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Extraits de la revue
Partage international

    Juillet-août 2013 - N° 299-300

 

Ceci est une version abrégée de la revue Partage international, version française du magazine Share International.

© Share International/Partage international, Tous droits réservés.
La reproduction de ces articles est autorisée dans des revues, journaux ou bulletins, sous réserve d'en mentionner la source (Partage international) et d'en adresser coupure à : Partage international, BP 242, 42014 Saint-Etienne cedex 2.

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Sommaire

  • La voix des peuples, messagère du futur par le Maître --, un des membres aînés de la Hiérarchie des Maîtres de Sagesse, dont le nom est bien connu des cercles ésotériques. Pour diverses raisons, son identité n'est pas révélée. Benjamin Creme se trouve en contact télépathique permanent avec ce Maître qui lui dicte ses articles.
  • POINT DE VUE
    • L'Onu se fixe pour objectif d'éradiquer la pauvreté d'ici 2030 par Thalif Deen
  • TENDANCES
    • La Journée mondiale du Partage mobilise des millions de personnes
    • Le Brésil sur le point d'effacer la dette africaine
    • Une championne d'échecs illettrée, issue des bidonvilles d'Ouganda
  • THEME SPECIAL S.O.P. Sauvons notre planète
  • SIGNES DES TEMPS
    • L'image de Ganesh apparaît dans une aubergine
    • Philippines : une statuette de la Vierge verse des larmes de sang
    • Fidel Castro et les colombes
    • Un sénateur voit trois anges Un ovni pénètre dans le Popocatépetl
  • LES PRIORITES DE MAITREYA
    • Assez de nourriture pour tout le monde Si...
    • Des millions d'enfants meurent inutilement de malnutrition
  • LA VOIX DU PEUPLE
    • Fermeture d'une centrale nucléaire américaine
    • Protestation mondiale contre Monsanto
    • Brésil : les autochtones font entendre leur voix
    • Pérou : manifestations contre les compagnies pétrolières
  • Le changement climatique est réel... et alors ?
  • QUESTIONS-REPONSES par Benjamin Creme
  • La voix des peuples, messagère du futur

    par le Maître —, par l'entremise de Benjamin Creme, 6 juin 2013

    Pour beaucoup de gens, il devient de plus en plus clair que le système économique mondial tombe en lambeaux et doit être transformé. Par exemple, les économies des Etats-Unis, de l'Europe et du Japon sont en plein marasme ; et la Chine, encore très dynamique il y a peu, voit sa croissance ralentir. Seule l'Inde, où des centaines de millions d'hommes vivent et meurent encore dans l'indigence, peut se targuer de sa « réussite », au même titre que le Brésil.

    Reconnaissons qu'il ne s'agit là que d'une esquisse très incomplète de la situation mondiale, mais globalement les économies stagnent et cherchent en vain la voie de la prospérité. Les vieilles recettes ne marchent plus : les diplômés de l'université ont de la chance quand ils peuvent trouver du travail dans un bar ; les pauvres, plus pauvres que jamais, sont reconnaissants d'avoir accès à l'aide alimentaire ; les classes moyennes luttent pour se maintenir à flot ; les riches s'enrichissent toujours plus, mais se plaignent de payer trop d'impôts. Les gouvernements font ce qu'ils peuvent, mais leurs priorités ne sont pas les bonnes et leurs méthodes sont obsolètes au regard des problèmes que rencontre le monde.

    Les peuples par contre, qui souffrent le plus de l'inaction des gouvernements ou de leurs erreurs de jugement, savent parfaitement ce dont ils ont besoin. Ils veulent la liberté, la justice, le droit au travail dans un monde en paix où l'on pourra élever sa famille dans de bonnes conditions. Leurs attentes s'expriment aujourd'hui de plus en plus clairement. Leur patience trouvera bientôt ses limites, car ils ont trop longtemps contenu leur colère et leur frustration. Ils ne croient plus aux belles paroles ni aux réformes que les gouvernements font en leur nom. Trop souvent, et pendant trop longtemps, on les a trompés et dépossédés de leurs droits fondamentaux. Cela, ils le comprennent en termes simples mais leur vision est claire, et ils n'accordent plus de crédit aux machinations des riches et des puissants. La voix des peuples s'élève, elle ne cesse de prendre de l'ampleur et appelle les hommes à sortir de leur réserve.

    Les peuples, lucides et résolus, ont tourné leur regard vers l'avenir : ils ont vu qu'il était possible de réaliser leurs aspirations à un monde de justice et de paix. Ils savent que ce monde ne se fera pas tout seul et que tous doivent ensemble, main dans la main, se doter des moyens d'accomplir leur destinée. Ils savent aussi que le chemin sera ardu et dangereux mais que leur objectif est trop précieux pour qu'ils puissent tolérer un échec : leur récompense sera la fraternité, la justice et la paix ; et une vie meilleure, plus simple et plus vraie pour tous. Ils savent qu'aucun sacrifice n'est trop grand pour un tel but, et la mort elle-même ne les en détournera pas.

    Ainsi les peuples du monde prendront-ils possession de l'héritage de liberté et de justice auquel ils ont un droit inaliénable. Ainsi leur voix se fera-t-elle entendre, toujours plus forte et plus claire, dans les mois et les années qui viennent.


    S.O.P. Sauvons notre planète

    Le projet Source : pour une agriculture vraiment durable

    interview de Jason Taylor par Niels Bos

    Jason Taylor est le cinéaste et photographe du projet Source, une initiative multimédia autofinancée qui cherche à faire connaître les méthodes de travail des paysans à l'avant-garde en Inde. Il s'intéresse principalement aux questions liées à l'agriculture et il est basé en Asie. Dans son travail, il se concentre sur la vie quotidienne des paysans indiens, il capte leur environnement, ainsi que leurs idées et leur vision de l'agriculture au moyen de photographies très vivantes et de séquences vidéo. Niels Bos l'a interrogé pour Partage international.

    Après dix ans de travail comme photographe et cinéaste dans le secteur de l'aide au développement, Jason Taylor s'est rendu compte que beaucoup des projets dans lesquels il avait été impliqué ne relevaient guère plus de ce qu'il appelle lui-même « la gestion de la pauvreté ». Dans son esprit, les paroles des gens qu'il interviewait dans ses documentaires étaient beaucoup plus pertinentes que celles des organismes de développement qui semblaient avoir peu de notions de la réalité sur le terrain. Il a donc décidé de lancer une initiative autofinancée appelée Projet Source, dans le cadre de laquelle il a entamé un voyage à la rencontre de certains des agriculteurs à l'avant-garde en Inde ; ceci lui a permis de réaliser des photographies et de produire des documentaires concernant l'agriculture et l'alimentation.

     

    Partage international : Il y a quelques années, vous avez lancé le projet Source. Qu'est-ce qui vous a motivé à le faire ?

    Jason Taylor : Dans le passé, j'ai réalisé un projet avec le Pnud (Programme des Nations unies pour le développement) au Sri Lanka. Suite à ce travail, ils m'ont demandé de réaliser un documentaire sur l'agriculture et l'avenir de l'alimentation. Dans le film, je voulais poser la question : l'alimentation fait-elle partie des droits de l'homme ? Mais lorsque je leur en ai parlé, ils m'ont dit qu'ils devaient y réfléchir et qu'on se reverrait plus tard. J'avais été choqué par le fait que, pour eux, la question de l'alimentation comme relevant des droits de l'homme ne coulait pas de source et qu'ils devaient en référer à leur hiérarchie. D'énormes quantités d'argent ont été dépensées par des gens travaillant dans des bureaux climatisés sur la promotion de ces films, mais, au bout du compte, ils ont fini par ne rien faire de concret pour les gens qui vivent dans les zones rurales telles que l'Orissa, en Inde. J'ai aussi eu de nombreuses discussions avec des chercheurs et des économistes travaillant dans le domaine du développement, mais je pense qu'ils ne comprennent pas la réalité du terrain. J'ai fondamentalement besoin d'action et, il y a trois ans, je me suis retiré du secteur de l'aide au développement pour me lancer dans la réalisation de documentaires qui expliquent le point de vue des personnes les plus touchées par ces politiques de développement.

     

    PI. Pourriez-vous décrire les objectifs du projet Source ?

    JT. Je m'intéresse essentiellement aux mouvements actifs dans les questions d'environnement et dans les questions d'ordre social. La problématique de l'alimentation recouvre ces deux dimensions. Il s'agit du contrôle exercé par les grandes entreprises sur notre système alimentaire, le gaspillage de nourriture, l'érosion des sols ainsi que le contrôle des ressources naturelles. C'est aussi sur le droit des agriculteurs à vivre et à fournir des aliments sains et nutritifs. C'est vraiment un immense thème et l'alimentation est au centre de celui-ci.

     

    Jason Taylor croit que les véritables agriculteurs, dans le monde entier, sont la source de toute connaissance : la connaissance des semences, des sols, des saisons, de notre interdépendance et du respect pour les autres espèces, du grand cycle qui fait que tout vient et retourne à la terre. « C'est cette connaissance que je veux montrer à la majorité des gens qui sont devenus tout à fait déconnectés de la source de leur nourriture. »

    Il se réfère à des personnes comme Bhaskar Save, qu'il considère comme le plus important agriculteur bio en Inde. « Bhaskar a réalisé une expérience simple. Il a pris un pot, y a mis de la terre et a ajouté une graine. Un mois plus tard, il a récolté une courge pesant quelques kilos. Il a ensuite retiré la plante et pesé le contenu du pot. Le poids était le même que quand il avait planté la graine. Avec absolument aucun intrant, la nature et ses éléments ont été en mesure de fournir des aliments à partir de rien : c'est une nourriture saine, nutritive et gratuite. »

    En voyant cette expérience, J. Taylor s'est posé la question suivante : « Comment est-il possible que nous soyons passés d'un système libre qui améliore notre environnement à un système coûteux qui le détruit ? » Natabar Sarangi, le personnage principal du film Natabar, est cultivateur de semences. Il pense que la réponse se trouve dans les profits immenses et les marchés contrôlés : « Avant la Révolution verte, un agriculteur pouvait gagner 50 000 roupies par hectare en moyenne, et maintenant même un agriculteur industriel gagne au mieux 15 000 roupies par hectare. » Cette perte de 70 % pour l'agriculteur est due aux bénéfices des grandes sociétés multinationales qui, au fil des ans, ont réussi à contrôler les marchés agricoles. Dans le passé, l'Inde était « la mère du riz » avec plus de 110 000 variétés de riz.

     

    PI. Quelles étaient les différences entre toutes ces variétés de riz ?

    JT. Il y avait des variétés parfaitement adaptées aux différentes conditions pédoclimatiques telles que la tolérance à la sécheresse, la tolérance envers un sol salin, la résistance aux inondations, il y avait aussi le riz capable de pousser dans plus de 3 m d'eau et les variétés qui pourraient être utilisées pour contrer notre climat changeant. Depuis l'avènement de la Révolution Verte , l'Inde a perdu plus de 90 % de ces variétés et a laissé la majorité des agriculteurs dépendre uniquement des semences fournies par les entreprises reconnues par le gouvernement. Comme l'a exprimé Henry Kissinger :
    « Contrôlez le pétrole et vous contrôlez les nations, contrôlez la nourriture et vous contrôlez les peuples. »
    Maintenant, après cinquante ans de soi-disant développement agricole, nous avons perdu de nombreuses variétés de semences et la biodiversité, les agriculteurs sont plus pauvres, les sols sont détruits et la valeur nutritive des aliments a diminué. La seule chose qui ait augmenté, ce sont les profits des multinationales.

     

    PI. La Révolution Verte indienne des années 1960 et 1970 est généralement décrite comme une tentative tous azimuts pour l'Inde de devenir autosuffisante en produits alimentaires de base ; pour la plupart des agriculteurs que vous avez interviewés, il semble qu'elle ait eu un grand impact sur leurs vies et leurs moyens de subsistance. A votre avis, en quoi consistait exactement la Révolution Verte indienne et comment ses effets se font-ils ressentir encore aujourd'hui ?

    JT. Elle était liée aux relations entre l'Amérique et l'Inde. L'Amérique soutenait l'Inde par d'énormes dons de nourriture – des millions de tonnes de maïs et de riz ont été exportées vers l'Inde. Indira Gandhi voulait devenir indépendante et autonome à n'importe quel prix ; donc, avec l'aide de Swaminathan, à qui est attribuée la paternité de la révolution verte, et le soutien de sociétés américaines telles que Monsanto, ils ont développé un système qui produit plus de nourriture mais qui n'est absolument pas durable.

    Lorsque l'Inde a décidé de se lancer dans une agriculture à base de produits chimiques, les résultats furent au-delà des attentes. On m'a dit que dans de nombreuses régions, les récoltes ont doublé, ce qui a rendu les agriculteurs du Pendjab parmi les plus riches d'Asie. Pendant des années, ils ont encaissé d'énormes profits mais ils se sont distanciés de leur environnement ; ils ont engagé des chefs d'exploitation et transformé le métier en une entreprise avec des rentrées et des sorties, une sorte d'agriculture à distance. Avec peu de réglementation sur la vente et l'utilisation des produits phytosanitaires, le Pendjab est devenu le far-west de l'agrochimie et le théâtre d'une guerre contre l'environnement qui a abouti à la lente érosion des ressources naturelles et de la biodiversité. Amarjeet Sharma, un paysan que j'ai rencontré au Pendjab, m'a dit que l'utilisation de produits chimiques apportés par la Révolution Verte était comme la prise de médicaments : « Au début, on se sent bien, on se sent fort, on contrôle la situation, puis lentement, le médicament commence à vous contrôler, alors vous devenez faible et dépendant. »

     

    PI. Vous avez également des informations sur la façon dont la situation difficile des paysans affecte la vie quotidienne de leurs familles et de leurs communautés ?

    JT. Tout est vraiment de plus en plus axé sur la consommation et l'argent. J'ai rencontré des gens pauvres, des paysans du Maharasthra, qui consacraient tout leur argent à l'achat d'une paire de Nike pour leurs fils à cause de la façon dont la société pourrait percevoir leurs enfants. Ces valeurs matérielles étaient la chose la plus importante pour eux. J'ai fait un film sur ce sujet, il est intitulé Cultures Shifting, il montre comment les communautés du Cachemire ont changé. Les enfants sont désormais scolarisés, ce qui est très bien ; mais on leur enseigne un système de valeurs basées sur l'argent et sur combien ils peuvent gagner. A l'heure actuelle, plus aucune connaissance agricole n'est transmise aux enfants, car pour eux il n'y a pas de valeur dans l'agriculture, ils ne veulent pas y consacrer leur vie. Les paysans sont considérés comme étant au niveau le plus bas de la société.

     

    PI. Une réponse adéquate à l'agriculture purement axée sur le profit semble être fournie par les paysans présentés dans votre film comme Amarjeet Sharma, un agriculteur biologique du Pendjab, et Natubara Sarangi, qui produit des semences indigènes et les partage avec les autres paysans locaux. Est-ce que leur approche illustre la « philosophie agricole » que vous avez mentionnée dans votre travail ?

    JT. Oui. Pour commencer, nous devons nous occuper de cette planète. Parce que c'est la seule que nous ayons et c'est elle qui nous soutient. Sans elle, il ne nous restera absolument rien. Les pratiques agricoles contemporaines érodent fortement les sols et détruisent la biodiversité. Vous avez de grandes entreprises qui rejettent illégalement leurs produits chimiques ; les rivières en Inde sont comme des égouts à ciel ouvert. Le Pendjab a cinq rivières, le nom même du Pendjab signifie en réalité cinq rivières. J'y ai interviewé un médecin et il m'a dit qu'il y a 50 ou 60 ans, vous pouviez boire l'eau des rivières ; celles-ci étaient très poissonneuses et on y trouvait une faune variée. Maintenant, dit-il, si vous ne buviez qu'une simple gorgée d'eau, vous seriez gravement malade et vous pourriez même en mourir.

     

    PI. Mais vous croyez que tout n'est pas perdu ?

    JT. Ce qui me motive, ce sont ces agriculteurs tels que Bhaskar, Natabar, Amarjeet et bien d'autres que j'ai eu l'occasion de rencontrer. Des paysans à travers le monde, comme eux, commencent à revendiquer leurs droits fondamentaux à un système alimentaire durable et équitable. Ils ont compris que l'avenir n'est pas chimique et n'est certainement pas seulement axé sur le profit. La réponse est dans la pratique de l'agriculture naturelle, un système millénaire qui est basé sur le travail avec la nature plutôt que contre elle. C'est un système qui intègre la conservation et le partage des semences, l'utilisation de méthodes naturelles comme le compostage et les cultures mixtes, les engrais et pesticides naturels et, par-dessus tout, le respect complet pour le bien-être de tout ce qui fait partie de notre environnement naturel. Nous savons maintenant qu'avec la permaculture nous pouvons produire des aliments beaucoup plus sains que par la monoculture. Mais, le véritable problème est que, bien que nous produisions deux fois la quantité de nourriture dont nous avons besoin, nous ne la distribuons pas correctement, ce qui mène à de grands gaspillages.

    Néanmoins, J. Taylor estime que le temps est venu où les gens partout dans le monde commencent à réaliser la vraie valeur de l'alimentation : « Le modèle industriel bénéficie de gros moyens et même de l'appui des gouvernements dans de nombreux cas, mais les gens (les producteurs et les consommateurs) commencent à se rendre compte que ce futur n'est pas à leur goût. Le contexte évolue lentement mais aurons-nous la volonté politique ? Les consommateurs sauront-ils soutenir les agriculteurs et pourrons-nous rétablir tout ce que nous avons perdu ? »

     

    PI. Pourriez-vous nous faire part de certains de vos espoirs et de vos projets pour l'avenir ?

    JT. Je crois en la philosophie Sikh du Seva : je crois fermement au service envers les autres et que les autres ensuite vous aideront. Ce que j'essaie de faire avec le Projet Source, c'est de créer un niveau de conscience. Je veux juste que les gens voient des choses et j'espère que cela résonnera en eux et réveillera leur conscience. Un grand nombre de documentaires sur l'alimentation sont très sensationnalistes, ils ont détourné les gens. J'essaie de stimuler une nouvelle génération de photographes et de cinéastes qui ont une conscience. A l'avenir, j'espère aller aux Etats-Unis pour faire des documentaires sur les Indiens indigènes d'Amérique. Je tiens à faire connaître leurs paroles, leur philosophie et leur compréhension de leur relation avec notre environnement. Je veux comparer cela avec notre situation. Ils parlent des arbres comme étant les os, le sol comme étant la chair et les rivières comme étant le sang de la planète. Et nous détruisons cela, donc, nous nous détruisons. Je veux montrer que les gens ont besoin de voir cela.

    Pour plus d'informations sur le Projet Source, les documentaires et les photos : www.thesourcefilm.org ou www.thesourceimage.com.


    L'Art de Vivre : Vivre selon les Lois de la Vie

    par Benjamin Creme

    Sens de la vie et équilibre

    compte rendu de lecture de Marc Gregory

     

    « La vie imite l'art bien plus que l'art n'imite la vie », a écrit Oscar Wilde. Peut-être. Mais la relation entre les deux est sans doute plus symbiotique et réciproque que nous ne l'avons imaginé jusqu'à aujourd'hui. Dans son douzième livre, Benjamin Creme souligne que vivre correctement est vraiment un art et que la vie, comme l'art, obéit à certaines lois immuables.

    Composé de trois parties, cet ouvrage, comme tous les autres livres de M. Creme, propose au lecteur une réflexion d'une grande richesse et d'une grande profondeur, présentée de surcroît d'une manière claire et très agréable à lire. Il trouve tout naturellement sa place aux côtés de ses deux prédécesseurs, Le Grand Retour et L'Art de la Coopération , dont il est inséparable.

    Dans la première partie, L'Art de Vivre, l'auteur s'appuie sur la peinture et la musique pour se lancer dans une discussion sur le sens et le but de la vie sur cette Terre. « Un art, qu'il s'agisse de peinture, de musique ou de toute autre forme d'art, doit obéir à certaines lois et règles. Si vous voulez être peintre ou compositeur, vous devez apprendre les lois constitutives de cet art et les méthodes qui vont avec, mais, à un niveau plus profond, les lois qui gouvernent les qualités de l'art, comme les proportions, la révélation. La magie de l'art est contenue dans l'obéissance à ces lois. » (p. 19)

    Ce que l'artiste cherche à exprimer en dernier ressort dans une œuvre, c'est un certain équilibre qui, par l'intermédiaire de l'intuition, crée une harmonie de couleurs, de tons, de structure et de proportions qui ne soit pas seulement agréable mais aussi, dans le meilleur des cas, une véritable révélation du point de vue des significations. Quand on pense à l'un des derniers quatuors de Beethoven ou à un portrait de Rembrandt, on n'évoque pas seulement une œuvre d'une grande beauté, mais une pièce qui conserve son pouvoir de révélation sur les générations successives, sa faculté permanente d'ouvrir les gens à une perception et à une compréhension sans cesse plus grande de la beauté et du sens de la vie.

    La beauté et l'harmonie exprimées dans les chefs-d'œuvre sont la démonstration des qualités inhérentes de l'humanité. Et cela, dans la guerre, la famine au milieu de l'abondance, la dégradation de l'environnement, la brutalité, le désespoir, les injustices de toutes sortes : le contraste entre l'existence dans la réalité de ces problèmes permanents et la splendeur exprimée dans les grandes œuvres d'art est un choc considérable. Mais pourquoi ?

    On peut aller à l'université pour étudier la peinture, la musique ou à peu près tout ce qu'on veut. Néanmoins, B. Creme remarque : « On ne nous enseigne pas à vivre. On ne nous enseigne pas l'art de vivre. Il n'existe aucune école pour cela. Il s'agit d'un problème spirituel, car l'art de vivre est lié à la vie elle-même. » (p. 22) Il continue en citant un passage d'un article de son Maître, Entrer dans la divinité : « Les hommes doivent apprendre quel rôle et quel pouvoir inné sont les leurs dans la vie, et prendre ainsi la responsabilité de la qualité et de l'orientation de leur existence, faute de quoi ils ne laisseront jamais leur enfance derrière eux. »

    Le monde est hélas rempli d'innombrables manifestations de l'enfance des hommes, et il y a deux causes globales à ces difficultés. La première est que, de manière générale, nous ne savons pas qui nous sommes et avons tendance à nous identifier avec tout ce que nous ne sommes pas par nature. Comme l'a dit Teilhard de Chardin : « Nous ne sommes pas des êtres humains vivant une expérience spirituelle, nous sommes des êtres spirituels vivant une expérience humaine. » Cette distinction est simple, mais juste. Nous ne cessons de nous identifier avec nos croyances, nos appartenances politiques ou religieuses, notre profession ou notre statut dans la société, ceux que nous considérons comme importants, nos pensées et émotions, etc. Mais rarement – voire même jamais – nous ne nous identifions avec le fait que nous sommes une âme en incarnation, une étincelle divine provenant de notre Créateur.

    La seconde raison est que nous ne savons pas qu'il existe un Plan divin pour le progrès et l'évolution de toutes les vies sur la Terre. Au cœur de ce Plan, se trouvent les Grandes Lois. Citant une nouvelle fois son Maître, Benjamin Creme écrit : « Les hommes apprendront à comprendre les lois subtiles qui gouvernent leur existence : la loi fondamentale de la vie, la loi du Karma, qui commande la destinée de tous ; la loi connexe de Renaissance qui rend possible le voyage de l'âme dans la matière ; la loi d'Innocuité, qui gouverne l'établissement de relations justes, et la grande loi de Sacrifice, moteur de toute évolution. » (p. 40)

    Comme nous n'avons pas conscience de ces deux vérités, le comportement humain, depuis l'aube des temps, est avant tout coloré par le conditionnement, par nos réactions automatiques à ce que nous avons appris, mal compris, et donc supposé quant à la nature de la vie . « Toutes les guerres, la souffrance, l'incapacité des hommes à se manifester en tant qu'âmes en incarnation, sont le résultat du conditionnement. Personne n'est condamné à être conditionné. Pourtant, tout être humain est conditionné par le passé, par ses parents, par la nature même de ses véhicules [personnalité, mental, astral et physique], qui ont été créées pour lui par son âme selon la loi du karma. » (p. 18)

    Le conditionnement accablant et omniprésent sous lequel l'homme s'échine est le résultat collectif de la longue histoire de nos incarnations successives sur la Terre. Il est également l'effet secondaire – un sous-produit, en quelque sorte – de l'aspiration à l'amélioration, qui est latente dans toute l'humanité. « Personne, quelles que soient ses défaillances, n'est dénué du désir de s'améliorer, de quelque façon que ce désir s'exprime, écrit le Maître de B. Creme. Il n'est pas un seul être en qui cette aspiration ne soit présente. Comment, dès lors, expliquer les aberrations de l'homme, sa violence et sa haine ? » (p. 95)

    Les paires d'opposés

    Ce conflit est abordé dans la deuxième partie du livre, Les paires d'opposés . Il est dû au fait que l'homme est une âme immortelle plongée dans la matière, « le point de rencontre de l'esprit et de la matière, avec les tensions que suscite en lui la coexistence de ces deux aspects. » (p.96) C'est la friction provoquée par l'immersion de ce qui est divin par essence dans ce qui est inerte par nature et la manière dont les effets de cette immersion sont traités qui génèrent le conflit et façonnent notre réalité individuelle et collective, pour le meilleur et pour le pire. La raison primordiale de la vie de l'homme sur la Terre est la mission qui est la sienne de spiritualiser petit à petit la matière tout au long de son voyage en incarnation. C'est notre aspiration intérieure indéniable à un état d'être meilleur ou plus grand qui nous fait, vie après vie, raffiner sans cesse la matière dont nous sommes constitués – et du même coup la matière de la planète elle-même – et nous pousse éternellement en avant dans notre voyage spirituel. « La clé en est la radiation. Lorsque nous parvenons à un certain niveau, nous déclenchons une radiation dans la matière. […] C'est ainsi que l'âme spiritualise la matière. Dès lors, à chaque incarnation, nous attirons dans nos véhicules de plus en plus de matière de nature subatomique. » (pp. 110-111)

    Il s'ensuit donc qu'une éducation entièrement nouvelle s'impose, qui prenne en compte la réalité essentielle de l'homme (et non les nécessités professionnelles tellement en vogue aujourd'hui). Une éducation qui, par-dessus tout, mette l'accent sur l'innocuité et imprime en nous la connaissance que chacune de nos pensées et de nos actions met en mouvement un effet dont nous sommes en dernier ressort responsables.

    Les enseignements de Maitreya

    Ceux qui ont lu les autres livres de Benjamin Creme et ceux qui ont assisté à ses conférences savent que son thème central est la réapparition dans notre monde de l'Instructeur du monde, le Seigneur Maitreya, et d'un groupe d'hommes eux aussi parvenus à la perfection, les Maîtres de Sagesse. Cet être de lumière attendu par toutes les grandes religions est l'Enseignant de toute l'humanité ; il nous indique la voie de la vérité, celle qui amènera les hommes à briser les chaînes du conditionnement dont nous sommes esclaves.

    Les trois principes centraux de ses enseignements sont l'honnêteté mentale, la sincérité de cœur et le détachement. L'honnêteté mentale est nécessaire afin qu'il n'y ait pas de décalage entre ce que nous pensons, ce que nous disons et ce que nous faisons, que nos pensées, paroles et actions ne soient pas en conflit, mais cohérents. La sincérité de cœur signifie simplement que l'on doit être soi-même. Combien de fois nos paroles et nos actions ne sont-elles pas colorées par le fait que nous désirons faire bonne impression ou que nous recherchons une faveur, d'une manière ou d'une autre ? « Voilà le manque de sincérité dans lequel vivent la plupart des gens, écrit B. Creme. Combien de personnes sont-elles réellement, totalement, entièrement elles-mêmes ? » (p. 76) Enfin, le détachement. Dans quelle mesure nous préoccupons-nous ou non de la façon dont les autres nous voient, de ce que les autres pensent ou disent de nous, de la question de savoir s'ils nous aiment ou non, et ainsi de suite ? Si nous sommes vraiment détachés, nous ne serons pas conditionnés, et ne serons pas touchés par les conséquences du conditionnement des autres ou du monde en général.

    Ces idées sont « simples en essence », comme le dit B. Creme, mais elles exigent néanmoins effort et discipline pour être mises en pratique. Elles constituent aussi la voie par excellence pour suivre son chemin entre les paires d'opposés, trouver un équilibre créatif entre les impulsions de l'âme et l'attraction de la matière, dont nous sommes tous victimes. La pratique persistante de ces principes permet également de déblayer la voie devant l'intuition, cette faculté de l'âme, pour qu'elle ait beaucoup moins d'obstacles à surmonter dans son fonctionnement.

    A l'heure actuelle, l'humanité est spirituellement fragmentée. Le fonctionnement du mental conscient est entravé par des impulsions, des positions de principe non analysées et des conflits non résolus provenant du subconscient suite à des conditionnements ou à des expériences incorrectement conduites. En conséquence de quoi, chez la plupart des gens, le corps astral, aussi appelé corps sensible ou émotionnel, qui devrait être aussi calme que la surface d'un étang immobile pour refléter les perceptions provenant des aspects supérieurs de notre conscience (Bouddhi, ou conscience de l'âme) ressemble plus souvent aux eaux d'une mer agitée en hiver. Cette condition peut être améliorée par la méditation, l'auto-hypnose ou d'autres formes de pratiques spirituelles. A mesure que les enseignements de Maitreya s'ancreront dans le monde, et que les pratiques spirituelles contemplatives se répandront, « à terme, la pensée, le mental rationnel, l'ordinateur, tombera au-dessous du seuil de la conscience [où se trouve aujourd'hui le subconscient], et nous saisirons les choses immédiatement par intuition et connaîtrons la réponse sans réfléchir. Nous saurons, parce que nous saurons, parce que nous saurons. » (p.137)

    Pouvez-vous imaginer un monde où « nous saurons, parce que nous saurons, parce que nous saurons » ? Un monde dans lequel nous n'analyserons pas chaque décision d'un point de vue stratégique, parce que nous n'aurons pas de désir de résultat préétabli, quelles que puissent être les retombées sur les autres ou sur la planète, un monde où nous comprendrons que ce qui est vraiment bon est ce qui est bon pour tout le monde ?

    Tel est le monde décrit par Benjamin Creme dans ce qui est pour moi l'un des passages les plus émouvants du livre : « Nous sommes tous en quête d'équilibre. Nous cherchons l'unité, l'équilibre, quelle que soit la manière dont nous le définissons. C'est ce qui nous permet d'être créatifs et heureux. […] Nous n'avons pas de mots pour exprimer ce que nous verrons et connaîtrons alors. Nous n'avons pas le vocabulaire pour décrire les qualités de cette civilisation. Ni pour exprimer les sentiments, les relations qui existeront entre tous les hommes, lorsque ceux-ci se considéreront et se sentiront frères et sœurs d'une même famille, d'une même planète. Cela ramènera les hommes à l'expérience de l'enfance. La maison était la maison. C'étaient vos frères et sœurs qui vous maintenaient sur le droit chemin. Ainsi en sera-t-il. » (p.45) Ainsi les enseignements de Maitreya, qui sont si profonds et dont l'importance nous touche jusqu'au cœur, transformeront-ils complètement, petit à petit, la conscience de l'humanité.

    L'illusion

    La dernière partie du livre, L'illusion, confère une autre dimension aux informations présentées dans les deux premières. Dans ce qui constituera peut-être une révélation pour certains lecteurs, Benjamin Creme explique que l'illusion est en fait un phénomène qui touche l'âme. Il est lié à la qualité et, encore une fois, au conditionnement des véhicules – mental, astral, physique – que la personnalité fournit à l'âme à tout moment. « Nous fournissons à l'âme un accès vers l'extérieur, mais si nous n'avons pas l'équipement qui convient, l'âme ne peut voir. […] Nous voyons le monde, notre mental enregistre toutes les idées, les formes-pensées, les idéologies, les différents points de vue, et nous essayons d'y trouver un sens. Si ces idées et idéologies nous attirent, nous nous y attachons […] et remplissons ainsi notre mental d'illusions. Nous nous comportons de telle façon qu'il est impossible pour l'âme de voir clairement, véritablement, sans entraves, à quoi ressemble réellement le monde. » (pp. 161-162)

    Cela nous mène à un paradoxe auquel nous devons, un jour ou l'autre, faire face : comment l'âme peut-elle stimuler l'utilisation de l'intuition par la personnalité, si cette dernière, au travers de son appareil mental, a présenté à l'âme une vision du monde chargée de préjugés, d'idées toutes faites ou d'illusions ? Comme c'est déjà le cas avec le conditionnement, toutes ces illusions auxquelles nous tenons tant génèrent une immense disharmonie dans le monde.

    Mais B. Creme déclare : « On pourrait croire que l'illusion existe et qu'on ne peut y mettre un terme. Mais en fait on échange une chose contre une autre. On échange l'illusion contre l'intuition. L'intuition, lorsqu'elle est utilisée, fait le ménage. C'est comme un balai qui débarrasse des toiles d'araignées. Tout ce qui entrave l'expérience de la réalité est clarifié et balayé, et on sait. Lorsqu'on sait à partir de l'intuition, il n'existe plus de place pour la moindre illusion. Elle ne se manifeste pas. » (p. 186). Les techniques qui facilitent le développement de l'intuition sont les principes d'honnêteté mentale, de sincérité de cœur et de détachement, en même temps qu'une pratique spirituelle comme la méditation (spécialement la méditation de transmission) et le service de l'humanité dans l'altruisme.

    L'épée de clivage

    Au niveau planétaire, il existe une force puissante permettant de dissiper le mirage (l'illusion sur le plan émotionnel), le conditionnement et l'illusion. Jésus en a parlé, dans un passage souvent mal compris de la Bible : « Je ne suis pas venu apporter la paix, mais l'épée. Je suis venu dresser l'homme contre l'homme, le frère contre le frère, et le père contre le fils. » Cette « épée » est l'épée de clivage, qui est une représentation symbolique de l'énergie d'amour. Elle est « brandie » ou libérée dans le monde avec une puissance formidable par Maitreya. « L'énergie elle-même est purement impersonnelle, elle n'est ni bonne ni mauvaise » – elle stimule tout le monde de la même manière – « les bons et les méchants, les altruistes et les égoïstes, les généreux et les cupides etc. » (p. 128) L'effet de cet afflux d'énergie est qu'il met tout en pleine lumière et expose la réalité de la vie sur la Terre dans une clarté crue et irréfutable. Ainsi obligée de constater les effets de sa conduite, l'humanité est appelée, sans se laisser aveugler par le brouillard de l'illusion, à prendre une décision critique quant à son avenir – partager équitablement les ressources du monde pour vivre en paix, dans la fraternité et la vraie justice, ou, selon les paroles de Maitreya, « connaître l'anéantissement ». Maitreya est certain que nous ferons le bon choix.

    L'Art de Vivre met en avant la possibilité d'une forme de vie totalement différente, d'un nouvel éclat dans notre approche de la vie, nous permettant d'utiliser pleinement le potentiel créatif de chaque jour. Il nous donne du même coup un aperçu de ce que c'est qu'être un Maître : lumière, dessein, puissance, grâce, raffinement, qui font de la vie d'instant en instant une œuvre d'art extraordinaire. Pour nous, le voyage continue, avec l'indispensable discipline qui, même si elle est difficile à certains moments, vaut pourtant la peine. Tel est le processus par lequel nous évoluons et dont, par le simple fait de notre existence sur cette planète, nous sommes, chacun à notre façon, les artisans.

    Il y a bien d'autres passages, bien d'autres visions à savourer dans ce livre. Lui-même peintre connu de longue date, B. Creme nous propose une description délicieuse du processus artistique : « Tout peintre, tout compositeur recherche l'harmonie. […] Il ne considère son travail comme terminé qu'une fois qu'il est parvenu à un sentiment d'achèvement. Comment sait-il que son œuvre est finie ? […] C'est lui qui décide quand arrêter. Il sait quand le moment est venu. C'est lorsque l'œuvre créée obéit sous toutes ses facettes aux lois qui permettent à l'art d'exister et de s'exprimer, et ce, par sa vie-même et ses vibrations. » (pp. 27-28)

    Il est difficile d'imaginer qu'un ouvrage de 200 pages puisse être aussi riche et aussi chargé de sens. Cette capacité de Benjamin Creme à expliquer parfaitement des idées complexes, à clarifier et à élucider des concepts profonds avec une précision absolue, sans porter atteinte à leur essence, se retrouve dans tous ses livres. Pour ceux qui désirent comprendre quelques-uns des aspects les plus subtils du sens de la vie sur cette planète, ce petit livre ne saurait être trop recommandé.


    SIGNES DES TEMPS

    L'image de Ganesh apparaît dans une aubergine

    En mai 2013, un employé d'une entreprise de restauration de Leicester (Angleterre) a découvert dans une aubergine ce qui ressemblait à la tête d'éléphant de la divinité hindoue Ganesh. Praful Visram, propriétaire de l'entreprise de restauration 4 saisons, a déclaré que l'un des employés de l'entreprise a trouvé le légume parmi d'autres aubergines. P. Visram l'a placé sur son lieu de travail, dans un sanctuaire improvisé. P. Visram, sa famille et les employés se sont mis à prier tous les jours devant l'aubergine. Des dizaines de personnes se sont rendues sur les lieux pour voir l'aubergine et prier. Selon P. Visram : « C'est une bénédiction pour nous, cela génère une bonne ambiance dans la communauté. » Ganesh est vénéré comme le « Leveur d'Obstacles » et le « Seigneur des Commencements » .

    [Sources : thesun.co.uk ; thisisleicesershire.co.uk]

    [Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la forme de Ganesh dans l'aubergine a été manifestée par Maitreya.]

     

    Le dieu hindou Ganesh est toujours représenté avec une tête d'éléphant assortie de larges oreilles et d'une trompe, comme c'est le cas de cette statue. La peau de l'aubergine ci-dessus s'est ouverte, révélant la tête de Ganesh : on distingue la forme des oreilles et de la trompe de Ganesh dans la pulpe du légume.

     

    Cher Monsieur,

    A la fin mai 2013, toute la famille a participé à un « atelier macaron » pour apprendre à cuisiner ces pâtisseries. A la fin de la cuisson, quand nous avons retourné les macarons, nous avons eu la surprise de trouver l'empreinte d'un cœur dans un des gâteaux – nous n'aurions pas pu faire cette forme ! Comment a-t-elle été produite ?

    N. H., Genève, Suisse

    [Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la « forme de cœur » dans le macaron a été manifestée par le Maître Jésus.]

     

    Philippines : Une statuette de la Vierge verse des larmes de sang

    A Cebu (deuxième ville des Philippines), une statuette de la Vierge a versé des larmes de sang. Jaythro Rayla, âgé de quatorze ans, a vu la statuette familiale de la Vierge verser des larmes de sang le jour du Vendredi Saint (29 mars 2013). Il a essuyé le sang, mais quelques jours plus tard il a à nouveau vu du sang couler sur le visage de la Vierge. Il en a parlé à sa mère, Jude, qui à son tour en a informé le reste de la famille. La nouvelle s'est vite répandue dans toute la communauté et beaucoup de gens sont venus voir et prier devant la statuette en porcelaine de 30 cm de haut.

    [Source : sunstar.com/ph]

    [Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le « sang » a été manifesté par Maitreya.]

     

    Floride, Etats-Unis « UFODI News : un énorme ovni en forme de soucoupe au-dessus de la Floride », signale le site UFODisclosureIreland, qui poste une vidéo prise le 31 mai 2013.
    Tony Grubber explique : « L'ovni volait à basse altitude sur la zone sans aucun bruit ni moyen de propulsion. Il était en forme de soucoupe avec des hublots parfaitement visibles et il émettait des centaines de lumières étranges dans différentes couleurs, comme une sorte de spectacle nocturne. Nous avons vu ces lumières à Auburndale, en Floride, alors que nous étions en train de pêcher. Ce film est spectaculaire pour une séquence de nuit, ne le ratez pas ! »
    [Source : YouTube : UFODisclosureIreland]

     

    [Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que les lumières provenaient de vaisseaux spatiaux martiens.]

     

     

    Fidel Castro et les colombes

    Cher Monsieur,

    J'ai vu un documentaire sur la vie de Fidel Castro intitulé Fidel L'Histoire cachée . Lors du premier discours de Castro, après qu'il ait vaincu les troupes de Batista en janvier 1959, des colombes ont été libérées par quelqu'un dans le public. L'une d'elles a volé en direction de Castro, et s'est posée sur son épaule. Les autres, qui ont également volé dans sa direction, sont restées très près de lui. La colombe qui est restée sur Castro était-elle un signe de Maitreya ?

    T. S. A., Brésil

    [Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que les colombes ont été « dirigées » par le Maître Jésus.]

     

    Cher Monsieur,

     

     

    Cette photographie de ma meilleure amie, C. R. D, a été prise à Paris, Gare de Lyon, le 23 juin 2012. Il semble y avoir des « ailes » dans le dos. Ont-elles été manifestées par un Maître ?

    S. A., Winnipeg, Canada

     

    [Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que les « ailes » ont été manifestées par le Maître Jésus.]

     

    Un sénateur voit trois anges

    Le sénateur américain Mark Kirk affirme avoir vu trois anges après une attaque cérébrale survenue en 2012, qui lui causa une paralysie partielle du côté gauche. Les médecins le mirent dans un état de coma artificiel et il dut subir une importante opération du cerveau. C'est pendant cette intervention qu'il vit trois anges qui se tenaient au pied de son lit. Ils l'invitèrent à venir avec eux mais il répondit : « Non, ce n'est pas le moment », et il se réveilla dans l'unité de soins intensifs de l'Hôpital Northwestern Memorial, de Chicago (E.-U). Bien qu'il ne sait pas si son expérience n'était qu'un rêve, un effet de la médication ou une expérience au seuil de la mort, il déclare que cela a renforcé sa foi et changé sa vision du monde. Sa vie et sa manière de penser ont beaucoup changé. Il déclare que son expérience l'a conduit à « ne jamais renoncer ».

    [Source : dailyherald.com]

    [Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que cette expérience était authentique. Les anges étaient des dévas.]

     

    West Harrison, Indiana, Etats-Unis – La vidéo d'un grand objet brillant, changeant de couleur et se déplaçant rapidement, a été mise en ligne sur YouTube le 12 mai 2013. [Source : YouTube : tuffprep1] [Le Maître de B. Creme a indiqué que l'objet coloré était l'« étoile » de Maitreya.]

     

    Un ovni pénètre dans le Popocatépetl
    Mexique – Une caméra qui surveille en permanence le volcan Popocatépetl, près de Mexico, montre ce qui semble être un ovni qui s'approche, ralentit, fait demi-tour et pénètre dans le volcan fumant.

    La vidéo, prise par le grand réseau de télévision Televisa, a été enregistrée le 30 mai 2013. Sur des vidéos prises par la même caméra en octobre et novembre 2012, des ovnis ont été vus volant à l'intérieur ou à proximité du volcan (voir Partage international, décembre 2012).

    [Sources : huffingtonpost.com, YouTube : StephenHannardADGUK]
    [Le Maître de B. Creme a indiqué que l'objet
    était un engin spatial. Voir plus d'informations dans notre rubrique Questions-réponses.]

    Californie, Etats-Unis – Une femme qui avait photographié un monument historique local à Santee, en Californie, près de San Diego, a découvert plus tard l'image d'un ovni sur l'une des photos.

    Ellen Henry prenait des photos de la Grange Edgmoor , le 7 mai 2013, lorsqu'elle a remarqué un « point » sur l'écran LCD de son appareil, après avoir pris une photo. Quand plus tard, elle a téléchargé la photo sur son ordinateur, elle s'est rendue compte que le « point » sur la photo était en fait un ovni dans le ciel au-dessus de la grange. « On le voit distinctement, et ce n'est certainement pas un insecte », a-t-elle déclaré. Elle a également indiqué que son appareil a cessé de fonctionner après avoir pris les photos ce jour-là. Une télévision locale d'information, ABC10news, a rapporté le témoignage et diffusé l'image de l'ovni.

    [Sources : huffingtonpost.com, ABC10news.com, YouTube]
    [Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'objet était un vaisseau spatial martien.]

     

    Etats Unis – Un groupe d'enfants a filmé des ovnis, au-dessus des Etats-Unis, le 20 mai 2013. Mme Rogers a déclaré : « Nous nous trouvions à l'extérieur quand tout à coup, ces lumières sont apparues dans le ciel. Encore aujourd'hui je n'ai aucune idée de ce dont il s'agit. Alors, qu'en est-il ? »

    [Source : YouTube : UFODisclosureIreland]
    [Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que les lumières provenaient d'un vaisseau spatial martien.]


    Créativité et loisirs

    Nous publions ci-dessous des citations de Maitreya (Messages de Maitreya le Christ et Enseignements de Maitreya : les lois de la vie), du Maître de Benjamin Creme (Un Maître parle) et de Benjamin Creme (divers ouvrages).

     

    La principale préoccupation dans l'avenir immédiat sera le problème des loisirs : quelle utilisation les hommes feront-ils de leurs loisirs ? Aujourd'hui, du fait de la situation de l'emploi dans le monde, nombreuses sont les personnes qui disposent d'un temps libre illimité. Elles ne désirent pas cela, elles ne veulent pas rester sans emploi, mais elles ont du temps libre. Cependant, pour la plupart, elles n'ont pas été éduquées à utiliser correctement ce temps de loisir. Dans l'âge qui vient, progressivement – ce n'est pas quelque chose qui va arriver en l'espace d'une nuit – les hommes fabriqueront des machines qui feront le travail accompli aujourd'hui par la masse de l'humanité. L'homme bénéficiera de temps de loisirs qui lui donneront l'opportunité d'explorer sa propre nature intérieure, de connaître ce grand être divin qu'il est réellement, et lui permettront de manifester cette qualité. [ La Réapparition du Christ et des Maîtres de Sagesse (B. Creme)]

     

    Maitreya a dit dans l'un de ses messages [n° 3] : « Laissez-moi vous prendre par la main et vous emmener sur une Terre où l'homme ne manquera de rien, où il n'y aura pas deux jours identiques, où la joie de la fraternité se manifestera parmi les hommes. »

    « Où il n'existera pas deux jours identiques », ceci est une affirmation extraordinaire. Les seules personnes pour qui il n'existe pas deux jours identiques sont les jeunes enfants et les rares individus ayant assez d'argent pour faire ce qu'ils veulent, et remplir à chaque instant leur vie de manière créatrice. L'ennui et la monotonie viennent de l'uniformité. Unité ne veut pas dire uniformité. Il s'agit à chaque instant de considérer chaque aspect, chaque mouvement de la vie, de manière créatrice, de manière nouvelle. L'état d'unité est un état où la notion de temps n'existe plus, où chacun connaît une existence créatrice. [L'Art de la coopération (B. Creme)]

     

    Chacun a son rôle à jouer dans la toile complexe tissée par l'humanité. Chaque contribution a sa valeur, unique et nécessaire à l'ensemble. Il n'existe personne, si pâle que puisse être son étincelle pour l'instant, chez qui le feu de la créativité ne puisse être allumé. L'art de vivre est l'art de permettre à ce feu créateur de s'exprimer, et de révéler ainsi la nature des hommes en tant que dieux en puissance. Il est essentiel que tous partagent cette expérience et apprennent cet art de vivre. Jusqu'à présent, seul un petit nombre a eu le privilège d'une vie vraiment créatrice. Dans les temps qui viennent, la créativité jusqu'ici inexploitée de millions d'individus donnera un nouvel éclat aux réalisations humaines. Enfin libéré des ténèbres de l'exploitation et de la peur, établissant des relations vraies et justes avec ses semblables, l'homme trouvera le but de sa vie et la joie de vivre. [L'Art de vivre (Maitreya)]

     

    Avoir des loisirs, c'est faire ce que l'on veut faire de manière innée, c'est-à-dire être créatif ; c'est l'opportunité d'être créatif. Les gens oublient que la créativité ne concerne pas nécessairement l'art. On me pose parfois cette question : « Quand on n'est pas artiste, comment mettre de la créativité dans sa vie ? » Il n'est pas nécessaire d'être peintre, musicien, danseur ou acteur. L'art n'est qu'une branche d'activité parmi d'autres.

    On peut être créatif dans tous les domaines. Les grands scientifiques font d'extraordinaires découvertes sur la nature de l'atome par exemple, sur la substance énergétique de notre univers, sur la façon dont elle semble leur glisser entre les doigts, si bien que soudain il ne reste plus de matière du tout. Où cette matière est-elle passée ? Ces scientifiques ont fait là une grande découverte. Il s'agit de la même créativité que celle des peintres qui peignent un tableau, ou des musiciens qui composent un poème symphonique.

    La créativité existe chez tous les enfants de Dieu. C'est une qualité donnée par Dieu. L'activité créatrice est la nature même de la vie vécue dans le respect des lois de la vie. L'art de vivre, c'est une vie créatrice qui touche tous les aspects de l'existence. [L'Art de vivre (Maitreya)]

     

    La sensation que nous avons d'être dominés par le temps disparaîtra. Nous organiserons notre vie de façon entièrement nouvelle. Les gens travailleront de plus en plus chez eux, par exemple. Ils auront infiniment plus de temps libre. L'énergie de millions de personnes, qui aujourd'hui est inhibée et contenue, sera libérée. Un formidable flot de créativité émanera de l'humanité partout dans le monde. Pensez au potentiel du tiers monde qui représente les trois quarts de la population mondiale, mais qui ne participe que de façon infime à la vie créatrice de l'humanité. Lorsque ces hommes cesseront de travailler comme des bêtes, lorsqu'ils pourront manger à leur faim et mener la vie normale et digne à laquelle tout être humain a droit, on peut imaginer le flot de puissance créatrice qui sera libéré. [ La Mission de Maitreya, tome III (B. Creme)]

     

    …pour le moment, vous me verrez tel un frère parmi ses frères, comme l'un d'entre vous. Lorsque viendra le Jour de la Déclaration , vous saurez que ce Frère vous a instruits plus d'une fois, qu'il vous a montré la voie menant à Dieu, et qu'il vous a transmis les enseignements de la Vérité de Dieu. Le temps est venu d'approfondir cette Vérité, de vous montrer que connaître Dieu est un acte créateur ; c'est entrer dans la divinité elle-même. C'est la seule manière de connaître la vérité de notre existence. En ces temps qui commencent, cette connaissance sera vôtre. [Message n° 112 (Maitreya)]

     

    Il est évident qu'avec l'augmentation du chômage engendré par les progrès technologiques que connaissent les moyens de production actuels, une formation aux loisirs deviendra de plus en plus nécessaire. Les hommes auront beaucoup plus de temps libre et pourront se consacrer à mieux connaître la richesse de la culture et des connaissances qui sont à présent disponibles. Les êtres devront devenir plus créatifs, dans la mesure où chacun est à même de créer ; pourtant, seul un nombre restreint de personnes a la possibilité d'exprimer et de développer sa créativité. Dans ce sens les loisirs sont essentiels. La plupart des êtres sont tellement dévitalisés par les méthodes de travail répétitives, par les mauvaises conditions de travail, par la simple torpeur et la monotonie de leur activité quotidienne, que la créativité est la dernière chose à attendre d'eux. La formation aux loisirs donnera aux hommes la possibilité de développer leurs dons intérieurs, leurs talents et leur potentiel d'une façon qui ne peut être imaginée aujourd'hui. [ La Mission de Maitreya, tome I (B. Creme)]

     

    Avoir des loisirs, ce n'est pas ne rien faire. C'est faire ce que nous aimons, ce qui repose le corps, l'esprit et le cœur, ou avoir le temps de faire quelque chose pour nous-même, en plus de ce que nous faisons pour la communauté. Notre temps est généralement consacré au pays dans lequel nous vivons, à la communauté dans son ensemble, pendant cinq jours de la semaine. Le samedi et le dimanche la plupart des gens, dans les pays développés, sont libres pour leurs loisirs. Personnellement je ne pense pas que cela soit suffisant. Je pense que l'on ne devrait pas demander à quelqu'un de travailler dans une concentration totale pendant plus de trois jours ou trois jours et demi par semaine. Cela laisserait ainsi quatre jours, ou trois jours et demi, pour ce que j'appellerais les loisirs. Le temps et les loisirs ne sont pas opposés. Les loisirs dépendent du temps libre. [L'Art de vivre (Maitreya)]

     

    Loisirs et activités sociales feront l'objet d'une égale attention, tandis qu'une compréhension des besoins fondamentaux des hommes se fera jour. La technologie de demain libérera du fardeau éreintant des tâches répétitives ; l'exigence de connaissance en tous domaines ouvrira les portes des universités et une nouvelle soif d'apprendre se manifestera dans le monde entier. Ainsi comprendra-t-on mieux la finalité sous-jacente à nos expériences en incarnation ; il en résultera une maîtrise accrue de notre équipement physique, astral et mental, qui conduira les hommes à la porte de l'initiation et à l'accomplissement. [Une Terre transformée (Maître –)]

     

    L'obsession de l'argent contribue au stress de la vie moderne. L'argent n'est pas la priorité ; la priorité, c'est d'avoir le nécessaire. Lorsque cette priorité est respectée, la société s'organise d'une manière différente, ce qui apporte la stabilité. A cet égard, le partage est à la fois une valeur morale et une technique de mise en œuvre pratique. Il engendrera une atmosphère plus paisible. [Les lois de la vie (Maitreya)]

     

    Accessibles pour la première fois à des millions d'individus, les loisirs leur offriront l'occasion, qui leur était jusqu'alors refusée, de s'investir pleinement dans la vie de leur communauté et de leur pays. Lorsque tous les hommes auront la possibilité de participer, ils trouveront en eux-mêmes les réponses aux problèmes qui les accablent aujourd'hui, à savoir haine et division sectaire, injustice et pauvreté, crime et guerre. [La création de nouvelles structures (Maître –)]

     

    Dès que nous créerons les structures qui démontreront l'unité véritable de l'humanité, dès que les hommes accepteront les enseignements de Maitreya, suivront ses conseils et instaureront le partage, la justice et la paix dans le monde, il s'ensuivra une harmonie qui, pour l'instant, fait hélas cruellement défaut. C'est une harmonie entre extérieur et intérieur qui crée les conditions dans lesquelles le temps disparaît. Cette harmonie, cette liberté, est l'état d'être d'un esprit créatif. Et c'est cet état d'esprit harmonieux, cet état d'être, que chaque artiste, chaque poète ou toute autre personne créative recherche. S'il existe un blocage à la créativité, c'est parce que cet état d'harmonie n'existe pas. Il faut, bien sûr, des périodes de régénération, afin de réanimer le feu de la créativité : ce sont des périodes d'inaction. En tant qu'artiste, je suis très conscient de ce flux, de ces séquences d'activité créatrice suivies de périodes d'inactivité où tout est en friche et où il faut observer, enregistrer ou bien faire autre chose. Puis les choses évoluent, sans que l'on y pense, vers une autre activité créatrice. Cela se passe par séquences, c'est un courant cyclique, un rythme d'activité suivie d'inactivité. [ La Mission de Maitreya, tome III (B. Creme)]

     

    Rien n'est plus simple que Dieu car, derrière toute chose, demeure ce principe divin. Lorsque l'homme en sera conscient, il parviendra à sa véritable grandeur et de lui se déversera un flot créateur. J'ai pour projet de vous montrer, étape par étape, comment manifester ce principe divin, et de vous amener ainsi à votre Source. Si les hommes m'acceptent, ils accéderont à la vérité de leur divinité et, dans le rayonnement éclatant de cette vérité, ils auront la révélation d'être Dieu. [Message n° 54 (Maitreya)]

     

    Le concept de temps dans le nouvel âge

    par le Maître, par l'entremise de Benjamin Creme

    Un changement décisif surviendra dans la vie de l'humanité lorsque le concept de temps aura subi une transformation. A l'heure actuelle, la plupart des gens considèrent le temps comme un processus continu qui relie les évènements, alors qu'en vérité le temps n'est pas un processus, mais un état de conscience. Quand nous saisirons cela, notre vie s'en trouvera transformée et nous ferons un pas de géant dans notre compréhension de la réalité elle-même. L'homme connaîtra alors une nouvelle et merveilleuse liberté et, désormais libéré des limitations du temps, il prendra spontanément possession de son héritage divin.

    Comment cela peut-il s'accomplir ? Aujourd'hui, la plupart d'entre nous sont emprisonnés dans le cadre rigide de leurs activités journalières : il faut gagner sa vie, prendre des décisions en tenant compte des besoins des autres, mener un combat sans fin contre la montre et l'implacable « temps qui passe ». Il n'y a que peu d'espoir, dans nos conditions de vie actuelles, de voir changer fondamentalement notre compréhension du temps. Pourtant, pour la première fois dans l'histoire, on voit poindre aujourd'hui la possibilité d'une expérience tout à fait nouvelle de ce phénomène, évolution des plus souhaitable dont la transformation sociale est la clé.

    Quand l'humanité sera une, en vérité et dans les faits, le temps disparaîtra. Quand l'homme abordera la vie d'un point de vue intérieur et créateur, le temps perdra de son emprise sur notre esprit et nous libérera ainsi de sa tyrannie. Tout cela nécessite une réévaluation de la place de l'homme dans l'univers et l'établissement d'un rapport plus authentique avec la source de notre être.

    D'ordinaire, l'idée de temps n'évoque rien d'autre qu'une suite d'événements passagers. L'homme commencera à se représenter le temps d'une manière plus correcte lorsqu'il prendra les dispositions nécessaires pour s'aligner sur le Soi supérieur. Lorsqu'il y parviendra, cela lui ouvrira les portes d'une meilleure compréhension des cycles d'activité et de non-activité, donc du temps.

    Une telle compréhension est indissociable de l'établissement de relations justes avec nos semblables, car c'est seulement quand tout sens de séparation aura disparu, qu'une compréhension véritable de l'activité cyclique pourra survenir. L'instauration d'un nouvel ordre mondial dans les domaines politique et économique est une condition sine qua non de cette vision plus juste, car nous ne pourrons parvenir au sentiment d'unité nécessaire que lorsque régneront l'harmonie et la justice. En termes pratiques, cela signifie la création de structures politiques, économiques et sociales qui rassembleront les hommes et engendreront un sentiment d'unité sur tous les plans et en tous domaines. Quand l'humanité saisira cela, elle prendra les mesures nécessaires pour que se réalisent de tels changements, ce qui ouvrira la voie à l'établissement de justes relations entre les hommes. De ces nouvelles relations émergeront les conditions dont dépend une nouvelle expérience du temps.

    Du point de vue de la Hiérarchie , le temps n'existe qu'en tant que succession de vagues cycliques d'activité et de non-activité se répétant à l'infini. Un Maître n'est nullement conditionné par le temps tel qu'il est ressenti dans les trois mondes de l'expérience humaine, et il lui faut sans cesse moduler l'expression de ses idées ou de ses intentions, lorsqu'il a affaire à ses disciples par exemple, pour s'adapter à l'état de conscience de ceux qui en demeurent prisonniers.

    Déjà, comme le montrent certains signes, les hommes commencent à comprendre que leur manière d'aborder le temps est inadéquate, et l'heure est proche où ce fait connaîtra une plus large reconnaissance intellectuelle. Le principe de la dualité du temps est déjà inhérent à de nombreuses découvertes de la science d'aujourd'hui, ce qui conditionnera de plus en plus la perception qu'ont les hommes de la réalité. Mais ce n'est que par une perception directe de lui-même en tant que partie intégrante du tout, que l'homme parviendra à une conscience véritable de la nature du temps. Quand l'homme créera autour de lui les formes et les structures, fondées sur l'unité et la fraternité, qui sont indispensables pour permettre à cette intégration de se produire, il se trouvera au seuil d'une expérience totalement nouvelle de la réalité d'où jaillira un flot continu de créativité tel que jamais on n'en a connu dans ce monde. Janvier 1982

     

    Les loisirs sont la clé

    par le Maître, par l'entremise de Benjamin Creme

    Parmi les nombreux problèmes auxquels l'humanité se trouve aujourd'hui confrontée, aucun n'est jugé par l'esprit humain aussi menaçant que le chômage. Dans les pays en voie de développement, des millions d'individus n'ont jamais connu d'emploi régulier, et, jusque dans les pays industrialisés, on voit chaque année le nombre de demandeurs d'emploi augmenter inexorablement. Selon l'ancien adage, « l'homme doit travailler ou mourir de faim ». Mais doit-il nécessairement en être ainsi ?

    Il ne fait aucun doute que la principale raison de la montée du chômage est la découverte et l'utilisation des technologies nouvelles. De plus en plus, le robot remplace l'homme dans les procédés de fabrication plus complexes. Aucun humain ne peut rivaliser en rapidité d'exécution et en précision dans les tâches répétitives avec les machines sophistiquées utilisées de nos jours. C'est dans l'ordre des choses. Beaucoup se lamenteront sur la perte du savoir-faire acquis après de longues années d'apprentissage et de formation, mais l'homme est fait pour des tâches plus nobles et plus dignes de lui. Pourquoi les hommes devraient-ils se mesurer à de simples machines ?

    L'homme est un dieu en évolution et il serait insensé de limiter ses possibilités créatrices. Il n'est rien qu'avec le temps il ne puisse faire. Alors pourquoi se lamenter de voir l'homme, dans son long voyage vers la perfection, franchir une étape qui lui accorde enfin le loisir d'élargir son expérience et de grandir ?

    L'homme se tient au seuil d'une nouvelle perception de lui-même, de son but et du monde dans lequel il vit. Ce nouvel éveil de conscience suscitera l'apparition d'aptitudes insoupçonnées qui attendent de s'exprimer et permettra aux humains d'entrer dans la demeure des dieux.

    Lorsque l'homme se verra vraiment tel qu'il est, rien n'empêchera la manifestation de ses pouvoirs divins. Cette gloire sera visible de toutes parts et créera un sentier de lumière jusqu'aux étoiles les plus lointaines. Avant d'arriver à cette époque bénie, l'homme doit apprendre et s'entraîner aux loisirs, car sans loisirs, il a peu de chance de grandir. Les loisirs doivent être considérés comme la condition préalable au développement de la pensée et de l'action créatrices qui transformeront totalement la vie de l'humanité.

    Dans une époque de compétition, le vieil adage est valable. Seul le travail donne le droit de manger. Mais l'homme est prêt à faire l'expérience de relations différentes. Une coopération et une générosité nouvelles l'appellent à devenir le protecteur de son frère et à veiller à ce que tous aient accès au nécessaire dans leur vie quotidienne.

    Les machines libéreront les hommes chaque jour davantage, leur permettant ainsi d'être eux-mêmes. Les loisirs assureront à chacun la possibilité d'atteindre pleinement le potentiel qui est le sien au niveau où il se trouve dans le voyage vers la perfection, et, par l'apport de ses dons personnels, de contribuer à l'enrichissement du Tout.

    Ainsi les hommes connaîtront-ils un épanouissement inimaginable aujourd'hui, mais qui un jour leur permettra de se reconnaître les uns les autres comme les dieux qu'ils sont.

    Les loisirs sont la clé, et pour que les loisirs deviennent accessibles à tous, les hommes doivent partager. Des millions de gens meurent de faim et d'autres, beaucoup plus nombreux encore, voient leur vie broyée par une pauvreté sans espoir. Cette malédiction ne doit plus être acceptée comme norme. Les tensions ainsi engendrées ne sauraient être supportées plus longtemps par l'humanité. Entrant désormais dans une ère où les machines pourvoiront aux besoins de tous, les hommes doivent partager en frères et cheminer ensemble vers l'aube nouvelle. Novembre 1986


    Stéphane Hessel : le diplomate rebelle

    par Jeannette Schneider

    Stéphane Hessel, le grand homme de « l'appel à l'indignation sociale » est décédé le 23 février 2013 à l'âge de 95 ans. Son pamphlet Indignez-vous ! a été publié en 2010 et initialement adressé aux Français, notamment les jeunes. A sa grande surprise, deux millions d'exemplaires ont été vendus en très peu de temps en France. A l'heure actuelle, 4,5 millions d'exemplaires ont été vendus dans 35 pays. En Espagne, le mouvement d'occupation Los Indignados s'est inspiré du livre de S. Hessel et en a repris le titre. S. Hessel a publié ultérieurement trois autres livres, chacun sur la nécessité d'un changement social et politique.

    Pourquoi sa voix s'est-elle fait si largement entendre ? Tout d'abord, comme il le dit lui-même, il y avait beaucoup à apprendre de sa longue vie et de son expérience. Mais il y a plus : la simplicité de ses mots, leur spontanéité, ses paroles directes et surtout, le fait qu'il ait touché un point sensible – nous savons tous que beaucoup de choses vont très mal aujourd'hui. Nous sommes heureux que quelqu'un de son calibre ait osé parler dans un langage clair de ce qui ne va pas dans notre société.

    Stéphane Hessel avait l'autorité pour qu'on l'écoute. Né à Berlin, il déménage avec sa famille à Paris en 1924 (il fut naturalisé français en 1937). Après des études de philosophie, il sert dans l'armée française pendant la Seconde Guerre mondiale. Capturé en 1940, il s'enfuit en Angleterre, revient en 1944 et rejoint la Résistance française. Capturé et déporté à Buchenwald où il attendait son exécution, il fut assez rusé pour saisir une occasion de s'évader, et ce faisant, d'échapper à la mort. Il travailla sous un autre nom dans des usines allemandes, s'échappa à nouveau, et il réussit finalement à rejoindre les Alliés. En 1946, il entre dans le service diplomatique pour le gouvernement français, puis à New York de 1946 à 1949, il devient membre de la Commission des droits de l'homme des Nations unies, participant à la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l'homme. Il représente ensuite la France dans diverses fonctions diplomatiques et politiques, en restant toujours fidèle à ses anciens idéaux.

    Nous voyons ici résumé l'esprit de Stéphane Hessel : un diplomate incapable de supporter l'injustice et n'ayant pas peur d'exprimer ses opinions. Sa formidable carrière ajoute un poids supplémentaire à ses paroles. Malgré l'expérience du danger et du désastre, il a réussi à maintenir son équilibre.

    Indignez-vous !

    Bien que S. Hessel centre son argument sur la France dans Indignez-vous !, la majeure partie est applicable au reste du monde. Son universalité explique l'énorme succès de ses écrits. Il admettait que, même s'il était optimiste par nature, il se sentait parfois triste que son combat après la Seconde Guerre mondiale pour la nationalisation des industries, pour le contrôle des services publics par l'Etat et pour les droits de l'homme ait été négligé ces dernières années.

    Comme point de départ de son argumentaire, S. Hessel cite le programme du Conseil national de la Résistance de 1944, destiné à être le fondement d'une démocratie libre en France une fois la guerre terminée. Pour résumer : la sécurité sociale et une pension pour tous, la nationalisation de l'électricité et du gaz, des mines de charbon, des compagnies d'assurance et des banques ; la restitution au peuple des grands moyens de production monopolisés, fruits du travail collectif. Le collectif doit primer sur le secteur privé : le juste partage des richesses du monde produit par les peuples, doit être placé au-dessus du pouvoir de la finance. En 2013, nous voyons toutefois un écart sans cesse croissant entre riches et pauvres. Un autre objectif déclaré du programme de 1944, une véritable démocratie a besoin d'une presse libre et indépendante de l'Etat, de la puissance de l'argent ou des influences extérieures.

    S. Hessel souligne que l'indépendance des médias est en danger de nos jours. La Résistance a exigé l'éducation pour tous les enfants français, sans exception ni discrimination. En 2008, les mesures prises par le gouvernement français minent cet idéal.

    Tout au long de sa vie, il resta ferme sur ces principes, mais c'est maintenant, à notre époque, qu'il pensait qu'il était temps de faire entendre sa voix sur ce qu'il voyait se produire : la destruction progressive de tout ce pour quoi il s'était élevé et avait combattu. Les gouvernements nationaux, par exemple, disent qu'ils ne peuvent plus se permettre de tels programmes de sécurité sociale. Il est évident que ce n'est pas le cas. Depuis 1945, quand l'Europe était en ruines, d'énormes quantités de richesse ont été générées. Mais maintenant, c'est le pouvoir du monde financier qui prévaut – décrit par S. Hessel comme « la domination insupportable des forces du marché ». Les banques privatisées accordent actuellement à leurs dirigeants et aux actionnaires des salaires et des dividendes trop importants sans aucune préoccupation pour le bien collectif.

    La base de la Résistance française était une indignation active. S. Hessel appelle les jeunes en particulier à s'inspirer des anciens combattants de la Résistance. Il admet qu'alors il était plus facile qu'aujourd'hui d'agir à l'unisson parce que les questions étaient plus faciles à définir : l'occupation nazie et, une décennie plus tard, la lutte pour la décolonisation. Pour lui le monde moderne est beaucoup plus complexe maintenant puisque la planète elle-même est en danger, quelque chose que personne n'aurait pu imaginer il y a soixante-dix ans. Cela fait d'autant plus de raisons d'être à la fois indigné et engagé.

    Il cite J.-P. Sartre : « Chacun est responsable en tant qu'individu », c'est-à-dire, sans référence à aucun pouvoir en dehors de soi. La pire attitude, c'est l'indifférence, l'engagement passionné est, après tout, une qualité humaine essentielle qui confère le pouvoir de résister.

    L'indignation est essentielle parce que notre dignité est menacée, et la dignité est le concept fondamental de la Déclaration universelle des droits de l'homme. Comme S. Hessel dit dans Tous comptes faits : « La violation de la dignité est inacceptable », soulignant l'universalité de la Déclaration. C 'est une question d'éthique, pas de morale, car la morale est liée aux conventions et à des modes de conduite qui diffèrent selon les parties du monde, alors que l'éthique concerne l'action juste au bon moment. Les mesures appropriées impliquent la dignité et la justice, déterminées par la personne qui agit et la situation en question. Si on considère le concept du dharma dans l'hindouisme, alors l'indignation est la première étape en rejetant ce qui est inacceptable. Toutefois, l'indignation en tant qu'émotion peut devenir malsaine (Spinoza), mais si elle est tenue sous contrôle par la raison elle peut conduire au résultat souhaité. Elle exige la conscience collective, suivie par des étapes créatives et innovantes pour développer des idées à partir desquelles la volonté de changer suit automatiquement.

    Les 29 pages du livret de S. Hessel sont un appel à sortir de la léthargie et de l'abattement pour croire à la possibilité du changement. Il appelle à l'engagement, l'implication active non violente. Il explique, cependant, qu'il est généralement illusoire de s'attendre à des résultats immédiats, que certains échecs sont inévitables et que la persévérance est nécessaire. Il admet que cela implique l'espoir, que le passage des paroles aux actes est difficile. Néanmoins, il reste optimiste et espère que son message poussera les gens à agir.

    Il cite plusieurs épisodes de l'histoire où une situation improbable s'est inversée et est devenue réalité, quand ce qui semblait utopique a été réalisé, par nos propres actions, et non par la recherche de quelque force transcendantale extérieure. Ni par la révolution, qui pourrait détruire les trésors du passé. Au contraire, le changement vient de la métamorphose, qui garde intacte l'identité, et la transforme en quelque chose de nouveau. Il conclut ainsi dans Indignez-vous ! : « Créer, c'est résister. Résister, c'est créer. »


    LES PRIORITES DE MAITREYA

    Assez de nourriture pour tout le monde Si…

    Le 8 juin 2013, environ 45 000 personnes se sont rassemblées à Hyde Park, à Londres, pour manifester en faveur de l'éradication de la faim dans le monde. Cette manifestation était organisée par la campagne Assez de nourriture pour tout le monde Si … Un étonnant spectacle de 250 000 fleurs de papier roses, bleues, blanches et jaunes tournoyaient pour montrer combien d'enfants meurent de malnutrition chaque année. Le rassemblement, organisé par une coalition de plus de 150 associations caritatives et religieuses, a eu lieu dix jours avant que le premier ministre britannique David Cameron préside le sommet du G8 en Irlande du Nord, afin d'appeler les leaders mondiaux à s'attaquer aux causes de la faim.

    Bill Gates a félicité le Royaume Uni de « montrer la voie » en ce qui concerne la lutte contre la faim. Il a déclaré : « Le Royaume Uni tient sa promesse envers les pauvres du monde, principalement parce que vous tous rappelez régulièrement et bruyamment à vos leaders que c'est une question importante. C'est maintenant que nous devons faire la différence à ce sujet. » Le metteur en scène Danny Boyle (qui a conçu la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques 2012) a insisté sur le fait qu'éradiquer la faim dans le monde serait la « la plus belle médaille d'or que la Grande-Bretagne pourrait gagner en 2013 ». Il a enjoint les leaders mondiaux à « se battre et à encore et encore se battre » pour empêcher que des gens meurent par manque de nourriture.
    « Je suis complètement horrifié lorsque je vois ces athlètes enthousiastes qui défilent avec leurs drapeaux alors que dans leurs pays respectifs plus de trois millions d'enfants meurent de faim chaque année. Toute personne qui dit que nous ne pouvons rien faire contre la crise de la faim se trompe. C'est mon rêve – un rêve passionné – que pour les prochains Jeux olympiques plus personne ne meure de faim dans aucun des pays représentés pas ces merveilleux drapeaux flottant dans le vent. Et c'est un combat dont nous sortirons victorieux. »

    Rowan Williams, ancien archevêque de Canterbury, a été à l'initiative d'une minute de silence destinée à « méditer sur la souffrance » causée par une mort par malnutrition. Il a déclaré : « Penser à toutes ces morts inutiles devrait susciter une juste colère, une colère contre cette injustice de la faim qui dure depuis trop longtemps. Et à la fin de notre silence, nous devons faire un bruit énorme, afin de montrer que nous ne resterons jamais silencieux sur des questions qui comptent. »

    Avant le rassemblement de Hyde Park, plus de 3 500 personnes, venues de tout le Royaume Uni, ont assisté à cette cérémonie religieuse méthodiste qui a eu lieu dans le Central Hall à Westminster.

    Vincent Nichols, archevêque de Westminster, a déclaré : « Nous devons nous sentir responsables du fait que des millions de personnes aient faim chaque jour. Ce sont nos frères et nos sœurs et leur souffrance est aussi la nôtre. Le fait que dans un monde d'abondance tant de personnes soient dans le manque est inexcusable. Nous nous sommes rassemblés aujourd'hui en solidarité avec ces millions de personnes qui sont contraintes à la pauvreté parce que le système alimentaire mondial est biaisé en faveur de ceux qui détiennent le pouvoir politique et financier. Il y a peu de justice dans un monde où une minorité s'autorise à amasser des richesses sur le dos de la majorité. Et un monde où se développer, atteindre son plein potentiel est le privilège de certains et pas d'autres est un monde qui n'a pas réussi à impliquer pleinement les gens dans les domaines politiques et économiques. »

    « Les leaders du G8 doivent, dans le cadre de cette réunion qui aura lieu dans les jours qui viennent, s'attaquer au cœur du problème – fiscalité, transparence, répartition des ressources, aide – des aspects qui doivent être soigneusement examinés afin que par exemple des petits fermiers puissent en bénéficier. Notre monde n'est pas là afin que certains puissent festoyer alors que d'autres meurent de faim. Chacun a le droit à son pain quotidien. »

    Justin Welby, archevêque de Canterbury récemment nommé, a déclaré : « Nous sommes venus fêter cette opportunité que nous avons de contribuer à ce que la faim disparaisse de ce monde de notre vivant. Ce n'est que par des manifestations de masse telles que la nôtre que cela arrivera. »

    La veille du rassemblement de Londres, une Journée d'action mondiale a été organisée dans le cadre de la campagne Si… avec des milliers d'événements dans une douzaine de pays. Voici ce que rapporte le site web : « Des milliers d'entre vous avez saisi cette occasion unique de vous mobiliser contre le fait scandaleux qu'une personne sur huit dans le monde ne mange pas à sa faim bien qu'il y ait assez de nourriture pour tous. »

    [Sources : The Guardian , BBC ; enoughfoodif.org] (Voir aussi les informations sur la campagne Si … dans Partage international , mars et juin 2013.]

     

    Des millions d'enfants meurent inutilement de malnutrition

    Les résultats de recherches publiés dans le journal médical britannique Lancet de juin 2013 montrent que la malnutrition est globalement responsable de 45 % des morts d'enfants âgés de moins de cinq ans, ce qui signifie que 3,1 millions d'enfants meurent victimes de malnutrition chaque année.

    Une équipe internationale a passé en revue les différentes causes de malnutrition pendant la grossesse et l'enfance et a souligné le fait que les 1 000 premiers jours de la vie (jusqu'à l'âge de deux ans) ont un impact durable sur la santé de l'enfant.

    Le professeur Robert Black, de l'Ecole de santé publique John Hopkins Bloomberg à Baltimore (E.-U.), dirige depuis 2008 une équipe de chercheurs qui ont mis en évidence le fait que dans les pays à faible et à moyen revenu, les enfants et leurs mères souffrent de malnutrition et d'obésité. Selon eux, 900 000 vies pourraient être sauvées dans 34 pays si dix interventions d'aide alimentaire de grande envergure étaient lancées.

    La malnutrition, qui inclut le surpoids et l'obésité aussi bien que la sous-nutrition, a également un impact économique. Selon le professeur Black : « Le déficit nutritionnel précoce a des conséquences sur le développement de l'individu ainsi que sur sa réussite scolaire, et en fin de compte sur sa réussite sociale et professionnelle. »

    Les chercheurs nous informent que les nations ne sortiront pas de la pauvreté tant que la question de la nutrition ne deviendra pas une priorité mondiale. Le Dr Richard Horton, rédacteur au Lancet , a déclaré : « Avec l'optimisation de la nutrition infantile et maternelle, les bienfaits qui en résulteront bénéficieront aux générations futures et c'est pourquoi nous devons travailler ensemble maintenant afin de saisir cette opportunité. »

    La campagne Assez de nourriture pour tout le monde Si… voudrait qu'un milliard de dollars d'aide supplémentaires soient consacrés à la malnutrition d'ici 2015. Anita Tiessen, porte-parole de la campagne, a déclaré : « Les nouveaux chiffres confirment nos pires craintes : que des centaines de milliers d'enfants supplémentaires meurent de malnutrition par rapport à ce qui était initialement prévu. Nous avons réalisé d'énormes progrès en ce qui concerne la prévention de la mortalité infantile dans le monde, mais la malnutrition est notre talon d'Achille. Nous devons de toute urgence donner la priorité à la lutte contre la faim si nous voulons continuer à progresser. »

    [Source : BBC, G.-B.]


    LA VOIX DU PEUPLE

    Fermeture d'une centrale nucléaire américaine

    Une compagnie californienne a annoncé la fermeture définitive de sa centrale nucléaire de San Onofre située entre les villes de Los Angeles et San Diego. Cette centrale était en sommeil depuis plus d'un an à la suite de plusieurs pannes. Lorsqu'elle a voulu redémarrer la centrale, la compagnie Southern California Edison (SCE) s'est vite confrontée à des poursuites lancées par des militants anti-nucléaires, de nouvelles réglementations et une enquête du Congrès américain sur la sécurité de cette centrale. L'ONG Environnemental Friends of the Earth, qui a poursuivi SCE suite à sa décision de redémarrer la centrale, a annoncé la décision de fermeture par un gros titre : « Victoire ! Edison ferme San Onofre pour de bon. »

    La fermeture de San Onofre fait suite aux récents déboires de l'industrie nucléaire américaine. En mai 2013, une centrale nucléaire du Wisconsin a été fermée, son propriétaire ayant décidé qu'elle n'était plus rentable. En février 2013, le propriétaire d'une centrale en Floride l'avait fermée en raison de problèmes mécaniques trop chers à réparer. La Commission de régulation nucléaire avait également conclu qu'un plan de construction de deux nouveaux réacteurs au Texas était illégal. [Source : sfchronicle.com]

     

    Protestation mondiale contre Monsanto

    Le 25 mai 2013, des manifestations contre les cultures génétiquement modifiées Monsanto se sont tenues dans 436 villes de 52 pays.

    A Los Angeles, les manifestants ont brandi des pancartes portant l'inscription « Real Food 4 real People » (De la vraie nourriture pour de vrais gens) et « Label OGM, It's Our Right to know » (Etiquetez les OGM : nous avons le droit de savoir).

    Quelques mois plus tôt, Tami Canal, de l'Utah, mère de deux jeunes enfants, avait organisé un mouvement mondial contre cette énorme compagnie. Elle en avait assez de devoir dépenser une « petite fortune » pour nourrir sa famille avec des denrées qui ne soient pas empoisonnées. Son inquiétude pour la santé publique, pour les effets délétères sur l'environnement et la corruption politique l'ont motivée à écrire l'appel d'une mère sur Facebook . « Non seulement ils menacent nos enfants ainsi que nous-mêmes, mais également l'environnement, affirme-t-elle. Le déclin des populations d'abeilles est lié aux pesticides qu'ils utilisent, et ceci n'est qu'un début. J'ai récemment lu des études selon lesquelles les papillons ont commencé à disparaître ; quant aux oiseaux, ce n'est plus qu'une question de temps : c'est l'effet domino. »

    Des manifestants à Buenos Aires et dans d'autres villes d'Argentine ont diffusé des slogans et des affiches exigeant que Monsanto retire ses produits d'Amérique latine, où le soja et les céréales génétiquement modifiés de cette compagnie couvrent près de 100 % du marché, et où les produits chimiques Round-Up sont répandus toute l'année sur les champs où les vaches paissaient encore récemment.

    L'Organisation de biotechnologie industrielle, qui représente Monsanto, DuPont & Co et d'autres producteurs de semences OGM, ont fait pression sur le Sénat américain, qui a massivement rejeté un projet de loi imposant l'étiquetage obligatoire sur les produits OGM. Mais les Parlements du Vermont et du Connecticut débattent de cette question et envisagent de forcer les compagnies à mentionner les ingrédients OGM sur les emballages. Whole Foods Market (une chaîne de magasins bio) a déclaré que d'ici à 2018, tous les produits OGM se trouvant dans ses entrepôts d'Amérique du Nord seraient dûment signalés comme tels.

    [Sources : The Associated Press ; www.alternet.org]

     

    Brésil : les autochtones font entendre leur voix

    Le sort des populations autochtones du Brésil est en jeu. Après qu'un groupe de manifestants indigènes aient réoccupé le barrage de Belo Monte, un tribunal d'Altamira leur a ordonné de partir ou de se voir éliminé physiquement par la police. Ils ont répondu en déchirant l'ordre, refusant de partir, et en exigeant que Gilberto Carvalho, le chef de cabinet de la présidente Dilma Rousseff, vienne à leur rencontre.

    Leur lettre au gouvernement brésilien (lettre n° 8, du 29 mai 2013) expliquait :

    « Le massacre a été annoncé et seul le gouvernement peut empêcher cette issue. Nous avons occupé le site de construction du barrage de Belo Monte. Nous défendons nos terres. Ces anciennes terres ont toujours été les nôtres et vous en avez déjà pris une partie. Et maintenant vous essayez d'en prendre plus. Nous ne partirons pas [...]. Le gouvernement doit venir ici et nous entendre. Vous connaissez déjà notre plan d'action. Nous exigeons la suspension de tous les travaux et études de barrages sur nos terres. Nous exigeons le retrait de la Force nationale de nos terres. Ces terres sont les nôtres. Vous avez déjà suffisamment gaspillé nos terres. Vous voulez que nous soyons dociles et calmes, obéissant à votre civilisation sans question. Mais dans la situation actuelle, nous savons que vous préférez nous voir morts parce que nous faisons du bruit. »

    En réponse à cette lettre, Gilberto Carvalho et le gouvernement brésilien ont tenu une réunion le 4 juin 2013, avec 141 représentants des groupes ethniques autochtones Munduruku, Xikrin, Arara et Xipaya.

    Après la réunion, le groupe a envoyé une nouvelle lettre communicant sa décision collective : « Nous comprenons que nous sommes maîtres de notre destin et nous voulons que la Constitution de 1988 soit respectée, garantissant l'organisation sociale indigène, les coutumes, les langues, les croyances et les traditions, en tant que peuple autochtone, le droit sur nos terres et le droit de ne pas en être chassés, ainsi que le respect des autres lois qui nous protègent. Nous demandons donc une déclaration officielle du gouvernement brésilien précisant si notre décision finale sera respectée, et si le processus de consultation proposé se fera de manière contraignante et autonome. »

    [Source : AmazonWatch.org]

     

    Pérou : manifestations contre les compagnies pétrolières

    Au nord de l'Amazonie péruvienne, des indigènes Achuar ont manifesté pour protéger leurs terres contre la compagnie pétrolière nationale péruvienne Petroperu, qui a l'intention d'entrer sur leur territoire et d'exploiter environ 42 millions de barils de pétrole léger.

    Une manifestation a eu lieu le 9 mai 2013 à Wisum, près de la frontière équatorienne, soit douze jours après que Petroperu ait repris l'exploitation de cette zone (Lot 64) à la compagnie canadienne Talisman, qui s'en était retirée en septembre 2012 en raison de l'opposition locale. Cette manifestation est embarrassante pour Petroperu car l'acquisition du Lot 64 constitue pour elle une reprise d'activité dans la région, après une interruption de dix-sept ans.

    La manifestation a eu lieu sur la piste d'atterrissage de Wisum et a rassemblé des hommes, des femmes et des enfants de plus de 20 communautés Achuar. Certains brandissaient des panneaux sur lesquels on pouvait lire : « Non à Petroperu : non à la vente de notre territoire Achuar ».

    Un communiqué de la Fédération péruvienne des nations Achuar (Fenap) expliquait : Petroperu ne doit pas exploiter le Lot 64. En tant que propriétaires de notre territoire, nous sommes opposés aux activités pétrolières. Nous informons l'Etat péruvien que la position du peuple Achuar dans la région de Pastaza n'a pas changé depuis la création, sans consultation, du Lot 64 en 1995. Nous allons continuer à résister activement à tout type d'exploitation pétrolière sur notre territoire ancestral qui couvre la grande majorité de la concession. »

    Une autre organisation Achuar, Achuarti Iruntramo (ATI), a publié une déclaration se terminant par cet avertissement : « Nous allons rendre impossible l'entrée de Petroperu. » Le président de la Fenap , Peas Ayui, a déclaré : « Nous ne laisserons aucune société pénétrer. Nous sommes les propriétaires. Nous sommes les premiers habitants. Nous voulons vivre en paix. Nous avons le droit de nous défendre et si Petroperu essaie d'entrer, nous nous battrons avec acharnement contre elle. »

    [Source : The Guardian, Royaume-Uni]


    COURRIER DES LECTEURS

     

    Du bon travail

    Cher Monsieur,

    Le 11 mai 2013, à la fin de la pause d'une conférence de Michiko Ishikawa à Osaka, un peu après le début des questions/réponses, un spectateur sortit dans l'entrée pour discuter amicalement avec un agent. Je pensais qu'ils se connaissaient. Je disposai les documents d'information sur la table afin que les gens puissent facilement les prendre. Alors, l'homme s'approcha de moi pour me dire : « Vous m'avez montré quelque chose de bien. » Je lui demandai ce que cela voulait dire. Il répondit : « Je veux parler en fait de votre façon de vous y prendre avec un sourire. » Je répliquai : « C'est le moins que je puisse faire en ce moment. Je ne fais que cela. » Après avoir dit : « C'est bien, et je viens vraiment de voir de belles choses », il partit. Sa remarque me laissa une forte impression et alors je demandai à l'agent qui lui avait parlé s'il le connaissait. Il répondit que non et que l'homme avait fait l'éloge de la conférence et de l'attitude des organisateurs. J'ai accomplis la même tâche que chaque année à la conférence mais cette remarque me conforta dans l'idée que faire des choses simples avec sourire et enthousiasme est très important. Etait-ce une personne particulière ?

    S. M., Gifu, Japon

    [Le Maître de B. Creme a indiqué que l'homme était le Maître Jésus.]

     

    Assistance

    Cher Monsieur,

    Le 18 mai 2013, après avoir présenté la conférencière Michiko Ishikawa, je pris place près de la porte latérale de la salle. Les sièges des quatre ou cinq premiers rangs étaient tous vides, puis un jeune homme vint s'asseoir juste devant moi. Dans la faible lumière de la salle, je remarquai qu'il semblait avoir la trentaine, les cheveux foncés, il portait une chemise blanche et un pantalon noir. Sa chemise était usée et plutôt sale. Je ne pouvais voir son visage mais je m'imaginai qu'il était asiatique. Il avait des écouteurs blancs sur les oreilles et un lecteur de CD à la main. Je trouvais étrange qu'il garde ses écouteurs durant toute la conférence. Puis, il s'allongea sur la rangée de sièges vides et commença à émettre des grincements en bougeant. Les gens aux alentours semblaient plutôt agacés. J'étais un peu inquiet qu'il puisse continuer à faire du bruit.

    La conférence fut interrompue quelques instants par les secousses d'un tremblement de terre. Je me rendis dans les coulisses pour voir si tout allait bien. De retour dans la salle mes yeux croisèrent ceux de l'homme. Cela n'a duré qu'un instant mais le rayonnement et la puissance de son regard me submergèrent. Tout d'un coup, la forme extérieure disparut et seuls la puissance et l'éclat de ses yeux s'imprimèrent profondément en moi. La conférence reprit et continua normalement comme si rien ne s'était passé. J'étais alors plus détendu.

    Au début des questions/réponses, il n'était plus là mais plus tard il revint au même siège et écouta tout à fait attentivement, hochant la tête et murmurant son accord. La façon dont il manifestait son accord et sa sympathie ne semblait pas être celle d'un jeune homme mais plutôt d'un homme sage âgé. Cependant, il avait toujours ses écouteurs sur les oreilles. La façon dont il était assis paraissait très fière et plutôt arrogante, ses bras étendus sur le dossier des sièges.

    Le lendemain, comme je méditais, soudain je me souvins que la façon dont il était assis faisait penser tout à fait à celle de Maitreya apparu sous les traits d'un « familier » à la conférence il y a six ou sept ans au Japon.

    Etait-ce quelqu'un de particulier ?

    M. M., Miyagi-ken, Japon

    [Le Maître de B. Creme a indiqué que l'homme était Maitreya et qu'il a distrait et calmé le public avant le tremblement de terre.]

     

    Thérapie par le son

    Cher Monsieur,

    Le 11 mai 2013, j'ai assisté à la conférence de Michiko Ishikawa à Osaka. Après la diffusion de la vidéo de l'adombrement de Benjamin Creme par Maitreya, j'achetai la carte de la main de Maitreya.

    Chez moi, aux environs de minuit, comme je remerciais, priais, confessais les angoisses de mon cœur, j'entendis de forts bruits de pas à l'extérieur, près du garage. Le son était si fort que je me suis dit que cela devait venir d'un géant. Je n'ai pas ressenti de peur et pus même y trouver un air de dignité. J'eus le sentiment que le bruit de pas m'apportait courage et consolation car j'étais alors très déprimé. Puis le bruit cessa et j'eus une très forte sensation de reconnaissance et de joie.

    Est-ce que quelqu'un de particulier m'a rendu visite ?

    H. U., Osaka, Japon

    [Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le bruit de pas a été provoqué par le Maître Jésus.]

     

    Réconfort

    Cher Monsieur,

    Le 18 mai 2013, j'étais à la sortie du métro pour indiquer la direction de la conférence de Michiko Ishikawa, quand je sentis quelque chose passer très vite près de moi de gauche à droite. Aussitôt, je tournai la tête. Et, comme au ralenti, apparut le visage d'un homme d'abord flou puis de plus en plus net, juste à côte de moi. Je me surpris à le dévisager, ce qui est inhabituel pour moi. Malgré mon regard direct, impoli, il me regarda bien en face de façon sereine. Son regard était perçant, il avait la trentaine et je ne pus deviner sa nationalité. Il portait une veste d'hiver par un radieux jour de mai. Il me mit mal à l'aise, aussi décidai-je de retourner vers la salle. Alors il se mit à me suivre de si près que je pouvais l'apercevoir du coin de l'œil. Tout au long du chemin j'étais effrayé et priais Maitreya de me protéger.

    Lorsque je le sentis moins près de moi, je me retournai pour le regarder. Il s'apprêtait à traverser la rue très passante qui ne comportait aucun passage pour piétons. J'étais inquiète mais par chance le côté de la rue qu'il devait traverser était désert alors que l'autre partie, en sens inverse était très chargée. Quand il atteint l'îlot central, il se mit à tourner sur lui-même avec bonheur, dans une très jolie danse. Alors, il semblait tout à fait différent de la personne qui était près de moi quelques instants auparavant. Cependant, je me sentis soulagé qu'il ne m'ait pas suivi jusqu'à la salle de conférence.

    Plus tard, je me demandai pourquoi personne d'autre n'avait remarqué son comportement excentrique.

    Etait-il quelqu'un de spécial ?

    K. E., Tokyo, Japon

    [Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme était le Maître de Tokyo.]

     

    Encouragement

    Cher Monsieur,

    Le 10 mars 2013, nous avons organisé une diffusion publique de la vidéo de la conférence de Nagoya en 2010 de B. Creme, à Matsumoto, une ville de la région de Nagano, où eurent lieu en 1998, les Jeux olympiques d'hiver. Environ 35 personnes y assistèrent. C'était la première fois que nous faisions une telle conférence à Matsumoto. Je trouvais que 35 personnes pour la première fois, ce n'était pas si mal. On distribua des dépliants à l'entrée que certains avaient lus avant la vidéo-conférence. Parmi eux, une femme murmura : « C'est une réunion religieuse, n'est-ce pas ? »

    Au Japon, depuis l'incident des gaz mortels dans le métro de Tokyo, en 1995, les gens font l'amalgame entre religion et contrôle du mental, ils deviennent très méfiants et évitent d'assister à de telles réunions.

    Une courte séance de questions/réponses suivit la diffusion de la vidéo et je pris la parole : « Avant le début de la diffusion, j'ai entendu un participant dire : « C'est une réunion religieuse, n'est-ce pas ? » et je voudrais ajouter : un des Maîtres de la Hiérarchie , dont parle Benjamin Creme dans la conférence, dit que les gens pensent en général à religion quand ils entendent le mot « spirituel ». Ce n'est pas vrai. Des domaines autres que religieux, par exemple, politiques et économiques peuvent aussi être spirituels. Mais, de nos jours, la politique et l'économie sont loin d'être spirituelles. Tous les jours, des milliers d'enfants meurent de faim dans une partie du monde et dans une autre partie, le monde développé, les gens gaspillent plus des trois quarts des ressources mondiales. Ce n'est pas spirituel. La raison du retour de Maitreya dans le monde n'est pas de créer une religion mais de nous inspirer à apporter de la justice dans ce monde injuste et nous dire que la seule façon de réparer ce gâchis, c'est d'établir le partage et la justice. »

    Puis, comme nous quittions la salle, un grand jeune homme d'une trentaine d'années, aux cheveux bouclés, s'approcha de moi et me dit poliment : « Merci pour vos explications. »

    Cela me parut un peu étrange de recevoir un tel remerciement. J'ai d'abord pensé qu'il n'était qu'un jeune homme ordinaire en avance sur son époque, mais avec le temps, je me suis mis à me demander qui il était.

    M.K., Nagoya, Japon

    [Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'homme était le Maître de Tokyo.]

     

    Vibrations de paix

    Cher Monsieur,

    Au cours d'un récent voyage en Inde, dans un temple face à une statue de Shankara je fis une expérience particulière. J'ai vécu un instant de lâcher-prise lors d'une canalisation et je demandai à Dieu et au Maître Jésus de maintenir ce lâcher-prise dans mon parcours spirituel. Alors une vibration que je décrirais comme palpable me submergea des orteils à la tête pendant quelques minutes et je me sentais très reposée et en paix. Cela dura environ cinq minutes, la plupart des sensations étant concentrées dans la région du cœur. Pourriez-vous me dire ce qu'il m'est arrivé ?

    R. W., Pays-Bas

    [Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que l'expérience devant la statue était une bénédiction du Maître Jésus.]

     

    Connaissance intime

    Cher Monsieur,

    J'ai récemment collaboré à la tenue du stand de Share International au salon du livre et des publications hispaniques. Une petite fille et une dame âgé (peut-être sa grand'mère) s'approchèrent du stand pour regarder les croix de lumière et autres documents. Après avoir discuté avec elles quelques minutes (elles étaient bilingues) sans avoir encore parlé de Maitreya en tant que Christ, je leur offris la photo de la main de Maitreya en leur disant que les explications étaient imprimées au dos. La fillette dit qu'elle allait faire sa première communion le samedi suivant. Je lui affirmai que j'avais fait ma première communion à 12 ans. Quel âge avait-elle ? Elle répondit qu'elle avait sept ans. Je la félicitai : « C'est merveilleux. » Elle prit la main de Maitreya et me dit quelque chose que je ne pus entendre. Je crois qu'elle m'a demandé le prix et je lui dis que c'était gratuit. Elle s'exclama : « Non » et me fit signe de m'approcher. Je me penchai et elle montra la main en disant : « C'est la main du Christ. » Surpris, je répondis : « C'est exact ! Comment le sais-tu ? » Elle et sa grand-mère me sourirent, se retournèrent et partirent.

    Etaient-elles des Maîtres ? Peut-être le Maître Jésus et un de ses disciples ? Si oui, ce serait la première fois que l'on aurait entendu Jésus dire publiquement que Maitreya (et non lui), est le vrai Christ. C'est une affirmation très importante pour les gens comme moi qui ont une culture chrétienne.

    D. L., Los Angeles, Etats-Unis

    [Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que la « petite fille » était le Maître Jésus et la « dame âgée » un disciple du Maître Jésus.]

     

    Un jeune homme extravagant

    Cher Monsieur,

    Je voudrais vous faire partager une rencontre qui eut lieu au Centre Karuna, un monastère bouddhiste dans les montagnes de Monchique, dans la région d'Algarve au sud du Portugal. C'était la veille du début du rituel yajna de sept jours, du 9 au 16 avril 2011, de Swami Ajay. Le matin nous nous préparions pour le rituel, je m'y rendis par un escalier en pierre. En haut des escaliers, devant la cantine, une personne très particulière en sortit, c'était un homme avec une coiffure punk, portant des vêtements roses et des chaussures de sport Nike. Derrière lui se tenait un homme mais je ne me souviens pas de tous les détails de son physique. Il me demanda : « Pourquoi êtes-vous ici ? » Je répondis que c'était pour l' yajna avec Swami Ajay de l'Ile Maurice, au nom de Sathya Saï Baba. Il s'exclama « Très bien, très intéressant. » Puis Swami Ajay monta aussi et le jeune Punk lui dit chaleureusement avec un signe le la main : « Namaste, Swamiji. » C'était si facile et naturel : je suis sûr d'avoir rencontré une personne extraordinaire. Pourriez-vous me dire qui étaient ce « punk » et la personne qui l'accompagnait ?

    G. B., Linars, Charente, France

    [Le Maître de B. Creme a indiqué que le « punk » était le Maître Jésus et l'homme derrière était un disciple du Maître Jésus.]


    QUESTIONS-REPONSES

     

    Q. Maitreya continue-t-il d'apparaître à la télévision en Russie ? Si oui, combien d'interviews a-t-il données à ce jour ? Le 11 mai 2013, il y avait déjà eu dix interviews avec Maitreya en Russie. L'accueil est-il toujours aussi bon ?

    R. Oui, Maitreya a donné quatre nouvelles interviews en Russie (au 8 juin 2013). Oui, encore meilleur.

     

    Q. Ces deux dernières semaines, l'alignement planétaire connu sous le nom de « danse des planètes » a été visible dans le ciel occidental. Jupiter, Mercure et Vénus ont tout d'abord formé un triangle, avant de se déplacer pour sembler finalement s'aligner en ligne droite. Ce phénomène a-t-il une quelconque signification pour notre planète ?

    R. Oui. Il permet un alignement de certaines énergies qui sont très bénéfiques à la planète Terre.

     

    Q. Le soleil a été particulièrement actif ces derniers temps, avec de gigantesques éruptions. Quelle est l'influence de cette activité sur la planète Terre ?

    R. Elle est également à l'origine de grands changements sur toutes les planètes, comme nous n'allons pas tarder à nous en apercevoir sur notre Terre.

     

    Q. [1] Si une personne qui est polarisée mentalement s'aperçoit à la fin de sa vie qu'il ne lui reste plus d'énergie, que la souffrance physique est intolérable et qu'elle ne peut plus servir le monde, serait-il juste de dire qu'avec suffisamment de contact avec son âme cette personne connaîtrait le « bon » moment pour décider de mourir ? [2] Serait-il correct de s'attendre à ce qu'un tel disciple soit « emmené » ou « rappelé » à ce moment – en d'autres termes, qu'il meure ?

    R. [1] C'est possible. [2] Pas nécessairement.

     

    Q. [1] Peut-on éliminer du karma quand on souffre de démence sévère ? [2] Le fait de souffrir de démence a-t-il une fonction ou une valeur quelconque ? [3] La démence résulte-t-elle d'un choix de l'âme ou d'un effet indésirable de la pollution nucléaire ?

    R. [1] Oui, mais dans la mesure où la démence réduit l'effort conscient, la capacité à servir peut être réduite, et la capacité à éliminer le karma également. [2] Non. [3] Elle ne provient pas d'un choix de l'âme, mais de l'usure du corps physique. Ce processus est accéléré par la pollution nucléaire.

     

    Q. Un disciple peut-il mettre un terme à sa vie ou demander à quelqu'un de l'aider à le faire si les médecins ont confirmé formellement qu'il souffre de démence ?

    R. Il n'existe aucune loi occulte à ce propos – c'est la société qui décide.

     

    Q. Existe-t-il un moyen de se protéger contre le risque de démence ?

    R. Il n'existe aucun moyen direct de se protéger contre le risque de démence ou d'Alzheimer. Il est peut-être possible, néanmoins, de ralentir les progrès de cette maladie en prenant des comprimés d'eau de Tlacote. Ces comprimés aident à renforcer la structure cellulaire, donc le système immunitaire, de notre corps. Il est cependant important de comprendre qu'il est impossible d'affirmer que ces comprimés bloquent ou guérissent la démence ou Alzheimer. Il se peut qu'ils en ralentissent l'évolution.

    Ces comprimés ont été fabriqués avec l'eau curative découverte en 1992 à Tlacote, près de Mexico. L'eau d'un puits artésien profond avait été magnétisée par Maitreya avec l'énergie cosmique de la constellation du Verseau. Maitreya a créé des puits semblables partout dans le monde, dont quatre ont été découverts à ce jour. A terme, c'est un réseau de 777 sources curatives qui seront découvertes selon un ordre à déterminer par Maitreya.

    En 1992, j'ai fait fabriquer par une pharmacie de Londres un remède homéopathique à base d'eau de Tlacote dont des milliers de personnes ont pu profiter partout dans le monde. L'eau de l'une des quatre autres sources, celle de Nordenau en Allemagne, a aussi été utilisée pour fabriquer un remède homéopathique dans ce pays.

     

    Q. Il y a quelque temps, Partage international a publié la photo d'un vaisseau spatial qui entrait dans un volcan mexicain ou en sortait. Comment un vaisseau quel qu'il soit peut-il survivre aux énormes températures qui règnent à l'intérieur d'un volcan en activité ? Comment l'équipage de ce vaisseau peut-il survivre dans une situation pareille ?

    R. Le vaisseau n'est pas entré dans la lave en fusion. Il était venu pour évaluer le risque d'éruption éventuel du volcan.

     

    Q. Je sais que vous avez dit que l'incident de Roswell qui a eu lieu au Nouveau Mexique (E.-U.), en 1947, était authentique et avait été délibérément provoqué par les Frères de l'espace, qui avaient fait s'écraser leur vaisseau dans le but d'attirer l'attention sur l'existence de la vie sur d'autres planètes. Lorsque les Frères de l'espace ont laissé subsisté des fragments de leurs squelettes, était-ce également délibéré ? Le bruit court que des scientifiques étasuniens étudient toujours les débris osseux. Est-ce exact ?

    R. Non. La totalité des corps est depuis longtemps tombée en poussière – squelettes compris.

     

    Q. Quand je parle aux gens de ce que sera le monde après le Jour de Déclaration, je m'aperçois qu'ils ont des difficultés avec des concepts tels que alimentation, toit, santé et droits fondamentaux. Je vois par intuition les bienfaits et la réduction des tensions qui résulteront des changements et en suis ravi. Mais quand je dis aux gens que, sur certaines planètes, tout le monde a tout le nécessaire – pourquoi vouloir davantage ? – je remarque que certains ne veulent même pas imaginer ce que cela représente : vous vous rendez compte, assez pour tout le monde ! Que répondriez-vous à ceux qui disent que les hommes deviendront paresseux s'ils n'ont plus besoin de travailler pour satisfaire leurs besoins fondamentaux ?

    R. Il y a malentendu – l'homme travaille parce qu'il est un homme (Picasso disait : « Le cheval ne va pas tout seul dans les brancards, mais l'homme doit travailler. ») Les gens doivent modifier leur conception du travail. Le travail accompli par les multitudes pourrait être fait par des robots – une bonne partie est déjà faite ainsi, et cela deviendra de plus en plus la norme. L'idée que l'on se fait du travail changera.

     

    Q. Au début de notre séance de méditation de transmission, nous récitons la Grande Invocation une fois. Si nous la disons tous les quarts d'heure (comme le site www.intuition-in-service.org recommande de le faire le 24 mai, jour de l'Invocation mondiale) cela aura-t-il davantage d'effet que si nous ne la disons qu'une fois en début de Transmission ?

    R. Cela ne fera aucune différence. Une seule fois suffit.

     

    Q. J'ai lu sur Internet la question suivante : « A quelle date la Fête du Bouddha a-t-elle lieu ? » Selon le calendrier grégorien, c'est le 17 mai 2013. Selon Lucis Trust, c'est à la pleine lune du Taureau, le jour de la Fête du Wesak (le 25 avril en 2013). Mais puisque le Christ a maintenant repris le rôle du Seigneur Bouddha, ne faudrait-il pas que nous révisions les dates et les fonctions de l'Instructeur du monde, s'il est le Seigneur Bouddha Maitreya (conformément à la prédiction de Gautama, il y a très longtemps) ? Puisque le Christ est maintenant le Bouddha, comment la Fête du Wesak se déroulera-t-elle, et Maitreya assurera-t-il les deux fonctions ? L'anniversaire du Bouddha deviendra-t-il l'anniversaire de Maitreya ?

    R. Le Christ et le Bouddha sont deux personnes différentes – ce sont deux individus séparés qui sont frères, mais les bouddhistes attendent la venue de Maitreya en la personne de Bouddha Maitreya.

     

    Q. Y a-t-il davantage de dépressions nerveuses en Occident qu'il y a trente ou quarante ans ? Pourquoi ?

    R. Oui, je crois, mais pas seulement en Occident, c'est vrai sur toute la planète. Les tensions générées par la vitesse du changement partout dans le monde, l'afflux d'énergies nouvelles et plus puissantes, le manque d'unité mondiale, la commercialisation de la vie en général et la menace de guerre, tous ces facteurs contribuent à ce phénomène.

     

    Q. Est-il possible d'avoir une vie créative sans vraiment développer de talents ?

    R. Chacun d'entre nous est par nature créatif parce que la créativité vient de l'âme. Tailler un morceau de bois est une forme de création, même si le résultat final n'est ni beau ni utile. La vie quotidienne peut être créative. Le degré auquel cette créativité s'exprime dépend du niveau d'évolution – plus la personne est évoluée, plus elle est créative. La culture d'un pays est le résultat de l'activité créative des disciples de ce pays.

     

    Q. Comment cette créativité s'exprime-t-elle dans la vie et le service ? Créativité et service vont main dans la main, mais j'ai souvent remarqué que le service est un travail très simple.

    R. Par le principe d'aspiration. Si l'aspiration au service est assez forte, le travail accompli est vécu comme une tâche personnelle, et non comme une corvée.

     

    Q. Doit-on choisir entre service et formation, ou peut-on faire les deux en même temps ?

    R. On peut faire les deux en même temps.

 


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