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Extraits de la revue
Partage international

Juin 2007 - N° 226



Ceci est une version abrégée de la revue Partage international

, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire

  • La Transformation par le Maître --, un des membres aînés de la Hiérarchie des Maîtres de Sagesse, dont le nom est bien connu des cercles ésotériques. Pour diverses raisons, son identité n'est pas révélée. Benjamin Creme se trouve en contact télépathique permanent avec ce Maître qui lui dicte ses articles.
  • POINT DE VUE
    • Le changement climatique : une question de mode de vie par Marwaan Macan-Markar
  • Les lauréats du Prix Goldman
  • TENDANCES
    • Une nouvelle ère pour l'Irlande du Nord
    • Un navire hôpital
    • La Banque mondiale se fixe- t-elle une nouvelle cible ?
    • Le Venezuela s'oriente vers une économie libre et juste
    • Accueillir des réfugiés irakiens
  • LES PRIORITES DE MAITREYA
    • Climat : la mise en garde de généraux retraités
    • Un ambassadeur lance un défi
  • LA VOIX DU PEUPLE
    • Etats-Unis : manifestations contre le changement climatique
    • Etats-Unis : manifestations en faveur des immigrés
    • Journée mondiale pour le Darfour
    • Brian Haw : l'art de la protestation
    • Brésil : les dépossédés s'unissent
  • SIGNES DES TEMPS
    • Des ovnis au-dessus des Iles Anglo-Normandes
    • Une silhouette d'ange sur une photographie
    • Michigan : une statue de la Vierge penche la tête
  • FAITS ET PREVISIONS
    • Climat : débat historique à l'Onu
    • La pollution domestique tue 1,5 million de personnes par an
    • Les Américains veulent agir sur le réchauffement global
  • QUESTIONS-REPONSES par Benjamin Creme

    La Transformation

    par le Maître —, par l'entremise de Benjamin Creme

    On ne sera pas surpris d'apprendre que le véritable nombre de morts parmi les civils irakiens dépasse maintenant huit cent mille tandis que les blessés, graves et légers, sont au moins un million. Combien de temps encore les puissances d'occupation pourront-elles cacher ces chiffres à leurs populations ? Il va sans dire qu'elles font tout ce qui est en leur pouvoir pour dissimuler et minimiser, à leurs propres fins, ces horribles statistiques de destruction. Rien de surprenant, dès lors, à ce que des millions d'Irakiens aient fui leur pays. Faut-il s'étonner que l'invasion de l'Irak soit appelée à être bientôt reconnue comme le plus grand désastre de cette époque récente : arbitraire, inutile et arrogante à l'extrême ? Tandis que le monde attend, Américains et Britanniques tentent de s'extirper du bourbier qu'ils ont créé, tout en préservant toute la dignité et la crédibilité dont ils soient capables. Gloire et triomphe ne sont certainement pas à l'ordre du jour face à un héritage de mort, de chaos et d'abus de pouvoir.

    Réparer les brèches

    Pendant ce temps, les forces de reconstruction se sont mises à l'śuvre pour réparer les brèches, physiques en Irak et psychologiques ailleurs. Le monde attend avec anxiété de connaître les résultats de ce malheureux épisode, mais beaucoup entretiennent des espoirs étrangement élevés sans raison apparente, semblerait-il. A l'insu des hommes, le monde tout entier se prépare à des changements d'envergure, qui mettront un terme non seulement à la situation traumatique du Moyen-Orient, mais aussi aux dangers et tragédies de la Terre elle-même.

    Maitreya frappe fort à la porte. Bientôt, cette porte s'ouvrira et le Seigneur d'Amour descendra dans l'arène. En le voyant, les hommes s'étonneront de la simplicité de ses paroles, mais aussi de sa clarté d'expression. Sa sagesse les enchantera autant qu'elle les déconcertera, et elle attirera vers lui ceux qui sont prêts à le suivre dans la reconstruction du monde. Il a pour nom Bravoure ; et également, Fermeté de dessein. Le Grand Seigneur vient équipé comme nul autre avant lui, prêt à livrer bataille à tout ce qui accable et rabaisse l'homme.

    Les hommes ne font qu'un

    Nombreux sont ceux que l'idée d'une telle Présence parmi nous fait sourire, mais bientôt tous connaîtront le bien-fondé de ces lignes et prendront position pour ou contre lui. Ainsi le Grand Seigneur mettra-t-il l'humanité face à la question de sa survie. Il montrera que, en essence, les hommes ne font qu'un, quelle que soit leur croyance ou leur couleur de peau ; que l'abondance des fruits de la Terre appartient à tous, et que le partage de cette abondance est la clé de leur avenir.

    Seuls le partage, et la justice qu'il amènera, offrent un espoir à l'homme. Seule la justice née du partage mettra fin aux calamités de la guerre et de la terreur. Seuls le partage et la justice peuvent amener les hommes à cette Fraternité qui est leur véritable héritage. Quand les hommes comprendront cela, ils se montreront à la hauteur du défi et s'attaqueront aux nombreux problèmes qui aujourd'hui nous semblent insurmontables, les abordant l'un après l'autre.

    La lumière de Maitreya soutiendra les hommes, leur apportant l'équilibre nécessaire dans leur empressement à mettre en śuvre les changements et, dans l'ordre qui convient, le renouveau du monde s'accomplira. Ainsi en sera-t-il.


    La solidarité économique

    extraits de conférences de Jeffrey Sachs

    Jeffrey Sachs est directeur de l'Institut de la Terre, conseiller de gouvernements et d'agences internationales en matière de réduction de la pauvreté, d'annulation de la dette et de santé dans les pays en développement. Il est également conseiller spécial du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, et auteur de The End of Poverty (la Fin de la pauvreté). Dans cinq conférences, intitulées Un monde qui explose, diffusées récemment sur la BBC, Jeffrey Sachs a abordé les défis complexes et les choix auxquels est confrontée l'humanité.

    « Nous sommes aujourd'hui empêtrés dans une autre guerre calamiteuse, marquée par l'échec manifeste de la coopération mondiale. La guerre en Irak non seulement fait des dizaines de milliers de morts et des mutilés en plus grand nombre encore, mais elle nous détourne de nos tâches vitales. » [Conférence n° 3]

    « Pour résoudre les problèmes, nous devons d'abord comprendre que le défi de notre génération, ce n'est pas nous contre eux, nous contre l'Islam, nous contre les terroristes, nous contre l'Iran, c'est nous tous sur cette planète contre un ensemble de problèmes partagés et de plus en plus urgents. » [N° 1]

    « Dans un monde interconnecté, nous avons le grand besoin et la responsabilité partagée, pour notre propre survie, de veiller sur nos maillons les plus faibles. Un milliard de personnes sur la planète sont trop pauvres, trop affamées, trop accablées par la maladie, trop privées des infrastructures de base les plus élémentaires pour accéder à la première marche sur l'échelle du développement. Le monde riche semble croire, en dépit de tous les beaux discours, que ceci n'a pas vraiment d'importance, puisqu'il n'agit pas. Nous laissons dix millions de gens mourir chaque jour car ils sont trop pauvres pour rester en vie. De beaux discours ne résolvent pas les problèmes. » [N° 1]

    « La fin de la pauvreté d'ici 2025. Cela semble une exigence inaccessible, un rêve impossible. Mais c'est à notre portée. C'est un objectif raisonnable scientifiquement parlant […] Comment pouvons-nous choisir, comme nous le faisons aux Etats-Unis, de réclamer un budget de 623 milliards de dollars pour l'armée – plus que le reste du monde dans son ensemble – et seulement 4,5 milliards de dollars pour l'Afrique et penser que c'est faire preuve de prudence ? […] Combien d'exemples nous faut-il pour comprendre les liens, et les menaces communes, et l'imprudence de laisser des gens mourir de faim – l'imprudence de l'esprit, du cśur et de la sécurité géopolitique pour nous ? » [N° 1]

    « En ce qui concerne l'augmentation démographique, les preuves scientifiques montrent nettement que même les pauvres aimeraient avoir moins d'enfants, et le choisiront lorsqu'ils auront accès au planning familial et à la contraception, et quand ils seront persuadés que leurs enfants survivront, recevront une éducation et auront une chance de participer en tant que membres productifs de la société. » [N° 3]

    « Quant aux allégations de corruption en Afrique, l'Afrique, comparée aux autres régions pauvres du monde, souffre de quatre fardeaux énormes, pouvant tous être résolus à un coût relativement peu élevé […] Ces défis – la production de nourriture, le contrôle des maladies, le manque d'infrastructures, la démographie galopante – ne sont pas dus à la corruption, mais à l'environnement, à l'histoire et au cercle vicieux de l'extrême pauvreté elle-même. » [N° 4]

    « Les pauvres des pays en développement portent leurs enfants sur le dos pendant des kilomètres jusqu'à un dispensaire et l'enfant est mort lorsqu'ils arrivent. Ils connaissent l'angoisse du manque de nourriture pendant les trois mois précédant la nouvelle récolte. Ils ne peuvent se permettre d'avoir une pompe à bras pour irriguer pendant les périodes de sécheresse de plus en plus fréquentes. [N° 4]

    « Ils aimeraient produire davantage de nourriture, ne plus avoir faim, ne plus voir leurs enfants mourir de la malaria. Ils aimeraient avoir des points d'eau sûrs et des moyens de transport et de communication. Quelle aide leur apporter ? Des moustiquaires contre la malaria, des semences à haut rendement, des pompes à bras, des vaccins et des médicaments antirétroviraux, des forages. » [N° 4]

    « Le monde développé ne consacre même pas 0,7 pour cent de son PNB à l'aide, à l'exception de cinq pays : le Danemark, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Norvège et la Suède. Ce qui est frappant en ce qui concerne l'aide, c'est la forte corrélation entre l'aide internationale d'un pays et le soin qu'il prend des plus démunis. Les pays qui s'occupent de leurs propres pauvres ont également tendance à aider les pauvres dans le reste du monde. Les pays qui négligent leurs propres pauvres ont tendance à s'écarter également de leurs responsabilités internationales. » [N° 4]

    « Le point de départ est à mon avis un diagnostique sérieux et scientifique des problèmes à résoudre, qu'il s'agisse de climat, de biodiversité, d'eau, ou d'extrême pauvreté. Vient ensuite une prise de conscience publique. Nous vivons, heureusement, dans une ère démocratique. Les problèmes mondiaux ne peuvent être résolus que si l'opinion publique mondiale en a conscience. Vient ensuite le développement des moyens technologiques pour faire face aux défis. Pour finir, il doit exister un accord mondial. » [N° 3]

    « Nos gouvernements ignorent les objectifs parce les dirigeants politiques ne savent pas comment les réaliser. » [N° 5] […] Il faut réorganiser nos gouvernements car nous avons des structures gouvernementales du dix-neuvième et du vingtième siècles pour faire face à des problèmes du vingt-et-unième siècle. [N° 1]

    « Nous avons besoin de l'engagement de tous. [N° 1]

    « Il existe d'innombrables manières pour vous de vous impliquer dans la solution des grands défis de notre temps – la fin de la pauvreté, la protection de l'environnement, ou le contrôle et pour finir l'élimination des armes nucléaires… Chaque citoyen devrait faire pression sur son gouvernement pour qu'il remplisse ses obligations, et nos Promesses du millénaire. » [N° 5]

    « Le coût des mesures pour faire face au changement climatique s'élèverait probablement à moins d'un pour cent de notre revenu mondial annuel, et peut-être beaucoup moins. Mettre un terme à l'extrême pauvreté coûterait moins d'un pour cent du revenu mondial. La préservation de la biodiversité coûterait beaucoup moins cher encore. Et le désarmement, lorsqu'il sera basé sur la confiance mondiale et des traités, permettra d'économiser des sommes énormes qui sont destinées aujourd'hui à empiler des stocks dangereux d'armes nucléaires ou autres. [N° 5]

    « Adoptons l'économie de marché, mais reconnaissons que le libre échange appartient au passé. Nous avons besoin du rôle actif de l'Etat, pour aider les plus pauvres à se libérer de l'impasse de la pauvreté et aider également à réduire les inégalités d'une société de marché à hauts revenus. 

    Efforçons-nous de comprendre que la solidarité économique est une assurance pour tous, pauvres et riches. Si nous investissons dans la solidarité, nous parviendrons également à une société plus humaine. Il ne s'agit pas de choisir entre les pauvres chez nous et les pauvres ailleurs. Il s'agit d'aide et de solidarité pour tous.

    Efforçons-nous d'honorer nos engagements dans le combat contre la pauvreté, la faim et la maladie. Nos engagements sont petits comparés à notre immense richesse, et les bénéfices seront grands. Nous avons le pouvoir de sauver des millions de vies chaque année, d'aider à limiter la croissance de la population dans les pays les plus pauvres, et de réduire, à défaut d'y mettre un terme, les conflits et les guerres engendrés par l'extrême pauvreté, qui menacent la paix partout dans le monde. Ceci est en vérité la tâche de notre génération. » [N° 4]

    [Source : BBC.co.uk/radio4/Reith2007]


    Un moment fort

    interview d'Ervin Laszlo par Felicity Eliot

    Fondateur du Club de Budapest et membre de celui de Rome, philosophe des sciences, spécialiste de la théorie des systèmes et des champs, Ervin Laszlo est un auteur prolifique (75 ouvrages, 400 articles…), qui se double d'un pianiste de renom. Il vit actuellement en Toscane. Felicity Eliot l'a interviewé pour Partage international.

    « L'humanité se trouve aujourd'hui devant un choix de vie ou de mort : sombrer dans le chaos, ou se transformer en une communauté durable, éthique et planétaire. Nous n'avons jamais connu une occasion aussi cruciale, vitale, de changer radicalement le monde. »

    Toutes les interventions d'Ervin Laszlo, ses articles, ses entretiens… dégagent une impression à la fois d'urgence et de sérénité. Répondant à ma première question, il m'a expliqué que nous, l'humanité, le monde, la planète allons à contresens et que l'ensemble de nos systèmes sont, à des degrés divers, en état de crise. Il montre comment les processus qui sont à la base de nos vies individuelles et collectives s'effondrent. Vous connaissez, dit-il, le dicton chinois, selon lequel « si nous ne changeons pas de direction, alors nous allons droit devant nous ».

     

    Partage international : La situation en est-elle à ce point ?

    Ervin Laszlo : Nous allons à contresens. Loin d'assurer notre sécurité, nous courons vers l'abîme. Et vous savez ce qui arrive dans ces cas-là : le pas devient moins sûr, on commence à glisser, et il devient difficile de reprendre pied.

     

    E. Laszlo estime indispensable d'entreprendre des changements radicaux, de changer totalement de direction d'ici les cinq prochaines années. On ne peut attendre plus longtemps. D'autant que toutes sortes de signaux, positifs et négatifs, qui viennent des domaines les plus variés, nous y poussent.

     

    PI. Quelles sortes de signaux ?

    EL. Je pense qu'aujourd'hui, il existe dans l'opinion publique des éléments cruciaux porteurs de ce genre de changements. Peut-être sont-ils le produit de certaines prévisions, mais je crois qu'ils viennent surtout d'une prise de conscience presque générale qu'un certain nombre de fonctionnements ne sont plus tenables et ont atteint un point critique.

    La crise de notre environnement, par exemple, nous donne des avertissements on ne peut plus clairs sur la nécessité d'agir. Pas un jour ne passe sans que nous n'entendions parler de problèmes urgents liés au climat. Ces changements climatiques menacent les modes de vie de communautés entières, menacent des régions immenses. En fait, la souffrance de la planète nous affecte tous. C'est de cela qu'il faut prendre conscience : que tout, absolument tout, est interconnecté. Nous commençons seulement à nous en rendre compte.

    Nous constatons dans certains endroits des pénuries d'eau, une augmentation et un allongement des périodes de sécheresse ; nous voyons des fermiers qui ont de plus en plus de mal à tirer de quoi manger de leurs lopins de terre. Les déserts s'étendent. La pollution fait des ravages.

    Autre processus auquel nous assistons aujourd'hui, c'est l'élargissement du fossé et la polarisation entre riches et pauvres. Regardez les niveaux de pauvreté et de surpeuplement qui frappent nombre des plus grandes métropoles mondiales.

    Il suffit de faire le tour de l'ensemble de ces problèmes pour s'apercevoir que ça ne peut plus durer. C'est pourquoi je dis, moi et bien d'autres, que nous avons atteint un moment crucial et qu'il est plus que temps d'engager des changements en profondeur. Le problème, c'est que certain experts et responsables politiques pensent que l'on peut résoudre ces difficultés indépendamment les unes des autres, l'une après l'autre.

     

    PI. Pour vous, ce n'est pas la bonne approche ?

    EL. Bien sûr que non . Cela ne correspond à rien. Tout est inter relié – tous ces processus sont interconnectés. Une dégradation ou une destruction dans un domaine particulier affecte l'ensemble des autres. Prenez le réchauffement global, l'utilisation de combustibles fossiles, leurs taux de consommation et les émissions
    de CO 2 , et examinez leurs effets sur notre santé et nos problèmes d'alimentation (d'un point de vue tant quantitatif que qualitatif)… La seule chose qui compte, c'est de laisser à nos enfants et à nos petits enfants une planète viable. Mais nous la sacrifions, ainsi que notre santé et nos enfants, à l'économie.

     

    PI. Certains scientifiques estiment que le changement climatique n'est pas aussi grave que ce que l'on prétend, que soutenir cette thèse, c'est donner dans le catastrophisme…

    EL. Je ne veux pas donner de noms, mais il se trouve que je connais certains groupes, certains intérêts occultes qui font le forcing pour contrer toute information sur les effets destructeurs du changement climatique et de la pollution. Je connais des scientifiques mercenaires, stipendiés pour mener des campagnes de désinformation intensives sur tous ces problèmes. On retrouve, là encore, le profit...


    LA VOIX DU PEUPLE

    Etats-Unis : manifestations contre le changement climatique

    Plus de 1 400 manifestations et autres actions publiques se sont déroulées dans l'ensemble des Etats-Unis le 14 avril 2007, à l'occasion d'une journée nationale d'action sur le climat, organisée dans le cadre de la campagne Step It Up 2007.

    Des participants ont effectué une descente à ski d'un glacier du Wyoming en voie de disparition, d'autres ont plongé sur un récif de corail au large de Florida Keys. Dans le Vermont, les participants ont mangé des crêpes pour montrer que le changement climatique pourrait affecter la production de sirop d'érable. A New York, des centaines de manifestants ont formé une chaîne humaine dans Lower Manhattan pour marquer l'endroit où pourrait se trouver la ligne côtière – à plusieurs blocs à l'intérieur des terres – suite à l'élévation du niveau de la mer. Une mise au point similaire fut faite à Jacksonville (Floride) où un bateau fut hissé à six mètres devant le stade Altel. A San Francisco, des manifestants ont conduit des véhicules non polluants, remplis d'ours polaires en peluche, jusque chez un vendeur de véhicules de sport pour montrer que l'élévation des températures pourrait détruire l'habitat de l'ours polaire, et des milliers de personnes ont assisté à des manifestations. Le documentaire d'Al Gore, Une vérité qui dérange, a été projeté en de nombreux endroits.

    Décrite comme la plus vaste manifestation américaine en faveur de l'environnement depuis la Journée de la Terre de 1970, cette journée fut programmée de manière à précéder le premier débat qui n'ait jamais eu lieu sur l'environnement au Conseil de sécurité de l'Onu. La campagne appelle le Congrès à voter une loi exigeant une réduction de 80 % des émissions de dioxyde de carbone aux Etats-Unis d'ici 2050. Une autre manifestation nationale en faveur du climat est prévue aux Etats-Unis en août 2007.

    [Source : www.stepitup.com, Etats-Unis]

    Etats-Unis : manifestation en faveur des immigrés

    Le 1 er mai 2007, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté dans de nombreuses villes américaines pour demander au Congrès de donner une possibilité d'accéder à la citoyenneté américaine aux douze millions de personnes vivant illégalement aux Etats-Unis. De nombreux manifestants brandissaient des drapeaux américains et portaient des pancartes où l'on pouvait lire : « Les Pèlerins avaient-ils des papiers ? » « Aucun être humain n'est illégal » et « Ne séparez pas les familles ». Des orateurs ont dénoncé les raids de plus en plus nombreux effectués par des services d'immigration, et notamment le fait que des immigrants illégaux soient séparés de leurs enfants, considérés comme citoyens américains lorsqu'ils sont nés aux Etats-Unis. A Los Angeles, une foule estimée à 25 000 personnes a convergé vers l'hôtel de ville. A Chicago, 75 000 personnes ont marché vers Union Park. Une manifestante, Sherri Wolf, a déclaré qu'elle était en faveur de « l'amnistie pour tous. » « Si vous réduisez le salaire d'une partie de la classe des travailleurs, nous sommes tous foutus. »

    [Sources : www.theseminal.com, CNN ; MSNBC ; Etats-Unis]

    Journée mondiale pour le Darfour

    Face à la situation catastrophique sévissant dans la région du Darfour, où l'on dénombre 450 000 morts et 2,3 millions de personnes déplacées, des manifestants du monde entier ont organisé une Journée mondiale pour le Darfour afin de protester contre l'incapacité du Soudan à mettre un terme au génocide perpétré contre des groupes ethniques non arabes dans sa province occidentale.

    Le 27 avril 2007, quatrième anniversaire du début du conflit, des manifestations ont eu lieu dans trente-cinq capitales à travers le monde. A Londres, des manifestants, notamment des hommes politiques et des célébrités, se sont rassemblés devant Downing Street avec 10 000 sabliers contenant du faux sang pour souligner les violences continues au Darfour, où « le sang coule comme de l'eau », selon Kristyan Benedict d'Amnesty International. Une lettre adressée au premier ministre Tony Blair lui demande instamment de maintenir la pression sur le Soudan afin qu'il autorise « la présence sur le terrain d'une force de maintien de la paix pour protéger les civils ».

    New York a connu une semaine d'action avec une manifestation dans le quartier des finances contre Fidelity, grande société d'investissement et principale actionnaire de PetroChina, une gigantesque compagnie chinoise. La Chine achetant la moitié du pétrole soudanais et bloquant les initiatives internationales de paix, certains pensent que le président soudanais Omar al-Bashir peut se permettre d'ignorer la pression internationale. « Nous voulons montrer au Soudan que la population mondiale est choquée et que les gens veulent retirer leur argent des entreprises qui soutiennent ce régime meurtrier », a déclaré Helga Moor du Darfur Vigil Group.

    A Rome, des manifestants ont marché vers le Colisée, réclamant que des soldats des Nations unies soient immédiatement envoyés au Darfour. A Berlin, parmi les manifestants à la Porte de Brandebourg, se trouvait Ulrich Delius, membre de la Société des populations menacées. « Génocide, épuration ethnique, violations massives des droits de l'homme, telle est la situation réelle aujourd'hui dans l'ouest du Darfour, a-t-il déclaré, et il n'existe aucune initiative de la part de la communauté internationale pour mettre en place une protection de la population civile. C'est une honte. »

    Des manifestations ont eu lieu sur le continent africain, notamment une journée d'événements culturels au Caire, auxquels ont assisté des réfugiés du Soudan et du Darfour, en particulier des interviews de victimes du Darfour dans le documentaire Jihad on Horse Back, ainsi qu'une exposition de Human Rights Watch montrant des dessins d'enfants et un spectacle de musique et de danses du Darfour.

    Des célébrités ont apporté leur soutien à la journée d'action. George Clooney et Mick Jagger étaient parmi les signataires d'une déclaration demandant instamment que la communauté internationale « cesse de tergiverser et agisse de manière décisive ». Steven Spielberg, réalisateur de films, actuellement conseiller artistique pour les jeux olympiques 2008 de Pékin, a demandé à la Chine de faire pression sur le Soudan pour qu'il autorise la présence de casques bleus au Darfour. « J'ajoute ma voix à ceux qui demandent à la Chine de changer de politique à l'égard du Soudan, dit-il dans une lettre adressée au président chinois Hu Jintao. La Chine devrait plaider clairement en faveur d'une action des Nations unies pour mettre un terme au génocide perpétré au Darfour. »

    « Ce qui se passe très souvent avec les situations de crise en Afrique, c'est que le monde garde le silence, a déclaré le saxophoniste Talib Kibwe, jouant devant des centaines de personnes à l'occasion d'un service ścuménique à New York. Je pense donc qu'il est important de faire prendre conscience aux gens que face à cette situation nous devons faire quelque chose maintenant, car des gens meurent chaque jour. »

    [Sources : BBC News, The Guardian, Grande-Bretagne ; www.ipsnews.net, www.cihrs.org]

    Brésil : les dépossédés s'unissent

    Des mouvements sociaux représentant les paysans sans terre et les sans-logis ont amplifié leurs protestations en avril 2007 afin d'appeler à une action plus rapide dans la lutte contre la pauvreté endémique du pays.

    A Sao Paulo, par exemple, les minuscules chambres d'un bâtiment délabré de vingt-deux étages, Prestes Maia, logent 460 familles vivant sous la menace quotidienne d'expulsion – ceci en dépit du programme de réformes du président Lula da Silva qui a redistribué de la terre à 400 000 familles et affecté des milliards de dollars aux installations sanitaires. Désormais, les mouvements sociaux du pays s'unissent dans une coalition informelle pour critiquer la lenteur du gouvernement à faire face à la pauvreté et à s'en prendre aux grands propriétaires terriens. A la campagne, le mouvement des paysans sans terre (MST), une des organisations les plus efficaces d'Amérique latine, a occupé le siège d'une agence gouvernementale chargée de la réforme de la terre, tandis que dans les villes différents groupes ont été encouragés par le mouvement des « sans toit » à occuper illégalement des immeubles vides.

    A Sao Paulo, dans la banlieue d'Itapecerica de Serra, des groupes de sans-logis, qui avaient occupé un grand terrain pour y installer leurs tentes, y ont organisé un rassemblement et partagé une plate-forme avec MST. « Nous combattons pour les mêmes objectifs, car chacun de nous a des objectifs spécifiques, mais nous combattons essentiellement les mêmes ennemis… et nous réclamons de la part des gouvernements fédéraux et du gouvernement de l'Etat des réponses au problème de la majorité du peuple brésilien », a déclaré Gilmar Mauro de MST.

    [Source : BBC, Grande-Bretagne]


    La confiance – compilation extrait

    Les textes de la compilation ci-dessous sont extraits de divers ouvrages de Benjamin Creme.

    […] Je viens pour vous emmener avec moi dans cette contrée nouvelle, le pays de l'Amour, le pays de la Confiance, de la Beauté et de la Liberté. Je vous y emmènerai si vous pouvez me suivre, m'accepter, me laisser montrer le chemin et être votre guide. Et, s'il en est ainsi, ensemble nous construirons un monde nouveau : un monde dans lequel les hommes pourront vivre sans crainte, sans méfiance, sans division, partageant ensemble les bienfaits de la Terre, connaissant ensemble la félicité de l'union avec notre Source. [Maitreya, message n° 3]

     

    Tout d'abord, la véritable paix repose sur la confiance, laquelle ne peut exister que lorsque la Loi de Justice est respectée. L'immense écart, qui se creuse chaque jour davantage, entre le mode de vie des riches et des pauvres, au plan national mais aussi entre les différentes nations, est aujourd'hui le principal obstacle à l'instauration de la paix. Les idéologies divergentes jouent en faveur de la division, mais ce facteur ne cesse de perdre de l'importance. Bien plus graves sont l'autosatisfaction et l'avidité profondément enracinées du monde développé . [Le Maître de B. Creme, un Maître parle, p. 189]

     

    Mon enseignement, si simple soit-il, vous montrera la nécessité de partager, de créer un fonds commun de ressources où tous les hommes pourront puiser, de substituer la coopération et la confiance à la cupidité, de manifester la divinité intérieure de l'homme. Cette manifestation doit s'accomplir. Si ce n'était le cas, le futur de l'homme serait vraiment sombre. Une crise nécessitant une prise de décision attend l'humanité. [Maitreya, message n° 64]

     

    Sans la confiance, un partage plus équitable des ressources serait un vain espoir. Sans la confiance, les décisions globales nécessaires à la survie de notre planète natale ne seraient jamais prises. Sans cette confiance bénie et bénéfique, les hommes perdraient le droit de régir la planète Terre, et se priveraient de toute possibilité d'évolution pendant des âges […] Si la confiance fait défaut, Maitreya ne peut pratiquement rien faire. [Le Maître de B. Creme, un Maître parle, p. 479]

     

    Les passeports vont devenir une chose du passé. Dans l'ère à venir, la liberté d'aller et venir d'un pays à un autre sera totale. Si grande sera la confiance engendrée par la présence de Maitreya que toutes les portes seront ouvertes et que des échanges considérables et enrichissants auront lieu entre les peuples. Les hommes apprendront à connaître et à aimer leurs frères en se rendant compte qu'ils ne sont guère différents d'eux-mêmes. [Le Maître de B. Creme, un Maître parle, p. 141]

     

    Aucun problème mondial ne pourra être résolu sans le partage… Lorsque vous partagez vous créez de la confiance, car vous avez exprimé de l'amour. Le partage est l'expression de l'amour. Dans une famille, on partage les ressources en fonction des besoins de chacun. Le sentiment d'appartenir à une seule famille fait vraiment défaut dans ce monde.

    En partageant vous créez la confiance qui vous permet de faire confiance aux autres. Si vous faites preuve de confiance, on vous fait confiance. C'est en partageant ce que vous possédez que vous créerez la confiance sans laquelle aucune décision majeure ne pourra jamais être prise. Sans confiance il n'y aura jamais de consensus sur les principaux problèmes auxquels le monde est confronté et qui ne peuvent être abordés que sur le plan international. [B. Creme, L'Art de la coopération]

     

    Pour aimer, l'homme doit faire confiance. Sans confiance, l'amour ne peut exister. L'amour naît spontanément dans le cśur confiant, car il est inhérent à la nature humaine. Aussi, apprenez la confiance et manifestez l'amour qui est toujours prêt à rayonner. La confiance est l'acceptation de la vie, avec sa souffrance et sa beauté. La confiance est la certitude que tout avance vers le bien, que tout obéit à la loi, et que cette loi est juste. Apprenez la confiance et bannissez la peur. Bannissez à jamais ce mécanisme de limitation et ouvrez grand les portes de l'amour.

    Quand l'homme aime, il attire à lui toutes les possibilités. L'aimant de l'amour, par identité de vibrations, attire toutes choses nécessaires. Ainsi l'amour est-il le levier de l'évolution.

    Essayez d'envisager un monde sans amour. Pareille horreur confond l'imagination. Mais pourquoi devrait-il en être ainsi ? Instinctivement, l'homme reconnaît le besoin d'amour et il comprendra bientôt la nécessité d'aimer. Il finira par comprendre que l'amour le relie à tous ses frères dans une chaîne sans fin. Timidement, au début, il commencera à expérimenter la confiance. Puis, peu à peu, il vaincra sa peur. Il pénétrera alors dans cet état béni où la peur n'a pas sa place, où l'amour règne en toute quiétude, accordant sa grâce à tous ceux qui l'approchent.

    Pour l'homme, donc, vivre c'est aimer. La peur, cette usurpatrice, doit être écartée et vaincue. La confiance engendre l'amour et détruit la peur, révélant le dieu qui depuis toujours réside dans le cśur de chacun. La confiance et la foi sont une, elles reflètent la divinité intérieure. Ayez confiance en cette divinité, permettez-lui de rayonner sous forme d'amour, et c'en sera fini de la peur. [Le Maître de B. Creme, un Maître parle, p. 101]


    SIGNES DES TEMPS

    Des ovnis au-dessus des Iles Anglo-Normandes

    Le 23 avril 2007 à 15 h, deux pilotes de ligne ont remarqué de gigantesques ovnis au-dessus d'Aurigny, dans les Iles Anglo-Normandes.

    Selon The Guernsey Press and Star, le capitaine Ray Bowyer, âgé de cinquante ans, se dirigeait de Southampton vers Aurigny et, alors que son avion se trouvait à une cinquantaine de km de sa destination, à une altitude de 1 300 m, il vit une lumière jaune brillante située à l'ouest de l'île. « C'était un objet jaune, mince, très pointu, avec une partie verte. Son altitude était de 600 mètres et il était immobile, a-t-il déclaré. Je pensais qu'il se trouvait à environ 15 km, mais je réalisai plus tard qu'il était approximativement à une soixantaine de km. Il me parut tout d'abord avoir la taille d'un Boeing 737. Mais il devait être beaucoup plus grand, si j'en juge par la distance à laquelle il se trouvait. Il devait avoir 1 500 m de long. »

    Puis il vit un second objet, plus loin vers l'ouest. « C'était exactement le même, mais il paraissait plus petit car il était plus éloigné, a-t-il déclaré.  Il se trouvait plus près de Guernesey. En me rapprochant, il devint clair pour moi que c'était un objet tangible. Je me demandais si je devais me rapprocher davantage pour le voir de plus près, mais j'y renonçai en raison de sa taille. Je devais tout d'abord penser à la sécurité de mes passagers. »

    Le capitaine Bowyer, qui a vingt ans de pilotage à son actif, a affirmé n'avoir « jamais rien vu de semblable ». Il a signalé les objets au contrôle aérien et fait un rapport écrit.

    Le contrôleur aérien de service, Paul Kelly, a déclaré que le pilote d'un autre avion avait fait un rapport similaire, mais que rien n'était apparu sur son radar.

    En effet, à la même heure, le pilote du Blue Islands, en route pour Jersey, passa près de Serk et décrivit un objet se trouvant derrière lui, à sa gauche. Sa description était très similaire à celle du capitaine Bowyer et tous deux ont situé l'objet exactement au même endroit. Mais ils le regardaient de deux côtés opposés. 

    Le deuxième pilote a indiqué que l'objet se trouvait à environ 450 m au-dessous de lui. «   Le Blue Islands se trouvait à ce moment-là à 1 050 m d'altitude, les deux pilotes ont donc indiqué une altitude identique pour l'objet. Si celui-ci était immobile, notre équipement ne pouvait le saisir car le radar l'aurait ignoré » , a expliqué le contrôleur.

    Le ministère de la Défense britannique est enfin en train d'ouvrir ses dossiers concernant les ovnis.

    Des milliers de personnes lui ont signalé des ovnis au fil des années, selon le journal The Independent : « Mais ce sont les observations impartiales des pilotes et du personnel militaire que le ministère de la Défense a tendance à prendre le plus au sérieux. La plupart de ces rapports ont été transférés au Bureau des Archives nationales à Kew. Ce n'est que très récemment que le ministère a reconnu qu'il existait une unité gouvernementale concernant les ovnis, connue sous le nom S4F (Air) ou D155. »

    Un porte-parole du ministère de la Défense a déclaré : « Nous recevons actuellement de nombreuses requêtes de personnes demandant à voir ces informations, aussi avons-nous décidé de mettre les rapports sur notre site Internet. Mais pour être clair, nous ne nous sommes jamais intéressés qu'aux rapports pouvant concerner la défense. »

    Nick Pope, ancien enquêteur du ministère de la Défense sur ce sujet, a déclaré que  « les pilotes étaient des observateurs entraînés et qu'ils étaient moins susceptibles de mal identifier des objets ordinaires que la plupart des autres personnes. Les dossiers du ministère de la Défense concernant les ovnis contiennent plusieurs rapports de pilotes civils et militaires, dont certains furent confirmés par radar. Ce dernier incident [celui des Iles Anglo-Normandes] fait partie de ceux qui sont pris au sérieux et il devrait faire l'objet d'une enquête approfondie. »

    [Source : The Independent, Grande-Bretagne]

    [Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu'il s'agissait d'authentiques vaisseaux spatiaux venant de Mars.]

    Une silhouette d'ange sur une photographie

    Lors d'une visite à Rome, Andy Key, policier britannique à la retraite, a pris une photographie d'un rayon de soleil à travers une fenêtre à la basilique Saint-Pierre.

    Lorsque sa femme et lui téléchargèrent leurs photographies sur leur ordinateur, ils remarquèrent une image inhabituelle sur la photographie du Vatican : un ange planant au-dessus de la tête des visiteurs dans l'église. « Personne ne peut expliquer ceci, a déclaré Andy Key . Il n'y a rien au-dessus des têtes des visiteurs qui puisse avoir réfléchi la lumière… C'est presque comme un hologramme. »

    Des photographes professionnels ont examiné la photographie d'Andy Key et ils ne peuvent expliquer ce qui est à l'origine de la silhouette angélique.

    [Source: The Daily Mail, Grande-Bretagne]

    [Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu'il s'agissait d'un miracle accompli par le Maître Jésus.]

    Michigan : une statue de la Vierge penche la tête

    Ghassan Pattah, un catholique chaldéen âgé de trente-neuf ans, est décédé de ce que les médecins appellent une défaillance cardiaque. Peu de temps avant sa mort, il avait dit à sa mère que la Vierge Marie lui était apparue et il avait confié à son frère qu'il allait bientôt mourir.

    Amira, la mère de Ghassan, explique que lorsque Ghassan est tombé malade, la statue de la Vierge, située dans le jardin, devant leur maison, à Sterling Heights, dans le Michigan (Etats-Unis), a penché la tête et s'est mise à pleurer.

    Un certain nombre de personnes racontent également avoir vu une photo de la Vierge Marie en train de pleurer au moment de la mort de Ghassan. La famille et d'autres personnes disent qu'elles ont vu la statue « cligner des yeux et verser une larme » sur la photographie.

    Des catholiques chaldéens et des milliers de personnes de différentes nationalités et croyances affluent dans le Michigan pour voir la statue et les photographies dans la maison des Pattah.

    « Des centaines de gens sont venues ici pour voir la Vierge bénie et ils disent qu'ils vont cesser d'accomplir de mauvaises actions, a déclaré Sal Pattah. Nous avons la religion catholique chaldéenne dans le sang , a déclaré Shahla Gabbara, venue de Macomb Township pour voir la statue et les photos exposées. C'est un signe de notre Mère bénie pour nous montrer qu'elle existe. » La famille a placé une boîte de plexiglas au-dessus de la statue et protégé les photographies.

    « Une femme atteinte d'un cancer est venue la semaine dernière prier devant la statue, a raconté Sal. Elle est revenue l'autre jour et a dit que son cancer avait disparu. Les gens essaient de me donner de l'argent, mais je n'en veux pas. Nous avons aussi une photographie de mon frère sur laquelle est soudain apparue une image de la Vierge Marie. Je ne sais pourquoi. Je ne peux l'expliquer, mais je sais que c'est un miracle. »

    Amira affirme que son fils décédé avait commencé à lui parler en araméen, la langue de Jésus, une langue qui n'était pas familière à Ghassan. Il lui a dit que la Vierge lui avait parlé en araméen.

    Certains des pèlerins et des membres de la famille ont déclaré que la statue est plus qu'un miracle – Dieu essaie de leur dire de redresser leur conduite. Ils croient que la mère du Christ essaie de leur dire qu'elle est avec eux dans chacune de leurs actions et de leurs pensées.

    [Source : www.chaldeannews.com]

    [Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que ces miracles ont été manifestés par le Maître qui fut la Vierge Marie.]

 

 

Bénédiction de lumière du Maître Jésus, sur une photographie datant de novembre 2003, prise lors de l'anniversaire de la fille de Kurt Andolatten, à Solothurn (Suisse). La photo montre une buche qui brûle.

 

 

 

Bénédiction du Maître Jésus sur une photographie de hiboux au zoo d'Amsterdam. Photo envoyée par Rita van de Plas.

 

Bénédiction du Maître Jésus sur une photographie de Joséphine Coombes, Miltoen Malbay,
(Irlande), montrant sa petite-fille Aoibheheann, âgée de quatre mois, à qui sa mère donne un bain.

 

 

 

Photographie de Brigid Doran, Gorey (Irlande), prise lors du baptême de sa petite nièce, en avril 2007. La colonne de lumière est une bénédiction du Maître Jésus.]

 

 


Populations et changement climatique

interview de Tanja Cegnar par Sašo Šegula Prosenc

Tanja Cegnar, slovène, a commencé sa carrière comme météorologue avant de se spécialiser dans la climatologie, plus précisément sur ses effets sur l'économie et les humains. Après avoir collaboré à l'Organisation météorologique mondiale (OMM), elle dirige aujourd'hui la commission Média de la Société météorologique européenne. Sašo Šegula Prosenc l'a interviewée pour Partage international.

 

Partage international : Notre style de vie a-t-il des conséquences sur le climat ?

Tanja Cegnar : Sans aucun doute. Et le problème, c'est que ces influences continuent à sévir, tant localement que mondialement. Tout le monde sait que les processus climatiques sont devenus aujourd'hui plus intenses. Le nombre et la puissance des ouragans ne cessent de grandir. L'Atlantique est parcouru de cyclones d'une extrême violence, accompagnés de vents destructeurs, atteignant jusqu'au Nord-est de l'Europe. Plus un système climatique est intense, plus il met en jeu d'énergie, plus il a de chances de produire des phénomènes extrêmes. Tous les processus ne connaissent pas cette intensité, mais les plus violents pourraient atteindre des sommets encore jamais connus.

 

PI. Cela vient-il du réchauffement climatique ?

TC. Oui. Du fait que l'augmentation de l'énergie dans l'atmosphère se transforme d'une forme en une autre. Cette transformation n'élève pas seulement le niveau de la température atmosphérique, comme le fait l'effet de serre, mais elle libère aussi de gigantesques énergies latentes et cinétiques, qui se manifestent sous la forme de cyclones. A quoi il faut ajouter un jeu complexe de feedbacks. Par exemple, une sécheresse estivale signifie moins de végétation, donc moins d'évaporation, de sorte que les énergies du soleil augmentent la température de l'air. C'est ce qu'on a vu avec la désastreuse canicule qui a frappé l'Europe en 2003, avec les pertes humaines que l'on sait. Mais il n'est pas possible de mesurer exactement la relation entre les oscillations naturelles et les changements climatiques dus au comportement humain, entre l'élévation de la température mondiale et européenne et l'augmentation de l'émission des gaz à effets de serre (GAES). Cette relation peut être déterminante, mais peut-être faut-il tenir compte aussi des variations naturelles normales.

 

PI. On dit qu'il n'existe plus de climats (continental, semi-continental...) ?

TC. Cela ne paraît pas tout à fait exact. On avait l'habitude de reconnaître une certaine constance dans le climat. Mais de nos jours, on constate de rapides passages du chaud au froid et inversement. Cela ne veut pas dire que les spécificités climatiques ont disparu. Peut-être serait-il plus juste de dire qu'un certain type de climat est plus fréquent durant une période donnée, ou que la cadence des changements de climat s'est accélérée. Ce genre de changement a toujours existé, mais on est surtout sensible aux variations de températures. Que la température s'élève d'un demi-degré d'un jour à l'autre, et tout le monde s'en aperçoit. Ce qui ne sera pas le cas si c'est d'une année à l'autre.

 

PI. Il y a des séries d'hivers chauds et des séries d'hivers froids. Est-ce en rapport avec l'activité solaire ?

TC. L'activité solaire se traduit par de nombreux cycles, le plus connu étant celui de 11 ans (les « taches »). Mais il y en a bien d'autres, dont celui de ses éruptions. Le dernier pic s'est produit en 2000. Depuis, ce cycle a baissé, ce qui ne s'est accompagné d'aucune diminution de la température mondiale moyenne. L'année 2005 a même été la plus chaude depuis que l'on a relevé les données. Reste à voir la tendance en 2007.

Il faut aussi prendre en compte les anomalies dans les températures des océans. Le courant El Niño, extrême, a un impact sur la température atmosphérique, comme le fait l'effet de serre, mais il libère aussi de gigantesques énergies latentes et cinétiques, qui se manifestent sous la forme de cyclones. A quoi il faut ajouter d'autres perturbations accidentelles, telles que des éruptions volcaniques qui envoient des tonnes de poussières dans l'atmosphère et peuvent ralentir le réchauffement climatique en « tamisant » le rayonnement solaire, tout comme les particules de sulfates produites par l'industrie. Ce fut jadis le cas en Europe, mais ce l'est moins aujourd'hui du fait des efforts accomplis pour purifier l'atmosphère.

On sait, par exemple, que le Moyen-âge européen fut particulièrement doux, de 500 à 1 300 environ. Ce qui a sans doute été pour quelque chose dans l'expansion des Vikings. Il a été suivi par une instabilité croissante des conditions climatiques, qui s'est conclue par une petite ère glaciaire qui a démarrée au milieu du dernier millénaire et pris fin vers 1850. La température moyenne n'était pas beaucoup plus basse, mais suffisamment pour causer la destruction des fermes des Hautes Alpes, le retrait des colonies Vikings du Groenland et la fin des vignobles de Grande-Bretagne. Si l'on s'en tient à ces données, les températures n'ont pas beaucoup baissé, mais elles ont eu d'importantes répercutions sur la vie sociale. Le petit âge glaciaire a, par exemple, aussi provoqué des changements dans les circuits commerciaux, et donc affecté la disponibilité des produits.

 

PI. L'amincissement de la couche d'ozone ne pourrait-elle pas être un phénomène naturel, à l'śuvre avant même l'apparition de l'homme et de sa civilisation industrielle ?

TC. On n'avait jamais observé ce phénomène auparavant. Certains affirment que les chlorofluorocarbones (CFC) présents dans les aérosols, les réfrigérateurs, certaines installations d'air conditionné, sont à l'origine de la disparition rapide de l'ozone.

 

PI. Si je comprends bien, cette couche est plus épaisse au-dessus des pôles que de l'équateur, mais quand le trou se rétrécit, la couche perd davantage de son épaisseur au-dessus des pôles que de l'équateur...

TC. Dans certaines régions, l'ozone pourrait disparaître complètement.

 

PI. Vous voulez dire qu'il y a de moins en moins d'ozone chaque année ?

TC. Non. L'atmosphère est en constant état de brassage, du fait de la circulation des vents chauds. Qu'une zone perde un peu de son ozone, les vents en ramèneront automatiquement, et tout repartira comme avant. C'est lors du siècle dernier (XX e ) que l'on a pu observer la plus grande concentration de gaz destructeurs d'ozone. D'après les dernières prévisions, le trou qui se trouve au-dessus du pôle sud y restera probablement jusqu'en 2065, et jusqu'en 2050 environ à des latitudes plus modérées. Mais ce ne sont là que des estimations.

Le trou d'ozone atteint parfois l'Australie, certainement l'une des régions les plus affectées. Ce sont les Australiens qui ont été les premiers à donner l'alerte. Les Aborigènes, de peau noire, sont mieux protégés contre le rayonnement solaire que les premiers immigrants, d'origine celtique. D'où un développement précoce et important du cancer de la peau chez ces derniers, un peu comme en Amérique du Sud. L'augmentation des UV (rayons ultra-violets) a également augmenté le nombre de cataractes, non seulement chez les hommes, mais aussi chez les moutons.

La réaction de la communauté internationale a été étonnamment rapide, et a abouti au Protocole de Montréal (1987) qui, avec tous les amendements qui ont suivi, constitue aujourd'hui l'un des rares succès dans la lutte pour la protection de l'environnement. Il suffit pour cela de le comparer avec l'opposition encore vive au Protocole de Kyoto ! Celui de Montréal fournit un brillant exemple de ce que la communauté internationale et la politique peuvent faire si elles en ont la volonté. Cet accord présupposait, comme condition essentielle, une réorientation technologique, en vue, notamment, de trouver des gaz de substitution, non nocifs pour la couche d'ozone. Malheureusement, on a commis dès le départ une erreur importante, dans la mesure où ces gaz de substitution se sont vite avérés être des GES. Même si les efforts allaient un peu dans tous les sens, manquaient de coordination, il faut reconnaître que tous tendaient à appliquer le Protocole.

En matière de changements climatiques, nos succès ont été beaucoup plus limités. En premier lieu, parce qu'il y a un niveau d'incertitude, qui se traduit par une diversité d'opinions, sur les causes de ces changements. Ensuite, certains pays, plus confiants dans la technologie, s'attendent à des effets plus positifs que négatifs, au moins pour les toutes prochaines décennies. D'autres estiment que la lutte contre les GES est au-dessus de leurs moyens financiers. Enfin, un certain nombre de lobbies très puissants tirent d'immenses profits du mode de vie actuel. D'un point de vue mondial, ce sont les pays en développement qui sont les plus vulnérables aux changements climatiques. Mais ce sont aussi, hélas, ceux qui ont le moins de moyens d'y faire face.

Si l'on envisage le problème au niveau individuel, on peut se demander jusqu'à quel point on est prêt à se passer de vacances, de vols longs courriers, de l'utilisation quotidienne de sa voiture. Jusqu'à quel point on est prêt à changer nos dispositifs de chauffage domestique ou à isoler nos maisons, à éteindre la lumière et le courant quand ils ne sont plus nécessaires. Voilà le genre de questions concrètes qu'il faut se poser. Les gouvernements devraient trouver des méthodes pour encourager les citoyens à vivre d'une manière plus respectueuse de l'environnement, et ne pas se contenter d'augmenter les impôts.

Prenez les transports publics aux Etats-Unis. Si l'on met à part New York, Washington et quelques autres grandes villes, ils sont d'une très basse qualité. De sorte que vous êtes obligé d'utiliser votre voiture. En Europe, ce n'est guère mieux. Tout le monde reconnaît que la circulation automobile est l'une des principales sources de pollution, mais quelles mesures prenons-nous pour la réduire ? Qu'avons-nous fait, par exemple, en matière de ferroutage ? Apparemment pas grand chose, puisque le nombre de camions et de poids lourds augmente d'année en année. Je suis persuadée que les gens utiliseraient davantage les transports publics s'ils étaient mieux adaptés à leurs besoins, plus conviviaux et, bien entendu, mois chers.

 

PI. L'Amérique du Nord a, semble-t-il, particulièrement souffert des conséquences du changement climatique. On ne peut pas dire, pourtant, qu'elle prenne ce problème à bras le corps...

TC. Les Etats-Unis ont connu une série de catastrophes climatiques, telles des canicules, des inondations, des tornades ayant dévasté des régions entières et fait de nombreuses victimes. Ils ne peuvent donc ignorer la situation climatique.

Je suis convaincue que la principale explication de la mollesse de leur réaction est de nature économique. Pour les multinationales et les grands intérêts financiers, les gens comptent infiniment moins que la recherche du profit. Ils ne deviennent importants qu'en temps d'élection, quand il s'agit de renouveler les mandats de politiciens liges. C'est, entre autre, le cas sur la question des combustibles fossiles et le comportement des consommateurs, deux secteurs où ce sont les transnationales qui ont la main. Les changements ne peuvent venir que des consommateurs, qui peuvent refuser d'acheter les produits de certaines compagnies. Sur le plan international, certaines d'entre elles se sont mises à produire des biens qui tiennent compte de leur sensibilité écologique. Peut-être que, tôt ou tard, le changement climatique constituera un des thèmes des campagnes électorales. Si les choses avancent si lentement, dans ce domaine, c'est que cela requiert un changement de mentalité chez les citoyens, et donc, également, chez les politiciens, les multinationales et les consommateurs.

 

PI. Il nous faut donc faire deux choses : sensibiliser les gens à ce problème et pousser les gouvernements à agir, et augmenter l'aide des pays riches en faveur des nations en développement.

TC. Oui. Je ne peux pas dire que cette aide n'existe pas, mais elle est trop limitée, et souvent pas assez efficace. Les programmes d'aide internationale ne manquent pas, mais pour quels résultats ? Prenez la Chine : elle a plus d'un milliard d'habitants, et voyez à quelle vitesse elle se développe.

L'Union européenne (UE) s'est fixée des buts très ambitieux pour limiter les émissions de GES. J'ai mentionné la Chine en raison de sa population, de l'extrême rapidité de son taux de développement et de l'augmentation de ses émissions de GES. Le rêve des Chinois, c'est de parvenir à adopter le mode de vie américain ; idem pour les Indiens, bien que leur croissance soit moins forte. Ce sera aussi bientôt le cas des Africains. Une immense partie de la population mondiale veut atteindre notre niveau de vie.

Ce qui signifie une gigantesque augmentation de la production automobile et d'appareils électriques domestiques, des besoins en énergie et, par voie de conséquence, des émissions de GES. Le Protocole de Kyoto et sa mise en śuvre est plus que jamais nécessaire, même si certains amendements en réduisent certaines de ses applications. Il ne fait que limiter les dégâts. Le changement climatique se produira, ne serait-ce que du fait des GES déjà présents dans l'atmosphère.

Ce changement climatique est un facteur à la fois grave et négligé de ce que l'on appelle les « migrations environnementales ». Comment ignorer ces déplacements massifs de gens qui fuient des conditions climatiques empirant d'année en année ? Cette situation est déjà plus que préoccupante et le deviendra de plus en plus si nous ne faisons rien. Les déserts s'étendent. L'augmentation et l'intensification des inondations rendront bientôt certaines régions du monde inhabitables : les grands deltas, par exemple, situés au niveau de la mer et surpeuplés. Ces anomalies peuvent aussi déstabiliser des économies nationales, et donc augmenter les risques d'instabilité politique. D'un côté, il y a des migrants environnementaux, et de l'autre, des migrants politiques. Les raisons de ces deux types de mouvement de populations sont souvent intimement reliées. En Amérique centrale, par exemple, on a pu voir comment des catastrophes naturelles peuvent déstabiliser un pays, économiquement et politiquement. Même chose en Afrique : les conflits qui enflamment le Soudan et le Darfour seraient moins nombreux, ou moins intenses, si l'aide arrivait véritablement aux populations. Il faut bien se mettre dans la tête que le nombre de conflits va augmenter. Ne serait-ce que pour une simple pénurie d'eau potable...


COURRIER DES LECTEURS

Maintenant ou jamais

Cher Monsieur,

Le dimanche 21 avril 2007, notre groupe avait un stand dans une exposition, à Pasadena, en Californie (Etats-Unis). Au moment de la fermeture, un jeune Noir américain d'une trentaine d'années vint regarder notre tableau d'affichage sur les miracles. Il était vêtu de manière soignée d'un sweater et d'un pantalon bruns. Il avait un visage fin, des yeux brillants et des cheveux noirs ondulés – il était plutôt beau. Lorsque nous lui demandâmes son nom, il répondit : « Christopher. » Je répétai : « Christopher. » « C'est comme cela qu'on m'appelle », dit-il avec un accent indiscernable. Je vais vous faire partager une partie de notre conversation avec Christopher au mieux que je puisse m'en souvenir.

Je lui demandai s'il souhaitait que je lui explique la raison des miracles. « La raison ? dit-il en riant. OK dites-moi la raison. » Il débordait de joie. Je lui dis que tous les deux mille ans Dieu envoie un grand instructeur. Il m'interrompit pour me demander si je le croyais. Je répondis : « C'est vrai » « Je veux vous entendre dire que vous y croyez ! » répliqua-t-il. Je répondis : « J'y crois. » Il sourit. Je dis : « Le moment est venu pour le nouvel instructeur. » « Qui est-ce ? », demanda-t-il. Je répondis  : « C'est l'Instructeur mondial. Son nom personnel est Maitreya, ce qui signifie le Bienheureux – celui qui apporte la joie dans le monde. » Il dit : « Comment savez-vous que c'est lui ? » Après une pause pour réfléchir à toutes les manières dont je sais que Maitreya est l'Instructeur mondial, je répondis : « Je le sais parce que je le sais. » Je pense qu'il a souri. Puis il a dit quelque chose comme ceci : « Lorsque mes élèves me disent qu'ils savent quelque chose, je leur réponds : « Le savez-vous comme lorsque vous savez que votre pied frappe le sol ? » Il frappa du pied sur le sol. « Sinon, ils ne le savent pas réellement. »

Il parlait très vite, d'une manière saccadée, avec beaucoup d'énergie et d'enthousiasme. Il souriait souvent, même lorsqu'il parlait des problèmes du monde. Je lui demandai ce qui à son avis allait arriver. Il refusa de parler de l'avenir mais dit  : « Je vais vous dire ce qui se passe maintenant. » Il parla de la manière dont les choses et les gens sont déjà morts ou en train de mourir. Il déclara : « Les océans sont en train de mourir. On arrive à la fin. » Je dis que j'étais d'accord mais que nous pouvions y mettre un terme. Il parlait comme s'il était trop tard pour trouver une solution aux problèmes. Je répondis : « Vous et moi pouvons le faire ». Il déclara : « Mes élèves me demandent de régler les problèmes et je leur réponds que je ne peux pas. C'est à eux de le faire. Je suis seulement là pour observer. » Puis il fit une pause, me regarda et dit : « Je suis l'observateur. » Il continua à déclarer de manière catégorique que le monde n'a plus le temps, en désignant à plusieurs reprises une montre imaginaire sur son poignet gauche, comme pour souligner qu'il ne restait plus de temps – que c'était maintenant ou jamais. C'était visiblement la principale chose qu'il voulait dire.

La référence de Christophe à ses élèves est intéressante car notre groupe de méditation de transmission du sud de la Californie a fait il y a quelque temps une campagne de publicité concernant Maitreya, l'Instructeur mondial, utilisant la phrase : « Comment enseigner à six milliards de personnes ? »

Cher Gilmore, un membre de notre groupe, s'est joint à la conversation et a déclaré : « Maitreya a dit que l'humanité sera au bord du précipice avant que nous nous sauvions nous-mêmes. » L'homme a dit qu'il était d'accord et a insisté à nouveau sur le fait qu'il reste TRES PEU DE TEMPS.

Il déclara ensuite sans équivoque : « Le 11 Septembre était une occasion de changer le monde ! » « Je leur avais dit – je les avais appelés avant que cela n'arrive et je leur avais dit ce qui allait arriver. Je les avais avertis DE NE RIEN FAIRE en réponse. RIEN. Je leur ai dit si vous répondez avec des bombes et une action militaire, il y aura des guerres partout. Mais ils ne m'ont pas écouté. Naturellement le 11 Septembre fut une horrible tragédie avec ses trois mille morts – la loi karmique fut appliquée – cependant c'était une chance de changer l'ensemble du monde, de rendre tout différent. Mais cela ne s'est pas produit. » Je lui dis que j'étais optimiste. Il répondit : « C'est magnifique ! Nous avons besoin de personnes optimistes. » Puis il me dit de manger « beaucoup de fruits chaque matin ». Se tournant vers Cher, il déclara en parlant de moi : « Je veux que ce type vive quelques années de plus. C'est un « être qui existe réellement. » La plupart des gens sont morts ou en train de mourir, mais lui « existe ». Cher fut d'accord et je déclarai : « Cher est aussi « un être qui existe réellement » . Il répondit : « Il en faut un pour en reconnaître un autre. » Il me dit également que je buvais trop d'eau distillée. Je répondis que c'était vrai, mais seulement une partie du temps. Il mentionna une histoire au sujet de Jésus disant à un homme de jeûner pendant seulement sept jours et que le dixième jour il serait guéri – et il le fut.

Christopher parlait si vite et avec une telle urgence qu'il est difficile de se souvenir de tout. Il mentionna la plupart des ouvrages sacrés des différentes religions – les désignant tous par leur nom aussi vite qu'il pouvait, l'un après l'autre – et il ajouta : « Peu importe la religion d'une personne. Il n'y a aucune différence. » Et
il répéta que tout cela est terminé – que tout est mort, si les gens n'agissent MAINTENANT.

Alors que Cher et moi étions en train de parler avec Christopher, un autre membre du groupe, Rekail Martin, parlait avec un autre Noir américain qui semblait en quelque sorte à l'opposé de notre homme. Il n'était pas particulièrement soigné – il avait l'air d'un sans-logis – il avait une moustache tombante et une attitude et un air accablés. Il racontait à Rekail qu'il avait assisté à une conférence de Benjamin Creme en 1991 et qu'il avait vu un être recouvrir le visage de Benjamin Creme pendant l'adombrement. Il dit également que les paroles de Benjamin Creme avaient été très importantes pour lui. Mais la plupart du temps il parlait de l'aspect sombre des choses (il faisait jour à l'extérieur) disant : « Il fait noir dehors. Il fait si noir. C'est très difficile. » Il semblait déprimé et il disait qu'il ne savait quoi faire.

Vers la fin de ces deux conversations, j'eus le sentiment qu'elles étaient dirigées en équipe par Maitreya et le Maître Jésus, essayant de mettre l'accent sur l'état extrêmement critique infligé à la Terre par l'humanité et la nécessité d'une action immédiate de grande envergure.

Est-ce exact ? Qui étaient ces deux hommes ? Etaient-ils des Maîtres ?

D. L., Los Angeles, Californie, Etats-Unis

[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le premier homme était Maitreya et le second le Maître Jésus.]


QUESTIONS-REPONSES

Q. A l'occasion des élections présidentielles, des machines à voter ont été introduites pour la première fois en France, sur l'initiative de M. Sarkozy, alors ministre. [1] Y a-t-il eu de la fraude dans ces élections ? [2] La Hiérarchie prévoit-elle de l'agitation sociale en France ?

R. [1] Oui, mais dans un faible pourcentage, en comparaison de certaines élections récentes dans d'autres pays. [2] Non, pas particulièrement.

Q. Je suis conscient de l'importance des priorités de Maitreya, mais comment les appliquer, même dans une nouvelle affaire ?

R. Pensez à l'essence de ces priorités. L'essence des priorités de Maitreya est le principe du partage.

Vous montez une affaire en tant que patron, vous employez vingt personnes, vous les payez le moins cher possible, vous les faites travailler le plus longtemps possible pour un salaire minimum. C'est la chose courante aujourd'hui. C'est ce que l'on appelle l'effet des forces de marché. Cela détruit la vie. Les forces de marché transforment les gens en automates, en pions déplacés ici ou là par les gens qui ont le pouvoir. Cela se produit dans le monde entier. Les gens le voient, mais cela arrive si vite et de manière si subtile qu'ils ne comprennent pas vraiment : pourquoi est-ce que je gagne moins de l'heure, et travaille plus longtemps que je ne le faisais il y a dix ans ? Pourquoi mon niveau de vie diminue-t-il, alors que celui du pays dans son ensemble est supposé augmenter ?

Donc quoi faire ? Vous pouvez, par exemple, démarrer votre nouvelle entreprise comme une coopérative. Vous employez disons vingt personnes, vous êtes donc vingt et une personnes à vous partager l'argent gagné. Personne n'est payé plus que les autres. Tout le monde travaille aussi dur. Vous essayez de réduire les heures de travail de tous au minimum et vous essayez de payer chacun au maximum pour ce qu'il fait. C'est la formule du nouvel âge. Lorsque vous commencerez à travailler de cette manière, vous comprendrez ce que signifie la synthèse : de cette manière vous créerez des groupes. L'énergie du Verseau fonctionne seulement de manière synthétique – à travers des groupes. Elle n'a pas d'application individuelle.

Vous devez modifier toute votre idée de faire de l'argent et de devenir riche. Si vous procédez à la manière du Verseau, vous n'allez pas devenir immensément riche, ou vous le deviendrez tous . Maitreya dit que l'économie d'un pays est comme une charrette, elle a besoin de deux roues. Vous avez besoin de deux roues – le capitalisme et le socialisme. Vous avez besoin d'une combinaison des deux. Du point de vue des Maîtres la meilleure combinaison est 70 % de socialisme et 30 % de capitalisme. C'est le meilleur moyen pour parvenir à un maximum de bien être pour toute la population d'un pays.

 

Q. Le ministère américain de l'énergie vient d'annoncer un contrat pour le développement de la première nouvelle bombe à hydrogène d'ici deux décennies. Des équipes de scientifiques en Californie et au Nouveau Mexique travaillent depuis 2006 au développement de cette nouvelle bombe, en utilisant les ordinateurs les plus puissants au monde. L'arme est connue comme « l'ogive de remplacement fiable » et est destinée à remplacer les ogives plus anciennes actuellement utilisées sur les missiles à bord des sous-marins Trident. [1] De telles armes sont-elles nécessaires ? [2] Ces projets sont-ils ceux de personnes raisonnables et intelligentes ?

R. [1] Non. [2] Non.

 

Q. De nouvelles bases américaines en République tchèque et en Pologne et les projets de système missile de défense, font partie d'un nouveau programme de « guerre des étoiles ». Ils ne protégeront pas ces pays et n'assureront pas leur sécurité. Près des deux tiers des Tchèques interrogés dans un sondage étaient contre les nouvelles bases. Certaines personnes considèrent ce renouveau d'intérêt pour l'énergie et les armes nucléaires comme le début d'une nouvelle guerre froide, ou une nouvelle période de danger accru. Qu'en pensez-vous ?

R. Si ceci se poursuit, cela pourrait réellement créer une nouvelle période de tension accrue notamment en Pologne et en République tchèque et naturellement dans le reste de l'Europe.

 

Q. Il existe beaucoup de pollution autour de nous. Le fait d'utiliser des médicaments homéopathiques comme les tablettes « Air Pollution » est-il utile à condition de ne pas en prendre trop ? Est-il possible de finir par provoquer les symptômes si l'on fait une surconsommation du remède ?

R. Je recommanderais certainement les remèdes homéopathiques contre les effets de la pollution. Une règle de base en homéopathie est que si on prend un médicament de manière trop prolongée, il peut produire les symptômes qu'il essaie de guérir. Il est donc nécessaire d'agir avec à propos et bon sens.

 

Q. Dans un parc appelé Hendy Woods, près de Philo, en Californie (Etats-Unis), il y a eu pendant trois ans d'immenses croix de lumière brillant sur les fenêtres des toilettes d'un terrain de camping public. Etait-ce d'authentiques croix de lumière ?

R. Oui, elles étaient manifestées par Maitreya.

 
 


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