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Extraits de la revue
Partage international

    Juillet-août 2010 - N° 263-264



Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire

  • La quête de la paix par le Maître --, un des membres aînés de la Hiérarchie des Maîtres de Sagesse, dont le nom est bien connu des cercles ésotériques. Pour diverses raisons, son identité n'est pas révélée. Benjamin Creme se trouve en contact télépathique permanent avec ce Maître qui lui dicte ses articles.
  • POINT DE VUE
    • Notre planète souffre chacun peut l'aider par Monique Barbut
  • TENDANCES
    • La protection des forêts canadiennes
    • Exposition aux pesticides et désordres comportementaux
    • La Norvège s'engage à protéger la forêt tropicale indonésienne
    • Les téléphones portables aident les populations indigènes
    • Politique agricole des Etats-Unis : Bill Clinton admet des erreurs
  • Rencontres entre chefs d'Etats et Frères de l'espace : témoignages par Gerard Aartsen
  • Le pape Jean XXIII et les ovnis
  • Edward Bellamy : remonter le temps de 2000 à 1887 compte rendu de lecture de George Catlin
  • SIGNES DES TEMPS
    • Spirale de lumière en Australie
    • Un homme sauve une ouvrière sur une plate-forme pétrolière
    • Apparitions d'ovnis dans le monde entier
    • Des signes extraordinaires pour des temps extraordinaires
    • Maître jardinier
  • Japon 2010 : la tournée de conférences de Benjamin Creme
  • COURRIER DES LECTEURS
    • Une interview
    • La protestation d'une mère
    • Un problème d'organisation
    • Une vision nouvelle
    • Vivre pleinement

    La quête de la paix

    par le Maître , par l'entremise de Benjamin Creme, le 13 juin 2010

    IL est indéniable que l'objectif primordial de l'humanité devrait être d'en finir avec la guerre. Ce but atteint, et leurs énergies libérées, les hommes pourraient se consacrer aux autres problèmes nombreux et pressants qui les assaillent aujourd'hui : multitude de ceux qui, sans raison, ont à endurer la faim dans un monde d'abondance ; équilibre écologique précaire de notre planète, avec les périls qu'il engendre ; écart qui ne cesse de se creuser entre nations riches et prospères, et nations pauvres et privées de tout ; montée d'un terrorisme toujours plus sophistiqué, qui suscite la peur ; privations et détresse engendrées par l'actuel effondrement économique à travers le monde.

    Certains gouvernements tentent de faire face à ces problèmes brûlants, alors même que d'autres en sont les principaux responsables et instigateurs. Que peut donc faire l'humanité ? Par où commencer quand chaque problème découle d'un autre, et que la situation semble inextricable ?

    La séparativité

    Pour nous, vos Frères aînés, tous ces problèmes réels et pressants tirent leur origine d'un mal unique : la séparativité qui, tel un joug écrasant, pèse sur les épaules des hommes et les empêche d'agir de concert. L'idéologie, plutôt que la raison, continue de dominer la pensée et l'action de gouvernements dont les décisions affectent la vie de tous. Ces gouvernements s'entourant d'amis et d'alliés pour se maintenir au pouvoir, il se forme des blocs idéologiques qui se disputent la suprématie sur le cur et l'esprit des hommes.

    Ce problème est désormais aggravé par la reprise de la confrontation entre chrétienté et Islam. Dans un monde où la religion ne cesse de perdre de son emprise les fondamentalistes des deux bords se font de plus en plus belliqueux, et leur opposition fait monter la tension à un niveau chaque jour plus dangereux. C'est ainsi que le terrorisme islamique, en contradiction totale avec l'enseignement du Prophète, bouleverse les données de la lutte pour un monde pacifique. Comment inverser le processus ? Il n'y a qu'un moyen d'affronter ces problèmes, moyen qui n'a jamais été essayé mais pourrait, d'un coup, améliorer le sort d'innombrables êtres humains et amener enfin, après tant et tant d'épreuves, une paix authentique et durable à ce monde meurtri.

    Un tout indivisible

    Les hommes doivent comprendre qu'ils ne sont pas séparés, ne l'ont jamais été et ne le seront jamais ; qu'ils font partie d'un tout indivisible qui les englobe tous et auquel tous, à leur manière propre, donnent le nom de Dieu. Les hommes doivent comprendre que Dieu est paix, justice, partage et confiance, et que leur peur est aussi celle de leurs frères. La mission de Maitreya est de leur présenter cette vérité, et de leur rappeler qu'au cur de leurs aspirations se trouve la paix qu'ils désirent tous, et qui n'attend que leur action pour se manifester.


    Les droits d'une planète vivante

    interview de Polly Higgins par Gill Fry

    Polly Higgins, militante écologiste écossaise, a lancé une campagne afin que l'écocide la destruction massive des écosystèmes soit considéré comme le cinquième crime international contre la paix à côté des génocides, des crimes de guerre, des crimes d'agression et des crimes contre l'humanité. Une fois adoptée par l'Organisation des Nations unies, cette reconnaissance aura un impact sur les industries qui seront condamnées pour des dommages étendus sur l'environnement. P. Higgins donne à « écocide », un mot déjà repris dans les dictionnaires, une définition légale : « La destruction massive, les dommages profonds ou l'extinction d'écosystème(s) sur un territoire déterminé, par l'homme ou par d'autres agents, à une échelle telle que la jouissance paisible par les habitants de ce territoire en soit fortement altérée. »

    La définition de P. Higgins prévoit les dommages causés à toutes les espèces, ce qui évitera les plaignants de se trouver enfermés par des arguments juridiques sur la question de savoir si des humains ont été lésés, comme c'est le cas dans certains procès actuels. Elle est soutenue à l'Onu, à la Commission européenne, par des climatologues, des avocats spécialisés dans les questions d'environnement et par des groupes de pression internationaux.

    P. Higgins avait déjà remporté un certain succès lors d'une conférence de l'Onu, en proposant une Déclaration universelle des droits de la planète, calquée sur la Déclaration des droits de l'homme. Cette déclaration a été adoptée par le gouvernement bolivien, qui la soumettra au vote lors d'une assemblée plénière à l'Onu.

    Gill Fry a interrogé Polly Higgins pour Partage international (le 12 juin 2010).

     

    Partage international : Comment voyez-vous la situation mondiale actuelle ?

    Polly Higgins : C'est la fin d'un vieux système. Nous nous dirigeons vers un monde beaucoup plus holistique, vers la fin de systèmes qui finalement ne fonctionnent plus et vers une nouvelle ère qui ne se basera pas seulement sur la responsabilisation et la transparence mais aussi sur une compréhension véritable de l'autre et sa valorisation, et une compréhension de la nature et du monde. On s'éloigne de l'ancien concept de marchandisation de la planète et de la valorisation basée uniquement sur l'argent qu'on en tire. Si vous considérez la planète comme un être vivant, alors vous commencez à prendre vos responsabilités et cela change complètement votre approche. De plus en plus de personnes comprennent que la planète est un être vivant.

     

    PI. Dans ces temps chaotiques, la plupart des gens ont peu de contrôle sur leur vie et leur destinée. Comment pouvons-nous rétablir ces droits ?

    PH. Si l'on remonte aux premiers principes applicables au droit international et au concept de l'autodétermination, on constate que ces notions ont été complètement escamotées par les grandes entreprises. Les droits des autochtones ont été foulés aux pieds en faveur du secteur privé et des entreprises. Si vous ne tenez compte que de l'intérêt privé, alors vous vous basez uniquement sur la propriété et la consommation, c'est la mentalité du « Qu'est-ce qui est bon pour moi » ; tandis que si vous regardez l'intérêt de la société, alors vous commencez à tenir compte des autres et de vos relations mutuelles. Ce sont des approches très différentes ; la première vient d'un niveau de conscience plus bas tandis que l'autre vient d'un niveau plus élevé. Vous commencez à comprendre les connexions et les interdépendances de toutes les formes de vie. Les abeilles constituent un très bon exemple : leurs colonies s'effondrent et pourtant nous sommes très dépendants des abeilles. La plupart des gens ne réalisent pas que les abeilles pollinisent 70 % de notre alimentation ; en perdant les abeilles, nous perdons notre capacité à nous nourrir. Nous sommes interdépendants, nous avons besoin d'elles et elles ont maintenant besoin de nous.

     

    PI. Dans quelles circonstances avez-vous démarré votre action ?

    PH. Je pratiquais comme avocat, saisie d'une affaire qui durait depuis trois ans. J'avais conseillé à mon client de conclure par une transaction mais il a ignoré ce conseil et je me battais pour une affaire à laquelle je ne croyais pas, pour un client motivé par la cupidité, devant des juges qui semblaient considérer la cause sans issue. Je me suis dit : « Pourquoi est-ce que je ne travaille pas pour ce qui m'importe beaucoup plus : la planète ? »

    J'ai commencé mes recherches, j'ai constaté que le droit de l'environnement était beaucoup trop fondé sur des compromis. Il était fragmentaire, réactif et mis en place après coup. Il protège les intérêts privés plutôt que la société avec une législation basée sur des permis de polluer ; il ne s'attaque pas à la source de la pollution. En fait, la législation environnementale à partir du XIX e siècle était destinée à fournir à l'industrie un cadre permettant de continuer à travailler comme par le passé avec quelques modifications mineures. Ce n'était tout simplement plus acceptable, mais je ne savais pas par où commencer.

     

    Ecocide le cinquième crime international

    PI. Pouvez-vous expliquer le terme « écocide » ?

    PH. Ecocide est un terme qui est apparu depuis les années 1970, ce n'est donc pas un mot nouveau, mais il n'a jamais été défini sur le plan juridique ou utilisé dans la législation. A la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'avocat international Raphaël Lempkin s'était rendu compte que nous devions créer un nouveau langage pour faire face aux horreurs de l'Holocauste. Il a littéralement fait le tour du monde en expliquant ce que l'expression « génocide » signifiait. Par la suite, le procès de Nuremberg a eu lieu. Il a mis en place quelques principes juridiques essentiels : que le génocide est un crime international et que personne au monde ne pouvait échapper à sa responsabilité.

    Ceci est essentiel vis-à-vis des pays qui refusent d'accepter la notion de crimes internationaux. Par exemple, le général Pinochet en 1998 s'est rendu à Londres et un magistrat espagnol a émis un ordre d'extradition destiné aux magistrats anglais. Le Chili a déclaré qu'il ne reconnaissait pas la notion de crime contre l'humanité, mais la Chambre des Lords a dit qu'il s'agissait d'un crime international et que le droit devait s'appliquer à tous. Il s'agissait d'un test très important de ce principe parce que les nations et les chefs d'Etat essayent d'échapper à leurs responsabilités, même si des crimes ont été commis.

    Après le procès de Nuremberg, nous avons connu la guerre froide, et il n'y eut pas de cour pénale internationale jusqu'à la fin des années 1990 lorsque des tribunaux ad hoc ont été mis en place après le génocide au Rwanda. La Cour pénale internationale des Nations unies (CPI) a été mise en place en 2002, il s'agit d'une juridiction permanente qui a vu son premier procès en 2006. Nous n'avons encore connu que quatre ans de lutte contre la criminalité internationale ; il s'agit d'une idée nouvelle et nous découvrons qu'elle est très efficace.

     

    PI. Quels crimes peuvent être traités ?

    PH. Il existe quatre catégories de crimes internationaux : les crimes contre l'humanité, les crimes de guerre, le génocide et les crimes d'agression qui aboutissent à la guerre.

     

    PI. Donc, avant, il n'y avait jamais eu d'instance au sein des Nations unies pour faire face à de tels crimes ?

    PH. Il y a la Cour internationale de justice qui traite des questions entre Etats membres : les différends commerciaux principalement, mais pas la criminalité ; elle donne surtout des avis juridiques sur les questions commerciales. Les Etats membres n'iront pas en justice contre d'autres Etats membres pour des activités criminelles et le public n'a pas voix au chapitre.

    Quant à la CPI , elle dispose de quatre moyens d'engager des procédures : un Etat membre peut soumettre une demande, le Conseil de sécurité peut recommander que des mesures soient prises, le procureur peut lancer une procédure de sa propre initiative ou une personne peut présenter une demande pour que des poursuites soient engagées.

     

    PI. Si des milliers de personnes proposaient que, par exemple, George Bush ou Tony Blair soient poursuivis pour l'illégalité de la guerre en Irak, alors la CPI pourrait lancer une enquête ?

    PH. Des milliers de personnes ne sont pas nécessaires. Une lettre d'une seule personne peut suffire pour que la CPI décide si oui ou non elle va lancer une investigation. Le gros problème est qu'elle ne peut traiter qu'un nombre limité de cas simultanément. Mais l'expérience a montré le grand intérêt de son travail. Les dirigeants hésitent davantage à se déclarer la guerre car ils peuvent être tenus pour responsables et poursuivis par la cour si leur action est illégale ; cela permet de séparer ce qui est acceptable de ce qui ne l'est pas.

    La chose intéressante à propos de l'écocide est que nous avons une sorte de fossé moral qui se creuse au niveau des entreprises, des banques et du monde politique. Par exemple, la Royal Bank of Scotland (RBS) est maintenant détenue à 85 % par le contribuable : suite au rachat par le gouvernement, elle est devenue une « banque du peuple ». Elle n'agit pourtant pas comme telle ; c'est l'une des trois banques au Royaume-Uni qui ont investi des millions de livres dans l'extraction du pétrole à partir des sables bitumineux d'Alberta au Canada, où les peuples autochtones et la faune disparaissent en raison de la pollution toxique provoquée par les techniques d'extraction non conventionnelles.

    RBS finance également Vedanta, qui extrait l'aluminium pour produire des rouleaux de papier et des armes. Elle a prévue de raser complètement la montagne sacrée Niyamgiri en Inde pour en extraire l'aluminium. Les peuples autochtones se sont révoltés et ont pris les armes. Lors de l'Assemblée générale de la banque en avril 2010, à Edimbourg, un journaliste spécialisé dans les documentaires a demandé pourquoi elle investissait notre argent, l'argent du peuple, dans des projets très destructifs. Le responsable de RBS s'est mis à rire et a répondu qu'il ne s'agissait pas d'une activité criminelle et qu'ils avaient parfaitement le droit d'agir de la sorte. Cela démontre un manque total de compréhension de ce qui est acceptable en terme de destruction. C'est la preuve qu'il faut des lois internationales pour qu'un PDG puisse dire : « Nous ne pouvons pas agir de la sorte parce que je serais tenu pour responsable par mes actionnaires, mes cadres et les investisseurs ; ils n'accepteront pas que je fasse quelque chose de criminel et ils réclameraient ma tête. »

    Nous devons réagir et réévaluer fondamentalement ce que nous considérons comme acceptable pour la planète. Si nous ne le faisons pas, nous nous engagerons dans un tour de montagnes russes pour ce que Sir David King appelle « un siècle de guerre pour les ressources ». En fait, nous y sommes déjà, la guerre en Irak a été une guerre lancée pour le pétrole.

     

    PI. Nous avons fait d'énormes progrès en matière d'énergies alternatives comme le photovoltaïque ou l'énergie des marées ; que pensez-vous de ces nouvelles technologies ?

    PH. Nous avons les solutions, et même si nous ne les avons pas, nous pouvons les inventer. Nous ne savions pas comment aller sur la lune quand l'Amérique a décidé qu'elle allait l'atteindre sous dix ans avec la mission Apollo. Non seulement ils se sont arrangés pour le faire mais ils l'ont fait en huit ans ! Il s'agit ici du pouvoir et de la capacité des humains de co-créer le monde dans lequel nous voulons vivre ensemble. Se fixer un objectif et l'atteindre ; voilà comment le monde fonctionne.

    William Wilberforce a plaidé pour l'abolition de l'esclavage il y a 200 ans. Il s'est vite rendu compte qu'il était inutile de dire : « Cela vous dérangerait-il d'utiliser votre esclave un peu moins ? » Nous avons le même problème avec l'efficacité énergétique d'aujourd'hui, parce que les esclaves étaient une forme d'énergie humaine. Il savait qu'il fallait remonter à la source du problème et faire trois choses : retirer les subventions qui maintenaient le système en place (les plantations de sucre, où de nombreux esclaves étaient mis au travail étaient massivement subventionnées) ; rendre l'esclavage illégal ; et financer les entreprises du futur. Il ne s'agit pas de mettre les entreprises à la faillite, mais de les rediriger, les réorienter vers des pratiques non-destructives.

     

    PI. Il y a donc des parallèles aujourd'hui ?

    PH. Oui, Wilberforce se heurta aux mêmes arguments des entreprises : abolir l'esclavage ne serait pas rentable ; cela signifierait la perte d'emplois. Mais le public l'exigeait, et c'était une nécessité. Elles ont fait des propositions pour créer des quotas, pour donner de meilleures conditions de vie aux esclaves et pour améliorer les conditions des ventes aux enchères. Toutes ces propositions furent rejetées par le Parlement. La différence aujourd'hui, par rapport à ce qui s'est passé il y a 200 ans, est que dans les négociations sur le changement climatique, nous avons appliqué toutes les suggestions de l'industrie (les permis de carbone, le commerce des quotas de CO 2 ). Nous savons que, dans le cadre du Protocole de Kyoto, les mécanismes de développement propre et le commerce des quotas de CO 2 sont un échec et que les émissions continuent d'augmenter. Tout ce que nous faisons, c'est déplacer le problème ailleurs tout en en profitant. La planète est devenue une marchandise. Au lieu de cela, nous devons considérer la planète comme un être vivant et commencer ainsi à prendre nos responsabilités.

    Une fois que vous commencez à voir les esclaves comme des êtres humains avec des droits égaux, vous commencez à prendre vos responsabilités. Wilberforce a donné sa vie pour cette lutte ; il a vécu pour voir cette législation mise en place deux jours avant sa mort. Il savait que les 300 entreprises impliquées dans le commerce des esclaves pouvaient se réorienter très facilement et c'est ce qu'elles firent. Très rapidement, elles sont passées du commerce des esclaves au commerce du thé et aux échanges avec la Chine. Sur une année, un changement fondamental des consciences s'était opéré : auparavant, il était de rigueur d'avoir son propre esclave ; peu de temps après, c'était devenu totalement inacceptable. Nous devons apprendre les leçons de l'histoire et ainsi nous améliorer.

     

    PI. Cela montre également comment une nouvelle idée peut être contestée pendant des années et ensuite s'imposer en très peu de temps.

    PH. Oui, c'est le point de basculement. Nous en sommes là aujourd'hui notre planète ne peut soutenir notre mode de vie actuel pendant de nombreuses années. L'important avec les points de basculement, c'est qu'il ne faut pas attendre que 50 % de la population l'atteigne. Aujourd'hui, avec notre capacité d'évaluer les informations et de les propager, le basculement peut se dérouler plus rapidement. Façonner les idées et les nouvelles expressions fait partie du processus permettant d'atteindre le point de basculement. C'est ainsi qu'une de mes idées de base était d'introduire l'usage du terme écocide. Nous avons créé le site web à la fin du mois d'avril 2010 et lorsque le Guardian a publié un article à ce sujet, nous avions 28 000 visites le week-end suivant.

    PI. Les médias publient régulièrement des rapports de personnes qui sont sceptiques par rapport au changement climatique. Quelle opposition rencontrez-vous par rapport à vos idées et d'où vient-elle principalement ?

    PH. Je ne consacre pas beaucoup d'attention à ceux qui écrivent des articles contre mes propositions ; au contraire, je les considère comme faisant partie du débat et utiles pour disséminer les idées. Il y a ceux qui pensent que l'écocide est une loi pour poursuivre les personnes qui doutent du changement climatique, mais il ne s'agit évidemment pas de poursuivre les gens simplement pour leurs opinions. Ceci ne concerne pas directement le changement climatique mais plutôt l'arrêt de la destruction de la planète ou, autrement dit, la criminalisation de la source des problèmes ; le changement climatique n'est qu'un symptôme.

     

    La Déclaration universelle des droits de la planète

    PI. Quand l'idée de la Déclaration universelle des droits de la Planète a-t-elle germé ?

    PH. Je faisais des recherches pour une nouvelle législation concernant les miroirs solaires dans le désert. Il suffirait de 0,3 % des déserts du monde pour satisfaire nos besoins en énergie et par ailleurs, 90 % de la population mondiale vit à moins de 2 000 km d'un désert. Il est possible de construire des centrales concentrant l'énergie solaire dans les déserts pour produire de l'énergie propre. Alors je me suis dit : « Qu'est-ce qui pourrait empêcher toutes les ExxonMobils du monde de venir et de simplement s'approprier les terres ? Comment protégeons-nous les droits de cette terre et en fait de la planète entière ? Comment instituons-nous une obligation de prendre soin de la planète ? »

    J'ai pensé qu'il faudrait une loi universelle et internationale qui donnerait des droits à la planète ; ce serait une « Déclaration universelle des droits de la planète ». J'ai commencé des recherches et découvert que nous avions déjà derrière nous trente ans de littérature sur les droits de la nature. Une fois que nous sortons du cadre occidental, nous nous rendons compte que c'est ainsi que les populations autochtones voient le monde.

    Mon mari et moi sommes allés passer deux semaines sur la côte ouest de l'Ecosse, où nous avons parlé de ce que à quoi ressemblerait le top 10 des droits de la planète ; nous les avons alors rédigés en 20 minutes. Alors que nous en parlions, je me suis demandé : « Comment diable faire approuver cette nouvelle idée par l'Onu ? » Trois jours plus tard, alors que je faisais une randonnée en montagne, j'ai reçu un appel sur mon téléphone portable ; c'était quelqu'un de l'Onu ! Cette personne me téléphonait pour m'inviter à prendre la parole lors d'une conférence sur « les femmes et l'environnement ». J'ai répondu : « Non, il y a quelque chose de beaucoup plus important que l'Onu devrait envisager et il se trouve que je travaille sur ce sujet : c'est la Déclaration universelle des droits de la planète. Trouvez la personne à qui le demander et dites-lui que c'est le sujet dont je veux parler mais faites vite parce qu'il va pleuvoir, je suis sur une montagne et c'est le seul endroit où nous avons une couverture réseau dans un rayon de 150 miles ! » Elle est revenue 15 mn plus tard en me disant : « Oubliez cette conférence, nous vous invitons à notre grande conférence internationale sur le changement climatique ; vous serez notre deuxième conférencière. J'ai raccroché et je me suis dit : « Je pense que ma question vient juste de trouver sa réponse. »

    J'ai traité la question comme un mémoire juridique : mon client était la planète et j'avais cinq mois pour préparer sa défense. J'ai tout laissé tomber et j'ai consacré tout mon temps à ce sujet. Le week-end précédant la conférence, j'ai passé toute la nuit à écrire mon discours qui reposait sur mes idées et mes recherches de ces deux dernières années. Je pensais que je faisais la chose la plus radicale au monde. Cinq conférences ont eu lieu sur les cinq continents ; celle-ci était pour l'Europe, elle s'est tenue à Belfast. J'ai donné ma présentation et je me suis sentie très exposée car je parlais d'un sujet qui ne faisait pas partie du cadre de référence des discussions classiques sur le changement climatique.

     

    PI. Comment le public a-t-il réagi ?

    PH. Je me souviens avoir fait mon exposé et les gens ont applaudi. Nous avons fait une pause pour le café et alors que je me levais pour m'éloigner, je me suis rendue compte que la moitié du public se dirigeait vers le pupitre du conférencier.
    Je me suis retournée mais il n'y avait rien derrière moi ; je me demandais où tous ces gens allaient ? Ils venaient tous pour parler avec moi ! C'était vraiment incroyable !

    La suite de la conférence s'est concentrée autour de cette idée, et à plusieurs reprises des gens ont dit qu'ils avaient passé toute leur vie à assister à des conférences sur le changement climatique, mais que c'était la première idée importante qui pouvait vraiment changer le monde. Ils l'ont enregistrée et elle a été présentée à l'Onu à New York.

    Je suis rentrée à la maison et je me demandais ce que j'allais bien pouvoir faire. Je pensais que je devais contacter quelques grandes ONG dont notamment la Earth Charter International. A la fin de cette semaine-là, par hasard quelqu'un m'a envoyé un e-mail pour me présenter au directeur de Earth Charter International au Royaume-Uni.

    J'ai été invitée à assister à une conférence internationale le week-end suivant au Pays-Bas, et j'ai pris de nouveaux contacts me permettant d'étendre ma campagne.

    J'étais très tendue les mois suivants, me demandant quel pays pourrait me rejoindre sur ce sujet. A qui m'adresser ? Je me suis dit alors : « Je ne dois plus me tracasser, cela se fera. » Je pensais que le pays en question serait probablement une nation indigène comme la Bolivie et il en fut ainsi.

     

    PI. Alors maintenant, la Déclaration doit être proposée à l'Onu ?

    PH. Oui, il faut qu'un Etat membre propose cette Déclaration à l'Assemblée générale des Nations unies. La rédaction de la Déclaration est quasiment terminée. Il faut ensuite qu'elle soit votée. Chaque chef d'Etat aura son représentant à l'Onu pour dire oui ou non ou pour s'abstenir. Je pense que dans les dix-huit prochains mois ou dans deux ans, la déclaration sera soumise au vote.

    La Bolivie fait le maximum pour la pousser et s'assurer qu'elle reste bien d'actualité. Il faut que les gens fassent pression sur les gouvernements pour l'appuyer.

     

    PI. Partage international parle de la nécessité de partager les ressources à une échelle internationale pour faire face à l'injustice de notre système économique actuel. Pensez-vous que ceci pourrait aboutir rapidement s'il y a une volonté politique suffisante ?

    PH. Tout le monde suppose que les choses ne se produisent pas du jour au lendemain, mais en réalité elles se déroulent incroyablement rapidement. Quand il s'agit d'une urgence, les décisions se prennent littéralement du jour au lendemain.

    Durant la Seconde Guerre mondiale, les Américains sont entrés tardivement en guerre et ils avaient besoin d'avions. Leur industrie aéronautique n'était pas en mesure de produire en masse des avions et ils ont alors demandé à Henry Ford d'assembler des avions plutôt que des voitures. Il a refusé. Le gouvernement a alors réagi en lui signifiant qu'il venait de passer une loi en urgence et qu'il était désormais illégal de construire des voitures. Il faut une volonté politique pour prendre une telle décision rapidement.

    Pour plus d'information : www.treeshaverightstoo.com ; www.thisisecocide.com


    Le libre arbitre son importance dans la crise actuelle (extrait)

    par Alexander Douwes Dekker

    Voilà longtemps que l'humanité débat passionnément sur une des questions les plus fondamentales et controversées de notre existence : le libre arbitre humain existe-t-il ? Si oui, comment s'exerce-t-il et qu'est-ce qui le conditionne ? Et comment peut-on relier notre libre arbitre aux lois de la nature ou à la volonté divine ? Cette question occupe une place centrale dans nos vies quotidiennes au moment où il nous faut faire face à une crise mondiale d'ampleur croissante.

    Beaucoup de mythes, de légendes, ainsi que les textes sacrés des grandes civilisations antiques abordent la question du libre arbitre. Généralement, ils dépeignent un héros de naissance princière, qui est mis à l'épreuve par les dieux qui déterminent sa destinée. Dans le monde antique, à l'ère du Bélier et même avant, la question du libre arbitre était abordée à travers la vie des empereurs, des rois et des princes censés être d'origine divine et dont la destinée était donc de régner.

    Avec l'apparition de l'ère des Poissons et la diffusion des enseignements du Bouddha en Orient et du Christ en Occident, la perception du libre arbitre a progressivement évolué. Dans les traditions polythéistes de l'Extrême-Orient, les théologiens et philosophes ont commencé à aborder ce sujet en interprétant de diverses façons les grandes lois du karma et de la réincarnation. Dans les traditions monothéistes du Proche-Orient et de l'Occident, on débat toujours sur le lien entre le libre arbitre personnel et la Volonté de Dieu en termes de péché et de moralité. On considère habituellement que le libre arbitre est l'affaire d'individus privilégiés qui auraient à choisir entre se soumettre à leur religion (la plupart des traditions religieuses se présentant toujours comme l'unique voie de salut) ou s'en écarter. Et la conséquence de leur choix serait donc d'un côté le salut éternel et la libération, ou de l'autre, la souffrance éternelle et la damnation.

    Au cours des derniers siècles, la question du libre arbitre est entrée dans tous les domaines la politique, l'enseignement, l'économie, les arts, la recherche scientifique, la technologie et les médias. L'usage du libre arbitre a été crucial dans les grandes avancées politiques et sociales (abolition de l'esclavage, émancipation de la femme, Déclaration universelle des droits de l'homme, réformes sociales, affirmation de la voix des peuples, nouvelle approche de la psychologie) et en général dans toute la culture moderne.

    La question du libre arbitre est sortie de son ancien moule religieux et s'est répandue dans la vie de tous les jours au moins comme un idéal. En même temps, c'est notre usage excessif du libre arbitre qui a provoqué la crise mondiale, la faim, la maladie et la misère pour des millions d'êtres humains, la pollution et la destruction de l'environnement, le bouleversement du climat, et la violence par le crime, le terrorisme et la guerre. Nous commençons à prendre conscience qu'une juste utilisation du libre arbitre est un élément clé au moment de mettre en uvre des solutions à tous ces problèmes, par la coopération et avec beaucoup de bonne volonté.

    Il est intéressant de constater que le libre arbitre n'est toujours pas reconnu comme un fait scientifique établi, malgré certains travaux récents en neurosciences et en psychologie. Beaucoup de scientifiques croient aujourd'hui presque religieusement que les choix que nous faisons, et tous les processus mentaux menant à ces choix, sont le résultat direct de conditionnements, eux-mêmes étant le produit direct de notre activité cérébrale. Autrement dit, ils considèrent comme établi que le libre arbitre n'existe pas et que l'activité mentale est la même chose que l'activité cérébrale.

    Dans les enseignements ésotériques de notre Hiérarchie spirituelle, à travers les livres d'Alice A. Bailey, H. Roerich, Benjamin Creme et autres, on trouve de nombreux passages sur le libre arbitre, tant du point de vue de l'évolution personnelle que du point de vue de l'humanité dans son ensemble, en tant que Centre dans le schéma planétaire. C'est conforme à ce qui nous attend dans l'ère du Verseau, dans laquelle l'humanité dans son ensemble prendra progressivement conscience de sa véritable fonction énergique et ésotérique, dans son rapport à la Hiérarchie le Centre planétaire du Cur , et à Shamballa, le Centre où la Volonté de Dieu est connue. A un niveau individuel, des millions de gens prennent conscience de leur libre arbitre, sous le stimulus croissant de leur âme, et s'engagent dans l'action pour le bien de l'humanité et de la planète dans son ensemble.

    Dans Psychologie ésotérique, tome II (dicté à Alice Bailey par le Maître Djwal Khul), il est écrit [p 29] : « On pourrait dire que dans les limites de la direction intelligente de l'homme intelligent, il existe un libre arbitre, dans la mesure où il s'agit des activités dans le règne humain. Là où il n'y a pas d'activité mentale et là où il n'y a pas de pouvoir de discrimination, d'analyse et de choix, il n'y a pas de libre arbitre. Toutefois, à l'intérieur des processus plus vastes du Plan, comme celui-ci inclut l'évolution planétaire tout entière, il n'existe pour cette unité minuscule, l'homme, aucun libre arbitre. Il est soumis, par exemple, à ce que nous appelons les « actes de Dieu », et devant eux il est sans recours. Il n'a aucun choix ni aucun moyen de leur échapper. C'est une indication sur la façon dont fonctionne le karma dans le règne humain ; le karma et la responsabilité intelligente sont liés et entrelacés d'une manière inextricable. »

    Dans Enseignements de Maitreya Les Lois de la Vie (p 36), le sujet souvent complexe du libre arbitre individuel est abordé d'une façon simple, extrêmement directe. Maitreya dit : « Soyez honnêtes, et sincères avec vous-même et soyez détaché. » Si vous abandonnez le Soi au mental, à l'esprit et au corps (si vous vous identifiez à la pensée, au pouvoir et à la matière), tout devient prédestiné. Vous êtes alors dans le conditionnement, vos pensées et vos actions sont le résultat du conditionnement, vous perdez votre libre arbitre. Ainsi, l'attachement signifie perte de liberté. Le détachement est la liberté. « Lorsque vous me verrez, ne courez pas après moi. Je ne suis pas venu susciter des disciples. Si vous vous vantez de me connaître, vous ne savez pas qui je suis. C'est ce que vous expérimentez par vous-même qui est votre richesse. »

    Agni Yoga (3-366) donne une idée de l'importance que la Hiérarchie attache au libre arbitre : « La recherche d'une large application de l'Enseignement donnera de la dextérité à la main. Mais on peut facilement détruire un résultat préparé, car la voix qui vient de loin est semblable au murmure des roseaux. On ne devrait pas désapprouver une volonté libre qui s'insurge. On peut le regretter, et, encore une fois, parler tout bas. Mais la loi du libre arbitre constitue la dignité de l'homme. 

    « Lorsque je dis : « Ne forcez rien », j'ai précisément à l'esprit la loi du libre arbitre. Qui pliera une branche par un effort de volonté ? Et le choc en retour ne sera-t-il pas plus douloureux que le premier ? Ainsi, sachez faire appel aux hommes sans molester leur volonté. »

    Les enseignements de la Hiérarchie soulignent que notre libre arbitre est sacré, même s'il est limité, et qu'il est essentiel à notre évolution en tant qu'êtres humains uniques dans le projet de cette planète. La Hiérarchie nous contacte en respectant la Loi , sans jamais enfreindre notre libre arbitre. Maitreya, l'incarnation de l'Amour sur notre planète, nous montre le chemin du grand retour au moment où la crise mondiale atteint son maximum d'intensité.

    Peu après que Maitreya soit sorti de sa retraite dans l'Himalaya et ait pris résidence dans la communauté asiatique de Londres, il a souligné l'importance du libre arbitre (Message n° 3) : « Permettez-moi de vous aider. Permettez-moi de vous montrer le chemin qui mène à une vie plus simple, où personne ne connaît la privation, où chaque jour est différent, où la joie de la Fraternité se manifeste à travers tous les hommes. Il m'appartient de vous montrer la voie et de vous guider, mais c'est à vous de choisir, en toute liberté, de me suivre. Sinon, je ne puis rien faire. Mes mains sont liées par la Loi. La décision appartient à l'humanité. »


    SIGNES DES TEMPS

     

     

     

    L'« étoile » prise au-dessus de Hullbridge, Essex, (G.-B.) le 4 mai 2010. Photo de Carol Emmerson.

     

    Ce brillant objet à été filmé pendant plusieurs semaines dans le ciel nocturne, au-dessus de Kadina, au nord-ouest d'Adelaïde (Australie), en juin 2010. Il a fait l'objet d'un reportage dans une télévision locale.[Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu'il s'agissait de l'« étoile ».] [Source : Bigpondnews.com]

     

     

     

    Rome (Italie), le 26 octobre 2009 (YouTube : stefanosniper).

     

     

     

     

    Photographie prise à Paris, place de l'Etoile, le 3 avril 2010, par Jean-Claude Luttmann. [Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu'il s'agissait de l'« étoile ».]

     

     

    Spirale de lumière en Australie

    De bonne heure le matin du 5 juin 2010, une spirale de lumière a été aperçue dans l'est de l'Australie. Le Maître de Benjamin Creme a confirmé qu'il s'agissait de l'« étoile » annonçant l'émergence publique de Maitreya, l'Instructeur mondial.

    Des scientifiques essaient de donner une explication plausible à ce dernier phénomène de spirale, en affirmant qu'il s'agit des effets d'un engin spatial privé lancé par les Etats-Unis. Des témoins et de nombreux commentateurs ont souligné que cette spirale rappelait celle qui est apparue au-dessus de la Norvège en décembre 2009. Le Maître de B. Creme avait dit à l'époque qu'il s'agissait de l'« étoile » annonçant l'émergence de Maitreya et que l'on pouvait s'attendre à voir de nombreux autres signes célestes spectaculaires.

    Les gens qui se trouvaient dehors vers 5 h 45 ont eu la chance d'assister à un étonnant spectacle. Des témoignages parvinrent rapidement au Sunday Mail, aux stations de radio, à la police et même aux services de recherche et de secours. Ni les services météorologiques ni le ministère de la Défense ne purent offrir aucune explication, mais tous ceux qui ont vu la spirale s'accordent à dire que c'était extraordinaire. Pino Pezzimenti, porte-parole du centre de recherche sur les ovnis du Queensland, a déclaré qu'il était « extrêmement inhabituel » qu'un ovni soit observé sur une zone aussi vaste et pendant si longtemps. Des témoins n'ont pas tardé à comparer ce phénomène à celui apparu précédemment en Norvège.

    Au nord de Brisbane, le sergent John Garner vit l'ovni tournoyer dans le ciel : « La lumière était très inhabituelle. Elle était composée d'une lumière centrale entourée d'un halo en spirale dans le sens inverse des aiguilles d'une montre . La vitesse et la direction sont restées constantes pendant le passage de l'objet qui a duré peut-être quarante secondes. »

    Ben Harris, auteur d'articles sur les ovnis pour des revues, venait de conduire sa femme à son travail à Taigum, au nord de Brisbane, lorsqu'il vit la lumière. Il prit 18 photographies avec son téléphone portable. « C'était époustouflant. Je pense être quelqu'un de relativement sceptique et si vous me demandez ce dont il s'agit je vous répondrai honnêtement que je n'en sais rien », a-t-il déclaré.

    Jeff Hannah, de Redcliffe, faisait du jogging avec des amis lorsqu'il a vu « la parfaite spirale de lumière ». « Je réalisai aussitôt que ce n'était pas la lune mais que cela se déplaçait rapidement comme une comète du sud vers le nord-ouest », a-t-il déclaré.

    Une porte-parole de la police a déclaré : « Nous avons reçu des appels de la Gold Coast , de Brisbane et de la Sunshine Coast. » Et ABC News Online a reçu des dizaines d'emails, des photos et des vidéos de ceux qui affirmaient avoir vu l'énorme lumière blanche.

    Un certain nombre de personnes de Morayfield et de Caboolture, dans le Queensland, ont signalé qu'ils avaient vu eux aussi une lumière blanche dans le ciel vers 5 h 50. « C'était le seul objet visible dans le ciel, a déclaré Linda à ABC Brisbane. C'était spectaculaire. »

    Un autre témoin de Balmoral dit qu'il a vu la lumière lorsqu'il se trouvait au terminus du ferry sur la rivière Brisbane. « L'objet avait certainement la forme d'une spirale [...] mais il se déplaçait à faible altitude et assez vite, et lorsqu'il passa près de moi je vis que cela ressemblait à une rangée de lumières, quatre lumières peut-être », a t-il déclaré.

    Une femme de Pine Mountain a appelé ABC radio à Brisbane pour dire qu'elle avait vu les lumières pendant quelques instants avant 6 h. « Il n'y avait aucun bruit. On aurait dit que des bandes de ruban sortaient de l'objet et cela semblait venir à travers un nuage mais il n'y avait aucun nuage. »

    [Sources : couriermail.com ; ABC News Online, Australie]

     

    Cher Monsieur,

    Le dimanche 23 mai 2010, j'ai remarqué depuis ma fenêtre une belle étoile brillante et j'ai décidé d'en prendre quelques photos. Alors que j'étais en train de fixer mon appareil photo sur le trépied je remarquai par la fenêtre une brillante lumière orange. Lorsque je sortis elle avait disparu. Je continuai à photographier la brillante étoile et à ma grande surprise la lumière orange apparut à nouveau. Je fus ravie car sur mon écran je pouvais voir les deux.

    Je ne pense pas que la lumière orange était un avion car on ne pouvait voir aucune lumière clignotante pendant qu'elle se déplaçait de gauche à droite avant de disparaître. Qu'étaient la brillante étoile et la lumière orange ?

    C. E., Hullbridge, G.-B .

    [Le Maître de B. Creme a indiqué que la lumière orange est le vaisseau de lumière de Maitreya et la brillante étoile l'« étoile » .]

     

    Apparitions d'ovnis dans le monde entier

    En mars 2007, le Maître de Benjamin Creme a écrit : « Des événements importants qui donnent lieu à des témoignages susciteront l'étonnement. Un nombre sans précédent de personnes verront des vaisseaux spatiaux en provenance de Mars et Vénus en particulier. Cet accroissement de l'activité extraterrestre créera une situation totalement inédite. » Des apparitions d'ovnis sont maintenant signalées si souvent qu'il ne se passe pas un jour sans que quelqu'un, quelque part dans le monde, ne déclare avoir vu un ovni. Nous vous proposons une sélection des apparitions les plus significatives qui se sont produites récemment.

     

    Naples, Italie Selon Naplesnews.com, depuis le 11 mars 2010, des quantités de personnes observent un mystérieux objet lumineux dans le ciel au-dessus des îles de Capri, entre l'île de Marco et Naples (Italie).

    [Le Maître de B. Creme a indiqué que l'objet était un vaisseau spatial martien.]

     

    Sud-ouest de l'Arizona, Etats-Unis Un soir d'avril 2010, vers 21 h, un père et son fils ont vu « un ruban de couleur blanche se déplacer en silence dans le ciel » . Peu de temps après, ils virent un deuxième objet juste au-dessus d'eux se déplaçant dans la même direction du sud vers le nord. Puis ils en remarquèrent un troisième qui « semblait très gros, et dont émanait une pâle lumière blanche. » L'homme a déclaré qu'ils ne pouvaient pas évaluer la taille des objets mais il pensait qu'ils volaient à une altitude élevée, ce qui signifie qu'ils devaient être très gros.

    [Le Maître de B. Creme a indiqué que l'objet était un vaisseau vénusien.]

     

    Moray, Ecosse Le 2 mai 2010, vers 22 h 30, Heather et Karl King se trouvaient dans leur jardin, à Moray, près d'Inverness (Ecosse), lorsqu'ils remarquèrent un phénomène inhabituel dans le ciel. « C'était une flamme orange [...] Elle vint vers nous, puis la lumière s'évanouit et l'objet se transforma en une sphère noire et il commença à descendre vers le sol en tournant sur lui-même, mais nous le perdîmes de vue dans les nuages. Il était vraiment gros et parfaitement silencieux », a déclaré Karl King.

    [Le Maître de B. Creme a indiqué que l'objet était un vaisseau spatial martien.]

     

    Toronto, Canada Un usager de You Tube, graiz23, a placé sur le site une vidéo montrant un vaisseau cylindrique se déplaçant dans le ciel, puis disparaissant dans un nuage, le 6 mai 2010, en plein jour au-dessus de Toronto (Canada). Il écrit : « Quelques voisins et moi-même voyons cet objet depuis un certain temps. J'ai essayé de le filmer pendant plus d'un an. Je ne sais pas ce que c'est, mais cela ne semble pas fabriqué de main d'homme. »

    [Le Maître de B. Creme a indiqué que l'objet était un vaisseau spatial martien.]

     

    Cincinnati, Ohio, Etats-Unis Au début de mai 2010, pendant un reportage télévisé en direct, à la fin des informations de 23 h, sur WLTW de Cincinnati, Ohio, on a pu voir une sphère lumineuse traverser le ciel. L'angle sous lequel elle se déplaçait pouvait seulement indiquer qu'il ne s'agissait pas d'un météore. D'autres explications possibles furent également écartées, si bien qu'un expert local déclara pour finir : « Un ovni, c'est ainsi que nous l'appellerons. »

    [Le Maître de B. Creme a indiqué que l'objet était un vaisseau spatial martien.]


    Vaisseau de lumière de Maitreya

    Le vaisseau de lumière de Maitreya et l'« étoile » : de plus en plus d'observations

    Cher Monsieur,

    En août 2009 je me trouvais à Istanbul. J'étais en train de dîner lorsque je vis une grosse boule orange traverser le ciel. Je l'observai avec étonnement mais personne d'autre ne semblait l'avoir remarquée.

    En mai 2010 j'étais dans mon jardin avec une amie en train de regarder ce qui me semblait être « l'étoile ». Nous la regardâmes pendant longtemps et mon amie dit ceci : « Si tu es l'étoile voudrais-tu changer de couleur et prendre la couleur de mon pull-over ? » Elle portait un pull de couleur orange foncé mais l'étoile ne changea pas de couleur et pour finir nous sommes rentrées. Plus tard le même soir je me trouvais dans la cuisine et je vis un énorme globe orange dans le ciel, se déplaçant d'est en ouest. Je descendis les escaliers en courant et j'appelai mon amie pour lui dire de sortir rapidement. Nous observâmes toutes deux la boule qui se déplaçait lentement dans le ciel avant de disparaître. Ce n'est que quelque temps après que mon amie se souvint qu'elle avait la même couleur que son pull.

    S. S., Londres, Grande-Bretagne

    [Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que les « globes orange » étaient en fait le Vaisseau de Lumière de Maitreya.]

     

    Cher Monsieur,

    Un jour, vers 21 h, à la fin mai 2010, Noori Uddin, responsable du bureau de poste, regardait par la fenêtre de son appartement au nord de Londres, lorsqu'il vit dans le ciel en direction de l'ouest une boule orange brillante. Il appela sa femme et ses enfants et ils regardèrent l'objet avec des jumelles. « C'était si brillant que l'on aurait dit du feu », a-t-il déclaré. L'objet ne s'en alla pas. Il était encore là lorsqu'ils allèrent se coucher.

    Noori demande souvent les dernières nouvelles concernant Maitreya lorsque des co-workers lui apportent du courrier. « C'est vrai que des choses étranges se produisent », a-t-il déclaré. Etait-ce une apparition d'ovni ?

    S. McD., Richmond, Surrey, Grande-Bretagne

    [Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la brillante boule orange était en fait le Vaisseau de Lumière de Maitreya.]

     

    Cher Monsieur,

    Dans la soirée du 15 mai 2010, je rentrais chez moi en voiture, avec mon mari et deux co-workers. Nous étions à mi-chemin de Mansfield Road au nord de Londres lorsque nous remarquâmes dans le ciel, à une altitude élevée, une lumière orange très brillante. Elle se déplaçait assez lentement et de manière silencieuse mais régulière en direction du sud. Nous l'observâmes pendant quelque temps avant qu'elle ne disparaisse derrière les tours.

    Le 30 mai 2010, vers 22 h 30, mon mari et moi descendions la colline en direction de la station de métro de Tufnell Park lorsque nous vîmes une lumière orange similaire qui demeura stationnaire pendant quelque temps. Elle était si grosse et si brillante que cela nous étonna que les gens ne semblent pas remarquer ce spectacle inhabituel. Elle disparut derrière les bâtiments.

    De quoi s'agissait-il ?

    C. G., Londres, Grande-Bretagne

    [Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu'à chaque fois il s'agissait du Vaisseau de Lumière de Maitreya.]

     

    Cher Monsieur,

    Le dimanche 9 mai 2010, dans la soirée, la BBC a diffusé le dernier programme de la série « Wonders of the Solar System » (Merveilles du système solaire). Le présentateur spécula sur la possibilité de vie sur d'autres planètes et le générique défila sur la bande sonore de la chanson des Carpenters : Calling Occupants of Interplanetary Craft ! Je regardai par la fenêtre du grenier où j'avais vu un groupe d'ovnis la veille du Nouvel An. Un objet sphérique d'un orange brillant se déplaçait de manière régulière dans le ciel sur le même trajet que les ovnis que j'avais vus auparavant, venant de l'est. Il était beaucoup trop gros pour être une lanterne chinoise et il ne se déplaçait pas de manière irrégulière comme l'aurait fait une lanterne poussée par le vent. Il se déplaçait d'une façon majestueuse et il disparut derrière le toit de notre maison. Il était parfaitement silencieux et n'avait pas de lumières clignotantes comme en ont les avions. Il semblait irradier de l'énergie et avoir un but, et ce spectacle me redonna de la vitalité.

    Pourriez-vous me dire ce qu'était cet objet ?

    D. E., Londres, Grande-Bretagne

    [Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le vaisseau spatial était le Vaisseau de Lumière de Maitreya.]

     

    Cher Monsieur,

    Le samedi 12 juin 2010, après un repas de famille pour fêter un baptême, mon ami et moi regardions nos invités rejoindre leur voiture. Il était environ 23 h 30. En levant les yeux, nous vîmes une brillante lumière rouge dans le ciel et nous pensâmes qu'il s'agissait d'un avion. Nous continuâmes à observer cette lumière qui demeurait stationnaire. C'est alors qu'une autre lumière apparût. Nous étions tous intrigués : de quoi s'agissait-il ? Etait-ce des lanternes chinoises ou un avion? Cinq grosses lumières d'un rouge éclatant apparurent alors l'une après l'autre au loin devant nous. Elles semblaient se déplacer vers notre maison, en direction du sud ouest, régulièrement espacées, mais elles firent demi-tour et l'une après l'autre se dirigèrent vers le nord. C'était difficile à évaluer depuis le sol, mais elles semblaient assez haut peut-être à 3 000 ou 4 500 mètres.

    S'il s'était agi de lanternes chinoises leur mouvement n'aurait pu être aussi régulier. Pourriez-vous nous dire s'il s'agissait de vaisseaux spatiaux ? Si oui, d'où venaient-ils ?

    A. M., Londres, Grande-Bretagne

    [Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu'il s'agissait de vaisseaux spatiaux martiens.]

     

    Cher Monsieur,

    Le 15 mai 2010, peu avant minuit, une amie et moi étions assis dehors autour du feu de mon patio. Le ciel était parfaitement clair et plusieurs étoiles brillaient dans la nuit. Nous avions vu Vénus se coucher à l'ouest peu de temps auparavant et je remarquai soudain ce qui semblait être un petit amas d'étoiles à ma gauche. Elles semblaient « se mettre en place progressivement » et devenir plus distinctes et elle se déplaçaient doucement vers nous. Dès que j'en ai eu une image distincte j'ai pensé que c'étaient les Frères de l'espace. J'ai tendu le bras dans leur direction en m'exclamant : « Un ovni ! » Mon amie tourna rapidement la tête et nous regardâmes l'objet glisser lentement dans l'air presque au-dessus de nous, puis prendre progressivement de la vitesse et se diriger vers la droite avant de « se dissoudre » rapidement dans le ciel nocturne. Le vaisseau spatial lui-même était sombre, mais il semblait avoir une forme triangulaire si l'on se basait sur la position des lumières qui l'entouraient. J'avais vu de nombreuses images comme celle-ci auparavant sur internet, notamment l'apparition spectaculaire de lumières, au-dessus de Phoenix, en Arizona, en 1997.

    Il y avait une lumière à l'avant, une environ à mi-chemin le long de chaque côté et une à chaque extrémité à l'arrière du triangle. Il y avait une autre lumière au milieu de l'appareil. Il ne fut pas immédiatement évident pour moi de savoir s'il s'agissait d'un seul objet avec six lumières ou de six objets se déplaçant en formation. Lorsqu'il se rapprocha et passa au-dessus de nous, j'eus cependant l'impression qu'il s'agissait d'un seul appareil. Il était parfaitement silencieux, même s'il semblait se trouver à seulement quelques centaines de pieds au-dessus de nous (nous pouvions entendre d'autres bruits venant d'une certaine distance). Il semblait traverser l'atmosphère sans effort comme s'il était en état d'apesanteur. Tout d'abord surpris, nous n'avons ressenti ni crainte ni inquiétude. En fait j'éprouvai un sentiment d'exaltation et de joie ainsi qu'un sentiment d'amour et d'admiration pour les occupants du vaisseau spatial. Mon amie a déclaré qu'elle avait eu l'impression de recevoir une bénédiction . Je pense que cela décrit parfaitement ce que j'ai moi-même éprouvé.

    [1] Etait-ce un vaisseau des Frères de l'espace ? [2] De quelle planète venaient-ils ? [3] Est-il habituel d'avoir l'impression de recevoir une bénédiction lorsqu'on se trouve en présence des Frères de l'espace ? [4] Il semblerait qu'ils se soient rendus visibles pendant un temps très limité, qu'ils aient fait une brève apparition avant de disparaître à nouveau. Avons-nous été les seuls témoins du spectacle ou d'autres personnes l'ont-elles vu ?

    T.L., Edmonton, Alberta, Canada

    [Réponse du Maître de B. Creme : [1] Il y avait six vaisseaux spatiaux. [2] Vénus. [3] Oui. [4] De nombreuses personnes les ont vus.]

     

    Cher Monsieur,

    Le vendredi 11 août 2009 je me suis réveillé soudain à 1 h 30 du matin et je me suis senti poussé à regarder par la fenêtre de ma chambre. Le ciel était parfaitement clair. Très haut à l'est il y avait une étoile très brillante qui clignotait. Les autres étoiles n'étaient plus visibles dans le ciel clair. Etait-ce l'« étoile » ?

    S. R., Springfield, Missouri, Etats-Unis

    [Le Maître de Benjamin Creme a confirmé que c'était l'« étoile ».]

     

    Le vaisseau de lumière de Maitreya

    Voir Partage international d'avril 2010, page 19, pour la réponse de Benjamin Creme à la question : Pourquoi Maitreya a-t-il besoin de son vaisseau de lumière ? A quoi l'utilise-t-il ?

     

    Des signes extraordinaires pour des temps extraordinaires

    Dans le nord-ouest de la Chine , un cas médical très étrange laisse perplexes les parents, les médecins et les médias. Une petite fille de dix-huit mois excrète des clous de métal sans gêne apparente et sans avoir mangé autre chose qu'une nourriture normale.

    Les médecins de l'hôpital de Yulin, dans la province de Shaanxi, où la petite fille est gardée en observation vingt-quatre heures sur vingt-quatre, ont déclaré qu'elle avait excrété 21 clous et une épingle en acier au cours du mois passé.

    « Nous avons pensé que l'enfant avait accidentellement avalé de tels objets, mais après être restée confinée à l'hôpital, elle continuait à expulser des clous jour après jour. Et chose encore plus surprenante, un examen radiographique a montré de nouveaux clous dans son estomac après chaque excrétion », a déclaré He Bo, président de l'hôpital.

    Il arrive que des petits enfants avalent toutes sortes d'objets ; à un certain stade de leur développement les jeunes enfants ont tendance à mettre des objets dans la bouche. C'est également un fait médical avéré que s'ils manquent de certains minéraux, ils essaient de satisfaire leur besoin en mangeant du charbon, de la terre, etc. Mais ce cas étrange est sans précédent.

    Les parents de l'enfant ont dit aux médias qu'ils ne pouvaient absolument pas expliquer le cas de leur fille. Ils se demandent si, pour quelque raison inexplicable, leur fille pourrait « produire » des clous dans son estomac. Les médecins ont montré aux journalistes quatre clous et une épingle en acier que la fillette a rejeté.

    En août 2008, des médias indonésiens avaient signalé un cas similaire, celui d'une femme dont le corps produisait de fins fils de métal qui sortaient de sa peau et mesuraient entre 10 et 20 cm de long.

    Cette femme, Noorsyaidah, est professeur à Sangatta, East Kutai, et diplômée en sciences sociales et politiques de l'université de Mulawarman. Ses premiers symptômes étaient survenus en 1991. Les fils de métal sortaient de sa poitrine, de son ventre et de ses mains. « Dieu veut probablement montrer sa toute puissance par cette maladie bizarre », a-t-elle déclaré.

    Elle a dit que pour empêcher les fils métalliques de lui blesser la peau, elle portait le haut d'une mukana deux pièces, le vêtement ample que les femmes musulmanes portent pendant leurs prières, et un pantalon sur le bas de l'abdomen. Elle ne permet pas à cette maladie de l'empêcher de poursuivre ses activités quotidiennes. En tant que musulmane, elle a ajouté qu'elle n'oublie jamais de réciter les prières de Shalat cinq fois par jours.

    [Sources : China Daily, Chine ; Jakarta Post, Indonésie]

    [Le Maître de B. Creme a indiqué que Maitreya était à l'origine de ces miracles]

     

    Un homme sauve une ouvrière sur une plate-forme pétrolière

    Une cuisinière qui se trouvait sur la plate-forme pétrolière qui a explosé dans le Golfe du Mexique le 20 avril 2010 a été sauvée par un homme portant un tee-shirt blanc. Oleander Benton était assise dans la laverie lorsque l'explosion se produisit. Au milieu des débris qui tombaient, elle réussit à se frayer un chemin dans un couloir obscur.

    Selon un compte rendu de l'Associated Press : « Un homme vêtu d'un tee-shirt blanc apparut dans le tourbillon de poussière et cria : « Venez Miss O ! Venez par ici. C'est la solution ! La seule solution. » Ils avancèrent tant bien que mal dans les couloirs remplis de débris et de personnes blessées. « Je ne pouvais rien voir d'autre que cet homme, a déclaré O. Benton. Il ne cessait de dire : « Venez par ici, venez par ici. » C'était comme s'il me dirigeait vers mon canot de sauvetage car je ne voyais rien. » Le feu et la boue se déversaient du derrick. Avec l'aide de l'homme au tee-shirt blanc, elle se fraya un chemin sur le pont brûlant et boueux jusqu'à un canot de sauvetage elle est l'une des 115 personnes qui réussirent à quitter la plate-forme après l'explosion. Onze personnes périrent dans la catastrophe.

    [Source : Associated Press]

    [Le Maître de B. Creme a indiqué que « l'homme au tee-shirt blanc » était le Maître Jésus.]

     

    Jeune joueur lors d'une cérémonie de mariage, le 1 er mai, dans la province de Jiangxi (Chine). Photo envoyée par Till Wöhler, dont c'était le mariage. [Le Maître de Benjamin Creme a indiqué qu'il s'agit d'une bénédiction de lumière manifestée par Maitreya.]

     

    Bénédiction de lumière de Maitreya sur une photographie représentant le petit-fils de Pam Roberts, à Manchester (Grande-Bretagne), en janvier 2010.

     

     

    Cette croix de lumière photographiée sur la vitre de la salle de bains d'Erica Amiet, à Berne (Suisse), le 25 octobre2009, a été manifestée par le Maître Jésus.


    La fraternité (première partie)

    Nous publions ci-dessous des citations de Maitreya (Messages de Maitreya le Christ et Enseignements de Maitreya : les lois de la vie), du Maître de Benjamin Creme (Un Maître parle) et de Benjamin Creme (divers ouvrages).

     

    Je voudrais vous montrer une nouvelle manière de vivre, fondée sur la fraternité innée de l'homme, sur sa capacité d'aimer et de partager, et sur sa divinité essentielle. Devenir divin est un processus simple, naturel, accessible à tous les hommes. Il consiste à libérer ce Dieu qui, depuis l'origine, demeure à l'intérieur de vous. [Message n° 28 (Maitreya)]

     

    Retenant son souffle, l'humanité attend l'apparition de l'Avatar. Qu'ils en soient conscients ou non, des millions d'êtres se tiennent prêts à accueillir l'Instructeur, celui qui révélera de nouvelles vérités, le garant de l'avenir et de la nature divine des hommes Son appel en faveur de la Justice , de la Paix et de la Fraternité sera alors entendu dans toutes les nations, témoignant de l'intérêt de Dieu pour le bien-être de tous les hommes. Sa voix rappellera aux peuples leur origine et leur destinée, et les amènera, en toute confiance, aux pieds de Dieu. [L'Avatar (Maître )]

     

    Lorsque vous me verrez, vous saurez que l'heure du changement est arrivée. Le monde attend la proclamation des dates cosmiques. Les nations se préparent pour une nouvelle donne et, dans la confiance et la fraternité, tous les hommes partageront. [Message n° 36 (Maitreya)]

     

    La réapparition du Christ, pour ce qui est de l'humanité, concerne fondamentalement la naissance du principe christique dans le cur de tous les hommes. C'est cela qui éveille l'aspect amour et garantit le partage et la justice, en un mot de justes relations, pour l'ère qui vient. Les justes relations ne peuvent se mettre en place toutes seules. C'est l'humanité qui doit accomplir cette tâche. L'éveil par Maitreya du principe christique dans le cur de tous les hommes est la méthode par laquelle sa mission principale, qui se situe sur le plan astral, est menée à bien. Ce processus suscitera la réponse du cur de l'humanité. Non seulement il éveillera chez les hommes l'aspiration à la fraternité, mais il les incitera à exprimer concrètement cette fraternité, en instaurant le partage, la justice, la paix et la liberté pour tous en tous lieux. Cela manifestera la véritable identité de tous les individus en tant que Fils de Dieu en puissance, ayant tous les mêmes droits à l'amour et à la protection de Dieu ainsi qu'à ses dons que sont la nourriture, les matières premières, la technologie, et tout ce qui semble aller de soi dans le monde développé mais fait cruellement défaut dans les pays en voie de développement. Lorsque le principe christique sera suffisamment éveillé dans le cur de tous les hommes, une formidable transformation commencera à se mettre en place. [Le Grand Retour (B. Creme)]

     

    Mes frères, le monde aspire à l'Amour, à la manifestation de la Fraternité et de la Justice. Aidez-moi à établir dans le monde cette joie bénie. Prenez place à mes côtés et travaillez comme jamais auparavant. Aidez-moi, mes amis, à créer un réservoir d'amour si profond que tous les hommes pourront y étancher leur soif. Mon enseignement est simple : Justice et Amour, Partage et Paix conduiront les hommes à Dieu. Il en a toujours été ainsi. Sachez-le et suivez-moi. Mes plans pour l'avenir sont établis. Mon émergence s'accélère. Des millions de personnes verront mon visage et, bientôt, le monde y prêtera attention. Puisse cela, mes amis, aiguiser votre appétit pour ma cause. Travaillez bien mes amis, et présentez à vos frères la promesse de ma présence.

    Beaucoup peut être appris par l'étude de vos livres, mais davantage encore, par le service du monde. Alors servez, mes frères, et jouez le rôle qui vous est dévolu. [Message n° 116 (Maitreya)]

     

    J'ai pour projet de révéler ma présence à une bien plus grande échelle, et de montrer aux hommes que le nouvel âge est en train de naître, que la clé du changement est le Partage et la Fraternité , la Justice et l'Amour. Sous ma bannière, j'appellerai tous ceux qui voudront marcher avec moi. Rejoignez mon armée, mes amis et frères, et débarrassons ce monde de la haine. Aiguisons l'épée de l'Amour, mes frères, resserrez vos rangs autour de moi et, vaillamment, marchons ensemble vers l'avenir. [Message n° 97 (Maitreya)]

     

    Pendant longtemps, les hommes ont cherché en vain la clé de cette harmonie tant désirée. Jamais leurs aspirations les plus élevées ni leurs efforts n'ont abouti. Maintenant, pour la première fois, la prise de conscience naissante de l'unité les incite à partager, et à donner à leur mode de vie une orientation plus juste et plus saine.

    La nouvelle ère, l'Ere de la Lumière , arrive. Bientôt, les hommes trouveront l'inspiration et les directives dont leurs ancêtres ne disposaient pas ou ne tenaient pas compte. Le temps est enfin arrivé où les hommes et les Maîtres travailleront et avanceront ensemble, unis par les liens de la Fraternité et de la Confiance. Notre exemple inspirera aux hommes des efforts et des exploits surhumains, et amènera la Lumière dans le cur et l'esprit de chacun. Ainsi les grands secrets de la création seront-ils révélés et l'homme deviendra-t-il le créateur et le maître de sa propre destinée, un Etre semblable à Dieu, digne du nom d'Homme. [L'Age de la Lumière (Maître )]

     

    Si la fraternité humaine représente un idéal depuis des centaines d'années, elle n'existe toujours pas dans le monde aujourd'hui. Cet idéal a été exprimé lors de la révolution française : liberté, égalité, fraternité. Mais où est la fraternité, où est la véritable liberté ? Elles n'existent pas, si ce n'est en tant qu'idées puissantes dans le mental de l'humanité.

    Le temps est maintenant venu d'enraciner ces idéaux sur le plan physique par des changements politiques, économiques et sociaux. Faute de quoi, il n'y aura pas d'avenir pour la race humaine : nous nous détruirons nous-mêmes. En ce moment même, nous fonçons tête la première vers un gouffre qui peut signifier la fin de toute vie sur cette planète. Personnellement, je ne pense pas que cela se produira. Mais à moins d'un changement d'orientation majeur, nous détruirons toute vie humaine et subhumaine sur la Terre , simplement par la loi de cause et d'effet. Très bientôt, Maitreya nous placera devant un choix. En fait, nous y sommes déjà confrontés, mais la grande majorité des gens ne considère même pas que la question se pose sérieusement. [Le Grand Retour (B. Creme)]

     

    Beaucoup, aujourd'hui, réalisent que la voie du futur passe par une nouvelle fraternité entre les hommes, un nouvel esprit de coopération entre les ennemis d'autrefois. Tout cela est possible et en passe de s'accomplir. Une lumière nouvelle, ma lumière, brille sur toute la Terre et beaucoup en sont éblouis et stupéfaits. Travaillant pour la vérité, au bénéfice de tous, ils sont impressionnés par leur puissance. De même, en vous tous se tient la puissance de la Vérité. Prenez position pour la Justice , la Liberté et la Vie , et dotez-vous de la Puissance de Dieu. [Message n° 128 (Maitreya)]

     

    Tout à coup, les hommes prendront conscience que leur vie, jusque là, a été par trop insignifiante, dépourvue, pour la plupart, de tout ce qui aurait pu la leur rendre chère : fraternité et justice, créativité et amour. Beaucoup comprendront pour la première fois qu'ils comptent, qu'ils ont leur importance dans l'ordre des choses. Un sentiment inaccoutumé de respect de soi-même remplacera leur actuelle sensation d'impuissance ; les drogues de toute nature perdront sur eux leur emprise. En silence, les hommes verseront des larmes d'humble reconnaissance, dans une aspiration au bien sans précédent.

    A compter de ce jour, un nouvel esprit de sainteté commencera à régner sur la Terre ; pendant quelque temps, les hommes marcheront sur la pointe des pieds. Bientôt cependant, ils se rendront compte que les changements nécessaires pour le monde sont immenses et multiples, qu'ils requièrent patience et dévouement, imagination et confiance. Avant longtemps, les hommes s'engageront partout dans le travail de reconstruction, de réhabilitation du monde. L'assistance aux pauvres et affamés sera mise à l'honneur, et ainsi prendra fin à jamais un sacrilège au sein de l'humanité : des millions d'hommes connaîtront pour la première fois le bonheur paisible de voir leurs besoins satisfaits. [Servir d'une manière nouvelle (Maître )]

     

    Une fraternité nouvelle et salutaire s'épanouira parmi les hommes, et l'on pourra voir la Justice divine régner dans la gloire de Dieu. Je viens vous enseigner cela. Je viens vous montrer la voie. [Message n° 79 (Maitreya)]

     

    Nous devons devenir des êtres humains dignes de ce nom et reconnaître que nous sommes un, que nous sommes tous frères et surs, faisant partie de la même humanité, et que par conséquent, la nourriture, les matières premières, l'énergie, la connaissance scientifique, la technologie, l'éducation, les soins médicaux appartiennent à tous et doivent être redistribués de manière plus équitable dans le monde : ainsi l'unité et la fraternité humaine s'inscriront dans la réalité des faits. [Enseignements de la Sagesse éternelle (B. Creme)]

     

    Le crime de la séparation , de la division, du manque de respect envers la Loi , doit disparaître de ce monde.

    Tout ce qui entrave la manifestation de la divinité de l'homme doit être banni de notre planète. Ma Loi remplacera la séparation. Ma Loi est la Loi de l'Amour, de la Fraternité , de la Justice et de la Vérité. Sachez-le et suivez-moi. Ma Loi triomphera, car la Loi d'Amour émane de l'Etre de Dieu et donc, ne peut faillir. Pendant que je serai avec vous, je vous ferai voir des merveilles auxquelles vous ne pouvez même pas rêver. Je vous montrerai la nature de Dieu sous un jour nouveau. Je chasserai de votre cur la peur de la mort, la peur de la vie elle-même, la peur de vos frères et de vous-même. Je vous aiderai à vous défaire de cette ignorance et à marcher avec moi dans la lumière nouvelle. [Message n° 123 (Maitreya)]

     

    Lorsque vous me verrez, vous saurez pourquoi je suis venu, car je ferai appel à vous en ces termes : « Sauvez mes chers petits. Nourrissez vos frères. Souvenez-vous que les hommes sont uns, enfants du Père unique.

    Distribuez en toute confiance les biens de la Terre à tous ceux qui sont dans le besoin. Faites ceci maintenant et sauvez le monde. » Ainsi parlerai-je. Tel sera mon appel. Et, lorsque l'humanité aura accepté cette Loi, je me révélerai. Nombreux, maintenant, sont ceux qui savent que ceci est vrai, qui ont envie de partager, qui aspirent à la fraternité, mais n'agissent pas. Les choses ne se font pas d'elles-mêmes. L'homme doit agir et accomplir sa volonté. [Message n° 31 (Maitreya)]

     

     

    Je vous montrerai que la voie est celle de la fraternité, d'une étroite coopération, de la confiance et du service mutuels. Ceci est l'unique voie. Toute autre a échoué. Mes amis, à moins qu'il ne puisse suivre cette voie, l'homme sur cette Terre cessera d'exister. Je ne profère pas de menace, mais j'énonce simplement la Vérité. Il ne reste que peu de temps pour restaurer l'équilibre de la nature et du monde. Que votre première tâche soit de permettre à tous les hommes d'accéder aux ressources nécessaires pour vivre dans la dignité humaine, en tant que fils de Dieu, tous frères. [Message n° 12 (Maitreya)]

     

    Le monde n'a plus les moyens de tolérer l'énorme écart entre les conditions de vie des pays riches et celles des pays pauvres. Ce déséquilibre est au cur de nos problèmes politiques et économiques actuels. Fondamentalement, c'est un problème spirituel : un choix entre, d'un côté, le matérialisme et la séparation et, de l'autre, le partage spirituel, la justice et la fraternité. Notre choix décidera du sort de l'humanité. [ La Mission de Maitreya, tome II (B. Creme)]

     

    L'interdépendance planétaire, qui est une réalité, deviendra finalement une évidence clairement établie dans notre conscience. Alors, le fait que « tous les hommes sont frères » s'exprimera de plus en plus dans des structures et dans des programmes d'action pratiques reflétant cette réalité. Les nations connaîtront la fraternité, des aspirations communes. [ La Mission de Maitreya, tome II (B. Creme)]

     

    Permettez-moi de vous aider. Permettez-moi de vous montrer le chemin qui mène à une vie plus simple, où personne ne connaît la privation, où chaque jour est différent, où la joie de la Fraternité se manifeste à travers tous les hommes. [Message n° 3 (Maitreya)]

     

    L'unité est une qualité de l'âme. Elle exprime l'aspect amour de Dieu de la manière la plus immédiate, la plus profonde et la plus simple. Elle a trait à la fraternité, à la relation. C'est l'aboutissement de justes relations humaines. L'unité est seulement envisageable en termes de justes relations, et lorsque les relations ne sont pas justes, on peut être certain qu'il n'y a pas d'unité. [L'Art de la coopération (B. Creme)]

     

    En grand nombre, les hommes se rallieront à la cause de Maitreya et réclameront justice et paix par le partage et la compréhension, entraînés et galvanisés par un nouvel espoir, une nouvelle aspiration à la fraternité et aux relations justes. Ils exigeront des changements d'une échelle inconnue jusque-là. Les pouvoirs établis seront contraints de répondre et, peu à peu, les structures qui s'opposent au changement s'effondreront sous l'assaut d'une opinion publique consciente de sa puissance. [Maitreya se fait connaître (Maître )]

     

    Partage et Justice, Fraternité et Liberté ne sont pas des concepts nouveaux. Maintenant, nous devons les ancrer dans le monde. [Message n° 105 (Maitreya)]


    Un périple en Cisjordanie

    par Graham Peebles

    En juillet 2009, le photographe Graham Peebles s'est rendu au Moyen Orient afin de diriger des ateliers de création à vocation éducative destinés aux enfants palestiniens de Cisjordanie. Fondée en 2005, l'association qu'il dirige, « Créez », a d'abord aidé les enfants sri-lankais victimes du tsunami, avant de travailler en Ethiopie, à Addis Abeba. Elle s'efforce de donner confiance en eux-mêmes aux enfants défavorisés, d'encourager leur pensée créative et indépendante, et de cultiver une atmosphère de tolérance et de compréhension mutuelle.

    Voici des extraits des notes prises par Graham Peebles lors de son séjour en Cisjordanie .

    Le Mur

    C'est en passant le poste de contrôle que j'aperçois pour la première fois le Mur, appelé indifféremment le Mur de l'apartheid, le Mur de la séparation, ou, chez les Israéliens, la Barrière de sécurité. Ce « Mur », essentiellement construit sur les territoires occupés par les Israéliens, sur le territoire de la Cisjordanie , diffère considérablement de la « Ligne verte » issue de l'Armistice de 1949 qui délimite les frontières de la Cisjordanie. Sur 5 % de sa longueur environ, il s'agit d'un mur de béton de huit mètres de haut (le Mur de Berlin ne faisait que 3,5 m). En de nombreux endroits, une triple clôture de barbelés fait office de mur.

     

    Les Israéliens ont ainsi élargi leur frontière en annexant des territoires qui se trouvaient en Cisjordanie.

     

     

     

     

    Ramallah

    A première vue, la vie à Ramallah semble normale. Evidemment, les apparences sont trompeuses. On estime à 50 % le pourcentage de Palestiniens vivant dans la misère ce qui représente deux millions de personnes. Le revenu moyen des habitants de Cisjordanie n'est que de 11 000 dollars par an, contre 21 000 dollars chez leurs voisins Israéliens. Et une bonne partie de leurs ressources provient de la diaspora palestinienne, qui permet à des centaines de familles de vivre.

    Le point de contrôle de Qalandia

    Pour aller de Ramallah à Jérusalem, il faut passer par le poste de contrôle de Qalandia, qui sépare les habitants de Ramallah des villes palestiniennes du sud aussi bien que de la banlieue de Jérusalem-Est où demeurent environ 200 000 Palestiniens. L'armée israélienne vérifie les cartes d'identité et les passeports de tous ceux qui veulent se rendre de Ramallah à Jérusalem. On m'avait prévenu que c'était une épreuve extrêmement éprouvante et parfois très longue.

    A l'entrée du point de contrôle, il faut descendre du bus et se munir d'autres billets afin de passer l'un après l'autre par un tourniquet. Ensuite il faut s'engager dans l'un des trois couloirs, d'environ dix mètres de long, qui aboutissent chacun à un autre tourniquet individuel, une caméra de télévision en circuit fermé, et un feu rouge et vert. Une fois dans l'un des couloirs, on ne peut que prendre place dans la file d'attente. Il n'y a plus moyen de faire demi-tour.

    Deux heures de l'après-midi. Le thermomètre marque certainement plus de 30 degrés. Les gens, poussés, se pressent contre le tourniquet, qui ne fonctionne dans aucun des couloirs. Au bout d'un quart d'heure, une puissante sirène retentit, le feu vert s'allume, et deux ou trois personnes passent le tourniquet. Rien d'autre ne se produit au cours des dix minutes suivantes.

    Dans la file d'attente, je me trouve à côté d'une jeune étudiante israélienne, dont c'est également le premier passage à Qalandia. Je lui demande ce qu'elle pense de l'occupation. Elle se fige un instant avant de murmurer à voix basse : « Il est dangereux de parler de ce genre de chose. Ils ont des espions partout. »

    Au début, la file d'attente est calme. Mais au bout de 30 mn dans ces conditions caniculaires et claustrophobes, les gens commencent à s'énerver ; il y a quelques bousculades et quelques cris à l'adresse des gardes invisibles au-delà des tourniquets. Au bout de 45 minutes, ces derniers sont enfin débloqués, et nous nous soumettons deux par deux aux contrôles, très semblables à ceux des aéroports : tous les objets sont passés aux rayons X, et les papiers d'identité sont vérifiés.

    Je montre mon passeport à une jeune préposée, puis je rejoins mon bus. Lorsque tous les passagers ont passé les contrôles, nous quittons Qalandia. Le tout prend plus d'une heure ; c'est une expérience éprouvante que beaucoup de gens affrontent quotidiennement.

    Les ateliers créatifs

    Avec les enfants, la séance commence traditionnellement par deux minutes de silence. Puis nous leur parlons de l'amitié, et nous les encourageons à en donner des exemples. Ensuite, nous leur demandons s'ils pourraient se lier d'amitié avec quelqu'un qui ne partagerait pas du tout leurs intérêts. Cette question provoque une scission au sein du groupe : environ 50 % répondent par l'affirmative, et les autres soutiennent catégoriquement que cela leur serait impossible. Un débat très animé s'ensuit, chacun des deux camps présentant ses arguments par l'intermédiaire d'un porte-parole élu. Au bout de 45 minutes de débat, 75 % des enfants reconnaissent que des amis peuvent avoir des intérêts différents.

    Le dessin et les jeux sont des moyens très efficaces pour briser le carcan des conditionnements. On demande aux enfants, travaillant par paires au sein de petits groupes, de faire des dessins utilisant des formes géométriques pour représenter les qualités de l'amitié. Par exemple, un garçon commence par dessiner un cercle avec des armes et d'autres cercles plus petits ; puis ce dessin se transforme en une jeep de l'armée et un soldat muni d'un fusil.

    Les colonies

    La route de Nablus est bordée de colonies israéliennes construites d'abord au sommet des collines pour des raisons stratégiques, mais qui se sont agrandies au point de fusionner pour former de grandes villes. Ce sont des mondes à part, souvent entourés de barrières, et toujours gardés. Les colons vivent bien plus confortablement que leurs voisins palestiniens. De nombreux récits décrivent les attaques dont sont victimes les fermiers palestiniens de la part des colons qui les rouent de coups, abattent ou brûlent leurs arbres et leurs récoltes, et, d'une façon générale, rendent leur vie intolérable. Les colons ont à leur disposition les routes, les tunnels et les bus réservés aux Israéliens, des quantités d'eau excessives au vu des ressources, une bonne distribution d'électricité, et des subventions pour se loger.

    L'eau

    Maale Adumim, avec ses 30 000 habitants, est l'une des plus grandes colonies israéliennes dans les Territoires occupés. Bâtie sur une terre aride à la lisière du désert de Jordanie, elle regorge de palmiers et de jardins débordant de couleurs vives.

    L'alimentation en eau est pourtant un problème crucial dans cette région. En effet, il tombe seulement 10 cm d'eau par an dans l'extrême sud (contre 1,10 m dans le nord). Cependant, le Mur a permis à Israël de confisquer des points d'eau. Des sources et des puits, naguère en territoire palestinien, se trouvent à présent en Israël.

    Israël confisque l'eau, la fournit en abondance aux colonies de Cisjordanie qui peuvent ainsi se doter d'avenues bordées d'arbres et de jardins paysagers, et la rationne aux communautés palestiniennes. Par exemple, l'appartement de Ramallah où j'étais hébergé n'a droit à l'eau courante qu'une fois par semaine : il faut alors remplir les containers et les jerrycans pour tenir jusqu'à la semaine suivante.

    Légalement, les Palestiniens n'exercent aucun contrôle sur leurs propres ressources en eau. Les Israéliens décident de leur approvisionnement en eau qui est bien inférieur à celui d'Israël et aux normes fixées par l'Organisation mondiale de la santé. Cette pénurie affecte l'économie palestinienne, qui régresse. On a beaucoup de mal à trouver des fruits et des légumes produits en Cisjordanie. Selon mes estimations, 80 % de ces denrées sont « importées » d'Israël.

    Intimidations, démolitions, désespoir

    Voici un petit exemple des tracasseries quotidiennes imposées aux Palestiniens par les forces israéliennes d'occupation : j'ai rencontré un habitant d'un petit village près de Nablus qui travaillait dans une pharmacie de Ramallah. Depuis trois ans on lui interdit l'accès à cette ville à cause de « problèmes avec sa carte d'identité », selon les militaires israéliens. Il ne cesse de se présenter au point de contrôle, et, chaque fois, il doit rebrousser chemin après des heures d'attente. Et les soldats refusent à cet homme de faire refaire sa carte d'identité.

    Autre exemple : les voyages à l'intérieur même des Territoires occupés. Pour parcourir les 30 km qui séparent Ramallah de Halhul en évitant les points de contrôle, il faut contourner Jérusalem, ce qui nous fait faire un détour considérable : notre voyage dure 1 h 25. Lorsque nous arrivons au foyer communal de Halhul pour le premier atelier, il est 10 h 30 et la température atteint déjà 30 degrés. En raison de contrôles et à de fouilles sur la route, notre voyage retour dure presque deux heures.

    A quelques kilomètres de Halhul, nous apercevons un camion militaire israélien, ainsi qu'une jeep, garés au bord de la route où un jeune palestinien vend des fruits et des légumes sur un simple étal. Des soldats israéliens le détruisent à coups de pieds et font tomber la bâche servant de toit. Plus loin, nous comptons huit autres étals détruits et abandonnés. Je découvre plus tard qu'il s'agit d'une pratique courante, pourtant interdite par la loi israélienne. Mais, à en croire les militaires israéliens, ces vendeurs n'avaient pas les permis délivrés par les autorités israéliennes. Selon les Palestiniens, ces permis israéliens sont difficiles à obtenir. Ils sont pourtant nécessaires pour faire du commerce en Cisjordanie donc en territoire palestinien !

    De nombreuses familles vivent dans la terreur de voir leur maison démolie. Habituellement, les démolitions se font la nuit, sans avertissement préalable. Les gens n'ont souvent que quelques minutes pour évacuer jamais plus d'une demi-heure. Lorsqu'un ordre de démolition est émis par les autorités israéliennes, il peut être exécuté n'importe quand : sur-le-champ ou dix ans, voire vingt ans plus tard. L'un de mes collègues connaît une famille vivant depuis 37 ans sous la menace d'une démolition « imminente », facteur d'une grande angoisse. Une fois l'ordre de démolition émis, les familles ont le choix entre : déménager avant la démolition, démolir elles-mêmes la maison, ou rester, sachant qu'à tout instant leur maison peut être détruite par les autorités israéliennes. Dans ce dernier cas, la famille peut même avoir à payer la note : jusqu'à 20 000 dollars. Payer pour avoir le privilège de perdre son toit !


    COURRIER DES LECTEURS

     

    Une interview

    Cher Monsieur,

    Le 4 juin 2010, certains membres du groupe se sont joints, à Amsterdam, à une manifestation appelant à la justice envers les Palestiniens, à la suite de l'attaque d'Israël sur la flottille d'aide humanitaire au large de Gaza. Nous étions deux à avoir quitté la manifestation au bout de quelques heures pour retourner en tram au centre d'information de Share International. A l'arrêt, deux jeunes femmes s'approchèrent de nous. « Je n'ai pu m'empêcher de remarquer vos slogans. Pouvez-vous me dire ce qu'ils signifient s'il vous plaît ? » Sur notre pancarte on pouvait lire : « Les Palestiniens sont nous-mêmes » et « Laissez les gens vivre. » La plus grande des deux, celle qui nous avait adressé la parole, déclara qu'elle aurait voulu assister à la manifestation mais qu'elle avait eu un empêchement. Sa compagne demeura silencieuse, mais elle ne cessa de sourire en suivant attentivement notre échange. Elles étaient âgées d'une vingtaine d'années et avaient quelque chose de familier.

    Nous parlâmes de solidarité, de justice, de paix, de confiance, et du partage comme étant la solution pour créer la confiance. En d'autres termes, sans justice pour tous il ne peut exister de confiance, ni de négociations au Moyen Orient. Tous les peuples ont des droits égaux. Nous sommes une seule famille et tous ont droit à la nourriture, à l'eau, aux soins de santé, etc.

    Nous étions interviewées et interrogées. Notre catéchisme était passé au crible par la jeune femme.  « Comment tout ceci arrivera-t-il ? Qu'est-ce qui est nécessaire ? » Nous leur parlâmes de Share international, du travail de Benjamin Creme concernant Maitreya, l'Instructeur mondial, qui ne vient pas en tant qu'instructeur religieux, mais pour tous. « Comment se fera-t-il connaître ? » Il apparaît à la télévision et il plaide en faveur du partage, de la justice, etc. Mais ce n'est pas à lui que le monde doit répondre en raison de son statut, mais à ses idées. Nous donnâmes autant d'information que possible sur l'Emergence.

    A un moment donné je restai muette cherchant l'expression qui convenait en néerlandais et elle m'encouragea à continuer en anglais ajoutant avec modestie qu'elle pouvait se débrouiller dans cette langue. Elle continua alors à nous poser des questions dans un anglais excellent, sans la moindre trace d'accent. Elle continua à nous mettre à l'épreuve ; ses questions étaient si intelligentes qu'elles nous guidaient, si bien que l'histoire se déroulait de manière logique. Nous fîmes la remarque que c'était très agréable qu'elle nous pose tant de questions. Elle répondit que le sujet l'inspirait.

    « Pourquoi pensez-vous que c'est si important ? » « Qu'est-ce qui vous attiré vers cette information ? » « Comment en avez-vous entendu parler ? » Elle nous ramenait constamment à notre propre implication et engagement : « Maintenant ceci est une question personnelle, je sais que nous n'avons pas beaucoup de temps à rester ici à l'arrêt de bus, mais quel a été votre parcours qu'est-ce qui vous a conduit à cette histoire ? Comment cela a-t-il commencé ? » Je répondis.

    Nous étions encore en train de leur parler des livres de Benjamin Creme, de la revue et de notre site internet lorsque nous montâmes toutes les quatre dans le tram. Nous nous assîmes quelques places devant elles. Un homme trouva à redire à ma pancarte et il commença à nous faire des remarques désobligeantes à voix haute. Mais alors la plus grande des jeunes femmes se leva, se déplaça jusqu'à l'endroit où nous nous trouvions et dit avec une certaine emphase : « Je voulais vous remercier d'avoir partagé. »

    Nous descendîmes du tram et je jetai un coup d'il à l'intérieur, voulant leur faire au revoir de la main. J'aurais dû être capable de les voir bien qu'elles soient assises de l'autre côté du tram. Peut-être n'ai-je pas regardé avec suffisamment d'attention, mais je n'ai pas réussi à les voir, ou elles n'étaient plus là. Qui étaient ces deux jeunes femmes ?

    M. L. et F. E., Amsterdam, P.-B.

    [Le Maître de B Creme a indiqué que la « femme » la plus grande était Maitreya et la « silencieuse » le Maître Jésus.]

     

    La protestation d'une mère

    Cher Monsieur,

    Aujourd'hui, 4 juin 2010, un certain nombre de co-workers de différents groupes des Pays-Bas se sont joints à la manifestation d'Amsterdam contre l'attaque choquante d'Israël contre la flottille turque d'aide humanitaire se dirigeant vers Gaza quelques jours plus tôt.

    Nous semblions attirer l'attention au milieu d'une majorité de manifestants turcs et arabes et de nombreuses personnes ainsi que des photographes semblaient apprécier nos pancartes où l'on pouvait lire : « Laissez les gens vivre » « Les Palestiniens sont nous-mêmes » et « Arrêtez de tuer nos frères ! »

    A un moment donné, une jeune femme de type arabe, âgée d'une trentaine d'années et portant un pantalon bouffant de couleur foncée, un cardigan beige, un châle lui couvrant à moitié la tête et un sac à dos bleu, vint vers nous les larmes aux yeux et dit quelque chose comme  : « Je veux simplement vous dire combien je suis émue de vous voir ici et de lire vos pancartes. Nous sommes réellement tous un. Puis-je vous serrer dans mes bras ? » Elle ouvrit grand les bras comme si elle voulait tous nous étreindre, et comme elle se trouvait devant moi je me penchai vers elle et la serrai dans mes bras en disant : « Merci !» La scène donnait l'impression d'un exemple vivant de fraternité et d'unité et ses remarques venant du fond du cur et son geste nous touchèrent tous.

    Elle parla ensuite de Jésus qui était venu et avait donné son sang. Puis elle dit que Gretta Duisenberg, une activiste néerlandaise connue qui milite en faveur de la cause palestinienne, et qui avait été maltraitée lors d'une manifestation plus tôt dans la semaine, n'avait pas pu venir. Après avoir fait référence à Mme Duisenberg comme à une mère elle ajouta : « Je ne suis qu'une mère inconnue. » Puis elle s'éloigna parmi les autres manifestants. Une photographe voulut la prendre en photo, mais elle refusa. Après avoir parlé avec quelques personnes, elle s'assit sur un bloc de béton pendant un moment puis elle s'en alla. Cette jeune femme était-elle une simple manifestante ?

    G.A., Amsterdam, Pays-Bas

    [Le Maître de B. Creme a indiqué que la « jeune femme arabe » était Maitreya.]

     

    Un problème d'organisation

    Cher Monsieur,

    Lors de la conférence de Benjamin Creme à Tokyo, en 2010, le Hibiya Public Hall, une salle de 2 070 places, fut rapidement rempli dès l'ouverture de la porte. Trente minutes plus tard, une longue queue s'était formée.

    Nous étions ennuyés que les gens soient obligés de faire la queue pendant une heure ou deux en attendant l'entracte. Nous proposâmes de noter leurs numéros de portable, de manière à les appeler dès que quelqu'un quitterait la salle.

    Alors que je tendais les tickets numérotés, un homme d'âge moyen, vêtu d'un tee-shirt rouge, qui se trouvait au début de la queue s'adressa à moi : « J'ai donné le numéro de mon mobile, mais quand nous appellerez-vous ? Que se passera-t-il si le temps que je revienne après avoir reçu votre appel mon tour est pris ? Cela ne sera-t-il pas injuste ? »

    Il était franc et aimable. Il dit en regardant sa montre : « J'avais seulement cinq minutes de retard ! Je pensais que les petits prospectus pliés en deux étaient des tickets et je suis retourné à l'endroit où je les avais trouvés. Cela m'a pris plus d'une heure et demie. Et il était trop tard pour entrer ! » J'étais désolée pour lui. Il ajouta : « Pourquoi n'est-t-il pas fait mention sur le prospectus de l'atelier de méditation de transmission de demain ? » Sa remarque me surprit car je n'avais pas fait attention au contenu du prospectus. Il dit alors : « Je suppose que cet événement est organisé par des bénévoles ? » Je répondis : « Oui, je suis impliquée dans tout ceci car cette information est vraiment merveilleuse. Aujourd'hui je suis venue d'Okayama (un trajet de quatre heures en train) pour aider. »

    Il dit ensuite : « Je voudrais vraiment assister à cette conférence, mais cela ne sera peut-être pas possible si j'en juge par la longue file d'attente ! » Il semblait très déçu. Je lui recommandai d'aller jeter un coup d'il au stand des livres ou de venir à la conférence de Michiko Ishikawa en juin à Tokyo. Je lui parlai également de la conférence d'Osaka la semaine suivante et je lui tendis un prospectus d'information.

    Finalement plus de 130 personnes supplémentaires purent entrer dans la salle mais je ne vis pas cet homme. Qui était-il ?

    H. N., Okayama, Japon

    [Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme était le Maître de Tokyo. Il n'est pas entré dans la salle.]

     

    Une vision nouvelle

    Cher Monsieur,

    Le 9 mai 2010, à l'occasion de la méditation de transmission publique avec B. Creme, à Tokyo, ma sur et moi tenions le stand où les cartes de la « main » de Maitreya et les brochures sur les peintures ésotériques de B. Creme étaient exposées. Non loin de nous se trouvaient le stand des livres.

    Au milieu de la foule un homme attira notre attention. Il avait les cheveux gris et était âgé d'une soixantaine d'années. Il portait une veste et un pantalon gris. Il se dirigea vers le stand des livres et demanda à une des responsables : « Partager... Que partagez-vous ? Ce à quoi notre collègue répondit : « Tout. » L'homme demanda : « La vie aussi ? » Puis, montrant du doigt chaque responsable du stand, il dit :  « La vie n'est-elle pas partagée ?»

    L'homme vint ensuite à notre stand, prit une des brochures et la feuilleta. Je lui dis : « C'est le catalogue des lithographies de M. Creme. » Il dit alors : « Les mandalas modernes sont trop graphiques. » Je compris qu'il ne faisait pas allusion aux peintures de M. Creme. Il demanda alors : « Que représente ceci ?  » en montrant une des images imprimées sur la couverture de la brochure et intitulée « Le OM adombrant la Terre  ». C'était une question si inattendue que je restai bouche bée, mais je répondis : « C'est le OM. » il me demanda alors avec un air de défi : « Qu'est-ce que le OM ? » Je sentais que je devais faire de mon mieux pour lui répondre et je déclarai :  « C'est le premier mot de la Création.  » Je remarquai qu'il attendait encore une autre réponse et je poursuivis en disant : « C'est Dieu. » L'homme joignit alors les mains devant son visage en disant : « OM est Gassho. C'est la gratitude. » Sa voix était très claire, très ferme et pleine de dignité et d'assurance. Il mit alors quelques pièces dans la boîte réservée aux dons et dit : « C'est le denier de la veuve. »

    Ma sur et moi étions bouleversées et remplies de gratitude. Qui était cet homme ? OM inclut-il l'idée de gratitude ?

    M. M., Iwate-ken, Japon

    [Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme était Maitreya et que le mot OM signifie aussi gratitude.]

     

    Vivre pleinement

    Cher Monsieur,

    Le 9 mai 2010, jour de la méditation de transmission publique avec B. Creme, je tenais un stand avec ma jumelle. Un homme d'une soixantaine d'années vint vers nous. Il était grisonnant, plutôt petit et il portait un pull-over sur un polo rayé bleu et gris. Montrant du doigt la peinture du « OM adombrant la Terre  » il demanda à ma sur : « Qu'est-ce que cela représente ? » Cet homme avait des yeux extraordinaires. J'étais très impressionnée.

    Quelques jours plus tard, j'assistai à la Conférence de Share Japon. Lorsque M. Creme mentionna le fait que certains artistes délavent leurs peintures et que les gens vivent souvent « des vies délavées », je me suis souvenue des yeux de cet homme. J'ai eu alors la conviction que nous ne devrions pas avoir une vie tiède.

    R. M., Miyagi-ken, Japon

    [Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme était Maitreya.]


    QUESTIONS-REPONSES

     

    Q. [1] Combien Maitreya a-t-il donné d'interviews à ce jour ? [2] Ces interviews ont-elles toutes eu lieu aux Etats-Unis ? [3]Maitreya a-t-il été interviewé sur d'autres chaînes ? [4] Des interviews ont-elles déjà eu lieu en dehors des Etats-Unis ?

    R. [1] Seize. [2] Oui. [3] Non. [4] Non.

     

    Q. Y avait-il des Maîtres à votre conférence de Nagoya, au Japon, en mai 2010 ?

    R. Oui, trois : Maitreya, le Maître Jésus et le Maître de Tokyo.

     

    Q. Pourquoi Maitreya n'apparaît-il pas sous son vrai nom ? Je pense que ce serait préférable.

    R. Je suis désolé, mais Maitreya n'est pas d'accord avec vous. De nombreuses personnes désirent que le monde change, mais elles restent passives. Elles veulent que cela arrive d'un coup de baguette magique. Elles considèrent Maitreya comme un grand avatar et elles pensent par conséquent que c'est son travail. Ce n'est pas son travail. C'est le nôtre. Maitreya a déclaré il y a longtemps : « Chaque pierre, chaque brique de la nouvelle civilisation doit être mise en place par l'humanité elle-même. » Et plus récemment : « Je suis seulement l'architecte du plan. Vous, mes frères, êtes les constructeurs volontaires du Temple de la Vérité.  »

    Il doit savoir, et il saura, que les gens répondent à ses idées, car ils veulent réellement les changements qu'il préconise dans le monde, et non pas en raison de son statut d'Instructeur mondial. Si un Instructeur mondial dit que le partage est nécessaire, il est plus facile de croire l'Instructeur que de voir par soi-même que le partage est la meilleure réponse possible à nos problèmes.

    Lorsque vous voyez que le partage est la seule voie vers la justice et par conséquent la paix, vous faites un pas spirituel, vous développez votre conscience intérieure. Tout le monde ne voit pas la nécessité du partage. Pourquoi la voyez-vous ? C'est parce que vous avez cette conscience spirituelle. C'est le résultat d'une prise de conscience intérieure. Mais si vous acceptez l'idée du partage simplement parce que vous avez reconnu Maitreya, cela ne signifie pas que vous êtes conscient de la nécessité de celui-ci. Maitreya doit savoir que suffisamment de gens répondent à partir de leur propre conscience spirituelle.

    Pourquoi des millions de gens ne partagent-ils pas dès maintenant ? Pourquoi les gens ne voient-ils pas intérieurement que le partage est une chose naturelle dans une famille de frères ? Dans une maison, la mère, le père et les enfants partagent tout. De même nous sommes dans une maison appelée Terre et nous sommes tous frères et surs. Tout sur Terre appartient à tout le monde et devrait donc être partagé. Les besoins de chacun devraient être satisfaits. Mais cela ne se passe pas ainsi. Pourquoi ? Parce que les gens ne possèdent pas cette conscience spirituelle intérieure. Ils ne font rien pour changer les choses, cela ne leur vient pas à l'idée.

    Nous jouissons du libre arbitre, nous pouvons choisir de partager ou de ne pas partager. Si nous décidons de suivre les conseils de Maitreya (que nous sachions ou non que ces conseils émanent de lui est sans importance), nous sauverons le monde. Si nous décidons que nous ne voulons pas partager, s'il n'y a pas assez de gens qui souhaitent le changement, le partage et la justice, nous nous détruirons nous-mêmes. C'est aussi simple que cela.

    Maitreya sait qu'il existe une « masse critique » de 1,8 milliard de gens prêts à adopter les idées dont il se fait l'avocat. Lorsque ces gens se manifesteront et demanderont à leurs gouvernements de changer leur manière d'agir et de partager les ressources du monde, cela se fera.

     

    Q. Comment pouvons-nous nous débarrasser du capitalisme ?

    R. Nous ne nous débarrasserons pas du capitalisme, nous lui accorderons une place dans notre société. Il n'est pas nécessaire de se montrer extrémiste, de voir les choses en noir et blanc. Personne n'envisage que les deux puissent exister simultanément, mais Maitreya présente les choses ainsi : pensez à un chariot, si vous avez une seule roue que ce soit le capitalisme ou le socialisme cela ne marchera pas. Toutes les structures économiques du futur maintiendront un équilibre entre socialisme et capitalisme. Aujourd'hui il n'existe aucun pays dans le monde où l'équilibre soit satisfaisant. L'important est d'obtenir un équilibre correct. Du point de vue des Maîtres le meilleur équilibre est 30 % de capitalisme et 70 % de socialisme.

    Quels sont les pays les plus stables ? Les pays scandinaves. Leur équilibre est d'environ 60 % de capitalisme pour 40 % de socialisme, ce qui est encore très loin du meilleur équilibre, mais il apporte une société plus stable où il n'existe ni grande richesse ni grande pauvreté. Il joue en faveur d'une société stable avec un gouvernement stable.

    L'un des problèmes majeurs du point de vue économique est que dans l'un des pays les plus puissants, les Etats-Unis, la proportion est de 95 % de capitalisme pour 5 % de socialisme. En Europe c'est un peu moins : entre 80-85 % de capitalisme pour 20-15 % de socialisme. L'équilibre parfait de 70 % de socialisme pour 30 % de capitalisme est valable pour tous les pays. Vous pouvez constater combien les principales nations en sont loin et par conséquent combien le monde est déséquilibré. Au Japon la proportion est d'environ 80 % de capitalisme pour 20 % de socialisme. Il ne s'agit pas de faire un choix entre le capitalisme et le socialisme, mais d'atteindre le juste équilibre entre les deux.

     

    Q. [1] Pensez-vous personnellement que la récente explosion sur la plate-forme pétrolière dans le Golfe du Mexique et la catastrophe écologique qui en résulte, soit le dernier clou, si l'on peut dire, pour mettre fin à l'extension des projets de forage off-shore aux Etats-Unis ? [2] Puis-je vous demander combien, à ce jour, de centaines de milliers ou de millions de litres de pétrole se sont répandus dans l'océan depuis le pipe-line rompu au large de la côte sud des Etats-Unis ?

    R. [1] Non, je regrette de le dire. Je ne le pense pas, étant donné le désir de pomper toujours plus de pétrole des compagnies
    pétrolières américaines (pour qui c'est de l'or liquide) et celui d'une grande partie du public américain qui a été conditionné à craindre le manque. [2] Plusieurs millions. Cet accident est proclamé la « plus grande catastrophe qui soit jamais survenue aux Etats-Unis ». Personnellement je ne partage pas cette vision des choses. Plusieurs faits similaires se sont produits même au cours des dernières années aux Etats-Unis, en Europe et ailleurs. La nature possède un merveilleux pouvoir pour absorber et surmonter les conséquences de ce genre d'accidents et généralement au bout de quelques années la vie dans la zone affectée redevient normale.

     

    Q. [1] Maitreya a-t-il été interrogé sur la situation entre Israël et les Palestiniens maintenant que le blocus de Gaza a attiré l'attention mondiale ? [2] Si oui, quelle est sa réponse ? [3] A-t-il parlé de la fuite de pétrole dans le Golfe du Mexique ?

    R. [1] Oui. [2] Maitreya déplore la situation tragique des Palestiniens et donne clairement son avis. Il demande instamment aux Etats-Unis de cesser de soutenir les actions cruelles du gouvernement israélien et d'user de leur influence sur les Israéliens pour qu'ils mettent un terme à ce blocus inhumain et entament des négociations de paix. [3] Non.

     

    Q. L'explosion qui a détruit en avril 2010 l'installation de forage pétrolier, sur la côte est des Etats-Unis, en causant des dégâts écologiques colossaux, est-elle le résultat du karma et si oui puis-je demander pourquoi ?

    R. Non il s'agit d'un accident. En fait elle n'a pas provoqué « des dégâts écologiques colossaux » mais des dégâts écologiques « potentiels ». Vu d'Europe, le président Obama (qui a généralement mon soutien) surestime la chance de réussite de sa tentative d'obtenir que BP soit tenu pour responsable de chaque dollar de perte subie. BP a déjà accepté ses responsabilités et il est prêt à répondre à des demandes raisonnables. Je me demande si le public américain sait que BP appartient pour moitié à des investisseurs américains.

     

    Q. Les forces armées israéliennes ont attaqué une flottille qui avait 700 activistes pro-palestiniens à bord. Environ neuf d'entre eux ont été tués, de nombreux autres ont été arrêtés et le reste d'entre eux expulsé. [1] Cet acte négatif de la part du gouvernement israélien a-t-il été influencé par ce qu'il reste des énergies de l'antéchrist auxquelles vous faites référence comme à des « énergies néfastes » qui ont été vaincues pendant la Seconde Guerre mondiale ? [2] Est-ce aussi le résultat du fait que de nombreuses personnes dans le gouvernement israélien et dans l'armée étaient des officiers allemands dans leur vie précédente et soutenaient l'idéologie nazie ? [3] Certains commentateurs ont suggéré qu'Israël aurait pu laisser le bateau accoster et arrêter les gens à ce moment-là au lieu de l'arraisonner en mer. Israël a-t-il choisi cette manière belliqueuse d'agir pour montrer que l'on ne badine pas avec Israël ?

    R. [1] Oui. C'est ce qui se cache derrière la détermination du gouvernement israélien (en association avec le Pentagone) de maintenir la tension au Moyen Orient, augmentant ainsi la tension et le stress dans le monde. [2] Oui. [3] Oui.

     

    Q. Est-ce que le monde des esprits et le monde éthérique sont la même chose ?

    R. Non. Le monde des esprits au sens où l'entendent les spirites, est la zone de conscience où « résident » les personnes décédées. Ce n'est pas un endroit, mais un état de conscience. Les plans éthériques sont des plans du monde physique solide, mais les plus subtils.

     

    Q. Si nous possédions un corps éthérique pourrions-nous voir les ovnis et les Frères de l'espace ?

    R. Tout le monde possède un corps éthérique, mais cela ne donne pas automatiquement la vision éthérique. Cela viendra progressivement au fur et à mesure que de plus en plus d'enfants naîtront avec la vision éthérique.

     

    Q. Sur Vénus les conditions climatiques sont extrêmes comment des gens peuvent-ils y vivre, même s'ils sont dans des corps éthériques ?

    R. Les Vénusiens sont très évolués. Vénus est dans sa dernière incarnation ou ronde, la septième ; la Terre est au milieu de la quatrième ronde. Si vous viviez sur Vénus, vous auriez un corps qui vous permettrait d'y vivre de manière très confortable.

     

    Q. Quand l'humanité commencera-t-elle à reconnaître l'existence de la matière éthérique ?

    R. Très prochainement. Déjà nos scientifiques notamment ceux qui travaillent dans le domaine de l'astronomie ont pris conscience d'une certaine sorte de matière qu'ils ne comprennent pas. Ils savent qu'elle est là. Leurs calculs leur disent qu'elle est là mais ils ne peuvent la voir, ni faire des expériences sur elle. Ils l'appellent la « matière noire ». Il s'agit en fait des niveaux éthériques de la matière.

    Si les scientifiques ouvraient un des livres d'enseignements ésotériques écrits par Mme Blavatsky, Alice Bailey, Helena Roerich ou moi-même, et lisaient suffisamment de choses concernant la matière et les plans physiques éthériques, ils pourraient avoir la réponse en un après-midi.

    Au lieu de cela, ils ont construit un énorme cyclotron dont la construction a pris vingt-cinq ans et coûté des millions afin de prouver la réalité de la matière noire.

     

    Q . Quel est le point de vue des Maîtres sur les aliments génétiquement modifiés ?

    R. Généralement parlant, les Maîtres ne considèrent pas cela comme un progrès. Cela dépend beaucoup du processus utilisé et des aliments eux-mêmes. D'une manière générale les Maîtres recommandent les aliments les plus purs, les moins modifiés, provenant de l'agriculture biologique, et aussi frais que possible.



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