerait à être appliquée sans possibilité de faire appel. Selon des journaux indiens et des tabloïdes, c’est le criminel le plus méprisable de toute l’histoire de l’Etat du Tamil Nadu, mais selon les innombrables supporters de Premananda, y compris le magistrat le plus connu en Inde, ce procès n’a été qu’une scandaleuse mascarade de justice qui ne peut que secouer la conscience mondiale. C’est un cas, disent certains, d’affrontement entre les extrêmes : le bien contre le mal, les pécheurs face aux saints, et un symbole de l’éternelle lutte de l’homme en faveur de la justice et de la vérité.

Les juges de la Cour suprême de Delhi ont collé à Premananda une étiquette de « démon » et de « monstre », outrepassant même leurs pouvoirs en interdisant toute réduction de peine ou amnistie. Ses fidèles du monde entier, cependant, continuent à se battre pour la justice et soutiennent que swami Premananda est une incarnation divine, un avatar, à mettre sur le même plan que les plus grands saints, et un être d’une très grande pureté qui incarne des pouvoirs dépassant la connaissance scientifique. « Je suis également testé par Dieu, a-t-il déclaré après son arrestation. Il en résulte que je suis certain que je serai connu de toute l’humanité. »

Mis à part l’orage médiatique entourant le statut spirituel de swami Premananda en Inde, l’histoire de sa vie ne manque pas d’être extraordinaire. Né au Sri Lanka sous le nom de Prem Kumar en 1951, de la cendre sacrée ou vibhuti se manifestait souvent autour de lui lorsqu’il était bébé, et il montra dès son plus jeune âge un intérêt inhabituel pour la spiritualité.

Tandis que ses frères et sœurs jouaient dehors, on pouvait voir Prem accomplir des pujas (rituels) avec sa grand-mère, ou absorbé dans une profonde méditation, le visage tourné contre le mur dans un recoin, dès l’âge de quatre ans. On raconte que lorsqu’il pensait trop au divin ou à la vie des saints, il tombait dans un état inconscient d’extase.

La sœur aînée de Swami, Mme Vin-ayasoundary Raman, qui vit maintenant dans l’ashram en Inde, a révélé que Prem pouvait manifester des bonbons ou des fruits à partir de rien pour ses amis et qu’il avait acquis une renommée dans son école pour son pouvoir de multiplier la nourriture du déjeuner, pour sa capacité à tenir des discussions érudites sur des sujets philosophiques et même à accomplir des guérisons miraculeuses.

Sachant qu’il pouvait voir immédiatement les problèmes de n’importe qui et prédire son avenir, des centaines de gens au Sri Lanka commencèrent à rechercher ses bénédictions et ses guérisons, jusqu’à ce que Prem prenne la décision consciente de dédier le reste de sa vie au service de l’humanité en devenant un moine renonçant, un sannyasin. Depuis ce jour, même sa famille fait référence à lui respectueusement sous le nom de swami Premananda, des mots sanskrits signifiant qu’à travers Prema (le pur amour) on atteint Anandam (le bonheur éternel).

Après avoir vu son premier ashram entièrement détruit par le feu lors des émeutes raciales du Sri Lanka en 1983, le jeune swami s’installa dans une région désertique du Tamil Nadu, dans l’Inde du sud, et transforma progressivement son vaste territoire en une oasis de longues allées couvertes et de plates-bandes fleuries.

Les anciens résidents parlent de l’activité incessante de ce temps-là : pendant les week-ends, des milliers de visiteurs affluaient pour le darshan (une bénédiction) et chaque personne bénéficiait d’un entretien personnel avec Premananda.

Même aujourd’hui il est difficile de dépeindre l’ashram autrement que comme une communauté pleine de vie : environ 800 enfants démunis ou orphelins sont pris en charge et éduqués, et chaque jour de la nourriture est assurée pour un millier de personnes. Il y a une imprimerie, une salle d’informatique, une route de bus spécialement construite et une équipe de taxis qui attendent. Toute une file d’enfants se dirige en bavardant vers leur salle de classe, souriant à chaque étranger et joignant les mains dans un geste de prière en prononçant cette salutation : « Jai Prema Shanti ! » (ce qui signifie : « Puisse l’amour divin et la paix être victorieux ! »)

Cette ambiance extraordinaire fut réduite à néant le 19 novembre 1994 lorsqu’un bataillon d’officiers de police armés de mitraillettes fit irruption dans l’ashram dans des fourgons blindés.

Deux semaines auparavant, une jeune fille de dix-neuf ans et deux adultes avaient répandu dans différents journaux nationaux de Madras des accusations vagues mais accablantes d’abus sexuel dont Premananda se serait rendu coupable. Aucune preuve tangible ne fut apportée avant que Swami et six autres résidents de l’ashram, dont son oncle âgé et son frère, fussent rapidement arrêtés et placés en garde à vue.

Une foule d’articles sensationnels relatant des dizaines d’autres accusations envahit rapidement tout l’Etat du Tamil Nadu, tous basés sur des « informations » émanant de sources secrètes, ou anonymes, ou simplement sur les on-dit sensationnels des tabloïdes. « Prems », comme on commença à appeler Swami, fut considéré coupable, avant d’être jugé, de trafic d’armes, de meurtre, de conspiration et de fraude, d’exportation de marijuana, et même de soutien aux Tigers, les célèbres terroristes sri lankais. Tandis que la vente des journaux montait en flèche, l’accusation initiale de viol fut ajoutée par des dizaines de personnes. Finalement trente-trois accusations furent enregistrées par la police, entièrement basées sur les re-portages salaces des médias, mais en dépit de recherches prolongées et de la spéculation sauvage des médias, pas l’ombre d’une preuve ne fut découverte.

Selon Ram Jethmalani, l’un des plus révérés et des plus brillants avocats indiens, qui a défendu le cas de Swami, les prétendues victimes de viol furent illégalement gardées en captivité à l’intérieur d’une seule pièce, avec l’interdiction de voir aucun membre de leur famille, ni leurs amis, jusqu’à la fin du procès, et à plusieurs reprises, dépouillées de leurs vêtements, torturées et battues jusqu’à ce qu’elles fassent de fausses déclarations à l’encontre de Premananda. Ram Jethmalani déclara par la suite qu’une accusation de meurtre ajoutée deux mois après le commencement du procès était entièrement « fausse », que c’était une « farce légale » et « une gigantesque fraude à l’encontre de la loi ».

En août 1997, près de trois ans après les arrestations, le verdict des juges retentit dans l’Inde tout entière. A la consternation de ses fidèles et en dépit de l’incrédulité de ses avocats, Swami fut déclaré coupable et accusé de viol en série et de meurtre. On prononça à son encontre deux peines à vie simultanées, en fait une « double peine à vie » qui en elle-même est contestable d’un point de vue juridique. Mais les verdicts furent aussitôt re-liés ensemble sous une accusation de conspiration, plutôt que d’être considérés séparément, ce qui est une autre violation de la loi indienne. Quant aux six autres accusés, presque tous furent condamnés à la prison à vie.

La prison où Premananda vit depuis 1998 se situe à cinq heures de train de son ashram, dans une ville côtière poussiéreuse appelée Cuddalore, qui fut ravagée par le tsunami à la fin 2004. Aucun touriste n’a de raison de venir ici, notamment à la fin de la saison des pluies où tout est rempli de boue, et je fus averti de ne pas laisser connaître le but de ma visite, étant donnée la très mauvaise opinion que la plupart des Indiens ont de Premananda. Cela ajoutait à la légère impression d’être en mission secrète – Swami n’a jamais rencontré de journaliste étranger depuis son arrestation, si bien que, si l’on me posait des questions, on m’avait dit de prétendre être en route vers l’ancienne colonie française située au bord de la mer, Pondicherry.

Je me retrouvai un matin de bonne heure avec un petit groupe de personnes dans un village voisin et nous nous entassâmes dans deux taxis Ambassador des années cinquante. La prison se trouvait à deux kilomètres de là, dans une région boisée, silencieuse et sombre, entourée d’une cour dénudée et d’un mur gardé par des sentinelles portant des fusils démodés. Cela devint plus surréaliste lorsque notre entourage se rassembla autour de Premananda, tranquillement assis sur un tabouret dans le coin d’une cellule nue et dépourvue de fenêtre.

De nombreuses personnes rencontrant pour la première fois Swamiji, comme on l’appelle habituellement, disent combien
il tranche sur l’idée habituelle que l’on se fait du saint homme sévère. Avec sa barbe très fournie, son éternel sourire et son lungi, le vêtement dont il s’enveloppe, il ressemble presque au stéréotype du guru sage et jubilant. Il parle aux étrangers dans un anglais charismatique, qu’il a appris tout seul et qui requiert la traduction de ceux qui sont plus habitués à sa manière particulière de sauter les prépositions et de laisser tomber les verbes, et il est parfois difficile de s’empêcher de rire en écoutant ses explications animées.

Le traducteur expliqua que Premananda était en train de devenir aveugle en raison d’une cataracte non traitée et de diabète et qu’il souffre également d’hypertension, de maux d’oreilles et d’asthme chronique. L’été, pendant la mousson, la pluie peut inonder chaque cellule à hauteur du genou. « Il n’existe pratiquement aucune commodité – pas de toit, pas de ventilateur, pas d’éclairage, pas de lit. Je dois dormir par terre ! » a expliqué Premananda, en regardant de biais à travers les barreaux et en riant tout bas.

Il décrivait ces conditions de vie avec tant de bonne humeur et de gaieté qu’il était facile de voir combien cela devait être terrible. Au cours d’un entretien, il avait expliqué que le soir il faisait « si chaud
que l’on pouvait à peine respirer », ce qui l’obligeait à utiliser « un éventail fait de palme de noix de coco », que « sa main continue à agiter de manière automatique même lorsqu’il est endormi. »

Interrogé sur la manière dont les choses se passent pour les autres prisonniers, Swami commença à décrire les injustices qui règnent dans les prisons indiennes. Sur les 3 000 détenus de la prison de Cuddalore, une énorme proportion est innocente, a t-il déclaré, car c’est une pratique courante de la part des gens riches qui commettent un meurtre ou un délit sérieux de soudoyer la police afin qu’un homme « ordinaire » soit accusé. « Mais comment aider ces gens ? La seule façon est de leur trouver un avocat, a t-il dit. Le gouvernement désigne un avocat gratuit pour chaque prisonnier, mais celui-ci ne fait rien. J’ai libéré environ 200 personnes en payant un avocat et en supervisant le procès. Si quelqu’un me donne de l’argent de poche, cet argent va directement à leur avocat ! Je ne veux pas d’argent pour moi. »

D’autres prisonniers qui vivent auprès de Premananda ont parlé des bonnes actions qu’il accomplit continuellement à l’intérieur de la prison. M. Parvallal, qui passe des heures chaque jour dans la cellule de Premananda à écrire à la main les lettres que Swami lui dicte en réponse au nombreux courrier qu’il reçoit, lettres qu’il ne peut rédiger lui-même en raison de sa mauvaise vue, a donné des informations que les résidents de l’ashram eux-mêmes ignoraient. Chaque matin, vers huit heures, plusieurs centaines de personnes se rassemblent dans la cour, avec une permission spéciale des gardiens, pour écouter Premananda parler d’un aspect de Sanathana Dharma (la philosophie des anciens sages indiens). « Je suis les enseignements de Swami depuis quatre ans, et ils m’ont transformé de manière définitive, a déclaré M. Parvallal. « Lorsque nous écoutons les satsangs (les allocutions) de Swami, nous oublions que nous sommes en prison. »

M. Kumaran, un jeune homme tranquille et sincère, qui aide Premananda à faire le ménage dans sa cellule, nous a parlé de lui avec une telle admiration que ses yeux s’agrandissaient et que son visage rayonnait. En décrivant l’aide matérielle et spirituelle que Premananda apporte aux centaines de prisonniers qui viennent lui rendre visite, notamment des médicaments et des fournitures essentielles, des livres, de l’argent pour payer les frais scolaires de leurs enfants, des emplois pour leurs épouses sans ressources et même de petites boutiques pour aider les détenus à se réinsérer après leur sortie de prison, M. Kumaran a déclaré : « Bien que Swamiji habite une forme humaine, je sens que c’est réellement un dieu vivant. »

Un ancien détenu de la prison de Cuddalore, M. Shankara, a déclaré qu’il s’était tellement attaché à Premananda qu’il avait refusé de quitter la prison lorsqu’il a été libéré.

Etant donné que Swami Premananda est confronté à la perspective de dix-huit années de plus en prison sans possibilité de faire appel, et que les contradictions qui ont émaillé son procès sont très sérieuses, de nombreux supporters pensent que les faits justifieraient un examen dans une cour internationale. Ram Jethmalani, bien qu’âgé de quatre-vingt-trois ans et retiré des affaires judiciaires, a fait vœu de s’occuper personnellement du cas tant qu’une grâce présidentielle ou une remise de peine n’aura pas été accordée. « On doit baisser la tête de honte », a-t-il déclaré après le jugement de la Cour suprême, affirmant que le verdict avait causé un embarras dans les écoles de droit indiennes en cautionnant de manière effective le fait de frapper des témoins pour « leur faire dire ce que la police considère comme la vérité ». Les implications sont si menaçantes, a-t-il averti, qu’une législation devrait être introduite de toute urgence pour changer la manière dont la loi est actuellement appliquée en Inde…


REGARDS SUR LE MONDE

Désarmement nucléaire : l’effet domino

Le Dr Hans Blix, président de la Commission internationale indépendante sur les armes de destruction massive (CIIADM) a déclaré, lors du forum où il communiquait le rapport de la commission Armes de la terreur, que les Etats-Unis pouvaient donner le bon exemple dans la réduction des armes nucléaires.

« Si les Etats-Unis en venaient à ratifier le Traité général d’interdiction des essais nucléaires (TGIEN), la Chine alors le ferait. Si la Chine le faisait, l’Inde le ferait. Si l’Inde le faisait, le Pakistan suivrait, ainsi que l’Iran. Cela démarrerait un effet domino favorable. »

Ce rapport Armes de la terreur énonce soixante propositions sur les moyens de libérer le monde des armements nucléaires, bactériologiques et chimiques. Le rapport analyse les menaces actuelles contre la paix et l’équilibre du monde et inclut des statistiques. Ainsi, on estime, le nombre des têtes nucléaires à 27 000, dont 12 000 effectivement déployées. Le rapport insiste également sur la manière dont on peut gérer les risques et évaluer la situation en Iran, au Moyen-Orient, en Corée du Nord, en Inde et au Pakistan.

La commission appelle tous les pays à signer et ratifier le TGIEN, tout en exhortant les Etats actuellement pourvus de l’arme atomique à cesser d’accroître leur arsenal nucléaire.

La CIIADM a aussi recommandé que l’Iran et Israël renoncent à la production d’uranium enrichi et autres opérations nucléaires sensibles, dans le cadre d’un nouveau plan tendant à libérer le Moyen-Orient des armes de destruction massive.

M. Blix a critiqué en ces termes la position américaine : « Alors que la réaction de la plupart des Etats aux violations du TGIEN consistait à renforcer les traités et institutions existants, les Etats-Unis, seule superpuissance, se sont davantage fiés à leur force militaire qu’à toute autre chose pour y porter remède ! » Washington devrait se résoudre à prôner la limitation des armes. Il ajouta que si Washington prenait la tête de ce mouvement, le reste du monde suivrait forcément. Dans le cas contraire, il pourrait y avoir davantage d’essais nucléaires, et une nouvelle course aux armements s’ensuivrait.

D’autre part la CIIADM exhorte la Russie et les Etats-Unis à essayer de prendre des mesures mutuellement acceptables « pour de ne plus utiliser leurs armes nucléaires comme une menace presse-bouton ». Quant aux pays qui reconnaissent avoir des armes nucléaires, ils doivent s’engager légalement à ne pas les utiliser contre des pays qui en seraient dépourvus.

[Sources : The Washington Post, The New York Times, Etats-Unis. The Hindu, India]

La sûreté réside dans des niveaux de vie plus élevés

Mohammed El Baradei, Prix Nobel de la paix 2005, a fait remarquer, à la tribune de l’Institut des hautes études internationales Paul H. Nitze de l’Université John Hopkins, qu’il devenait de plus en plus difficile de contenir le développement des armements nucléaires. « Le nucléaire nourrit le nucléaire. Tant que certaines nations continueront de soutenir que les armements nucléaires sont nécessaires à leur sécurité, d’autres nations en voudront. C’est simple comme bonjour », a-t-il déclaré.

Les grandes puissances insistent sur leur droit à maintenir un arsenal nucléaire ce qui, à l’évidence, entraîne les autres nations à suivre leur exemple, et ceci malgré de nombreuses tentatives d’infléchir à la baisse l’activité nucléaire dans d’autres pays tels que l’Iran, a déclaré le chef de l’Agence à l’énergie atomique, chien de garde de l’Onu.

C’est l’heure des décisions insiste M. El Baradei, qui poursuit : « Nous devons abandonner un système de sécurité basé sur les armements nucléaires, ou alors nous résigner à ce que prédisait dans les années 1960 le président John F. Kennedy, un monde avec 20 ou 30 Etats nucléaires ! »

M. El Baradei soutient que des accords mutuels de destruction (comme il en existait pendant la guerre froide) constituaient une stratégie efficace de dissuasion. Mais, ajoute-t-il, bloquer les transferts technologiques concernant le nucléaire n’est plus une option suffisante dans un monde où le développement des communications rend facile le partage de la connaissance. Nous avons besoin de développer un « système alternatif de sécurité collective[...] qui élimine le besoin d’une dissuasion nucléaire. Ce n’est que lorsque les Etats dotés de l’armement nucléaire auront cessé de dépendre de cet armement pour assurer leur sécurité, que la menace de prolifération diminuera vraiment. »

M. El Baradei n’a pas développé sa vision d’un nouveau système de sécurité, mais il a suggéré que si des efforts réels étaient mis en œuvre pour élever le niveau de vie des pays en voie de développement, « la possibilité d’un conflit commencerait immédiatement à disparaître. »

[Source : Reuters]


SIGNES

Signes d’un temps nouveau

Depuis de nombreuses années, Partage international reçoit des photographies du monde entier montrant des bénédictions de lumière et des motifs lumineux. Nos archives contiennent une vaste collection de photographies fascinantes.

Comme l’a indiqué le Maître de Benjamin Creme dans notre numéro d’avril 2006 : « L’heure approche où les hommes se rappelleront ces signes, et accepteront d’y voir d’authentiques présages de l’avenir. Ils comprendront que leur manifestation a été programmée et synchronisée avec l’émergence de Maitreya et de son groupe de Maîtres, en cette période unique dans l’histoire du monde. »

Nous présentons quelques-unes de ces « photographies miraculeuses ».

Nous remercions nos lecteurs de nous les envoyer, sachant qu’elles viennent s’ajouter au nombre sans cesse croissant de signes qui annoncent la présence de Maitreya dans le monde.

 

 

Bénédiction du Maître de Tokyo sur une photographie de Aiho Watanabe, 1996, envoyée par
Junko Murata.

 

 

 

 

 

Bénédiction de lumière du Maître Jésus sur une photographie montrant les préparatifs d’une Puja au Sri Lanka.

 

 

 

 

 

 


FAITS ET PREVISIONS

L’humanité tient l’avenir de la planète entre ses mains

Avec le temps, les hommes finiront par comprendre la véritable nature de leur relation avec les règnes inférieurs et accepteront de bon cœur le rôle de garants de leur évolution. [Le Maître de B. Creme, Partage international, décembre 1985]

En mai 2006, à l’occasion du Festival du livre en Angleterre, le chef de la Royal Society, institution scientifique britannique, a déclaré que l’humanité avait atteint un « moment crucial » dans sa domination de la planète et sa capacité de la détruire. « Le XXIe siècle est le premier dans l’histoire de la Terre où une espèce tient l’avenir de la planète entre ses mains et où elle pourrait détruire son immense potentiel de vie », affirme Lord Rees.

Les politiciens devraient s’impliquer davantage dans la lutte contre les dangers du changement climatique qui « ravage » la biosphère. Il recommande un investissement massif dans des solutions technologiques comme les carburants biologiques. « Ils méritent de la part des gouvernements une priorité et un engagement à la hauteur de ce qui fut accordé au projet Manhattan pour la fabrication de la première bombe atomique ou au projet de lancement de la fusée Apollo sur la lune dans les années 1960. »

[Source : The Guardian, G.-B.]

Environnement : un documentaire remporte tous les suffrages

Le succès d’un documentaire sur les dangers du réchauffement climatique est certainement un signe qu’un « point critique » a été atteint. Dès les deux premiers jours de sa diffusion, il a battu tous les records au box office. Ce film de l’ancien vice-président américain Al Gore, An Inconvenient Truth (Une vérité qui dérange), dirigé par Davis Guggenheim, a enregistré la plus forte audience pour un lancement lors du week-end du Memorial Day depuis The Shinning avec Jack Nicholson, et la plus forte de tous les temps pour un film documentaire.

« Les experts sont littéralement en train de crier au danger, affirme Al. Gore. Le temps des argumentations est passé ! Le temps n’est plus aux débats au sein de la communauté scientifique. Mais les systèmes politiques du monde entier gardent le sujet sous le coude car il s’agit d’une vérité qui dérange et ils ne veulent pas accepter le fait qu’il s’agit d’un impératif moral. »

Al Gore s’est depuis toujours passionné pour l’environnement. Il a passé trente ans à étudier les changements climatiques et à exprimer ses conclusions sur les dangers liés au réchauffement.  « Il s’agit véritablement d’une urgence planétaire », affirme-t-il.

Son expérience et son engagement en matière d’écologie, alliés au talent de cinéastes expérimentés, ont permis de produire le film. Al Gore a aussi écrit un livre portant le même titre.

Extrait du site Internet d’Al Gore consacré à l’écologie : « L’humanité est assise sur une bombe à retardement. Si la grande majorité des scientifiques ont raison, nous disposons tout juste de dix ans pour éviter une catastrophe majeure qui pourrait conduire tout le système climatique de notre planète dans une spirale de destructions telles que les inondations, les sautes de température extrêmes, les sécheresses, les épidémies et les vagues de chaleur mortelles dépassant tout ce que nous avons pu connaître – une catastrophe dont nous sommes les artisans. »

L’humanité ne peut plus se permettre de considérer le réchauffement mondial comme une « affaire politique », alors qu’il s’agit en réalité du « plus grand défi moral auquel la civilisation mondiale est confrontée », affirme Al Gore. Le sénateur démocrate Jeff Bingaman, du Nouveau Mexique, du Comité sur l’énergie et les ressources naturelles, estime que cela pourrait constituer l’éveil attendu pour amener les politiciens à affronter cette vérité dérangeante que tout ne va pas si bien sur notre planète. « La plupart des gens rationnels vont plus loin que de savoir si un réchauffement planétaire a lieu. Nous nous efforçons à présent de déterminer ce que nous devons faire », a déclaré le sénateur Bingaman, ajoutant que le film « peut conduire les gens à demander aux élus ou aux candidats au Congrès quelle est leur position et ce qu’ils comptent faire. Je pense que ce film est très utile. »

Ce documentaire a, à l’évidence, un grand impact. L’Institut pour la concurrence des entreprises, fondé par des compagnies pétrolières, a déjà diffusé des spots télévisés réfutant les arguments d’Al Gore.

Le livre An Inconvenient Truth apporte d’importantes informations et des solutions pouvant empêcher que des désastres tels que les tornades, les torrents qui ont inondé Mumbai et l’ouragan Katrina ne se reproduisent. Al Gore tient à encourager un activisme concret pour contribuer à protéger l’environnement. « Je suis convaincu que la manière dont le pays affronte la crise climatique indique que nous sommes au bord d’un changement majeur, explique Al Gore. Je suis optimiste. Le système politique, tout comme le climat, n’est pas linéaire. Un changement potentiel peut se construire de façon invisible pendant un certain temps jusqu’à ce qu’il éclate soudain en provoquant brusquement le changement. Je pense vraiment que ce moment est très proche. »

[Sources : The Guardian, Grande-Bretagne ; The Boston Globe, Etats-Unis.]

[Al Gore, An Inconvenient Truth, Rodale Press, Emmaus, PA, USA, 2006.]

Les dangers du changement climatique

En mai 2006, Sir David Attenborough, homme de médias et naturaliste britannique, a présenté un programme télévisé où il demandait si nous avions encore le temps de sauver la planète. Ecrivant dans le journal The Independent, il expliquait : « J’étais sceptique à propos du changement climatique. J’étais prudent dans mes propos[…] Mais je ne suis plus sceptique. Je n’ai plus aucun doute. Je pense que le changement climatique est le plus grand défi que le monde doit affronter. J’ai attendu d’avoir la preuve que c’était l’humanité qui modifiait le climat. Ce qui m’a vraiment convaincu, ce sont les graphiques comparant l’accroissement du dioxyde de carbone présent dans l’atmosphère et l’accroissement de la température avec l’augmentation de la population et de l’industrialisation. Les courbes montraient très clairement que nous avons laissé derrière nous l’époque des variations climatiques naturelles et que nous avons entamé un changement radical avec un accroissement de la température dépassant tout ce que nous avons connu au cours des derniers millénaires.

Beaucoup disent que tout finira par s’arranger. Mais ce n’est pas vrai. Nous pourrions assister à d’importants désastres à l’échelon mondial.

J’ai vu la fonte des glaciers. J’ai voyagé en Patagonie et j’ai entendu les gens dire : « Il y a dix ans, le glacier se trouvait là – et aujourd’hui il est ici. » La preuve la plus évidente, je l’ai vue à la Nouvelle Orléans après l’ouragan Katrina. Ce changement climatique avait-il été provoqué, était-il anormal ? Certainement oui. Toute personne capable de cuisiner sait que si elle veut provoquer une réaction chimique, elle doit poser le récipient sur le feu. Si vous accroissez la température des océans au-dessus desquels tourbillonnent des courants d’air, vous allez accroître l’énergie de ces courants d’air. Cela n’a rien de mystérieux…

Aujourd’hui j’ai 80 ans. Je ne pense pas, comme un vieil homme, que les changements sont mauvais. Je reconnais que le monde a toujours changé. Je sais cela.

Mais le problème est que les changements sont plus extrêmes et plus rapides que jamais auparavant durant les derniers millions d’années. Et l’une des choses que je ne veux pas vivre, c’est de voir mes petits-enfants et de les entendre me dire : « Grand-père, tu savais ce qui se passait et tu n’as rien fait. »

[Source : www.independent.co.uk]


L’âme et la guerre (extrait)

interview d’Ed Tick par Ilse Baker

 

Psychothérapeute spécialisé dans les troubles de stress post-traumatique liés à la guerre (TSPT), Ed Tick a fondé et dirige le Sanctuary : Center for mentoring the Soul (Sanctuaire : Centre d’accompagnement de l’âme), basé à Albany (New York). Il présente les grandes lignes de son travail à Partage international.

 

Partage international : Le titre de votre dernier ouvrage, War and the Soul : Healing pour Nation’s Veterans from Post-Traumatic Stress Disorder (La guerre et l’âme : traitement des TSPT chez les anciens combattants) a de quoi surprendre. Comment en êtes-vous venu à vous occuper des blessures des vétérans ? Ces blessures sont-elles psychologiques, spirituelles, ou les deux à la fois ?

Ed Tick : Lorsqu’en 1979, j’ai commencé à m’occuper des anciens du Vietnam, je n’ai pas tardé à m’apercevoir que les blessures de la guerre, qui touchent non seulement le corps, mais aussi l’esprit et le cœur – ce que nous appelons, dans notre jargon, TSPT –, ne sont pas de simples syndromes de stress et d’angoisse. En réalité elles affectent l’ensemble de nos fonctions vitales, elles bouleversent nos perceptions et nos sentiments, notre façon de penser, d’aimer, de jouer, nos facultés d’imagination, de travail, de confiance, nos croyances et nos valeurs les plus profondes. Autant d’éléments que l’on a toujours considérés comme des caractéristiques essentielles de l’être humain, comme des attributs de son âme. C’est pourquoi ces troubles psychiques liés à la guerre atteignent le cœur même de notre identité, transforment notre conscience de soi ; ils constituent, en fait, une blessure de l’âme qui déforme nos éléments constitutifs les plus intimes.

Collégien, j’ai manifesté contre la guerre du Vietnam, et j’ai entamé ma carrière de psychothérapeute en 1975. Très vite, j’ai eu à traiter des vétérans. Un des slogans favoris de nos manifestations était : « Ramenez nos boys chez nous. » Un certain nombre d’entre eux n’ayant manifestement pas encore tout à fait quitté le champ de bataille, n’étant pas vraiment « rentrés chez eux », j’ai décidé de les y aider.

De tous temps, les jeunes hommes ont eu à se soumettre à des rites de passage à l’état adulte, sous forme de service à la société, souvent de nature militaire. Le service militaire moderne, en particulier tel qu’effectué au Vietnam et en Irak, faute d’avoir une dimension sacrée et positive, axée sur l’affirmation de la vie, ne saurait en constituer un.

En ce qui me concerne, j’accomplis mon rite à ma manière, un rite alternatif, en quelque sorte, en m’occupant des vétérans.

 

PI. Nombreux sont ceux qui espèrent que la guerre deviendra une chose du passé, et que le plus tôt sera le mieux. Nous avons été des millions, dans ce pays et dans le monde, à protester contre l’invasion de l’Irak en mars 2003. Pourtant, vous écrivez dans votre livre que, psychologiquement parlant, « nous avons un besoin impérieux de la guerre. Qu’elle nous met dans un état d’excitation, de dépendance, et que nous sommes fascinés par l’archétype du guerrier [...] Que la guerre est donneuse de sens... » A quoi renvoie ce « nous » ? Vous n’êtes pas vraiment encourageant !

ET. Si nous vivions sous le règne de la raison et de la compassion, la guerre serait obsolète depuis longtemps. Mais elle exerce une véritable emprise sur l’humanité, en particulier, mais pas exclusivement, sur la culture américaine, qui est une culture de violence. Elle nous stimule, nous possède, elle est un facteur d’unité, de cohésion et de direction pour les nations, spécialement quand elles connaissent des troubles intérieurs ou se sentent perdues, désorientées, comme c’est le cas des Etats-Unis aujourd’hui. La guerre fait appel à nos instincts les plus basiques, auxquels elle confère une force presque irrésistible. En outre, Jung a montré que l’archétype du guerrier est commun à l’ensemble des hommes, qu’il a besoin, dans une certaine mesure, d’être nourri et satisfait. Ces dimensions quasi universelles de la guerre apparaissent nettement dans la prévalence des divinités martiales dans la plupart des mythologies traditionnelles.

Tout cela indique que l’on ne saurait compter sur la seule raison, sur la politique, et notre capacité à tirer les leçons de l’Histoire pour mettre définitivement fin aux guerres. C’est pourquoi il nous faut travailler à intensifier l’évolution spirituelle de l’humanité, afin que, par l’union et la coopération de leurs fonctions supérieures – le cœur, le mental, l’esprit – les hommes soient à même de transcender la violence de leurs instincts.


COURRIER DES LECTEURS

L’argent parle

Cher Monsieur,

J’étais chargée de la vente des cartes de la « main » de Maitreya lors de la conférence de Benjamin Creme, à Nagoya, le 23 mai 2006.

Une femme menue, âgée d’environ soixante-dix ans, s’approcha et regarda l’affiche placée sur le mur derrière moi. Elle se mit à la lire à haute voix : « Avidité, compétition. » Elle sourit un peu et dit en me regardant avec insistance : « Compétition, assurément. » Elle continua sa lecture : « Partage », « arrogance ! » Elle me regarda à nouveau en souriant. Je m’interrogeai sur le sens caché derrière son intervention. Elle déclara alors que les gens ne sont pas honnêtes : « Tout le monde porte un masque. » Je dis à mon tour : « Nous étudions les enseignements de Maitreya concernant l’honnêteté mentale, la sincérité d’esprit et le détachement, mais c’est difficile. » Elle répondit : « L’ego est le problème. » « C’est vrai » dis-je. « Vivez dans l’instant, il n’y aura pas d’espace pour que la malhonnêteté puisse pénétrer », répondit-elle. Je fus frappée par ces paroles. Nous avions essayé d’étudier et de pratiquer sérieusement chacun des enseignements de Maitreya au sein de notre groupe, mais nous butions sur le fait que « l’ego » est à la racine de toute souffrance.

Elle se tourna ensuite vers un autre membre du groupe et commença à parler des différents rôles de la main droite et de la main gauche. « Lorsque vous cousez, tricotez ou découpez des légumes, si vous gardez votre main gauche derrière votre dos et essayez d’utiliser seulement la main droite, vous ne pouvez le faire correctement. Pouvez-vous hacher finement des échalotes d’une seule main ? Non, mais en les tenant simplement avec la main gauche vous pouvez les découper beaucoup plus facilement. Le rôle de soutien est donc très important. Ces derniers temps, chaque fois que je coupe des végétaux avec un couteau, je sens que je découpe une vie. » « Une vie humaine ? » lui demandai-je. « Non, mais quand je découpe des légumes, j’ai l’impression de tuer la vie avec mon couteau. Nous vivons parce que nous recevons la vie vivante des végétaux. Ils nous apportent leur soutien. Nous devons donc leur apporter le nôtre. »

Elle regarda ensuite ses mains tournant les paumes vers le haut puis vers le bas et dit en souriant : « Nous avons beaucoup de chance d’avoir deux mains. Ceux d’entre nous qui ont deux mains peuvent faire tout ce qu’ils veulent. » Elle ouvrit et referma les mains à plusieurs reprises, balança les bras joyeusement, en disant : « Je suis heureuse de pouvoir faire ce que je veux. »

Elle sortit un porte-monnaie de sa poche. Quelques pièces (deux de cent yens et une de dix yens) tombèrent mais elle ne se soucia pas de les ramasser. Lorsque je les ramassai et les lui remis, elle me dit de les mettre dans notre boîte de dons : « Il y a un trou dans mon porte-monnaie et l’argent dit : « Laisse-moi sortir, laisse-moi sortir ! » Elle prit une carte de la « main » et s’en alla. Pourriez-vous me dire qui était cette femme ?

T. T., Fukuoka, Japon

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la « femme » était le Maître Jésus.]

 

Cause et effet

Cher Monsieur,

J’étais chargée d’un stand d’information à la conférence de Benjamin Creme, à Osaka, le 20 mai 2006.

Pendant l’entracte, je vis deux femmes parlant de la conférence à une table voisine. Je leur montrai l’article de Benjamin Creme sur la loi de cause et d’effet dans le numéro de mars de Partage international et j’expliquai que c’était l’un des principaux sujets de sa conférence. La femme la plus âgée dit qu’autrefois le monde était meilleur, mais que maintenant tout était devenu très difficile ; elle se demandait ce qui arriverait dans l’avenir. La femme plus jeune dit : « En fait, tout est cause et effet. » Elle semblait comprendre ce que j’étais en train de dire.

Nous continuâmes à parler, mais la jeune femme interrompit mes explications en disant : « Vos explications sont complexes et je préférerais savoir comment vous avez commencé à faire ce travail. Cela communiquera la véritable intention derrière vos explications et m’aidera à mieux comprendre. J’aimerais que vous me racontiez votre propre histoire. » Je lui racontai alors que lorsque j’avais assisté pour la première fois à une conférence de Benjamin Creme et que je l’avais entendu dire : « Soyez vous-même », j’avais été capable d’accepter ce qu’il disait ; sa personnalité inclusive m’avait impressionnée et j’avais senti que ce qu’il disait était vrai.

Les yeux de la jeune femme me laissèrent une impression particulière et je sentis que je l’avais déjà rencontrée auparavant. Je me sentais proche d’elle. Ces deux femmes étaient-elles des Maîtres ?

S. M., Gifu, Japon

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la « femme âgée » était Maitreya et la « jeune femme » le Maître de Tokyo.]

 

Magie verte

Cher Monsieur,

L’année dernière, j’ai fait pousser dans mon jardin une plante grimpante appelée Ipomée. Cette plante produit des fleurs bleues en forme d’entonnoir avec un cœur blanc et jaune, qui s’ouvrent le matin et se fanent l’après-midi de la même journée. Alors que ces splendides fleurs présentent une corolle de forme ronde avec des pétales non séparés, vers le début de l’automne, j’eus la surprise de découvrir que certaines fleurs avaient la forme d’étoiles à cinq branches. Cette forme d’étoile m’a fait penser à Maitreya. Serait-ce un signe ?

R.-M. C., St. Etienne, France

[Le Maître de B. Creme a confirmé que les pétales en forme d’étoile à cinq branches étaient un signe de Maitreya. L’étoile à cinq branches est le signe du Christ.]

Les pétales en forme d’étoile à cinq branches – le signe du Christ.


QUESTIONS-REPONSES

Q. Vous dites que la fission nucléaire est dangereuse et que la fusion ne l’est pas. Au Japon il existe des laboratoires de recherche sur la fusion nucléaire, mais on dit qu’elle est dangereuse.

R. On fait des expériences de fusion nucléaire dans de nombreux endroits du monde, mais jusqu’à présent aucune n’est parvenue à un procédé valable en terme commercial. Il existe un procédé peu onéreux et sûr, utilisant un simple isotope de l’eau, qui n’a pas encore été découvert.

Par ailleurs, et c’est criminel, il existe des cas où un certain procédé de fusion a été trouvé et acheté par les autorités responsables de la fission nucléaire, mais qui est resté sur une étagère ou dans un coffre-fort, attendant d’être développé – ce qui ne se produira jamais car cela nuirait aux intérêts des quelques personnes à qui la fission nucléaire rapporte des millions de dollars.

Il existe de nombreux projets de voitures n’ayant pas besoin d’essence, qui dorment dans les coffres-forts de grandes firmes automobiles en attendant qu’il n’y ait plus du tout de pétrole.

La Terre est en mauvaise passe. Par notre mauvais usage des ressources, notre compétition insensée entre nations, nous avons rendu notre planète malade. La restauration de sa santé doit devenir la principale priorité après la sauvegarde des millions d’hommes qui meurent de faim.

La pire pollution empoisonnant toute chose – l’eau, l’air, les rivières, les mers – est la radiation nucléaire que nous ne sommes même pas capables de voir ou de mesurer. Nous construisons des réacteurs nucléaires dans le monde entier, mais nos scientifiques sont incapables de prévoir les effets de leurs actions. Les instruments qu’ils utilisent pour vérifier et mesurer les radiations sont rudimentaires et ne peuvent enregistrer les radiations supérieures. Ils reconnaissent seulement le plan physique dense, mais il existe sept niveaux de matière. Au-dessus du plan physique dense il existe quatre plans qui sont éthériques mais qui sont toujours de la matière. Nos scientifiques ne peuvent mesurer au-delà des niveaux du plan physique dense tant leurs instruments sont rudimentaires, alors que les pires effets se situent sur les quatre plans supérieurs. La progression de la maladie d’Alzheimer qui se manifeste à un âge de plus en plus jeune est un résultat direct de cette pollution. Nous avons beaucoup à apprendre. Une nouvelle humilité est vraiment nécessaire.

 

Q. L’opération anti-terroriste, à grande échelle et très spectaculaire, qui s’est déroulée à Londres le 3 juin 2006, était-elle la réponse à une menace authentique ou s’agit-il largement de propagande ?

R. Il ne s’agit pas de propagande, mais il n’existait pas non plus de menace authentique. La police doit naturellement réagir au moindre « renseignement » qu’elle reçoit, quelle qu’en soit la source, mais dans ce cas elle semble avoir trop fortement réagi !

 

Q. Le film Da Vinci Code vient juste de sortir. Dans la célèbre peinture de Léonard de Vinci représentant la Cène, on dit qu’il existe des codes cachés. [1] Est-ce exact ? [2] La personne qui se trouve près de Jésus est-elle Marie-Madeleine ? [3] Jésus
et Marie-Madeleine ont-ils eu un enfant ?

R. [1] Non. [2] Non. Il s’agit de Jean. [3] Non. Le Da Vinci Code (le film comme le livre) est de la pure fiction.

 

Q. Les enfants pourront-ils faire l’expérience de la bénédiction le jour de la Déclaration ?

R. Le jour de la Déclaration tout le monde, dès l’âge de quatorze ans, entendra intérieurement les paroles de Maitreya dans sa propre langue. Cela ne veut pas dire que les enfants plus jeunes ne feront pas l’expérience de sa bénédiction – au contraire, mais la question est plutôt de savoir si leur mental est capable de saisir son message.

 

Les question suivantes ont été posées à Benjamin Creme lors d’une conférence, à Londres :

 

Q. Une critique que j’ai entendue concernant Saï Baba est qu’il fait des tours de magie à bon compte. J’ai rencontré bon nombre de ses fidèles qui possèdent de ces anneaux ayant un air de pacotille. Saï Baba dit qu’il prend ces cadeaux dans le domaine des élémentaux.

R. Plus vous êtes élevé, plus les gens veulent vous rabaisser. On ne peut surpasser Saï Baba. Ceux qui sont contre lui veulent le renverser. Il n’a pas besoin d’acheter des anneaux bon marché, il peut les fabriquer sans effort. Pour lui ce n’est pas un miracle. La personne à qui il en fait cadeau est émerveillée d’avoir un petit anneau fabriqué par Saï Baba.

Q. Ma critique portait sur le fait que Saï Baba prend ses cadeaux dans le domaine des élémentaux.

R. Mais vous ignorez s’il ne rend pas ce qu’il prend !

 

Q. Pourquoi devons-nous attendre avant de voir Maitreya ? Tout le monde ne peut pas attendre !

R. Vous devrez attendre car Maitreya choisira le moment le plus propice, connu de lui seul. Vous devez lui faire confiance. Tel est le problème. Les gens ne font pas confiance. Vous n’avez personne d’autre à qui faire confiance.

Q. J’ai confiance en moi-même !

R. Confiance en vous-même ? Très bien, changez le monde, rendez tout le monde heureux dès demain ! Vous n’en êtes pas capable. Vous devez faire confiance à l’Instructeur mondial pour nous aider, car sa sagesse est immense, c’est le Seigneur de l’Amour, incarnant l’Amour de Dieu. Si vous ne pouvez lui faire confiance pour connaître le meilleur moment, à qui d’autre pouvez-vous faire confiance ? Soyez confiant, détendez-vous, ne soyez pas impatient.

Q. C’est ma nature !

R. Je sais que c’est votre nature ! Mais votre nature, voyez-vous, c’est votre conditionnement.

 

Q. Allant à l’encontre des tendances destructrices du gouvernement britannique, de récentes déclarations semblent être dans la ligne des priorités de Maitreya, en ce qui concerne la suppression de la dette, la Commission sur l’Afrique, etc. Votre Maître pourrait-il donner une idée de l’état de conscience de la nation ?

R. Selon mon Maître, la nation britannique est l’une des plus avancées.

Q. (Une des personnes présentes) : Nous le savons tous !

R. On peut le savoir d’une manière qui n’est pas la bonne. Telle est la question. Les différences entre les pays sont minuscules, mais il existe cependant trois vieilles nations qui, en raison de leur âge, sont un peu plus développées que les autres. Il s’agit de la Grande-Bretagne, de la France et du Japon.

 

Q. (Une autre personne) : l’Allemagne !

R. L’Allemagne est une nation très jeune. C’est un très vieux peuple, mais en tant que nation unifiée elle est jeune. Le fait qu’il semblerait que les puissances occidentales focalisent leur attention sur l’Afrique, réduisant partiellement la dette et essayant d’améliorer, bien que de manière très insuffisante, les conditions de vie dramatiques que connaissent un grand nombre d’Africains est le signe qu’elles commencent à répondre aux énergies de Maitreya. Ces énergies se déversent dans le monde depuis au moins vingt-cinq ans, mais il faut du temps pour les absorber et pour agir. L’humanité en a enfin absorbé suffisamment, les vieux schémas se sont suffisamment désagrégés pour permettre à une nouvelle perspective et à des initiatives nouvelles d’être mises en avant, notamment par Gordon Brown, le Chancelier de l’Echiquier de Grande-Bretagne.

 

Q. Pourriez-vous nous indiquer comment approcher le Seigneur Maitreya afin qu’il nous incite à agir de manière juste dans notre propre domaine ?

R. Nous avons une photographie de la « main » de Maitreya. Procurez-vous une photo de cette « main » et invoquez l’aide de Maitreya. Regardez la main et demandez à Maitreya son aide à travers la main. Demandez à Maitreya l’aide dont vous avez besoin. C’est tout ce que vous avez à faire si vous voulez de l’aide.

 

Q. (Un auditeur) : Je souffrais d’une douleur et j’ai posé ma main sur la « main » et en l’espace de cinq minutes ma douleur avait disparu.

R. Vous êtes un homme de foi.

Q. (L’auditeur) : Je suis un homme de foi.





Haut de pageHaut de page

ACCUEIL | DECOUVRIR | MAITREYABENJAMIN CREMEACTUALITE | AGENDAREVUE PARTAGE INTERNATIONAL | RECHERCHE | CONTACT | QUI SOMMES-NOUS

Copyright © 2005 Partage International. Tous droits reservés.