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Extraits de la revue
Partage international

Avril 2007 - N° 224



Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire

  • La voie des étoiles - par le Maître --, un des membres aînés de la Hiérarchie des Maîtres de Sagesse, dont le nom est bien connu des cercles ésotériques. Pour diverses raisons, son identité n'est pas révélée. Benjamin Creme se trouve en contact télépathique permanent avec ce Maître qui lui dicte ses articles.
  • POINT DE VUE
    • Gratter la terre nue pour se nourrir par Ochieng’ Ogodo
  • TENDANCES
    • La nouvelle philanthropie
    • La société bénéficie de la prospérité des femmes
    • Réforme du Conseil de sécurité
    • Lutte contre la faim : site Internet interactif de l’Onu
    • Signature d’un accord sur le Darfour
    • Réduction des gaz à effet de serre :
    • l’Union européenne s’engage
    • Faire face au changement climatique
    • Quarante-six pays s’opposent aux bombes à fragmentation
  • L’espoir est de retour par le rabbin Michael Lerner
  • LES PRIORITES DE MAITREYA
    • Augmentation de la pauvreté aux Etats-Unis
    • Des milliers de mères décèdent par manque de soins
    • Des moustiquaires pour sauver des vies
    • Des pilules à bas prix contre la malaria
    • Reverdir le désert
    • Coup de pouce financier contre la rougeole
  • SIGNES DES TEMPS
    • Etoiles lumineuses
    • Un bébé ramené à la vie
    • Apparitions d’ovnis aux Etats-Unis
    • La technologie extraterrestre pourrait sauver la planète
    • Hanuman verse des larmes
    • Le visage de Jésus apparaît dans les racines d’une plante
    • Maroc : guérisons miraculeuses
  • LA VOIX DU PEUPLE
    • Vastes manifestations anti-Bush en Amérique latine
    • Face aux transnationales, la résistance s’organise
    • Grands rassemblements pour la paix en Grande-Bretagne
  • COURRIER DES LECTEURS
    • Un voyage hors du temps
    • Mathusalem ?
    • De l’argent tombé du ciel ?
    • Deux hommes distingués
    • Un homme impossible à rattraper
    • Une beauté des Balkans
    • Conversation de rue
    • Chargée du courrier
    • Un homme en mission
  • QUESTIONS-REPONSES par Benjamin Creme

    La voie des étoiles

    par le Maître —, par l’entremise de Benjamin Creme

    L’humanité ne va pas tarder à s’apercevoir qu’elle s’est enfermée dans une impasse, dont l’issue est pour le moins incertaine. L’adhésion aveugle des nations aux lois du marché les a menées à la paralysie dans leur lutte féroce pour les débouchés commerciaux et les profits.

    Certaines, voyant leurs économies chanceler, commencent à faire preuve de prudence tandis que d’autres, celles surtout qui jouissent d’une prospérité nouvelle, poursuivent leur course folle aux richesses et à la croissance. Lentement toutefois, les plus expérimentées prennent conscience que tout ne va pas pour le mieux, que l’avenir semble plus sombre qu’il ne devrait, qu’après tout l’effondrement tant redouté n’est peut-être pas si éloigné. L’on pourrait presque dire qu’un nouveau réalisme fait son apparition.

    Dans cette situation, il n’y a qu’une voie que les gouvernements du monde puissent emprunter — une voie tellement nouvelle et impondérable, semble-t-il, qu’elle n’a pratiquement pas été envisagée jusqu’ici.

    La pierre angulaire

    Cette voie nouvelle est la pierre angulaire des conseils de Maitreya aux nations. Bien que jamais testée, elle est d’une efficacité si flagrante que, une fois adoptée, les hommes seront surpris des succès qu’ils rencontreront. C’est la voie du partage, expression pure et simple de l’unité du genre humain.

    Le principe de partage amène en manifestation la qualité de la divinité. Quand les hommes partageront, ils se révéleront en tant que dieux en puissance. Il n’est rien d’aussi authentiquement divin que ce grand geste de fraternité. Quand les hommes comprendront cela, ils découvriront une nouvelle définition d’eux-mêmes et ils instaureront l’ère de la droiture. Ainsi en sera-t-il.

    Quand Maitreya entrera dans leur vie et leur offrira ses conseils, un nouveau chapitre s’ouvrira dans l’histoire des hommes. Ils sauront qu’ils ne sont pas seuls dans ce vaste univers. Ils sauront qu’il existe bien d’autres mondes où leurs frères travaillent pour eux, pour leur épargner de grandes souffrances. Maitreya inaugurera l’ère du contact avec ces frères lointains, et établira un avenir d’interaction et de service mutuel. Ainsi en sera-t-il.

    Ceux qui savent

    Mes amis, ce ne sont pas là de vaines rêveries, mais les paroles bien pesées de l’un de Ceux qui savent. Prenez donc courage, et préparez-vous à l’expansion de votre vision et de votre capacité de service.

    Maitreya vous montrera qu’il est possible d’emprunter la voie des étoiles dans l’odyssée
    de l’illumination. Il fera apparaître que les unités de la vie une se manifestent dans toute l’étendue du cosmos ; que si jusqu’à présent les hommes n’avaient pas accès à cette connaissance, elle ouvrira pourtant un sentier sûr aux générations à venir.

    Beaucoup dépend, donc, de la réponse des hommes aux directives de Maitreya. Ils ont en effet le choix : soit rester entravés dans leur croissance vers un état glorieux, soit devenir véritablement les dieux qu’ils sont en réalité. Maitreya est certain que les hommes répondront avec leur cœur, et qu’il les guidera vers leur destinée.


    Microcrédit par la Toile (extrait)

    interview de Matt Flannery et Premal Shah, par Monte Leach

    En swahili, « kiva » signifie accord, unité. Appellation on ne peut plus appropriée pour une association à but non lucratif qui, grâce à sa plate-forme Internet, rapproche les prêteurs et les emprunteurs dans des opérations de microcrédit, tout en abaissant leur coût de manière importante. Matt Flannery et Premal Shah, respectivement co-fondateur et président de Kiva, ont précisé pour Partage international les objectifs et le fonctionnement de Kiva.

     

    Partage international : Qu’est-ce que Kiva ?

    Matt Flannery : Kiva est une plateforme de microcrédit en ligne. Notre site présente les profils et les photos d’hommes et de femmes du monde en développement qui ont besoin de prêts pour se lancer dans de petites entreprises, comme, par exemple, un magasin de vêtement, un atelier de tailleur, ou un élevage de chèvres. Faute d’avoir accès au crédit officiel, ils obtiennent ces prêts, grâce à Internet, de personnes du monde développé comme vous et moi. Tout ce dont vous avez besoin, c’est une carte de crédit, qui vous permettra d’être remboursé au bout d’un an.

     

    PI. Quel est l’apport de Kiva dans le domaine du microcrédit ?

    MF. Avant Kiva, il n’y avait aucun moyen de bénéficier d’un microcrédit à un prix aussi bas. Nous avons apporté deux innovations. La première, c’est que l’on peut envoyer de l’argent directement à un emprunteur sitôt qu’on l’a vu sur notre site. La seconde, c’est qu’au lieu de se borner à faire un don, on peut faire un investissement, un prêt, qui nous seront remboursés. Nous ne sommes pas sur le terrain, comme la Grameen Bank de Mohammed Yunus, au Bangladesh, qui octroie des prêts sur des territoires définis. Nous travaillons depuis San Francisco à développer une plateforme informatique grâce à laquelle des gens des mondes développés et en développement peuvent entrer directement en contact.

     

    Un crédit pour Elisabeth, en Ouganda

    PI. Pourriez-vous nous citer un prêt qui a changé radicalement la vie de quelqu’un ?

    MF. Ma famille et moi avons prêté une somme à Elizabeth Omalla, une Ougandaise vivant près de Turora. Elle vendait du poisson sur le trottoir. Trois ou quatre par jour, pour un maigre profit. Elle se les procurait auprès d’un distributeur du Nil qui prenait des marges exorbitantes.

    Nous lui avons donc prêté 500 dollars, une somme tout à fait conséquente pour elle. Ce qui lui permit d’aller elle-même au Nil, par un court voyage en bus. Les économies qu’elle a pu ainsi réaliser lui ont permis de s’acheter non pas trois ou quatre poissons, mais des douzaines, ainsi qu’un congélateur, histoire de se constituer des réserves. Grâce à ses bénéfices (multipliés par trois), elle a pu envoyer ses enfants à l’école et épargner ; bref, mettre un tant soit peu sa famille à l’abri des coups durs si dévastateurs pour ceux qui vivent dans la misère.


    TENDANCES

    La nouvelle philanthropie

    Dans un monde où règnent de puissants médias, la dernière tendance est de produire des documentaires qui mettent en exergue certains problèmes urgents. Albie Hecht, ancien président de la chaîne de télévision câblée Nickelodeon en est un bon exemple. Il avait toujours soutenu généreusement les œuvres charitables destinées aux enfants, mais quand il a commencé à se soucier de la situation critique des jeunes réfugiés africains, il a décidé d’essayer quelque chose de nouveau. C’est ainsi qu’il a financé un film documentaire sur les enfants d’Ouganda participant à un concours de musique, pendant la guerre civile traumatisante qui a duré vingt années.

    Le film, War/Dance, a reçu le prix du meilleur documentaire au festival des films documentaires Sundance dans l’Etat de Utah (Etats-Unis).

    D’autres ont suivi. Depuis la parution du film d’Al Gore, Une vérité qui dérange, qui décrit les causes et les effets du réchauffement climatique, on a assisté à une vague de financements comme celui d’A. Hecht. Le Los Angeles Times les nomme les « filmanthropes ». Bien que leurs buts soient différents, tous attirent l’attention sur les injustices sociales, ou la corruption des gouvernements, ou bien présente une perspective différente des événements historiques dans un but de pardon et de réconciliation.

    Ces investisseurs s’impliquent aussi personnellement dans leurs projets ; leur motivation est de contrôler le message. Ted Leonsis, vice-président du fournisseur d’accès Internet America Online, a financé Nanking en 2005.

    Ce film décrit les efforts d’un groupe d’Occidentaux pour sauver des milliers de civils chinois d’un massacre par les soldats japonais au début de la Seconde Guerre mondiale. Son but réel est d’encourager la détente culturelle entre le Chine et le Japon.

    De même, James D. Stern, directeur de la firme américaine Endgame Entertainment, qui produit d’habitude des comédies musicales à Brodway, a financé et co-produit So goes the Nation (Ainsi va la nation), en 2006. Ce documentaire expose les machinations politiques qui ont fait basculer l’Etat clef de l’Ohio en faveur de George W. Bush lors de l’élection présidentielle de 2004. « J’ai pensé que cet épisode pouvait être source de discorde, a-t-il déclaré, mais, en tant que producteur, c’est une histoire que j’ai beaucoup aimé raconter. »

    Selon Mark Urman, directeur du département théâtre de ThinkFilms, la société de distribution de War/Dance, cette forme de philanthropie est contraire au paradigme hollywoodien usuel : « Le profit avant l’humain. » « Bien qu’il y ait toujours eu beaucoup de philanthropie dans le milieu du cinéma, ce phénomène est nouveau : des gens relativement inexpérimentés, établis dans d’autres secteurs d’activité, réalisent des long-métrages de qualité, déclare-t-il. Plutôt que de signer un chèque, vous pouvez faire un long-métrage dévoilant des maux ou bien faisant progresser les activités humaines. » En outre, les films documentaires étant plus rapides à réaliser que les fictions, ils peuvent mieux suivre les préoccupations du public.

    Cet accroissement de la « filmanthropie » est peut-être aussi lié à la profitabilité croissante des documentaires. La marche de l’empereur, par exemple, a coûté 8 millions de dollars, et en a rapporté 122 millions à travers le monde.

    Cependant, les « filmanthropes » insistent sur le fait que c’est leur cœur qui guide leurs décisions plutôt que leur porte-monnaie.

    Ainsi, Charles Ferguson, qui a créé la technologie pour la première page des logiciels Microsoft, et l’a vendue 122 millions de dollars en 1996, affirme qu’il a dépensé une part importante de cette somme pour financer son premier film No End in Sight (La fin n’est pas en vue), un documentaire sur la guerre en Irak, qu’il a écrit et dirigé. C. Ferguson, comme d’autres « filmanthropes », espère que ce film amènera des changements politiques.

    [Source : Los Angeles Times, Etats-Unis]

 

La société bénéficie de la prospérité des femmes

Lors de la journée internationale de la femme, la nouvelle présidente de l’Assemblée générale des Nations unies, Sheikha Haya Rashed Al Khalifa, du Bahrein, a déclaré : « Donnons aux femmes l’accès aux services financiers et toute la société en bénéficiera. »

Lors du forum sur l’émancipation économique des femmes, à New York, Sheikha Haya a déclaré : « Améliorer l’accès au microcrédit et aux services financiers pour les femmes, est un élément important de leur émancipation économique, c’est aussi un droit humain fondamental. Quand les femmes ont l’opportunité d’accroître leurs revenus et de réduire leur dépendance envers les hommes, les retombées positives sur le bien-être de la famille et le développement local sont impressionnantes. »

Lors de la 51e session de la commission sur le statut des femmes, trois responsables de l’Onu se sont exprimées : « La violence contre les femmes est à la fois la cause et la conséquence des discriminations envers les femmes », a indiqué Rachel Mayanja, conseillère particulière du secrétaire général des Nations unies sur les thèmes des sexes et de la progression des femmes.

Noeleen Heyzer, directrice du Fonds de développement des Nations unies pour la femme (Unifem), a indiqué de son côté que les violences faites aux femmes en temps de paix sont exacerbées en temps de guerre. Le viol est utilisé comme une arme de guerre, à grande échelle.

Un fonds Unifem – union de 16 agences de l’Onu, huit organisations internationales et régionales et de nombreuses associations de femmes – a distribué près de 13 millions de dollars à 226 programmes qui aident à résoudre le problème de la violence faite aux femmes dans plus de 100 pays.

La directrice du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), Rima Salah, qui a observé les effets de la violence sexuelle en période de conflits dans des pays comme le Libéria, la Sierra Leone et le Soudan, déclare que « c’est une arme de guerre comportant l’intention stratégique d’humilier des communautés, de démobiliser les individus, de véritablement désintégrer le tissu social ».

Actuellement, 89 pays ont des clauses législatives sur les violences domestiques, 104 considèrent que les viols conjugaux sont des crimes, 90 ont des lois contre le harcèlement sexuel, et 93 pays interdisent le trafic d’êtres humains, a souligné N. Heyzer. « Cependant l’application de ces lois est souvent insuffisante. »

[Sources : Centre d’Information de l’Onu, Unifem]

 

Réforme du Conseil de sécurité

La nécessité d’une réforme du Conseil de sécurité de l’Onu, constitué actuellement de 15 membres, gagne du terrain.

La présidente de l’Assemblée générale de l’Onu, Sheikha Haya Rashed Al Khalifa, a désigné cinq ambassadeurs, chacun représentant une région différente, pour favoriser les débats sur cinq idées-clefs : appartenance, droit de veto, représentation régionale, taille d’un conseil de sécurité élargi, méthode de travail du conseil et ses relations avec l’Assemblée générale.

Les ambassadeurs désignés sont Ali Hachani de Tunisie, Andreas D. Mavro yiannis de Chypre, Mirjana Mladineo de Croatie, Heraldo Muñoz du Chili et Frank Majoor des Pays-Bas.

« Le processus de facilitation devrait refléter les points de vue de tous les membres d’une façon juste et factuelle, tout en soulignant les zones d’accord, a déclaré la présidente de l’Assemblée. Ces consultations sont le commencement du processus, ajoutant que d’autres thèmes considérés comme importants dans la restructuration du Conseil seraient aussi examinés.

La réforme du Conseil de sécurité est « un élément essentiel de notre effort pour réformer les Nations unies », pour les rendre « plus représentatives, efficaces et transparentes, et accroître leur efficacité et la légitimité de leurs décisions. »

[Source : Centre d’information de l’Onu]

 

Lutte contre la faim : lancement d’un site Internet interactif de l’Onu

A travers le monde entier, les centaines de millions de personnes qui souffrent de la faim ont besoin d’aide.

Afin de répondre à cet appel à l’aide, le site interactif du FAO donne des informations sur les Directives nécessaires à la réalisation progressive du droit à l’accès à une alimentation correcte dans le cadre de la sécurité alimentaire nationale, qui furent approuvées par le Conseil du FAO, en 2004, ainsi que des conseils pratiques destinés aux nations afin de les aider à éradiquer la faim en adoptant une approche basée sur le respect des droits de l’homme.

Selon Anton Mangstl, directeur de la Division d’échange des connaissances et de développement des compétences : « Le site Droit de s’alimenter est un excellent outil et un bon exemple de collaboration interne et externe allant des activités de développement des compétences tels que des modules de « cours électroniques » à la constitution de réseaux et d’étude de projets réussis du monde entier. »

[Source : www.fao.org/righttofood/]

 

Signature d’un accord sur le Darfour

Les dirigeants du Soudan, du Tchad et de la République centrafricaine se sont engagés à arrêter de soutenir les rébellions à l’intérieur des pays voisins. Le Tchad et la République centrafricaine accusaient le Soudan de soutenir des révoltes sur le territoire. De son côté, le Soudan accusait le Tchad de soutenir des forces rebelles au Darfour.

« Nous avons convenu que chaque pays devait respecter la souveraineté des autres », a déclaré Lam Akol, ministre soudanais des Affaires étrangères, à l’issue de cette rencontre pour laquelle Hosni Moubarak, président égyptien, et John Kufuor, président ghanéen de l’Union africaine, avaient servi de médiateurs.

On estime que l’insurrection actuelle de l’Ouest du Soudan et la répression du gouvernement central de Khartoum ont fait entre 180 000 et 300 000 victimes, déplacé deux millions de personnes à l’intérieur des frontières du Soudan, et 200 000 personnes qui se sont réfugiées au Tchad.

[Source : Le Monde, France]

 

Réduction des gaz à effet de serre : l’Union européenne s’engage

Les 27 membres de l’Union européenne se sont mis d’accord pour réduire d’ici à 2020 leurs émissions de gaz à effet de serre de 20 % au-dessous des niveaux de 1990, et pour produire dans le même temps 20 % de leur électricité grâce à des sources d’énergie renouvelables. Ces objectifs, s’appliquant à l’ensemble de l’Union européenne, autorisent des variations nationales.

Ce chiffre de 20 % de réduction pourrait être porté à 30 % si d’autres pays tels que les Etats-Unis, la Russie, la Chine et l’Inde venaient à signer cet accord à leur tour. Le présent accord formera la pierre angulaire de la position de l’Europe lors des discussions internationales visant à remplacer le Protocole de Kyoto, qui expire en 2012.

Actuellement, la production d’électricité par des énergies renouvelables comme le vent et la lumière solaire n’est que de 7 % en Europe, alors qu’elle devra atteindre 20 % en 2020. L’accord demande également aux pays membres d’alimenter à cette date 10 % de leurs voitures et camions avec des biocarburants d’origine végétale.

L’accord européen est « le plus ambitieux jamais signé par une commission ou un groupe de pays dans le but d’assurer la sécurité énergétique et la protection climatique », a déclaré José Manuel Barroso, président de la Commission européenne. La chancelière allemande Angela Merkel, actuelle présidente de l’Union européenne, a exhorté les pays du reste du monde à faire un effort semblable, en soulignant qu’il était encore temps « d’éviter ce qui pourrait bien devenir une calamité humanitaire » causée par le réchauffement de la planète.

[Sources : The New York Times, Business Week, Etats-Unis ; Associated Press]

 

Faire face au changement climatique

Dix-huit éminents scientifiques venus du monde entier ont défini diverses stratégies pour prévenir les changements climatiques encore évitables, et s’adapter à ceux qui ne le sont plus. Leur rapport, S’opposer au changement climatique : éviter les effets que l’on ne pourra maîtriser, et maîtriser l’inévitable, a été préparé à la demande de la Commission des Nations unies pour le développement durable.

D’après ce rapport : « L’avenir du monde sera radicalement différent selon les choix que fera aujourd’hui l’humanité. Les choix actuels conduisent à des changements climatiques de plus en plus accélérés, aux conséquences de plus en plus dramatiques… L’autre chemin que nous pouvons emprunter réduira les émissions dangereuses, créera des opportunités économiques, aidera à réduire la pauvreté mondiale et la dégradation des écosystèmes, et contribuera au développement durable. L’Humanité doit agir collectivement et de toute urgence à tous les niveaux de la société pour forcer les décideurs à abandonner les options actuelles. Il n’est plus possible d’attendre le lendemain pour agir. »

Pour citer le professeur John Holden, co-auteur du rapport : « La température moyenne à la surface du globe a déjà augmenté d’environ 0,8 degré depuis l’ère pré-industrielle, et l’on estime qu’elle s’élèvera de 2 à 4 degrés d’ici 2100 si les émissions de CO2 continuent d’augmenter au rythme actuel. La prudence la plus élémentaire nous impose de limiter l’augmentation de la température moyenne à 2 ou 2,5 degrés au-dessus du niveau pré-industriel, et notre rapport recommande une série de mesures simples pour atteindre cet objectif. »

[www.confrontingclimatechange.org]


Plan Marshall mondial – un contrat planétaire (extrait)

interview de Franz Radermacher par Dunja Müller et Michael Stöger

L’Initiative pour un Plan Marshall mondial (PMM) a été lancée en octobre 2003. Comme son nom l’indique, cette Initiative est largement inspirée du Plan Marshall, les pays riches devant, cette fois, tenir le rôle de l’Amérique en 1947. Elle a pour but de réaliser les Objectifs de développement du millénaire (ODM) formulés par les Nations unies en 2000 – notamment, l’éradication de l’extrême pauvreté, la protection de l’environnement et la garantie d’une éducation pour tous. Dunja Müller et Michael Stöger ont interrogé pour Partage International l’un de ses principaux artisans, le mathématicien allemand Franz Radermacher.

 

Partage international : Vous êtes engagé depuis longtemps dans diverses commissions travaillant à la mise en place d’un développement durable et à une juste distribution des ressources du monde. Le PMM existe depuis plusieurs années. Quel est son objectif central ?

Franz Radermacher : Le PMM est un plan à long terme, visant à instaurer ce qu’on pourrait sans doute le mieux définir comme une « économie éco[logico]-sociale de marché ». Les ODM constituent une étape intermédiaire, et font l’objet d’un consensus entre l’ensemble des nations et les grands organismes internationaux, comme l’OMC (Organisation mondiale du commerce) et, le FMI (Fonds monétaire international). Le problème, c’est que, comme c’est généralement la règle dans ce domaine, on échafaude des plans grandioses, qu’on signe sans difficulté, mais qui ne voient jamais le jour, d’abord par manque de fonds, et ensuite parce qu’ils s’écartent trop des priorités des pays riches. Aujourd’hui, par exemple, les armées et les diplomates américains sillonnent le monde au cri de « Sécurité nationale ! », de sorte que l’argent sans lequel aucun développement international n’est possible est affecté à ce poste. A force de ne pas prendre au sérieux les problèmes fondamentaux du monde, il ne faut pas s’étonner de l’insécurité qui y règne. Il faut une coalition mondiale, qui exige le respect des ODM.

 

PI. L’économie éco-sociale de marché peut-elle suffire à résoudre les problèmes les plus criants de la planète ?

FR. Je suis personnellement convaincu que ce type d’économie est la seule solution aux problèmes du monde – la seule solution pacifique, qui fasse l’objet d’un consensus. Il y en a une autre, qui n’est ni pacifique ni consensuelle, et qui consisterait, pour les pays riches, à imposer aux pays pauvres une répartition injuste des ressources planétaires, ce qui ne pourrait se faire qu’en mobilisant des ressources gigantesques – tant militaires qu’informationnelles – pour les empêcher d’accéder aux ressources essentielles. Cela provoquerait, bien entendu, des résistances massives, une multiplication des actes de « terrorisme ». C’est ainsi que les hommes réagissent quand l’injustice est trop flagrante.

Les pays qui réussissent vraiment sont ceux qui permettent aux bénéfices issus du capital d’utiliser l’autre élément clé de la société, la politique, pour protéger l’environnement et assurer une éducation pour tous, garantie d’un haut niveau de productivité. Il faudrait créer des sociétés ouvertes, établir un fonctionnement véritablement démocratique, en mesure de respecter les différences culturelles et de promouvoir la coexistence pacifique de diverses communautés, au lieu de les plonger dans un climat de conflit et de haine.

 

PI. Vous citez aussi le processus d’élargissement de l’Union européenne (UE) comme un modèle que l’on pourrait étendre aux pays en développement, un modèle basé sur le cofinancement et la fixation de normes. De quelles normes parlez-vous ?

FR. Des normes de protection de l’environnement, des ressources et des valeurs sociales ; des normes visant à assurer un équilibre entre les cultures. Le problème majeur, avec les accords internationaux, c’est leur application, en particulier quand ils portent sur des questions mondiales. Par exemple, pour l’environnement, il y a le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue) ; pour tout ce qui touche au social et au travail, il y a l’Organisation internationale du travail (OIT) qui émet des directives contre le travail des enfants, sur l’égalité de salaire et le droit syndical – mais ces directives ne sont pas légalement contraignantes. L’Unesco s’occupe des questions culturelles, de garantir la diversité et l’indépendance des différentes cultures. Mais toutes ces organisations, qui n’ont aucun pouvoir de sanction, se trouvent souvent en opposition avec l’OMC et le FMI qui, eux, en disposent.

L’OMC, qui réglemente le commerce mondial, autorise parfois la vente de biens produits par des enfants. Les directives de l’OIT ne s’appliquant pas à l’OMC, tout refus d’importer de telles marchandises risque de donner lieu à un dépôt de plainte auprès de l’Organe de règlement des conflits, et à de lourdes amendes. Il en va de même avec l’environnement. Les traités signés n’empêchent nullement les Etats-Unis d’expédier de grandes quantités de déchets électroniques dans les pays pauvres – sous le nom de « recyclage mondial ». Le problème est simple : comme dans tout pays en bon ordre de marche, l’économie mondiale, si elle veut nourrir, éduquer et développer le monde pauvre, doit prendre l’argent là où il se trouve. Tant que le monde riche ne le comprendra pas, l’exploitation et la destruction continueront à faire leurs ravages sur la planète…


SIGNES DES TEMPS

Etoiles lumineuses

Le 5 octobre 2002, dans l’église chrétienne réformée de Woodbourne, une ville située dans la partie nord de l’Etat de New York, un visiteur a découvert une extraordinaire manifestation de lumière sur les fenêtres des toilettes du bâtiment. Les effets lumineux, donnant l’impression d’hologrammes, représentaient des étoiles à six branches à l’intérieur de cercles. Les invités de l’église ce soir-là étaient les membres d’une congrégation juive, autorisée à utiliser l’église pour ses cultes. Cette congrégation appartient à une secte juive croyant que Jésus est le Messie. Le rabbin Michael Zeitler découvrit le phénomène juste après que lui et sa femme Gail aient achevé un concert. Il reconnut immédiatement des étoiles de David dans ces effets lumineux.

 

 

L’étoile de David, dans l’église chrétienne réformée de Woodbourne (New York).

 

 

Au bout de quatre ans, la communauté protestante de l’église décida qu’il était temps de téléphoner à un journal local, qui publia un article sur le phénomène le 10 décembre 2006. En lisant l’article, deux collaborateurs locaux de Partage international organisèrent une visite de l’église. La révérende Barbara Claypool, pasteure de cette église, raconta aux collaborateurs de Partage international qu’elle était inspirée par les étoiles sur les fenêtres et les considéraient vraiment comme une bénédiction et un signe de la présence de Dieu. Elle trouvait ces étoiles de David très appropriées, car elles nous rappelaient que Jésus, qui était un descendant direct du roi David, est ici pour tous.

Certains membres de la communauté ont fait l’expérience d’un accroissement du nombre de guérisons et de prières exaucées depuis l’apparition des étoiles. La révérende Claypool reconnaît l’effet magnétique de ces étoiles et croit que cette bénédiction a aidé la communauté à « se rapprocher » de Dieu et à devenir ainsi plus fidèle et davantage prête à aider les autres. L’église, généralement assez peu fréquentée, était pleine de monde pour les cultes de la veille de Noël.

[Source : Times Herald-Record, E.-U.]

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que c’est Maitreya qui a créé les étoiles à six branches, en raison de l’orientation de la congrégation juive qui reconnaît Jésus comme le Messie.]

 

Un bébé ramené à la vie

Selon ses parents et les médecins, un bébé est « revenu à la vie » une demi-heure après que son décès ait été prononcé à la suite d’un arrêt cardiaque.

Woody Lander était décédé depuis trente minutes et les médecins le tendirent à ses parents pour un dernier adieu. Alors qu’il gisait dans les bras de son père, les infirmières enlevèrent le tube de sa bouche. C’est alors que le personnel médical entendit une légère toux et remarqua qu’il se contractait. Il commencèrent aussitôt à essayer de le réanimer et son cœur se remit à battre.

En décrivant cet événement extraordinaire, Jon, le père de Woody, a déclaré : « Après ce qui avait semblé une éternité, les médecins étaient sortis en disant qu’ils pensaient avoir fait tout ce qu’ils pouvaient. » Mais après que les infirmières aient enlevé le tube, M. Lander explique que Woody « leur petit miraculé, est revenu à la vie » sous leurs yeux.

M. Lander et son épouse Karen avaient conduit Woody à la Leeds General Infirmary, à Leeds (Grande-Bretagne), en décembre 2005, après avoir constaté qu’il avait cessé de respirer. Il avait eu un arrêt cardiaque.

Woody a maintenant quatorze mois et il subit des contrôles réguliers. Il ne manifeste aucun signe de dommage au cerveau, ou d’autres problèmes. « Les médecins ont dit qu’ils n’avaient jamais vu personne revenir à lui après être resté apparemment sans vie pendant trente minutes, encore moins un jeune enfant », a déclaré son père.

[Sources : BBC ONline ; The Guardian, Grande-Bretagne]

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le bébé a été « ramené à la vie » par le Maître Jésus.]

 

Apparitions d’ovnis aux Etats-Unis

Maine – Dans la soirée du 13 février 2007, de nombreux témoins ont raconté avoir vu des lumières inhabituelles dans le ciel, au nord de Franklin County, dans le Maine. La police locale a reçu de nombreux appels concernant ces lumières. « Les gens voyaient généralement un chapelet de sept ou huit lumières fixes, dans le bas du ciel, a déclaré Bill Hoyt, officier de police. Il y eut également des récits concernant un bruit de moteur à réaction assez près du sol. » Le poste de régulation du trafic aérien de la région a signalé qu’il n’y avait eu que deux vols de routine ce soir-là et que les appareils volaient à 12 000 mètres d’altitude.

[Source : Maine Sun-Journal, Etats-Unis]

[Le Maître de B. Creme a indiqué qu’il s’agissait de vaisseaux de la planète Mars effectuant un vol de routine.]

 

Phoenix, Arizona – Le 6 février 2007, un groupe de lumières brillantes, stationnaires, a été observé au-dessus du centre ville de Phoenix. De nombreux témoins ont appelé la radio, la télévision et les commissariats de police pour signaler le phénomène. D’après certains témoins, les lumières semblaient voler en formation. Une vidéo de ces lumières prise par la chaîne 3 de la station de télévision de Phoenix a montré « une des lumières clignotant presque sur place », selon un témoignage publié sur le site Internet de la station.

[Sources : CBS, nationalledger.com]

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que les « lumières » n’étaient pas des fusées éclairantes mais de vaisseaux spatiaux venant de la planète Mars.]

 

Caroline du Nord – Le 24 janvier 2007, de nombreuses personnes ont raconté qu’elles avaient vu un ovni de couleur turquoise dans le ciel. Jamarus Crews, de Kernersville, en Caroline du Nord, a raconté qu’il était assis dans son appartement lorsqu’il a vu quelque chose d’inhabituel. « L’objet était éclairé de nombreuses lumières et ne faisait aucun bruit », a-t-il déclaré. Un autre témoin, Charles Miller, originaire de Charlotte, a pris une photo de l’objet non identifié et l’a envoyé à CNN qui l’a diffusée. C. Miller a déclaré à CNN : « Entre le moment où je l’ai aperçu et celui où il a disparu, il s’est écoulé 45 secondes et il a traversé le ciel tout entier. »

Selon CNN : « Certains l’ont décrit comme un objet bleu vert de forme ovale. D’autres ont dit qu’il était bleu et blanc. D’autres qu’il laissait une traînée dans le ciel. Tous ont déclaré que c’était quelque chose de très inhabituel. »

[Sources : www.wxii12.com. www.cnn.com ]

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l’ovni était un vaisseau spatial venant de la planète Mars.]

 

Hanuman verse des larmes

On raconte que deux statues d’Hanuman, le dieu hindou représenté sous l’aspect d’un singe, versent des larmes. La première fut découverte dans un temple, à Rajkot, dans le Gujarat (Inde). Les prêtres et les fidèles d’un temple local ont vu des larmes couler sur le visage de la statue.

Un fait similaire a été signalé à Mathura, dans l’Uttar Pradesh (Inde) vers la fin janvier 2007. Mahesh Gaur, prêtre du temple de Ganga sur la route Mathura-Agra, a déclaré qu’un fidèle lui avait dit qu’il avait vu les yeux de la statue d’Hanuman se remplir de larmes lorsqu’il était entré dans le sanctuaire le matin.

Lorsque les rumeurs et les reportages concernant le dieu qui verse des larmes se répandirent, d’autres temples dédiés à Hanuman se remplirent également de fidèles.

Hanuman incarne la sagesse, la dévotion, le courage, la justice et la force. Il n’est pas de bénédiction qu’il ne puisse accorder, mais la plus grande bénédiction que l’on puisse demander à Hanuman, c’est les qualités spirituelles pour lesquelles il est lui-même connu.

[Source : Hindustan Times, Inde]

[Le Maître de B. Creme a indiqué qu’il s’agit d’un miracle de Maitreya.]

 

Le visage de Jésus apparaît dans les racines d’une plante

En mai 2006, Martin Gregory, originaire de Belvedere, dans le Kent (G.-B.) enleva un asparagus de son pot qui se trouvait dans le jardin depuis vingt ans, pour le rempoter, lorsqu’il découvrit dans les racines de la plante le visage de Jésus.

[Source : thisislocallon don.com]

[Le Maître de B. Creme a indiqué qu’il s’agissait d’un authentique miracle manifesté par le Maître Jésus.]

 

Maroc : guérisons miraculeuses

Un guérisseur marocain attire les foules dans le village de Skhirat, à 30 km de Rabat.

Torbi el Mekki attire des milliers de personnes chaque jour – toutes espérant un miracle. Elles font la queue en portant des bouteilles d’eau ou des sacs de sucre que Torbi el Mekki touche, disant à ces personnes qu’elles seront guéries.

Torbi serre la main des visiteurs et bénit les sacs ou les bouteilles. Il demande aux malades de boire l’eau plus tard « pour bénéficier de ses propriétés curatives ».

Mais le père Mekki, comme on l’appelle, est très clair : il n’accepte pas d’argent. « Je fais ceci au nom de Dieu. Je ne le fais pas pour de l’argent. » Il est absolument persuadé d’avoir la responsabilité d’aider et de guérir. « Dieu m’a donné ce don et je dois l’utiliser. »

Tous sont convaincus de sa capacité à guérir. « J’avais un cancer du sein. Après avoir vu le guérisseur, je suis retournée chez mon médecin et il n’y avait plus de trace du cancer », a déclaré une femme.

Une autre explique qu’elle a été guérie d’une tumeur au cerveau.

[Source : BBC, G.-B.]

[Le Maître de B. Creme a indiqué que Torbi est un authentique guérisseur. Le Maître Jésus guérit à travers lui.]

 

 

Bénédiction de lumière de Maitreya sur une photographie prise le jour du mariage de Petar et Gordana Ristic, en juillet 1993. Photo envoyée par Gordana Ristic.

 

 

 

 

 

 

Bénédiction de lumière du Maître Jésus, sur une photographie prise par Tomomi Kobayashi, sous l’arc de triomphe de Paris (France), en 1994.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


De la nourriture pour le corps et l’âme (extrait)

interview de Regina Mac-Nack par Eva Beaujon

Dans un ancien snack-bar du sud-est d’Amsterdam, quelque 800 colis de nourriture sont préparés pour les habitants résidant aux abords de la ville. Regina Mac-Nack gère cette banque de nourriture avec un groupe de volontaires, dont certains sont d’anciens toxicomanes. Elle a débuté cette activité en 2001 dans l’appartement où elle vit encore avec sa famille, dans le même quartier.

Regina est un personnage connu et apprécié dans le voisinage, et beaucoup la surnomment «  la Mère du sud-est ». Ses apparitions régulières à la télévision et à la radio pour parler de son travail l’ont fait connaître à travers tout le pays. Elle a été nommée en 2005 Citoyenne de l’année d’Amsterdam et femme de l’année. Regina a grandi au Surinam et vit aux Pays-Bas depuis l’âge de 19 ans. Eva Beaujon l’a interviewée pour Partage International.

La banque alimentaire se trouve dans un quartier multiculturel, avec de grands immeubles d’habitations datant des années 1980, à l’aspect morne et mal entretenu. A mon arrivée, Regina est en train de balayer. Elle m’accueille chaleureusement reprend son balai tout en me parlant de son travail et en donnant des instructions à un volontaire venu l’aider ce jour-là.

Puis elle m’invite à assister aux deux réunions prévues avant l’interview. La première avec des représentants de la fondation De Key housing qui, depuis 2005, met gracieusement le local à disposition. Aujourd’hui, alors que son travail prend de l’ampleur, Regina cherche de l’aide pour trouver un endroit plus spacieux. La seconde avec des représentants de la municipalité d’Amsterdam et le directeur d’une nouvelle fondation : la Banque alimentaire d’Amsterdam.

Alors qu’elle était jeune fille, Regina se préoccupait déjà des problèmes des autres et tentait d’aider partout où c’était possible, s’occupant des pauvres, cuisinant, faisant la lecture, etc. Quelque chose se produisit en 1989 qui la conduisit à se consacrer davantage aux gens dans le besoin.

Regina Mac-Nack : Durant ma grossesse, on décela une tache sombre aux ultrasons. Les médecins suspectèrent une grossesse extra-utérine et décidèrent aussitôt d’opérer. Ce n’était qu’un kyste bénin, mais l’opération fit mourir le bébé.

Mais je continuais à souffrir ; les médecins dirent que cela passerait, mais la douleur ne cessait d’empirer. Une radiographie révéla une lésion d’un nerf dans mon dos. Je souffrais 24 h sur 24 et seuls de puissants calmants me soulageaient. Ma santé ne cessait de se dégrader. A cause de la douleur, je ne pouvais marcher que très peu de temps et je finis dans un fauteuil roulant.

Quand les médecins me dirent que je devais apprendre à vivre avec ce handicap, je refusai de l’accepter. Je fis appel à Dieu : « Seigneur, si vous existez, vous devez m’aider. Si tous ces docteurs ne peuvent pas m’aider, alors c’est à vous de le faire. » Et Dieu entendit ma prière, pas tout de suite, mais un peu plus tard.

Alors que je participais à un groupe de prière auquel j’avais été invitée, j’ai senti une main chaude se poser sur son dos. Je regardai derrière moi. Il n’y avait personne, mais je sentais nettement qu’une main chaude me donnait une légère poussée, exactement sur l’endroit qui me faisait mal*. Cela s’était produit tandis que j’attendais encore mon tour pour que les gens prient pour moi. Alors que j’attendais là, je réalisai que je ne souffrais plus. A la fin de la prière, je marchai sans aide jusqu’à mon fauteuil. Je ne m’y écroulai pas. Je rentrai à la maison à pied après avoir descendu les escaliers sans aucune aide alors que j’aurais dû être portée.

Depuis ce jour je n’ai plus jamais eu mal. Les docteurs étaient stupéfaits car une nouvelle radiographie montrait que les lésions des nerfs étaient toujours visibles. Dieu m’a guérie parce que je lui avais promis que je ferai quelque chose en retour. Je voulais commencer à travailler pour lui…

Pour plus d’informations : Fondation Stichting Er is Hoop voor Morgen ; email : erishoopvoormorgen@hotmail.com

*Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la guérison de Régina a été donnée par le Maître Jésus. C’est lui aussi qui a donné à Regina le rêve de la grande marmite.


LA VOIX DU PEUPLE

Vastes manifestations anti-Bush en Amérique latine

Le voyage du président Bush en Amérique latine : en mars 2007 (Brésil, Uruguay, Colombie, Guatemala et Mexique) a été marqué par de vastes manifestations contre la politique des Etats-Unis.

Dans le district financier de Sao Paulo (Brésil) 6 000 personnes ont défilé pacifiquement, certaines portant des tiges de cane à sucre en protestation contre le nouvel accord sur l’éthanol entre les Etats-Unis et le Brésil. « Bush et ses copains essayent de contrôler la production d’éthanol au Brésil, et cela doit cesser », explique Suzanne Periera dos Santos, du Mouvement des paysans sans terre. A Montevideo (Uruguay) 5 000 personnes ont manifesté à travers les rues, d’autres ont marché vers l’ambassade des Etats-Unis. A Bogota (Colombie), environ 2 000 manifestants ont descendu l’avenue principale juste après l’atterrissage du président Bush pour une visite de six heures dans le pays. Bien qu’un petit groupe se soit heurté à la police anti-émeutes, le groupe principal de manifestants pacifiques était composé d’étudiants, de syndicalistes et de membres de l’opposition politique. Ils scandaient : « A bas Bush » et « Bush est un terroriste », tandis que son convoi passait pour rencontrer le président Uribe. A Guatemala City (Guatemala), d’autres manifestations ont eu lieu devant l’ambassade américaine et des prêtres indiens ont envisagé de purifier les sites archéologiques sacrés afin d’éliminer « les mauvais esprits » après que le président ait visité les ruines Maya d’Iximche à l’ouest de la capitale. A Tecpan, des manifestants ont arboré des banderoles : « A bas Bush : meurtrier, envahisseur, fasciste, criminel. »

Pendant le séjour de G. Bush au Mexique, des centaines de personnes ont défilé à travers les rues de Mexico, portant des drapeaux mexicains et scandant : « Bush est un meurtrier et il n’est pas le bienvenu ! » La sécurité dans le pays était extrêmement serrée – les écoles étaient fermées et les environs de l’hôtel du président étaient sévèrement gardés. Le programme de ses entretiens à Mexico comportait le problème du trafic de drogue et de l’immigration, bien que les manifestants protestaient autant contre la guerre en Irak que contre la politique du gouvernement américain envers l’Amérique latine.

Le président mexicain Felipe Calderon a critiqué la décision des Etats-Unis de construire une nouvelle clôture de 1 130 km à la frontière entre les deux pays. Il l’a comparée au Mur de Berlin et a soutenu que les deux pays devaient plutôt aider l’économie mexicaine afin de réduire l’attrait des Etats-Unis.

Les manifestations se sont étendues aux pays non visités par le président Bush, avec des manifestations au Salvador, au Paraguay et en Argentine où environ 40 000 personnes se sont rassemblées pour voir le leader vénézuélien, Hugo Chavez, pendant son voyage en « contrepoids » de celui de George Bush.

[Sources : The Guardian, The Independent, G.-B. ; The China Post, Chine ; BBC News ; Associated Press ; channelnewsasia.com]

 

Grands rassemblements pour la paix en Grande-Bretagne

Selon la coalition « Stop the War » (Arrêtons la guerre), la vaste manifestation pour la paix, qui s’est déroulée à Londres le 24 février 2007, s’est avérée être « l’une des plus vives et rassemblant le plus de participants depuis l’invasion de l’Irak il y a quatre ans ». Le même jour, Glasgow a vu un défilé pour la paix rassembler une foule de 2 000 manifestants.

Bien que les autorités aient minimisé l’événement londonien, la police ayant recensé 2 à 3 000 personnes au départ, les organisateurs affirment qu’ils étaient environ 100 000. Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le chiffre exact avoisinait les 95 000 personnes.

Dans la foule bigarrée et enjouée se mêlaient tous les âges : certains arboraient de longues banderoles de vêtements joliment brodés, tandis que d’autres affichaient des messages personnels manuscrits sur des pancartes plus réduites.

Alors que le point central de cet événement était un appel au retrait des troupes d’Irak et une protestation contre les plans de remplacement des missiles Trident, beaucoup de personnes exhibaient sur leurs bannières des exigences étendues à la paix et la justice, ou encore contre l’attaque de l’Iran. De nombreuses banderoles appelaient à la justice et la liberté pour les Palestiniens.

Du fait de la multitude de participants, pendant que la foule se rassemblait à Trafalgar Square pour entendre les premiers discours, d’autres n’en était seulement qu’à la première étape du défilé.

Tony Benn, homme politicien et militant pour la paix, a prononcé un discours de ralliement :

« Mes amis, qui sommes-nous ? Nous représentons tous les partis politiques de Grande-Bretagne. Nous représentons les juifs, les chrétiens, les musulmans et les bouddhistes. Nous représentons la majorité du peuple américain qui vote contre Bush. Nous représentons l’écrasante majorité du monde qui est opposée à ces guerres […] 

Nous ne sommes pas prêts à accepter que le premier ministre se déclare vouloir développer des armes de destruction massive. Il veut que la Grande-Bretagne construise davantage d’armes de destruction massive dans un monde qui a désespérément besoin d’écoles, d’hôpitaux, de logements pour les personnes âgées, d’éducation et de toutes ces choses nécessaires. 

Nous sommes à Trafalgar Square. A quelques pas d’ici se trouve le Parlement et nous exigeons que tous les parlementaires écoutent ce que nous disons aujourd’hui.

J’ai été à Trafalgar Square de très nombreuses fois dans ma vie. J’y suis venu il y a plus de cinquante ans pour m’exprimer alors sur la crise de Suez. Je m’y suis exprimé en 1964 quand un homme très connu a été condamné à perpétuité : Nelson Mandela. Je m’y suis exprimé quand Franco était un dirigeant fasciste en Espagne. Les femmes se sont exprimées ici pour leur droit de vote ; tout comme les syndicats et les Irlandais. 

Nous sommes la voix de demain et je félicite tous ceux qui sont venus car je crois que l’ampleur de cette manifestation montre que notre voix n’est pas de celles que le gouvernement ou le Parlement ose ignorer. »

[Sources : www.bbc.co.uk, www.stopwar. org.uk]


COURRIER DES LECTEURS

Un voyage hors du temps

Cher Monsieur,

Le dimanche 17 septembre 2006, alors que j’étais assis dans un parc à Barcelone, un homme très aimable s’approcha de moi. Il me demanda si je savais comment me rendre à une certaine fontaine. Je lui répondis que je n’avais jamais entendu parler de cette fontaine. Il déplia alors une carte très rare et très détaillée, comme je n’en avais jamais vue. Il me montra où se trouvait la fontaine et par curiosité j’acceptai d’aller à sa recherche avec lui.

Chemin faisant, nous abordâmes toutes sortes de sujets. Il me dit qu’il venait d’Angleterre et qu’il était jardinier et violoniste. Lorsque nous passions près d’une plante, il la désignait de son nom scientifique.

Il me demanda si j’avais vu le film What the Bleep Do We Know ? Je lui répondis que je l’avais vu il y a un certain temps et que j’avais eu pendant un moment l’intention de le revoir. Puis, je lui parlai de la présence de Maitreya, l’Instructeur mondial, de ses priorités, et de ce que signifiait sa présence pour le monde et pour l’humanité.

Il me parla pendant un moment de musique, puis de méditation et il me dit que ce serait une bonne chose pour moi de la pratiquer. Plus tard nous parlâmes du monde et de l’époque chaotique que traversait l’humanité. A un moment donné, il me dit : « Vous devez avoir de l’ESPOIR. » Le mot ESPOIR toucha une corde en moi, comme si c’était quelque chose de très important qu’il fallait toujours avoir présent à l’esprit.

Nous finîmes par arriver à la fontaine. C’était une vieille fontaine construite en 1910, mais fermée depuis 1985, l’eau étant polluée. Mon compagnon déclara que l’humanité avait gaspillé beaucoup d’eau potable, en raison notamment des réseaux de distribution mal conçus.

Nous nous rendîmes ensuite à une station de bus. Dans le bus il sortit un petit porte-monnaie et commença à chercher des pièces, mais je lui dis que je paierais les deux tickets. Arrivé à mon arrêt, je descendis et je rentrai chez moi. Lorsque je regardai ma montre, je fus stupéfait. Ma promenade avec lui avait duré environ quatre heures et j’avais l’impression que nous n’avions pas été ensemble plus de quatre minutes !

Cet homme était-il un Maître ?

M. C. P., Barcelone, Espagne

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l’homme en question était Maitreya.]

 

Mathusalem ?

Cher Monsieur,

A la fin novembre 2006, je me rendais à la méditation de transmission à Ukiah (Californie), à environ une heure de trajet de chez moi. Je venais de traverser ma ville lorsque je vis un auto-stoppeur au bord de la route. C’était un homme jeune appuyé sur une béquille. Normalement je ne prends pas d’auto-stoppeur et je l’avais déjà dépassé lorsque sur l’impulsion du moment, je changeai d’avis. Je fis demi-tour à travers un parking et je me garai près de lui. Lorsque je sortis de ma voiture je constatai qu’il était pieds nus.

Il me dit qu’il voulait se rendre à environ quatre kilomètres, à la bifurcation près du pommier. Nous commençâmes à bavarder et il déclara qu’il avait entendu dire beaucoup de bien de moi. J’essayai de trouver comment il pouvait me connaître. Probablement par mon fils, pensai-je, qui avait vingt-trois ans et qui avait fait ses études ici. Je l’interrogeai sur sa scolarité et sur sa vie dans notre ville, mais je n’obtins aucune réponse satisfaisante à mes questions. Finalement je lui demandais quel âge il avait pour voir s’il correspondait à celui de mon fils. Il resta silencieux pendant un moment, puis il me dit avec un petit rire : « Je suis sans doute l’être vivant le plus vieux sur cette planète. »

Avant que je puisse réagir à cette déclaration, nous avions atteint la bifurcation. Il descendit, s’appuya à la portière et me regarda dans les yeux en disant : « Merci et que Dieu vous bénisse. » Je retournai sur la route principale et lorsque je regardai par le rétroviseur il avait disparu. Pourriez-vous me dire qui était cet homme.

B. E., Laytonville, E.-U.

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l’homme était Maitreya.]

 

De l’argent tombé du ciel ?

Cher Monsieur,

Il y a quelques années, j’ai vécu une expérience à laquelle j’ai souvent repensé et je me suis demandé si la personne que j’avais rencontrée n’était pas un Maître.

Entre 1996 et 1997, je traversai une période très difficile dans tous les domaines : personnel, financier, professionnel, etc. Je n’avais aucune sécurité et je ne savais dans quelle direction me tourner.

Je me trouvai à Crouch End Broadway, au nord de Londres, un après-midi, avec mon ami, lorsque nous passâmes auprès d’un homme qui attira mon attention. C’était un Noir, d’un certain âge, vêtu d’un vieil imperméable et se tenant tranquillement debout sur le trottoir. Je le dépassai, puis je m’arrêtai, sortis mon porte-monnaie et fis demi-tour pour lui donner un peu d’argent. Mon ami, qui se montre généralement très généreux avec les ONG, me dit « de ne pas l’encourager » en lui donnant de l’argent. Je répondis que cet homme n’avait rien demandé, mais que quelque chose dans son regard m’avait touché et que j’avais l’impression de le connaître. L’homme dont le nom était Joe apprécia mon geste, tout en demeurant très digne, et il me toucha les mains en me regardant profondément dans les yeux. J’étais dans un état très vulnérable à cette période de ma vie et il émanait de lui beaucoup de gentillesse et d’amour.

Je me souviens d’avoir pensé à lui pendant quelque temps, puis je fus absorbée par autre chose. Une semaine ou deux plus tard, il était de nouveau là, et je lui donnai à nouveau de l’argent pour qu’il puisse s’acheter à manger. Ceci se prolongea pendant quelques mois. J’appris qu’il était originaire de Gambie, ne savait pas conduire, et vivait seul dans un petit appartement. Je constatai qu’il ne demandait jamais d’argent à personne.

Pendant les mois qui suivirent, je fis souvent un détour pour passer en voiture près de Broadway, dans l’espoir de voir Joe, de lui dire bonjour et de lui donner quelque chose à manger. Quel que soit le moment de la soirée, je savais toujours exactement où il se trouverait. Un soir, mon ami était avec moi. Il était très tard et il faisait sombre. Joe ne se trouvait pas à Broadway et mon ami pensa qu’il était parti. Mais je savais qu’il était dans les parages ; je sentais sa présence et je demandai à mon ami de prendre une rue latérale. Je savais que Joe y serait. Il était effectivement là, dans une rue très sombre. Nous arrêtâmes la voiture et lorsque je m’approchai de Joe, il s’arrêta, nous tournant encore le dos. Il fut content, mais pas du tout surpris de nous voir, et je lui donnai un peu plus d’argent que d’habitude. Il refusa et me rendit une partie de l’argent, n’acceptant que le montant « habituel ». Ce genre de situation arrivait fréquemment et je savais souvent où il se trouverait, quelle que soit l’heure, ou le jour.

Mon ami était lui aussi très déprimé et en dehors de moi il ne s’intéressait guère à qui que ce soit à cette période de sa vie. Un jour je le présentai à Joe et Joe le regarda avec tant d’amour qu’il se sentit très ému, et il déclara qu’il avait reçu plus d’amour et de tendresse de cet étranger que de nombreuses personnes dans sa vie.

Le temps se réchauffa et un jour mon ami et moi étions assis à la terrasse d’un café lorsque nous vîmes Joe qui attendait le bus de l’autre côté de la rue. Je l’invitai à venir boire quelque chose avec nous ; il sembla très amusé, mais il refusa, disant qu’il ne buvait pas. Il m’interrogea sur ma famille et sur nos projets à tous deux et il sembla y prendre un réel intérêt. Je me souvins lui avoir dit que je cherchais un endroit où vivre et que j’avais toujours désiré un petit jardin.

Un jour je lui donnait un carton rempli de vêtements et des conserves mais il m’expliqua que, bien que ce soit une idée généreuse, il n’avait aucune possibilité de faire la cuisine dans sa petite chambre et qu’il était sans doute préférable de ne plus lui donner de conserves à l’avenir. Je l’imaginai dans un hôtel ou une petite chambre quelque part. A un moment donné, il déclara qu’il partirait bientôt, peut-être en Gambie. Je fus contente pour lui mais je savais qu’il me manquerait beaucoup.

Juste au moment où ma vie commença à changer et où une certaine sécurité sous la forme d’un nouveau logis sembla possible, je revis Joe et il se réjouit pour moi, notamment parce que j’aurais un jardin. Il me regarda à nouveau avec tendresse et me prit les mains.

Quelques semaines plus tard, alors que je me trouvais dans le magasin Wool-worth’s, je fis une étrange expérience – sur le sol je vis quelques billets de banque. Je les regardai et je regardai autour de moi pour voir si personne n’avait son porte-monnaie ouvert et cherchai quelque chose. Mais la chose la plus étrange se produisit. C’était un peu comme s’il y avait une énorme bulle autour de la scène. Les billets étaient sur le sol et personne ne pénétrait dans cet espace ni ne prêtait attention à tout ceci. Le temps semblait arrêté. Je ramassai les billets et je m’éloignai avec. Je réalisai alors qu’il y avait plus ou moins le montant exact de l’argent que j’avais donné à Joe au cours des derniers mois.

Je n’ai jamais revu Joe et il m’a manqué pendant longtemps, mais je pense souvent à son regard rempli d’amour et la pensée de ces quelques mois, même dix ans plus tard, ne m’a jamais quittée. Je me demande simplement si cet homme était quelqu’un de particulier ou simplement un vagabond au grand cœur qui est finalement rentré chez lui en Gambie.

A. M., Londres, G.-B.

[ Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que Joe était en fait le Maître Jésus.]


QUESTIONS-REPONSES

Q. Existe-t-il une date précise pour l’émergence de Maitreya ?

R. La plupart des gens imaginent que les événements mondiaux (et la venue d’un Instructeur mondial est certainement un événement exceptionnel) se produisent selon un calendrier précis. Ils imaginent que toutes les décisions hiérarchiques sont programmées pour des dates gravées dans la pierre. Cela n’est assurément pas le cas. Les Maîtres prévoient que certains événements se produiront vers telle ou telle période, mais ils savent que l’humanité jouit du libre arbitre et a par conséquent une énorme influence sur la date précise d’un événement donné. Les Maîtres travaillent sur des cycles de deux mille ans, et pour eux la date précise n’est donc pas une considération majeure. Personne ne connaît la date exacte où Maitreya entreprendra son travail au grand jour, mais tout le monde peut comprendre que c’est très, très bientôt.

Puisque Maitreya ne révélera pas dans un premier temps son nom et son statut, il incombera à chacun de nous de le reconnaître à ses paroles et à ses actes. De cette manière les gens reconnaîtront l’expression de leurs aspirations en ce qui concerne l’avenir de l’humanité, au lieu de suivre tout simplement « l’Instructeur ».

 

Q. Un krach boursier est-il toujours attendu avant l’émergence publique de Maitreya ?

R. Non, pas nécessairement, mais l’économie mondiale se dirige vers un effondrement tel qu’il pourrait sans doute s’accentuer lorsque Maitreya commencera son travail public.

 

Q. [1] L’administration américaine croit-elle vraiment que l’Iran est en train de fabriquer une arme nucléaire, ou veut-elle simplement écarter le président iranien du pouvoir ? [2] L’hypocrisie consistant à empêcher les autres nations de créer leur propre programme d’armement nucléaire, alors que les Etats-Unis possèdent eux-mêmes un vaste arsenal nucléaire, n’apparaît-elle pas à ceux qui détiennent le pouvoir au sein du gouvernement américain ?

R. [1] Oui, je crois. [2] Probablement pas !

 

Q. Le cabinet irakien soutenu par les Etats-Unis a approuvé une nouvelle loi sur le pétrole permettant de donner aux compagnies étrangères les contrats à long terme et le cadre légal sécurisé qu’elles attendaient, mais qui a suscité de vives protestations chez les syndicats et les militants du monde entier qui disent que la production pétrolière doit rester aux mains des Irakiens. Cette nouvelle loi signifie que le pétrole irakien est à vendre – et que l’Irak est désormais forcé de considérer toutes les offres. [1] L’Irak a-t-il subi des pressions pour accepter cette loi ? [2] Si oui, ont-elles été exercées par les Etats-Unis au bénéfice de leurs propres compagnies pétrolières ? [3] D’autres pays ont-ils également été impliqués ?

R. [1] Oui. [2] Oui. [3] Non.

 

Q. La venue d’un nouveau messie signifie-t-elle que la fin du monde est proche ?

R. Maitreya est ici, en tant qu’Instructeur mondial. Est-ce la fin ? Au contraire – c’est le commencement d’une ère nouvelle pour l’humanité. Mais une humanité assagie et débarrassée de ses illusions et de son caractère destructeur.

Pendant deux mille ans, les groupes chrétiens ont enseigné cette version du retour du Christ, venant sur un nuage aux derniers jours du monde, à la « fin des temps ». Ceci est, à mon avis, une interprétation complètement erronée des écritures chrétiennes, qui a déformé les attentes des chrétiens en ce qui concerne le retour du Christ. La supposée « fin des temps » n’a rien à voir avec la fin du monde, elle fait référence à la fin de l’ère des Poissons, inaugurée par le Christ à travers Jésus il y a deux mille ans. Il a promis de revenir, au « moment où vous n’y penserez pas » – pour inaugurer le nouvel âge, l’âge du Verseau. Cette fois, il vient lui-même pour développer l’enseignement donné à travers Jésus et préparer le monde pour l’expérience du Verseau.

Ce à quoi nous devons nous attendre, ce n’est pas la fin du monde, qui ne se produira pas avant des millions d’années, mais à la création d’une nouvelle civilisation basée sur des valeurs spirituelles plus élevées et plus justes que cela n’était possible à l’époque de Jésus. Jésus lui-même, maintenant un Maître, travaille avec le Christ de manière quotidienne et il réformera les Eglises et les enseignements chrétiens. C’est la tâche qui lui incombe dans le Grand Plan.

 

Q. Il nous est demandé, à juste titre, de parler à autant de gens que possible de l’émergence de Maitreya. Devons-nous y faire référence en tant que Maitreya, l’Instructeur mondial, ou l’annoncer comme le Christ ? Il semble vital que ceux qui entreprennent cette tâche connaissent suffisamment « leur affaire », si je puis m’exprimer ainsi, pour que l’information donnée soit reçue de manière exacte et que les gens sachent vraiment de qui nous parlons.

R. Maitreya ne se soucie pas du nom que vous utilisez pour parler de lui. Il souhaite tout simplement être connu en tant qu’Instructeur. Mais il est attendu par tous les groupes religieux, comme le Christ par les chrétiens, l’imam Mahdi par les musulmans, le messie par les juifs, Krishna par les hindous et Maitreya Bouddha par les bouddhistes. En vous adressant à différents groupes, il est logique d’utiliser les termes qu’ils comprennent. Ces noms font tous référence à l’Instructeur mondial pour une seule humanité.

 

Q. Il semblerait, d’après les comptes rendus sur Internet ou d’autres médias, qu’il y ait de nombreuses apparitions d’ovnis dans les pays d’Amérique latine. Pourquoi l’activité des ovnis est-elle si intense là-bas ?

R. En fait cette activité n’est pas confinée à l’Amérique latine. Il y a une recrudescence de l’activité des ovnis dans de nombreuses parties du monde. Ce phénomène ira en s’accentuant jusqu’à l’émergence de Maitreya et au-delà.

 

Q. J’ai entendu parler récemment de « journalisme citoyen » ou de « journalisme participatif » qui semblerait concerner l’utilisation d’Internet, des blogs et des téléphones portables pour rapporter des événements. Pensez-vous que ceci est un développement significatif en ce qui concerne le « pouvoir du peuple » ? Est-ce une marque d’un manque de confiance à l’encontre des médias habituels ? Est-ce la base d’un réseau de militants ?

R. Pour l’instant ce n’est qu’une expression de la participation généralisée à la technologie grandissante de la communication. Pour finir, cela deviendra une manière très utile pour les gens de coopérer et d’agir ensemble pour manifester la « voix du peuple ».

 

Q. L’un des faits les plus surprenants que j’aie appris en lisant Partage international, c’est que Maitreya et les Maîtres semblent avoir un merveilleux sens de l’humour. Ceci les rend d’une certaine manière plus réels et plus proches. J’espère que cela n’a rien d’irrespectueux ni d’offensant de dire que certains des miracles sont très amusants, comme le fait par exemple que des pierres précieuses sortent de sous le gros orteil de quelqu’un.

R. Je suis tout à fait d’accord. Lorsque les gens en viendront à connaître les Maîtres de plus près, ils réaliseront qu’ils sont remplis de joie de vivre et ont un sens de l’humour extraordinaire. L’inventivité de leur imagination est l’une des qualités marquantes de leur activité.

 

 
 

 

 



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