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Extraits de la revue
Partage international

Avril 2009 - N° 248



Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire

  • La restauration du monde par le Maître --, un des membres aînés de la Hiérarchie des Maîtres de Sagesse, dont le nom est bien connu des cercles ésotériques. Pour diverses raisons, son identité n'est pas révélée. Benjamin Creme se trouve en contact télépathique permanent avec ce Maître qui lui dicte ses articles.
  • POINT DE VUE
    • A problèmes colossaux, solutions colossales par Mário Soares
  • TENDANCES
    • Les villes se tournent vers l'énergie solaire L'administration américaine et les droits de l'homme
    • Le Sénégal renonce à l'excision
    • Regroupement international en faveur des énergies renouvelables
    • Le prince Charles fixe la priorité à l'écologie
  • Tibet : un passé source d'espérance par Thubten Samphel
  • FAITS ET PREVISIONS
    • La crise financière dévaste les pays émergents
    • Etats-Unis : extension des cités de toile
    • Climat : un espoir pour la planète
  • LA VOIX DU PEUPLE
    • L'enfer sur terre au Tibet
    • Irlande : manifestations pacifistes spontanées
    • Libéria : le pouvoir du peuple dans la guerre civile
  • SIGNES DES TEMPS
    • Irak : une apparition miraculeuse
    • L'étoile qui annonce l'émergence de Maitreya
    • Les médias en parlent
    • Réponse grandissante concernant l'Etoile sur YouTube
    • Courriers de lecteurs adressés à notre rédaction
    • Des cercles dans la neige
  • Au-delà du renflouement : programme pour une nouvelle économie par David Korten
  • LA VOIX DE LA RAISON
    • Les formes futures de financement
    • La crise économique : ses causes en bref
    • Un uf contre le mur
    • Une voix israélienne
  • L'économie mondiale, premier souci de sécurité des Etats-Unis
  • QUESTIONS-REPONSES par Benjamin Creme

    La restauration du monde

    par le Maître , par l'entremise de Benjamin Creme, le 19 mars 2009

    De tous les points de vue ou presque, la situation à laquelle les hommes sont confrontés devient chaque jour plus pénible.

    Le chaos économique qui résulte de longues années de cupidité effrénée et de compétition féroce réduit à néant les efforts et les aspirations légitimes d'innombrables êtres humains à travers le monde. Dans l'ensemble les hommes d'argent poursuivent allègrement leur chemin, financièrement indemnes, tandis que les hommes et femmes de tous les pays doivent faire face au chômage, à la pauvreté et à la peur du lendemain. En matière de changement climatique, des analyses affinées montrent à quel point cette planète est proche d'une catastrophe irréversible, tandis que sur les fronts politiques retentissent de nombreux signaux d'alarme, ce qui renforce encore le stress existant.

    Jusqu'à quel point l'humanité pourra-t-elle supporter cette tension sans cesse accrue ? Combien de temps encore les hommes accepteront-ils leur sort sans regimber ? Le désespoir engendre les actes désespérés, et déjà en pensée sinon encore en actes, beaucoup envisagent la révolution.

    Un débat public

    Depuis les coulisses, Maitreya observe tout cela attentivement, apportant de l'aide partout où la Loi le permet. Patiemment, il attend de voir monter la vague d'intérêt suscitée par le signe de son émergence, la « source de lumière d'un puissant éclat ressemblant à une étoile » que beaucoup contemplent maintenant, avec émerveillement et même avec amour.

    Il est souhaitable que s'amorce un débat public autour du sens et de l'importance de l'Etoile, qui apparaîtra ainsi comme un signe annonciateur de l'émergence de Maitreya, l'Instructeur mondial. Plus large sera la discussion et le public qu'elle touche, plus l'entrée en scène de Maitreya en sera facilitée. Bientôt le doute ne sera plus permis. Très bientôt Vénus disparaîtra au regard des hommes, libérant l'espace céleste pour l'Etoile. Dès lors nul ne pourra plus douter que l'Etoile est là pour que tous la voient.

    Si une discussion suffisamment soutenue peut avoir lieu à ce sujet dans les médias et sur Internet, les hommes ne tarderont pas à voir et entendre Maitreya. Ce n'est pas sous ce nom qu'il leur sera présenté, car ils doivent pouvoir juger de ses idées sans être influencés par son statut.

    Une compréhension nouvelle

    Comme la crise économique s'aggrave, une réaction remarquable se fait jour dans de nombreux pays : à côté de la peur, de la révolte et du désespoir grandissant, émerge une compréhension nouvelle des causes de l'effondrement  la cupidité et l'esprit de compétition qui sont au cur de nos systèmes et apparaît la nécessité du partage. Nombreux sont ceux qui s'éveillent d'eux-mêmes à cette vérité fondamentale, et voient dans le partage la réponse à l'injustice et à la guerre. Ainsi, beaucoup sont prêts pour l'appel de Maitreya. Cette prise de conscience ira croissant à mesure que la crise déchirera toujours plus en profondeur la trame des formes et structures à bout de souffle, qui ne fonctionnent plus et dont la survie ne pourra être assurée bien plus longtemps.

    Quand Maitreya prendra la parole il montrera qu'il en est ainsi, que le monde est prêt pour l'adoption de formes nouvelles et meilleures, fondées sur les véritables besoins des peuples de toute la Terre. C 'est à lui qu'il incombe d'orienter et d'intensifier cette prise de conscience de l'unité indivisible du genre humain, de la dépendance mutuelle des hommes et de leur divinité qui s'éveille. Ainsi Maitreya et l'humanité uvreront-ils de concert à la restauration de ce monde.


    Visages de la liberté

    interview de Nina Smith par Jason Francis

     

    RugMark Foundation est une organisation à but non lucratif créée en 1994 par un panel d'ONG, d'acteurs de la vie économique, d'agences gouvernementales et internationales (Unicef) pour obtenir l'abolition du travail des enfants dans l'industrie du tapis artisanal. La directrice de la branche étasunienne de RugMark, Nina Smith, a reçu notre collaborateur.

     

    Partage international : Quelle est l'importance du travail des enfants dans le monde ?

    Nina Smith : Beaucoup seraient sans doute étonnés d'apprendre que cette question du travail des enfants est encore, en ce XXI e siècle, un problème majeur dans certaines parties du monde. Il y a, sur la planète, environ 218 millions d'enfants qui sont victimes de trafics divers, d'exploitation sexuelle à but commercial, de travail non payé, de travail domestique, ou qui ont été recrutés de force par des troupes mercenaires, des armées ou des trafiquants de drogues. Nombre des pires formes d'exploitation sont concentrées dans des pays comme l'Inde, le Népal et le Pakistan, où nous sommes présents.

     

    PI. Peut-on parler d'un servage, voire d'un esclavage des temps modernes ?

    NS. Sans aucun doute. Des parents, acculés dans une situation de misère sans espoir, vendent le travail de leur enfant en échange d'un prêt. Naturellement, ils ne lui demandent pas son avis. Au Pakistan, par exemple, de jeunes enfants dont les parents reçoivent une avance sur leur travail sur machine à tisser, finissent victimes d'un véritable système d'esclavage organisé. Payés moitié moins cher que les travailleurs plus âgés, ils ne peuvent quitter l'entreprise avant d'avoir totalement remboursé le prêt accordé à leurs parents. Un quart de ces enfants sont des filles de moins de 15 ans. Inutile de dire qu'elles sont des proies sexuelles faciles pour leurs collègues plus âgés.

    Selon l'Unicef, 14 % des jeunes Indiens (entre 5 et 14 ans) sont ainsi « employés » dans l'industrie du tapis. Cette industrie, l'une des plus grosses exportatrices de l'Asie du sud-est, recrute principalement dans les couches les plus pauvres de la population. Si le travail des enfants y constitue la norme, ça veut dire qu'on a peu de chance de briser ce cycle extrême de pauvreté sans des initiatives comme la campagne qu'a lancée RugMark.

     

    PI. Pour reprendre les termes de RugMark, tout tapis fait avec du travail d'enfants est laid, quel que soit son apparence. Combien d'enfants travaillent dans l'industrie textile, dans le monde ?

    NS. Ils sont près de 300 000, âgés de 4 à 14 ans, à travailler dans des conditions intolérables pour fabriquer les tapis qui orneront les foyers nord-américains et européens. Une partie d'entre eux ont été kidnappés et vendus à des patrons.

     

    PI. Quelles sont les répercussions, physiques, affectives et mentales, sur les enfants ?

    NS. Les conséquences du travail forcé sur les enfants sont incalculables. La malnutrition, par exemple, des troubles de la vue, des contusions, voire des blessures causées par des outils acérés. Sans parler des déformations de la colonne vertébrale causées par le fait qu'ils passent une grande partie de leurs journées assis dans des positions pénibles. Parfois aussi, des maladies respiratoires dues à l'inhalation massive de fibres de laine. A quoi il faut ajouter ce que j'ai mentionné plus haut, l'exploitation sexuelle précoce.

     

    PI. Le tableau est assez sombre... Que faites-vous, concrètement ?

    NS. Nous nous sommes fixés pour objectif de mettre un terme au travail des enfants dans l'industrie du tapis et de permettre au plus grand nombre d'enfants de l'Inde et du Népal d'être scolarisés. Nous surveillons les usines, éduquons les jeunes tisserands et surtout, nous avons créé un label, la marque RugMark, qui garantit aux acheteurs que leur tapis est exempt de tout travail d'enfants.

     

    PI. Quel est votre bilan ?

    NS. Plus que positif ! Depuis 1995, nous avons libéré plus de 1 300 enfants des machines à tisser et empêché des milliers d'autres d'entrer dans ce cycle vicieux du travail forcé. Grâce à la vente de tapis portant notre label et à des dons, nous avons pu mettre en place des programmes éducatifs. Ainsi, au Népal, le nombre d'enfants utilisés dans les fabriques de tapis est passé de 11 % en 1996 à 3 % aujourd'hui. Et le nombre d'usines que nous avons inspectées a augmenté de 65 %.

    Une fois les enfants libérés des machines et pris en charge (alimentation, soins...), ils s'avèrent extrêmement performants dans les disciplines académiques et sportives. Au Népal, par exemple, où nous sommes présents, onze enfants travailleurs sont inscrits à l'une des meilleures écoles privées du pays, Little Angels.

     

    PI. Quelle garantie avez-vous sur la fiabilité des entreprises qui acceptent votre label ?

    NS. Nous sommes liés par un contrat juridique. En signant ce contrat, l'entrepreneur s'engage à fournir des tapis sans travail d'enfant, à enregistrer toutes ses machines auprès de la fondation RugMark, à autoriser des inspections à l'improviste de ses installations ; enfin, à payer des frais de licence auprès de notre association.

    Pour nous assurer du respect des termes du contrat, des inspecteurs formés et travaillant sous le contrôle de RugMark passent régulièrement dans les entreprises membres de notre réseau. Pour nous protéger des contrefaçons, en Amérique du Nord, seuls les importateurs qui ont souscrits à ces quatre conditions peuvent vendre des tapis RugMark.

     

    PI. En quoi consiste votre campagne « Le plus beau tapis ? »

    NS. Nous l'avons lancée en 2006. L'idée, c'était de sensibiliser davantage les consommateurs à cette question et, incidemment, à les pousser à acheter des tapis garantis sans travail d'enfants, comme ceux qui portent notre label. Pour parler chiffres, nous voulions faire passer notre part de marché de 1 à 4 % en 3 ans [à partir de 2006] et à 15 % d'ici 2012. Ce chiffre de 15 % est essentiel, car c'est une fois atteint qu'on saura que le travail des enfants aura complètement disparu de l'industrie artisanale asiatique du tapis. Ce qui est particulièrement encourageant, c'est qu'une augmentation de 1 % de notre part de marché correspond à la libération de leur servage de 750 enfants, et cela veut aussi dire que plus d'un millier d'autres y ont échappé.

     

    PI. Qu'est-ce que Visages de la liberté (Faces of Freedom) ?

    NS. Visages de la liberté est une exposition itinérante de photos qui permet d'entrer au cur même de notre travail. Les visiteurs peuvent voir de façon tout à fait réaliste ce qui se passe derrière les machines à tisser et dans les fabriques de tapis d'Asie du Sud. Cette exposition, qui circule actuellement aux Etats-Unis jusqu'à décembre 2009, informe sur la dure réalité du travail des enfants dans les ateliers et présente les résultats que nous avons obtenus. On peut en voir une partie sur notre site www.facesoffreedom.rugmark .org.

     

    PI. Les lois ou les conventions internationales qui interdisent le travail des enfants sont-elles efficaces ?

    NS. C'est dans la première partie du XXI e siècle qu'il faut en finir définitivement avec cette question du travail des enfants. Les organisations abolitionnistes ont pris de l'importance et gagné suffisamment de soutien international pour pouvoir faire état de quelques victoires importantes. Par exemple, le nombre d'enfants tisserands d'Asie du Sud est passé d'un million en 1995 à 300 000 aujourd'hui. La législation internationale s'est elle-même étoffée. La Convention 182 de l'Organisation internationale du travail sur Les pires formes du travail des enfants , passée en 1999, et la loi Commerce et Développement, votée par le Congrès américain en 2000, interdisant la vente de tout produit fait dans le cadre d'un travail forcé, inclut explicitement ceux issus du travail d'enfants.

    [www.rugmark.net]


    FAITS ET PREVISIONS

     

    La crise financière dévaste les pays émergents

    « Nous sommes à l'aube d'une période de transformations majeures pour le monde : sous peu, toutes les structures amorceront un processus de changement, à commencer par les marchés financiers, qui disparaîtront sous leur forme actuelle. Ainsi les gouvernements ne seront plus soumis aux pressions dues à la spéculation sur les devises, et un système plus équitable d'échanges internationaux pourra se développer. Des mesures à court terme devront être adoptées pour prendre en compte la situation critique des nations les plus pauvres et leur urgent besoin d'aide. Les problèmes liés à la faim et à la maladie, en particulier, devront être abordés sans délai. » [Le Maître de B. Creme, Partage international, juillet 1995]

    Selon le Financial Times (Royaume-Uni), lors d'une rencontre avec M. Ban Ki-moon, secrétaire général de l'Organisation des Nations unies, en mars 2009, plusieurs de ses hauts conseillers l'ont averti que la crise financière mondiale avait un impact catastrophique sur le monde en voie de développement et pouvait aboutir à « une dissolution sociale, humanitaire, politique et de la sûreté, qui pourrait faire échapper à tout contrôle les régions les plus vulnérables ». Ils ont ajouté que si les pays développés augmentaient l'aide internationale aux pays émergents, ils aideraient du même coup leurs propres économies chancelantes.

    Lors d'une conférence sur le développement international qui s'est tenue à Londres, Douglas Alexander, secrétaire d'Etat au développement international a déclaré : « S'il est vrai que les pays en voie de développement sont moins affectés par les retombées immédiates de la contraction du crédit, ils le seront bien davantage par la seconde vague de ce qui a été appelé le tsunami financier du siècle. » M. Alexander a cité un récent rapport prévoyant que 90 millions de personnes tomberaient sous le seuil de pauvreté d'ici fin 2010. Le Royaume-Uni devrait, selon lui, demander au G20, le groupe des 20 pays ayant les économies les plus vastes, de créer un fonds de « réponse rapide » destiné aux peuples les plus vulnérables du monde, en mettant l'accent sur les femmes, les enfants, les personnes âgées et les handicapés.

    Jeffrey Sachs, conseiller économique spécial auprès du secrétaire général de l'Onu, qui assistait également à cette rencontre, a déclaré : « Il est étrange que nous disposions de trillions de dollars pour renflouer les banques et racheter les hypothèques, mais qu'il n'y ait rien pour les pauvres. » M. Sachs a exprimé l'espoir que l'augmentation de l'aide mondiale soit décidée au sommet du G20.

    Avec l'aggravation de la crise financière, l'aide internationale a été dramatiquement réduite lorsque la crise financière a empiré. L'Union européenne s'était engagée, lors du sommet du G8 de 2005, à consacrer 0,56 % de son produit intérieur brut à cette aide : « Nous estimons que la participation de l'Union européenne a diminué de 4,6 milliards de dollars par rapport à l'année dernière, en raison des restrictions économiques survenues, a déclaré M. Kevin Watkins. Les conséquences de ces diminutions de l'aide internationale sont désastreuses. Avec le ralentissement de la croissance en 2009, nous estimons que le revenu moyen des 391 millions d'Africains vivant avec moins de 1,25 dollar par jour va encore être frappé d'une diminution de 20 % . Si vous convertissez les effets de cette décroissance économique en termes de coûts humains, le tableau semble encore plus sombre. Les meilleures estimations montrent une augmentation de la mortalité infantile d'environ 200 000 à 400 000 [par an]. »

    Selon M. Robert Zoellick, président de la Banque mondiale : « Nous devons réagir en temps réel à une crise qui touche les habitants des pays en voie de développement. Cette crise mondiale demande une solution mondiale et il est important de la trouver d'urgence pour empêcher une catastrophe économique dans les pays émergents. Il faut des investissements dans des réseaux de sécurité sociale, d'infrastructure, et que les petites et moyennes entreprises créent des emplois pour éviter l'agitation sociale. »

    [Source : The Financial Times , G.-B.]

     

    Etats-Unis : l'extension des cités de toile

    « De nouvelles méthodes de distribution des ressources, fondées sur le partage et la réponse aux besoins existants, supplanteront le système chaotique qui divise si profondément le monde à l'heure actuelle. L'obéissance aveugle aux forces du marché, dont le règne absurde cause aujourd'hui tant de souffrances, cédera la place à une politique plus éclairée et plus juste, qui prendra en compte les besoins de tous. » [Le Maître de B. Creme, PI, juillet 1995]

    Du fait de l'augmentation du chômage, de nombreux Américains perdent leur logement suite à des procédures d'expulsion. Selon les associations légales et les bureaux municipaux d'aide aux sans-abri, les Etats-Unis connaissent le plus grand taux d'augmentation des cités de toiles de tente, depuis des décennies. Ce phénomène touche Reno (Nevada), Seattle (Washington) et Nashville (Tennessee). Il se développe aussi en Californie, à Sacramento, Fresno, Santa Barbara et dans les faubourgs de Los Angeles, ainsi qu'à Portland (Oregon) et Colombus (Ohio). Un grand nombre de ces cités de toile compte des centaines d'habitants, et presque toutes sont en expansion.

    Selon Joan Burke, juriste de l'association d'aide aux sans-abri de Sacramento : « Les personnes dont nous nous occupons sont principalement des pauvres actifs. Mais à l'heure actuelle, l'économie est dans un tel état de turbulence qu'une nouvelle couche de travailleurs de la classe moyenne est touchée, à savoir agriculteurs, travailleurs du bâtiment et de la restauration, commerçants de détail, etc. Des gens qui gagnaient bien leur vie, mais n'ont pas assez mis de côté, se trouvent à deux doigts de devenir des sans-logis. »

    Selon un article de associated content.com : « Les cités de toile ne sont pas un phénomène nouveau. Cela fait des décennies qu'on a recours à ce genre de logements temporaires. Le problème, c'est qu'au lieu d'être temporaires, ils se développent, que le nombre de leurs occupants devient alarmant et constitue un indice de la récession actuelle. »

    [Source : The Times , G.-B.]


    La constitution humaine

    par Benjamin Creme

     

    [Propos recueillis lors d'une conférence à Amsterdam, le 21 septembre 2005.]

    Nous passons d'une catastrophe à une autre parce que nous ne savons pas comment vivre. Nous ne savons pas comment vivre en paix. Nous ne savons pas pourquoi nous sommes ici-bas. Nous ne connaissons ni le sens, ni le but de la vie sur Terre. Nous ne savons même pas qui nous sommes. Nous ne savons pratiquement rien des réalités de la vie. Nous savons envoyer une fusée sur Mars ou sur la Lune , mais nous ne connaissons pas le but de la vie. Donc, sans aide, nous sommes condamnés à la destruction.

    L'humanité est si peu informée, si désinvolte quant à la nature de la vie, qu'elle ne cherche même pas à se renseigner sur les faits de la vie, les faits de la nature de la vie ne serait-ce que sur la planète Terre. Des connaissances sont pourtant disponibles depuis 1875, on les trouve dans les livres et les librairies. Ce sont des connaissances sur la nature spirituelle de l'humanité.

    L'homme est un être triple, et nous ne tenons pour réel que l'aspect le plus bas de cette triplicité. Nous regardons dans le miroir et croyons que ce que nous voyons est notre personne. Nous pensons que c'est nous, alors qu'il ne s'agit que du reflet de l'aspect le plus bas de nous-mêmes, de l'aspect le moins important. Il est important si vous vivez sur la planète Terre. Si vous êtes mort sur la planète Terre, alors vous ne disposez plus de l'un des éléments qui se reflètent dans le miroir. Mais sans ce corps, en existez-vous moins pour autant ?

    Non. Ce qui s'incarne et apparaît sous la forme d'un reflet dans le miroir est un grand Etre spirituel divin que l'on connaît sous beaucoup de noms mais que la plupart des gens appellent l'âme. Et cette âme ne cesse de s'incarner et de se réincarner dans un corps physique, tantôt en tant qu'homme, tantôt en tant que femme. Et pendant tout ce temps, elle progresse immuablement sur la planète Terre, et finit par atteindre un point où elle n'a plus besoin de corps physique.

    La planète Terre a pour âme un grand Etre, une grande entité cosmique dont c'est le travail de créer une planète, de visualiser tout ce qui sera sur cette planète et de l'amener à l'existence  tout cela en relation avec les idées, formes pensées et créations qui se trouvent dans le mental d'un Etre plus grand encore qui est l'âme du système solaire.

    Si vous pensez à Dieu en ces termes, il devient clair qu'il n'existe rien d'autre que Dieu dans la totalité de l'univers manifesté c'est tout ce qui existe. Et chacun d'entre nous est la manifestation d'un fragment de ce grand Etre que nous appelons Dieu. Cet aspect divin, le Soi avec un « S » majuscule, se reflète à un niveau vibratoire quelque peu inférieur en tant qu'âme individuelle. Cette âme individuelle se reflète à un niveau vibratoire encore inférieur en tant que personnalité humaine.

    Telle est la réalité. Pourquoi n'en est-il pas question dans les écoles ? Comment se fait-il que personne ne soit au courant ? Si nous savions cela, pourrions-nous mener la vie que nous menons sur Terre aujourd'hui ? Pourrions-nous, en tant qu'Occidentaux, permettre que des millions de gens meurent par manque d'une nourriture qui existe en abondance sur la Terre  ? Non, nous ne pourrions accepter cela si nous savions qui nous sommes. Nous sommes Dieu  littéralement. Pas en pleine conscience bien sûr mais, potentiellement, tout ce qui existe dans l'univers est en nous.

    Nous vivons dans un univers spirituel. C'est ainsi. Nous n'y pouvons rien. Ce que nous devons faire, c'est le manifester.


    LA VOIX DU PEUPLE

     

    L'enfer sur terre au Tibet

    Pour marquer le 50 e anniversaire du soulèvement tibétain contre la Chine , le Dalaï Lama s'est élevé contre « l'enfer sur terre » que vit le Tibet depuis qu'il s'en est enfui il y a cinquante ans.

    C'est dans le principal temple bouddhiste de Dharamsala, en Inde, que le leader spirituel tibétain a évoqué « la souffrance et les immenses destructions » causées par la Chine lors de violentes campagnes répressives au Tibet, depuis 1959. « Le résultat immédiat de ces campagnes a été la mort de centaines de milliers de Tibétains. »

    Quelque 10 000 Tibétains de par le monde ont écouté l'allocution de leur leader spirituel. De nombreuses personnes ont pleuré tandis qu'il s'exprimait : « Aujourd'hui encore, au Tibet, les Tibétains vivent constamment dans la peur. Aujourd'hui, la religion, la culture, la langue et l'identité que des générations successives de Tibétains ont considérées plus précieuses que leur vie, sont en voie d'extinction. En résumé, les Tibétains sont regardés comme des criminels méritant d'être mis à mort. »

    Après cette allocution, des milliers de Tibétains, y compris des enfants, ont défilé à travers Dharamsala en portant des bannières « Libérez le Tibet » et protestant contre la répression chinoise au Tibet.

    [Source : Reuters]

     

    Irlande : manifestations pacifistes spontanées

    Le 11 mars 2009, des milliers de manifestants ont effectué des veillées silencieuses dans les rues d'Irlande du Nord, afin de protester contre le meurtre de deux soldats et d'un policier, par des groupes républicains dissidents.

    Cette dernière flambée de violence est venue raviver le souvenir traumatisant d'années de conflits, de meurtres en représailles, de peur et de tension omniprésentes. Ces récents assassinats ont provoqué des protestations spontanées dans tout le pays.

    A Belfast, une foule s'est formée en silence. Des pancartes affichaient : « Ne revenons pas en arrière », en référence aux longues années de violence et de division.

    Plus de 20 000 personnes se sont réunies devant l'hôtel de ville de Belfast. Un joueur de cornemuse a joué une complainte et la foule s'est tenue silencieuse pendant cinq minutes en hommage, pour protester avec chagrin. D'autres veillées se sont tenues à Londonderry, Newry, Downpatrick et Lisburn.

    Ceux qui avaient souffert des deux côtés du conflit, appelé les « Troubles », se tenaient côte à côte. Les anciens détenus paramilitaires se tenaient près des familles, des mères avec leurs jeunes enfants ; des personnes pleuraient et se prenaient les mains en silence.

    Certains ont expliqué qu'il ne fallait pas laisser perdre cette paix durement gagnée depuis dix ans. « Les progrès de ces dix dernières années ne doivent pas être abandonnés. J'ai grandi pendant les Troubles de Belfast. Je ne veux pas cela pour mes enfants », a témoigné l'un des participants.

    [Sources : ITN, UK ; youtube.com ; The Guardian , UK]

     

    Libéria : le pouvoir du peuple dans la guerre civile

    Une longue guerre civile de quatorze années s'est poursuivie jusqu'en 2006 entre le gouvernement de Charles Taylor, président tyrannique, et une coalition de chefs militaires brutaux. La violence a été indescriptible tueries en masse, viols, famine, villages et villes détruits.

    De cette horreur inimaginable, une histoire simple, révélant détermination et volonté, émerge du documentaire intitulé Pray ther devil back to Hell (Priez le Diable de retourner en enfer). Selon Bob Herbert du New York Times, ce film démontre le pouvoir de gens ordinaires à surmonter une situation apparemment sans espoir et à transformer un pays.

    En 2003, Leymah Gbowee, femme libérienne témoin de son pays déchiré, eut un rêve dans lequel elle fut pressée de « réunir des femmes croyantes afin de prier pour la paix ».  Ce qui finalement devint l'Action de masse du Liberia pour la paix commença par un groupe de femmes dans leur église luthérienne priant pour la paix. Le mouvement s'organisa, englobant d'autres églises chrétiennes et s'étendit bientôt aux femmes musulmanes.

    Jour après jour, conduites par un désir de paix et la volonté de mettre fin aux destructions, ces femmes non seulement ont prié, mais elles ont manifesté dans un marché en plein air de la capitale, Monrovia. Elles ont organisé des occupations de locaux, ont dansé, chanté et scandé des slogans, ne craignant ni la chaleur torride ni les pluies torrentielles. Le soutien qu'elles ont rencontré s'est étendu à tel point que le président Taylor les a reçues. Leurs efforts ont joué un rôle significatif pour pousser les factions à parler de paix, ce qui s'est fait au Ghana. Un compromis de paix a été trouvé, et C. Taylor a été forcé à l'exil.

    Ces femmes ont continué leur action militante. Elles ont célébré l'élection d'Ellen Johnson-Sirleaf à la présidente, en 2006, première femme à la tête d'un pays africain.

    De tragédie, Priez le diable de retourner en enfer s'est transformé en conclusion édifiante, et démontre finalement la capacité des gens ordinaires à engendrer des changements d'ampleur énorme.

    [Source : New York Times , E.-U.]


    SIGNES DES TEMPS

     

    Le 12 décembre 2008, Partage international a émis un communiqué de presse annonçant que, dans un avenir très proche, une grande étoile particulièrement brillante allait apparaître dans le ciel, visible partout dans le monde, de jour comme de nuit. Ce communiqué précisait qu'environ une semaine plus tard Maitreya donnerait sa première interview sur l'une des plus grandes chaînes de télévision des Etats-Unis. Depuis début janvier 2009, cette étoile est apparue dans le monde entier et nous recevons chaque jour des témoignages de plus en plus nombreux à son sujet .

    Partage international a également reçu de nombreux témoignages qui, selon le Maître de Benjamin Creme, ne concernent pas « l'étoile » mais la planète Vénus. Mais même si parfois ils s'avèrent erronés, nous sommes heureux de recevoir ces témoignages. Cela montre que des personnes de plus en plus nombreuses s'intéressent aux informations que nous publions.

    Nous publions ici une sélection de photographies que nous avons reçues, ainsi que d'images provenant de YouTube.

    Le Maître de B. Creme a confirmé qu'il s'agissait de l'Etoile.

     

    Irak : une apparition miraculeuse de l'imam Mahdi

    « Une apparition inattendue de l'imam Mahdi », proclame le titre d'une vidéo postée sur YouTube. Une silhouette de lumière d'un blanc éclatant est apparue sur une vidéo filmée à Karbala (Irak), le soir d'Ashura, le 6 janvier 2008.

     

    Cette cérémonie des musulmans chiites commémore le martyre du petit-fils du Prophète, Hussein, dont la tombe se trouve à Karbala.

    [Source : YouTube]

     

     

    Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le personnage de lumière apparu sur la vidéo est Maitreya (l'imam Mahdi pour les musulmans) et que ses mouvements de danse avec une épée nous rappellent qu'il vient muni de l'Epée de Clivage.]

     

    Des cercles dans la neige

    Ce motif complexe est apparu dans la neige au Kornhaus Brücke, à Berne (Suisse), le 15 décembre 2008. Il a été manifesté par les Frères de l'espace et présente une similitude avec les agroglyphes que l'on voit en Grande-Bretagne et dans le monde entier.

    Photo envoyée par Francine Wild.


    Vers un nouveau système économique

    par Patricia Pitchon

     

    La crise économique mondiale peut être considérée davantage comme découlant de la dette plutôt que de l'effondrement du crédit.

    Les gouvernements européens et américains ont dû intervenir pour sauver des banques, des entreprises, et même des compagnies d'assurance telles que American Insurance Group (AIG), qui gère plus de 70 millions de police d'assurance avec des ramifications dans le monde entier. AIG était considérée comme « trop grosse pour faire faillite ». Certains pensent maintenant qu'elle est « trop grosse pour pouvoir être sauvée 1 ».

    Les Bourses ont chuté, la valeur des biens immobiliers s'est détériorée rapidement, des entreprises ont fait faillite parce que de grandes banques qui spéculaient avec des produits risqués et consentaient des prêts irresponsables ne sont plus en mesure de prêter. Le manque de crédit a mis à jour de vastes escroqueries, où les gens ont perdu des millions. Les investisseurs ont également retiré des milliards de nombreuses institutions financières, y compris des fonds de couverture et ont cherché refuge dans l'or et les produits de base, ce qui a abouti à une nouvelle crise alimentaire cette fois. Dans certains pays en voie de développement, ceux qui parvenaient à peine à subvenir à leurs besoins ne peuvent même plus acquérir les denrées alimentaires de base.

    Malgré les risques absurdes qu'ils ont pris avec l'argent des autres, les banquiers se sont offerts d'énormes bonus qui apparaissent désormais comme outrageux et totalement démérités.

    De nombreux éléments ont contribués au krach : l'inadéquation du contrôle des marchés, les insuffisantes barrières entre les activités de banque de dépôts et de banque d'investissement, la mauvaise appréhension des risques, un excès de complexité, les aberrations des sociétés instituts de notation des risques, des incitants comme les commissions payées à chaque étape de la chaîne de transformation des prêts risqués en obligations revendus ensuite à d'autres investisseurs à travers le monde. Les arbitrages entre instruments complexes et non réglementés (comme produits dérivés) ont accentué la transmission de la crise.

    George Soros, l'investisseur milliardaire, estime que le capitalisme dans sa forme actuelle est mort. Il critique ce qu'il appelle le « fondamentalisme du marché », en substance, la conviction que les marchés peuvent prendre soin de tout. Naseem Taleb, professeur de gestion des risques et ancien trader, estime que la mauvaise appréhension des risques a abouti à des modèles défectueux. Dans son livre, The Black Swan, il appelait les événements extrêmes inattendus des « cygnes noirs » ; il y examinait les méthodes d'évaluation des risques et la théorie des probabilités et prédisait ce qui vient d'arriver.

    Il est probable qu'une grande partie de cette montagne de dettes devra être amortie et qu'il faudra des années avant de les solder. Ceci s'est passé avec la dette des pays du Sud bien que dans leur cas ils aient été contraints d'accepter des plans de remboursement au détriment de leur population les plus pauvres.

    Maintenir un pays pauvre à l'extrême sous un régime d'asservissement au profit du remboursement de la dette, rendant tout développement impossible, peut également se révéler dangereux : comme le montre l'économiste Paul Collier dans son livre The Bottom Billion, en moyenne, les pays à bas revenus ont une probabilité de 14 % de tomber dans une guerre civile sous un horizon de 5 ans. Les jeunes gens forment les recrues des armées rebelles et ils sont très bon marchés là où règnent la pauvreté et le désespoir. Malheureusement, un tel engagement, souvent brutal et sans loi, ne représente guère une meilleure chance là où il n'y a pas de travail. C'est ce qui se déroule à présent dans des zones du Congo comme cela s'était déroulé précédemment en Sierra Leone et dans d'autres pays pauvres.

    Ce seul fait devrait attirer l'attention sur la folie de créer des systèmes économiques où la richesse est de plus en plus concentrée dans des mains de plus en plus réduites et où les conditions exigées par les principaux prêteurs empêchent tout développement. Si le monde doit se développer de manière adéquate, souvent, la seule solution est une annulation pure et simple de la dette des pays les plus pauvres. Le « Jubilee Debt Campaign UK » souligne que, même la corruption, très répandue dans de nombreux pays, ne remet pas en cause les effets de l'annulation de la dette. Une étude de dix pays africains a montré que, quatre années seulement après l'allégement de la dette, les dépenses de l'éducation ont augmenté de 40 % et celles de santé de quelque 70 %.

    [Voir www.jubileedebtcampaign.org.uk]

    Les étapes vers un nouveau système économique

    Compte tenu de l'échec du modèle actuel, il existe des possibilités de développer de nouveaux modèles qui pourraient nous servir bien mieux.

    Un système moins spéculatif, plus transparent et auquel tous les acteurs économiques doivent pouvoir accéder, est nécessaire. L'évasion fiscale de la part des entreprises doit prendre fin grâce à la fermeture des paradis fiscaux dans le monde entier. L'ONG War on Want (www.waron want.org) souligne que les pays en développement perdent, selon les estimations 250 milliards de livres sterling chaque année à cause de l'évasion fiscale une somme qui pourrait leur permettre d'atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement. La seule Grande-Bretagne perd 100 milliards de livres sterling par an, et l'évasion fiscale et la fuite des capitaux en Afrique représentent cinq fois plus que l'aide annuelle qu'elle reçoit.

    L'extension des programmes de microcrédit (de petits prêts dont, dans les pays en voie de développement, quelque 85 % sont octroyés à des femmes, avec un taux d'intérêt raisonnable) est importante, car à l'heure actuelle, trois milliards de personnes dans le monde en développement n'ont aucun accès au financement. Il est possible que le gel du crédit dans les pays les plus riches permette de renforcer les programmes de microcrédits.

    Le développement de systèmes de troc entre pays, avec des termes plus équitables que ceux qui se sont développés au cours des décennies précédentes, semble important. Actuellement, beaucoup de pays en développement sont victimes des variations brutales des prix des matières premières.

    Au niveau local, des formes de banques du temps peuvent servir les communautés ayant peu de ressources financières. La banque du temps est un moyen d'échanger des services au niveau local par l'intermédiaire d'une monnaie (appelée à l'origine, « dollar temps ») où chaque heure de temps qu'une personne offre sous la forme d'un service est égale à une heure de service de toute autre personne, quel que soit le service qui pourrait être par exemple, une heure de shopping, d'arrosage de jardin, de coiffure, de comptabilité, de cours de langue, ou autre.

    L'idée s'installe qu'il devrait y avoir un salaire maximum, pas seulement un salaire minimum. Ceci reflète le désir de réduire les tensions entre nantis et démunis.

    Dans de nombreux pays pauvres, la construction de logements communautaires pourrait être étendue, soit en échange d'autres services, soit via des prêts abordables subventionnés en partie par les Etats. Dans le monde développé, un moratoire sur les expulsions semble urgent à court terme. Les gouvernements peuvent acheter des habitations et étendre ainsi le stock de logements publics, afin de réduire la population des sans abri.

    Des réformes financières urgentes et la nécessité de s'attaquer aux besoins sociaux vitaux peuvent fournir les bases d'un nouveau système qui permettra de réduire les risques systémiques et offrira une plus grande sécurité, et par-dessus tout, l'espoir.

    1. Voir « In a state » sur Economist.com, 2 mars 2009.


    COURRIER DES LECTEURS

     

    Rappel

    Cher Monsieur,

    Le 15 février 2009, une empreinte de main est apparue sur la fenêtre de la salle de bains de mes parents. Je les ai interrogés et ils m'ont dit qu'ils n'avaient pas touché à la vitre. Etait-ce un signe de Maitreya ? Si oui, c'est la seconde empreinte apparue ce mois-ci. Quelle en est la raison ?

    T. S. A., São Paulo, Brésil

    [Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que « l'empreinte de main » avait été manifestée par Maitreya. Son but est de rappeler sa présence.]

     

    Le cur léger

    Cher Monsieur,

    Le 23 février à midi, le lendemain de la conférence de Benjamin Creme et du week-end de méditation de transmission à Barcelone, mon mari et moi rentrions à la maison en voiture. Nous traversâmes d'affilée plusieurs rues encombrées, car la plupart des feux étaient verts. A un moment donné, je vis que le disque vert n'était pas rond, mais avait nettement la forme d'un grand cur vert lumineux ! C'était une vision surprenante et le seul feu de circulation en forme de cur les autres étaient tous ronds, ordinaires et normaux.

    Quel est l'origine de ce feu de circulation inattendu ?

    C. F, Barcelone, Espagne

    [Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le feu de circulation en forme de cur avait été manifesté par Maitreya.]

     

    Le bonheur est la clé

    Cher Monsieur,

    En octobre 2008 j'étais en train de tailler des arbustes dans mon jardin lorsque j'entendis un bruit, et en levant les yeux, je vis un jeune homme qui passait en bicyclette en regardant à droite et à gauche, comme s'il admirait la beauté du paysage, le sourire aux lèvres et faisant sonner sa sonnette. Cela me frappa car il est bien rare que je vois des gens passer avec un tel sourire et un air aussi heureux.

    Je le vis un certain nombre d'autres fois pour dire vrai, je le guettais il me faisait sourire ! Quelques semaines plus tard, je disais au revoir à ma sur près de sa voiture lorsque je le vis s'avancer vers nous dans l'allée, un sac en plastique à la main. En se rapprochant il me regarda droit dans les yeux, arrondit les épaules jusqu'aux oreilles, avec un immense sourire et l'air excité d'un enfant qui détient un secret, plein de bonheur et de joie. Je l'appelai et je lui dis : « Vous avez l'air si heureux », mais il poursuivit son chemin.

    A chaque fois que je le voyais j'étais remplie de joie et je l'appelais « M. Joyeux ». Il était grand, mince, avec de longs cheveux bruns bouclés et un long nez et il avait le teint olivâtre et un type du Moyen-Orient.

    J'ai lu que Maitreya est connu sous le nom de « l'Homme Heureux ». Etait-ce lui ?

    M. M., Kings Langley, G.-B.

    [Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que l'homme était Maitreya.]

     

    Deux lettres de la même personne :

    Harmonieux

    Cher Monsieur,

    [1] C'était je crois en 2006. J'entrai dans la station de métro d'Oxford Circus, à Londres. En descendant le premier escalator j'entendis le son d'un harmonica qui venait du quai du milieu. L'air était entraînant et exceptionnellement bien joué. C'était très émouvant. En approchant du quai, je pensais déjà qu'il se passait là quelque chose d'inhabituel. Je vis un Noir, de grande taille, et il me sembla en le regardant jouer qu'il n'y avait aucune frontière entre lui-même et sa musique qui ressemblait à une rivière de sons magnifique. Il était clair que je n'étais pas le seul à être impressionné, car à ses pieds il y avait toute une pile de pièces de monnaie. J'ajoutai la mienne et j'hasardai un regard sur son visage qui disparaissait sous l'harmonica, les yeux plus ou moins clos. En le regardant je pensais : « Vous n'êtes pas celui que vous semblez être. » Je pris l'escalator suivant. A mi-chemin je fus saisi par une vague d'amour si forte que je me retrouvai pratiquement en larmes en arrivant en bas. Je n'ai pas oublié le sentiment d'amour et de joie éprouvé ce jour-là.

    [Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme était Maitreya.]

     

    Un étranger dans l'obscurité

    [2] Le lundi 1 er décembre 2008, je décidai d'aller faire des courses. J'étais de mauvaise humeur.

    Il faisait presque nuit. Je tournai au coin de la maison dans une rue peu éclairée et je croisai quelqu'un que je ne regardai pas. J'étais plongé dans mes propres pensées, lorsque j'entendis quelque chose comme : « Excusez-moi. » C'était une voix bizarre et je choisis de l'ignorer. Je réponds souvent aux gens dans la rue, mais ce soir-là je n'étais pas d'humeur. J'entendis à nouveau : « Excusez-moi » beaucoup plus nettement et également « s'il vous plaît » répété deux fois et avec force. Je m'excusai aussitôt en disant que je n'avais pas bien entendu. Je remarquai alors qu'il s'agissait d'un homme ayant les deux poignets serrés et que l'un était levé vers moi comme pour un genre de salut poing contre poing à l'américaine, ou une sorte de poignée de main avec quelqu'un d'handicapé qui ne pouvait ouvrir la main. Me sentant encore irritable et ne sachant trop ce que j'étais supposé faire, je ne fis rien et le poignet retomba. Dans la lumière vraiment très faible j'essayai de regarder cet homme un peu mieux. Je distinguai les yeux qui semblaient regarder directement vers moi, mais tout le reste semblait disloqué. Le reste de son visage et ses membres semblaient ne pas se joindre de la bonne manière.

    Il me demanda 38 pence. Tout en fouillant dans ma poche, je commençais à me demander s'il ne s'agissait pas d'un Maître sous un déguisement. En cherchant de la monnaie j'en fis tomber et je me plaignis de ne pas voir suffisamment pour reconnaître les pièces. Je cherchais une pièce d'une livre, mais j'ai regretté par la suite de ne pas lui avoir tout simplement donné toute ma monnaie.

    En dépit d'émotions contradictoires où se mêlaient l'énervement et le désir de me présenter sous un jour favorable, pour le cas où s'il s'agirait d'un Maître (comme si on le pouvait !) je commençais en fait à ressentir une certaine chaleur pour cet homme étrange et en tout cas à éprouver de la compassion pour les terribles handicaps dont il semblait souffrir. Je lui donnai une livre en lui disant que je pensais que cela pourrait l'aider, bien qu'il m'ait demandé de manière très précise 38 pence. Il me répondit alors : « Vous savez, je ne suis pas un mendiant. » J'acquiesçai, me sentant de plus en plus incertain sur le sens de cette rencontre. Puis il fit un sourire rayonnant et tendit à nouveau le poing, que je pris volontiers comme pour une poignée de mains. Il s'éloigna dans l'obscurité. J'éprouvais un profond sentiment de légèreté, teinté cependant du regret de ne pas m'être montré plus amical au début.

    J'ai beaucoup réfléchi à cette rencontre tant elle m'a impressionnée. Je peux y voir différents messages possibles, par exemple que je devrais être plus détaché, moins stressé, en fait ne pas avoir les poings aussi fermés. J'avais rencontré quelqu'un qui semblait être obligé de vivre dans un corps contorsionné et avait cependant une ouverture et une liberté d'esprit qu'il me serait impossible de décrire. En revoyant tout cela, je ressens encore une légèreté et une énergie merveilleuse qui semblent m'envahir jusqu'au bout des doigts.

    A. N., Cambridge, Grande-Bretagne

    [Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme était Maitreya.]

     

    Une image dans le miroir

    Cher Monsieur,

    Le 7 septembre 2008, je remarquai des empreintes de doigts sur le miroir de la garde-robe de ma chambre. Etant donné qu'à ma connaissance personne d'autre n'est allé dans ma chambre et que les empreintes de doigts ne sont pas les miennes, je me demande si ceci n'a pas quelque chose à voir avec Maitreya.

    M. F., Douvres, Kent, Grande-Bretagne.

    [Le Maître de B. Creme a indiqué que les empreintes de doigts avaient effectivement été manifestées par Maitreya.]

     

    Le jeune homme de la plage

    Cher Monsieur,

    Le dimanche 28 septembre, vers 21 h, je me trouvais sur la plage en train de distribuer des prospectus pour les conférences mensuelles sur l'Emergence qui devaient avoir lieu à Barcelone. L'une des premières personnes que je rencontrai fut un jeune homme, indien ou pakistanais, à l'air très juvénile et heureux, qui, en se dirigeant vers moi, dit en anglais, avec enthousiasme : « Maintenant vous devez m'expliquer cela ! » Je répondis : « Oh, vous parlez anglais ! » et je sortis de mon sac une des newsletters sur l'Emergence en anglais pour la lui donner. J'étais vraiment focalisée sur le désir de distribuer autant de prospectus que possible et d'une certaine façon je n'avais pas l'intention de lui parler longuement.

    Je lui donnai donc la newsletter et lui montrai où le site Internet était indiqué. Il dit qu'il la lirait plus tard dans la soirée à la maison, et pour je ne sais quelle raison, peut-être à cause de son sourire contagieux, je lui demandai : « D'où êtes-vous ? » Il se mit à rire et en montrant son visage il répondit : « Ne le devinez-vous pas ? Je viens de l'Inde. » Je me mis également à rire, mais je ne pus m'empêcher de répondre qu'en fait des gens de nombreuses parties du monde avaient sa couleur de peau. Il rayonnait de vie et d'enthousiasme ! Il sembla soudain qu'il était temps pour lui de partir, et il commença à s'éloigner. En me quittant, il dit très nettement : « Vous faites un travail magnifique ! » Ce n'est que lorsqu'il me dit cela que l'idée me vint à l'esprit qu'il s'agissait peut-être de Maitreya. Je sentis une immense joie émaner de lui et m'envahir, un sentiment de bonheur sans fin.

    Ce jeune homme était-il Maitreya ?

    S. Q., Barcelone, Espagne

    [Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le jeune homme était le Maître Jésus.]


    QUESTIONS-REPONSES

     

    Q. L'apparition de Maitreya dans le monde est-elle imminente ?

    R. Vraiment très imminente.

     

    Q. La plupart des gens sentiront-ils leur âme le jour de Déclaration lorsque Maitreya parlera ?

    R. La plupart des gens feront l'expérience de leur âme, même si c'est la première fois au cours de leur vie. Ce sera une expérience extraordinaire pour l'humanité. Chacun se sentira comme un enfant : pur, écoutant du fond du cur ces paroles magnifiques et faisant l'expérience d'une qualité de vie qu'il avait oublié qui remonte à son enfance lorsqu'il était simple, confiant, rempli d'amour et de bonheur.

     

    Q. Il a été déclaré dans le communiqué de presse n° 88 de Partage international que dans un avenir très proche une grande étoile particulièrement brillante apparaîtrait dans le ciel et que partout dans le monde chacun pourrait la voir de jour comme de nuit. Ce communiqué précisait également qu'environ une semaine plus tard Maitreya donnerait sa première interview sur l'une des plus grandes chaînes de télévision des Etats-Unis. Cette déclaration me laisse perplexe car l'étoile apparaît maintenant dans le monde entier depuis plus de deux mois. [1] Cela signifie-t-il que Maitreya a déjà donné sa première interview environ une semaine après que l'étoile a commencé à apparaître dans le monde ? [2] Ou que Maitreya donnera sa première interview environ une semaine après que les apparitions de l'étoile auront atteint leur apogée et été vues par suffisamment de gens ?

    R. [1] Non. [2] Oui, précisément. Il serait de peu d'utilité de monter l'énorme projet dont il s'agit si l'humanité n'avait pas le temps d'en prendre la mesure et d'y répondre.

     

    Q. Les apparitions de l'étoile deviendront-elles assez nombreuses pour faire la une des médias dans le monde entier et donner lieu à une investigation de la part des scientifiques ?

    R. Je ne sais pas quel niveau de réponse est requis mais il est évident qu'une certaine reconnaissance publique est essentielle.

     

    Q. Tout d'abord je dois vous remercier de rendre cette information disponible. Je vous en suis très reconnaissant. Je vous écris car je pense avoir vu l'étoile miraculeuse que votre Maître a décrite. C'était samedi soir et je travaillais tard. C'était à Toluca Lake, Californie [Etats-Unis]. Après avoir quitté le bureau pour me rendre à ma voiture, je vis une étoile plus brillante qu'aucune autre que j'ai jamais vue. Il y avait un halo autour. En rentrant chez moi sur l'autoroute je l'ai suivie des yeux. Elle semblait changer de position. Elle se trouvait tantôt à ma gauche tantôt à ma droite. Peut-être est-ce parce que l'autoroute changeait de direction, je ne sais. Elle semblait se déplacer de manière très variable. Elle sembla s'évanouir dès que je quittais l'autoroute non loin de chez moi. Mon père pensa qu'il pouvait s'agir de Vénus. Elle était exceptionnellement brillante. Quoi qu'il en soit, c'est le corps céleste le plus brillant que j'aie jamais remarqué jusqu'à ce jour.

    R. Mon Maître a confirmé que c'est réellement l'Etoile que vous avez suivie le long de l'autoroute. Elle se déplace, ce que, naturellement, Vénus ne fait pas, excepté de manière lente en suivant sa propre trajectoire. Vénus est très brillante et souvent confondue avec l'Etoile, mais Vénus devient de plus en plus basse sur l'horizon et, aux environs du 28 mars, elle ne sera plus visible pour nous. L'Etoile est encore plus brillante que Vénus, et elle change de position et de couleur.

     

    Q. Fin février 2009, je me trouvais dans une ville du Minas Gerais (Brésil). Là, j'ai vu une étoile particulièrement brillante dans le ciel. Elle était plus grosse que les autres étoiles. Elle ressemblait un peu à Vénus, mais la couleur était complètement différente. Vénus normalement est bleue et cette étoile était jaune ou dorée. Etait-ce l'étoile de Maitreya ?

    R. Oui, c'était l'Etoile.

     

    Q. Une pensée m'est venue concernant l'apparition de l'étoile : le premier communiqué de presse concernant l'étoile commence ainsi : « Nous pouvons maintenant nous attendre au plus grand de tous les miracles... » Je crois comprendre qu'il nous est dit de chercher régulièrement l'étoile, naturellement les soirs où il y a peu de nuages à l'ouest (dans le cas de la Nouvelle-Zélande ) et en la cherchant nous l'invitons à apparaître. Et plus nous la cherchons plus forte est l'invitation. Est-ce exact ?

    R. Non, les choses ne se passent pas ainsi. L'Etoile existe que nous la cherchions ou non, mais si les gens ne la cherchent pas, ils ne la verront pas forcément et ils ne la signaleront pas. Il est nécessaire qu'elle attire l'attention du public comme un miracle un signe annonçant l'apparition de Maitreya sur une chaîne de télévision américaine. Si elle ne reçoit pas un certain degré d'attention publique, elle ne servira pas son but.

     

    Q. Le soir du 3 mars 2009, pendant au moins trente minutes, avant que les nuages n'apparaissent, j'ai vu un objet brillant ressemblant à une étoile à l'ouest du ciel en Belgique. Etait-ce l'étoile ?

    R. Oui, c'était l'Etoile.

     

    Q. Fin février 2009 j'ai vu une brillante étoile isolée dans le ciel, près de ma maison à Bedford (Angleterre) vers 18 h. Ce soir j'ai vu la même étoile en rentrant d'une promenade dans la campagne. L'étoile était complètement seule dans le ciel et elle semblait émettre de minuscules étincelles de lumière, avec un intervalle de quelques secondes. Etait-ce l'étoile ?

    R. Oui, c'était l'Etoile.

     

    Q. Je m'intéresse depuis quelque temps à vos ouvrages et je suis vraiment heureux d'avoir rejoint avant Noël un groupe local de méditation de transmission. Cela m'a fait renaître à la vie et m'a donné une nouvelle perspective car j'avais traversé une période difficile auparavant. La seule question que je me pose cependant, c'est comment je pourrais apporter une aide financière, que ce soit pour le maintien du site de Share International ou pour répandre davantage l'information à travers le monde. Je n'ai jamais payé de cotisation pour assister à ma méditation hebdomadaire et j'aimerais que vous m'indiquiez si possible la manière juste de faire un petit don suivant mes possibilités. J'attends votre réponse.

    R. Je vous suggère de faire un don à votre groupe local de méditation de transmission. Si vous vous réunissez régulièrement dans une salle louée, ou si les membres du groupe font connaître l'information concernant l'émergence de Maitreya, l'argent leur est utile pour ce travail. Je suis certain qu'ils seront heureux d'accepter votre don.

 

 


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