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Extraits de la revue
Partage international

Mai 2007 - N° 225



Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire

  • Sauver la planète- par le Maître --, un des membres aînés de la Hiérarchie des Maîtres de Sagesse, dont le nom est bien connu des cercles ésotériques. Pour diverses raisons, son identité n'est pas révélée. Benjamin Creme se trouve en contact télépathique permanent avec ce Maître qui lui dicte ses articles.
  • POINT DE VUE
    • Pénurie d'eau : renverser le courant par Jacques Diouf
  • TENDANCES
    • Accord historique pour l'Irlande du Nord
    • Prix décerné à un philosophe spirituel
    • La France ouvre le dossier ovni
    • Les fonds de pension néerlandais cèdent aux protestations
    • Un chef rebelle au gouvernement
    • Les jeunes écolos néerlandais
  • LES PRIORITES DE MAITREYA
    • Eau potable : des solutions innovantes
    • La suspension de l'aide enfonce les Palestiniens dans la pauvreté
  • LA VOIX DU PEUPLE
    • Actions américaines pour la paix
    • Stop au financement de la guerre
    • Montée de l'opposition à G. Bush
    • Les enfants nous montrent le chemin
    • Le Caire : le peuple rejette les réformes constitutionnelles
    • Manifestations au Chili et au Pérou
    • D. Kucinich : « Nous allons créer un monde nouveau. »
    • Bichkek : le peuple à nouveau
  • SIGNES DES TEMPS
    • Ovnis : témoignage d'un ancien gouverneur américain
    • Des ovnis détectés à Delhi
    • Tentative d'interception d'un ovni près de Londres
    • Un crash d'ovni signalé en Somalie
    • Des ovnis en Grande-Bretagne
    • Miracles en Inde
  • Armes légères, destruction massive par Mark Sommer
  • COURRIER DES LECTEURS
    • De l'aide à portée de main
    • Autoportrait
    • Une première révélation
    • Une impression durable
    • Un souhait exaucé
    • Une magnifique chevelure
    • Connaissance anticipée
    • L'empreinte d'une main
    • Un dimanche au restaurant
    • Soins urgents
    • Un aimable avertissement

par le Maître —, par l'entremise de Benjamin Creme

Quand l'humanité se rendra compte de la gravité du déséquilibre écologique qui affecte son habitat planétaire, il lui faudra prendre les mesures d'urgence indispensables pour y porter remède. Si les hommes devaient manquer de résolution face à cette crise, ils se rendraient coupables d'abandonner la planète à une destruction lente mais inévitable. Dès lors, quel héritage transmettraient-ils à leurs enfants ? Pour écarter pareil risque d'autodestruction, tous doivent agir ensemble et faire les sacrifices qui s'imposent. Cela nécessitera un revirement total dans notre attitude envers la planète et son intégrité, ainsi que la remise en cause de ce que les hommes considèrent aujourd'hui comme leurs besoins.

Certains auront du mal à accepter de prendre le virage nécessaire, mais ce n'est qu'au prix d'un tel changement que la survie de la planète pourra être assurée. Déjà, les plus grandes réserves d'arbres de la Terre ont été profondément entamées. La déforestation a engendré une perte d'oxygène qui va s'aggravant, et une augmentation du gaz carbonique. La situation a aujourd'hui atteint un seuil critique, et exige une action immédiate.

Le réchauffement global

De plus en plus nombreux sont ceux qui prennent conscience de la réalité du réchauffement global. Pourtant, en dépit d'une pléthore de preuves, certains persistent à nier qu'il serait causé par les actions des hommes. Nous, qui sommes vos Frères aînés, pouvons dire avec entière conviction que le comportement humain est responsable de quatre-vingts pour cent de ce réchauffement.

Comme vous le verrez, Maitreya ne tardera pas à appeler l'attention de l'homme sur ce problème urgent. Il mettra l'humanité face à une alternative : d'un côté, les résultats bénéfiques d'une action immédiate, de l'autre, la destruction qui s'ensuivrait si l'inaction, totale ou partielle, devait l'emporter. Ainsi, c'est à l'homme seul qu'il appartient de décider.

La cause du changement

Quand les hommes comprendront tout cela, ils ne manqueront pas de se rallier à la cause du changement. Voyant que l'avenir de leurs enfants repose sur leur capacité à agir sans délai, ils solliciteront les conseils de Maitreya et de ceux qui l'entourent quant aux mesures à prendre. Maitreya recommandera l'adoption d'un mode de vie plus simple, mieux adapté à la réalité de la situation planétaire. Lorsqu'un nombre suffisant de gens seront convaincus de cette exigence, une nouvelle tendance à la simplicité gagnera toute la planète. Cette évolution se fera à une vitesse peu commune, tant la nécessité du changement aiguillonnera les multitudes. Ainsi les plus graves dangers qui menacent la Terre seront-ils en partie jugulés. Beaucoup, encouragés par ces résultats, aborderont dans de bonnes dispositions les transformations ultérieures.

Face au dilemme que leur présentera la nécessité de changer, les hommes prendront conscience qu'ils ne peuvent faire autrement que d'accepter le principe de partage. C'est seulement par le partage que les changements deviendront possibles et réalisables ; seulement par le partage qu'on pourra tirer parti de la générosité de la planète Terre, et gérer à bon escient l'abondance de ses dons. C'est seulement ainsi que la planète elle-même pourra vivre en harmonie avec son environnement et avec ses habitants.


Les Maîtres de Sagesse – compilation (extrait)

Les textes de la compilation ci-dessous sont extraits de divers ouvrages de B. Creme.

Lorsque vous nous verrez, vous saurez que l'ère nouvelle, le nouvel âge, a commencé, une ère de Partage et de Justice, d'Amour et de Fraternité, le temps de la Loi de Dieu. Je suis l'Instructeur de cette nouvelle ère. Je suis son précurseur. Je vous révélerai ce qui vous amènera rapidement chez vous. Je vous donnerai ces instructions qui libéreront en vous votre nature divine. De mes Frères, s'écoulera un fleuve de feu créateur qui allumera vos lampes et vous conduira, rayonnants, à Dieu. Mes Maîtres ne connaissent rien d'autre que l'Amour et la Joie. De même, mes amis, cela sera votre héritage. [Maitreya, message n° 136]

Chaque fois que l'humanité a peur, elle se tourne vers ­Dieu ou vers les Anges pour obtenir aide et soutien. Ainsi en est-il aujourd'hui, au cœur de la crise profonde que traversent les hommes [...] Lorsque nous, les Frères, apparaissons comme des anges, c'est en accord avec la loi de Reconnaissance que nous le faisons. De cette manière, les hommes savent qu'ils ne sont pas seuls. En présence d'un niveau d'évolution plus élevé cependant, nous n'avons recours à aucun subterfuge et nous manifestons sous notre véritable aspect. Ainsi, là où certains voient des anges, d'autres reconnaissent la Fraternité. [Le Maître de B. Creme, un Maître parle, p 295]

Pendant toute l'histoire de l'humanité (laquelle, selon les enseignements ésotériques, couvre 18,5 millions d'années), nous n'avons jamais été seuls. Nous avons été conduits et guidés, instruits, stimulés et protégés – parfois ouvertement, mais souvent depuis les coulisses – par un groupe d'hommes qui, de notre point de vue, ont atteint la perfection. Ils nous ont précédés sur le chemin de l'évolution et ont terminé ce voyage évolutif dans lequel nous sommes encore engagés. C'est de cette manière, et par le même cheminement que celui qui est le nôtre aujourd'hui sur la voie de l'évolution, qu'ils ont atteint la perfection et n'ont plus besoin de faire l'expérience d'incarnations supplémentaires sur cette planète. La Terre ne représente plus pour eux qu'un simple champ de service, et leur expérience consiste à assumer la responsabilité de surveiller notre évolution. Ce groupe d'hommes parfaits est connu sous de nombreux noms : les Maîtres de Sagesse et les Seigneurs de Compassion, la Grande Fraternité blanche, la Société des Esprits illuminés, la Hiérarchie spirituelle ou ésotérique, les Guides et Frères aînés de l'humanité.

Ces Maîtres vivent, pour la plupart, dans les régions désertes et montagneuses du monde : l'Himalaya, les Andes, les Montagnes Rocheuses, la chaîne des Cascades, les Carpates, l'Atlas, l'Oural, le Gobi et d'autres déserts. Depuis leurs retraites montagneuses et désertiques, ils supervisent avec bienveillance l'évolution de l'hu­­ma­nité, depuis d'innombrables millénaires. Une grande partie du travail des Maîtres est exécutée par leurs disciples, des hommes et des femmes de ce monde, des individus tels que Léonard de Vinci, Mozart, Lincoln, Einstein et Mme Curie. En stimulant peu à peu notre prise de conscience, les Maîtres ont fait avancer l'humanité jusqu'au point où nous nous trouvons aujourd'hui. Grâce à leur stimulation et leurs conseils, nos civilisations ont pris leur essor, se sont épanouies, se sont cristallisées, sont mortes et se sont renouvelées d'âge en âge.

Les Maîtres forment un groupe. Ils ne connaissent que la conscience de groupe. Leur conscience n'opère jamais au niveau de la personnalité. Ils pensent, vivent et travaillent en termes de conscience de groupe. Cela ne veut pas dire qu'ils n'ont pas des qualités et des tempéraments différents, selon le rayon particulier sur lequel ils ont été formés et par lequel ils s'expriment. Ils peuvent avoir des divergences d'opinions sur la meilleure façon de faire progresser tel ou tel aspect du Plan, différentes conceptions des formes de stimulation que l'humanité est prête à recevoir à un moment donné, et ainsi de suite. Mais ils travaillent habituellement, en groupe, à partir de ce que l'on appelle le plan de conscience bouddhique. Ils sont continuellement en contact télépathique entre eux.

Les Maîtres disposent d'énergies spirituelles énormes. Une grande partie du travail des Maîtres consiste à répartir ces énergies à travers le monde afin de produire les « effets », c'est-à-dire l'accomplissement du Plan d'évolution qu'ils savent être prévu pour cette planète. Les Maîtres sont les gardiens de ce Plan et des énergies qui en permettent la réalisation. Une bonne partie de ces énergies sont d'origine cosmique. Si elles étaient libérées directement dans le monde, du fait de leurs vibrations trop élevées, elles ne feraient que rebondir sur la masse de l'humanité. Les groupes de méditation de transmission agissent comme des transformateurs. Les Maîtres dirigent les énergies spirituelles à travers les chakras des membres des groupes. Il en résulte automatiquement une transformation des énergies, rendant ainsi ces dernières plus accessibles, plus facilement utilisables pour l'humanité. Les Maîtres dirigent ensuite les énergies ainsi transformées dans le monde, vers les endroits où elles s'avèrent nécessaires. [Benjamin Creme, Mission de Maitreya, tome II]

Mes maîtres, maintenant, reviennent plus tôt que prévu, ce qui leur permettra de participer, eux aussi, à cette grande et ultime bataille pour le monde. Nous sommes derrière vous, mes Frères et moi-même. Nous connaissons la voie. Nous vous transmettons notre force. Prenez en vous l'armure que nous vous offrons, et montrez votre valeur. [Maitreya, message n° 72]

Bientôt, il apparaîtra clairement que l'homme n'est pas seul. Jamais, au cours de sa longue histoire, l'humanité n'a manqué de conseils de la part de ceux qui l'ont précédée et qui ont tracé pour elle la route à suivre. Aujourd'hui, à ce niveau supérieur de la spirale, nous venons une fois encore prendre place parmi vous et mettons à votre disposition les fruits de notre expérience. Considérez-nous comme des frères impatients de vous aider. Acceptez-nous comme guides vers le futur, car le chemin nous est familier. Soutenus par notre fraternité, vous ne pourrez que réussir. Notre inspiration sera vôtre, et de cette source d'énergie émaneront la connaissance et le pouvoir qui vous permettront de réaliser vos rêves. [Le Maître de B. Creme, un Maître parle, p 39]

Pendant l'époque atlante, les Maîtres travaillaient publiquement. C'était les prêtres-rois, les êtres divins qui avaient créé différentes civilisations d'un haut niveau scientifique dont la connaissance s'est perdue. Au moment de la destruction de l'Atlantide, les Maîtres se retirèrent dans les montagnes et les déserts, et laissèrent l'humanité se régénérer tout en lui apportant depuis les coulisses, leur stimulation. Pour la première fois depuis cette époque, la Hiérarchie des Maîtres et des Initiés revient maintenant travailler dans le monde.

Les Maîtres ont différentes fonctions, selon le rayon et le domaine d'activité propre à chacun d'eux. Certains auront pour mission d'enseigner, tandis que d'autres s'occuperont plutôt des problèmes mondiaux d'ordre politique et économique. D'autres encore seront les inspirateurs de l'architecture, de la peinture et de la musique nouvelles. Enfin, certains tourneront leur attention vers la science et contribueront au développement de la nouvelle science « holistique », qui intègre science et religion. Les Maîtres s'occupent de bien des domaines différents et tendent à se spécialiser selon leur rayon tout en travaillant ensemble, bien sûr, à l'accomplissement du Plan. [Benjamin Creme, Mission de Maitreya, tome I]

Avec mes frères, les Maîtres de Sagesse, je vous montrerai comment libérer votre divinité et recevoir votre héritage. Mon projet est d'éveiller l'humanité à sa véritable valeur, à sa véritable capacité, et de lui montrer qu'à l'intérieur de tous les hommes, demeure un divin fils de Dieu. Si les hommes veulent me suivre, je les conduirai pas à pas à travers le processus de l'initiation, dont je garde le sceau. De cette façon, ils révéleront le Dieu qui demeure à l'intérieur d'eux-mêmes. Mes Maîtres sont en train de préparer la Voie. Ils choisissent les collaborateurs par l'intermédiaire desquels ils agiront et, bientôt, dans les centres, le Fiat sera donné. Le travail commencera et la nouvelle donne pour l'humanité verra le jour. Vous qui êtes ici présents, vous êtes parmi ceux qui peuvent montrer la Voie. Montrez à vos frères qu'il existe pour l'homme une vie meilleure, un avenir plus beau qu'il n'aurait pu le rêver. Dites-leur que Maitreya vit parmi eux, que le Seigneur de l'Amour foule leur sol, que le Fils de l'homme est de retour dans le monde pour changer ce monde, par l'entremise des hommes. Dites-leur ceci, mes amis, et apportez-leur l'espoir pour l'avenir. [Maitreya, message n° 24]

Lorsque les maîtres feront connaître ouvertement leur présence dans le monde, leur relation avec l'humanité s'en trouvera profondément transformée. Alors que jusqu'à présent ils sont demeurés à l'écart et n'ont eu de contacts qu'avec un nombre limité de disciples, dans un avenir proche les Guides de la race humaine entretiendront une forme de coopération plus profonde et plus suivie avec les hommes. Ce processus connu sous le nom d'Extériorisation de la Hiérarchie est déjà en cours et plusieurs Maîtres ont établi des contacts avec divers groupes sur le plan physique. Jusqu'à présent, ces contacts se sont limités à des groupes travaillant dans les domaines de l'économie, de l'administration et de la science, et, dans une moindre mesure, de l'éducation, mais le temps viendra où les Maîtres apporteront leur inspiration et leurs conseils sans restriction à tous les groupes œuvrant à la transformation du monde. [Le Maître de B. Creme, un Maître parle, p 67]

Mes maîtres œuvrent maintenant à la transformation de votre vie sociale dont les anciennes structures sont corrompues et meurent. Sous leur direction, vos frères préparent les nouvelles formes, les nouvelles lignes d'action, à travers lesquelles pourront s'exprimer les nouvelles aspirations de l'homme dans ce nouvel âge. [Maitreya, message n° 30]


Si un monde meilleur est possible, créons-le ! (extrait)

Interview d'Erwin Wagenhofer par Andrea Bistrich

Dans son film We feed the world  (le Marché de la faim) le cinéaste autrichien Erwin Wagenhofer parcourt le circuit de notre alimentation, de la France à l'Autriche, en passant par l'Espagne, la Roumanie et le Brésil. Il montre que la recherche effrénée du profit a complètement perverti les systèmes de production et de distribution des denrées alimentaires sur la planète, et conduit à une dégradation de la qualité de la nourriture, de l'environnement et à une extension de la faim. Celle-ci frappe un milliard d'humains, quand la Terre pourrait en nourrir douze fois plus. Andrea Bistrich a interviewé E. Wagenhofer pour Partage international.

 

Partage international : Nous, habitants des pays industrialisés, qui n'avons jamais connu la faim ni la soif, devrions être les gens les plus heureux de la Terre. C 'est loin d'être le cas. Pourquoi ?

Erwin Wagenhofer : Quand je regarde autour de moi, je ne vois pas beaucoup de gens heureux, même si, aujourd'hui, nous jouissons d'un niveau de vie sans précédent.

Peut-être est-ce dû à ce qu'il nous faut un temps considérable, plus long que nous ne le souhaiterions, pour apprendre à vivre avec une telle richesse matérielle. La vie humaine est courte, même quand on atteint un âge avancé. Comparée à l'histoire du monde, elle ne dure qu'un instant. Peut-être devrions-nous aussi être plus modestes, apprendre à faire les choses plus lentement. Notre rythme de vie nous tue. Les fast-food en sont la parfaite illustration. Comment mener des journées correctes si nous ne prenons pas le temps de manger ? Question plus lourde de conséquences qu'il ne paraît.

 

PI. Certains disent que nous n'apprécions la richesse que si nous avons fait des sacrifices pour l'obtenir.

EW. Cette nécessité de la souffrance a, pour moi, une connotation trop religieuse. La souffrance a une cause. C'est pourquoi l'Eglise parle de culpabilité, et la recherche sans cesse. Pour elle, le salut, c'est dans l'après-vie. En ce qui me concerne, ce qui m'intéresse, c'est le présent.

Regardez les Polonais : autrefois le peuple le plus pieux d'Europe, qui a adulé le pape tant qu'a duré le communisme. Et maintenant ? Il a suffit de quelques années pour que le pays tombe sous la fascination du capitalisme, au point de perdre tout sentiment de solidarité avec de larges couches de sa population. Il a rejoint l'Otan et figure parmi les soutiens les plus acharnés de la guerre en Irak.

Je crois qu'il y a une autre raison à notre difficulté à atteindre le bonheur, c'est que nous n'avons pas appris comment nous y prendre. Rien, dans le cursus scolaire, ne traite de la solidarité, de la façon de mener sa vie, d'établir des relations correctes avec autrui. L'enseignement ne porte que sur les valeurs économiques et la recherche du profit.

 

PI. Le Marché de la faim traite de l'alimentation au XXIe siècle, et montre en quoi cette question nous concerne de près...

EW. Cette question nous touche de près, en effet. Comme le montre le film, l'alimentation industrielle touche 90 % de la population, particulièrement celle des pays de l'OCDE (Organisation pour la coopération et le développement économique). C'est nous, habitants des pays riches, par exemple, qui engloutissons la forêt amazonienne tandis que, là-bas, on vit la faim au ventre.

Notre système économique, c'est évident aujourd'hui, s'est emballé, il est hors contrôle. On parle sans cesse de croissance. En quoi est-elle nécessaire ? Nous avons déjà tout ce dont nous avons besoin. La croissance démographique de l'Europe patine, elle n'est due qu'à l'immigration. Les populations déclinent rapidement. Et en même temps, nous voulons toujours plus de croissance. Mais pour qui ? En tout cas, pas pour ceux qui en ont en réellement besoin.

 

PI. J'ai appris que la quantité de pain jetée chaque jour à Vienne est égale à celle consommée à Graz, la seconde ville d'Autriche. Rien de tel que ce genre de comparaison pour vous faire redescendre sur terre, vous faire balayer devant votre porte et vous donner le sens de votre responsabilité de consommateur...

EW. C'est pour cela que le titre anglais du film est We feed the World (C'est nous qui nourrissons le monde). C'est cela, le facteur décisif. Tant que nous passerons notre temps à blâmer les autres, rien ne changera. Nous sommes des membres actifs de la société, des consommateurs, des citoyens. La notion de culpabilité concerne exclusivement les compagnies d'assurance, les historiens ou les religions. Je suis moins intéressé de savoir pourquoi nous en sommes arrivés là que comment faire avancer les choses. C'est également nous qui décidons à qui nous donnons à manger. Nous pourrions nourrir tous les habitants de la planète, mais nous ne le faisons pas.

Quand je parle de nourriture, je ne pense pas seulement à ce qu'il y a dans notre assiette. L'homme ne vit pas seulement de pain. Nous imposons nos façons de penser irréalistes et notre système économique et mercantiliste aux pays du monde en développement. Nous les enjoignons d'adopter notre modèle capitaliste tout en les empêchant de développer les leurs, qui leur seraient peut-être mieux adapté…


LA VOIX DU PEUPLE

Actions américaines pour la paix

Pour le quatrième anniversaire de l'invasion américaine en Irak du 20 mars 2003, des centaines de milliers de personnes ont manifesté contre la guerre, au Canada, en Australie, en Turquie, et à travers l'Europe, dont l'Espagne où eut lieu la manifestation la plus importante, avec 100 000 participants estimés.

Cependant, mars a aussi vu se dérouler aux Etats-Unis quantité de manifestations de toutes sortes en faveur de la paix. Pendant le week-end anniversaire des 17 et 18 mars, plus de 1 000 manifestations ont eu lieu dans tous les Etats-Unis. Il y eut même un rassemblement au Pentagone qui attira des dizaines de milliers de personnes malgré le froid intense.

A Washington, près de 3 000 personnes, venues de tout le pays, se sont rassemblées devant la cathédrale, à l'initiative d'une vingtaine de groupes religieux. Parmi les activistes chrétiens pour la paix présents à ce rassemblement, 100 ont été arrêtés pour avoir prié pour la paix dans un acte délibéré de désobéissance civile. Parmi les orateurs se trouvait Celeste Zappala, dont le fils fut tué en Irak en 2004. Au cours du week-end, plus de 150 actions et offices chrétiens et interreligieux pour la paix se sont déroulés dans le pays.

Quelques militaires en service actif se sont joints à la manifestation de Washington, en vertu des règles les autorisant à manifester mais limitant leur liberté de parole. Le second maître Jonathan Hutto, en service actif à l'US Navy, a déclaré à la foule que le peuple américain avait voté contre la guerre aux élections de novembre 2006 : « Nous sommes ici pour encaisser l'addition. » « Trop ont déjà péri et cela ne résout rien, a déclaré Ann O'Grady, venue avec sa famille depuis Athens (Ohio) en voiture dans d'épouvantables conditions. Je me sens mal à réaliser mes activités quotidiennes pendant que de gens souffrent, Américains et Irakiens. »

Stop au financement de la guerre

A travers les Etats-Unis, se déroule une tentative incessante de persuasion du corps législatif de voter contre le financement de la guerre en Irak, se traduisant par l'occupation de bureaux de membres du Congrès au Capitole et dans leurs circonscriptions. « Nous considérons cette action comme une extension du lobbying,  a déclaré Jeff Leys, coordinateur de Voices for Creative Nonviolence (Expression de la non-violence créatrice) à Chicago. L'objectif est
toujours de gagner du temps, encore et encore. »

Les manifestants, allant d'une poignée à quelques dizaines, peuvent rester dans les lieux quelques minutes ou plusieurs heures avant que la police arrive. Ils sont assis, debout, chantent, scandent des slogans, prient, sonnent des cloches, lisent des lettres de soldats envoyées à leurs familles et jouent des pièces de théâtre satiriques anti-guerre.

Parmi les nombreuses personnalités politiques visées se sont trouvés John McCain et Hillary Clinton, candidats à la présidence, ainsi que la présidente démocrate du Congrès, Nancy Pelosi, dont le bureau a été occupé et le domicile de Pacific Heights lieu de rassemblement d'un « Camp Pelosi » réunissant des manifestants avec tentes, panneaux et affiches, afin de l'exhorter à lutter contre le financement ininterrompu de la guerre.

Des milliers de personnes ont convergé vers un parc new-yorkais face aux Nations unies, brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Lâcher Bush, pas des bombes » et « Pas un dollar de plus, pas un mort de plus » . Lors d'une manifestation dirigée contre les principaux fournisseurs de la défense américaine, Lockheed Martin, Boeing, Northrop Grumman, Halli-Burton, General Electric et d'autres, des manifestants se sont allongés devant l'entrée de la Bourse de New-York en scandant « Stop à l'argent, stop à la guerre » . Quarante quatre d'entre eux ont été arrêtés. « Les militaires américains et les civils irakiens périssent pour le profit d'une élite,» s'est indigné Fabian Bouthilette, enseignant, ayant servi pendant deux ans dans l'US Navy.

Montée de l'opposition à G. Bush

Des centaines d'actions ont déjà été conduites pour demander la destitution du président Bush. Au Vermont, à la suite d'une tournée de quatre jours d'un groupe d'activistes de la paix – 36 villes ont voté pour exiger des législateurs de cet Etat qu'ils appuient une motion déposée à la commission des Affaires judiciaires de la Chambre des représentants, visant à initier la procédure d'impeachment contre G. Bush et le vice-président Dick Cheney. « Il est clair qu'il ne s'agit pas d'un cri de protestation, mais le début d'une action insurrectionnelle visant à se réapproprier notre Constitution » , a déclaré l'organisateur Dan DeWalt. Les manifestants, arrivés sur les marches du Capitole, ont demandé l'impeachment du président en faisant l'énumération de ses « actes criminels » , dont la justification de la guerre en Irak par des informations falsifiées. A Salt Lake City, le maire de la ville, Rocky Anderson, a déclaré devant un comité du Sénat local que, si l'on compare les autres cas d' impeachment d'un président des Etats-Unis survenus dans le passé, « il n'y a jamais eu autant d'arguments irréfutables que dans le cas de G. Bush ».

Des manifestations ont eu lieu dans de nombreuses villes :

– A Natick (Massachusetts), des manifestants se sont rassemblés en soutien aux Cinq de Sherborn , des activistes de la paix accusés d'atteinte à l'ordre public le 10 janvier 2007, le jour où le président Bush a annoncé l'augmentation des troupes en Irak – le fameux troop surge . Avant de les condamner à dix heures de travaux d'intérêt général, le juge Singer a donné à chacun d'eux le temps de faire une déclaration convaincante bien sentie – et largement reproduite dans les médias – sur les raisons qui les ont poussés à agir. « J'espère que nous avons inspiré les gens à descendre dans la rue, quitte à remplir les prisons et se retrouver devant les juges » , a déclaré Randa, leader du groupe Peace Abbey à Sherborn.

– Au port de Tacoma s'est déroulé une semaine de manifestations contre l'envoi par bateau d'équipement de l'armée destiné à la guerre en Irak.

– A Winona (Maryland), des manifestants ont converti le Centre de recrutement des Forces armées américaines en Centre de recrutement des forces de paix américaines . Une banderole mentionnait : « 3 210 [nombre des soldats américains morts à cette date] c'est trop. »

– A Louisville (Kentucky), des volontaires ont érigé 4 000 drapeaux dans le parc le long de la rivière Ohio, en hommage aux militaires américains et aux civils morts à la guerre.

– A St Paul (Minnesota), des manifestations ont été organisées, incluant l'exposition itinérante de chaussures Eyes Wide Open (les Yeux grands ouverts), se déplaçant sur l'ensemble du territoire national et représentant tous les morts de la guerre en Irak, irakiens et américains.

– A Philadelphie, une manifestation devant une usine de Lockheed Martin accusait cette entreprise d'avoir profité de la guerre en Irak de façon choquante, grâce à l'obtention de contrats d'armement.

– A Dallas (Texas), était de passage Bill McDannell, au cours de sa traversée à pied de l'Amérique pour protester contre les guerres en Irak et en Afghanistan. Il avait déjà parcouru quelque 1 700 km et obtenu 1 500 signatures à une pétition pour arrêter ces guerres, dont il pense qu'elles sont immorales. Ancien pasteur méthodiste, Bill McDannell a commencé à marcher en novembre 2006 et espère terminer sa croisade fin juin ou début juillet 2007.

– A Orangeburg (Caroline du Sud), on a assisté à l'arrivée de la caravane « Books not Bombs » (Des livres, pas des bombes), organisée par Elaine Johnson, une mère qui a perdu son enfant à la guerre. Pendant un mois, cette caravane a rendu visite aux écoles, collèges et universités de 16 villes. « Le but est d'éduquer les enfants sur ce qui se passe avec cette guerre et sur l'importance de voter parce que ce sera important pour y mettre fin, a-t-elle déclaré. Il y va de leur avenir et de leur éducation. »

– A Rockville (Maryland), des parents et des activistes de la paix ont manifesté contre les initiatives de recrutement de l'armée sur les campus universitaires.

– A Edmonton, en Alberta (Canada), le déserteur de l'armée américaine Kyle Snyder s'est joint à une marche pour la paix. Il a déserté au printemps 2005, après quatre mois et demi de service. « Lorsque j'ai vu un soldat de mon unité tirer froidement dans la jambe d'un civil innocent, cela m'a suffit pour prendre cette décision en toute conscience, a-t-il déclaré. L'armée américaine n'a jamais enquêté sur cet incident. »

[Sources : The Washington Post , Associated Press, USA ; BBC News, G.-B.]

Les enfants nous montrent le chemin

Début avril 2007, des jeunes ont défilé en patins à roulettes et trottinettes à travers Brooklyn en scandant : « Plus de guerre en Irak » et « De l'argent pour l'éducation, pas pour la guerre » . Les jeunes portaient des ballons gonflés à l'hélium et des bannières avec des slogans tels que « Les enfants irakiens font la paix », « La guerre est le contraire de la Vie  » . Ils étaient accompagnés d'adultes issus de groupes tels que les Parents de Brooklyn pour la paix, La Première Eglise pour l'unité de Brooklyn et le parti des Verts de l'Etat de New York. Comme la procession défilait, des passants ont applaudi, des voitures ont klaxonné et des coureurs ont fait le signe de la paix.

Fabien Bouthillette, vétéran de la guerre en Irak, s'est adressé à la foule : « Voir ces jeunes est énergisant. C'est ce dont j'ai besoin pour tenir le coup. » Puis il a raconté aux manifestants qu'il étudiait à l'académie navale lorsque la guerre a éclaté et que plus tard, il avait stationné sur un destroyer dans le Golfe d'Arabie où trois de ses camarades de bord furent tués par des bombes suicides. « Cela me rend malade de voir des rubans jaunes et des « encourageons nos troupes » sur des autocollants de pare-chocs de voitures. Cela ne signifie rien. Cette idée que le fait d'être contre la guerre est d'être contre les troupes est complètement rétrograde. G. Bush a été plus préjudiciable à notre Constitution que n'importe quoi d'autre. »

F. Bouthillette a également dénoncé les dépenses de milliards de dollars pour le conflit tandis que 10 % de cette somme dépensée pour la guerre aurait pu être utilisés pour restaurer les ravages causés par l'ouragan à la Nouvelle-Orléans .

Un grand nombre de politiciens locaux ont apporté leur soutien aux manifestants. Une mère organisatrice du défilé pour la paix, Helen Selsdon, a terminé la manifestation en citant Martin Luther King : « Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères ou périr ensemble comme des fous. »

[Source : Carroll Cobble Courier, E.-U.]

D. Kucinich : « Nous allons créer un monde nouveau. »

Le 20 mars 2007, jour anniversaire du début de la guerre en Irak, la fédération « Arrêtez la guerre », regroupant 175 organisations dans tout le Royaume uni, a tenu une « Assemblée du peuple » à Londres, au Centre méthodiste du quartier de Westminster, près du Parlement. Le président de la fédération, Tony Ben, a déclaré aux délégués des 175 organisations : « Cette assemblée représente bien davantage le peuple que celle du Parlement » , avant de leur rappeler que la salle où ils se trouvaient avait accueilli la première Assemblée générale des Nations unies en 1946.

Tony Ben présenta ensuite Dennis Kucinich, député de l'Ohio et candidat à l'investiture du parti Démocrate pour les élections présidentielles américaines de 2008. Son discours, aussi passionnant que passionné, fut ponctué d'applaudissements enthousiastes et donna le ton de la journée.

« Nous sommes rassemblés ici, dit-il, parce que nous avons compris que le monde est véritablement une unité. Que tout est lié et interdépendant dans ce monde… Nous avons compris que l'unité humaine est en fait un impératif. Il faut célébrer tout ce qui dans nos vies sert à nous unir et à confirmer le caractère transcendant de l'unité humaine : par exemple, les Nations unies, ou la Charte des Nations unies, qui a été écrite dans l'espoir de mettre fin à la guerre pour toujours.

[…] Si la paix doit vraiment devenir un fait accompli, nous devons nous-mêmes montrer l'exemple de la paix dans notre vie quotidienne […] En prenant conscience que nous pouvons, chaque jour, être les architectes de la paix dans nos vies, dans nos communautés, avec chaque personne avec laquelle nous avons des contacts, nous prenons conscience du pouvoir de transformation que nous tenons entre nos mains. C'est pourquoi ce que vous représentez en tant que membres de la fédération Arrêtez la guerre, ce n'est pas une simple réaction éphémère à l'impuissance des gouvernements à prendre en compte ce désir de paix. Vous représentez quelque chose de bien plus profond : non pas simplement le refus de la guerre, mais le refus de la guerre en tant qu'instrument politique. Vous représentez une prise de position collective en tant que citoyens du monde : vous réclamez que la guerre soit déclarée obsolète. Il n'est plus tolérable de chercher à résoudre par la guerre et l'agression les conflits entre les peuples et entre les nations. L'époque où nous nous trouvons exige de nous un choix conscient […] Je propose que nous fassions tout de suite le choix de l'unité humaine.

Nous proposons de créer un ministère de la Paix qui examine les problèmes de violence domestique, de maltraitance des enfants, de la violence à l'école, et crée une structure au sein de laquelle nous enseignerons à nos enfants les principes de mutualité, comment faire la paix, maintenir et partager la paix, comment considérer l'autre comme un aspect de soi-même. Nous avons la capacité de créer des structures de paix dans nos propres communautés, dans nos foyers, dans nos vies. Lorsque nous entreprendrons cette tâche, la paix dans notre microcosme deviendra la paix dans le macrocosme. Alors, les nations qui prennent les armes contre d'autres nations se rendront compte qu'elles n'ont pas de légitimité lorsque leur gouvernement n'est pas soutenu par le peuple.

Dans le monde entier, nous pouvons fédérer les parlementaires en faveur de la paix, de la paix et de la prospérité, car paix et prospérité sont frères jumeaux. Tout comme la guerre et la misère sont frères jumeaux. Lorsqu'une nation choisit la guerre, cela signifie moins de moyens pour le logement, la santé et l'éducation. Nous ne pouvons plus tolérer cela. En tant qu'êtres humains, nous avons le droit à la sécurité, au logement, aux soins de santé et à l'éducation. Nous devons exiger que nos gouvernements affirment ces droits et cessent de dépenser de l'argent à faire des guerres qui anéantissent les espoirs de tous…

Partout il y a une soif de paix, et une compréhension profonde de la nécessité d'agir pour sauver le monde. Nous en sommes à un tournant de l'histoire du monde où nous devons choisir entre écouter les élans de notre cœur et agir pour créer la paix, ou nous laisser mener par des impulsions d'agression et de destruction. N'est-ce pas exaltant d'avoir pris conscience que nous pouvons, en tant qu'individus, choisir la paix ? Que nous tenons entre nos mains la chance de changer le monde, et pas seulement de mettre fin à la guerre en Irak, ni seulement d'empêcher une agression contre l'Iran ou d'obtenir la paix entre les Israéliens et les Palestiniens, mais de faire de la paix une chance pour les générations futures ?

Le poète Tennyson a écrit :  « Allons, mes amis, il n'est pas trop tard pour créer un monde nouveau. » Aujourd'hui, par votre présence, vous manifestez que vous avez une passion : celle non seulement de voir un monde nouveau, mais aussi d'en être partie intégrante. De faire partie d'un monde neuf, d'un monde qui rejette la guerre, qui décide d'éliminer toutes les armes nucléaires, qui met en œuvre l'interdiction des armes biologiques, des armes chimiques, des mines antipersonnelles… Un monde où toutes les nations participeront au Tribunal criminel international, et affirmeront la primauté des Nations unies comme moyen de résoudre les conflits entre les nations. Votre passion doit être contagieuse […] Dès à présent, ce mouvement bourgeonne dans le monde entier. Nous devons l'encourager, l'amplifier, le promouvoir, car nous incarnons l'avenir. L'avenir, c'est la paix. La paix est inévitable. Rejetons la guerre. Notre but est de réaliser l'unité humaine, et ainsi de créer un monde nouveau. »

[Source : notre correspondant à Londres]


SIGNES DES TEMPS

Ovnis : témoignage d'un ancien gouverneur américain

Fife Symington, ancien gouverneur de l'Arizona, a déclaré récemment qu'il avait bien vu un ovni il y a dix ans, bien qu'il ait publiquement tourné l'affaire en ridicule à l'époque. F. Symington affirme maintenant que le phénomène aérien connu sous le nom de « Lumières de Phoenix » qui a eu lieu le 13 mars 1997, était en fait un ovni. Les «  lumières » furent décrites comme alignées à l'avant d'un grand vaisseau spatial qui traversait lentement une zone d'approximativement 480 km au-dessus des Etats américains de l'Arizona et du Nevada et de l'Etat mexicain de Sonora (voir Partage international, septembre 1997). F. Symington avait vu ces lumières « venues d'ailleurs » , mais avait refusé de reconnaître qu'il s'agissait d'un ovni pendant dix ans, « ne voulant pas semer la panique » .

En tant qu'ancien officier de l'Armée de l'Air américaine et pilote chevronné, il était entraîné à identifier les objets aériens de manière exacte. F. Symington a déclaré : « C'était plus grand que tout ce que j'ai jamais vu. C'était un objet énorme et inexplicable. Qui sait d'où il venait ? De nombreuses personnes l'ont vu. Et cela ne pouvait être des fusées éclairantes (provenant d'avions militaires) car c'était trop symétrique. Cela avait un contour géométrique, une forme constante. » Dans ses remarques faites à CNN il expliqua que l'ovni « donnait tout simplement l'impression de venir d'un autre monde. Dans votre fort intérieur, vous pouviez juste dire qu'il venait d'ailleurs. »

Faisant référence de manière plus générale à la question des ovnis, F. Symington a déclaré : « Je souhaite que les responsables du gouvernement cessent d'empêcher les enquêtes concernant les ovnis. »

[Sources : Associated Press, CNN, E.U.]

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le grand vaisseau spatial venait de Mars et effectuait un travail régulier.]

Des ovnis détectés à Delhi

Le 7 mars 2007, au matin, un radar de contrôle aérien de Delhi (Inde) a détecté deux ovnis se déplaçant au-dessus de la ville, notamment près de la résidence du premier ministre indien. D'après les responsables du contrôle aérien, les objets se déplaçaient trop lentement pour être des avions. L'Armée de l'Air indienne explique que les objets auraient pu être des oiseaux migrateurs ou que le phénomène pouvait provenir d'un dysfonctionnement du radar.

Selon un compte rendu de CNN-IBN news en Inde, les ovnis volaient à 11 km l'un de l'autre, au-dessus du district de Safdarjung, à Delhi, avant de se diriger vers l'est et de disparaître de l'écran radar. Le contrôle aérien militaire et l'Armée de l'Air ont essayé sans succès d'établir un contact radio. Les ovnis volèrent au-dessus de l'aéroport de Safdarjung, situé à deux kilomètres de la maison du premier ministre indien et d'autres zones hautement sécurisées.

[Source : www.ibnlive.com]

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que ces ovnis étaient des vaisseaux spatiaux venus de Mars effectuant un travail régulier de contrôle.]

Tentative d'interception d'un ovni près de Londres

Le 12 janvier 2007, selon un compte rendu paru dans The Bury Free Press , le contrôle militaire aérien de Londres a envoyé des avions d'une base voisine pour intercepter un ovni. Un groupe ufologique basé en Grande-Bretagne a diffusé sur Internet un compte rendu radio qui prouve selon eux que « le contrôle aérien militaire de Londres a contacté une escadre de F-15 de l'armée de l'air américaine se trouvant sur la base après qu'un ovni ait été détecté sur leur écran radar, le 12 janvier ». Steve Johnson a déclaré dans UFO Data Magazine que le message audio avait été enregistré par des amateurs qui se trouvaient dans la zone et qui ont intercepté un appel lancé par le contrôle militaire aérien de Londres à un équipage de jets F-15 américains stationnés à la base de la Royal Air Force à Lakenheath.

La voix sur l'enregistrement demande aux aviateurs américains d'intercepter un engin inconnu volant à une altitude de 1 000 à 1 200 mètres . Les jets américains décollèrent et détectèrent un objet inconnu sur leur radar. Ils effectuèrent deux passages au-dessus de l'objet, l'un à 5 000 mètres et l'autre à 5 400 mètres . Les pilotes décrivirent « un objet noir ressemblant à un rocher » , différent de tout autre vaisseau spatial qu'ils avaient pu voir auparavant. Ils virent l'objet volant s'immobiliser complètement. Sur l'enregistrement, un pilote demande à l'autre « Tu as vu ça ? » « Oui, mais je préfère ne pas en parler », répond l'autre pilote.

Steve Johnson, d'UFO Data Magazine , a déclaré : « Nous examinons encore la question et nous avons fait une requête de liberté d'information au ministère de la Défense et également contacté la RAF de Lakenheath – mais ils ne nous ont pas encore répondu. »

[Source : Bury Free Press , G.-B.]

[Le Maître de B. Creme a indiqué qu'il s'agissait d'un vaisseau venant de Mars et effectuant un travail régulier d'analyses.]

Un crash d'ovni signalé en Somalie

Un objet décrit par des témoins comme ressemblant à « un satellite ou un ovni » s'est écrasé dans une zone rurale de Somalie. L'événement s'est produit près du village de Buulo-Burde, à 220 km de la capitale, Mogadishu, le 21 mars 2007. « Un grand objet volait au-dessus de nous et un peu plus tard nous avons entendu un grand bruit », a déclaré Ilyas Ali, un villageois vivant dans la région. L'objet occupait une zone de cent mètres carrés.

[Source : www.somalinet.com]

[Le Maître de B. Creme a indiqué qu'il s'agissait d'un vaisseau spatial venant de Mars. Il ne s'est pas écrasé mais a atterri délibérément.]

Des ovnis en Grande-Bretagne

Le 2 mars 2007, à 10 h 40, une femme a vu un objet ovale écarlate, avec des flashs de lumière rouge sur le côté, traversant le ciel au-dessus de Tottenham High Road, à Londres (Angleterre). « Il se dirigeait vers Spurs [terrain de football] , puis il disparut. J'ignore ce que c'était. L'ensemble était formé de métal d'un rouge éclatant avec des lumières » , a-t-elle déclaré.

Le 7 avril 2007, un objet volant en forme d'avion à réaction laissant deux traînées de vapeur fut saisi sur une vidéo par Leslie Williams, un homme d'affaires à la retraite, qui installait son caméscope pour filmer une éclipse de lune. Il a raconté qu'à environ 21 h 15, l'objet « passa soudain devant la lune » au-dessus de Manchester Road, à Burnley, dans le Lancashire (Angleterre).

[Source : Burnley Express , G.-B.]

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que les deux objets étaient des éclaireurs venant de la planète Mars et effectuant une patrouille de routine.]

Miracles en Inde

En mars 2007, sur une île indienne, des traces de sang ont commencé à apparaître sur deux portraits de Jésus. Le 8 mars, Eric Nathaniel, opérateur radio de la police de Port Blair, sur les Iles Andaman, a remarqué du sang coulant goutte à goutte d'un portrait de Jésus dans sa maison.  « Nous avons allumé des bougies et prié toute la nuit et un peu plus tard le sang a séché, mais il recommença bientôt à couler des mains et du cœur d'un autre portrait dans la maison » , a-t-il déclaré. Depuis, des milliers de personnes se sont rendues chez Nathaniel pour voir les portraits.

D'après un autre récit venu également d'Inde, le 12 février 2007, du sang a suinté des yeux d'une statue de Jésus dans la cour d'une église catholique, St Joseph, à Ghoreghat, dans le Madhya Pradesh. Chandrawati Armo a été le premier à remarquer, après avoir nettoyé la statue, que du sang s'écoulait des deux yeux.

Il a prévenu le vicaire, le père Pappachan. Celui-ci a déclaré : « J'ai couru vers la statue et j'ai vu du sang suinter de ses yeux. » Le père Pappachan a senti et goûté la substance rouge et il fut « convaincu que c'était un miracle » . Des religieuses et un villageois ont également vu le sang sur la statue. Le flux de sang s'est arrêté, et s'est coagulé sur la statue. Du sang est également visible sur les mains de la statue, selon le père Florentius Kujur, prêtre de la paroisse. De nombreuses personnes se sont rendues dans l'église pourvoir la statue.

[Source :  Reuters]

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu'il s'agissait de miracles accomplis par le Maître Jésus.]

Bénédiction de lumière de Maitreya sur une photographie de la tante de Sachi Kurashina, à Tokyo (Japon).

 

Photographie prise dans la maison des parents de Jacques van den Berg, à Utrecht (Pays-Bas), lors de leur quarantième anniversaire de mariage (2002). La colonne de lumière est une bénédiction du Maître Jésus.

Photographie envoyée par Jacques van den Berg, Utrecht (Pays-Bas).


Une idée qui peut nous unir (extrait)

Interview de Howard Zinn par Jason Francis

Né en 1922 à Brooklyn, Howard Zinn est une des figures de proue des combats pour la paix et la justice sociale dans son pays. Dramaturge, politologue et historien de renommée internationale, il a écrit de nombreux ouvrages, dont A People's History of the United States : 1492-Present (Une histoire populaire des Etats-Unis, de 1492 à nos jours). Jason Francis l'a interviewé pour Partage international.

 

Partage international : Vous avez déclaré que l'avenir des Etats-Unis est étroitement lié à la connaissance de leur histoire par les Américains, et que leur côté va-t-en guerre s'explique par leur « inculture historique ». Quelles seraient les leçons que nous devrions apprendre de l'histoire, tant nationale qu'internationale ?

Howard Zinn : Les Américains ont avant tout besoin de connaître l'histoire de leur politique étrangère. Ils doivent en particulier savoir qu'elle a été marquée dès ses tous débuts par son expansionnisme : de la Révolution américaine à la « conquête l'Ouest » au XIXe siècle qui, par une série de massacres qu'on qualifierait aujourd'hui de nettoyages ethniques, a expulsé les peuples natifs de leurs terres ancestrales pour les acculer dans des zones de plus en plus réduites. Tout cela est à peine mentionné dans les livres d'histoire, qui ramènent notre relation avec les Indiens à quelques épisodes hollywoodiens, comme la défaite de Custer à Little Big Horn et Pocahontas. Ils passent sous silence ce processus très complexe d'anéantissement et d'expulsion dont ils furent victimes.

Cet expansionnisme s'est étendu ensuite outre-mer en 1898, aux dépens de l'Espagne qui dut nous céder Cuba, Puerto Rico et les Philippines ; puis, s'est poursuivi dans les années 1920, sous la forme de séries continuelles d'interventions des Marines en Amérique centrale et des longues occupations de Haïti et de la République dominicaine. Après la Seconde Guerre mondiale, les Etats-Unis, devenus première puissance mondiale, ont supplanté les anciennes puissances coloniales – Grande Bretagne, Pays-Bas et France – s'assurant du même coup des ressources pétrolières de la planète. Depuis, nous menons guerre après guerre : Corée, Vietnam, Grenade, Panama, Afghanistan et Irak... Il est essentiel de prendre conscience que nous n'avons apporté la démocratie à aucun de ces pays que nous avons occupés.

Le peuple américain, s'il avait mieux connu son histoire, aurait davantage été en mesure de résister aux pressions du président Bush pour lancer sa guerre contre le terrorisme et imposer la démocratie au Moyen-Orient après le 11 septembre 2001. Il aurait beaucoup rabattu de ses prétentions à apporter la liberté et la démocratie à d'autres parties du monde.

Notre histoire comporte d'autres leçons tout aussi essentielles : la lutte des classes, l'emprise qu'exerce depuis notre Constitution le monde des affaires sur notre vie politique. Ce sont les intérêts économiques qui contrôlent en grande partie le gouvernement, s'en servant notamment pour contrer le mouvement syndical et briser les grèves. D'où la longue et dure histoire des luttes ouvrières menées pour arracher au patronat et à l'Administration un certain nombre de droits fondamentaux, comme la journée de 8 heures, les assurances contre les accidents du travail et un niveau de vie décent.

La prise de conscience de cette lutte des classes, est essentielle pour nous aider à comprendre que les combats politiques sont, en définitive, des combats économiques. Que la domination des deux partis [républicain et démocrate] vient de ce qu'ils sont étroitement liés aux intérêts des multinationales. Et que cette domination du système bipartisan ne fait que refléter celle des intérêts financiers sur ceux du peuple américain.

 

PI. En dehors de cette tendance marquée à l'expansionnisme, notre Histoire nous donne-t-elle des exemples où, par notre union, nous avons pu vaincre cette collusion apparemment invincible entre les pouvoirs politique et économique ?

HZ. C'est un des rôles majeurs de la réflexion sur l'Histoire, que de montrer, non seulement comment nous nous sommes retrouvés plongés dans des guerres, désastreuses pour nous et bien d'autres peuples, mais aussi comment le peuple américain a su résister à cette collusion. De montrer qu'il est possible aux citoyens, à certains moments de leur histoire, de s'unir et de se mobiliser collectivement pour défaire l'alliance entre le gouvernement et les multinationales.

L'histoire du mouvement ouvrier n'est pas uniquement celle d'une défaite. C'est une histoire de luttes enthousiastes des classes laborieuses pour obtenir, entre autres choses, le droit de créer des syndicats, bref, de se défendre face aux corporations. Une histoire montrant qu'il est possible de faire échec à des entreprises extrêmement puissantes et apparemment invulnérables, comme l'étaient les General Motors, Ford et US Steel des années 1930, qui paraissaient imperméables à tout changement. En dépit de toutes leurs rodomontades, elles durent finalement céder devant la détermination des organisations syndicales et les grèves.

Notre Histoire nous a également appris que les Noirs de ce pays ont été en mesure, à plusieurs reprises, de s'organiser pour apporter des changements radicaux à leur situation dans la société. Je pense au mouvement anti-esclavagiste qui, bien qu'il ait mis plus de trente ans à se développer, entre les années 1830 et 1860, a cependant réussi à forcer Lincoln et le Congrès à affranchir les esclaves, totalement ou partiellement. Partiellement, du fait de la persistance de l'apartheid dans le Sud, jusqu'à ce que, dans les années 1950 et 1960, des gens, eux aussi au pouvoir en apparence dérisoire, fassent une nouvelle fois la preuve, au risque de la prison, voire de leur vie, qu'ensemble, on peut changer les choses. Rappelez-vous cet immense mouvement de désobéissance civile – le boycott des bus de Montgomery, les sit-ins, les marches de la liberté... Le résultat en fut tout simplement miraculeux.

Nous avons vu, pendant la guerre du Vietnam, comment une opposition au départ apparemment minuscule a pu se transformer en un vaste mouvement, qui a forcé la première puissance militaire de la planète à céder et à se retirer de ce pays, en dépit des déclarations belliqueuses qu'elles n'avaient cessé de multiplier.

Nous avons connu aussi d'autres victoires collectives. Celles du mouvement féministe, dans les années 1960-1970, qui a introduit dans ce pays une nouvelle conscience de l'égalité sexuelle ; celle des handicapés, également, qui, par leur union, ont réussi à arracher à l'Administration la reconnaissance de certains droits. L'histoire de ce pays est riche de ces exemples où l'union de citoyens a été capable de mettre en échec le pouvoir gigantesque du complexe politico-économique.

 

PI. Voyez-vous quelque chose d'analogue aujourd'hui en ce qui concerne l'Afghanistan et l'Irak ?

HZ. C'est encore trop récent ; rien n'a encore véritablement démarré. Si l'on considère les mouvements dont nous venons de parler à leurs tout débuts, on constate qu'ils ressemblaient d'une certaine manière au mouvement anti-guerre actuel. Tout se passe comme si, aujourd'hui, les citoyens commençaient à élever la voix, mais sans avoir pour le moment réussi à infléchir la politique. Regardez par exemple l'opposition à la guerre du Vietnam en 1967-68 : personne n'aurait pensé alors qu'elle obtiendrait les résultats qu'elle a obtenus.

Aujourd'hui, malheureusement, après quatre ans de guerre en Irak, tout ce qu'ont pu obtenir les opposants, c'est le vote pitoyable par les Démocrates d'un calendrier de retrait ! Ce qui fait que nous en avons encore pour un ou deux ans à rester là-bas, et que, pendant ce temps, le gouvernement va continuer à augmenter son budget de guerre. Le mouvement d'opposition grandit, aujourd'hui, c'est évident. Mais il n'est pas encore assez puissant pour imposer un changement de politique.

 

PI. De quelle manière votre participation à la Seconde Guerre mondiale dans l'armée de l'air a-t-elle contribué à former votre engagement pacifiste ?

HZ. Ce n'est que bien après la fin de la guerre que j'ai commencé à y réfléchir, et à voir à quel point elle avait corrompu mon esprit, le mien et les autres. Il ne pouvait guère en être autrement, dans la mesure où la guerre piège les belligérants dans une sorte de mentalité grégaire, un état second qui les empêchent de s'interroger sur les évènements en cours, de se poser des questions. Ce qui les conduit à commettre des atrocités, comme ces bombardements de populations civiles – auxquels j'ai parfois pris part. Ayant échappé à la prison militaire, je me suis alors retourné sur mon passé et me suis mis à penser par moi-même. Sur Hiroshima et Nagasaki, et sur mes propres expériences. J'ai regardé le monde autour de moi et constaté que même une guerre dite « bonne » ne l'avait en rien changé véritablement, en dépit de ses 50 millions de victimes. J'en ai conclu que toute guerre est futile, et inacceptable.

 

PI. Vous écrivez qu' « au cœur des actes de terrorisme les plus innommables, les plus injustifiables, se trouvent toujours un sentiment d'injustice, des griefs ressentis à juste titre par des millions de gens qui ne versent pas eux-mêmes dans le terrorisme, mais des rangs desquels surgit une violence désespérée ». Quels sont ces griefs ?

HZ. Le grief, par exemple, qui se trouve derrière les actes de terrorisme – que ce soit ceux du 11 Septembre ou les attentats-suicides du Moyen-Orient, c'est la révolte contre l'occupation. Robert Pape, politologue à l'université de Chicago, a étudié les attentats-suicides, les actes de terrorisme commis sur une période de vingt ans sur la planète, soit environ 180. Il a découvert que leur commun dénominateur n'était pas le fanatisme religieux, mais, que ce soit en Irlande du Nord, au Sri Lanka ou dans les Territoires palestiniens, le ressentiment contre une occupation étrangère.

Si nous comprenions cela, aux Etats-Unis, nous cesserions de soutenir l'occupation israélienne de la Cisjordanie et de Gaza, celle de l'Afghanistan et de l'Irak, ou le maintien de nos bases militaires à l'étranger. Il est de suprême importance de comprendre que le terrorisme plonge ses racines dans le sentiment de révolte de millions et de millions de gens, qui pousse une petite partie d'entre eux à des actes fanatiques…


COURRIER DES LECTEURS

De l'aide à portée de main

Cher Monsieur,

Le dimanche 11 mars 2000, en marchant le long d'une rue de Berkeley, en Californie, je vis un bureau en bois mis au rebut. Ayant justement besoin d'un bureau de ce genre pour mon nouvel appartement, je décidai de le prendre. N'ayant aucun véhicule à ma disposition, je décidai de le porter tant bien que mal jusqu'au métro, à deux rues de là.

Il était environ 17 heures, et je traînais ce vieux bureau le long de la onzième rue dans le centre d'Oakland, lorsqu'un Mexicain, âgé d'une cinquantaine d'années, légèrement bedonnant, me vit et me demanda où j'allais. Je répondis : « Quelques rues plus loin. » Il m'offrit de prendre place dans son vieux camion pick up jaune. Nous échangeâmes une poignée de mains et nous nous présentâmes, mais j'ai oublié son nom. C'était quelqu'un qui faisait preuve de compassion à mon égard et qui ne me méprisait nullement de traîner péniblement ce bureau le long de la rue. Il avait une attitude tout à fait décontractée, heureux de rendre service et agissant comme si c'était pour lui quelque chose de parfaitement naturel. Je le remerciai et nous hissâmes le bureau à l'arrière du camion.

Je me dirigeai vers la portière et je vis un chien installé à l'avant. L'homme lui demanda de grimper à l'arrière du camion et il le guida vers un espace très étroit entre le bord du bureau et le bord du camion. Je fus quelque peu étonné de la manière dont le chien avait fait confiance à son Maître pour sauter dans cet espace étroit.

L'homme démarra et nous commençâmes à descendre la rue. Je lui dis que nous devrions tourner à Jackson Street ; il répéta « Jackson » avec un accent prononcé. Un peu avant Jackson, je lui dis qu'il fallait tourner à gauche. Il acquiesça d'un signe de tête ; il semblait d'une manière ou d'une autre déjà savoir que nous devions tourner à gauche.

Il dit avec un sourire et un sérieux authentique que c'était une belle journée. Lorsque nous approchâmes du bâtiment où j'habite, je lui indiquai un endroit où nous pourrions nous arrêter mais il me demanda si un peu plus loin (plus près de mon bâtiment) ne serait pas mieux et j'acquiesçai. Il arrêta le camion et déclara qu'il allait m'aider à descendre le bureau. Du coin de l'œil, je le vis sauter dans le même espace étroit que le chien avec une agilité surprenante, en dépit de son aspect peu athlétique et de son âge relatif. Il souleva le bureau et me le tendis. Me remémorant la Bible , je lui dis après l'avoir remercié : « Vous êtes un bon Samaritain. » Il sourit d'un sourire énigmatique à la Mona Lisa. Je lui dis au revoir et il me répondit : « Je vous reverrai plus tard. »

Qui était cet homme et son chien ?

S. R., Oakland, E.-U.

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme était Maitreya et le chien un chien ordinaire.]

 

Autoportrait

Cher Monsieur,

Environ trois jours avant Noël, ma petite fille âgée de trois mois m'éveilla pour sa tétée de la nuit. Elle dort dans une chambre adjacente à la mienne et j'ai l'habitude de la porter jusqu'à la salle de séjour voisine pour la nourrir. Je m'assieds généralement sur un sofa qui fait face à quatre grandes fenêtres donnant sur un paysage très boisé. Ce matin-là, vers 3 heures, je jetai un coup d'œil dehors et un étrange spectacle s'offrit à mon regard.

Les feuilles des arbres en Alabama étaient tombées un peu plus tard que d'habitude cette année-là et elles avaient laissé l'image du visage d'un homme dans les branches dénudées. C'était un homme à la barbe foncée qui semblait regarder paisiblement vers la terre. Je ne savais pas vraiment qui était cet homme. Mais, assise là quelque peu abasourdie, je ressentais un sentiment de paix et de protection en regardant cette image silencieuse dans le beau clair de lune. Elle semblait vibrer, ou bouger comme une image sous l'eau. Je dois ajouter que l'arrivée du nouveau millénaire me rendait un peu soucieuse. La vue de cette image sembla calmer mes craintes.

D. M., Montgomery, E.-U.

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'image avait été créée par Maitreya et était une sorte d'autoportrait.]

 

Trois lettres de la même personne :

Une première révélation

Cher Monsieur,

[1] En 1976, j'étais une jeune mère harassée, épuisée, qui aidait son mari dans son travail et donnait des cours du soir. Peut-être me sentais-je « mortellement fatiguée ». Une nuit je fis un rêve au cours duquel je me trouvais sur une falaise en train de regarder la mer. J'avais conscience de la présence d'un grand nombre de personnes sur la plage en bas.

Loin dans la mer, une vague géante se dressa et commença à s'approcher du rivage, sans que sa hauteur diminue. J'étais remplie de terreur et même si je savais que la vague pouvait nous tuer tous, je restais clouée au sol. Je me contentais de la regarder venir. Sur le sommet de la vague, je vis la silhouette d'un homme vêtu de blanc. Tandis que la vague se rapprochait, je gardais les yeux fixés sur ceux de cet homme. Le regard de ses yeux magnifiques soutenait le mien avec une totale compassion au moment où la vague nous engloutit tous. Loin de ressentir de la peur, je me réveillai en pleurant avec un sentiment à la fois de félicité et d'indignité.

Depuis ce moment-là la mort m'effraie peu. Cette expérience m'a peut-être prédisposée quelques années plus tard à accepter l'idée du retour du Christ. Et lorsque j'ai lu l'histoire du calme régnant sur la place Tien Anmen lorsque les tanks roulèrent sur le corps des étudiants et que Maitreya intervint de manière à ce qu'ils ne souffrent pas, j'ai totalement compris.

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme vêtu de blanc était Maitreya.]

 

Une impression durable

[2] Il y a plusieurs années, après un séminaire sur la méditation de transmission à San Francisco, je rentrai chez mon frère. Bien que n'ayant pas beaucoup dormi, je me sentais parfaitement en paix avec le monde. Et ce sentiment de paix profonde se prolongea au cours des jours qui suivirent. J'étais capable d'écouter réellement les membres de ma famille, le cœur grand ouvert, éprouvant seulement le besoin de les aimer. Je suis d'ordinaire un peu réservée, mais un jour où je me rendis à un marché de fruits et de légumes, les barrières qui séparent les gens semblaient avoir disparu. Ce sentiment était si agréable que je me retrouvais en train d'engager la conversation avec les autres, avec aisance et bonne humeur, qu'il s'agisse d'autres clients ou de vendeurs. Et ceux-ci semblaient s'illuminer en réponse à mon attitude.

Lorsque je quittai le marché, je vis une femme aveugle qui tenait à la main une boîte destinée à recevoir des dons en faveur du centre de soins gratuits de Berkeley. Sans hésitation je cherchai de l'argent dans ma poche et je la remerciai pour ce qu'elle faisait. En retournant vers ma voiture, je me disais que ce serait magnifique si chaque jour de notre vie nous éprouvions tous le sentiment que moi-même j'éprouvais. Toute dispute et toute mesquinerie seraient balayées dans la simple joie de l'union avec les autres ; les guerres seraient totalement impossibles. Malheureusement je ne pus maintenir cet état de conscience, mais le souvenir en est resté gravé au fond de moi, montrant ce qui est humainement possible.

J'ai toujours senti qu'il s'agissait d'une bénédiction de Maitreya reçue lors du séminaire.

[Le Maître de Benjamin Creme a confirmé qu'il s'agissait d'une bénédiction de Maitreya.]

 

Un souhait exaucé

[3] Il y a trois ans, alors que je rendais visite à ma famille à Istanbul, je commençai à éprouver de la compassion pour les nombreuses personnes venues de la campagne dans l'espoir de trouver du travail, mais qui étaient devenues des sans logis. Je souhaitais quelque peu naïvement que Maitreya apparaisse dans cette grande ville d'une importance vitale et l'aide à s'éveiller pour trouver des solutions davantage empreintes de compassion.

Peu de temps après, dans le bazar du lundi, je remarquai un homme aux cheveux bruns, vêtu d'un costume noir immaculé, mais il n'avait pas de jambes et il se déplaçait sur une plate-forme à roulettes. En marchant, je me retournai pour le regarder, m'attendant à voir le visage du désespoir. Au lieu de cela, je vis un beau visage rayonnant d'intelligence, engagé avec le sourire dans une transaction, comme s'il ne souffrait d'aucun handicap. Je ne pus oublier cette rencontre inhabituelle.

Cet homme était-il Maitreya ?

J. O., Lincoln City, E.-U.

[Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que l'homme dans le bazar était Maitreya.]


QUESTIONS-REPONSES

 

Q. Dans une émission récente de la télévision britannique, on a affirmé qu'une grande partie du réchauffement climatique était causé par les océans, et entièrement naturel. Qu'en pensez-vous ?

R. C'est une idée très dangereuse et largement admise par ceux qui accepteraient volontiers de croire que nous n'avons pas besoin de supprimer ou de réduire nos émissions de gaz carbonique, qui sont à l'origine du réchauffement climatique. Il est très important que nous apprenions à faire face non seulement au réchauffement climatique, mais également aux changements complets qui ont lieu dans la structure de notre planète. Les scientifiques sont partagés sur la question et les fournisseurs de pétrole s'empressent d'employer ceux qui disent qu'il n'y a aucune raison de s'inquiéter. Selon les Maîtres, qui sont les seules personnes à savoir avec certitude, 80 % de l'élévation de température dans le monde est dû au réchauffement climatique causé par l'homme. Vingt pour cent est dû à certains changements dans la relation entre le Soleil et la Terre que Maitreya lui-même a provoqués, en partie pour attirer notre attention sur l'urgence de traiter ce danger pour notre vie planétaire.

 

Q. Un récent reportage britannique révèle que l'usage de drogues chez les jeunes augmente en dépit de tous les efforts faits pour le contrer. Qu'en pensez-vous ?

R. Les distributeurs et les dealers de drogue travaillent plus dur que ceux (les forces de police) qui essaient d'arrêter la distribution. Ils agissent également de manière plus systématique et ont une plus longue expérience et une efficacité plus grande. L'effort d'éducation visant à prévenir l'usage de la drogue ne réussit qu'à demi et, bien que largement répandu, il n'a pas justifié le temps et l'argent qui y ont été consacrés. La raison fondamentale, cependant, pour l'augmentation de l'usage de drogues est qu' « en suivant aveuglément les forces de marché » , comme le dit Maitreya, le gouvernement a créé des conditions de compétition aride comme seule possibilité d'avenir pour les jeunes ; la plupart du temps ils sentent qu'ils n'ont rien de valable à espérer et recherchent l'effet transitoire des drogues pour soulager leur angoisse existentielle. Ils ont besoin d'espoir et d'une inspiration suffisante pour satisfaire leur idéalisme inné, mais, au lieu de cela, ils trouvent un avenir vide d'inspiration. Ils se sentent en conflit avec eux-mêmes et en marge d'une société qui, à leur avis, ne leur apporte rien de valable.

La montée de l'usage de la drogue chez les jeunes continuera par conséquent à s'accentuer dans la situation politico-économique actuelle. Il faudra la présence de Maitreya au grand jour pour donner aux jeunes l'espoir et l'enthousiasme qu'ils ont perdus ou n'ont jamais trouvés.

 

Q. Vous parlez du pouvoir du peuple et il y a eu de nombreuses marches en faveur de la paix. Ont-elles réellement un impact ? Il semblerait que les gens n'y participent pas, dans ce cas font-elles réellement une différence ?

R. Il y a eu assez récemment une manifestation à Londres et les organisateurs ont dit qu'environ 100 000 personnes y avaient pris part. La police a finalement admis le chiffre de 10 000 participants. D'après mon Maître, les organisateurs n'étaient pas loin de la vérité, il y avait en fait entre 90 000 et 100 000 manifestants. La police ment toujours sur le nombre de personnes participant à une manifestation, il s'agit d'une simple manipulation pour des raisons gouvernementales, afin de s'assurer que les gens demeurent sous contrôle. C'est une façon d'écarter les gens des manifestations, car ils se disent : « A quoi bon ? » Cependant, vous ne pouvez voir qu'une partie de la manifestation à un moment donné, celle où vous vous trouvez. Vous n'avez aucune idée de l'étendue de l'ensemble. Il est d'usage que les organisateurs avancent le meilleur chiffre possible et peut-être exagèrent, mais cette fois ils ne semblent pas avoir exagéré du tout. Il est important de maintenir un nombre grandissant de manifestations, pas seulement de temps en temps, mais de manière régulière, et ces manifestations répétées auront un impact progressif sur la façon de penser du gouvernement.

Il est difficile pour nous d'estimer la valeur de telles manifestations, mais les Maîtres ne doutent pas que ce soient de très puissants moteurs de changement. Nous devons en organiser de plus en plus souvent et en nombre grandissant. Le « pouvoir du peuple » transformera le monde.

 

Q. Avez-vous des informations sur l'avenir de Cuba et savez-vous quand Fidel Castro se retirera ?

R. Cuba est un Etat artificiel depuis longtemps, le résultat de deux formes d'action, l'une venant principalement de Fidel Castro lui-même, et l'autre du gouvernement des Etats-Unis. Le gouvernement américain a supprimé toute aide et même toute forme de commerce avec Cuba depuis des années. En même temps Fidel Castro – qui possède par ailleurs de grandes qualités – a été longtemps un dictateur, et une dictature, bénéfique ou non, n'est bonne pour personne. Les gens de Cuba pourraient avancer très vite si les Etats-Unis arrêtaient leur embargo et si Fidel Castro se retirait et renonçait à contrôler tous les aspects de la vie cubaine.

Une dictature, même bénéfique, n'est pas la réponse aux besoins de l'humanité. Les gens doivent être libres. Et cette liberté doit être en relation avec un sentiment de justice. A Cuba, il existe un certain degré de justice, mais pas de liberté politique. La justice et la liberté sont liées, toutes deux sont divines et nécessaires pour la divinité de tout être humain.

A mon avis, la fin du règne de Fidel Castro sera réellement une bonne chose à long terme pour le peuple cubain. Les Cubains deviendront eux-mêmes, penseront par eux-mêmes et auront à la fois la liberté et la justice.

 


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